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– Salut les Ponots ! , le podcast itinérant léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis contente, parce qu’on change un petit peu de quartier. On n’est pas vraiment en centre-ville du Puy, on n’est pas non plus complètement à l’extérieur, on est aux abords du centre-ville du Puy. Je suis avec Jean-Baptiste. Comment vas-tu ?
– Très bien, salut les Ponots !
– Peux-tu nous rappeler le nom de la salle dans laquelle on est ?
– Chez Aurélien à KeepUgame, c’est une salle de gaming, pop-culture, réparation smartphone console… C’est le paradis des gameurs, en fait. Alors, on est juste à côté du Quick, près du lycée Simone Veil.
– Je vais te demander de te présenter aux auditeurs de ce podcast, s’il te plaît.
– Alors, moi, je suis Jean-Baptiste Waller Bulot dit aussi JBWB et je suis artiste visuel, light artiste et performeur light painting et je suis aussi rédacteur web de référence sur la lumière. Voilà, sur internet. Je suis ponot depuis un peu plus de cinq ans.
– Ouais, tu viens d’où ?
– Alors, je suis né à Paris. Encore un parisien.
– Encore un pharisien. C’est des envahisseurs, ces parisiens. C’est fou ça.
– Mais je suis un gentil parisien, un très gentil parisien qui adore la Haute-Loire. Ouais, je suis arrivé ici par hasard et je suis resté pour la qualité de vie, pour toutes les qualités de la Haute-Loire, du Puy-en-Velay. Je suis vraiment très, très bien ici.
– Est-ce que tu as une petite anecdote d’ailleurs sur ton arrivée en Haute-Loire ?
– Les premières secondes où je suis arrivé au Puy-en-Velay, je suis arrivé par la nationale est en voiture et après le rond-point, je suis arrivé sur cette vue qu’on a sur le Puy-en-Velay, qui est une vue de dingue, et j’ai dit waouh, c’est quoi cette ville, c’est quoi cette géographie avec ces pics ? Je ne m’y attendais pas du tout de city. Je me suis dit mais c’est quoi, c’est la Thaïlande, ces pics… J’ai trouvé ça majestueux, avec cette cathédrale, avec cette vierge. J’ai trouvé ça dingue, ça m’a… Ouais, j’étais vraiment sur le cul de cette ville du Puy-en-Velay et en plus j’y suis arrivé le premier jour du Roi de l’Oiseau.
– Ah oui, oui, oui. Ah oui.
– Mais alors, c’était un Roi de l’Oiseau très particulier, parce que c’était pendant le covid, c’est le mini roi de l’oiseau qui était un peu pathétique, faut dire, mais qui est en même temps, quand même, pour quelqu’un qui ne s’y attendait pas, était étonnant quoi. Voilà, je suis arrivé dans cette ambiance très particulière, avec des gens costumés et tout, je m’y attendais pas quoi. Et je me suis dit que c’était un lieu très particulier, unique, c’était une claque. Et ouais, j’ai eu un coup de cœur direct, visuel, on va dire, et puis après, bon, bah, voilà, j’ai découvert la qualité de vie au Puy-en-Velay, la nature…
– Donc c’est tout magique pour toi, ici, quoi.
– Ah ouais ouais ouais.
– Moi je vais te faire découvrir un petit instrument qui est un peu médiéval aussi. C’est celui-ci. Parce que je vais te demander de faire le premier jingle avec.
Musique jingle
Ah, super. Hein ? Tu n’aimes pas faire de la musique ?
– J’aime bien faire de la musique si si.
– Ah voilà ! Alors, je vais te poser des questions pour essayer de deviner un petit peu ta personnalité. Coucher de soleil ou lever de soleil ?
– Ah les deux, c’est compliqué. C’est compliqué, en tant que light artiste je travaille sur la lumière du soleil et je travaille en tant que performeur light painting, je travaille sur l’obscurité. Donc, les deux sont importants pour moi.
– Je savais que ce serait très difficile à choisir. Pour éviter quelque chose, tu ferais plutôt le paresseux ou l’autruche ?
– Le procrastiner. Ha, ha, ha, ha ha ha.
– Rétine ou pupille ?
– Rétine.
– Man Ray, Pablo Picasso ou Tokihiro Satō ?
