Temps d’écoute : 39’01 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Bonjour Anamaria, bonjour Maxime.
M et A- Bonjour
– Vous allez bien ?
M – Oui ça va ouais ouais.
– On est bien ici, on est où Maxime ?
M – On est à l’ancienne école Jules Ferry, rue Raphaël, en plein milieu du Puy, siège de beaucoup d’associations du Puy, du Roi de l’Oiseau et puis du CDMDT notre association.
– Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?
M – Oui, bien sûr, ben moi, je, voilà, je m’appelle Maxime, bénévole au CDMDT43, donc, c’est un petit peu pour ça qu’on se voit aujourd’hui. Je suis militant dans cette association depuis longtemps. J’en suis président maintenant. Je suis du coup lié au Puy à travers cette association, notamment puisque j’habite pas ici, mais du coup, je passe beaucoup de temps là, aussi, parce que j’y travaille. Voilà, en deux mots mon rapport au Puy.
– Tu n’es pas né ici, tu es né où ?
M – Alors moi, je suis né à Tassin-la-Demi-Lune, pas loin de Lyon, puisque mes parents travaillaient là-bas, donc je suis originaire de Haute-Loire, mais j’y suis pas né ouais.
– Et toi Anamaria, est-ce que tu es née ici ?
A – Euh non, je ne suis pas née ici, je suis née à… Très, très à l’est.
– C’est-à-dire ?
A – Ça s’entend probablement à l’accent. Je suis d’origine roumaine, mais ça fait maintenant à peu près dix huit ans que je suis en France et ça fait quelque quinze ans que je suis au Puy.
– Quel est ton rôle au sein du CDMDT43 ?
A – Donc je suis salariée du CDDT43 depuis septembre dernier. Donc j’ai pas encore fait un an.
– Ahhh, bientôt !
A – Avant ça, j’étais un peu bénévole.
– Donc tu es chargée de communication en ce moment, c’est ça ?
A – Oui, c’est ça. En ce moment, je suis chargée de communication.
– Maxime, je crois que tu as une anecdote sur le Puy ou la Haute-Loire.
M – Nous, on organise un festival, les Basaltiques, et puis ben, comme la plupart des festivals, ça se prolonge souvent tard dans la nuit, il y a des after et au moment de ces after, ben il nous arrive des aventures des fois, et je me souviens, il y’a quelques années, alors c’est des souvenirs un petit peu flous parce que forcément, il est tard, donc on est un peu fatigué. Je me souviens d’un copain musicien, Olivier, voilà qui était là, il était déjà sept ou huit heures du matin, le dimanche, et puis qui nous disait qu’il aimait quand même le Puy, qu’il aimait cet endroit et tout. Et on lui disait ben, écoute, il faut que tu ramènes un bout du du Puy avec toi, quoi, parce que tu vas rentrer, il habite en région parisienne. Et il se trouve que la ville, pour le festival, nous offre, enfin, nous amène des arbres plantés dans des pots pour décorer le site de l’esplanade du centre Pierre Cardinal là. Et alors on se pointe avec un arbre dans un pot, comme ça, mais un truc qui faisait trois mètres de haut quoi. Et on lui dit et ben tiens Olivier, tu emmènes ça avec toi, c’est un cadeau pour toi. Il dit non, non, moi je vais me coucher. Il voulait pas. Et donc, en fait, on l’a poursuivi dans le Puy, dans la vieille ville, en lui courant après avec l’arbre dans un pot pour essayer qu’il l’emmène. Bon, aucun animal n’a été blessé pendant le tournage, on a ramené l’arbre sain et sauf sur le site du CPC et Olivier est pas reparti avec son arbre.
– Ah.
M – Mais il revient quasiment tous les ans au festival voilà.
– Vous allez réussir à lui le refourguer un jour.
M – Peut-être qu’on va réussir à lui le fourguer,c’est possible.
– Ça marche, merci. Qui veut faire le premier jingle. Il suffit juste de tourner la petite manivelle.
M – Allez Anamaria.
– Allez Anamaria.
Musique jingle
Très joli hein ? Impeccable.
M – Bien, bien bien.
– Ouais, on verra Maxime s’il fait mieux tout à l’heure. On va passer au confessionnal. Je vous fais des propositions. Alors ça va être très, on va rester très musiques quand même et danse, et vous me dites celle que vous préférez. On commence par toi Anamaria, honneur aux dames, après on commencera par Maxime pour les questions sur la Haute-Loire. La danse des flamants roses des Andes ou celle de l’araignée paon ?
A – Les flamants roses, forcément.
