Épisode #65

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Christophe & Julien

Temps d’écoute : 50 minutes
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Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’être avec Christophe et Julien. Comment allez-vous ?
C – Ça va bien. Bonsoir.
J – Nickel, impeccable.
– On va commencer par Christophe. Tu te présentes, s’il te plaît ?
C – Ben si tu veux ouais. Moi c’est Christophe, originaire du Puy, pratiquant de vélo depuis trop longtemps et voilà. Impliqué dans la vie associative locale et voilà, rien de bien plus quoi.
– Rien de bien plus ?
C – Non non, petite routine, un bon ponot.
– Voilà, un bon ponot, et Julien t’es ponot toi aussi ?
J – Ouais ouais moi aussi je suis ponot. Co-président de l’ACUSAV, avec Christophe et dans le BMX depuis un petit moment aussi et dans la vie associative depuis à peu près pareil. C’est à dire entre vingt et vingt cinq ans, je pense.

– Donc vous l’avez compris, on va parler de l’ACUSAV essentiellement, et je vais demander à Christophe de me donner une petite anecdote.
C – Ben moi la petite anecdote, c’est sur ACUSAV, c’est la réalisation du skatepark du Puy et surtout que ça a apporté à côté, comme des riders pro qui sont venus comme Sergio Layos qui est venu donc rouler le park du Puy à l’occasion d’un road trip où il redescendait d’un gros événement VTT sur la Belgique, je crois. Et il est venu, il a roulé le park, et surtout tout ce qui suivait, c’était vraiment des images de la ville du Puy, ou subjugué par les dykes de Saint-Michel ou la cathédrale où la vierge, et qui revenait direct le week-end d’après avec sa compagne pour visiter cette ville. Quoi donc… C’est des choses, on se dit qu’on a fait des choses pour les riders et aussi pour la ville. Donc c’est top. Et puis, c’est pas le seul à avoir fait ça.
– Génial.
C – Donc on est trop content.
– Et pour toi, julien ?
J – Et ben c’est un peu en rapport avec Christophe au niveau des riders qui découvrent aussi la ville et la vieille ville. C’est comme quand on est Roi de l’Oiseau qu’on redécouvre la ville à chaque fois. Quand on fait le roi de l’oiseau, parce que on se rend compte qu’on est tout le temps perdu dans cette vieille ville quoi. On la redécouvre à chaque fois.
– Ouais c’est bien au Roi de l’Oiseau, typiquement. Pourquoi au Roi de l’Oiseau typiquement ? Trop de fête ?
J – Parce que c’est les endroits où on va… On n’y va pas d’habitude, et voilà.
– Ça marche. Premier jingle qui veut commencer Christophe ou Julien ?
(rires)
Julien a peur. Bon allez, Julien il commence, allez, Julien. Tiens !

Musique jingle

Oh ben il est court son jingle. Tu peux en rajouter un peu.
J – Ah ouais.
C – Elle marche bien la soundboks.
– Ça marche pas mal, mais elle est vieille. Mais elle marche, tu vois. C’est des bons produits. C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure confiture ou je sais pas quoi, ouais c’est ça ?
On va commencer par confessionnel. Hein ?
C – Surtout chez nous.
– Surtout en ponot, en territoire ponot.
C – En territoire ponot ouais, plutôt pas mal, la confiture est bonne.
– On commence par le confessionnal. Je vous fais des propositions et vous me dites celle que vous choisissez. Je vais commencer par Christophe, après je ferais Julien d’accord, on alterne.
C – Ok.
– Ca marche ? Donc Christophe, french kiss ou french fries ?
C – French fries.
– C’est vrai ?
C – Ch’ai pas, j’ai pas la notion de french fries.
(rires)
Mais je me suis dit, s’il y en a une qui entend le podcast, je voudrais pas…
– Ah d’accord, oui oui.
C – Mais french kiss avec elle sinon.
– Ben oui. Ben voilà, c’est ça. Julien, moule ou crevette ?
J – Moule.
– Moule, ok. Pour toi Christophe, MTB ou BMX.
C – Ah non, faut poser des questions comme ça.
– Si si.
C – Ben les deux !
– Ben les deux.
(rires)
C – Je la voyais venir d’un an, mais non non, les deux, y a pas de… On fait, en plus, on fait quasiment les deux donc…
– Ouais ?
C -Donc ouais, on…
– Il y a une petite différence quand même. Explique-moi, parce que moi j’y connais rien.
C – La taille des roues. C’est une histoire de taille de roue, donc… Après, il y a la pratique du Mountain Bike, c’est un peu large, parce que MTB c’est Mountain Bike, c’est un peu large. Ça peut aller du cross-country à l’enduro en passant par la descente… Voilà. Alors que le BMX, c’est quand même… Y’a plein de pratiques dans le BMX comme le street, le Dirt, le skatepark donc voilà mais… C’est des pratiques qui sont liées, pour moi donc, y’a pas de choix à faire quoi.
– Ethnies ou Vans ?
J – Ethnies.
– Christophe, des films que tu as peut-être vu où il y a toujours un vélo dedans. E.T., les Goonies ou Stranger Things ?
C – Et ben je te dirai pareil, au moins je suis pas chiant, je dirais les trois.
– C’est vrai ?
C – Avec une légère préférence pour les Goonies, presque.
– Pourquoi ?
C – Je ne sais pas, c’est peut-être celui qui m’a le plus marqué étant jeune mais E.T. aussi était pas mal quand même. Et Stranger Things j’ai bien aimé aussi. Donc, euh voilà, à vrai dire, je suis pas le plus grand adepte de films qui est mais je connais les trois par contre. Et c’est vrai qu’à choisir, ce serait les Goonies, mais pas de préférence particulière.
– Pour toi, Julien, alors des petites expressions qu’on retrouve dans des films. Le gras, c’est la vie, Kaamelott ou, vous voulez un whisky. Juste un doigt. Vous voulez pas un whisky d’abord ?
J – Oh le gras, c’est la vie, je pense.
– C’est un petit peu ton expression, une expression que tu aimes bien. Pourquoi ? T’aimes bien manger ?
J – Parce que j’aime bien manger. Et que voilà, j’aime bien la bonne bouffe, et donc… Je ne suis peut être pas comme Karadoc mais voilà. C’est plus ça.
– Pour toi Christophe. DH, snowboard, enduro ou golf ?
C – Décidément, tu me ressors tous mes trucs parce que… DH, enduro, snowboard ou golf, pfff.
– Tu peux les mettre dans l’ordre de préférence si tu veux. S’il y a une préférence.
C – Ben ouais, en fait c’est très saisonnier, le golf ça va être le soir après le boulot, aller marcher trois heures en tapant une petite balle qui t’énerve. Le snowboard ça va être quand il fait froid dehors, allez se foutre en haut d’une montagne pour profiter des beaux couloirs ou des belles pistes. Le vélo, chez nous, c’est pépite. La DH, l’enduro donc… J’ai même pas d’ordre en fait, y’a des saisons quoi.
– Mais si il y avait qu’un seul truc que tu puisses faire toute ta vie, parmi tous ces choix, un seul.
C – Rider.
