Temps d’écoute : 39’55 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis à Chadrac, oulala, je me suis s’éloignée du Puy-en-Velay. Je suis avec Carole. Comment vas-tu Carole ?
– Bonjour Stéphanie, ça va très bien, merci, merci à toi d’être venue jusqu’à moi, à Chadrac.
– Oui, alors, la montée là, faudrait la changer parce qu’elle est assez hard.
– Je suis assez d’accord. Ça, c’est vrai qu’elle est, elle est pas sympa, et des fois, on aimerait bien descendre au Puy-en-Velay en vélo, mais la remontée est moins sympa aussi.
– Même la descente. Je pense qu’il faut avoir vachement confiance en ses freins.
– Complètement.
– Je vais te demander de te présenter aux auditeurs qui ne te connaîtraient pas encore.
– Eh bien, je suis Carole Eymaron. J’habite Chadrac, j’ai quarante deux ans.
– Fffffff.
– Oulala. Et voilà, je suis une jeune entrepreneur de Haute-Loire. J’ai créé mon entreprise en deux mille vingt quatre Pecata.
– Et tu nous en diras plus tout à l’heure. Tu es d’ici toi ou pas ?
– J’ai fait toute mon enfance à Saint-Ferréol-d’Auroure, et puis j’ai emménagé au Puy, il y a une dizaine d’années, pour du travail, et j’y suis restée. On est super bien au Puy.
– Elle est à Chadrac quand même, triche pas, t’es pas au Puy, t’es à Chadrac hein. Je te propose de passer au jingle, ton premier jingle, avec la petite boîte qui est là.
Musique jingle
C’est tout ?
– Olé !
– Olé, j’avais oublié le Olé. Tu me le referas tout à l’heure parce que je l’ai un peu, du coup, j’ai un peux parler en même temps que le olé. Alors, je te pose des questions, je te fais des propositions, tu me dis ce que tu préfères ou pas. Tu as le droit d’appeler un ami si tu veux. Banane ou fraise ?
– Fraise.
– Tu sais ce que dit une fraise sur un cheval ? C’est une petite blague, elle est nulle. Mais j’adore les blagues nulles.
– Non, pas du tout.
– Tagada. Voilà, allez ça, c’est fait. Coquille Saint-Jacques ou coquilles d’escargot ?
– Ah, coquille Saint-Jacques.
– Ah, elle est chauvine. Facebook ou instagram ?
– Je suis encore très facebook.
– C’est vrai ? Pourquoi tu préfères facebook ?
– Ah je trouve que c’est une communauté plus authentique. Ça a bien évolué ces dernières années. C’est vrai qu’il y a beaucoup moins de monde, mais les gens sont plus authentiques, je trouve. Et puis on a plus d’accès à des événements locaux plus facilement que sur instagram. Enfin, c’est mon avis.
– Oui, instagram, c’est plus du visuel. Après, tu peux un peu plus développé avec facebook père noël ou mère noël ?
– Père noël.
– Durable ou soutenable ?
– Durable.
– Pourquoi durable ?
– Durable ? Parce que, parce que je travaille dans un milieu où le durable est important pour moi et qu’il faut aller dans ce sens-là avec de l’éco-responsabilité, de la durabilité. Je le vois dans ce sens-là.
– Super. Bougies ou pot-pourri ?
– Bougies.
– T’en a plein dans ta boutique. Ah oui, j’ai la chance d’avoir des bougies de différents artisans ciriers et j’ai des odeurs magnifiques parfumées dans mon atelier en tout cas. Ça c’est chouette.
– Donc, quand tu vas pas bien, tu pars vite dans ton atelier.
– Petite bougie à la verveine, on sent, et ça, ça nous détend.
– C’est parfait, ville ou campagne ?
– Campagne forcément.
– Pourquoi forcément ?
– Parce qu’on est tellement bien à la campagne, et je dirais même campagne altiligérienne, avec nos beaux paysages, nos belles gorges de la Loire, gorges de l’Allier, on a une chance folle de vivre ici. – Il y a quand même une multitude de paysages. On peut dire ça.
– Et puis on voyage, quand on est en Haute-Loire finalement, on voyage, et à chaque saison, on a une touche différente, et on peut avoir la sensation d’être au Canada, comme ben si je pense au ravin de Corbœuf, on peut être dans le Colorado, par exemple.
– Tango ou flamenco ?
– Ah ben flamenco, forcément.
– Oui, tu nous dira pourquoi, peut-être un petit peu tout à l’heure. Créer ou recycler ?
– Alors, bien sûr, moi, je vais être plus sur le recycler, mais avec le recycler, on peut créer, donc les deux vont ensemble.
– Alors deux chansons Soleil bleu ou Mauvais garçon ?
– Je suis pas assez in là. Soleil bleu je ne connais pas par contre mauvais garçon, je connais et elle est très sympa, j’aime beaucoup.
– Donc mauvais garçon.
– Ouais, Mauvais garçon.
– Humain, environnement ou culture ?
– Ohlala, je peux pas choisir là. Humain environnement et culture. C’est trois, trois axes qui me plaisent énormément. Ohlala, je suis obligée de choisir ?
– Non mais je crois que je l’ai piqué un petit peu dans tes, tu vois dans tes écrits. Donc je me suis dit elle pourra pas choisir. Donc tu prends les trois ?
– Exactement. Je prends les trois.
– Est-ce que tu es pour ou contre le un offert pour deux achetés ?
– A ben bien sûr je suis contre. Société de surconsommation. Non !
– Non, non, non ?
– Non, non, non et voilà, je le dirais tout à l’heure, peut-être avec Pecata, mais moi je suis plus consommer moins, mais consommer mieux.
– Pecata, justement, en espagnol, ça veut dire péché, je crois.
– Alors c’est plutôt un latin effectivement.
– Ah oui, pardon.
– C’est du latin à la base. Alors, Pecata, ça veut dire un péché, sachant que le nom de mon entreprise, j’ai enlevé un C exprès pour pas…
– Ah tu voulais pas dire commettait un petit péché en achetant chez Pecata ?
– Non, ce n’était pas dans ce sens-là. C’est pour ça que j’ai dit voilà, je ne voulais pas avoir de problème avec les instances religieuses ou autres. Rien à voir. C’était surtout pour rendre hommage à mon département, et la croix de Pecata, c’est le départ de l’ascension du mont Mézenc et c’est un nom super sympa qui met bien en valeur ma démarche et mon département.
– On va passer un petit peu au Puy, à la Haute-Loire, et c’est là que je vais te demander tes coups de cœur. Est-ce qu’il y a un commerçant que tu voudrais mettre en avant ?
