Épisode #82

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Vanessa, Tommy & Grégoire

Temps d’écoute : 32’09 minutes
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– Salut les Ponots !, les podcast itinérant et léger, qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je me suis excentrée du Puy, mais je ne suis pas très loin finalement. Je suis en pleine nature, c’est magnifique, l’endroit est magnifique et je suis avec des personnes fort sympathiques. A ma gauche, c’est bien ma gauche hein ? Rassure moi Vanessa, j’ai Vanessa. Bonjour Vanessa.
V – Bonjour.
– En pleine face, j’ai Tommy comment vas-tu ?
T – Bonjour, ça va bien.
– Et Grégoire, qui sera sur ma droite.
G – C’est ça.
– Je vais vous demander de vous présenter. Qui est-ce qui veut commencer ? Tommy tiens!T – Et bien bonjour à tous. Je m’appelle Tommy. Je fais partie du collectif du Crouz’Art. Je m’occupe essentiellement de la partie gestion et administrative.
– Et pour toi Vanessa, qu’est-ce que tu fais ?
V – Et ben moi je suis sur la SCIC et sur l’association la Zizanie qui est sur le lieu le Crouz’Art, voilà. Je mets la main à la pâte quand je peux sur la SCIC et sur la Zizanie, tout ce qui événements et déco. Et voilà un petit peu de bénévolat quand on fait des événements.
– On expliquera un peu plus ce qu’est le Crouz’Art, la Zizanie et la SCIC, voilà, tout à l’heure, et Grégoire toi ?
G – Et ben moi j’ai monté un atelier ici en soudure. Donc voilà, je suis auto entrepreneur en soudure, et du coup, j’ai créé un atelier métal sur ce lieu.
– On verra ouais, il y a une diversité de personnes qui gravitent ici au Crouz’Art. Vous êtes tous nés au Puy ou pas, vous êtes tous de la Haute-Loire ?
V – Moi je suis ponote 100%, du Puy, oui je suis née au Puy.
T – Pareil, j’ai toujours gravité autour de la Haute-Loire donc du Puy et ses environs.
G – Ouais, plutôt sur Yssingeaux, mais c’est toujours en Haute-Loire donc c’est ça.
– Il n’y a pas d’étrangers à part moi quoi ? Ça va, vous m’accepter, c’est bon ?
T – Bienvenue !
– Est-ce que vous avez une anecdote par rapport, peut-être, au lieu du Crouz’Art, quelque chose qui s’est passé, qui vous a, voilà, qui vous a fait sourire, qui vous a amusé, qui vous a plu ?

G – Quinze jours après la vente… l’achat du bâtiment, on a eu une proposition de résidence. Donc nous, on n’était pas du tout prêt, y’avait même pas de douche et tout, c’était vraiment le tout début et du coup il y a deux filles qui sont venues en résidence des Aubes Sauvages. Et, du coup, à la fin de la résidence, on a fait une sortie de résidence qui devait être une petite sortie de résidence devant trente, quarante personnes. Et, en fait, la Zizanie, l’association la Zizanie s’est bien chauffée et on a fait un gros événement. C’était notre tout premier où on a du se retrouver, avec deux, trois cents personnes, ça leur a mis un peu le stress.
– Ah ouais, vous leur avez mis la pression. Si vous entendez ça, les artistes qui veulent venir en résidence, n’ayez pas peur, ils se sont un peu assagis quand même non ?
G – Elles se sont très très bien débrouillées, le spectacle, elles se sont pris au jeu et le spectacle a même duré plus longtemps que prévu, c’était génial.
– Donc si vous venez, il y aura peut-être des prolongations du coup. Donc, venez ici, ça vaut le coup. Qui veut faire le premier jingle?
V – Allez c’est moi.
– On commence par Vanessa ? Allez, vas-y.