– Ouais ? Ah, tu connais pas l’araignée paon, c’est extraordinaire. Regarde une vidéo. C’est magnifique, cette araignée, tu l’aimes même si t’aimes pas les araignées. Pour toi Maxime, le petit bal perdu de Bourvil, le bal masqué de la compagnie Créole, ou le bal de Voyou et Vanessa Paradis ?
M – Ahhh, Bourvil, le petit bal perdu.
– Ah ben oui, celle-ci… Très, très belle. Pour toi, Amamaria, un bas à voix ou un bal sans voix ?
A – Les deux, bien sûr.
– Voilà, moi je ne savais pas qu’il y avait cette différence. Bal à voix, bal sans voix. Donc bal à voix, c’est… Tu peux nous expliquer brièvement un bal à voix ?
A – Oui, bien sûr. Le bal à la voix, c’est le bois… Euh le bal…
(rires)
Qui va être mené par des chanteurs.
– D’accord.
A – Donc sans instruments de musique et éventuellement avec des percussions.
– D’accord, je faisais pas la différence avant tu vois. Je serais moins bête maintenant. Maxime dure question. Diffuser, former, sauvegarder ou créer ?
M – Oh créer, je pense que…
– Ouais ?
M – Ouais ouais ouais, créer ouais.
– Bon. Toi t’es plus joueur, t’es plus…
M -Ah, je pense qu’il faut agir quoi. Tout, tout est de l’action mais sauvegarder et préserver, ça, c’est des choses un petit peu, voilà, un peu plus immobiles quoi, créer, c’est plus, plus vivant.
– Plus dans le mouvement, plus vivant. Anamaria, alors des danses, laquelle préfères-tu ? La scottish d’Allemagne, la mazurka de Pologne, la bourrée d’Auvergne, le cercle circassien d’Angleterre ou la polka d’Europe Centrale ? Et j’oubliais la gavotte de Bretagne. Hum ! Laquelle de ces danses choisies tu as ?
A – Ah, sujet sensible. Je ne vais pas…
– Si il y en avait une que tu devais danser toute ta vie, une seule laquelle ce serait ?
A – Mais j’habite en Auvergne, donc c’est forcément la bourrée d’Auvergne.
– Alors j’avoue moi que c’est ma préférée. Elle me fait rire, celle là, surtout quand je percute les personnes, quand voilà, quand on se croise. Bon je ne sais pas la danser, mais c’est pas grave. Maxime, cabrette, accordéon diatonique, vielle à roue ou violon ?
M – Oh, c’est dur ça. Ben accordéon, je joue de l’accordéon, mais je rêverais de jouer du violon. Et j’adore la pulse de la vielle.
– D’accord ben bien répondu. Voilà donc la cabrette, tu peux en parler de la cabrette non ?
M – J’aime beaucoup, j’ai beaucoup de copains cabrettaires, donc, du coup, y a pas de soucis avec la cabrette.
– Ouais, tu leur laisse la cabrette, ok . Anamaria. Alors, c’est des citations. Tu vas me dire celle que tu préfères danser comme un musicien et jouer comme un danseur, c’est Lucas Thébault, du groupe notamment, Petit Piment, qu’il a dit. Ou alors, il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde. Le danseur n’a-t-il pas ses oreilles dans ses orteils de Nietzsche. Ou ? Danser, c’est comme parler en silence, c’est dire plein de choses sans dire un mot. De Buenaventura, un chanteur colombien.
A – Encore une fois, je crois que je ne suis pas hyper décidée ce matin. C’est très, très beau, c’est très, c’est très poétique. Je crois quand même que je préfère l’expression de Lucas Thébault.
– Ouais ?
A – Danser comme un musicien et jouer comme un danseur.
– On continue avec Maxime. Toi, ça va être dur aussi peut-être. Tu as plusieurs festivals le grand bal de l’Europe, qui se passe dans l’Allier chaque année, Loupiote, c’est un, je sais plus où il se passe Loupiote, c’est dans le tarn, je crois. Funambals dans le soixante-neuf ou le Teknibal de Matthieu Souchet.
M – Il faut que je choisisse un des quatre ?
– Ben oui…
M – Moi alors il y en a deux que je ne connais pas. Eu, je vais dire Funambals, mais j’y suis jamais allé.
– C’est parce qu’il est plus près de Tassin-la-Demi-Lune ou quoi ?
M – Sans doute, ouais, sans doute.
– Ça marche, pour une prochaine. Anamaria. Deux groupes de musique, je ne sais pas si tu les connais. Bargainatt de Montpellier, ou Trencadit de Gascogne ?
A – Ben les deux.
(rires)
– C’est vrai, j’ai écouté et franchement c’est bien. Je connaissais pas vraiment de groupe à part un de trad, mais ça dépiote pas mal. Donc les deux ?
