Épisode #66

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Marie-Raphaëlle

Temps d’écoute : 33’12 minutes
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– Salut les ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Et ce matin, on a enfin le soleil et je suis avec une personne qui rayonne, je suis avec Marie-Raphaëlle. Comment vas-tu ?
– Ça va, merci, ça va et toi ?
– Ça va super bien. Je vais te demander de dire qui tu es aux auditeurs de ce podcast.
– Et ben du coup, je suis une couturière sur le bassin du Puy. Et je suis vraiment passionnée de cinéma, de costumes surtout, et c’est pour ça que j’adore les films de Jacques Demy et que j’adore aussi ABBA, parce que il y a des costumes superbes.
– C’est super parce que j’avais aucune question sur eux. Donc…
(rires)
On a des petites infos en plus sur toi, je m’étais dit ah ben non, ne lui pose pas de questions sur ABBA donc c’est parfait. C’est pour ça que tu portes un patte d’elf ?
– Ouais, c’est ça. Et encore, je me suis un petit peu restreinte, mais normalement j’aime bien mettre beaucoup, beaucoup de couleurs donc là tu vois, j’ai été sage.
– T’as des petites pâquerettes quand même.
– J’ai des petites pâquerettes, et puis j’ai des paillettes aux pieds.
– Marie-Raphaëlle, vous la connaissez peut-être si vous avez vu ses magnifiques robes, ses magnifiques capes, ses magnifiques corsets. Que dis-je ? Voilà, on mettra toutes ses coordonnées de toute façon, elle nous parlera un petit peu plus de son métier tout à l’heure. Est-ce que tu as une anecdote sur le Puy ou la Haute-Loire ?
– Alors oui, vu que j’ai passé tout mon lycée à Roche Arnaud, et ben on avait l’habitude de se retrouver entre copains et copines au jardin Henri Vinay et du coup, ben là où en est actuellement. Et je me souviens à l’époque, ça remonte maintenant, que à la fin de l’année, on s’est retrouvé au jardin Henri Vinay, on a fait une grosse bataille de farine dans tout le parc. On se courait après entre la farine et l’eau, on ressemblait à du pain pas encore cuit. C’était magnifique, voilà.
– Ah, c’est terrible quand ça tombe dans les yeux ça. Une fois j’en ai eu dans l’œil et c’est horrible.
– Ah ouais ouais mais au moins ça fait des souvenirs. On en parle après, quand on est plus vieux.
– C’est l’ancêtre de la Color Run. Ils ont rien inventé la Color Run.
– Exactement, maintenant on le fait histoire de se remémorer , en effet, c’est vrai, le Color Run.
– Donc, du coup, ça date quand même. Enfin, ça date, je veux pas dire que t’es vieille.
– Si, ça date, on peut le dire. Le lycée, c’était il y a douze ans hein, plus de douze ans.
– Oh c’est tout bah ! Ah oui, là, là, tu vois, ça fait mal. On va passer à autre chose hein ?
– Ouais.
– Alors, ce que je vais te proposer, c’est de faire le premier jingle. Tu es prête ?
– Oui, je suis prête.
– Allez, je te passe ta boîte, hopla, que personne ne connaît.
– Que personne ne connaît.