Musique jingle

Magnifique petit confessionnel. On va commencer. Je vais poser des questions alternativement, je commence par Tommy, je ferais Vanessa et après Grégoire, ça vous va ?
– Parfait !
– Ouais, alors, Tommy, tu es plutôt coq au lever du jour, ou hibou, plutôt oiseau de la nuit ?
T – Ah, plutôt hibou.
– Le matin, six heures du mat, on te voit très peu dans les environs.
T – Ah, quand il faut, mais si on peut éviter… Je préfère le soir.
– Pour toi Vanessa, amandes, noisettes ?
V – Noisette.
– Ceux qui savent savent. Ok. Ceux qui savent savent. Grégoire Inde ou Norvège ?
G – J’ai voyagé dans les deux pays, mais on va plutôt dire Norvège,.
– Tu préfères le froid ? C’est pour ça que tu reviens en Haute-Loire ?
G – C’est ça, exactement ça.
– Tommy, une ligne tracée à la main ou une ligne de code ?
T – Alors dans la vie, je suis développeur, donc je vais forcément choisir la ligne de codes.
– Pour toi Vanessa art ou design ?
V – Art, cent pour cent.
– Grégoire Google Earth ou une carte IGN.
G – Une carte IGN.
– Non, l’informatique, c’est pas ton truc.
G – Non.
– Tommy, tu préférerais avoir le pouvoir de l’œil d’Horus ou de l’œil de Sauron ?
T – On me l’avait jamais faite, celle-là.
– C’est pas vrai ?
T – On va choisir Horus hein ?
– Oui c’est mieux. Vanessa, tu préférerais vivre à l’époque médiévale ou dans le futur ?
V – A l’époque médiévale, je trouve que c’était… Et puis le futur, je ne connais pas, donc je préfère me baser sur ce qu’on connaît un petit peu.
– Grégoire, tu préférerais être un escargot et te balader avec ta maison sur le dos ou un kangourou pour avoir toujours tes enfants dans ta poche ?
G – J’aime beaucoup l’idée de la maison sur le dos avec l’escargot.
– Dernière question pour toi Tommy, covoiturage ou autopartage ?
T – J’ai jamais fait autopartage. Plutôt le covoiturage.
– Vanessa caravane ou tente quechua ?
V – Ben caravanes.
– Tente Quechua, pareil. Ceux qui savent savent. Grégoire deux expressions un peu peut-être has been pour certains, mais que j’aime bien oki oki ou walou ?
G – Wallou !
– Oui, je sais, je suis bien renseignée.
rires
Des questions un peu plus ouvertes maintenant. Qu’est-ce que tu aurais aimé avoir inventé, Tommy ?
T – Les voitures qui volent.
– Ah, ça existe. Tu peux peut-être le faire ici, il y a de la place pour pour créer. Vanessa, de quoi rêve tu ?
V – Waouh ! Ben d’un monde meilleur.
– C’est bien.
V – C’est pas mal.
– Oui moi j’adhère hein, écoute.
V – Ambitieux.
– C’est chouette. Grégoire. S’il ne fallait garder qu’un objet, lequel serait-il ?
G – J’en n’ai aucune idée. Je ne suis pas très matérialiste, alors
– C’est pour ça.
G – C’est compliqué pour moi. Je dirai ma petite maison sur roues.
– Pour tous les trois, j’ai une petite question. Je vais vous demander ce qui est le plus important le savoir-faire ou le savoir être?
G – Pour moi le savoir-faire parce qu’il y a mon entreprise, pas loin, donc…
T – Je pense que les deux sont complémentaires. Faut savoir être et savoir faire en même temps.
– Vanessa ?
V – Moi, je partirais sur le savoir-faire, parce que ben il mèle aussi cet… Comment dire cet aspect de l’humain qui est aussi le savoir être, la transmission et tout ce qui va avec le savoir-faire.

– Bien joué, voilà. On va parler un petit peu de vos coups de cœur. Je crois qu’il y en a plusieurs, il y en a même énormément sur la Haute-Loire, et on va commencer par des commerçants artisans.
V – Alors moi j’avais Belladone Piercing qui est au Puy du coup et elle est perceuse. Et si je la cite, c’est parce que elle était chez nous, enfin chez nous, elle nous a aidé à mettre en place un événement qu’on a fait au mois de novembre, qui s’appelait la Zizan’Ink, sur lequel on a accueilli pas loin d’une quinzaine de tatoueurs. Et du coup, elle était là aussi en tant que perceuse. Voilà, petit clin d’œil.
– Super.
T – On peut citer aussi Diazorama qui est un imprimeur du Puy avec qui on travaille beaucoup pour nos impressions, d’affiches de flyer… Voilà, qui est plutôt arrangeant, réactif, donc…

– Et après, on va passer donc aux artisans, parce que je crois qu’il y a certains artisans locaux ici au Crouz’Art dont vous voulez nous parler, au moins citer leur nom. Qui est-ce qui s’y lance ? Grégoire ?
G – Ben ici, n a beaucoup d’artisans qui gravitent autour du lieu, dont Victor tourneur sur bois. Moi-même et Jacquot en soudure et ferronnerie d’art. Il y a Mike qui fait du mastering de son toujours ici au Crouz’Art. On à Tom-Tom qui fait de tout, qui est très bon dans tout ce qu’il fait. On a Marion en couturière costumière, on a Maëlle en poterie et céramiste. On Karen en musicienne et après il y a aussi Rbf et Furie en sonorisation et fabrication de systèmes et décors en tout genre.
– D’accord, donc, parmi les artisans y a aussi des artistes. Ils se considèrent plus artisans qu’artistes, je vois qu’il y a une musicienne, couturière, comment…?
G – Je pense que la… Comment dire la différence entre les deux est toujours un peu borderline donc… Je ne connais pas la réponse.
– Ça marche, mais on mettra les coordonnées de toute façon de toutes ces personnes sur le site aussi, et on peut les retrouver sur votre site à vous ou pas ?
T – On en train de finir de faire notre site internet, donc on pourra, à terme, oui effectivement, retrouvez les coordonnées de toutes les personnes qui exercent ici. Donc là, on a beaucoup de choses en même temps, on alimente tout doucement, on demande un petit peu des textes et vous pourrez retrouver tout ça très rapidement.