– Man Ray.
– Pourquoi?
– Alors, déjà, c’est historique par rapport à l’histoire du light painting, parce que ça a été la deuxième personne, mais le premier artiste à écrire avec la lumière en light painting, dont il a écrit son nom en light painting.
– Si tu veux faire partie d’un front de libération, ce serait celui des nains de jardin ou des chihuahuas ?
– C’est compliqué, les deux sont bien, mais je préfère les chihuahuas quand même, ils sont adorables. En plus j’ai un chien. J’adore les chiens donc voilà, les chihuahuas.
– T’es plutôt courbes ou angles ?
– Courbes, angles. Mais tu sais, c’est des questions compliquées parce que moi, je suis balance. Alors, tu sais artiste, hypersensible, balance, c’est compliqué. Les deux, les deux sont les… Je préfère les courbes, quand même, faut quand même le dire. Mais mais…
– Sinon tu peux dire courbangle hein.
– Courbangle.
– Tu connais pas les courbangles ?
– Les courbangles oui pourquoi pas. Non, les courbes, les courbes, les courbes.
– Afghan Box ou cyanotype ?
– Afghan Box ouais Afghan Box. J’ai découvert ça cet été parce qu’il y a un artiste qui s’appelle Fakele qui est un très bon photographe de Afghan Box, qui a performé rue Raphaël cet été mais qui vient assez souvent, il m’a fait un superbe portrait, il m’a fait un portrait par amitié, c’était vraiment super et je compte bien faire du light painting avec de l’Afghan Box, avec de la chambre noire, etc. J’ai fait des ateliers de sténopé il y a pas très longtemps. J’ai bien kiffé cette notion de retour aux débuts de la photographie et ça m’a… Avec ce côté performatif numérique du light painting. Ça m’intéresse beaucoup.
– Architecte ou design ?
– Design, j’ai fait des grandes écoles d’arts appliqués à Paris. En fait, moi, je suis troisième génération d’artistes dans ma famille. On va dire que l’art, c’est dans l’ADN de ma famille, peut-être bientôt d’ailleurs, quatrième génération, puisque ma nièce de huit, neuf ans, de neuf ans, veut être prof de dessin.
– Génial ! En parlant de bâtiments, de musées, tu préfères le Luma à Arles, Pompidou ou alors le Lam, Lille Métropole Musée ?
– Alors Lille Métropole Musée. On parle d’architecture, mais pour moi, c’est plus une référence artistique, dans le sens où j’y ai visité une très grande exposition de d’un artiste que j’aime beaucoup, qui s’appelle Nicolas Schöffer. Il y avait une rétrospective il y a quelques années. Nicolas Schöffer c’est vraiment un de mes maîtres, c’est…
– T’as écrit un article sur lui d’ailleurs.
– Oui.
– On en parlera tout à l’heure peut être.
– C’est un artiste qui a été oublié, mais qui est un très grand artiste qui a inventé la cynétique, à conceptualiser la ville moderne dans les années cinquante et qui a été le premier à créer un robot artiste autonome. C’était dans les années cinquante, cinquante, soixante, et c’est aussi, le premier artiste vidéo de l’histoire de l’art. En fait, il a inventé un appareil pour modifier l’image de la télé. Il a fait une émission historique dans les années soixante, début des années soixante, en direct à l’ORTF, ou il a modifier des images télévisuelles, et c’est vraiment historique. C’est vraiment l’imagerie pop, on va dire des années soixante et en fait, il a vraiment inventé l’art vidéo dans le sens où c’est vraiment avant Nam June Paik, cet artiste américain qui est donné comme l’inventeur de l’art vidéo dans le monde entier, alors que il l’a fait plusieurs années après Nicolas Schöffer. Et en fait ce qu’il a fait c’était vraiment du bricolage, par rapport à Nicolas Schöffer qui a fait vraiment une machine, c’est vraiment un synthétiseur vidéo quoi. C’est un truc de dingue et il est trop peu connu. C’est vraiment dommage.
– Je vais te demander de choisir entre Victor Vasarely ou Carlos Cruz-Diez.