– Oui, alors j’avais envie de parler d’un commerce qui vient tout juste d’ouvrir, qui s’appelle Casa Isabel. Voilà, j’ai pas encore eu l’occasion d’aller voir la boutique, parce que je crois que ça fait seulement une semaine que c’est ouvert. C’est une épicerie espagnole, et ben j’ai trouvé cette démarche super sympa. Elle est dans la rue Saint-Jacques, pas très loin de l’épicerie italienne, et je lui souhaite… On se connaît très peu, mais voilà, je trouve que, voilà, moi qui suis passionnée notamment d’Espagne, ben forcément, j’avais envie de parler de cette boutique qui vient d’ouvrir.
– Donc, on lui souhaite la bienvenue et tous nos encouragements pour le démarrage. Est-ce que tu as un coup de cœur pour un bar, un restaurant ? tu sors un petit peu ?
– Oui. Alors, c’est vrai qu’on a le choix au Puy. On a beaucoup de choix de restaurants notamment. Moi, j’aime bien, aller avec les amis au Majestic, j’aime bien. Je trouve que c’est sympa, c’est cosy, le personnel est vraiment cool. Et puis, ben, ouais, on mange bien.
– Qu’est-ce que tu manges là-bas, il y a un plat préféré, ou qu’est-ce que tu aimes manger toi ?
– Moi, je suis plus partisan du plat du jour. Après, il y a des choses, le poisson, très bon… C’est simple, je trouve que la carte est courte, mais il y en a pour tous les goûts, et c’est bien. Voilà.
– Ce qui est chouette avec le plat du jour, c’est que, des fois, on se laisse surprendre, en fait, par un plat qu’on n’aurait pas choisir.
– Ils le servent le soir. Donc ça, c’est chouette.
– C’est vrai que comme ça, on n’est pas frustré, parce que des fois, on peut pas midi, on n’a pas le temps, on a envie de prendre le temps plus le soir. Donc, c’est chouette. Tout à l’heure, tu me disais tu avais une association de cœur, puisque tu es dans cette association. Et qu’est ce que tu fais dans cette association ? Quelle est cette association ?
– Alors, je suis vice-présidente d’une association de danse flamenco.
– T’as le temps de tout faire, Pecata, d’avoir peut-être un métier aussi à côté et de faire aussi du flamenco, d’être présidente d’une association. Dis donc !
– C’est vrai que ça fait beaucoup de casquettes hein. Deux mille vingt cinq est une année très, très chargée, avec peu de temps pour moi, mais bon voilà, c’est hyper enrichissant et je prends ce que la vie me donne en tout cas. Et donc Tres Golpes, c’est une association qui est basée à la Maison Pour Tous de Chadrac, donc, avec le président et le bureau. Donc, moi je fais partie du bureau. On a un pôle à Chadrac et un pôle à Saint-Étienne et notre objectif est de promouvoir la culture espagnole, et notamment la danse. Ça fait quinze ans que je pratique la danse. Je suis toujours débutante, mais je pratique et j’adore, et j’en profite pour passer faire un petit coucou à mes collègues de danse qui je suis sûre vont écouter le podcast.
– Tu pourras me faire voir tout à l’heure un petit pas de danse quand même, là j’ai pas de vidéo, moi, mais…
– C’est très compliqué le flamenco, quand on demande d’improviser, c’est extrêmement compliqué. Non, mais j’invite par contre à venir nous voir à notre spectacle de fin d’année qui, cette année, sera au Puy puisque l’année passée, il était sur le pôle de, il était à Saint-Étienne et là, on est en train de chercher une salle pour se produire fin juin deux mille vingt six sur le Puy.
– D »accord donc, on va retenir la date pour venir te voir danser le flamenco.
– Ah, oui, oui, ne ratez pas, vous n’allez pas être déçu.
– Voilà. Carole, t’as la robe et tout ?
– J’ai un dressing de robes.
– Ohlala, je veux voir ça moi, je veux voir ça. Si j’ai pas le droit au pas de danse, au moins est-ce que j’aurais le droit de voir une robe ?
– Ouais bien sûr, possible.
– Alors moi le flamenco, je connais pas trop, mais ça peut se danser seul ou en couple, les deux, ou comment ?
– Alors c’est plutôt le flamenco en soi, c’est plutôt une danse d’origine, donc gitane qui se danse seule. Après, on a des danses un peu plus folkloriques d’Espagne, qui vont être les Sévillanas qui vont se danser dans des férias à Séville au moment des férias, et là ça va se danser à deux sans se toucher. On danse à deux face à face et c’est très, très sympa.
– Ah c’est pour moi ça, je suis pas tactile donc c’est bon.
(rires)
– Ah ouais ouais, c’est très sympa, très festif, du moins les sévillanes très festif. Le flamenco on aura des palo, ce qu’on appelle des catégories de rythmiques, qui vont être différents, qui peuvent être très profonds, très tristes, enfin voilà, on joue beaucoup sur les émotions au flamenco, c’est une danse de caractère. Donc, on peut passer voilà, des moments très plombants on va dire, je devrais pas dire ça, mais je sais pas trop comment l’expliquer et à des moments très joyeux, avec les alegrias, les rumbas, les Gipsy Kings, si tu connais, là c’est la fête et on s’éclate.
– Alors dans l’imaginaire folklorique, on a toujours un peu les castagnettes là.
– Ouais, on a cette idée des castagnettes et il y en a toujours.
– T’en fait toi ?
– Ah non, moi je sais pas faire. Après, dans le flamenco, on peut associer plein d’accessoires, il y a les castagnettes, mais on peut danser avec un éventail, on peut danser avec un châle, on peut danser avec un bâton. C’est vraiment très riche comme danse.
– Ah ouais, tout un univers à explorer, bon…
– Et avec un chapeau aussi.
– Bon ben merci, je vais me pencher là-dessus, ça peut être sympa.
– Tu viens quand tu veux. On t’invite pour un cours d’essai.
– Moi, je serai capable de laisser tomber le bâton et d’assommer quelqu’un. Il faut venir avec des chaussures spéciales ?
– Des petits chaussures, oui, avec pour les femmes, je dirais, des chaussures à talons, avec, elles sont dessous ferrées. Mais bon, quand on est débutant et novice, il faut pas s’embêter. On met des chaussures où on est à l’aise avec un petit talon, si possible, c’est bien et ça suffit.
– Ok. Ben je viendrai peut être pas tout de suite alors. Je pensais aux baskets, elle m’a dit c’est pas top. Donc je suis refoulée, direct ! Il y avait une autre association qui te tenait à cœur. Quelle est-elle ?
