Épisode #64

Accueil » Épisodes » episode » Épisode #64

Julien

Temps d’écoute : 36’03 minutes
Télécharger la transcription
fr .pdf 91ko

– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent, qui gravitent autour du Puy. Et là, je suis dans un lieu où j’y passerai toutes mes journées, tellement c’est beau, qu’il y a de choses à voir, et je suis en compagnie de Julien. Bonjour Julien.
– Bonjour !
– Comment vas-tu ce matin ?
– Oh ben très bien, il commence à faire beau, donc, ça va, ça va. Les chaleurs sont pas encore arrivées, mais il fait beau. Donc, là, on est parfait.
– T’as pris ta crème solaire ?
– Oui. Je bronze facilement, enfin je crame facilement. Donc, oui, j’ai de la crème solaire.
– Ah oui, t’achète d’abord la biafine et après la crème solaire c’est ça ?
– Voilà, voilà complètement.
– Ok, je te remercie de m’accueillir au sein de…
– Interlude.
– Wahou, là, les auditeurs vont être contents, parce qu’alors Interlude, on en parle quand même très, très souvent. Et est-ce que tu peux te présenter aux auditeurs qui ne te connaissent pas encore ?
– Alors, ben, je suis Julien. J’habite au Puy-en-Velay depuis maintenant six ans, et j’habite au Puy-en-Velay parce que je suis venu ici pour le travail, pour venir à Interlude, renforcer l’équipe à l’époque. Je m’occupe principalement du rayon manga, et voilà. Je suis, comment dire, un bon gros geek dans la fonction populaire du terme, ça veut dire fan de mangas, de BD, de jeux vidéo. Bref, je ne suis pas original, je suis, je suis un stéréotype, bien comme il faut.
– C’est génial. J’ai un premier bon stéréotype comme il faut, c’est cool. Merci Julien, tu es né où ?
– Et moi, je suis né à Lisieux, une petite ville de Normandie. Donc je suis de tout là-haut, à l’ouest, et Lisieux, qui est globalement, pour les auditeurs qui se rendent compte, c’est le Puy-en-Velay, mais en Normandie, voilà, globalement.
– Ah ben c’est génial, ça ne te change pas trop en fait.
– Non, pas du tout. On a des montées ignobles, comme ici, et alors, non, on n’a pas de cathédrale, on a une basilique, mais voilà, c’est à peu près la même chose. Ça draine à peu près le même flux de personnes et le même niveau de tourisme qu’ici.

– C’est parfait. Je vais te demander si tu avais une anecdote par rapport à la Haute-Loire ou le Puy.
– Oui, j’ai une anecdote assez marrante et spécifique à mon histoire. C’est que, avant de voir l’annonce d’Interlude, je ne savais absolument pas que cette ville existait. C’est vrai que, étant donné que je ne suis pas très religieux, tout ce qui est lié au chemin de Compostelle, ben, j’en avais aucune idée. Et le Puy-en-Velay, c’est vrai que c’est une ville dont l’existence, pour moi, à l’époque, on m’aurait dit tu connais le Puy-en-Velay ? J’aurais dit non, mais t’es sûr que c’est en France, parce que je ne connaissais absolument pas. Euh, au point que j’ai été très surpris, la première fois à Interlude, de voir quelqu’un rentrer d’un peu particulier, qui est Laurent Wauquiez, puisque pour moi, il était certes président de la région Rhône-Alpes, mais je ne connaissais pas son histoire par rapport au Puy-en-Velay, puisque, de toute façon, cette ville, pour moi, n’existait pas. Donc voilà, ça a été découvertes sur découvertes. Quand j’ai répondu à l’annonce, j’étais vraiment en mode ben je ne serais jamais pris, parce que, de toute façon, j’avais regardé sur maps, c’est loin, ça a l’air d’être une petite ville, comme Lisieux, je me suis dit bah ils doivent avoir des fans de manga plus près de moi. Donc voilà, j’ai postulé, histoire de postuler, mais vraiment, je n’étais pas du tout confiant et de toute façon, je ne me projetais pas à l’époque, puisque vous n’existiez pas.
– Et donc tu es là depuis combien d’années maintenant?
– Et ben maintenant ça va faire pratiquement six ans. Je suis arrivé en deux mille dix neuf. Donc, ouais, c’est ça, je suis arrivé juste avant le covid. Globalement, je crois que ouais j’ai fait une année complète, et puis après, ça a été le premier vrai gros confinement, donc voilà. Deuxième anecdote tiens, bonus. J’ai signé mon cdi alors qu’on était en plein confinement.
– Ah d’accord.
– Puisque je suis arrivé pour un cdd d’un an et au premier mai quand il a fallu signer mon cdi, on été complètement en plein confinement. Donc je suis venu exprès ici en ville rencontrer le patron pour signer le cdi, alors que tout était à l’arrêt et qu’on ne savait pas où ça en était. Mais il fallait bien faire quelque chose au niveau administratif pour moi. Et bah, fallait mieux faire comme si tout allait bien se passer. Donc, j’ai signé mon cdi, alors que voilà, tout était à l’arrêt en France.
– Ils avaient pas envie de te voir repartir. Oui, la preuve, tu es là depuis six ans maintenant. Donc…
– Maintenant, maintenant, c’est tout bon. Mais oui, c’est vrai qu’à l’époque, déjà, trois mois avant, j’avais demandé est-ce que je continue ici, et tout ça parce que c’était la fin de mon cdi. Et puis moi, s’il fallait que je retourne en Normandie, c’était une vraie préparation. Donc, à la base, c’était oui. Puis y a eu ce covid qui a un peu mis la pression, et puis, finalement on a signé le cdi, ça c’est très bien passé pour Interlude le covid, et donc maintenant, voilà, je suis là depuis très longtemps.
– Je vais te demander de faire le jingle, voilà, avec la petite boite, tu tournes.