– Ok. Puis vous êtes tout jeune, donc il faut le temps au temps, laisser le temps au temps, comme on dit. C’est une vieille expression. Non ? hein, c’est ça, bon… Vous pouvez rire, il y a pas de soucis. On parle de stands de marché ou de producteurs. Vanessa ?
V – Allez ! Je vois que les regards se tournent vers moi, donc… Du coup, on va citer les Surprises d’Elise, puisque, du coup, c’est une copine qui nous est très proche.
– Elle est où elle ?
V – Alors, elle est basée sur Yssingeaux, exactement sur la commune d’Araules, et elle fait des préparations de fruits en tout genre. Alors, elle veut pas avoir l’appellation confiture, je le sais. Elle fait aussi des sirops et des jus. Voilà, et c’est arrivé qu’elle vienne sur nos événements, plus sur les marchés artisanaux, puisque les marchés, en fait, on en fait aussi une fois par saison. On essaie de faire un marché par saison ici, au Crouz’Art, ça nous tient à cœur. Après, on avait le Fromagosaure. Encore et encore une fois, c’est un copain. Donc, voilà qui fait de la revente de fromage.
– On le retrouve au marché du Puy d’ailleurs, Antoine.
V – C’est ça Antoine. Pour agrémenter tout ça. Un petit peu de pain avec Raph donc, qui est juste en face du stand, d’Antoine.
– J’ai l’impression que vous avez pris les trois stands qui sont l’un à côté d’autres, puisqu’il y a un troisième stand, et on va en parler donc. Raph qui fait du très bon pain, et bien sûr…
V – Le GAEC d’Artias.
– Et voilà. En fait, c’est un complot non ? Ils ont, ils ont racheté leurs parts là bas au marché non ? Ils ont acheté leur place non, c’est ça ?
V – Du coup, on peut faire facilement un menu avec fromage, pain et puis légumes, avec une petite soupe. C’est parfait.
– Moi, il me manque du vin par contre. Quelqu’un a un producteur de vin ?
G – Pas encore. La Haute-Loire, ouais, non.
– Pas encore pour le vin. Mais bon, ça ne saurait tarder.

T – On peut citer la Cave de la Chèvrerie quand même, qui propose de très belles choses, même si elle n’est pas du tout productrice.

– Il a trouvé le vin voilà c’est bon, c’est parfait. C’est pas très loin, en plus de la place des Halles. Donc, on va pouvoir faire comme ça. On continue avec restaurant bar. Restaurant Grégoire ou bar ?
G – Oh bar plutôt moi. On a l »habitude le samedi, après le marché, justement, d’aller se rafraîchir et boire une bière à la Main Ô Fût qui se trouve au centre-ville du Puy. Et en restaurant, en face du Crouz’Art, y’a un restaurant qui s’appelle l’Espaladous et ses bâtiments faisaient partie aussi de tout Biofloral, dont une partie qu’on a racheté pour le Crouz’Art. A midi, il vous propose un plat du jour qui est sympa. Le lieu est vraiment bucolique et magnifique. On y mange bien.
– C’est une cuisine traditionnelle ou…
V – Pas pseudo gastro, mais ça reste quand même assez raffiné ce qu’ils font. Je ne dirais pas gastro gastro à proprement dit, comme on peut l’entendre, mais c’est plutôt raffiné pour des plats du jour. C’est bon et c’est pas très onéreux en général ça va. Je trouve ça plutôt accessible.

– On va passer aux artistes. Grégoire, je sens que tu as un artiste sous la main dont tu veux nous parler.
G – J’aime bien aussi un peu le hip-hop ett tout ça est sur le Puy y’a la Vieketa que j’apprécie particulièrement. Des jeunes qui se bougent bien dans le milieu du hip hop et j’aime bien ça.