Musique jingle

– Elle est régulière. Mais de toute façon, je crois que c’est quelque chose d’important dans son métier. Faut surtout pas dépasser les lignes.
– Ben c’est quand même ça qui est un petit peu contradictoire, c’est que j’adore tout ce qui est imparfait et mon métier, il faut être vraiment parfaite.
– Petit confessionnal. Je te pose des questions, tu réponds ou pas, t’appelle un ami, tu connais le principe. Allez, c’est parti. Rose, fuchsia ou lilas ?
– Fuchsia.
– Ah, c’est plus pimpant, t’aime bien quand…
– Oui, mais j’adore toutes les couleurs, alors c’est difficile de choisir.
– Ok. Tigre blanc ou paon blanc ?
– Tigre blanc, ça c’est juste pour mon fils.
– Broderie de Chine, qui est une broderie ancestrale. Il y a quatre variétés, je crois, de broderie, ou la broderie de Lunéville, perles paillettes en France ?
– Ahhh, perles paillettes.
– J’ai eu une cliente qui faisait de la broderie de Luneville. Elle avait travaillé pour je sais plus quel grand couturier quoi, sur Paris, mais c’est assez impressionnant, de coudre à l’envers là les perles. T’en as déjà fait toi non ?
– Moi, je fais ça à mon humble échelle. J’ai passé technique-là, mais c’est clair que, fin en fait, dans la couture, il y a énormément de métiers et y’a pas que faire des retouches ou créer des robes de mariée, mais il y a vraiment mille et un métiers qui sont très spécialisés, comme travailler les plumes, faire des chapeaux, travailler le cuir, vraiment beaucoup de métiers qui sont très différents et qui nécessitent des compétences totalement différentes et très particulières.
– Donc on ne peut pas tout savoir faire non plus.
– Non.
– Alors tu serais plus tôt, si tu étais un vêtement, la petite robe noire de Chanel, la marinière de Jean-Paul Gauthier, le trench-coat de Burberry ou la mini-jupe de Courrèges ?
– La mini jupe de Courrèges.
– Dis donc coquine, la mini jupe de Courrèges. Tu en fais des minijupes ou pas ?
– Ah oui, j’adore ça. Oui, j’en fais quelques-unes, mais c’est vrai que maintenant, j’ai beaucoup plus de jupes un peu plus longues, mais ça m’arrive de faire des minijupes. J’aime bien, c’est mignon.
– Ouais, c’est chouette. Tatouage ou piercing ?
– Tatouages.
– Tu en as combien ?
– J’en ai trois.
– Alors, des marques qui ne sont pas forcément des marques de haute couture, puisque toi, tu fais de la haute couture ?
– Non pas de haute-couture. Ce terme, vraiment, il est très spécifique et, en fait, ceux qui font de la haute couture déjà. Alors, je ne connais pas tous, tous les critères, mais il faut qu’il y ait en permanence quinze artisans qui travaillent sur une même pièce, il faut qu’il y ait je ne sais pas combien de collections, enfin, c’est vraiment… Il y a des critères à respecter et on ne peut pas dire qu’on fait de la haute-couture.
– Sinon t’as des enfants. Donc, tu vas jusqu’à quinze et c’est bon, tu fais une équipe.
– C’est ça, voilà, et il faut faire une équipe. Alors pff, c’est bon hein. On va s’arrêter là.
– Ça fait beaucoup après. Alors donc, des marques que tout le monde connaît, pour les enfants Jacadi, ou Petit Bateau ?
– Jacadi.
– Et pour les adultes, Naf Naf ou Morgan ?
– Les deux. Les deux j’aimais bien quand j’étais jeune et que je m’habillais, que je ne faisais pas mes vêtements, je m’habillais souvent chez les deux. Donc mon cœur balance.
– Ok donc on choisira pas. Tu serais plutôt les châteaux d’Écosse ou les falaises de Cornouailles ?
– Les châteaux d’Écosse.
– Tu as visité les deux endroits.
– Oui. Ouais franchement, c’était incroyable. Mais vraiment l’Écosse il va rester dans mon cœur à tout jamais je crois. Il faut absolument que j’y retourne, parce que il y a une atmosphère, c’est vraiment, c’est vraiment incroyable.
– Il y a des châteaux hantés non ?
– Oui, il y a des châteaux hantés. Et puis, il y a énormément de châteaux parce qu’il y avait beaucoup de lord donc, en fait, c’est vraiment incroyable. Il y a plein de châteaux abandonnés. Il y en a d’autres qui sont très, très beaux et en bon état, mais en fait, il y en a tous les dix km à peine. C’est incroyable. Et puis les paysages…
– Donc, si vous voulez faire plaisir à Marie-Raphaëlle…
– Un petit voyage en écosse ?
– Oui, voilà, tout simplement.
– Ça va, je ne demande pas d’aller au Japon. Le Japon ça coûte un peu plus cher.
– L’Écosse c’est pas très loin. Alors deux émissions de télé. Je ne sais pas si tu les suis. Drag Race France sur France tv ou Cousu Main sur M6 ?
– Cousu Main sur M6.
(rires)
– J’adore comme elle dit ça.
– Non après Drag Race France, c’est intéressant parce qu’elles font leurs costumes et
– Ils sont magnifiques hein.
– Ouais, ouais, y’a franchement du boulot et des fois c’est du bricolage, mais c’est super bien fait quoi. Donc ça peut être intéressant, mais… Cousu Main.
– Avec comment s’appelle la magnifaïque…
– Cristina Cordula.
– Ouais, c’est ça. Tu préfères le romantisme classe à la Coco Chanel, ou le romantisme un brin subversif à la Vivienne Westwood ?
– Vivienne Westwood.
– Ouais hein, elle déchire. Quel est pour toi le comble de l’élégance ?
– Alors là, je ne sais pas. J’ai tellement de styles différents et je porte tellement un regard, j’adore regarder les femmes parce que je les trouve vraiment toutes magnifiques que, pour moi, enfin l’élégance c’est… C’est un état, enfin c’est…
– Une attitude.
– Une attitude. Voilà, c’est exactement…
– Plus qu’un vêtement hein.
– Ouais, parce que le vêtement peut aller… J’ai vu hein, j’ai ma meilleure amie, je me suis dit bon, ben, je vais lui faire porter de mes vêtements que j’ai cousu. Alors, sur moi, ça a un sens, mais sur elle, ça lui va pas du tout. On avait vraiment l’impression, elle était déguisée. Donc, vraiment c’est une attitude plus qu’un vêtement.