Musique jingle

– On continue ?

Musique jingle

Y’a un piège ? Y’a un diable ?
– Super, t’avais déjà fait ça ? Cet instrument ?
– Oui, oui. Alors…
– Petit ?
– Petit, avec les boîtes à meuh, tout ça.
– Ah oui oui oui.
– Oh oui, j’ai un grand-père qui était, qui était agriculteur et tout ça, donc ce genre de vieilleries et de boîtes et tout ça c’était.
– Il a traité ma boite de vieillerie, oh qu’il est méchant. Bon allez, on va passer au confessionnal, je vais me venger. Alors noir ou rouge ?
– Euh… Rouge ?
– Non, il n’y a pas de piège hein. Rat, renard ou requin ?
– Ah, renard.
– T’aimes bien cet animal toi ?
– Oui, oui, oui, c’est l’un de mes animaux préférés, c’est… On partage ça avec mon frère. Ça fait partie de nos animaux préférés, c’est toujours. Les renards, c’est vraiment ultra beau. Y’a des superbes renards. Après c’est un animal sauvage, donc c’est juste de loin, on le regarde de loin, mais c’est vrai que ça fait partie des animaux, j’adorerais les prendre dans mes bras. J’adore ça.
– Faut surtout pas faire ça. Voilà alors deux films du réalisateur Guillermo Del Toro, Pacific Rim ou le Labyrinthe de Pan ?
– Ah Pacific Rim. Comme j’ai dit, je suis un geek stéréotypé. Donc, moi, les gros robots, j’adore toujours. J’avais pris une claque à l’époque avec Pacific Rim, mais le Labyrinthe de Pan c’est aussi excellent. Donc, c’est compliqué, mais Pacific Rim.
– Est ou ouest ?
– Est ouest. Euh… Ah ! Et comme à l’ouest, rien de nouveau, on va dire l’ouest.
– Ok. Route ou chemin ? Fallait que je la fasse celle-là.
– Chemin, chemin, toujours chemin.
– Ceux qui savent, savent. Tu préférerais avoir une coupe à C17 ou comme Astro Boy, notre petit robot ?
– Ah…. C17, C17. J’aime beaucoup Astro Boy, mais je vais pas blesser les clients avec ma coupe, donc C17. C’est plus safe pour le boulot.
– Ah dommage, moi j’aime bien travailler Astro Boy, elle est cool. Reine, roi ou chevalier ?
– Aaah, guillotine.
– Ok, d’accord. Les Éditions du Lapin, qui fêtent leurs vingt ans cette année, ils sont à Lyon, ils sont plutôt sur des livres humoristiques on va dire, engagés, les Éditions Futuropolis, qui sont plutôt sur des BD qui font réfléchir sur le monde, sur l’art, sur l’histoire, ou bien sur les Éditions des Humanoïdes Associés. Avec notamment des chefs-d’œuvre du neuvième art, comme Incal, etc. Etc. ?
– Ben là j’ai pas le choix, même si j’aime beaucoup les deux autres, on va dire les Humanoïdes Associés. Les pauvres sont un peu dans la tourmente en ce moment. Donc, il faut les soutenir le plus possible. Si vous avez l’occasion, si vous êtes en retard sur certaines de vos séries chez eux, n’hésitez pas à les acheter. En ce moment, ils sont en plein restructuration, justement pour essayer de survivre à cette année qui s’annonce difficile pour eux, donc ouais, les Humanoïdes Associés.
– Luffy de One Peace ou L de Death Note ?
– Oh ben ça c’est simple, Luffy.
– T’es plutôt saga audio ou saga vidéo ?
– Ah. Ah lalalala, ça c’est compliqué parce que moi je suis… J’ai écouté dans ma jeunesse tout ce qui est Reflets d’Acide, les Survivaure, même nos amis du Donjon de Naheulbeuk. Donc les sagas audio, j’ai toujours beaucoup aimé. Après les sagas vidéo, bon c’est des séries, quoi, mais j’ai envie de dire saga audio, parce que là, récemment, j’ai envie de me refaire toutes les sagas audio de mon adolescence. Donc, saga audio.
– Saga audio, j’ai écouté un peu Reflets d’Acide. Oui, d’ailleurs Tout commença à Maender-Alkoor. Tu vois, j’ai retenu. Deux jeux ici, qu’on m’a présenté, que j’ai acheté, mais pas encore testé. Toi, tu vas nous dire lequel pour lequel tu votes Unlock ou Power Hungry Pets.
– Ah, alors moi je ne suis pas un grand joueur de jeux de société. Donc, mais je veux dire Unlock. C’est des jeux d’énigmes et tout ça. Voilà, ça permet de bien rager et puis voilà, c’est dans mon ADN de rager.
– Puis, si on veut se faire un petit jeu, qui dure pas longtemps, pas cher. Voilà, on vient chercher Unlock et c’est bon, on passe un bon moment. Frieren, un shonen, j’essaye d’apprendre comment ça se disait ou Sailor Moon, un shojo. Voilà. L’une ou l’autre ?
– Euh, ah ! Alors là, c’est compliqué, parce que c’est deux mangas vraiment très, très différents qui ont apporté beaucoup de choses tous les deux. Ben Sailor Moon, ça a prouvé au monde que le shojo, c’était pas que des histoires d’amour. Et Frieren a révolutionné un peu le shonen en ce moment, mais voilà, Frieren quand même. Ça reste vraiment un gros coup de cœur de ces dernières années qui a apporté beaucoup au manga en ce moment, donc ouais, Frieren.
– Ok. Gustave Doré ou les frères Lumière ? Pourquoi je pose ces questions ?
– Gustave Doré c’est qui déjà ?
– Alors, c’était un… Il était peintre, il faisait des grosses, comment dire, des gravures en noir et blanc et t’as beaucoup de, t’as, des mangas qui sont notamment Eater, c’est un peu une inspiration de Gustave Doré.
– Aaah.
– Voilà, je te donne la couverture d’Eater, tu sais en noir là et les frères Lumière, parce que les frères Lumière, tout simplement. Alors, je vais reprendre le nom, mais tu sais, ça a inspiré le premier véritable manga en mille neuf cent deux par Rakuten Kitazawa, qui, voilà qui s’était inspiré du thème des arroseur arrosé des frères Lumière, du court-métrage des frères Lumière docteur. Donc, tu vois, notre petit cœur de français se dit Oh, il y a un peu de nous dans les mangas.
– Il y a beaucoup de nous dans les mangas parce que c’est… Ben on a été précurseur pour eux dans la bande dessinée. Donc, quand, après la seconde seconde guerre mondiale, les japonais se sont intéressés à cet art en particulier, bon évidemment, les américains étaient là, étaient sur place, donc les comics sont beaucoup influencé. Mais évidemment, quand on recherche plus, ils sont arrivé aussi vers nous, les français. Donc, euh, ouais, on a pas mal inspiré. En vrai, Lumière, oh mince.
– Les frères lumière.
– Les frères Lumière, ils ont tout inspiré, c’est le départ de ces départs de l’art populaire. Les frères lumière sans eux, il n’y a pas, bon, j’exagère, mais…
– Il y pas grand-chose, on serait dans le noir complet.
– Non, pas complètement, mais sont serait, on serait, pas en retard, mais on serait pas encore là où on en est, en terme, en tout cas, d’art populaire.