– Bon ok, d’accord, bien répondu. Bravo, Steph, voilà. Je me suis faite avoir. Pour toi hip-hop ou Heavy Metal ?
J – Heavy Metal.
– T’as un petit groupe à nous conseiller ?
C – Pourquoi il a des questions faciles Ju ?
J – Ah j’ai découvert un nouveau, enfin un nouveau groupe non, mais un dernier album là c’est Blood Incantation, c’est super bien.
– D’accord.
J – C’est un mélange de Pink Floyd avec du Heavy Metal, et c’est bien perché, c’est bien énorme.
– Du coup, Christophe a peur des questions.
C – Ouais t’as bien fouillé pour trouver les questions.
– Alors Banski, Warhol, Basquiat, Keath Haring, Set ou Monsieur BMX.
C – Alors, ils sont pas tous comparables, Monsieur BMX petit artiste montpelliérain, qui colle des cadres de BMX partout. C’est pas Banksi non plus. J’aime bien Monsieur BMX, mais j’aime bien Banksy, j’aime bien Warhol. Voilà, c’est… Tout ce qui est street art quoi ou Dege en local.
– Oui, j’étais sûr tu vois, je me suis dit il va me sortir Dege tous les coups.
(rires)
C – Je cherche des subterfuges parce que tu me perds à chaque fois, t’as bien fouillé quoi.
– On continue avec toi. Alors j’espère que je vais prononcer les noms correctement, Garrett Byrnes, Byrnes, Byrnes, comment on prononce, je ne sais plus.
J – Euh Byrnes. J’ai pas un anglais énorme non plus.
– Ruben Alcantara, Matthias Dandois, Mat Hoffman ou Sergio Layos ?
J – Argh… J’hésite quand même, mais je pense Garett Byrnes.
– Pourquoi ?
J – Parce que, à l’époque, il avait un style de… Vraiment à lui. J’ai hésité avec Ruben, mais je vais dire Garett Byrnes, parce que un style de riding énorme. Et puis, c’est l’époque de Little Devil et du BMX quand on était à fond dans les années deux mille. Et ça, c’est, c’est la base quoi.
– C’est pas lui qui est justement à l’origine avec les chaussures Ethnies non ? Y’a pas un truc ?
J – Non, Ruben, Ruben il avait des pro-modèles Ethnies, après… Après Ethnies, c’est là où ils ont commencé les collabs avec les BMixer à l’époque avec Ruben, Jorish et tout ça.
– Ben tu vois, je me suis plantée de mec, va falloir que je révise à nouveau. Christophe, fun box, half pipe, bowl, rampe ou spine ?
C – Refais la moi…
– Je te la fais vite fait fun box, half pipe, bowl, rampe ou spine ?
C – Avec le skatepark de l’Office, je dirai bowl après, au fin fond, du fin fond, ce serait un bon trail. Un Patata trail, un Mosquito Trail, un champ de bosses quoi, la terre.
– La terre, revenons aux origines.
C – Malgré on a un super skatepark, ça nous manque quand même pas mal.
– Pour toi Julien, tail whip, bunny hop, black flip, superman.
J – Ben moi, je dirai bunny hop, parce que bunny hop, en fait, c’est la base du BMX. Et quand on a le bunny hop, on peut faire pas mal de choses, quoi.
– Et au niveau des figures, laquelle est-ce que vous avez le mieux réussi dans votre vie, s’il y en a une ?
J – Ben le bunny hop.
(rires)
– Oui, c’est la base.
J – Ouais. Non, en vrai, j’en sais rien franchement.
– Qui t’a procuré le plus de plaisir à réussir peut-être ?
J – Euh, mon premier 3/6. Je pense ouais.
– Christophe est-ce qu’il y a une figure…
C – Le 3/6. C’est une sensation assez folle ouais. Ouais c’était cool, ça commence à dater. On va s’y mettre, on va s’y mettre.
– Ouais, vous retenterez ? Je viendrai voir hein. Maintenant, je vais parler un petit peu de festivals qui se passent dans les coins. Pour toi, Christophe Wheels on Fire à Aurillac ou la Rat’z Attak à Riom ?
C – Ouh. C’est un peu différent les deux, mais les deux sont sympas. Ça bouge autour des disciplines du skate et du BMX. En plus, les deux lient les mêmes choses à chaque fois, donc c’est plutôt cool. À Riom, ils font des concerts le soir, peut être un peu plus… Ch’ai pas si ça fait moins compèt, ça fait un moment que j’y suis pas allé moi. Ouais les deux puis c’est des assos qu’on connaît bien, donc… Qui font, qui se bougent, pour les pratiquants, qu’on aime donc pas de préférence quoi, les deux.
– T’as vu, il se mouille pas trop Christophe hein Julien ? Peut-être que pour julien, j’aurai un autre avis. Les Natural Games à Millau ou le FISE à Montpellier ?
J – Et ben, Natural games, j’y suis jamais allé, moi. Après le FISE, j’y suis allé il y a longtemps. Mais les meilleurs souvenirs restent au FISE quand même.
C -…
J – Non, mais ouais, non, mais toute façon, dans tous les cas, c’était le FISE, parce que… Le FISE la première fois que j’y suis allé, c’était encore à Palavas, avec mes parents, et je voyais tous les gars que je voyais qu’en vidéo dans des props BMX donc, oui, ça, ça reste le FISE, même si ça a pris une autre dimension aujourd’hui qui correspond moins à notre vision du BMX, mais ça reste le FISE ouais.
C – Ça a l’avantage de pousser cette discipline un peu vers le haut, les pratiquants vers le haut quoi. Ça devient… On en voit qui vivent avec ça maintenant, alors que c’était pas le cas il y a quelques années, au moins quoi. Maintenant c’est autre chose…
– Christophe, est-ce que tu as un geste, quel est ton geste le plus écolo ?
C – Ben je fais mon compost.
– Ah, c’est bien.
C – Ben oui, c’est bien. Je fais ma lessive, je fabrique ma lessive.
– Ben c’est déjà pas mal hein.
C – Oui oui non mais j’en fais plein des gestes écolos.
– J’ai une question, justement pour le compost, est)ce qu’on peut mettre de la peau de melon dans un compost ?
C – La peau de melon, je crois que c’est pas très bon comme la peau de banane.
– Et comme le citron peut être.
C – Ouais il me semble que tout ce qui est un peu agrume, c’est pas très, très bon ouais. Il me semble. Mais je suis pas un champion, mais voilà, j’essaye de faire gaffe, je trie, je fais attention, je fais mon jardin. Je fais ma petite part.
– Pour toi, quel est le skate-park idéal ?
J – Ah ben, celui du Puy.
– Bien sûr, mais si ce n’était pas lui, si ce n’était pas lui ?
C – Ben l’Office.
J – Ouais, le skatepark idéal après… Ouais, Woodward on va dire, j’en sais rien en fait, je sais pas trop. Un skatepark où il y a un peu tous les modules regroupés et puis voilà, mais maintenant y en a tellement qui poussent que… Et puis l’avantage d’un skatepark, c’est la diversité.
C – Ouais, y’en a aucun pareil.
J – Le but de ça, c’est qu’il y’en ai pas un pareil et que à chaque fois qu’on va à un endroit, on redécouvre et on réessaye des choses, on expérimente.