– Carlos Cruz-Diez évidemment. C’est un de mes maîtres Carlos Cruz-Diez, c’est vraiment… Là aussi c’est un très, très grand artiste sud-américain. Si tu veux, ça, c’est des artistes historiques. Alors, il est décédé il y a quelques années. J’ai eu la chance de le rencontrer, j’ai eu la chance de lui présenter mon travail, il m’a dit ce qu’il pensait de mon travail. Ça fait partie de ces artistes vénézuéliens qui ont travaillé sur la couleur et qui aussi, c’est un peu des artistes inventeurs qui ont découvert des choses sur les vibrations de la couleur et qui ont amené toute l’imagerie pop du design de l’architecture intérieure et du design mobilier des années soixante, c’est dire tout ce qui mur orangés, couleurs criardes, vives, le rouge, les… Et tout ça, c’est inspiré de leur travail, de leurs recherches en fait. Et lui, il a travaillé beaucoup sur la lumière et sur la projection vidéo aussi. Pour moi, c’est vraiment un de mes maîtres. Et j’ai fait des œuvres d’ailleurs, de Light Art en hommage à Carlos Cruz-Diez. Alors il y a aussi un autre de mes maitres qui s’appelle Julio Le Parc, c’est aussi un sud-américain qui vit à Paris, lui, est encore vivant. J’ai eu l’occasion de lui montrer mon travail aussi, il m’a dit ce qu’il en pensait et puis aussi de l’exposer, de travailler pour lui, un petit peu et c’est…
– Waou c’est génial.
– Ouais ouais, il y a quelques grands maîtres, c’est super intéressant.
– Ça doit être bien d’avoir leur avis, je pense que ça aide énormément pour évoluer, peut-être pour avancer voilà. Lumière, espace ou temps ?
– Lumière, je peux pas…
– Oui, mais la lumière elle a peut-être besoin de l’espace et du temps aussi pour exister non ?
– Alors tout est lumière, espace et temps. La lumière, c’est effectivement, c’est du temps. Et dans l’espace, c’est le mètre étalon de pas mal de choses. Et dans le light painting, ben c’est de la vitesse, c’est du temps, c’est du mouvement. C’est tout ça, quoi.
-Iinteractions humaines ou intelligence artificielle ?
– Oula ! Interaction humaine obligatoirement. L’intelligence artificielle, c’est bien sûr que ça a ses avantages. En tant qu’artiste, surtout en tant qu’artiste visuel, c’est très difficile parce que on est quand même… C’est un danger pour nous en fait, quelque part. Ça dépend comment on voit les choses, mais ça peut être un danger ou une opportunité de, justement, d’être mis en avant. Alors, les photos de light painting que je fais souvent on me dit que c’est de l’intelligence artificielle. Donc, c’est pour ça que, sur les réseaux sociaux, sur les expos, sur les communiqués de presse, maintenant, je suis obligé d’indiquer vraiment pas de retouche photo, pas d’intelligence artificielle, parce que les photos que je fais sont tellement magiques, tellement étonnantes, il y a un wahou factor énorme, les gens sont wahou c’est dingue. … Que t’es obligé de dire non, mais c’est fait à la main, c’est pas du bidouillage, c’est vraiment du manuel de l’artistique. Par rapport à l’intelligence artificielle, en fait, en tant qu’artiste, alors ça peut être aussi une opportunité dans le sens où, en tant qu’artiste, bien sûr, il va y avoir une vague énorme de création intelligence artificielle, mais en tant qu’artiste qui faisons les choses à la main, eh bien, peut-être que nos œuvres deviendront des œuvres de luxe, en fait des des… C’est ce qu’on se dit avec plusieurs artistes. Bah, nous, en fait ce qu’on va faire, ça va prendre d’autant plus de valeur parce que ça sera fait à la main par un humain et y aura ce cachet humanité, humain.
– On mettra made in humain dessus.
– Ouais et ça, ça sera comme de l’art de luxe en fait, ce sera unique.
– C’est vrai que j’avais pas vu ce point de vue-là, mais… Sur une île déserte, tu emportes quelle personne avec toi ?
– Faut y réfléchir longtemps à ça. Une personne intelligente qui, a de la conversation, c’est difficile comme ça… Voilà une personne de bonne compagnie on va dire.
– La dernière chose que tu fais avant d’aller te coucher ?
– J’éteins la lumière, j’éteins la lumière.