– J’ai une autre question. Voilà pour toi qui est plus ouverte, même une ou deux. Voilà, j’ai ma nièce qui a onze ans, qui ne lit pas vraiment de BD ou de manga. Elle adore Harry Potter, mais elle peut aussi lire Stitch. C’est ça ?
– Ouais.
– Elle aime Stitch aussi. Donc on fait un peu l’écart tu vois, entre les deux. Qu’est-ce que tu me conseillerais pour elle, si je veux l’initier à la bd ou au manga. On dit comme ça, je crois. C’est pas manga, faut pas dire manga. J’ai essayé de prendre des cours de japonais avant de venir.
– Tu dis comme tu veux. C’est grave, c’est pas grave. Non, mais en fait, ce genre de questions, c’est souvent des questions un peu plus, les plus difficiles pour les libraires.
– C’est pour ça que je te la pose.
– Et voilà, c’est la question, où la personne quand elle arrive c’est… En vrai, connaître les goûts de quelqu’un, c’est toujours très, très compliqué. Après là, tu t’es fait avoir parce qu’il y a une réponse très facile dans ton énoncé, c’est qu’il y a des mangas Stitch.
– Oui, j’ai vu, mais justement, je veux pas un manga stitch. Je l’ai vu le coffret là-bas.
– Il est très, très bien, non mais pour commencer donc, oui, après y a plein de… Y’a Yuzu, la petite vétérinaire, qui fait partie des manga où on peut commencer. On suit Yuzu, une petite fille qui doit habiter chez son oncle qui a une clinique vétérinaire, qui va l’aider à soigner les animaux. C’est tout mignon, même s’il y a des vrais moments d’émotion, c’est un manga qui reste complet et qui est une bonne ouverture pour les gens qui aiment ce genre de choses, qui aiment les animaux et tout ça. Donc, les petites filles, généralement, en sont fan. Et à côté de ça, Little Witch, qui est là, on suit une petite sorcière qui va à l’école de sorcière, qui est maladroite. Donc, un peu plus action et tout ça. Donc, voilà, c’est les deux pour cet âge-là, c’est les deux grands mangas généralement où y’a aucun risque, où on prend aucun risque.
– Ok, et si j’en vois un qui traite plutôt, parce qu’il y a différents sujets qui sont abordés, qui traitent plutôt un peu sur… Pas le… Les différences à l’école, par exemple, pas le harcèlement, mais tu vois… Est-ce qu’il y en a un en particulier ?
– Pour cet âge-là, ça va être très compliqué. Parce qu’en fait, c’est des thématiques où on n’a pas la même, la même approche les français et les japonais. Ils sont… Parce que, euh, chez eux, le harcèlement, par exemple, c’est un vrai problème, même si chez nous, c’est aussi très grave, mais chez eux, ça conduit à beaucoup plus de suicides que chez nous. Et donc, dès qu’on touche à ces sujets-là, ils sont plus, ils sont plus crus. Et à onze ans, au final, a essayé de vouloir anticiper un problème, on risque de créer de la peur. Donc ouais, à onze ans c’est compliqué ces sujets là dans le manga. Faut mieux plutôt aller dans la BD franco-belge qui a quelques BD dont, évidemment le titre ne va pas me revenir, mais qui traite de ces sujets, mais de façon plus, un peu plus légère et plus explicative, qui sera beaucoup mieux pour les jeunes français.
– Ok, dernière question comme ça, qu’est-ce que tu fais du quatre mai au sept juin deux mille vingt six ?
(rires)
– Ça, elle est très simple cette question. Je suis au Japon. J’ai enfin pris mes billets. Ça faisait très, très longtemps que j’avais envie de le faire. Les clients d’ici sont des petits filous, parce que eux aussi, ils ont envie d’y aller, et donc ils y vont, et donc ils donnent envie. Et là, il fallait vraiment que j’y aille dans le sens où, à un moment donné, faut le faire et repousser éternellement, c’est idiot. Non, ouais, j’ai enfin pris mes billets. Mes billets sont pris, mes hôtels sont pris, donc là ben, y’a plus qu’à attendre pour y aller.