– Ok. Merci beaucoup pour toutes ces questions. Alors, maintenant, on va passer un peu plus au Puy et à la Haute-Loire, mais je vais vous demander si vous avez des coups de cœur, notamment au niveau commerçants. Qui veut me parler d’un commerçant coup de cœur ? Qui commence ?
C – Ben de toute manière, avec Ju je pense que on va trouver les mêmes personnes, c’est-à-dire tous les gens qui ont toujours été un peu présents pour l’association, pour nous. Ça va être Alternatif, ça va être Woddstreet, ça va être des partenaires comme le Black Pearl ou des choses comme ça. Enfin voilà ou comme DEA qui a été bien partenaire quand on a géré, fait la Street en Velay il y a neuf ans de cela maintenant. DEA qui est un gros formateur local. Voilà, tous ces partenaires là après voilà, c’est à eux qu’on pense et qui ont toujours été à côté, de nous pour faire vivre ces pratiques quoi. Qui nous tiennent à cœur.

– Ben on va continuer alors avec des artistes. Julien, tu te lances ?
J – Ben nous, on a pas mal fait de partenariat avec Dege qui est l’artiste sreet art un peu reconnu au Puy-en-Velay.
C – Très bon état d’esprit, en plus Dege. Très impliqué et qui a pas mal bossé aussi sur les inaugurations avec Gris1.
– Oui.
C – Voilà, qui est un bon copain aussi et qui est aussi un chouette artiste et qui sont renommés mondialement et classés mondialement il me semble si je dis pas de bêtise et qui font des trucs… Alors y’en a un qui est dans l’hyper réalisme l’autre il est un peu dans un mood différent, mais c’est génial, ce qu’ils font les deux quoi.
– Alors moi, j’ai juste croisé Gris1 et il l’air très, très sympa, malgré sa renommée internationale. Donc je pense que Dege c’est pareil.
C – C’est quelqu’un de très discret quoi. Très discret mais Lionel il est génial quoi. Et puis, ils répondent toujours présents, ils ont toujours été là quand on leur a demandé, ils sont top.

– On parle association alors ?
J – Ben si on avait une association à mettre en avant, ça serait Ride in Yssingeaux à Yssingeaux du coup qui vient d’inaugurer son nouveau skatepark semi couvert. Et du coup, on est super content pour eux, parce que, pareil, ils ont mis dix ans à monter le projet et là ils ont fait un super, un super boulot avec une pumptrack en terre et un bowl semi couvert du coup, qui est super bien, qui est accessible et qui va permettre de faire évoluer le sport à Yssingeaux. En complément de l’Office du Puy.
C – Puis c’est un joli skatepark fait par une boite espagnole. Un pumptrack fait par les bénévoles de l’asso enfin, c’est un très bon esprit aussi. Ça permettra aux jeunes de là-bas de pouvoir rouler aussi sans avoir à descendre au Puy et puis nous, ça nous permettra d’aller rouler l’hiver, quand il fera mauvais au Puy.
– Et vous l’avez testé ou pas encore?
C – Ouais on a eu la chance de le tester.
J – On l’a testé en avant-première, le jour avant l’ouverture. Donc, c’est plutôt cool. Ride In Yssingeaux s’occupe de ça et s’occupe aussi du Lizieux. Au Mont Lizieux, là-bas, y’a des, ils ont fait des pistes, des pistes de VTT d’enduro. C’est tout ce que recouvre l’asso et c’est plutôt cool. C’est tout ce qu’on aime, quoi.

– Bon, on passe à l’ACUSAV. Vous vous êtes connus, vous, vous aviez chacun votre bout de terre, avec le Patatrail là pour toi Julien c’est ça ? Et le Mosquito trail pour toi Christophe.
C – Ouais, ce n’était pas que nous hein. Au Patatrail ils étaient nombreux. À Mosquito Trail on était nombreux et puis on était des pratiquants qui, voilà, on allait rouler au Patatrail… Enfin c’était les mêmes personnes d’ailleurs, de toute manière. Que ce soit au Patatrail ou au Mosquito, on retrouvait souvent les mêmes personnes. Et ouais, c’était les belles années du vélo et puis, un jour avec Ju on s’est dit, il faut qu’on… Voilà, l’hiver, on peut pas rouler donc ça serait bien qu’on se motive pour un skatepark. Et du coup, on a créé l’ACUSAV. Alors l’ACUSAV c’est l’Association des Cultures Urbaines et des Sports Alternatifs du Velay. C’est redondant mais ça dit ce que ça veut dire… Mais par contre, voilà, on s’est bougé pendant quelques années pour réussir à avoir un skatepark en local, un skatepark qu’on voulait pas limité à nous mais qu’on voulait que ça pousse…. Voilà que ça permette à des nouveaux, de faire venir des nouveaux pratiquants, ça permet de pousser le niveau local. Donc, ça a pris pas mal de temps. L’Agglo a tout de suite été à l’écoute. Elle nous a demandé quand même pas mal de contraintes… Enfin des contraintes, je sais pas si on peut dire des contraintes, mais il a fallu qu’on crée une notion de confiance avec l’Agglo. Donc on a organisé une Street en Velay en deux mille seize, seize avril deux mille seize, et voilà donc là c’est pareil, on s’est retrouvé à construire un skatepark éphémère. C’était la première utilisation de la salle des Orgues. On a construit un skatepark de mille mètres carrés. On a initié deux cents gamins sur des pumptracks, en a fait une fresque de, on a fait faire une fraise par des artistes graffeurs de quinze mètres par trois mètres de haut. Y avait des supports à graffitis pour que les jeunes puissent essayer. Et puis on a fait un contest avec trois mille euros de prize money. On a dépassé un peu la capacité de spectateurs je crois sur le week-end et du coup, on a convaincu les élus, du coup ben eux ont eu confiance. Et on a réussi à construire cette confiance et, après quelques années de palabres ben on a réussi à avoir l’Office Skatepark au Puy. Et puis, pas mal de temps avec Julien à faire des visios avec le maître d’œuvre. L’Agglo nous laissait cette chance-là de pouvoir pas mal bossé sur le design du skatepark.
– Oui, ça a mis dix ans à peu près. Deux mille treize, c’est l’association qui se crée, et puis en deux mille vingt trois, donc, l’Office.
J – Ouais, deux mille treize, la création de l’association et deux mille vingt-trois l’inauguration du skatepark. Alors entre-temps, voilà, comme l’a dit Christophe, il y a eu tout un tas d’étapes.
– Oui, vous deviez être couverts aux Baraques, c’est ça, il y avait des problèmes de sécurité.
J – Exactement au début, au début le projet c’était de partir sur un skatepark couvert géré par l’association. Ça a pas pu se faire pour des problèmes de réglementation. Et puis, après, on est parti sur le projet de l’Office, qui a pris cinq ans à avoir jour, mais avec une participation de l’association à toutes les étapes du projet. Donc, ça, c’était cool.