– Merci beaucoup et on va continuer avec les associations. Associations Haute-Loire. Tommy ?
T – Alors sur les associations, on peut citer, par exemple, au Puy, la Rafistolerie une petite asso qui modifie, qui vend des vêtements en tout genre, avec qui on est assez proches, elles sont venus sur certains de nos événements, ou pour tenir des stands, ou pour faire un petit peu des petits stands costumes, des choses comme ça. On peut aussi citer l’ADEAR 43, l’Asso de Développement et de l’Emploi Agricol et Rural qui ont fait pas mal de formations, de choses comme ça. Donc, ils sont venus faire une formation soudure. Ils sont également venus faire une formation en rapport avec la mécanique et l’entretien de petits outillages. Et on a d’autres choses prévues. On vous tiendra au courant.
Et, bien sûr, la Zizanie, donc l’asso locale qui exploite une partie du bâtiment pour faire toute la partie événementielle. On vous laisse un peu sur nos réseaux, tout ça pour voir un petit peu les prochaines programmations, mais on en a fréquemment, des choses un petit peu différentes à chaque fois.
– Ouais ben on en parlera un petit peu plus peut être tout à l’heure. Qui veut nous présenter justement un peu l’historique là, comment, comment c’est… Il y a eu d’abord le lieu, ensuite, y a eu quoi, une société, après l’association… Est-ce que tu peux, Tommy, nous parler un petit peu de l’historique, brièvement ?
T – Ouais je peux vous éclairer un peu. Après le montage et un peu complexe, on a acheté le bâtiment en coopérative sous forme de SCIC Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Donc, le but, c’était d’avoir un petit peu de prestance au niveau des banques pour pouvoir emprunter et arriver à monter ce projet. Monter une société à but non lucratif non spéculative. Le but, c’est vraiment que on se laisse une dizaine d’années pour rembourser les banques et après, le but du jeu, c’est que le projet soit autonome, qu’il n’y ait que des personnes qui soient là avec une part une voix. Et donc, ouais, ne pas faire de plus-value sur le bâtiment, ça, on l’a gravé dans nos statuts. C’est vraiment ce qui nous importe. Et à côté de ça, on a donc monté l’association la Zizanie, qui permet d’exploiter une partie du bâtiment pour tout ce qui est associatif, tout l’événementiel, le théâtre, tout ce qu’on fait autour de ça.
– Ok. C’est pour faire vivre le lieu plus, l’association la Zizanie.
T – Oui, c’est pour faire vivre le lieu. Pour toute cette partie en rapport avec le public. Après, on a à côté de ça, toute la partie artisanale. Donc, on loue à des artisans des ateliers ou des morceaux d’ateliers donc on a pas mal d’ateliers collaboratifs, ou plusieurs personnes exploitent le même atelier. Ça permet de mutualiser le savoir, les machines, et voilà… C’est un peu ça qui nous plaît dans le projet. C’est que chacun soit pas dans son petit garage à essayer de monter son entreprise et de galérer. C’est le côté réseau, le côté partage.
– Surtout en zone rurale. C’est ce qu’il faut mettre aussi un petit peu en avant. C’était un peu votre objectif au départ, c’est de faire vivre aussi un peu toutes les personnes qui sont autour. De renforcer le lien, les échanges, le partage…
T – Complètement, complètement. Notre but, c’est de rapprocher les territoires. Comme on a pu le citer sur certains textes, mais oui, c’est d’arriver à proposer des choses qui n’existent pas dans le milieu rural et qui n’existent pas beaucoup déjà de manière générale, en Haute-Loire.
– Vanessa, peux-tu nous expliquer, parce qu’il y a un peu, on dirait, trois entités différentes et c’est la même en même temps. Comment…?
V – Et ben… Non.Alors, en fait, on a donné l’appellation du lieu donc dans sa globalité, qui est le Crouz’Art. Après il y a la SCIC qui elle est propriétaire du bâtiment, ça c’est Lou Créez Art. Et après, il y a l’association qui est la Zizanie, voilà. Donc ces trois entités sont bien différentes les unes des autres et en fait c’est le Crouz’Art qui englobe les deux autres. Pour un petit peu faire la distinction de toutes ces appellations parce que du coup, on peut peut-être se mélanger un peu les pinceaux.
– La société toute jeune, à peine un an et demi. Quels sont vos objectifs immédiats, là ?