– Oui j’avais envie aussi de parler d’une radio qui est FM43, si je me trompe pas, ils sont basés à Yssingeaux.
– C’est ça, tout à fait.
– J’avais envie de parler d’eux. C’est difficile de les écouter là de Chadrac, parce que je crois que sur les ondes, on capte pas de partout, mais en voiture des fois, j’aime bien écouter ce qu’ils font. Ben moi, c’est un soutien. C’est un soutien à une radio locale associative, et voilà donc si vous êtes dans le rayon d’Yssingeaux de temps en temps ou même très souvent, ben écoutez FM43, c’est un vrai soutien pour eux. Et puis, bah voilà, c’est… On en a de moins en moins des petites radios comme ça, et ça va se perdre. Donc…
– Faut les soutenir.
– Ouais, faut les soutenir.
– Alors, il y a plusieurs ondes. Moi, je l’ai mis un peu sur le site internet de Salut les Ponots !, vous verrez les différentes ondes. On est diffusé aussi le vendredi, oui je le rappelle, à partir de midi sur FM43. Donc, merci d’en parler. C’est génial parce que c’est vrai qu’on oublie le travail des radios associatives, bon pas qu’FM43, mais en l’occurrence là, on met en avant FM43. Mais on pense aussi aux autres du département, parce qu’il y en a pas mal. Je trouve qu’avec FM43, je ne sais pas si tu es d’accord avec moi, on découvre des nouvelles musiques des fois, et il y a plein de petits podcasts, comme Alti’Storia, voilà, vous apprenez sur l’histoire de la Haute-Loire. Enfin, il y a plein, il y a plein de podcasts où vous apprenez beaucoup de choses, c’est très hétéroclite. On dit ça ?
– Ouais si si, c’est vrai que il y a plein de petites choses qui se passent en local et voilà, Alti’Storia… Voilà, c’est, c’est, c’est enrichissant. Voilà, il n’y a pas que, il n’y a pas que les grandes radios nationales qu’on peut écouter, même si il y a des choses très bien mais… Voilà de temps en temps, enfin moi, je sais que c’est plutôt en voiture. J’ai pas trop le temps d’écouter la radio, mais en voiture, j’essaie de passer un peu de temps sur FM43, et des fois, je tombe sur des voilà, des nouveautés, des surprises. Je ne connais pas la programmation par cœur, mais il y a des choses sympas.
-Moi j’ai un truc pour toi, va faire une randonnée du côté d’Yssingeaux. Tu fais tes randonnées là-bas. Comme ça, tu te branches hop à FM43 et t’auras le temps d’écouter la radio en marchant. Pas mal ?
– Ah ouais, c’est bien, mais j’aime bien écouter la nature aussi.
– Ben tu fais les deux. Des fois, tu sais, à FM43 t’as le petit bruit du, le petit bruit de l’oiseau, le pinson, je ne sais pas quoi, tout ça,
– Ouais c’est sympa.
– T’auras des petits bouts de la nature à un moment donné, toute façon.
– Super, super, super.
– Est-ce que tu peux nous parler d’un artiste maintenant ?
– Je vais parler d’un artiste de du Puy. Il s’appelle Ledentelier Nicolas en fait, d’où son nom pseudo, Ledentelier. C’est un artiste que j’accompagne aussi avec ma boutique en ligne, voilà, qui va faire du dessin très graphique et qui ressemble beaucoup à la dentelle. Voilà, c’est un artiste avec qui j’ai sympathisé et qui a vraiment du talent et qui mérite d’être connu. Et voilà qui sait mettre en avant le savoir-faire de notre région, et notamment cet effet dentelle.
– Il a beaucoup de partenariats avec des dentellières, je suppose, peut-être avec l’école de la dentelle, qu’il y a au Puy.
– Oui, oui, il a même eu une formation, il a fait une formation en dentelle, il créé des collaborations, des liens avec ces associations et ces écoles de dentelle. Je connais pas trop ce domaine-là, mais voilà, en tout cas, il s’est bien acclimaté, on va dire, à sa vie ponote.
– Donc, qu’est ce qu’on trouve chez toi ? Des tableaux qu’il fait, c’est ça ?
– Oui, on va trouver des illustrations… Alors, soit des œuvres originales qu’il m’a confié et qu’on peut acheter sur la boutique, ou bien des reproductions. Il va y avoir aussi une petite gamme de cartes postales. J’ai aussi des sous-verres avec des illustrations.
– On trouvera tout ça chez Pecata, voilà c’est l’endroit où aller, en fait, si vous voulez faire des petits cadeaux, on va parler tout de suite de Pecata. Carole moi, je l’ai connue il y a bientôt un an. Ça fait au moins six mois qu’on essaye de se voir, mais c’est pas mal, parce que, du coup, maintenant, il y a plein de choses qui se sont passées, notamment tu fais partie des cent une femmes entrepreneurs deux mille vingt cinq déjà une.
– Oui.
– Et depuis très peu de temps, je crois que tu fais partie de la communauté des entrepreneurs qui s’engagent.
– Oui, oui, oui, effectivement. Ouais ouais ouais.
– Tu vois ! Donc, c’est bien, il fallait qu’on attende un petit peu.
– Oui, oui, et finalement, en six mois, il s’est passé plein de choses et des belles surprises, des belles rencontres, et, petit à petit, Pecata fait son chemin. Voilà, l’entrepreneuriat, c’est pas simple, mais quand on s’accroche un peu, ben ça paye.
– Oui, c’est, c’est marrant de t’avoir vu, ben y’a un petit moment de ça, pratiquement un an, de voir l’évolution maintenant, aujourd’hui. Et peux-tu nous dire alors, Pecata, qu’est-ce que c’est exactement pourquoi tu as voulu faire ce projet ?
– Ben Pecata, c’est parti d’une constatation, c’est que voilà, on a des savoir-faire et des talents en Haute-Loire partout, un petit peu déciminés et je me suis dit mais pourquoi pas créer quelque chose qui réunisse tous ces talents via une boutique en ligne et donner un accès facile et rapide à des choses fabriquées localement et achetées différemment, avec sens, en essayant de consommer, voilà différemment. Aujourd’hui, on peut acheter sur internet très facilement, mais finalement, ça peut venir de chine, de partout dans le monde. Ben ouais mais chez nous aussi on a des choses qui sont très bien, j’avais envie de porter des valeurs aussi bien humaines mais aussi environnementales, parce que Pecata, c’est plus qu’une boutique en ligne, ça va aussi au-delà, avec une charte éthique où je vais mettre en place une partie éthique et éco-responsable. Qu’est ce que j’entends par artisan, le degré de fabrication, les matières premières utilisées, qu’est-ce que j’entends par local? voilà, il y a toute une transparence qui est transmis au client pour quand il achète sur Pecata, il fait un achat qui a du sens, il se fait plaisir, mais aussi, en même temps, il participe à son économie locale.