C – C’est vrai que, pendant quelques années, c’était pas très communicatif mais il y a eu un gros travail de l’ombre, derrière, où c’est, c’est beaucoup de boulot, beaucoup d’échanges. Le bâtiment aux Baraques, ça nous a pris beaucoup de temps à essayer de créer, de réfléchir à des solutions ainsi de suite, tomber en désuétude, enfin voilà, et c’est le… Trouver des solutions à chaque fois. Et bon je crois, la finalité elle est là, c’est qu’on a réussi… On est content. On est content, et puis, surtout, on est toujours là pour le faire vivre. C’est-à-dire que depuis trois ans, le skatepark évolue. Alors pas forcément le skatepark en lui-même, mais tout ce qui est à côté, c’est-à-dire qu’il y a de l’événementiel, il y a des WC qui ont été ajouté, on fait attention aux poubelles. Le spot est très respecté des locaux, c’est à dire qu’on trouve pas un déchet par terre. Il y a eu un échange de culture, c’est-à-dire qu’on se retrouve avec des gamins de douze ans qui rident avec des gamins de cinq, des personnes de, pas des gamins de cinq ans du coup, des vieux de cinquante ans, et tout le monde s’entend bien. Enfin, on a une chance, c’est, c’est… Voilà, c’est… On est super content de ce qu’on a réussi à faire.
– Oui c’est vrai, quand on passe, même quand on fait pas, voilà, d’activité urbaine comme ça, c’est un plaisir de voir tout le monde évoluer. Bon des fois on a un peu peur, parce qu’on voit des petits enfants en draisienne, voilà, sur le pumptrack. Bon heureusement ils ne sont pas dans le bowl, mais bon…
C – Après, il y a une réglementation, il suffit de s’en imprégner.
J – On a la chance d’avoir le bon spot aussi pour le skatepark, le skatepark, il est vraiment a un bon endroit. Et du coup, c’est sur les bords de la Borne, il y a du passage, et c’est ça qui crée la mixité et l’ambiance du skatepark quoi, et c’est comme ça qu’il faut voir les skateparks aujourd’hui et c’est ce qu’on a réussi à vendre au fil des années, aux élus, parce qu’avant les skateparks, ils avaient tendance à être cantonnés dans un petit coin d’une zone que personne voulait voir et là maintenant, c’est tout à fait le contraire et au Puy, c’est ce qui s’est passé et on voit très bien que ça marche super bien quoi.
C – On est passé… C’est une structure sportive quoi, c’est comme un stade de foot, comme un terrain de tennis. C’est, voilà, c’est un endroit où pratiquer du sport quoi, c’est… Il suffit de venir essayer pour transpirer quelques gouttes hein, c’est…
– C’est une super belle installation quoi, il y a neuf cents mètres carrés pour le bowl, pour la partie street, six cents et mille deux cents pour le pumptrack. Donc, c’est vraiment diversifié aussi. C’est… Donc, ça valait le coup de ne pas réussir à faire le projet aux Baraques finalement ?
C – C’est un mal pour un bien, cette histoire de projet des Baraques après… Surtout que c’était une gestion après associative, c’est jamais évident de gérer un bâtiment fermé avec des entrées, enfin c’est toujours très compliqué, surtout bénévolement.Ça demande beaucoup d’implication. Alors sur le long terme on sait pas, on n’arrive pas à le savoir. On a eu ça, on est super content. Ça fait, c’est un bowl voilà, la partie bawl, elle est complètement folle, ça ressemble à ce qu’on voulait. Quand on voit le nombre de raiders étrangers qui passent dans le coin… Encore récemment il y avait… Comment il s’appelle ? Un rider, un handi-rider qui était là et qui remontait du FISE et qui est venu essayer le park du Puy quoi, donc… Voilà, c’est un soulagement, c’est une satisfaction, c’est… Nous, on y passe sans vélo des fois, juste pour aller voir les copains, pour voir le monde qu’il y a. Et voilà, on est super content. Et puis, quand on voit comment ça à poussé le niveau, les jeunes qui ont attaqué le BMX il y a deux ans et ils font des figures qu’on n’a jamais fait. On se dit pourquoi y’en a pas qui l’ont pas fait avant nous.
(rires)
– C’est la plus belle récompense qu’on peut avoir.
C – Ouais, après, on a eu des doutes avec Ju. On a eu des doutes, on a eu des doutes après quand on a réellement créé l’asso, on était trois. Il y avait aussi David, qui était avec nous qui lui est en saison maintenant, qui s’est détaché un petit peu mais qui est toujours impliqué du truc. Mais nous, c’est notre plus grosse satisfaction ouais, c’est… Voilà, on est content de s’être impliqué toutes ces années. C’est beaucoup de temps, c’est beaucoup de réflexion et… Ça porte ses fruits.
– Il y a des cours aussi qui sont donnés notamment ben en skate avec Clément c’est ça et en BMX avec Malo c’est ça ? Comment on fait pour s’inscrire aux cours, comment ça se passe ?
J – Ben en fait, il faut contacter, donc Clément… Ils font partie de l’association Le Bond des Roulement qu’est une association qui propose donc des cours de skate et de BMX. Donc les cours de skate sont proposés par Clément, les cours de BMX par Malo. C’est eux qu’il faut voir pour prendre les cours. Et on est un peu en partenariat avec eux. On essaye de les soutenir pour développer leur activité. Voilà.
– Ok. Le FISE c’est quelque chose d’énorme. Mais si un jour le FISE fait un freestyle tour en France, si il vous proposait de venir au Puy, vous accepteriez ou pas ?
J – Très bonne question. Très bonne question. Ben…
C – Je coupe Ju pardon, on est une assoc collégiale, donc on va pas décider nous.
– Oui, bien sûr.
C – On décidera en collège. Voilà.
– Mais ça serait quelque chose qui peut être envisageable ou pas à votre avis ?
J – Alors, on a eu l’occasion de faire les championnats Aura quand le skatepark a ouvert. Donc, c’est un peu le même style, enfin c »est pas le même style, mais c’est moins gros. Mais je veux dire, on nous a déjà proposé des contests pour les qualifications Auvergne-Rhône-Alpes de skateboard. Donc, après le FISE de, comme il dit Christophe, ça, c’est une décision collégiale qu’on prendra après…
C – C’est comme la taille des événements, c’est comme voilà, on… Avec Ju, on a bossé, alors on n’a jamais, on était un peu dans notre coin quand on a réalisé le skatepark, après, à partir du moment où ça a été créé, on veut vraiment que… On a intégré des skateurs, quand même au dessin, quand on réfléchissait à tout ça avec le maître d’œuvre, qui était très à l’écoute aussi d’ailleurs. On peut faire un gros, gros merci à Connexion Sport Urbain, qui est le maître d’œuvre du skatepark qui a été réalisé ensuite par Territoire Skatepark qui est une boîte de valence qui fait que des skatepark. Mais mais derrière nous, toutes nos décisions, elles incombent pas julien et moi. On ne veut pas être président quoi, on veut, on veut que ça soit un échange associatif, que ce soit… Forcément, ça crée des fois des divergences un peu, mais c’est là où ça peut être le plus constructif pour que ça aille vers la majorité quoi, c’est vraiment notre but et c’est ce qu’on veut garder. Donc, si jamais il y a des partenariats avec un FISE ou autre chose, ce sera la majorité qui décide et… Après c’est pas pour ça que nous, on s’appliquera pas, même si pour l’un ou pour l’autre c’est pas notre vision. Mais si tout le monde veut le faire, nous on est apte à le faire. Vraiment on veut pas… On veut vraiment l’ouvrir à tout le monde. Si il y en a qui ont des propositions de trucs, on est preneurs. Vraiment, on n’est pas fermés quoi. C’est là tout l’intérêt de l’asso. Nous, on est les membres fondateurs mais on est pas des présidents c’est-à-dire que voilà, hormis cet espèce de titre qu’on peut avoir sur la tête, on en est…
J – Non, on est co-présidents, mais au final, c’est plus euh, un titre officiel pour les papiers, mais en fait, nous, on a une voix comme les autres quoi.