– Je pense que ça ferait le même effet sur moi tu sais. Voilà. On va parler du Puy, de la Haute-Loire. Et je vais te demander si il y a un commerçant artisan que tu aimes bien, que tu aimerais mettre en avant, je t’écoute Marie-Raphaëlle.
– Alors oui, il y en a plein, vu que je suis une grande, grande gourmande, il y a forcément la Gourmandiz, il y a les « Carré Croquant » avec les glaces qui sont délicieuses.
– Dont on a déjà parlé.
– Voilà.
– Donc là, tu va nous parler de deux autres commerçants qu’on n’a pas encore évoqué.
– Exactement. Il y a la Constantinoise, donc toujours dans les pâtisseries.
– Tu peux expliquer un peu ce qu’ils font la Constantinoise ?
– Oui, alors, c’est une super nana qui fait des pâtisseries style oriental, mais revisité un petit peu plus de manière occidentale. Et donc elle fait des trompe-l’œil, elle fait des pâtisseries, donc vraiment orientale, mais elle fait des revisites comme ça pour mélanger un peu les deux, et c’est très réussi et le cadre est très chaleureux. On peut boire le thé. Le thé à la menthe et franchement, elle est adorable. C’est vraiment un lieu super chaleureux.
– Alors moi, je l’ai découvert il y a pas longtemps, parce qu’aux Basaltiques, j’ai rencontré un monsieur qui venait de Constantine et donc, quand il a vu le magasin le samedi matin, on y est allés. Donc, la fille de la gérante, a habité à Constantine jusqu’à ses onze ans, si je ne dis pas de bêtises, voilà, vous pourrez aller la voir. Donc sa maman, ce sont des personnes qui étaient de Constantine. Voilà, et c’est vrai que j’ai goûté les gâteaux, ah, c’est une tuerie. Donc, n’hésitez pas à aller les voir.
– Exactement. Et puis, c’est vrai qu’il y a vraiment beaucoup d’endroits où on déguste des bons gâteaux, mais c’est vrai qu’on a toujours l’habitude d’aller voir les même. C’est vrai que la Constantinoise, c’est quand même super sympa. Le tout en fait, tout est sympa, le cadre, et puis, en plus, on mange super bien les cookies, les revisites, les trompe-l’œil, tout est délicieux. Est-ce que tu connais l’adresse ?
– Non.
– C’est place du Théron.
– Voilà c’est, je sais m’y rendre, je sais déguster.
– Donc c’est bon. De toute façon si vous cherchez où c’est, vous appelez Marie-Raphaëlle et elle vous y emmène. Tu avais un autre commerçant.
– Flavien Barrois, qui est un artisan joaillier et qui fait des super bijoux. On s’est connu, c’était pour les journées du patrimoine, et du coup, ça a bien matché, parce que c’est quelqu’un qui est quand même assez, assez réservé, mais qui est hyper passionné, et, du coup, entre passionnés, entre la joaillerie, et puis forcément la couture, il y a quelques similitudes. Donc, j’ai beaucoup apprécié, donc déjà la personne et puis, vraiment, ce qu’il se fait, il y a du boulot et franchement, c’est remarquable.

– On mettra aussi pareil ses coordonnées, pour retrouver un petit peu tout, tout son art. On va parler de restaurant, de bar.
– Alors oui, en restaurant, j’aurai le Paris-Saïgon qui est un bon resto. J’aime bien y aller avec les copines parce qu’on mange super bien et, franchement, de l’entrée au dessert, franchement, on se régale et on passe un super moment donc…
– En plus, tu nous fait sortir un petit peu du Puy là, puisqu’il se trouve…
– À Brives ouais, donc oui, on sort un petit peu du centre-ville du Puy, mais…
– Ben, ça fait du bien, c’est bien, il faut. On prend la voie verte et hop on arrive chez eux en un rien de temps.
– Exactement on peut aller déjeuner, et puis après on va se défouler. On prend la voie verte et puis on dépense les calories.
– Oui ou alors on peut boire et rentrer tranquillement à pied.
– Exactement.
– J’ai toujours de bonnes idées, fais attention. Et je crois que t’avais une petite, un autre petit restaurant, il me semble, qui… Bon, à l’heure où passera le podcast sera peut-être ouvert, mais vas-y, dis-nous tout sur ce nouveau restaurant.
– Et oui, j’ai une copine qui est en train d’ouvrir le Pick’Assiet. Donc, je crois que c’est rue Saint-Gilles, il me semble, en face d’Orange, je crois. Et du coup, voilà, elle proposait, va proposer une alimentation sur le pouce, mais saine et à faire soi-même, en fait à composer soi-même, et c’est une super fille, elle est hyper motivée et elle essaye de faire ça hyper bien. Donc, j’espère vraiment que ça va fonctionner et j’insiste vraiment, il faut vraiment y aller quand ça va ouvrir pour que ça fonctionne, parce que des nanas comme ça, qui font les choses aussi bien, ben faut les aider.
– On ira la voir. On peut donc composer, on choisit ses aliments et…
– Apparemment ouais, c’était ce qu’elle avait prévu, de manière saine quand même.