– Ok, donc, tu as une chartre. Mais est-ce que tu as un label ou est-ce qu’il y a un label qui serait, si tu ne l’as pas, qu’il serait possible d’acquérir ?
– Alors, bah, du coup, avec les entreprises s’engagent, c’est ça. Ouais, c’est un label qui va très bien pour ma structure, puisque avec Pecata, je vais mettre en avant des artisans, des artistes, des écrivains, mais aussi des structures à but social avec lesquelles je vais travailler, je vais mettre en avant leurs créations et je vais essayer de créer des collaborations. Par exemple, j’ai des coffrets cadeaux à thème où ben voilà, je fais des jolis pochons en textile upcyclé qui sont faits par une structure à but social. Donc voilà, il y a toute une démarche pour valoriser…
– Tu peux nous dire quelques noms hein.
– Oui, bien sûr. Alors je travaille avec l’ESAT du Mazet Ste Voy, les Amis du Plateaux. Je travaille avec les les Ateliers Anitiens aussi, près du Puy. Je travaille avec les Ateliers de la Bruyère à Saugues.
– À Saugues oui, moi je pensais Langeac parce qu’ils sont à Langeac aussi.
– À Saugues je vais travailler plus avec sur tout ce qui est des créations en feutre qui sont aussi disponibles sur la boutique en ligne. Voilà pour les structures que j’accompagne, et puis peut-être des futurs, avec plaisir.
– T’as combien d’écrivains là on dans ta boutique.
– Waouh Je dirais peut-être bien une dizaine d’écrivains que j’essaie de mettre en avant, mais vraiment, j’insiste pour les personnes qui aiment lire. Sachez qu’en Haute-Loire, on a des écrivains de très bons talents et qui n’ont rien à envier aux écrivains connus, qui ont peut-être cette chance et cette force d’être connus par des médias, par leurs éditeurs. Voilà, je pense à certains écrivains, ou… C’est confidentiel, on va dire, leur volume de livres et de ventes. Mais honnêtement, ils ont rien à envier aux plus grands.
– Il faut franchir le pas et puis voilà se mettre… Oui, parce que souvent on a tendance à aller vers un écrivain connu, tout de suite en se disant oh je serais pas déçu ou quoi que ce soit. Des fois, on est super déçu. Donc sauter le pas et puis allez lire les différents livres que tu as, parce que t’as tout style de livre. Tu peux avoir roman historique, tu peux avoir du policier, un peu je… Ou alors ben, roman de terroir.
– De terroir. Il peut y avoir des romances, il peut y avoir des romans un peu plus à suspense, des enquêtes, je pense à Pascale Blazy, par exemple, sur Saint Paulien avec des Enquêtes de Clarisse. On peut avoir plus de l’historique avec Pascale Maret sur le Chambon-sur-Lignon. Je vais travailler aussi sur des livres un peu plus souvenirs, enfin, souvenir, on va être plus sur du patrimoine, avec des photos de la région, un peu des livres artistiques qui peuvent être intéressant pour un public comme des touristes de… Parce que avec Pecata aussi, l’avantage, c’est que je pense à tous ces touristes, à tous ces pèlerins, notamment du Saint Jacques et randonneurs ou du Stevenson, qui ne peuvent pas emmener des petits souvenirs de chez nous.
– Ah non parce qu’après ça pèse trop lourd dans le sac.
– Ça pèse trop lourd. Et ben voilà, quand ils rentrent, ils peuvent aller sur Pecata et commander des petits livres super sympa sur, sur la région qu’ils ont découvert lors de leur passage.
– Donc, ils peuvent commander un bout de la Haute-Loire, le retrouver chez eux à leur arrivée. Ils commandent pendant le trajet, tu vois, et puis, dès qu’ils arrivent chez eux, le colis est arrivé. Voilà, c’est génial.
– Oui, oui, le colis est arrivé pour eux et ils peuvent même ou l’expédier à quelqu’un, un petit souvenir, je suis de passage sur le chemin, j’ai adoré la Haute-Loire et voilà, un petit colis avec une petite carte personnalisée. Et voilà, c’est parti.
– En artisan. Qu’est ce qu’on peut trouver ? Je crois que t’as des bougie, tu as des savons. Qu’est ce que tu donnes a d’autres ? Des bijoux…
– Oui, j’ai une gamme assez diversifiée. Donc, il y a quand même pas d’alimentaire, mais ça va être du bijou, de la cosmétique naturelle et bio, ça va être de la mode et des accessoires, de la papeterie, de la librairie, de la déco maison, de la puériculture un petit peu. Puis voilà, une petite partie souvenirs d’ici qui va être dédiée vraiment à des petites choses un peu emblématiques de notre région.
– D’accord. Et l’alimentaire, c’est quelque chose que tu envisages ou pas du tout ? Parce que, comme il y a les dates de péremption, des trucs comme ça, c’est peut-être ça qui est dur, pour la conservation, je ne sais pas.
– Oui, alors, alimentaire, non pas pour l’instant. Dans mon passé professionnel, j’ai travaillé quinze ans dans l’alimentaire, je connais les rouages et les aléas de ce métier. Non, pour l’instant, c’est pas le but. Et puis après, quand on se diversifie trop, c’est compliqué à gérer. Donc, vraiment, je reste centré sur la création, pas d’alimentaire.
– C’est déjà très prenant comme ça, et c’est vrai que l’alimentaire, c’est un peu plus compliqué. Et puis en étant toute seule, c’est vrai que… Tu es toute seule ?
– Oui. Ouais ouais ouais.
– C’est une superwoman. Qu’est ce qu’on fait si on veut… Voila, on est artiste, on est écrivain, on est artisan… Si on veut venir chez toi, on t’envoie un petit message, comment ça se passe ?
– Oui, ben déjà consulter le site pecata.fr à faire une rubrique contact, ne pas hésiter à m’envoyer un message, mais avant tout bien regarder le site, voir un petit peu si ça correspond à la philosophie, déjà, du talent, de l’artisan, de l’artiste, s’il se sent à l’aise avec la boutique en ligne, avec la charte éthique surtout. Je ne demande pas à ce que tous les points soient réunis sur la charte éthique, mais que quand même on soit dans une même démarche éthique et éco-responsable et un niveau de création qui soit, voilà, qui soit un réel talent, j’ai envie de dire. Mais voilà, bien sûr, n’hésitez pas à me contacter et on voit ensemble ce qui est possible avec plaisir.