T – Bah actuellement notre objectif premier, c’est d’arriver à un équilibre financier déjà. Parce que actuellement, on est encore, on est partis, c’était, c’était prévu dans le prévisionnel d’avoir un peu de trésorerie d’avance pour les premiers temps. Donc, effectivement, ça fait qu’un an et demi qu’on s’est monté en juin deux mille vingt quatre. Et donc là, notre but serait de rentrer encore un petit peu des artisans, des choses comme ça, pour arriver à un équilibre financier et après pouvoir rêver.
– Là, à l’heure actuelle, dont vous êtes pas mal sur le projet, est-ce qu’on peut encore rejoindre votre projet. Comment ça se passe, Grégoire?
G – Ben oui, je pense qu’il faut vraiment venir nous voir. Ce lieu magnifique a beaucoup d’énergie. Et il faut, il faut qu’il y ait des gens qui viennent nous voir, qui s’investissent avec nous sur ce projets du Crouz’Art parce que c’est un bâtiment immense qui a encore beaucoup de choses à faire. Il faut que les gens viennent et puissent prendre des décisions avec nous, viennent dans les milieux décisionnaires et tout ça pour, parce que je pense que plus on est nombreux, plus on est fou, et c’est super. On fait des événements et il faut que les gens viennent graviter autour et de tout âge… Et s’approprient ce lieu, c’est pas notre lieu, c’est un lieu qui doit vivre. Et voilà, y’a pas de propriété privée ici. C’est vraiment un lieu qui doit vivre et qui aspirent à avoir plein d’énergie de nouveaux gens. C’est pas notre lieu, c’est un lieu qui doit vivre avec des gens du territoire qui on envie vraiment de s’investir et de faire des belles choses ici, toutes les idées sont bonnes à prendre. Et toute personne qui vient de tous milieux, de tout âge aussi. On aime beaucoup la mixité. On le voit sur nos événements, ils sont très riches et différents à chaque fois. Et c’est vraiment le but de cet endroit, c’est que les gens s’approprient ces mille huit cents mètres carrés de bâtiments pour faire quelque chose de vraiment chouette.
– Là, si on peut pas s’investir dans le projet à fond, on peut toujours adhérer à l’association et venir pour les événements, aider pour les événements. Vanessa, tu peux nous en parler de cette partie-là ?
V – À chaque fois que l’on fait des événements, on demande aux gens d’adhérer sur place pour pouvoir intégrer ce qu’on propose. On est toujours en recherche de bénévoles. Voilà, les gens sont bienvenus pour filer la main en amont, pendant et après.
G – C’est un super moyen d’intégrer les collectifs. Ça marche pour tous les collectifs, je pense, ou les lieux alternatifs, c’est de devenir aux événements, d’être bénévoles, par exemple, et du coup ben, on crée des liens avec les gens qui sont sur place. Et du coup, on se rend plus compte où c’est qu’on met les pieds et je trouve que pour intégrer un lieu alternatif ou collectif ou une association, c’est bien de commencer par là, peut-être, de venir en bénévole sur l’association la Zizanie. Ce qui permettrait de de créer des liens avec les gens et, du coup, de s’informer beaucoup mieux.
– Oui. Puis, en plus, c’est pas un petit projet, quoi. C’est immense, comme tu disais, il y a mille… Combien tu m’as dit déjà ?
G – Ouais plus de mille huit cents mètres carrés de bâtiments.
– Voilà, il y a énormément de possibilités. Donc, donc, oui, il faut absolument y venir au moins un événement avant de se lancer dans un projet comme ça, de vous rencontrer, de boire un café, de prendre le temps de se poser aussi, de faire la fête. Votre projet, j’ai vu, s’inscrit aussi dans une démarche de transition écologique, et est-ce qu’on peut parler de ça ou pas ? En quoi votre projet s’inscrit dans la transition écologique?
T – Dans la transition écologique, comme on l’entend sur les médias ou les choses comme ça, je suis pas sûr. On n’a pas de vision directe de ça. Après, on est tous d’avis qu’il faut essayer de mieux faire ou de faire moins pire en tous cas et du coup, on essaye oui de privilégier tout ce qui est réseau court, l’artisanat local…
– Les toilettes secs… Compost.
T – Voilà. C’est par des petites choses que tous ensemble, on peut arriver à des grandes choses.
– Par les petits gestes, oui, et après, c’est plus être responsable en fait, parce que c’est vrai qu’on dit toujours transition écologique, des choses comme ça, on utilise des grands mots pour quelque chose qu’on devrait faire naturellement, donc être responsable du lieu où on vit, du lieu qu’on partage, être responsable des uns et des autres aussi. Donc, c’est peut être plus ce regard-là que vous avez, je ne sais pas.