– Ah oui ‘est pas mal, elle est bien celle-ci. Alors je vais te poser des questions sur tes adresses coups de cœur et je crois que tu as énormément de coups de cœur. Ben oui, tu es tombé sous le charme de la Haute-Loire, du Puy-en-Velay. Quels sont tes commerçants coup de cœur, par qui veux-tu commencer ?
– Alors, c’est vrai que c’est avant tout des personnes. Je commencerai par Fred Verrier, avec sa boutique de livres anciens, le Bouquineur, 45ème parallèle, c’est au pied de la cathédrale en fait. Ouais, c’est vraiment la boutique de vieux papiers, de bouquins anciens…
– C’est celle qui fait l’angle ?
– Oui, c’est celle qui fait l’angle, qui n’est ouverte qu’en saison, l’été.
– Oui, parce qu’il y a pas le chauffage, l’hiver, il fait super froid dedans.
– Fred, c’est vraiment le ponot que j’adore. Ancien rugbyman…
– Qui joue de la batucada.
– Voilà, il joue de la batucada, on s’est rencontré à la batucada d’ailleurs de Sergio, l’ovalie, c’est la charcuterie, j’adore vraiment Fred et Fred, c’est vraiment quelqu’un que j’estime beaucoup, parce que tu vois cette chanson, l’auvergnat de Brassens…
– Sauf que là, attention se sont des vellaves, pas des auvergnats ici, attention à toi. Attention, ne confonds pas, tu parles à une auvergnate là, fais gaffe !
– Bon ben, alors tu permets, je vais me permettre de dire l’auvergnat, la chanson de l’auvergnat de Brassens. C’est quelqu’un qui te tend la main et qui te sort des ennuis. Ouais il m’a tendu la main un moment sans rien me demander. Je dirais un putain d’humain.
– On ira le voir l’été.
– Et puis je voulais parler d’Henrik avec la boucherie charcuterie Maison Beesseyre qui est rue Chènebouterie. C’est un jeune gars qui a vingt cinq ans, qui est là aussi une force de la nature, physiquement déjà, et c’est une bête de travail, je ne sais pas combien d’heures par nuit il dort, mais c’est un truc de fou. Et en fait, il fait lui-même sa charcuterie, il élève ses porcs, il les nourrit, il les transforme et c’est bon, enfin… Il est adorable et je recommande le boucherie-charcuterie d’Henrik. C’est une belle personne aussi.
– Oui c’est l’humain toi aussi, qui te capte direct.
– Ouais, c’est l’humain. Ah oui et puis commerçant aussi, quand même, la Cave de la Chèvrerie, Claudine. Claudine mais oui oui, là un personnage. Je l’adore, elle est extraordinaire et c’est une… Alors, je vais le dire au masculin, c’est une maître de l’œnologie, de enfin voilà, c’est un truc de fou. Ben j’ai fait des initiations, des ateliers.
– A Chadrac ?
– Au musée Crozatier ouais, sur l’exposition Japon, sur le whisky, sur le le saké, et puis d’autres avec ses collègues. Franchement, il y a un gros niveaux, et sur le conseil aussi… Moi, j’adore les rhums arrangés, par exemple. Là, ils viennent de sortir des rhums arrangés qu’ils ont fait. Elle m’en a parlé rapidement. J’ai dit je prendrais le temps de venir pour vraiment… Mais ouais, ah non… Ce qu’il y a d’extraordinaire au Puy, y’a quand même, ouais, des belles boutiques, des belles personnes au niveau des commerçants.
– Il faut prendre le temps de les rencontrer en fait.
– Il y a aussi keepUgame, la boutique d’Aurélien, boutique de gaming, culture Geek, pop culture… Tout pour le gamer. Puis le personnage est vraiment très sympa.
– On va voir si on voit Aurélien, si il veut nous faire un petit coucou. Ah mais il est là ! Ça va Aurélien ?
– Ça va super. Et toi ?
– Ben moi ça va. Qu’est-ce que tu fais ici dans ta boutique ?
– Et ben là j’essaye de réparer une Game Cube qui a du ma à lire les cd, qui les lit même plus du tout.
– Et moi, j’ai vu des Game Boy, là tout ça, enfin bref, vous viendrez le voir parce qu’il y a plein de petites choses très intéressantes.