– Est-ce que tu as une association coup de cœur ?
– Une association coup de cœur, j’en connais pas trop, trop. Forcément la SPA qui me tient à cœur vu que j’adore les animaux, mais sinon, j’ai pas grand grand chose.
– T’es plutôt chien, chat toi ou reptiles ?
– J’aime… J’adore les chats, j’aime beaucoup les chiens, mais c’est bon, j’ai assez d’animaux à la maison. Et puis les reptiles, j’aime bien aussi, ça me dérange pas, je n’ai pas de… Vraiment, j’adore tous les animaux.
– Oui et puis si tu as des chats, ils te ramènent peut être des petits lézards de temps en temps ?
– Exactement, lézards, serpents, oiseaux, c’est sympa.

– Ouais, c’est sympa. T’as du monde à la maison, y’a pas de souci là-dessus. Est-ce qu’on peut évoquer un artiste ou une artiste ou plusieurs ?
– Alors oui, un artiste. Forcément Atelier Lune avec Lucie qui est vraiment une super artiste.
– Pourquoi tu aimes ce qu’elle fait ? Qu’est-ce que tu aimes dans ce qu’elle fait Lucille ?
– J’adore les couleurs qu’elle met, c’est vraiment hyper pop et ça fait du bien, parce que c’est vrai que l’actualité, le gouvernement tout ça, le réchauffement climatique, tout est tellement terrifiant, morose, que ça apporte vraiment de la vie et ça fait du bien. Et puis c’est… Elle est pleine d’énergie, enfin tout. Elle est adorable. Ses dessins sont super beaux, elle est féministe. Enfin… Tout le tableau, tout est réuni quoi.
– Ok, on en parle souvent, mais je demande jamais pourquoi en fait. Donc, tu nous as donné la réponse.
– Il y a mille et une raison, et puis il y a pas qu’elle aussi. J’ai forcément mes collègues qui sont couturières y’a Tiphaine, y’a Annick, y’a Cléane, y’a clara… Enfin, toutes ces personnes-là qui sont hyper douées et avec qui je m’entends super bien parce que, forcément, quand on est couturière, on a tendance à dire BEN il y a beaucoup de concurrence et elles vont pas s’entendre. Ben c’est pas vrai du tout. On s’entend vraiment bien entre couturières et on s’échange beaucoup d’astuces, de clients aussi des fois, quand nous on peut pas.
– Bien sûr.
– Donc c’est bien aussi de savoir où sont nos limites, parce que…
– C’est un travail en intelligence, en toute intelligence.
– Exactement moi, c’est toujours ce que j’ai voulu. Et là, avec ces personnes-là, c’est vraiment agréable, parce que c’est hyper bienveillant et elles sont hyper douées surtout.
– Tu nous mettras quand même, tu nous donnera leurs coordonnées à toutes, comme ça on les citera, et tu avais, je crois, une dernière artiste, mais plus dans la céramique il me semble.
– Oui, Marie qui est céramiste et qui est adorable elle aussi. J’adore les femmes. Donc, forcément, je parle beaucoup, beaucoup des femmes. Et marie, elle est adorable. Et puis là, en plus, j’ai vu qu’elle avait fait, elle se détache un petit peu des grenouilles pour aller vers les chauve-souris. Ohlala, je trouve ça trop bien, donc…
– Ah, j’ai pas suivi. Donc El Mundo Del Marie, on parle d’elle, on l’avait interviewé, mais elle n’est plus sur le Puy maintenant, elle a son atelier carrément à Polignac, à côté de la savonnerie aussi, donc quand vous allez faire un tour là-bas, n’hésitez pas à passer à la savonnerie et allez voir Marie avec ses nouvelles créations. Elle fait des collaborations aussi, je crois maintenant hein ?
– Ah, j’étais pas au courant.
– T’as pas vu, avec les lampes et tout…
– Il va falloir que je collabore.
– Ouais.
– Non, franchement, c’est très, très beau ce qu’elle fait. Puis c’est une personne qui est adorable, moi j’adore.