C – Si quelqu’un dit non, non, nous on voit pas ça comme ça, et que ça représente la majorité ben on suivra la majorité. C’est, je pense, c’est la où ça sera le plus constructif pour garder la meilleure ambiance au park et sur les événements ainsi de suite.
– Oui, on le voit, je suis venue à pratiquement tous les événements que vous avez fait. Il y en a un prochain qui arrive bientôt.
J – Effectivement, le treize septembre, on organise un événement de BMX. Il y a eu le skate, le vingt quatre mai. En général depuis que le skatepark a ouvert en essaye de faire deux événements dans l’année, un événement de skate, un événement de BMX. Après une nocturne pour les bénévoles c’est-à-dire qu’on loue des lumières et on éclaire le skate-park le temps d’une soirée. Là, pour l’événement de BMX, donc le treize septembre, ça sera un prize money, mille euros en cash for tricks, c’est-à-dire que chaque rider va rouler tranquillement et dès qu’il sort un trickq, on lui donne cinq euros. Ca va être par zone dans le street, dans le bowl, ça sera pareil, y’aura la meilleure line en cash for tricks. Et après on va faire les meilleurs best tricks, la grosse hauteur et je me souviens pas, il y’a un autre truc.
C – Y’a en fait, sur le street, c’est voilà, on a fait un prize money de mille euros donc ça sera un rider qui va partir avec mille euros, ça sera partagé. On a défini des zones sur le street où les gars vont rider. Voilà, ça sera un peu à l’applaudimètre, on distribuera des billets de cinq euros, comme on a fait en septembre dernier pour la Ponot BMX Day1 et après dans le bowl du coup comme disait Ju, ce sera plusieurs types de trucs et à la fin, les derniers, y’a un vote qui sera fait par tous les riders, qui éliront le meilleur rider de la journée.
– C’est cool.
C – Et voilà, et après, y’aura sûrement un petit contest de bunny hop et de saut en longueur. Mais là, les lots, ça sera plus des cash for tricks, ce sera peut-être des longueurs en bière, ou des trucs comme ça. Mais voilà, on est pas trop mal en niveau com’ là, ça attaque bien. Je pense que ça va être un sacré spectacle qu’il faudra… On va croiser les doigts pour la météo. L’année dernière on n’a pas eu de chance. Cette année, c’est un peu mieux. On va croiser les doigts pour que la météo soit top en septembre, et je pense ça va être un événement assez fou, assez fou quand on voit que l’année dernière, il y avait des gars comme Nikita ou Titi qui sortaient à trois ou quatre mètres au-dessus des courbes. Je pense que ça va être gros spectacle et puis qu’y’aura pas mal de monde. Il y aura beaucoup, beaucoup de pro rider je pense.
– On va retenir les dates et il y a un nom pour l’événement, je vous ai pas demandé.
J – Le 13 septembre, c’est la Ponot BMX Day2. C’est simple. Voilà, on propose aussi de la restauration sur place avec deux food-trucks, donc Cocorico, qui on qui vont proposer un brasero, je crois bien, Roule Galette qui proposera des galettes et des crêpes sucrées.
C – L’asso qui fera une grosse buvette aussi.
J – Bon l’asso qui fait une buvette. Des t-shirts à l’effigie de l’événement, comme d’habitude, à chaque fois, on fait ça.
– Oui c’est à chaque fois Manu qui vous les fait.
J – Voilà, Manu nous fait des tee-shirts en sérigraphie, en live. Et puis…
C – Y’aura des super trophées pour les vainqueurs par Personnalise Grave, et aussi le premier partira avec un jambon énorme de pays, d’une dizaine de kilos.
– Ça, ça donne envie tu vois.
C – Ben ça a fait fureur au contest de skate, et les salaisons de Fix, qui sont un bon partenaire aussi, remettent l’initiative et, du coup, on aura de nouveau un gros jambon à offrir aux meilleurs riders, et je pense que ça vaut le détour.
– Alors moi j’ai jamais rider de ma vie à part faire du snowboard. Tu crois que si je m’y mets maintenant, je peux y arriver ?
C – Ça demande pas mal d’engagement, mais ça peut se faire.
– Faut que je le fasse jour et nuit quoi.
C – Si t’es élue par tous les autres riders, ça marche.
J – Ouais ouais, ça marche.
C – C’est… Voilà !
– Je peux être catastrophique et être élue quand même, on sait jamais.
C – Ah mais ça, celui qui sortira élu, le but, c’est vraiment que ce soit choix des riders, celui qui a marqué la journée.
– Ça peut être, oui, ça peut être par la personnalité aussi bien que par les figures ?
C – Par l’état d’esprit, par… Sans parler de niveau quoi c’est-à-dire, ça se trouve ça peut être un petit minot qui est trop gentil et qui a trop envie et qui s’implique trop et qui a un bon état d’esprit, un bon mood. Nous on sera pas là pour dire oui ou non. Nous, on est là pour dire ok. Donc, voilà !
-Est-ce qu’il y a des âges ? Ça commence à partir de quel âge, est-ce qu’il y a un âge pour s’inscrire ? De quel âge a quel âge ?
J – Euh, c’est moins de quinze plus de quinze après je dirais que c’est plus à partir de huit ans quoi.
– Il faut savoir marcher déjà.
J – Ouais ! Vaut mieux et faire du vélo aussi.
C – Quoi qu’il en soit, le skatepark, normalement, il est interdit aux moins de huit ans. Après bon, c’est sur le papier, c’est l’Agglo qui se protège après s’il y’a des moins de huit ans… Nous, on évite d’y aller un samedi effectivement mais… Voilà le but, c’est que même si un gamin veut s’amuser dans un skatepark, qu’il le fasse quoi. Mais c’est vrai que normalement c’est huit, quinze et au dessus de quinze après y’a d’autres catégories quoi. Et féminine, évidemment.
– Oui, oui, c’est vrai que… Y’a de plus en plus de filles qui s’y mettent ou… ?
C – Ouais.
J – Y’en a, y’en a de plus en plus après.
C – On en n’a pas trop en BMX, surtout en skate.
J – Chez nous y’en a pas trop. Y’en a plus en skate comme il dit Christophe. Mais en règle générale, quand même, dans le BMX, il commence à y avoir des filles ouais, alors qu’avant il n’y en avait pas du tout.
– Et est-ce que les JO… Il y a eu… Vous avez vu une retombée, quelque chose par rapport aux JO ? Bon, c’est assez récent mais… Pas vraiment ?