– C’est le lieu des goodies et le lieu pour faire des cadeaux geek pop culture, vraiment… Ouais !
– Est-ce qu’il y a un ou plusieurs restaurants bars, que tu aimes bien fréquenter.
– Je voulais parler du Nagori, la cave à manger d’Alexis Haon, place des halles. Et alors j’ai pas encore été y manger mais c’est mon but. J’ai pas encore eu le temps, mais c’est mon but d’aller manger chez lui. Déjà le personnage, c’est un mec qui a vraiment du talent dans les mains, de l’or dans les mains quoi. Moi, j’avais été manger au Maki Nova, il y a quelques années, ses sushis, c’était une claque. Toute cette cuisine mélangée, inspirée, inspirante, c’était vraiment magnifique, magique. J’espère avoir la chance d’aller manger au Nagori et de goûter à nouveau sa cuisine. J’ai pas encore eu l’occasion, mais c’est vraiment mon projet culinaire au Puy, entre autre. Et puis, alors, l’été, alors c’est pas au Puy, mais c’est plus dans les extérieurs, et moi, j’aime beaucoup l’ambiance des guinguettes. Je devrais pas en parler, parce que c’est un peu le truc qu’on garde pour soi, tu sais…
– C’est lesquelles, ça dépend, c’est laquelle guinguette, on en a peut être déjà parlé.
– Hah ha ha ha, elle regarde mes notes.
– J’essaie de regarder les notes, c’est quoi la…
– Mais tu sais, c’est un peu le secret que tu dis entre personnes de bonne compagnie, tu vois, et moi, je pense à la Guinguettina.
– Ah, je ne la connais pas celle là, elle est où ?
– La Guinguettina de Maxime, elle est à Saint-Julien-des-Chazes, près de Prades, et c’est juste à côté de la superbe chapelle hyper connue. Et alors la Guinguettina, c’est vraiment un lieu qui est vraiment magique que moi j’ai découvert en faisant du kayak et en fait, il est vraiment au pied de ce pont qu’y a à Saint-Julien. Tu as une plage comme ça et tu as sa guinguette, et il y a un vieux bus anglais dans lequel il y a la cuisine, il y a une caravane dans laquelle il fait la vente et il y a une cabane dans laquelle il y a des concerts maintenant et c’est vraiment une ambiance bohème, tu vois, avec plein de meubles de récupération, avec des lanternes, avec des loupiotes, avec guirlandes lumineuses, t’es dans la guinguette,t’es dans le camp de gitans, t’es dans plein d’ambiances cinématographiques. T’es super bien reçu, c’est vraiment, c’est familial en fait, c’est Maxime, ben c’est un gars, il s’est dit tiens, j’ai une plage, ma grand-mère elle a une maison là, tiens, je vais faire un truc. Et donc il a monté ça, et ça fait deux, trois ans maintenant. J’aime beaucoup cette ambiance.
– Tu nous le vends bien tous les cas.
– Ouais. En plus, t’as les pieds dans l’Allier, quoi, dans cette ambiance de camping bohème, quoi, et c’est vraiment… Moi, j’aime beaucoup. Et puis la nourriture est bonne. Et alors, il y a cette guinguette, la Guinguettina, et puis, il y a la Falafette, c’est mon collègue Julien Tempéré, mon collègue de Coop’Art et là c’est à Chamalières-sur-Loire. Et là aussi super ambiance, très beau lieu, très bonne cuisine. Alors là, c’est de la cuisine libanaise, et c’est végétarien, mais c’est quand même très bon. Non, mais…
– J’aime bien le mais c’est quand même très bon.
– Oui, mais c’est quand même délicieux, on se régale. Non mais je le dis parce que quand même la Haute-Loire, c’est quand même des charcutiers, ouais, c’est plutôt du cochon, c’est… Voilà, c’est la charcuterie, la charcuterie en famille, et tout. On tue le cochon, machin… Les gens sont formidables ici.
– On va parler d’association.