– C’est clair, nous aussi, on l’aime beaucoup Marie donc c’est génial. Et puis on va parler de toi maintenant, voilà artiste, artisane, tu fais de la couture haute, puisqu’on n’a pas le droit de dire l’inverse. Mais tu as créé donc Marie-Raphaël, c’est ton nom, ta marque.
– Oui, c’est ma meilleure amie qui m’a dit cherche pas à te trouver un nom, juste ton prénom, ça suffit. J’ai fait bon, ok.
– C’est quoi, c’est depuis deux mille vingt deux ?
– Oui, c’est ça. Depuis deux mille vingt deux donc, je me suis mise à mon compte après sept années de salariat, en tant que commercial où j’en pouvais plus. Je suis retournée à mes premiers amours, qui était la couture où j’avais essayé tant bien que mal de rentrer quand j’étais à Paris, et où ça avait été très compliqué sans le réseau, et finalement, je me suis mise à mon compte. Et puis, j’ai commencé tout doucement parce que c’est vrai que j’ai un peu le syndrome de la personne qui se sent pas du tout…
– L’imposteur quoi ?
– Ouais, le syndrome de l’imposteur, je me sens pas du tout à l’aise et j’ai toujours l’impression que je pourrais pas faire mieux.
– Légitime…
– Oui, voilà exactement. Alors qu’en fait, j’ai l’impression que ça a l’air de fonctionner. Donc, au début, j’ai commencé par faire des costumes du Roi de l’oiseau, et puis j’ai fait beaucoup, beaucoup de capes, et, en fait, ce qui est bien avec les capes, on peut faire vraiment tout et n’importe quoi. On peut y mettre des plumes, des paillettes, on peut jouer avec les matières. Il y a plein de choses à faire qui sont super intéressantes. Et puis, finalement, ben vu que mes premiers amours, mes vrais premiers amours, c’était vraiment les robes de mariée. Je me suis dit c’est con de faire les capes et pas de faire la robe qui va avec. C’était ce qu’on me disait en plus. Donc, maintenant, je fais des robes de mariée aussi. J’essaye de jongler entre ben forcément le budget de mes clientes et un travail quand même bien fait et des qualités, des très bonne qualité, vraiment du haut de gamme, parce que c’est vrai que j’ai vraiment à cœur de faire travailler des entreprises le plus locales possible, et qui dit local dit un coût supplémentaire. Mais j’ai pas envie que, du coup, de toucher que des personnes qui ont des gros budgets. J’ai vraiment envie que…
– Ce soit accessible à tout le monde quoi.
– Exactement. Ouais.
– Tu es autodidacte. C’est un peu avec ta maman que t’avais commencé la couture, c’est ça ?
– C’est ça, en fait ma grand-mère faisait énormément de couture. Ma mère a toujours voulu être couturière et elle nous a fait tous nos costumes, tout nos déguisements, quand on était petits. Vraiment, pour moi, c’était la référence en couture, elle savait vraiment tout faire. Et du coup, c’est elle qui m’a appris. Et du coup, ben ouais, c’est vrai que j’ai toujours fait de la couture, et j’ai un petit peu arrêté pendant que j’étais commerciale, parce que, forcément, ça prend beaucoup de temps et ça me manquait trop, et là franchement, je suis plus heureuse que jamais dans ce métier-là.
– Tu fais des esquisses aussi. Tu fais tes propres esquisses, tu fais des propres patrons, pardon ou pas ?
– Oui, oui, oui forcément.
– Ah oui ch’ui bête.
– Forcément, c’est du sur-mesure. Non mais… Il n’y a pas de question idiote.
– Mais si, j’aime bien poser des questions idiotes.
– Non non mais c’est vrai que oui, je fais mes propres patrons et il y a forcément d’autres patrons que je vais utiliser, mais que je vais détourner. Mais oui, on va dire quatre vingt dix pour cent du temps, c’est vraiment les patrons que je crée moi, comme ça va, je fais vraiment les formes que je veux et il y a pas de limite en fait.
– Toi tu n’es pas originaire d’ici ?
– Non.
– Hein, c’est ça ?
– Hum. Faut pas le dire.
– Tu t’es rapportée ici très tôt puisque t’as fait le lycée ici donc, à onze ans non ? A quel âge t’es arrivée ici ?
– Je suis arrivée ici, j’avais huit ans, je crois. J’étais en CM2. Ouais, donc… Mais bon, c’est vrai qu’ici tout le monde se connaît depuis des générations. Donc forcément, une Deméocq ça fait un peu tache, hein, forcément, je suis pas d’ici hein.
– Tu es d’où ?
– Ben mes parents sont de Poitiers et ils habitaient en région parisienne. Donc c’est vrai que j’étais la petite parisienne pendant très longtemps, mais moi, je me considère comme étant auvergnate. Je me considère comme ponote, parce que vraiment, je suis allée à Paris pour mes études. Et non, je ne suis pas parisienne du tout.
– Donc ça va, bon c’est bon, on t’accepte, on te garde avec nous.
– J’espère.
– Tu as deux couturiers haute-couture que t’aimes beaucoup. Hein, oui, c’est, la haute-couture. Attends, j’essaye de dire les noms, non, vas-y.
– Zuhair Murad et Elie saab.
– Ah ben voilà, c’est mieux. Pourquoi tu les aime, eux, plus que d’autres ?
– Ben parce qu’y ‘a énormément de détails, qu’il y’a beaucoup de broderies, de perles, de sequins. Ça brille de mille feux. Il y a des jeux de transparence. C’est très, très, très, très beau. Voilà, c’est, c’est vrai que ce qu’ils font, c’est tellement beau. Et puis, chaque collection fut un temps, je connaissais toutes les collections par cœur. C’était vraiment…
– C’est ton inspiration. Eux, plus que d’autres.
– C’est mon inspiration, même si c’est vrai que mes créations ressemblent pas trop trop, parce que ça demande tellement d’heures que enfin, ce serait impossible de reproduire, il faudrait des centaines et des centaines d’heures quoi.
– Oui, mais l’inspiration ça peut venir juste d’un petit détail que t’as vu sur un de leurs vêtements.
– C’est vrai.
– Tu as ton showroom chez toi, c’est ça ?
– Oui, j’ai mon showroom chez moi. J’ai une pièce où c’est dédié vraiment aux essayages, et après j’ai une pièce que je ne montre qu’à mes petites stagiaires. Et donc qui est mon atelier. J’évite de montrer mon atelier à mes clientes parce que sinon, elles vont péter un câble. Elles vont se dire mais c’est quoi ce bazar ? et oui, je suis un petit peu… Je suis un p’tit peu bordélique. Mais voilà, c’est comme ça. Je pense qu’on est toutes pareilles, parce que on se le dit entre nous, et je crois que j’ai rarement vu des couturières qui avaient un atelier nickel chrome.
– Je suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de créateurs qui soient… Voilà qui…
– Très ordonnés ?
– Je crois que ça fait partie de la création. Il faut que soit un peu bordélique. Tu vois, pour, pour pouvoir pécho l’idée.
– C’est ce que j’essaye de me dire, j’essaye de me rassurer comme ça ouais.
– Qu’est ce que c’est que cette couture flou?
– Ben en fait, c’est un CAP, donc c’est un diplôme, c’était juste histoire de me sentir légitime, en fait, et de dire bah, j’ai mon diplôme en tant que couturière. C’est vraiment pour avoir les bases, même si je les ai forcément depuis le temps que je fais de la couture. C’était vraiment juste pour avoir le diplôme et de me dire bon, bah, c’est bon, maintenant je peux passer à autre chose, je suis légitime.
– Mais c’est vrai qu’il y a en France, ben le problème de la légitimité qui se pose, c’est qu’en France, on est très à cheval sur les diplômes.
– De moins en moins.
– Oui.
– De moins en moins.
– Et heureusement, mais ça met du temps quand même.
– Mais c’est vrai que ouais c’est difficile parce que, en effet, pour certains, quelqu’un qui n’aura pas de diplôme sera forcément moins bien que la personne qui a n’a pas de diplôme.
– Il aura peur. Ça rassure.
– Exactement, alors que ça veut pas dire grand chose. Pour certains, ça veut dire quelque chose, mais il y a beaucoup de contre-exemples.
– Je te ferais un petit papier avec marqué CAP couture flou, si tu veux.
– Merci, voilà.
– Attends, de Salut les Ponots !, ça vaut le coup quand même. Un truc de valeur. Tu pourras l’encadrer, tu pourras l’agrandir…
– Ah ben je vais le mettre…
– Dans les toilettes.
– Non, non, dans mon atelier en grand.
– Ok, ça marche. Allez, je te ferai ça. On peut aussi acheter, te commander des vêtements. Mais on peut les acheter aussi en ligne, t’en a qui sont déjà préparés ?
– Oui. J’aime bien créer donc des modèles, et du coup je les met forcément en ligne. Donc, pour tout ce qui est un petit peu, ben… Prêt-à-porter et après, pour du sur-mesure, forcément, il faut prendre rendez-vous. Et puis on cale des rendez-vous, puisque il y a pas mal de rendez-vous, il y a le rendez-vous, forcément, où on va avoir un petit peu la découverte, voir ce que vous voulez, voir les tissus. Et puis après, ben il va y avoir le deuxième rendez-vous avec le croquis. Puis, après le troisième rendez-vous avec la toile pour savoir si tout convient bien pour après faire sur le vrai tissu. Donc, il y a plein de rendez-vous, mais ça permet vraiment d’avoir un vêtement qui va vous ressembler parfaitement et qui va vous plaire à cent pour cent.
– Tu fais aussi les enfants ? Y’a pas que les femmes, tu fais les hommes ou pas ?
– Non, surtout pas. Alors je suis désolée, c’est pas gentil.
– C’est pas gentil, bouhhh ! Donc tu fais les enfants aussi. J’ai vu alors une robe, comment t’as appelé ça, jacquard jaune, c’est ça ? Et mais j’ai vu aussi pour adultes, t’avais fait aussi la même robe jacquard jaune. Elle est magnifique, c’est trop beau. Bon enfin moi dedans je ressemblerais, je serais plutôt sac à patates, c’est moi qui ferais la patate je veux dire parce que la robe, elle est magnifique. J’adore !
– Ben c’est gentil. En fait, comme je te disais au début, j’adore les films de Jacques Demy. Peau d’âne fait partie de ces films, là où on voit donc Catherine Deneuve habillée dans une robe, robe couleur soleil et qui est magnifique. Et quand j’ai vu ce jacquard chez Thevenom, je me suis dit mais il faut absolument que j’en fasse quelque chose. Et ça me faisait tellement penser à cette robe de Peau d’Âne que voilà, j’ai fait un modèle qui a forcément beaucoup de, beaucoup de volume. Et je me suis dit c’est vrai que pour la petite-fille, ce serait bien de faire aussi une robe. Et du coup, j’ai fait la robe aussi pour la petite fille. Et vraiment en fait ce qui me tient à cœur, parce que pour les petites filles, ça grandit tellement vite.Donc, en fait, je j’essaye de faire des modèles qui vont durer dans le temps. Et du coup, quand je fais une robe, la robe, elle va aller pendant plusieurs années là. Par exemple, j’ai une cliente qui m’a commandé une robe pour sa fille pour ses un an, et donc c’était il y a un an et demi, et donc elle l’a mis donc pour ses un an et un an et demi plus tard elle lui va toujours la robe.
– C’est génial.
– Donc voilà, ça fait un petit investissement, mais ça dure sur le long terme et ça peut être mis a plein d’événements et d’occasions, donc voilà, c’est rentabilisé largement.
– Ça, c’est une super idée que t’as eu. Bon après, quand on est maman, forcément, on est au courant de ces choses-là, mais moi qui le suis pas, je n’aurais peut-être pas eu l’idée. Donc, c’est chouette.
– C’est vrai, c’est vrai mais bon.