– Bon ben génial, on viendra te voir pour te faire patienter du coup. On va maintenant parler du Puy de la Haute-Loire et je vais te demander s’il y a un restaurant ou deux où tu aimes bien aller manger. Lesquels nous conseillerais tu et pourquoi ?
– Alors le premier ça va être Guss Burger qui est un magasin, comme dans… Tout est dans le nom, c’est un burger, mais c’est un burger un peu particulier, sachant que vous avez une liste d’ingrédients. C’est vous qui faites votre propre burger avec des produits locaux, région, limite de son jardin quand il peut. Donc c’est vraiment excellent. C’est vraiment les meilleurs burgers que vous pourrez jamais goûter. On est vraiment sur ce truc de, les français sont les meilleurs cuisiniers du monde et même quand ils prennent une recette qui est pas eux, ils arrivent à la magnifier et à rendre le truc vraiment excellent. Et là, si vous n’aimez pas les burgers, vous aimerez quand même les burgers de Guss Burger.
– Ils sont où ?
– Je me rappelle jamais le nom de cette rue, c’est la rue, c’est la grande rue, l’avenue qui monte là ? Je vais regarder sur maps.
– Non non, triche pas, triche pas avec ton ordinateur. On trouvera t’inquiète, on mettra les coordonnées. Tu en avait un autre ?
– Ouais, alors nos voisins, ceux qui sont juste en face, le Merry & Pippin, qui est aussi un restaurant qui est récent, qui est génial, et je vais dire c’est de la, de la haute gastronomie limite. Pour ce prix là, en tout cas, c’est un rapport qualité prix qui est tellement incroyable que, voilà, si je pouvais mangerais…
– Tous les jours.
– Tous les jours. Ils font… La carte change tous les six mois et c’est à chaque fois un plaisir et ils ont une inventivité qui est génial. Et puis, le midi, des plats du jour sont toujours excellents et ne déçoivent jamais en fait, j’ai jamais été déçu en mangeant au Merry et Pippin.
– Moi, j’y ai mangé deux fois et c’est pareil quoi, j’y ai trouvé bon à chaque fois.
– Et pour tous les auteurs aussi qui viennent en dédicace à Interlude, c’est toujours une bonne expérience de manger au Merry et Pippin effet. Je crois qu’il n’y en a jamais un qui m’a dit que c’était mauvais.
– D’accord, on va demander à… Y’a peut-être un auteur que tu aimerais faire venir. On va peut-être lui vendre d’abord Merry et Pippin ou… C’est ça ?
– On pourrait, on pourrait, on pourrait, on pourrait, limite hein. C’est, ça a été… On y a pensé, à cette stratégie de vendre d’abord le Puy-en-Velay, avant de vendre le fait de venir à Interlude.

– Ok. Est-ce que tu aurais une association sur le Puy ?
– Alors non, comme je disais, j’aime bien répéter cette phrase, je suis le stéréotype du geek, donc, qui sort pas de sa chambre. Mais je suis comme tout le monde, j’ai des passions et surtout, en ce moment, le jeu de cartes One Peace, je suis un grand fan de One Peace. Et évidemment, quand ils ont sorti un jeu de cartes à la Pokémon, je suis tout de suite tombé dedans. Et donc maintenant, régulièrement, on organise des parties avec la communauté de jeux avec qui on se réunit généralement une fois par semaine à Interlude. Voilà les dates… Alors là, pendant l’été, jusqu’à fin août, les dates changent pas, c’est le jeudi soir à dix-neuf heures, et sinon, dans l’année, c’est généralement moi qui l’annonce sur le discord du groupe, quand est-ce qu’on peut jouer à Interlude et on se réuni là le soir et on joue jusqu’à pas d’heure.
– D’accord. Donc les personnes, si ils sont jamais venus, ils viennent te voir directement ici pour ça, ou…
– Le mieux, c’est de passer à Interlude, comme ça, je donne le lien du discord et après, ça permet de s’organiser plus facilement.