– Bien sûr, ben il y a les asso culturelles. Moi, je fais partie de Coop’Art, je fais partie de la coopérative Coop’Art, la coopération artistique et culturelle. Je suis un des rares artistes visuels, y’a moi et y’a RB, Rémi Bertrand qui est un autre artiste visuel, street artiste, peintre. On est plus de cent trente maintenant. C’est un gros acteur culturel de la Haute-Loire et c’est un gros réseau aussi culturel. La majorité de l’activité, c’est la location matériel et du service d’ingénierie du spectacle. On fait beaucoup d’événements collectifs, mais… Il faut écouter l’épisode avec Thomas et l’épisode aussi avec Marilou. Voilà alors Thomas, que j’adore, et Marilou aussi. Vraiment, c’est de très belles personnes.
– Alors j’avais eu Mathilde Girault aussi, qui s’occupe de Destination Podcast, qui fait partie de la Coop’Art parce qu’il y a d’autres personnes aussi, voilà.
– Non mais il y a tellement de sociétaires, il y le département, il y a des festivals, y’en a plein, y’en a cent trente deux, je les connais pas tous, mais voilà. Enfin voilà, j’adore cette coopérative. Et puis, il y a beaucoup de sacrés artistes, donc très talentueux, et beaucoup de belles personnes. C’est très intéressant, très intéressant humainement et puis professionnellement aussi. On a fait deux ans d’études sur l’utilité sociale de Coop’Art en Haute-Loire, l’impact de cette coopérative sur la Haute-Loire est super important. Alors, je voulais parler aussi au niveau culturel de Lanuit.art, ce collectif pluridisciplinaire.
– On a interviewé Sam, d’ailleurs, je ne sais pas si tu as écouté.
– Ouais, Samuel, Sama, là aussi super personne avec Estelle sa femme. On a vraiment la chance d’avoir ce collectif là, au Puy-en-Velay, d’artistes circassiens et, en même temps, du monde de la musique électronique, du monde de la nuit avec des Dj de grand talent Sama, Arthur, Simon. Et puis y’a des équipes de bénévoles, non mais c’est c’est… Avec Blandine, Samuel, son et lumière, non mais j’ai fait partie du collectif. Alors bon, j’ai pris un peu mes distances, parce qu’il faut dire moi j’ai pas l’énergie…
– T’as pas le même âge ?
– Ouais et non je n’ai pas le même âge et à partir des trois heures du matin, je suis plus disponible, je suis plus efficace, eux, ils peuvent, ils peuvent faire du vingt quatre sur vingt quatre, moi je, non mais…
– Tu leur l’a présenté comme ça où ils le découvriront là avec le podcast.
– Non non mais je les adore. Et puis, c’est des super artistes avec beaucoup de talent. Je vous incite vraiment à les suivre, d’y aller à leur événement. Ils ont un tiers-lieu, rue Raphaël, qui s’appelle La nuit.art, qui est en face du Chamarlenc, juste à côté de la Boutique Vagabonde. Faut vraiment y aller. Samuel est un tatoueur de grand talent aussi. Comme je disais, il y a vraiment des pépites.
– En Haute-Loire, il y’a pas mal de pépites hein.
– Ouais ouais, c’est clair. Au niveau des associations d’artistes aussi ben y’a… Je fais parti aussi du collectif VCM, Viens Chez Moi, j’expose chez ma voisine qui s’occupe de VCM, mais qui s’occupe aussi de Borne To Be Alive. Alors c’est un collectif d’artistes pluridisciplinaires, des artistes amateurs et des artistes professionnels, donc on fait des expositions vraiment atypiques, chez l’habitant ou dans des commerces, dans des vitrines, etc. Ça fait plus de dix ans, treize ou quatorze ans que ça existe. Alors, c’est vrai que cette année, il y a une petite perte de vitesse, parce que on a perdu deux artistes qu’on aimait beaucoup Daniel Caillotin, qui était un artiste parisien, qui exposait à VCM depuis beaucoup d’années et qui était parisien, qui a tout vendu pour venir ici. Et puis Christine Maurin, que tu avais reçu, là aussi, un bel être humain qu’on a perdu. Ouais, ça fait bien chier de l’avoir perdue, vraiment, parce que c’était quelqu’un qui était rassembleur, qui était bienveillant, et ouais, qui a créé Borne To be Alive, une très belle expo qui est le long de la borne sur la voie verte, la promenade verte d’Aiguilhe, c’est pour ça que ça s’appelle Borne To be Alive. Donc c’est une exposition qui a lieu l’été, j’ai exposé deux fois. J’ai fait des belles installations light Art. Pour ceux qui ont visité, j’ai fait les souches dorées. Donc VCM ouais, quelques bons artistes dedans, il y a Fred Arrivé avec Emma aussi, les Éditions du Pas Possible, très bons graphistes, moi j’aime beaucoup ce qu’ils font, la sérigraphie aussi. Y’a du level. Et puis niveau associatif, moi en fait je suis féru de danse latine.