J – Honnêtement, la retombée qu’on a eu, c’est plus la naissance de la structure, mais c’est pas…
C -De tous les skatepark en France, parce qu’on voit que… On suit les boites avec Ju, on suit les boîtes depuis quelques années, celles qui les réalisent, on voit que les gars ils bossent, ils ont du boulot, c’est ça ça pousse partout, c’est top. Et puis, comme Ju disait tout à l’heure, c’est vraiment des skateparks tous différents avec un peu leur façon de présenter les locaux. C’est pas mal, c’est bien. Moi je dirais que c’est ça la retombée des JO, c’est… Vu comme ça pousse partout, quoi, c’est…
J – Il a raison Christophe, la retombée de JO en fait c’est la recrudescence des structures. Que ce soit des pumptracks ou des skateparks.
C – Faut aller à Saint-Paulien. Rien qu’en local, il y a le skatepark à Craponne qui est aussi sur l’Agglo. Il y a eu le pumptrack à Saint-Paulien, à Chaspuzac, à… Où ça… Langeac, à Langeac ils ont fait un skatepark aussi derrière. Après y’a aussi des skatepark qui existaient à Aurec, au Chambon, enfin déjà rien qu’en local, il faut une année pour faire le tour de tous alors… C’est… Voilà. Là ils viennent de faire Caluire-and-cuire, Caluire-et-Cuire pas and cuire, à chaque fois…
(rires)
J – Tu le fait en version anglaise à chaque fois.
C – Ouais je suis anglophone, mais vite fait ! Après une bière. Mais ouais, ils viennent de faire un truc de malade à Caluire-et-Cuire. Enfin c’est… Saint-Chamond été fait… Saint-Chamond nous a servi, nous, à vendre aussi le skatepark local, c’est-à-dire qu’on avait été faire une visite avec des élus locaux à Saint-Chamond pour leur faire voir, on avait été reçu par le président de l’asso de là-bas. J’ai… Tous les élus aussi de là-bas qui avaient dit que c’était génial. Ils ont reconstruit toute la zone de… Comment elle s’appelle c’te zone, là où il y avait l’armurie ?
J – Novaciéries.
C – Novaciéries voilà, où il y avait de l’armurie et tout, ils ont fait une zone magnifique, le skatepark est super intégré. Ça revient à ce que disait Ju tout à l’heure, on n’est plus cantonné dans des zones industrielles ou dans des zones abandonnées. La pratique, elle est mise en avant et c’est top, on le voit, c’est super bien fréquenté. Le skatepark, moi, on s’est tous posé la question. On voit comme c’est propre. Il y a des poubelles, elles sont pleines, certes, mais mais y’a rien à côté quoi. C’est génial, c’est…
– Ça fait partie de la culture aussi des personnes qui pratiquent le skate, le BMX, ils sont respectueux. Bon en fait, après quand on fait du sport on est assez respectueux normalement non, ch’ai pas.
C – Oui oui, après l’emplacement… Tu sais nous on savait pas, enfin on avait assez confiance.
J – On a souffert au début, dans les premières années, on a les skateurs et les BMXer, on souffrait un peu d’une image un peu marginale, mais maintenant, c’est plus du tout le cas quoi. Mais l’image, elle était marginale parce qu’on était cantonné au fin fond de…
C – Ça revient…
J – … De la zone donc voilà.
C – C’est ce qu’on a vu juste avant avec les JO qui ont ouvert ça à un grand public, c’est diffusé à la télé, il y a des chaînes payantes où tu vois des contests comme des X-Games, des choses comme ça, ou… Nike ou Redbull qui font des événements sans cesse, enfin, voilà… Les mecs qui sont à la télé maintenant, c’est plus des marginaux, c’est des sportifs quoi. Voilà c’est vrai comme a dit Ju, on a souffert à une époque de cette image, c’est plus le cas quoi.
– Oui, comme le hip-hop, comme tout ce qui est alternatif de toute façon, souffre tant que c’est pas mis, voilà, aux yeux du public on va dire. Est-ce que vous voulez rajouter quelque chose par rapport à l’événement, par rapport à l’ACUSAV ?
J – Pourvu que ça dure.
– Toi Christophe, tu veux dire quelque chose ?
C – Ben venez ! Le treize septembre, au skatepark du Puy, y’aura une belle buvette, y’aura à bouffer, y’aura un sacré spectacle.
– Et il fera beau.
C – Il fera beau et il faudra beaucoup crier. Donc le treize septembre à route de Montredon au Puy-en-Velay.
– On peut venir avec desinstruments de musique, des pipeaux, des trucs comme ça ?
C – Y’aura déjà la sono sur place. Bien se reposer la veille. Il y aura le camion frigo, y’aura tout, tout sera en place, vous pourrez acheter vos t-shirts sur place. Non, ça va être cool, on languit. Je pense que déjà, vu que rien que ce qu’on a vu en septembre de l’année dernière. On a vu des trucs assez fous. Je pense que cette année, ça va être un ton au-dessus quoi. L’année dernière, on avait le désavantage, c’est que ça s’est mal goupillé, on était en superposition avec un événement à Clermont. On a beaucoup de copains qui savaient pas où ils allaient, au Puy ou à Clermont, et là, en l’occurrence…
– Là c’est bon.
C – On est organisé.
J – Là normalement, y’a pas de problème, on est les seuls en Auvergne.
– Bon ben cool. Oui, donc, ils viendront tous ici quoi, donc, on verra du beau monde au mois de septembre quoi.
J – J’espère.
– Mais si, mais si en plus il fera super beau tu vas voir. On va invoquer les esprits pour que tout se passe bien.
C – On va réussir à faire rester tout le monde pour le Roi de l’Oiseau pour le week-end d’après. Parce qu’il y en a un paquet de mecs qui sont passés dans le coin et qui sont tombés fan du week-end d’après aussi hein. Qui vont venir pour une semaine et demi quoi.
– J’ai l’impression qu’il y en a qui vont venir habiter au Puy tu vois. Il va y avoir un renouveau.
C – On en voit pas mal hein. On voit que y’a des gens, ils cherchent un endroit où aller travailler ou autre, en fonction un peu de ce qu’ils peuvent se trouver en offre de structures sportives de ce style, je pense à Damien, par exemple, je pense à deux, trois autres, comme ça qui disent ah y’a un skatepark au Puy, tiens, je pourrais aller m’installer là-bas quoi. Et voilà, ça fait venir du monde. Et puis on revient à ce qu’on disait tout à l’heure, le nombre de riders qui sont passés, qui postent des trucs de la ville plus que du skatepark, parce que ils trouvent la ville magnifique, voilà.
– Sergio va débarquer.
C – On vend un peu la ville du Puy parce que on l’aime bien aussi.

– Oui, ils sont ponots, pures ponots, chauvins comme il faut, c’est ce qu’il faut. A Salut les Ponots ! On a un slogan, c’est Crache ta Lentille ! En fait, je vous pose deux questions. La première, c’est si il y a un événement remarquable au Puy ou en Haute-Loire pour vous, ou s’il existe ailleurs que vous aimeriez bien voir au Puy, et la deuxième, c’est si vous changeriez quelque chose au Puy ou à la Haute-Loire. On commence par l’événement remarquable. Je sais ce que vous allez me répondre mais dites-le aux auditeurs, qui veut le dire ? Événement remarquable ?