– C’est très facile pour la contacter Carole. Je voulais te demander, est-ce qu’il y a une carte de fidélité ou pas, ou c’est un peu comme le deux achetés un offert ?
– Non, alors, j’ai pas encore travailler cette démarche commerciale.
– Je t’en demande beaucoup. Déjà, en un an, t’as fait beaucoup de choses donc voilà mais…
– La carte de fidélité, oui, il faudrait que je réfléchisse à un petit quelque chose de fidélité ou de parrainage. Ça serait super sympa. C’est quelque chose que je n’ai pas encore travaillé, j’ai mis en place, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletters Pecata. Ça permet d’avoir les actualités, voir les nouveaux artisans. Moi, je ne suis pas quelqu’un qui vais harceler en pubs et en newsletter, je fais une newsletter par trimestre et dans cette newsletter, des fois, je fais une petite offre spécifique pour les abonnés.
– Ceux qui reçoivent la newsletter. Suivez déjà aussi ses comptes facebook et instagram. On mettra toutes les coordonnées. J’avais une petite question parce que, bon, tu as été reçue à Matignon, c’est ça ? Oulala ! Tu étais en photo avec une certaine personne qui n’existe plus dans le paysage politique depuis quelques jours. C’était comment la petite photo avec Bayrou, c’était bien ?
– Oui, très sympa, très sympa, le pauvre il a vu défiler cent une femme, puisque ce concours c’était les cent une femmes entrepreneurs, on a cent un départements donc, cent une lauréate, comme les miss France, quelque part. Donc, on a eu toute notre petite photo avec Monsieur Bayrou, qui a été très sympa qui a eu, qui nous a fait un accueil chaleureux à Matignon, avec une…
– Toute façon, il n’avait rien à dire, avec cent une femmes en face de lui, ce n’est pas possible.
– Non, non, ça va, il était, il était super bien entouré, quand même, y’a pas à dire.
– Tu lui a fait la bise ?
– Non.
– Ah non t’as pas osé d’accord.
– J’ai pas osé .
– Elle a pas osé, ben alors. Tu vas la revendre ta photo ou pas ? On sait jamais, ça peut-être…
– OuaIs, peut être qu’un jour elle prendra de la valeur, on ne sait pas.
– Garde la !
– Qui donnera plus de valeur ?
– Ah, voilà, ça, c’est bien joué. Bon, Carole, j’aimerais bien qu’on revienne un petit peu sur les cent une femmes entrepreneurs et pas entrepreneuses mais on va dire entrepreneuses, les cent une femmes entrepreneuses. Donc, tu as été élue. Ce qui est extraordinaire, c’est que on est venu te chercher. T’avais postulé à rien en fait au départ.
– Oui, oui, moi je, je connaissais pas du tout déjà les concours pour, dans l’entrepreneuriat, je n’étais pas du tout branchée là-dessus. C’est mon porteur de voilà, de financement qui est une association d’ailleurs qui est l’ADIE, qui m’a parlé de de ce concours et qui m’a dit que j’avais toutes mes chances avec mon projet Pecata. Donc, c’est comme ça. J’ai participé un petit peu… Ça s’est fait très, très vite. Il a fallu que je monte le dossier, qui quand même, il est assez important. J’ai été retenue au premier tour, ensuite j’ai eu une visio avec un jury et puis ben j’ai eu la bonne nouvelle, quinze jours avant l’événement, que j’étais retenue pour aller à Paris pour deux jours de bootcamp, et dont une petite visite à Matignon.
– Et la petite photo avec Bayrou.
– Ouais voilà.
– Pardon, ça me fait rire, c’est pour ça. Oui, donc, c’est un jury national qui t’a choisi et parmi, je crois, j’ai cru lire, à peu près un millier de candidates. Donc, c’est quand même une sacrée reconnaissance au niveau national.
– Ah oui, tout à fait, tout à fait. Alors après, je ne sais pas combien on était à postuler sur la Haute-Loire en soi, mais c’est ouais, c’est vraiment un honneur, et puis surtout de représenter l’entreprenariat au féminin, c’est voilà, il y en a trop peu. Et ben j’incite à toutes les femmes… On est souvent débordé dans nos vies très actives, avec la famille, les enfants, tout ça. Mais voilà, si on a une idée et qu’on a envie d’essayer de l’explorer, voilà, il faut se lancer. On a toutes nos chances. On est autant capables que les hommes. Donc voilà. Et puis, il y a des concours comme ça, qui nous révèlent et qui nous donne l’opportunité de créer un chemin dans l’entrepreneuriat, qu’on soit porteur de projets ou qu’on ait monté son entreprise. En tout cas, ce concours cent une femme entrepreneure est ouvert à toutes les femmes.
– Oui, c’est bien aussi que le projet n’est pas obligé d’être abouti pour pouvoir faire ce concours on va dire. Qu’est-ce que ça change pour toi ?
– Ben dans mon quotidien, rien de particulier, mais ça a été une belle mise en avant, en tout cas, un bon coup de com. Quand on fait ce concours, on ne gagne rien. On a un joli badge, le coq de Coq Créa, ils appellent ça
– Mais t’as un vrai badge, un vrai pins là, que tu peux mettre et tout ?
– Ouais ouais, j’ai un petit pins et puis… Non, mais qu’est-ce qu’on gagne ? Surtout, une super communauté cent une, on est cent une lauréate donc, on reste en contact et on se soutient, et on peut créer, justement, un certain réseau pro. Et voilà, il y a des connexions qui se font, et puis après, il y a tout l’univers de la communication derrière qui a été lancé, les médias locaux, les institutions qui m’ont reçu, et puis ben voilà, l’objectif étant de faire connaître le projet. Enfin moi, pour moi, mon entreprise est d’aider à se développer. Après, on gagne rien en termes de finances hein.
– Donc là, tu es soutenue, enfin tu as quelqu’un qui t’aide pour porter ton projet. Tu as parlé de l’ADIE c’est ça ? Ça, c’est important. Est-ce que tu penses qu’en étant entrepreneuse, en débutant, il faut vraiment s’entourer dès le départ, où on peut le faire comme ça ?
– Non, ça, c’est très compliqué et encore aujourd’hui j’apprends, en plus on fait tous des erreurs, mais c’est vrai que être accompagné, c’est hyper important et de trouver les bons accompagnants.