– Ah, on y vient, on y vient, on y vient.
– Latino chez les Ponots. Il y a quatre ans, j’avais besoin de me reconnecter au féminin, on va dire. Et puis aussi, je voulais apprendre les danses latines, parce que c’est quelque chose qui m’attirait depuis vraiment bien vingt cinq ans, et en fait c’est lier aussi, ça va te faire rigoler, mais c’est au niveau psychomoteur aussi.
– T’avais un petit problème et là ça va mieux. D’après ce que j’ai compris.
– Un petit problème de rythme, de rythme en musique et de dextérité des pas. Je me suis pris en main et je me suis dit il faut quand même… Voilà. J’ai essayé de motiver mes différentes campagnes pour en faire.
– D’ailleurs elles sont toutes partie. Mais là ça va mieux au niveau psychomoteur, donc vous pouvez revenir.
– C’est la vie, c’est la vie. Et donc je me suis mis aux danses latines, et… En fait, j’avais été à une fête de la musique et au cœur du Puy, il y avait une petite placette et, en fait, là c’est sur la terrasse du Boudignon maintenant, ce n’était pas le Boudignon à l’époque. Il y avait des gens qui dansaient la salsa et tout, c’était un truc de dingo. Il y avait un monde fou et je me suis dit faut que je m’inscrive. Et au forum des assos, j’ai été les voir, et c’était Sueltate, donc Johan et Wendy, et puis toute l’équipe. Et donc chez eux. J’ai fait fait la salsa, salsa cubaine, j’ai fait de la bachata fusion sensuelle, hum… Avec Betty, qui nous a quittés maintenant. Je regrette vraiment Betty, parce que c’était une super prof, adorable. Et de la kizomba, c’est du tango africain, tango angolais, mélange de zouk tango. C’est un truc de dingo et j’adore ça, j’adore ça. Avec Sandrine, Sandrine, qui est une super prof, qui est devenue une amie, que j’adore.
– Tu le vis pleinement en tous les cas, on le voit bien.
– C’est tellement du bonheur. La danse, ça apporte beaucoup de bonheur en fait. Et ouais, la connexion au féminin aussi de manière positive. En tant qu’homme être cavalier, tu mènes une cavalière, on ne va pas genré mais… Maintenant on dit leader et follow, parce que il y a des cavalières qui dansent avec des cavalières, des cavaliers qui dansent avec des cavaliers. Il y a pas de genre. Alors pour le cavaliers, y’a un truc de l’instant, de la gestion de l’instant, de ce qu’on va faire du programme, de la musicalité, les rythmes et que les pas soientt dans la musicalité et en même temps de lâcher prise totale de la cavalière, de la follow du follow, i doit être dans l’instant, dans le lâcher prise pour que la danse se passe bien et que les gens se blessent pas aussi, qu’il n’y ait pas de résistance, et que les pas s’enchaînent bien. C’est super et j’adore ça. Et là, en ce moment, je prends des cours avec Mathieu et Nadia, qui ont monté leur association Ahi Nad’ Mat’ et donne des cours de salsa cubaine casino, c’est de la salsa hyper dynamique, hyper festive, on tourne les uns autour des autres, on fait des rueda, c’est-à-dire que tous les danseurs sont en rond et on tourne, et on échange les cavalières en criant, enfin c’est un truc de dingos. Et on fait ça au Smart, c’est un cabaret à Brives charensac le long de la loire. Et Fred, on a beaucoup de chance d’avoir Fred, qui fait des soirées latino quasiment tous les vendredis soir. C’est vraiment le fief des danses latines au Puy-en-Velay. On a une belle communauté de danseurs, belle éthique, beau partage, bienveillance. Il y a pas mal d’événements et pas mal de choses à suivre. Faut pas hésiter à y aller. C’est vraiment festif et il y a une très bonne ambiance.