T – Ah complètement. C’est plutôt ce regard-là, c’est plutôt… Voilà. En ce moment on est en train d’essayer de voir, par exemple, pour changer le mode de chauffage du bâtiment qui, actuellement, est au gaz, ultra polluant. Chacun par des petits gestes, ouais on essaye, on essaie de mieux vivre, pour nos prochains en tout cas.
– Quand on parle de votre projet, est-ce qu’il y a un mot qui vient tout de suite à l’esprit ? Par exemple Vanessa toi, quand tu penses à ce projet, à ce lieu, est-ce qu’il y a un seul mot ?
V – Partage.
– Pour toi, Tommy ?
T – Collaboration ouais également, on se rapproche.
G – Et entraide aussi.
– Je comprends pourquoi vous êtes ensemble.
rires
Donc, si vous avez le mot profit en tête, n’y pensez surtout pas, puisque, on l’a répété, y’a aucun but lucratif, voilà sur… Ou le mot propriété, ce genre de mot est banni du vocabulaire ici. De toute façon vous le prononcez, vous passez la porte directe non ?
G – Non, on est toujours ouverts. On va plutôt expliquer pourquoi on essaie de faire les choses autrement qu’avec la propriété privée et du système de capitalisme financier.
T – Je vais nuancer un tout petit peu les propos pour qu’il ait pas de quiproquo. Donc, avec le bâtiment, l’association, la coopérative, tout ça, c’est complètement à but non lucratif. Après faut pas oublier qu’on loue à des artisans, là par contre, le but du jeu, c’est que les gens se montrent qu’ils arrivent à vivre de leur activité, et tout ça, on n’est pas non plus une secte qui demande à tout le monde d’être bénévole toute sa vie.
– Ah, je ne sais pas, parce qu’il y a des trucs bizarres ici, il y a un chat qui arrête pas de faire des bisous dans le cou quand t’arrive, donc… Je me pose des questions. Vous donnez quoi à manger à votre chat ?
V – C’est pas le chat du collectif. Il appartient à quelqu’un du collectif. Donc je te laisserai lui poser la question.
– Je lui poserai la question parce qu’il est quand même très, très bizarre ce chat. N’amenez pas vos animaux au Crouz’Art.
V – Elle est tellement mignonne.
– Elle est tellement migonne. Est-ce qu’on peut parler un petit peu de votre actualité ?
V – Le 7 février,il y a une journée jeux qui est organisée et le 21 février il y a un événement qui est organisé qui s’appelle les Années Folles au Crouz’Art, ou il y’aura tripot donc c’est des jeux, gala de boxe et un concert les Pies.
– Alors, j’ai vu la salle, elle est immense, elle est énorme. Donc, j’ai hâte de venir parce que je veux voir, moi, ce ring monté sur… Vous l’avez pris où le ring ? Gregoire ?
G – Et ben, je l’ai fabriqué. Ça a été fait made in Crouz’Art en collaboration avec Pont Lignon, les filles de Pont Lignon qui faisaient une résidence de boxe et du coup, c’est venu l’idée de faire un ring de box. Du coup, moi je leur ai fabriqué un ring de boxe, et puis on se le prête et puis c’est elles qui viennent boxer, du coup.
– Génial.
G – Et là pour l’événement, ça va vraiment être chouette. Ouais, on va essayer de rester vraiment dans les années vingt, années folles, un peu cette ambiance avec les boxes et tout ça…
– Tommy, tu vas être costumé non pour cette soirée Années folles ?
T – J’aurais bien aimé. Malheureusement, je ne suis pas là au mois de février, donc je vais rater ce splendide événement. Et je suis bien dégoûté.
V – Et oui, ça t’aurait si bien coller à la peau. Je t’aurais bien vu avec ton micro animer le gala de boxe quand même.
– Ou lancer de départ qui c’est qui va l’animer du coup ?
G – On va voir, peut-être que avec Thomas des Pies s’il a le temps, et puis, sinon je le ferai, et puis sinon on trouvera bien un énergumène. Ça va, ça va se peaufiner dans ce mois-ci là on a préparé pas mal de petites surprises, vraiment canon.
– Alors moi j’invite les personnes, c’est pas très loin du Puy, on est à quoi, quinze minutes et encore, j’ai pris mon temps peut-être pour venir. L’endroit est magnifique, les salles, enfin c’est grandiose quoi, donc n’hésitez pas. Et si vous savez pas où ça, vous m’appelez, je vous emmènerai avec plaisir. J’espère bien être là moi le 21 février, monsieur Tommy, contrairement à toi. Tu loupes quelque chose.