– Ouais, c’est ça.
– Bon là oui, au niveau financier, c’est avec l’ADIE, ce que j’ai apprécié avec l’ADIE c’est que c’est un réseau associatif qui apporte des projets même quand on n’a pas de fond à la base. Ce qui est bien, c’est que derrière, voilà, il y a les finances qui sont transmises, mais il y a un accompagnement derrière, on peut avoir, on peut demander de l’aide, du soutien et un réseau aussi d’entrepreneurs qui se créent avec l’ADIE. C’est pas mal par rapport à une banque lambda, entre guillemets, et j’ai ma banque aussi mais c’est complètement différent. On reste dans cette formule associative qui m’a convaincu.
– Oui, un conseil que tu aurais pas avec ton banquier.
– Oui, voilà, il y a vraiment un suivi. Et puis, voilà, si j’ai besoin d’un conseil ou d’aide dans le réseau, je sais que je peux les contacter. J’ai des personnes, en tout cas, qui sont là pour me répondre.
– Dans son téléphone, tu as SOS ADIE et c’est parti. La première chose que tu as fait, voilà. Tu as eu ton idée de créer cette boutique en ligne. Première chose que tu as fait, c’est quoi ? Un business plan, c’est quoi ? Contacter déjà des artisans, savoir si ça pourrait les intéresser. C’est quoi ?
– Déjà mangé, j’ai été accompagnée par le BGE qui se situe au Puy, qui est une agence qui accompagne les porteurs de projets. Ils sont en relation avec France Travail, parce que j’y étais par France Travail et ensuite j’ai basculé chez BGE pendant six mois, j’ai travaillé mon projet d’entreprise. J’ai commencé par une étude de marché, effectivement, j’ai déjà essayé de voir un petit peu ce qu’il y avait autour, si ça existait déjà, rencontré des artisans, leur poser des questions, leurs besoins. Mon idée, qu’est ce qu’ils en pensaient et c’est ce qui m’a permis de créer cette boutique en ligne et notamment créer la charte éthique pour donner vraiment du sens. Ça, c’est venu aussi pendant l’étude de marché. Bon j’avais déjà ces valeurs en moi, mais je me suis dit c’est là qu’il faut que tu fasses quelque chose qui soit encore plus plus cadré. Et puis après vient le business plan pour voir la faisabilité, les choix des statuts… Mais c’est vrai que c’est pas évident de bien s’entourer, de trouver les bons réseaux. J’ai pas fait les choses parfaitement, ça c’est sûr. Mais voilà, si les institutions, effectivement, si j’ai un appel à faire, c’est vraiment que voilà, c’est pas suffisamment clair quand on veut monter quelque chose, pour savoir à qui s’adresser, quel réseau. J’ai appris trop tardivement des réseaux existants et… Voilà comme des incubateurs. Il y a des choses qui existent et que je n’avais pas notion au démarrage, en tout cas.
– Bon ben si on veut créer son entreprise, on t’appelle, ce sera plus simple.
– Avec plaisir. Et puis, le fait d’être lauréate de cent une femmes entrepreneures, et d’être ambassadrice pour la Haute-Loire, c’est aussi d’être là pour accompagner des femmes notamment, qui ont des idées et qui aimeraient savoir un peu, voilà l’expérience qu’on a eue, comment ça s’est passé, ce qu’il faut faire, pas faire, voilà, on peut, on est là aussi pour aider.
– Voilà, à travers ta boutique, on l’a bien compris, tu promeus la Haute-Loire, mais pas seulement, surtout des personnes, des acteurs voilà du département, et ça, c’est super chouette, on adore à Salut les Ponots ! Et on te dit merci. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose par rapport à ta petite entreprise, qui va devenir grande je l’espère en tout cas pour toi.
– Non, je… Rien, non, rien de particulier. J’espère que, voilà, je suis encore une toute jeune entreprise qui essaie de se développer et voilà, j’espère que, cette fin d’année, si vous avez des cadeaux à faire et que vous avez envie de contribuer à faire vivre notre réseau de talents de Haute-Loire et sa région. Que vous soyez d’ailleurs en Haute-Loire ou pas, n’hésitez pas à aller faire un petit tour chez Pecata, vous ne serez pas déçu. C’est que des articles de qualité, et voilà, et vous contribuez à une très belle action et ça fait vivre la structure.
– Ouais. C’est génial parce quand on ne peut pas se déplacer, qu’on a pas le temps, par exemple. Si on peut se déplacer, c’est bien, bien sûr, d’aller voir les artisans chez eux, etc. Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup d’altiligériens qui sont en France, partout en France, cachés. Donc pour eux, c’est génial. Donc ils vont pouvoir acheter une petite bougie, un petit savon, collier, voilà un petit sac, sans bouger de chez eux, ils auront la Haute-Loire, au pied du sapin de Noël, par exemple. C’est pas mal.
– Oui oui oui complètement et puis finalement avec le site, je vends aussi beaucoup, pas forcément à des altigériens en France, parce que ils aiment la démarche et que les produits leur plaisent donc le côté Haute-Loire, c’est bien pour nous voilà, avec Salut les Ponots ! qui est très ancré, local, c’est sûr, on va parler local. Mais en fait, le but, c’est aussi de pouvoir vendre un peu de partout.
– Mais toi, c’est génial par rapport à nous, prenons un petit peu d’écoute ailleurs, mais ce qui est bien, c’est que toi, tu vends la Haute-Loire, ailleurs, et ça, c’est génial. En fait, tu fais une sacrée pub pour la Haute-Loire, quand même, pas que pour les artisans.
– Ouais ouais, c’est une vraie promotion, parce que j’adore mon département. Et c’est, ouais, c’est tout un ensemble de choses quoi. C’est du commerce oui, parce que j’ai envie que ma structure se développe et de pouvoir faire que ça, ça serait le top. Mais c’est avant tout hyper enrichissant. Et puis, voilà la Haute-Loire mérite d’être connue, pas trop quand même, parce qu’on est bien.
– Alors c’est marrant, c’est toujours ce qui revient un petit peu tu vois, quand je pose des questions sur qu’est-ce que tu changerais à la Haute-Loire, un truc comme ça, on en reparlera tout à l’heure. C’est oui il faut qu’elle soit plus connue, mais pas trop quand même. Faut faire attention, qu’elle reste un petit peu secrète quand même, mais pas trop hein. Je voulais savoir s’il y avait un événement que tu trouvais remarquable au Puy ou en Haute-Loire, ou s’il se passe ailleurs que tu aimerais voir en Haute-Loire ?