C – Ben c’est la Street en Velay. Oui en plus, on a les grosses chevilles. Non non, ça reste un truc, ça reste un truc après y’a plein de trucs hein, y’a le jam au Patatrail ou au Mosquito qui étaient aussi des souvenirs mémorables. Mais on reste un peu dans notre truc, un peu dans notre communauté et c’est vrai que la Street en Velay… Je pense qu’avec Ju, c’est un truc qui a marqué nos vies quoi.
J – C’est une grosse aventure et tout le monde, tout le monde, a suivi. Tout le monde a suivi, autant pour la construction que l’organisation, que le démontage. Enfin tout donc c’était…
C – Ça me fait des frissons là déjà tu vois.
– Ah il a les poils qui se redressent Christophe. Il va pleurer, j’ai un kleenex si tu veux.
C – Non non mais c’est un truc de, c’est un truc, ouais c’était… Je pense que c’est un truc qui nous fait vibrer quoi c’est… Quand on voit le nombre de personnes qui ont pris une semaine de vacances au mois d’avril pour aller construire un skatepark dans une salle, on pense à tous les copains et tous les bénévoles, jour et nuit, des visages fatigués, marqués, des litres de sueur, des milliers de vises, des sept mille mètres carrés de bois pour tout plaquer, enfin… D’arriver chez Gedimat ou les Artisans du Velay, ou je sais plus comment ça s’appelait à l’époque, que le gars nous dit on peut pas vous vendre le bois parce que les artisans auront plus rien la semaine prochaine… Enfin, c’est des souvenirs de fous, de fous, de fous ouais. On a été chercher des modules en semi-remorque à Sainté, prêtés par une asso locale.
– Oui, j’ai cru lire ça.
C – Ouais, c’était… Pfff.
– Vous seriez allé même plus loin si il avait fallu de toute façon.
– Ouais ouais ouais. Voilà, ça reste le truc qui… Ça tourne toujours un peu autour du vélo et du skate, mais voilà, c’était le truc… Et puis, on remercie encore. Enfin, je pense qu’on l’a fait. On m’avait organisé une sacrée soirée de remerciement, d’ailleurs. Petit coucou à tous ceux qui pensent à ça là, qui s’en rappellent. Mais ouais ouais, c’est un souvenir magnifique. Et puis, surtout, ça a été, ça servi à quelque chose quoi, surtout ça.
– Et est-ce qu’il y a encore aujourd’hui, quelque part en Haute-Loire un Mosquito Trail ou un Patatrail qui existe, ou plus du tout, du tout, du tout.
J – Ah ben le revers de la médaille, c’est que en s’occupant d’un nouveau projet, on a un peu laissé de côté les champs de bosses qui pouvaient, qui… Dont on s’occupait avant. Enfin, après, il n’y avait pas que nous. Mais c’est vrai que c’est vrai que, petit à petit ben le Patatrail n’existe plus, il y a un lotissement à la place. Et le Mosquito.
C – C’est une carrière.
J – Il y a une carrière à la place.
C – Après, c’est un peu la vie d’un champ de bosses, c’est pas comme un skatepark. Le champ de bosses vit un peu avec les pratiques qui sont là au moment T. Et après, ben voilà, il y a un peu les personnes qui partent à droite, à gauche, un peu manque d’implication. Bon après, on n’a pas, on n’a pas à le regretter ça reste des super bons souvenirs. Même si on aimerait bien des fois retrouver un peu la terre. On a fait une démo à Félines. On a ridé un peu la terre et ça fait trop plaisir. Mais c’est pas pour ça que ça reviendra pas.
– Oui, rien n’est jamais, voilà, n’est jamais déterminé. Qu’est-ce que vous changeriez au Puy ou à la Haute-Loire ?
J – Pas grand-chose hein.
(rires)
Honnêtement, je vois pas trop…
– Non mais tu peux n’avoir rien à changer.
J – Non moi, tout me va bien.
– Et toi ?
C – Ah ben je… Même état d’esprit. Moi, je veux rien changer. Amoureux du coin, je… C’est très bien, on est super bien.
– Et ben on reste comme ça et je vais demander donc… Christophe, est-ce que tu peux faire le prochain jingle ? Je te donne la petite boîte.
C – Allez, vous vous attendez à super fort.

Musique jingle

– T’as vu juste avec un doigt hein. Bon, il a failli la casser là hein, ça a été un peu brutal.
C – Vous voulez pas un whisky avant ?
(rires)
– Et voilà, et je me fais à nouveau avoir. Faut que je fasse attention à ce que je dis, mais je ne fais pas attention.
C – Désolé, elle était…
– Elle était facile, mais bon, t’as bien fait, t’as bien fait. Dernière question sur la Haute-Loire. Home Distillers à Espaly ou la Distillerie Mézenk à Saint-Jeures ? Donc Home Distillers plus le whisky et Mézenk qui vont faire du rhum. Laquelle choisis-tu ?
J – Euh… Je suis plus whisky moi donc…
C – Ils font du rhum aussi.
– Ah ils font du rhum aussi.
C – Il me semble si je dis pas de bêtise.
– La Vertueuse à Yssingeaux, Pagès, la Verveine du Vivarais ou la Brasserie des Plantes à Saint-Didier-en-Velay ?
C – J’aime beaucoup la Vertueuse. Et Pagès avait sorti un bon verveine artisanale aussi à une époque et puis ils ont été aussi bien partenaire de nos événements donc… On va dire Pagès.
– Julien, est-ce que tu descendrais plustôt en vélo le rocher Saint-Michel, les escaliers, le Ravin de Corboeuf ou la Coulée de la Bourianne ?
J – Ah ben le Ravin de Corboeuf. Moi à la base je suis de, je suis pas d’origine tibétaine, j’allais dire n’importe quoi.
(rires)
Non, non, je suis d’Emblavez donc en fait Rosières c’est à côté de chez moi, je suis de Lavoûte à la base. Donc, donc les ravins de Corboeuf ouais.
– T’as jamais tenté ?
J – Non, jamais.
– Ah ouais parce qu’avant tu pouvais non, tu pouvais pas circuler dans le ravin ? T’as tenté, je suis sûre que t’as tenté. Ouais, il y a longtemps.
J – Oui peut être, je ne me rappelle pas. Non, non, non, jamais tenté.
– Vu le regard de Christophe, oui il me semble que t’as jamais tenté. Euh… Pour toi Christophe, bon plus simple. Tu aimes bien rider au Mont Bar ou au Pic du Lizieux ?
C – Ben… Pfff, tu me poses toujours des… des colles. Ben le Mont Bar, c’est la maison un peu, ma famille est d’Allègre donc Mont Bar, c’est la maison. Mais le Lizieux c’est chez les copains de Ride In Yssingeaux donc… Le Lizieux, les pistes sont plus entretenues. Voilà. Le Mont Bar, c’est un peu plus freeride, j’aime bien aussi.
– Pour toi Julien Claire Barbier-Essertel ou Pierre-Julien Jouve ?
J – Ah ben je connais plus Claire quand même, donc Claire.