On va passer à notre slogan à Salut les Ponots ! c’est crache ta lentille. C’est juste pour vous demander si il y a un événement que vous trouvez remarquable en Haute-Loire, ou si cet événement se passe ailleurs, vous aimeriez le voir ici. Grégoire, tu m’en as cité un tout à l’heure, tu m’as parlé d’un événement.
G – Ouais à Retournac, y’a Les Chap’& Vous qui est assez engagé comme festival et qui est super, qui est au bord de Loire, on aime beaucoup y aller.
– Qu’est-ce qui se passe à les Chap’& Vous ?
G – Il y a eu plein de choses sur les années. Il y a eu des années où il a eu la famille Walili qui était venue faire des jeux forains. Il y a eu des années ou il y a eu des très beaux spectacles, il y a eu des concerts. C’est très éclectique aussi comme… Il y a un petit marché, il y a eu des conférences justement avec aussi les ateliers paysans, tout ça, c’est un événement qui est vraiment sympa.
– Très diversifié, pour tous les âges.
G – Il y a aussi le Chahü Bohü à la MPT Chadrac, c’est un peu les mêmes équipes, qui est vraiment chouette à faire et qui arrive bientôt, d’ailleurs, je crois.
T – Il y avait l’Arbre Creux aussi qui était un festival bien sympa qui est arrêté maintenant. Il y a le Rév’O Lucioles qui a pris un peu le relais sur à peu près les mêmes dates, sur le même site. Une première année, l’année dernière, c’était très sympa, on y est allé. A voir un peu ce qu’ils vont faire, mais après il y a tant d’autres choses. Heureusement on a quand même pas mal de jolis événements, on va pas tous vous les citer.
– Mais c’est vrai qu’en hiver, on en parlait tout à l’heure, il y a moins de petites choses donc faut venir se réfugier au Crouz’Art, parce que c’est vrai que en festival, voilà, ça va arriver à foison à partir du mois de mars, on va plus savoir quoi faire, mais faut pas oublier que l’hiver est quand même… Faut chercher, mais y’a des petites choses, un petit peu partout, et notamment ici. Le Crouz’Art, on n’a pas dit le lieu, on n’a pas dit où on était, l’adresse exacte. Grégoire, tu l’as sait ?
G – Ouais je crois que je la connais. C’est 5 rue du Crouzet, 5 le Crouzet… Je crois qu’on va laisser parler Vaness.
rires
– On veut pas le code postal.
G – Mais oui, on est sur une petite commune de Saint-Pierre Eynac. Et, comme tu disais, vraiment proche des grands axes. Donc on arrive facilement être au Puy-en-Velay, tout ça, même pour les artisans, c’est bien. Moi, je vois, pour aller chez les fournisseurs à Brives Charensac, je ne mets pas la journée, j’en ai pour dix minutes, c’est super.
– On est en plein milieu de la nature, et c’est vrai que c’est vraiment pas très loin. En fait, je pense que il faut venir une première fois pour ce voilà… Parce que moi, c’est pareil. Je me suis déjà perdue une première fois pour essayer de venir donc c’est pour ça. Mais maintenant, voilà que je connais le chemin, c’est vraiment très facile d’accès.
T – Après, on vous a mis des petits points sur les google maps, et tout ça pour aider à trouver, et on a fait un petit peu de fléchage aussi au bord des routes. Donc, faut bien regarder les petits panneaux. On n’a pas voulu faire des gros panneaux. Donc il y a des petits panneaux qui indiquent, pour que ça reste aussi un peu un lieu secret.
– Moi c’est vrai que j’ai un Nokia, je peux pas tiliser les petits points google maps. Je peux juste jouer au snake. Qu’est-ce que vous changeriez à la Haute-Loire ?