– Merci. Un artiste, une artiste, qui fait battre ton cœur ? En Haute-Loire.
– Ben en Haute-Loire, je vais parler de Zelihan l’autrice de Wandering Souls donc qui est une manga-ka française qui a fait donc un super manga en deux tomes, dont vous pouvez voir les planches actuellement au musée Crozatier, puisque elle est exposée dans le cadre de l’exposition sur le Japon. Et voilà, ça fait partie de ces grosses surprises du Puy, petite ville où on n’attend rien et, au final, il y a des choses incroyables qui s’y passent. Donc, on a une manga-ka, quand même publiée, qui est reconnue au niveau national, que vous trouvez dans plein de deux conventions locales mais aussi nationales, et qui fait que mais on se dit, mais comment ça se fait qu’il y ait ça au Puy-en-Velay, comme le fait que… Alors, si tu ne savais pas, le club de kendo est tenue par d’anciens, ancien capitaine de l’équipe de France de kendo qui a fait et qui ont eu un palmarès étonnant et tu te dis mais qu’est-ce qu’ils font au Puy-en-Velay ? Et voilà, c’est un peu ça le Puy-en-Velay, c’est que vous pouvez trouver plein, plein de gens différents et qui ont des carrières qu’on ne pourrez pas… qu’on dirait, mais ils ont jamais envoyé personne au national. Et ben si y’a plein de gens qui ont un fort impact sur la France entière et ça fait, ça fait bizarre au début. Mais voilà Zelihan, si vous aimez le manga, n’hésitez pas à lire Wondering Souls, c’est vraiment très bon.
– Et en plus, il nous a parlé de l’association de kendo.
– Voilà,c’était gratuit.