– Oui, qui est en plus une précurseuse dans le skate en France, faut le dire. Voilà, je le rappelle. On l’a eu en interview. Pour toi, Christophe, on a parlé des petits jeunes qui progressent très rapidement. Malo, Joachim ou Valentin, c’est les noms que j’entends moi quand je vais au skatepark.
C – Jules.
– Ah, bah, voilà, je ne connais pas Jules.
C – Non, mais c’est tous des champions. Ils sont trop forts. Joachim, le fils à Manu, Malo, prof de BMX, aussi qui progresse un truc de malade, Valentin, qui est un peu moins jeune qu’eux mais qui leur apprend beaucoup. Et puis Jules notre petite mascotte du moment qui a beaucoup roulé en enduro et qui a touché un BMX il y a deux ans, qui prend un niveau de malade quoi.
– Y’a des filles un petit peu là. Non, vous n’aviez dit pas trop sur…
J – Non, pas trop.
C – Si il y a la fille de Fabien Chavanne, un gars de l’asso qui roule un peu mais moins. Et sinon c’est vrai qu’en BMX pas trop. Après en skate, il y a la fille à Manu qui ride pas mal ouais, Mattis.
– Donc les filles, venez au skate quoi. Venez au skatepark, pardon faire du BMX ou du skate, ou du patin à roulettes… Ou de la trottinette ? Mwouaiiiiis… Un peu moins.
C – Faut faire du BMX après.
– Pour débuter. Après, on passe au BMX. Ok, ça marche. Julien, alors ça n’existe plus. Mais bon, si jamais il était à nouveau là l’enduro des Salamandres ou la MeygalXpérience, je ne sais pas si tu connais, une enduro qui s’est créée cette année pour la première fois au mois de mars.
J – Alors l’enduro… Ben j’ai participé aux deux. Mais la MeygalXpérience, j’ai bien aimé.
– Donc à refaire l’année prochaine ?
J – Ouais, à refaire l’année prochaine.
– C’est quoi que t’as préféré ? C’est le trajet ou c’est plutôt l’arrivée avec la bière et…
J – Ben les deux en fait. Parce qu’en fait, non, le principe déjà de monter. Déjà le principe de monter en navette jusqu’à Raffy la haut, faire le Testavoyre, enfin redescendre jusqu’à Brives, ça c’était plutôt cool, avec un trajet, un tracé plutôt sympa et tout avec des bonnes descentes, style enduro, ça c’était bien. Et puis, à l’arrivée, effectivement, il y a la buvette et puis y’a une truffade, donc c’est plutôt sympa, ouais. Ouais, MeygalXperience.
– Pour toi, festival de la Teinturerie à Aurec ou le Félinart ?
C – Je dois répondre vraiment ?
– Ben oui.
C – Felinart, on n’a pas pleuré.

– Voilà, je m’en doutais un petit peu mais bon écoute, fallait que je la pose. Est-ce qu’il y a un spot favori pour vous en Haute-Loire pour rider ? Quel est votre spot favori, à part le skatepark du Puy ?
C – Ben la Haute-Loire.
– La Haute-Loire d’accord, mais un endroit en particulier ? Non hein ?
C – Ça va des forêts de Lavoûte-sur-Loire aux descentes de Chaspi ou du côté de Mons, enfin, pfff. L’autre jour on a été roulé dans l’Allier aussi, c’était, enfin dans l’Allier, du côté de l’Allier vers Monistrol. C’était magnifique aussi. On a la chance d’avoir plein plein de terrains différents, de textures de sol différentes. On peut aller trouver de l’humus dans les montagnes comme le Mont Bar ou à Lavoûte. On peut aller trouver de la pierre à Chaspi, il y a de la pierre du sud. On peut trouver de la pierre noire du côté de Solignac. Enfin, on est gâtés quoi. Donc, non…
J – C’est sûr qu’en VTT, on a un terrain de jeu qui est vraiment énorme. Et en BMX mis à part l’Office, je dirais ben skatepark d’Yssingeaux ou…
C – Saint-Paulien aussi.
J – Ça ou le pumptrack de Saint-Paulien ouais.
C – Saint-Paulien et Langeac c’est des pépites, c’est fait pas Htracks.
– On n’a pas entendu, t’as dit Saint Paulien et ?
C – Saint-Paulien et Langeac, il y a deux pumptracks enfin qui sont presque des champs de bosses. Bon, ils sont en goudron donc ça donne un peu moins envie de tomber mais ils sont pépites quoi. Et voilà, non, en local, je te dis, on n’a même plus assez de journées pour rider et tout, alors…
(rires)
– Qu’est-ce qui vous rend le plus heureux aujourd’hui ? Pour toi Julien ?
J – Ben ce qui me rend le plus heureux, c’est de voir…
C – Le gras c’est la vie.
(rires)
– Il a répondu… Vas-y.
C – Le gras c’est la vie.
(rires)
J – Ouais mais ça, c’est un truc de tous les jours quoi. Non, mais après, c’est de voir que le projet qu’on a porté fonctionne et qu’il y a la relève, et ça, c’est plutôt cool de voir des jeunes, comme tu parlais tout à l’heure avec Christophe, des Malo, des Jules, des Valentin et des Arthur, il y en a plein. Et tous les skateurs qui sont là. Qui sont là tous les jours au skatepark et qui lâchent rien, et ça, c’est cool quoi. C’est la meilleure récompense.

– Ouais c’est clair, on en parlait tout à l’heure en off aussi. Je vais vous demander alors un dicton maintenant, une expression. Christophe ?
C – On n’arrête pas de jouer parce qu’on devient vieux. On devient vieux quand on arrête de jouer. Bon, c’est pas moi qui l’ai inventé mais je trouve ça… C’est une belle vision. J’essaie de m’y conforter en tout cas.
– T’essaie de t’y conforter donc ça va ?
C – Je joue beaucoup, donc je me dis que j’suis pas vieux du coup.
(rires)
C’est peut être pas gagné mais…
– C’est un prétexte pour continuer à jouer en fait.
C – Voilà ouais, exactement.
– Et pour toi Julien ?
J – Ben j’ai pas forcément de dicton, mais je vais…
C – Le gras c’est la vie.
J – Je vais…
– Pourtant, il en a un, depuis tout à l’heure, on n’arrête pas de le lui dire hein.
J – Non mais voilà, je vais, je vais continuer sur ma lancée. Ben, le gras, c’est la vie. Voilà.
(rires)
– Je vous remercie. Je vous souhaite une bonne continuation. De toute façon, on se reverra, et puis ben déjà le quatorze septembre. À très bientôt.
C – Treize, treize.
J – Treize.
– Treize septembre, j’ai dit le quatorze. On se reverra le treize septembre. À très bientôt.
C – Ah oui, venez pas le quatorze ans parce que vous allez trouver…
– Ça sera trop tard.
C – Merci à toi, en tout cas pour ton intérêt et pour l’écoute et tout ça. Ton p’tit truc un peu décalé, c’est cool.
– Je reviendrai…
C – Même si on n’est pas tout à fait à l’aise.
– Je reviendrai vous voir. Mais si tout à fait, moi, je ne le suis pas non plus. Je reviendrai vous voir donc au mois de septembre.
J – Ça marche. Merci beaucoup.
– Merci à vous, ciao ciao.
C – Ciao !