– Euh, je voulais parler d’Interfolk, qui est un événement qui a lieu mi-juillet, si je ne me trompe pas. J’adore quoi c’est… Ça va un peu avec ce côté flamenco, ce côté culturel qui me plaît. C’est super et j’invite ceux qui ne l’ont jamais fait d’aller au spectacle d’ouverture d’Interfolk, ou là, on a toutes les danses de différents continents, enfin, différents pays de chaque continent, et c’est franchement hyper bien d’avoir ça au Puy quoi.
– Puis, je crois que ça fait soixante ans non ou peut être plus… Soixante ans ?
– Ouais, je crois que c’est cette année ils ont fêté leurs soixante ans, et c’était exceptionnel vraiment. Moi, je suis allée au spectacle et c’était c’est vraiment d’une richesse et d’une qualité, mais vraiment, c’est super.
– Puis savoir que les pays enfin il y en a qui viennent de loin quoi, de super loin. Donc, ça fait soixante ans que voilà, il y a des personnes qui viennent de l’autre bout du monde pour venir vous rencontrer, les ponots et les altiligériens. Donc oui, c’est bien d’aller déjà à ce spectacle. Où est-ce qu’il se passe ce spectacle ?
– Alors, le spectacle d’ouverture était à la salle de Vals et après, vous avez les défilés et ça s’est super bien, les animations en centre-ville pour le Puy, et c’est super quoi. Donc…
– Ca amène du soleil.
– Ouais, vraiment du soleil, une bonne ambiance, puis la danse, ça réunit beaucoup de monde. Donc, c’est, c’est génial.
– Et qu’est-ce que tu changerais, toi, au Puy ou à la Haute-Loire ?
– Moi, j’avais envie de parler juste du Puy. Très récemment, je passe souvent devant l’avenue, l’avenue de la République, devant une friche, là. Je sais pas si tu vois là.
– Devant le CIDFF.
– Je sais pas si on peut dire une friche, mais en tout cas quand je vois cet endroit mais alors là, j’ai les yeux qui pétillent et j’ai plein d’idées, je me mets à rêver de ce qu’on pourrait faire. Et je repense à mes artisans que j’accompagne. Voilà comme c’est fait. On pourrait faire comme des petits boutiques.
– Alors c’était des ateliers je sais plus de quoi, d’ailleurs, des anciens ateliers, au bord de l’eau, ateliers en rapport avec le tissu. Je sais plus, mais ça devait être des ateliers. Vraisemblablement.
– Oui c’était une fabrique, mais là on pourrait faire des supers ateliers, justement d’artisanat, avec des conférences, enin des événements, un petit parc devant la je…
– Une boutique.
– Je rêve, mais là il y aurait un super spot pour faire un truc culturel.
– Et puis Carole et moi, on se porte volontaire. Vu qu’on aime bien la Haute-Loire.
– Si vous recherchez des porteurs de projets sur des choses pour animer cette petite friche. Petite, quand même grande, là y’a vraiment… On est opérationnelles hein.
– Ouais on a un réseau quand même assez sympa sur la Haute-Loire. On trouvera les artistes pour faire la déco, tout ça. Donc, allez-y, faites-nous confiance.
– Voilà.
– Et voilà, ça, c’est fait. Un petit jingle à nouveau, s’il te plaît Carole.
– Allez jingle.
Musique jingle
Olé !
– Olé ! Ah je l’ai dit à ta place pardon. Tu vois, c’est entraînant quoi.
– A deux c’est encore mieux.
– Bon vas-y, refais le, on le refait à deux.
– Allez.
Musique jingle
Olé ! – Olé !
Voilà, merci beaucoup. Allez, on va passer maintenant aux questions de la Haute-Loire, ça va être bientôt la fin, je vais bientôt te quitter, déjà.
– Déjà.
– Je vais te poser des petites questions. Je ne sais pas si tu connais tout ça, tout ça, mais bon, alors je vais te demander le Saussac ou le Belna. Je t’explique le Saussac. Le Saussac c’est une pâtisserie qui a été… C’est plutôt une brioche voilà qui a été créé en deux mille dix sept, par le syndicat des pâtissiers. Voilà donc, c’est une brioche avec une compotée, je crois, à l’intérieur pomme cannelle, il me semble, je ne sai plus trop. C’est dans un moule en bois que ça se sert donc. Ça a été créé sur Yssingeaux, ou alors le Belna, qui est un fromage de Beaune-sur-Arzon, c’est Magalie Maître qui l’a créé, qui est cuit au chaudron, dis donc. Fromage ou pâtisserie
– Ah c’est dur, mais la pomme et la cannelle, j’aime bien l’association. Donc, je vais partir sur le Saussac.
– Ok, je crois que c’est. Alors c’est cannelle ou caramel, je sais pas. J’ai mal écrit. J’arrive pas à lire, j’ai pris mes lunettes.
– J’aime aussi ça va.
– Ok donc plus sucré que salé. Alors, vallée de l’Alagnon ou vallée de l’Ance ?
– Vallée de l’Ance.
– Pourquoi ?
– J’ai une partie de ma famille qui est pas très loin et je connais bien, et je connais bien, mieux que la vallée de l’Alagnon, et c’est super joli.
– Oui, puis, c’est plus le côté où t’as vécu, toi.
– Ouais ouais ouais, et puis il y a le château de Chalencon. C’est, c’est, c’est, c’est des endroit merveilleux.
– Le petit pont du diable.
– le pont du diable ouais ouais ouais. Les petits, je devrais pas le dire, mais les petits bivouacs un peu sauvages, là les petits… Quand on est jeune, sympa, vraiment trop sympa.
– A refaire, à quarante deux ans. C’est toujours possible, tout est possible. Tu préférerais faire le GR40 pour le tour du Velay ou le GR3 pour le sentier de la Loire.
– Alors là sans hésiter le GR3 sentier de la Loire que j’ai attaqué. Je suis partie en trek sur un week-end du côté d’Arlempdes et Goudet. C’était juste magnifique et ben je l’ai toujours dans un petit coin de ma tête de faire… Voilà, en randonnée, j’essaie de faire des petits morceaux de la GR3.
– D’après ce que j’ai cru comprendre, c’est que le GR3, c’est l’un des premiers sentiers qui a été balisé en France, je crois, si ce n’est pas le premier.
– Ah ouais ok, je ne savais pas, mais bon, c’est physique, parce qu’on est dans des gorges, donc, ça monte, ça descend, et c’est caillouteux, forcément, mais les paysages sont magnifiques, et puis on passe à côté des châteaux, voilà, Arlempdes, Goudet, Lavoûte-sur-Loire, enfin, tout le long, c’est magnifique.