– Voilà, c’est bien.J’ai en plus une autre association, à part la tienne, qui n’en est pas vraiment. C’est super. On va parler d’Interlude maintenant si tu veux bien ?
– Ouais, pas de souci, pas de souci.
– Alors dis-moi qu’est-ce que tu veux me dire sur Interlude ? Vous êtes quoi, vous êtes qui ? Enfin, beaucoup, tout le monde vous connaît, mais…
– On est surtout une anomalie. Y’a pas de sens au départ, que Interlude existe dans une ville comme le Puy-en-Velay, une si grande librairie spécialisée en bande dessinée dans une ville aussi petite, alors le Puy, c’est pas si petit, mais reste petit au niveau national, qui existe, c’est déjà en soi pas courant. Moi je savais pas comment ça se fait, qu’il y avait ce genre de librairie dans une ville comme ça. Au début, je pensais réellement que c’était une toute petite librairie. Quand j’y suis arrivé la première fois, j’ai fait ah oui, quand même, c’est assez grand. Et là je parle de avant l’agrandissement, c’était déjà de très grand taille. J’imaginais vraiment au départ un tout petit truc, tout ça de quelqu’un qui était passionné, qui avait voulu faire ça dans son coin, dans sa ville, et, au final, c’est une vraie institution. J’ai découvert une vraie institution qui s’est construit avec le temps. Paul Mathieu, qui est le fondateur d’Interlude, a fait ça…
– En quatre-vingt-quatre.
– Voilà.
– Rue Pannessac ils étaient.
– En quatre-vingt-quatre. Et il l’a fait ça avec la passion, il a été dans les premiers à intégrer l’association Canal BD, qui est donc une association dans laquelle on est, qui est une association de librairies indépendantes en fait. Et voilà, il l’a monté, il en a fait une institution pour le Puy. Maintenant, Interlude fait partie de ces magasins où ça ferait un immense vide pour la ville si il disparaissait, parce que c’est des générations entières qui ont grandi avec. Maintenant, moi, j’ai des parents qui venaient alors qu’ils étaient enfants, qui amènent leurs gosses, donc voilà, c’est vraiment le un point central, ça fait partie des points central de de la ville, je pense. Même les touristes sont ultra contents de nous découvrir. C’est toujours une expérience un peu particulière pour eux parce que, justement, ils s’attendent pas à avoir ça au Puy-en-Velay. Déjà quand ils rentrent… De l’extérieur, on paraît un peu plus petit qu’on ne l’est en réalité. Ils rentrent un peu en mode, ah une petite librairie de bande dessinée. Quand ils s’enfoncent, ils disent mais quand est-ce que ça se termine ce bâtiment ? C’est immense et…
– Oui, t’est à deux cent quatre-vingts mètres carrés, il y trois… Attends… Combien ? Trois mille références en manga, à peu près, quelque chose comme ça ?
– Euh… Oui, on est autour de ça. On est autour de ça. Sur toute la librairie, je pense qu’on est autour des dix mille références. Oui oui oui, c’est immense, c’est immense.
– Et là, quand il y a eu l’agrandissement, il y a une salle qui s’est faite à l’étage pour des expositions. En ce moment d’ailleurs, vous accueillez une exposition, jusqu’au six septembre.
– Oui, on accueille l’exposition Les îles d’Auvergne donc, qui est d’un acteur local qui a imaginé que l’eau monte ma main à mille mètres en Auvergne, et donc qu’il restera plus que les plus hauts monts. Et à partir de là, il imagine toute la vie de la faune, de la flore, des habitants, et nous emmène comme ça dans un grand voyage. En fait, son point de départ, c’est on a retrouvé les carnets d’explorateurs et c’est nous, c’est ce qu’on a entre les mains, en fait son livre, les Iles d’Auvergne, c’est un livre de voyage, de ces explorateurs là qui nous racontent ce que sont ces îles, et c’est très, très bien fait. C’est lui-même qui est venu installer l’expo, l’auteur. Donc, il l’a fait vraiment à sa manière, ce qui fait que ça rend super bien. C’est vraiment l’une des plus belles expos qu’on ait eu actuellement, parce que, en plus d’être une expo, on va dire de livres, c’est aussi une exposition d’objets. Il a imaginé plein de petits objets qu’il a créés lui-même pour rendre son monde vivant. C’est donc une expérience incroyable.
– J’ai acheté le premier livre, qui était les îles d’Auvergne, parce que là il en est au cinquième, je crois, avec les Terres. Il est un peu plus particulier, le dernier, mais là, ça a commencé cette histoire il y a trente-quatre ans, quand quelque chose comme ça, il y a une trentaine d’années.
– Quatre-vingt-treize pour le premier tome. J’avais littéralement deux ans.
(rires)
– Pourquoi il me dit ça en me regardant avec genre un clin d’œil ouais moi j’avais deux ans. Je dirai pas quel âge j’avais en quatre-vingt-treize, tu ne le sauras pas ! Tu aimes la BD aussi, outre les mangas ?
– Oui, oh oui. Alors moi, c’est quelque chose que les gens se doutent pas forcément ou qui est pas habituel, mais moi je viens pas au manga, via les dessins animés, via le manga en lui-même, y’a beaucoup de jeunes qui sont arrivés au manga par le manga, par le dessin animé, tout ça. Moi, à la base, je suis un fan de bande dessinée. Je suis pas fan de manga, c’est… Je suis fan de bande dessinée et mon style de bande dessinée préféré, c’est le manga. Tu vois ce qui crée des fois une différence avec la communauté des mangas plus habituelle, c’est que, par exemple, moi, je regarde très peu d’animés. Je, globalement, je suis pas forcément fan d’animé, moi, mon mode d’expression préféré, c’est le manga en lui-même.
– Oui, alors, oui, pas confondre, parce que des fois, on dit je regarde un manga à la télé. Non, manga, c’est le livre quoi, après c’est un animé voilà, c’est vrai. Mais on a tendance parfois à confondre un petit peu. Quel est ton auteur en BD préféré, est-ce qu’il y en a un ?
– La question est un peu complexe, mais…
– Ou une BD que tu nous conseillerais, même si elle date pas de cette année.
– Non mais auteur, je peux répondre quand même, parce que Jodorowsky fait partie de ces auteurs que j’ai toujours beaucoup, beaucoup aimé, qui m’ont longtemps suivi. Donc, je peux répondre sans, sans sourciller, lui. Après y’a des sagas que j’aime beaucoup qui sont rentrées là, vraiment, là, les Elfes, les Nains, les Terres d’Arran font fait partie des trucs que j’aime beaucoup. Voilà donc, c’est…Je sais pas moi, je… Non, alors j’ai pu citer Jodorowsky aussi, parce que c’est un auteur qui est très particulier, qui a vraiment une vision particulière et tout ça. Mais en réalité, je fais partie de ces gens qui s’occupent très peu des auteurs. Je ne le lis pas forcément le livre pour son auteur, et je… Ça m’arrive de ne savoir absolument pas qui a écrit la BD que je suis en train de lire et que, finalement, ça ne m’intéresse pas.
– C’est pour le dessin, l’ambiance ?
– Ouais voilà, c’est la BD en lui-même qui est qu’un objet d’art que je lis et que j’apprécie, après en savoir plus sur son auteur, ne m’intéresse pas forcément. Il y a des auteurs qui, forcément, comme ils font énormément de choses que j’aime. Bah, au final, je connais leur nom. Là je vois Shin Zéro et donc Bablet, qui est un auteur qui, il a, ces dernières années, a beaucoup fait ses preuves dans le Label 619. Par la force des choses, je connais maintenant son nom, mais la première fois que j’ai lu Carbone & Silicium, je savais pas qui était Bablet, globalement, ça m’intéressait pas. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’objet qu’il a créé, l’auteur en lui-même, c’est secondaire pour moi.
– Donc, ce qui est bien, c’est que tu es spécialiste manga, et on peut venir te voir pour tout autre bd aussi, t’as quand même l’univers fantastique qui t’intéresse plus.
– Oui, oui, quand même heroïc fantasy, science-fiction et tout ça, c’est des univers dont je suis le plus proche, polar, un peu plus éloigné, bon tout ce qui est BD historique, je vous renverrai forcément vers mes collègues parce que…
– Oui Max, ça sera plus quoi lui ?
– Ah ben c’est tout ce qui est BD littérature, même et même, il est très bon. Enfin, il est très polyvalent Max. Il a une carrière qui est incroyable et donc, à part sur le manga, je pense, sinon vous pouvez le voir pour n’importe quoi.
– Ok, ça marche. Donc, on peut avoir… De toute façon, on a des très bons conseils quand on vient ici, même quand on n’a aucune idée de ce qu’on veut. On arrive à trouver. Il y a des événements qui se passent aussi. J’ai noté par exemple, le vingt six septembre, la Nuit One Peace. Tu peux nous en parler brièvement ?
– Alors ça, c’est Glénat. Donc, l’éditeur de One Peace qui a lancé ça il y a maintenant trois ans. Tous les ans, à la sortie d’un tome qui, il sort vers septembre, octobre, il organise ce qu’on appelle la Nuit One Peace au niveau national, c’est les librairies qui, ce jour-là, organisent des petites activités autour de One Peace. L’éditeur fournit des petits goodies exclusifs que généralement on peut récupérer que pendant ces nuits-là, et donc, on passe un bon moment autour de l’univers de One Peace. L’année dernière, par exemple, c’était l’année de l’initiation aux jeux de cartes. Y a aussi, globalement, le traditionnel quiz que à chaque fois après, les gens râlent parce que je l’ai fait trop dur, et aussi du doublage de l’animé One Peace. Généralement, il y a des, maintenant il y a des petites scénettes sur youtube, et tout ça où on peut y aller, je sais plus comment on s’appelle ça, les bandes de doublage où on peut s’amuser donc à doubler les épisodes.
– Ok, et pour ceux qui sont pas du style manga, qu’est-ce qu’Interlude peut proposer, outre les expositions, est-ce qu’il y a d’autres ateliers, des choses comme ça ou pas ?
– Ah des ateliers, pas vraiment, mais régulièrement, on essaye de faire venir des auteurs en dédicace. Donc, de toute façon, il faut toujours surveiller nos réseaux Instagram et Facebook, comme d’habitude, c’est là où on communique le plus et c’est là où vous aurez le plus d’informations. Mais voilà, chaque année, on participe aussi au festival du court métrage du Puy, où, généralement, on invite un auteur, à ce moment-là, qui sert aussi de juriste.
– C’était Redolfi l’année dernière.
– C’était Redolfi qui était l’année dernière, qui a été récompensée à Angoulême aussi. Donc, on avait été très content de l’avoir. Mais voilà, c’est globalement ça, des rencontres avec des auteurs, des expositions qui sont toujours très belles. Faut jamais les rater.