– On va parler d’artistes.
– C’est vrai qu’il y a beaucoup de musiciens que j’aime beaucoup. Au Puy il y a Eberthe qui est un brésilien, Eberthe Bruno avec Bresilios. J’aime beaucoup. Alors maintenant, il est parti un petit peu près de la Suisse, mais il revient beaucoup, ici. Donc Eberthe et il y a Albert Gnanho. Excuse-moi, Albert si j’ai massacré ton nom. Voilà, alors c’est un batteur percussionniste très, très grand batteur qui travaille beaucoup à Lyon et il fait du freestyle jazzy, un truc de dingue. Il est très modeste, très gentil, très humble, mais c’est un très grand artiste de la percussion. J’aime beaucoup, j’aime beaucoup cette personne, et… Mais c’est ça aussi qui est super intéressant au Puy, c’est que y a aussi des personnes qui viennent d’autres part, d’autres pays, et qui apportent des choses au Puy-en-Velay, à la vie du Puy-en-Velay, qui apportent leur sensibilité, leur art, leur culture et qui font aussi que le Puy-en-Velay c’est bon à vivre tu vois.
– Il y a une saveur particulière.
– Ouais, d’ouverture et de multiculturalisme. Voilà, je voudrais parler aussi de Washing Machine. Ouais, c’est un groupe de rock jazz, je ne sais pas comment ils se placent mais j’aime beaucoup et c’est drôle la vie, parce que c’est vraiment drôle la vie, parce qu’ils font partie aussi de Coop’Art et en fait ma mère habite en banlieue parisienne à Clamart. Et un jour j’ai fait un blablacar Clamart le Puy.
– Ce qui doit être rare.
– Et qui c’est que je vois pas arriver sur le parking. Une camionnette avec des musiciens dedans. Bonjour, oui, ha ha. Mais mais… Mais on fait partie de Coop’Art, on est the Washing Machine. Et là j’ai passé, je pense, le plus beau Paris-le Puy de ma vie. Parce qu’en fait ils m’ont fait en avant-première tout en roulant, voilà l’avant-première de leur spectacle acoustique, de leur concert acoustique, ils m’ont fait tout leurs morceaux en live dans la camionnette. Vraiment, c’était un voyage de fou où on a passé trois heures, ils m’ont fait un concert de trois heures. J’étais vraiment le VIP tu sais. Un truc de dingue, une expérience de dingue et…
– Un concert ambulant. Dis donc, c’est un bon concept ça quand même.
– Concert camionnette.
– Voilà. E
– Concert camionnette.
– Ils faisaient dans les laveries, mais là il va falloir qu’ils changent. Maintenant ils vont faire des concerts camionnette.
– Je voulais parler de RB Rémi Bertrand, ben c’est un ponot. C’est drôle parce que j’ai exposé avec lui à la Boutique Vagabonde, c’est lui qui a monté la Boutique Vagabonde, rue Raphaël, rue des Arts. Il est connu parce qu’il a fait des fresques dans la petite ruelle là qui est en face de la Boutique Vagabonde, il a marqué ici, c’est le Puy. Ouah, c’est un bon artiste, on a eu des supers échanges. On a exposé aussi avec Gaël Passemard qui est un très, très bon photographe d’urbex. C’est des artistes de talent, ils sont du coin, ils n’ont pas un poil de prétention. Et en même temps, ouais, ils sont là quoi, ils sont efficaces. Et donc ben RB il fait des fresques figuratives un peu naïves. Il a fait une fresque à la Couveuse, il a fait différentes fresques. Belle rencontre, on a passé de très bons moments. J’ai exposé avec eux, je voulais tester vraiment mes œuvres numériques, mes œuvres abstraites de light painting, et puis mes nus aussi, parce que j’ai fait des nus de light painting. Et je voulais les présenter au public, j’ai eu un super retour.
– Tu l’as fait cet été au sein de la Boutique Vagabond, qu’ils ont chaque année, en fait tous les deux ?
– Ouais, j’espère que ça va se se…
– Se refaire.
– Se prolonger ouais ouais ouais.
– On va parlé aussi de ton travail
À suivre…
Temps d’écoute : 20 minutes
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Coups de coeur de notre invité
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