– Je vais te demander si il y a un événement que tu trouves remarquable au Puy ou en Haute-Loire, ou alors si il se passe ailleurs que tu aimerais bien voir ici ?
– Alors un événement remarquable. Il y a forcément les Nuits de Saint-Jacques, et puis le Roi de l’Oiseau. Après, il y a quelque chose que je trouve très, très beau, qui est un événement…Enfin, on va dire c’est pas vraiment un événement, mais il y a les montgolfières, le lâcher de montgolfières.
– Si, c’est un événement…
– Qui est très, très, très, très beau et dont je ne me lasserai jamais.
– Là, c’est le romantisme de Marie-Raphaëlle qui ressort. Mais j’avais une question quand même, parce que il t’arrive de faire des costumes pour le Roi de l’Oiseau.
– Oui.
– T’en fais toujours ? Quand est-ce qu’il faut te le demander, dernier carat ? Parce que là, on est fin août.
– Là, c’est trop tard.
(rires)
Non. Et puis j’ai pas de stock parce que j’ai pas envie de faire du gaspillage. En fait, je ne fais pas de location parce que du coup, ça demande d’avoir un stock et du coup, je préfère le faire sur mesure. Et du coup, ça se demande vraiment à l’avance, et je fais que pour les femmes.
– Combien de mois à l’avance ?
– Deux bons mois à l’avance, ce serait bien.
– Dernier carat.
– Ouais, mais moi j’aime bien quand on me contacte en février. Voilà, ça, c’est bien.
– Ça marche. Sinon, en janvier, c’est pas mal, en bonne résolution, appeler Marie-Raphaëlle voilà.
– Exactement.