– Toi, tu marches beaucoup, je crois.
– Ouais, je suis une randonneuse, quand je peux, enfin là, en ce moment, j’ai plus trop le temps.
– Tu fais bivouac ou pas, des fois ça t’arrive ?
– Euh, non pas bivouac, mais pourquoi pas. J’espère, un jour.
– Tu préférerais vivre avec moins vingt neuf virgule sept degrés, comme il y a eu à Saugues en janvier quatre vingt cinq, ou avec un vent frôlant les cent soixante cinq km heure, comme il y a eu à Chadrac en novembre mille neuf cent cinquante ?
– Oulala, le choix est terrible. C’est vrai qu’à Chadrac… Depuis que j’habite ici, je trouve qu’il y a vachement plus de vent qu’avant.
– On pourrait faire un concours de cerfs-volants comme Cervolix au sommet de Gergovie avant.
– Ouais, ouais. Non, mais je vais rester sur Chadrac quand même. Hein, on est pas mal.
– Tu préfères le vent, tu risque de t’envoler parce que t’es pas, t’es très fine. Donc, je pense qu’on verra survoler… Voilà, Carole, prends une banderole Pecata, comme ça, tu fais la pub, un peu comme l’avion tu sais qui se balade avec les grosses banderoles l’été, quand t’es sur la plage en train de manger ta glace.
– Oui, c’est une bonne idée voilà. On joint l’utile au pas agréable, mais utile.
– Voilà mais ce sera gratuit comme communication. C’est parfait. Tu préférais être une casadéenne ou une monastèroise ?
– Une casadéenne.
– Ah, tu sais ce que c’est ?
– C’est la Chaise-Dieu.
– Oui, habitants de la Chaise-Dieu, ou habitants du Monastier-sur-Gazeille.
– Ouais ouais ouais.
– Bon mince. J’espérais l’avoir sur cette question, mais non, pas du tout. Alors les marchés artisanaux de LozArt ou la Biennale des Métiers d’Art de Brioude ?
– Ah les deux sont top, les deux sont top, mais je vais faire un petit peu de pub pour… Ouais ouais je regarde ta feuille.
– Il y a pas la réponse sur ma feuille.
– Les deux sont top, mais je vais faire une petite pub pour mes artisans de l’association Loz’Art, c’est super ce qu’ils font et ils animent vraiment tout l’été, des marchés sur toute la Haute-Loire et c’est un beau collectif.
– Oui, c’est chouette puis il y a l’air d’avoir une bonne ambiance, je regarde un petit peu, leurs photos tout ça, je dis ouah…
– Oui.
– Je vais devenir artisane juste pour faire les marchés avec.
– Pourquoi pas.
– On va essayer. Dernière question, si tu devais donner un autre nom au altiligériens, parce que c’est super dur à prononcer, comment les appellerais-tu ?
– Ppppp. Ah ben bonne question.
– Elle est vache, cette question, mais comme t’as pas d’anecdotes, voilà bien fait pour toi.
– Alors là, comment je pourrais ?… C’est difficile.
– Qu’est-ce qui t’inspire ?
– Les altili, on réduit parce que le gérien, il sert à rien.
– Les altigligli…
– les altililili.
– Les altililili, bon parfait. Je prends écoute. Est-ce qu’un endroit où tu aimes te ressourcer en haute-Loire ? Ça fait longtemps que j’ai pas posé la question.
– Il y a plein d’endroits, c’est dur de choisir. Mais j’aime bien les coins vers Retournas, sur le plateau de la Madeleine, tous ces coins. J’aime bien.
– C’est vrai qu’on n’en parle pas beaucoup de ces coins, ils sont quand même très sympa.
– Vers Bas-en-Basset, Retournac, ben on a parlé de la vallée de l’Ance. Tous ces coins sont très sympas pour se ressourcer, mais après, il y a plein d’autres endroits, c’est difficile de choisir.
– Après, il y a peut-être un peu moins de monde là-bas non ? Pour se ressourcer, c’est plus facile que sur le sommet du Méenc en plein été.
– Exactement. Le Mézenc bien sûr, le Mézenc c’est le Mézenc, j’adore. Mais voilà, effectivement, en plein été, c’est plus… On est moins seul.
– On va finir par un dicton ou une expression.
– Ah oui, alors j’en ai une. Tu me permets de prendre mon petit papier, de la lire, parce que je l’oublie ?
– Oui, vas-y, tu peux prendre. Alors, elle va chercher son petit papier. Tu peux enfiler en même temps une robe flamenco. Voilà, on t’attend. Elle l’a caché, son… Elle l’a caché dans le four à micro-ondes.
– Non non non.
– C’était sur le frigo, c’est ça ,
– C’était sur le frigo parce que je me la rappelle tous les jours, mais bizarrement, comme je n’ai pas de mémoire, je suis obligée de la lire.
– Pas de souci.
– Lorsque tu as plusieurs choix devant toi et que tu n’arrives pas à te décider, prends toujours le chemin qui demande le plus d’audace.
– Waouh dis donc. C’est de qui ? Tu sais pas si ?
– Alors ça devait être un écrivain, je pense, Ronald Wright.
– Oui, ça doit être un écrivain. Pour avoir un nom, comme ça, c’est un écrivain. Merci beaucoup, alors là. Par contre, tu vois, je t’en veux pour cette citation. Elle est super longue, va falloir que je fasse plusieurs posts tu vois, donc tu me demandes plus de travail là, attention !
– Tu en veux une autre ,
– Vas-y, donne-moi en une autre.
– Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre.
– Super. Encore plus de travail. Merci, Carole, je te remercie. Je te souhaite ben un bel avenir avec avec Pecata, parce que déjà tu te donnes à fond. Les personnes ne s’en rendent pas compte du travail qu’il faut, et j’espère qu’il y aura beaucoup d’artisans, d’écrivains, etc. Etc. Qui s’intéresseront à ce que tu fais, qui viendront rejoindre ta communauté qui grandit de plus en plus et qu’on espère voir grandir encore.
– Merci beaucoup Stéphanie, merci de ta bienveillance et ton accueil. Et puis, bah oui, on verra l’avenir ce qu’il nous réserve, en tout cas, c’est un, c’est un chouette parcours hyper enrichissant et de très belles rencontres.
– Merci beaucoup, à bientôt, ciao, ciao !
– Merci. A bientôt.
Temps d’écoute : 39’55 minutes
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