T – Qu’est-ce qu’on changerait ? Ben dans notre optique à nous je pense que ce qu’on voudrait, c’est plus de petits lieux alternatifs pour pouvoir compléter le réseau. Il en existe déjà pas mal, on va en citer deux trois, parce que sinon c’est pareil, ça prendrait la journée. On a le Rezchaud à Pont de Lignon, on a la Scierie à Tence, il y a la Magnanerie à langeac, l’Atelier des Possibles au monastier et pleins d’autres qu’on oublie. Désolé les copains pour ceux qu’on oublie.
– On vous fait des bisous.
T – On vous fait des bisous.
– Voilà c’est bon, il y aura pas de jaloux comme ça. Prochain jingle qui s’y colle, Tommy ? T’inquiète Grégoire, il y en aura un pour toi, exceptionnellement, un troisième.

Musique jingle

Ah, il a fait un retour en arrière là, fabuleux. C’était acrobatique, bravo Tommy.
T – On n’a pas eu le temps de s’entrainer hein.
– Ouais ouais. Allez, dernières petites questions sur la Haute-Loire. On va commencer par Tommy encore hein. Château d’Artias au château de Carry ?
T – Je suis désolé, je connais aucun des deux.
– Château d’Artias à Retournac, château de Carry à Grazac. Vous connaissez vous ou pas ?
V – Pas du tout.
G – Château de Carry oui. C’était les descendants du baron de Saussac qui ont créé le château de Carry.
– Waouh alors là !
V – Allez y, développez, développez ! Ca vous tient à cœur.
– Bon, venez voir Grégoire si vous voulez plus d’informations sur le château de Carry. Vanessa, la Borne ou la Sumène ?
V – La borne. Parce que depuis toute petite en fait, j’habite juste à côté de la Borne du coup ben par…
rires
– Alors on rigole parce qu’il y a la Sumène qui passe juste en bas, c’est ça ?
G – Oui et je crois qu’elle ne sait pas que c’est la Sumène qui passe en bas.
rires
V – C’est la Sumène, mais par rapport à moi personnellement, je choisi la Borne.
– Ok, d’accord les gars ? Allez ! Elle a aussi une vie à côté du Crouz’Art tu vois. Pour toi, le Testavoyre, je ne sais jamais prononcé ce nom, c’est horrible ou le Pic du Lizieux ou la Tortue ? Tiens, trois !
G – Je pense que je prendrais le Pic du Lizieux.
– Pourquoi?
G – C’est une belle balade. Et là-haut, quand on est là haut, on voit vraiment toute la chaîne des Alpes et tout est en ce moment en plus, l’hiver, les Alpes sont enneigées, c’est magnifique. Faut y aller un jour, dégagé et c’est vraiment beau.
– Dernière question pour toi, qu’est-ce qui impressionne le plus ? La dureté du minéral des coulées de lave comme celle de la Bourianne, où la force de la Loire, la puissance de l’eau ?
T – Je pense que je choisirais la puissance de l’eau. On l’a vu en plus ces derniers temps là, c’est assez impressionnant ce que peut faire l’eau quand elle est déchaînée.
– Vanessa, le trou du soleil du Mont Saint-Maurice à Orzihac ou les grottes de Coteaux ?
V – J’adore les deux, mais j’avoue que le trou du soleil a un côté un petit peu plus mystique, qui tient à cœur, c’est assez… Ouais, c’est très mystique comme lieu et j’aime bien ce qui est mystique, donc voilà.
– Ouais, il paraît qu’il y avait un ancien prieuré médiéval, des tombes, tout ça, donc… Je ne connais pas le lieu, donc… Je vais aller voir. Pour toi les Pierres Sèches à Malerevers ou l’Atelier Bois En Vie à Saint-Julien-Chapteuil ?
G – Euh tatata… J’aime bien le caillou, mais j’aime aussi bien l’Atelier Bois En Vie à Saint-Julien-Chapteuil, en plus c’est de bons amis.
– Ouais, ils ont une petite, une petite yourte qu’ils promènent sur des événements, parfois ?
G – Ouais ouais, même ici, on l’a déjà vu monter, on a fais des comtes dans cette yourte. C’était vraiment super sympa.

– Tommy, où est-ce qu’on peut voir le lever du soleil en Haute-Loire, le plus bel endroit pour toi pour le lever du soleil ? Toi qui est un nocturne non ? Tu aimes bien faire la fête donc du coup le matin quand tu rentres chez toi c’est où qu’il y’a le plus beau lever du soleil ?
T – Quand je rentre chez moi, c’est pas franchement sur la route, mais le Mézenc, par exemple quand même qui est un très, très chouette endroit où on peut voir un joli lever de soleil.
– Vanessa, où est-ce le mieux pour se baigner ?
G – Secret, secret !
– C’est comme les champignons, ça se dit pas.
V – Pour y avoir bien trainé mes savates, j’ai envie de dire, je dirais Chadron. Ouais, pour y avoir bien squatté.
– Tommy, Grégoire ils ont d’autres endroits mais je pense que c’est secret hein ? C’est ça Tommy ? C’est secret c’est comme les champignons, je vais pas le dire, d’accord… Ok, je vais essayer quand même de rester un peu pour soudoyer des endroits parce que… Comme ils se sont jetés là sur le… Scecret ! Ouh ! C’est que ce doit être intéressant. Le meilleur truc à manger en Haute-Loire ou à boire Grégoire ?
G – Euh le meilleur truc à boire, j’aime beaucoup la verveine.
– Faite maison ou…
G – Ah oui, faut que ce soit la mamie du coin qui fasse la verveine, c’est la meilleure.
– Et à manger ?
G – Manger en Haute-Loire, j’aime beaucoup les râpées aussi, après je suis un viandard donc je m’éclate beaucoup sur l’agneau du Velay.

– On arrive bientôt à la fin de l’épisode, donc on va avoir droit au dernier jingle par Grégoire.
G – Oui !

Musique jingle

– Nickel.
G – Ouais, je suis content !
– On va finir avec un dicton, une expression vous l’a dite ensemble, c’est ça ? Allez un, deux, trois.
T,V,G – Wesh la Ziz !
– Impeccable. Et ben merci beaucoup pour votre accueil. Je vous dis à très bientôt.
T, V, G – Merci, à bientôt, super !
– Ciao, ciao !

Coups de coeur de notre invité