– Est-ce qu’il y a quelque chose que tu changerais au Puy ou en Haute-Loire ?
-Alors, j’ai vu, j’ai une collègue qui est couturière et qui a une formation qui est entièrement prise en charge par son département, et c’est vrai que c’est quelque chose qui aurait été vraiment bien de mettre en place ici, parce que on a deux entreprises qui sont dans le domaine du luxe. Donc dans la maroquinerie, sauf qu’en fait, il y a pas vraiment d’évolution. Et je sais donc que la formation que fait mon ami à Orléans, C’est une formation qui est prise en charge par la région et qui donne en fait les bases dans le domaine du luxe, dans la couture, et pour monter en compétences et pour vraiment faire des pièces de luxe et pouvoir monter son entreprise et vraiment être indépendante ou pas. D’avoir vraiment tous les codes et tout le savoir-faire en fait du luxe et de ne pas être cantonné à une entreprise et à être une petite main toute sa vie. Donc, je sais que cette formation-là, c’est une formation qui coûte vraiment des milliers d’euros. On est à dix huit mille euros pour une année. Donc c’est très, très cher, mais c’est vraiment quelque chose où je me dis c’est dommage parce qu’on est un secteur où il y a beaucoup de couturières, où il y a beaucoup de personnes qui pourraient vraiment monter en compétences et être vraiment hyper fortes, et c’est dommage qu’on ne la mette pas en place ici.
– Donc oui, ça pourrait être mis en place avec la chambre des métiers et de l’artisanat, ou peut-être la CCI.
– Oui, voilà, et puis avec forcément la région qui donnerait un petit coup de main. Je donne une idée.
– On ne parle pas de politique à salut les ponots !, mais on peut quand même dire des choses. Voilà.
– Voilà, on donne des idées.
– On donne des idées. Voilà, alors maintenant, il faut des fois les appliquer.
– Exactement.
– On va refaire un jingle.
– Allez.
– Allez, c’est parti.