– Allez, on va continuer donc à Salut les Ponots ! On a un slogan c’est Crache ta Lentille !. Je voulais savoir si il y avait un événement qui se passait ici en Haute-Loire que tu aimais tout particulièrement ou s’il y avait un événement qui se passe ailleurs que tu aimerais voir ici ?
– Comme je suis pas quelqu’un qui est très événements…
– Ça peut être rien.
– En fait, les événements que j’aime, c’est ceux que j’organise.
– Bon ok.
– Réellement. Non mais en fait, en vrai, oui, par exemple un gros évènement du Puy, c’est les Nuits de Saint-Jacques, moi la seule fois où je l’ai fait, c’était l’année dernière parce que je suis un fan de Shaka Ponk, mais voilà, ouais, je suis pas. Je les événements, moi, je les consomme que quand il y a vraiment quelque chose qui m’intéresse dedans. Donc, je suis pas en mode ah y’a…
– Oui, tu vas pas suivre chaque année.
– Ouais ouais, jamais. Je le fais vraiment au cas par cas. Donc, ouais, c’est une question auquel je peux pas vraiment répondre.
– C’est pas grave, t’as déjà répondu quand même. Qu’est-ce que tu changerais au Puy ou à la Haute-Loire ?
– Ouf, en vrai, c’est un peu, c’est une petite ville qui s’est tellement construit au fur et à mesure…
– Et que tu vois évoluer depuis six ans.
– Ouais qui évolue quand même,ouais c’est… Ben en vrai, à changer au Puy là, actuellement, réellement, c’est ce magasin informe qui est abandonné sur la grande avenue, pratiquement depuis six ans, depuis que je suis là, et ben qui est un peu à l’abandon, qui rend sale, qui fait bizarre, parce qu’on le voit, la plupart du temps les gens passent sur cette, forcément, sur cette avenue, et donc là, ça commence à être embêtant, on va dire. Moi, je sais que mes parents, donc, comme on est pas de Haute-Loire, quand on est arrivé, c’est l’une des choses qui les a choqué quand ils sont arrivés, et vraiment ça. Et puis bon, le truc classique, mais c’est un peu plus de zones piétonnes. En fait, c’est bien l’été, c’est fermé et toute la vieille ville et tout ça, mais il y a encore trop de voitures sur ce passage-là. Hier encore, je voyais des gens qui, les deux, trois voitures qui passaient ben, ça gêne les familles et tout ça, et qui sont obligés d’arrêter leurs enfants pour, pour… Attention, laisse passer la voiture et tout ça, et c’est dommage. Alors, en plein après-midi, garez vous ailleurs, garez-vous dans les parkings et venez en centre-ville à pied, c’est plus sympa. Et depuis qu’il y a la rue piétonne, voilà, dans la vieille ville, nous, par exemple, y’a plus de gens qui nous découvrent. Il y a des touristes qui viennent depuis des années, qui nous ont redécouvert grâce à ça car ils se promènent plus.
– Oui, pour les commerces. Oui, ça devrait être réservé aux personnes avec un handicap, c’est sûr, ou ben aux habitants aussi, quand même. Mais c’est vrai que pour les commerçants, ce serait plus sympa.
– Largement, largement.
– Ok, tu peux nous refaire un petit jingle ?

Musique jingle

Ah ça a ripé, ça a ripé ! Je vais te poser des questions sur la Haute-Loire.
– Ouais.
– Loire ou Allier ? La Loire ou l’Allier ?
– Bah la Loire.
– La Loire ?
– Ouais ouais.
– Comme tu veux, en rivière, je parle.
– Ouais je sais mais je connais pas l’Allier, donc voilà.
– Toi tu restes ici toi, il reste ici. Vellavia, Motueka, la Gabale ou Happycall, ce sont toutes des bières d’ici.
– Ah, ah purée, t’as cité toutes les bières d’ici que je n’ai pas encore goûté. D’ailleurs, laquelle d’ici à goûter.
– Alors laquelle d’ici t’as goûté ?
– Pour l’instant là, simplement la Othentik, très bonne aussi, mais ouais ouais, non, les autres je ne les ai pas encore goûté. Fait voir comment ça s’écrit ?
– Je te donnerai le nom. Alors si t’arrives à lire, Vellavia, Motueka, la Gabale et Happycall.
– Ah la Vellavia, c’est chouette aussi.
– La Vellavia tu la connais, c’est les deux plus connues. Je t’en ai mis des moins aussi.
– T’as bien fait.
– Potence d’Allègre ou le moulin de Perbet ?
– Parle français, ça sera plus simple.
– On change. L’ Eau Vive d’Alain Bujac et Damien Roudeau, ou, Raconte-moi Papy de Frédéric Raillot ?
– Ah, c’est méchant, ça. Les deux…
– Oui oui, je sais c’est méchant.
– Les deux je les aime beaucoup, Eau Vive, Eau Vive pour le combat qu’il y a eu derrière, tout ça qui est important. Ouais, ouais, Eau Vive.
– Il y avait une belle expo aussi. Chemin de Stevenson ou chemin de Compostelle pour toi qui est un grand randonneur ?
– Stevenson au Compostelle, je dirais plutôt Compostelle. C’est lui qui, c’est plus celui qui me rapporte de l’argent à la librairie.
– Alors le festival Court Mais Bon en février, avec l’association du Disjoncteur, le festival de cinéma des gorges de l’allier, un Écran des Étoiles, ou le salon de jeu de l’imaginaire par le Temps des Chimères, fin mars. Bon je sais un peu ce que tu vas répondre, vas-y !
– Ben ouais, j’ai pas le choix. Si je ne réponds pas Court Mais Bon, je risque d’avoir des problèmes. Donc…
– Bon après, ça peut être à titre perso.
– En vrai, moi, à titre perso, oui, en fait Court Mais Bon, parce que c’est l’occasion, nous, de faire venir un auteur donc je suis toujours content, et le festival du Temps des Chimères, j’y vais toujours y faire un tour, même si, là, j’y participe pas du tout, mais j’aime bien y faire un tour, et tout ça, c’est toujours très sympathique. Donc, je vous invite à aller à ces deux événements.
– Ok. Alors là, tu vas pas savoir du tout, moi, je savais pas jusqu’à hier, le dolmen de Saint-Marceau à Langeac, c’est un tombeau, voilà double, qui est monument historique depuis mille neuf cent soixante deux, qui doit dater du haut Moyen-Âge, ou le domaine la Tuile des fées, qui est néolithique, lui, avec des dalles de trois mètres, de plus de trois mètres de haut, ça doit être gigantesque, vers Tailhac dans le quarante-trois et qui est aux monuments historiques depuis mille neuf cent quatre-vingt-sept. Lequel tu veux ?
– Ah le dolmen, le dolmen… Ben celui-là de la Tuile des Fées parce qu’il y a fée dedans.
– Ah ben voilà, j’en étais sûre. Dis-moi, dernière question, t’aimes bien rester dans ton petit cocooning, mais est-ce qu’il y’ a un endroit que tu aimes plus que d’autres ici au Puy ou en Haute-Loire ? Ça peut être un endroit… Ce que tu veux. Soit c’est naturel, soit ça l’est pas comme tu veux.
– Ah, bonne question. Un endroit, mais moi les endroits que j’aime, c’est les endroits où je peux manger, donc…
– Donc c’est les restaurants.
– Je vais vous répéter ce que j’ai dit tout à l’heure, c’est Guss Burger et Merry et Pippin. Clairement, c’est des endroits où j’aime aller. J’aime beaucoup…
– Tu es pas très nature alors, tu sors pas trop ?
– Non voilà. Le seul truc que je fais, moi, c’est la voie verte, je me promène de temps en temps sur la voie verte, qui est une voie sympathique.
– T’as des plaisirs simples quoi, tu restes…
– Ouais ouais, dés qu’on est dehors, moi, je suis très simple. Voilà c’est surtout pour aller manger. Parce que c’est une passion vraiment très importante. Mais oui oui, ouais, voilà, ouais, je répondrai ces restaurants là parce qu’ils sont vraiment excellents et qu’ils valent le coup au Puy donc vraiment oui oui oui oui. Et puis le jardin Henri Vinay aussi, qui est fort sympathique. Voilà qui est un lieu que j’aime bien. Lundi je suis retourner au Musée Crozatier, et c’est toujours un plaisir d’y aller. C’est vraiment un très beau musée qui fait partie aussi un de ces anomalies du Puy. On s’imagine pas qu’il y a un tel musée au Puy-en-Velay. Il est très très beau, il y a de belles collections, et tout ça… Donc, ouais, hésitez jamais à y aller de temps en temps, surtout pour une nouvelle expo temporaire.
– Surtout pour le Japon.
– Ouais mais en ce moment c’est le Japon, mais toutes les expos ont été très belles, donc ouais ouais faut pas hésiter.

– Pour terminer, est-ce que tu as un dicton ou une expression ?
– Si vous me voyez souvent à la caisse, vous savez très bien que je finis toujours la caisse par un tic ou un tac. Et voilà tac et tic. Et donc ouais, voilà. C’est des tics, plus des tics de langage, comme ça, voilà. Et puis, je suis, comme tout français râleur, mais mes points d’interrogation et d’exclamation sont souvent des expressions grossières que je vais pas répéter.
– Mais on mettra alors et voilà tic, et voilà tac non, c’est ça ?
– Ouais voilà, ça sera le plus simple.
– Je te remercie Julien, je te dis à très bientôt.
– A très bientôt, au revoir.
– Et au plaisir de te revoir à Interlude. Ciao ciao.
– Ciao.

Coups de coeur de notre invité

Bonus

Pourquoi Interlude ?

Rencontre avec le fondateur d’Interlude, Paul Mathieu, Polo ou l’Indomptable !