Musique jingle

Oula ça a ripé !
– Ouais, c’était court celui-là.
– Ripatouille ! Mais il était bien. Écoute, ça donne un style. On va passer aux questions sur la Haute-Loire, que tu connais bien.
– J’espère.
– Mais oui mais oui, tu vas voir c’est facile les questions que je te pose.
– Olala, je stresse là.
– La perle de Compostelle ou les Perles Rouges du Velay ?
– Pppppp !
– Alors, la Perle de Compostelle, c’est un fromage qui a été créé en deux mille seize par Marie Chapuis.
– Ah ouiii ! Elle est… Fromage.
– Fromage et Perles Rouges du Velay c’est…
– Et ben Perles Rouges c’est…
– Framboises, etc.
– Framboises.
– Framboises et puis tous les fruits rouges.
– Franchement, une grande gourmande, donc, franchement, je mange les deux en même temps, moi.
– Tu mets les petites perles sur la Perle de Compostelle, les Perles Rouges et c’est parti ! Tu préfères en prendre plein les yeux au festival Interfolk ou en prendre plein les oreilles au festival de la Chaise-Dieu qui se passe en ce moment.
– Festival de la Chaise-Dieu.
– Ça doit être magnifique. T’y est allée ou pas ?
– Non, j’aimerais tellement.
– Mais je crois qu’il faut s’y prendre vraiment à l’avance pour avoir une place.
– Ouais, ouais.
– C’est foutu pour cette année. Arlempdes ou Lavoûte-Chilhac ?
– Lavoûte-Chilhac.
– Et pourquoi ?
– Parce que je suis originaire de Langeac, donc pour moi Lavoûte-Chilhac, j’y ai passé tous mes étés.
– Voilà, je savais mais bon. La dentelle blanche du Puy ou la dentelle noire de Langeac ? Je savais pas qu’il y avait une dentelle noire à Langeac, c’est un peu la particularité de la dentelle là-bas et qu’on trouve au musée du Jacquemart.
– Et ouais, ben dentelle noire. Je suis désolée, je suis vraiment langeadoise.
– C’est bien, c’est bien, écoute… Château de Chazelles à Saint-André-de-Chalencon ou plutôt le Domaine de la Planche de Mélussac à Cussac-sur-Loire ?
– Domaine de la Planche.
– T’y es allée ou pas ?
– Non, mais je l’ai vu de loin et j’en ai que des très, très bons échos, et c’est vrai que ça donne envie d’y aller.
– Le cadre est magnifique, t’es au milieu des enfin, des bois, de la nature, l’eau est pas très loin.
– Ah ouais, franchement, ça donne envie.
– Ouais, va falloir faire un défilé là-bas. Auriol et Fontanelle à Montfaucon en Velay ou la Maison Thevenon à Saint-Germain-Laprade ?
– Maison Thevenon.
– Mais oui.
– Dans mon cœur, dans mon cœur.
– On n’en dira pas plus, elle a tout dit. La Roche Servière à Prades, qui culmine à quatre vingt dix mètres de haut, ou les orgues de Chadécol vers Blesle, c’est un grand mur de basalte long de trois cent cinquante mètres à peu près et trois, quatre mètres de hauteur.
– Tu vois la fille inculte, je connais pas. Je connais juste Prades mais Prades c’est… Voilà.
– On comprend que t’as passé toute son enfance dans la vallée de l’Allier.
– Si peu, si peu. Mais c’est vrai que Prades, ouais, c’est incroyable.
– Ouais, ça a l’air assez, assez énorme. Tu sais que j’y suis pas allée.
– Et puis y’a une cascade juste à côté, qui est très, très belle. On passe par plein de petits paysages qui sont très différents. Franchement, trop beau.
– La Biennale des Métiers d’Art à Brioude ou le Salon du Mariage aux Orgues d’Espaly.
– Salon du mariage, forcément.
– Et oui, c’est Alizée Marchand qui le fait encore cette année. Elle a commencé l’année dernière la première édition, dont tu faisais partie. Tu y retourne cette année ?
– Alors cette année, non, c’est trop compliqué pour moi parce que j’ai eu vraiment beaucoup de choses qui se sont passées cette année. Donc, vraiment pas le temps cette année, mais je vais le suivre de très, très près. Et puis je pense que je ferai un coucou à toutes mes consœurs et mes copines qui sont là-bas.
– Parce que tu as eu un enfant peut-être entre-temps ?
– Oui.
– C’est ça.
– Donc ça se passe le onze et douze octobre cette année.
– Oui, voilà, à la même période que l’année dernière. Donc, j’invite tout le monde à y aller, forcément, parce que il y a des exposants qui sont formidables et qui sont hyper attentifs aux moindres souhaits de leurs clients.

– Un endroit pour organiser justement un défilé en Haute-Loire. L’endroit idéal, ce peut être en pleine nature, ça peut être dans un bâtiment où tu veux.
– Alors moi, j’ai eu une relation particulière avec le château de Chavagnac-Lafayette, vu que j’y ai travaillé tout un été. C’est vraiment un château que j’aime beaucoup et surtout les jardins, qui sont vraiment magnifiques et qui sont en plus très différents de part et d’autre. Donc, ouais, c’est vrai que ça me tenterait bien là-bas.
– On prend rendez-vous alors, on attend que tu fasses un peu de stock…
– C’est pas faute d’avoir demandé. Mais c’est vrai qu’ils sont un petit peu frileux.
– Ben dis donc. S’il vous plaît. Voilà, il faut dire s’il vous plaît.
– S’il vous plaît.
– Est-ce que tu as une dicton, une expression pour finir cette interview ?
– Même pas. J’en n’ai pas, c’est terrible, mais je dis juste à mes enfants que le principal, c’est d’être gentil dans la vie. Voilà.
– Ben c’est génial. On finira sur ça. Je te remercie Marie-Raphaëlle. A très vite.
– À très vite.
– Ciao ciao.

Coups de coeur de notre invité