A – Oui, les deux, et je dirais même Komred, Ciac Boom, La Machine, je dirais Lou…, je dirais Bâtons de quartier, je dirais Blowzabella, je dirais Ma petite qui vient cet été au Festival Les Basaltiques.
– Ah oui !
A – Je peux continuer encore encore.
– On va lui demander une playlist en fait. Voilà, tu nous donneras ta playlist et je la mettrai sur Salut les Ponots !. D’accord ? Ca serait sympa. Ok ?
A – Avec plaisir.
– Super. On aura une playlist alors d’Anamaria. A maxime, Guilhem Desk, qui fait de la trad électro avec la vielle à roue où Turfu ben de Matthieu Souchet, qui fait de la techno accordéonnée ?
M – Je connais aucun des deux, donc, je vais répondre le Trio des Barreaux Verts.
– Voilà, voilà, comme ça, c’est bien de répondre à côté aussi. Il a eu des pouces d’Anamaria donc je vais écouter ça. Des podcasts pour Anmaria. Le podcast Radiographie du bal de MOndes Audio, Echo du parquet, qui est plutôt sur Drôme-Ardèche, En avant la musique ! Je ne sais pas si il existe toujours, je crois. Oui, il existe toujours.
M – Non.
– Non, il n’existe plus. Voilà de Radio-France, Ici, maintenant et l’Autre tradition, ce que les musiques trad doivent aux femmes, avec le FAMDT, avec la FAMDT pardon.
A – Encore une fois, c’est difficile de choisir. Je dirais plutôt la Radiographie du bal en quatre épisodes. On le retrouve aussi sur le Modal. Je trouve que ça représente bien, son nom. Donc, c’est vrai, ça fait vraiment une radiographie du bal, ça parle des musiciens, ça parle également des danseurs et ça montre un peu le où et le bal aujourd’hui, le bal moderne.
– Oui. Puis l’ambiance, l’ambiance du bal, puisque il y a des interviews qui se font…
A – Et les différentes dimensions du bal. Au-delà de la première image, il y a aussi tout ce qui se passe à l’intérieur, entre les musiciens, entre les danseurs, entre les danseurs eux-mêmes.
– Donc on devrait commencer par écouter celui-là, et après on peut s’approprier les autres. Voilà.
A – Pourquoi choisir.
– Ah, j’ai Maxime qui lève le doigt.
M – Si je peux juste me permettre, t’as citer En avant la musique.
– Ouais.
M – De France Bleu, pays d’Auvergne. C’est une émission qui avait été portée pendant très longtemps par José Dubreuil qui est donc une ancienne directrice de l’AMTA, salariée de l’AMTA qui est la structure régionale qui est basée à Riom, et il se trouve que José nous a quitté dimanche.
– Ah.
M – Donc je voulais lui rendre un petit hommage parce que, voilà, elle a beaucoup, beaucoup fait pour pour ce milieu. Voilà, c’était un petit clin d’oeil au passage.
– Bon ben on dédicace, alors cet épisode à José, ça marche. Alors, je sais pas si je vais prononcer les noms correctement le label Pagans, on dit ?
M – Pagans.
– Pagans. Voilà, j’en étais sûre que j’allais me louper, Buda Musique, musique trad, musiques du monde ou Phonolithe à Riom ?
M – Ah, je vais dire Phonolithe. C’est une coopérative. Donc voilà, il y a un fonctionnement un peu horizontal là sur de la vente, la diffusion de CD. Donc, c’est vraiment un support hyper important pour nous, parce que ça permet à tout un tas de d’artistes, de groupes professionnels ou amateurs de montrer ce qu’ils font. Et donc, du coup, voilà, il y a un super engagement de l’AMTA, notamment dans Phonolite pour aller monter ce stand de CD un peu partout dans les festivals, dans le Massif Central et plus largement. Et ça permet vraiment à chacun de pouvoir s’offrir encore l’objet CD qui est en fait un objet important qu’on peut toucher, y’a un livret, y’a un travail graphique, et voilà, et on peut écouter de la musique. Et ça permet vraiment, voilà, c’est pas des CD qu’on trouve à la Fnac ou dans des endroits comme ça. Donc c’est un distributeur paysan, j’ai envie de dire en fait, c’est…
– C’est un peu ça ouais. Et on trouve dans sa boutique, voilà, c’est vrai qu’il y a énormément de CD, pour tous les goûts. C’est génial, je trouve c’est très bien fait. Euh… Juste un petit rappel pour le label Pagans, qui sont dans le Béarn, c’était le groupe Artus, je crois, qui a arrêté, qui l’a monté. Voilà, c’était juste un petit… Pour faire voir que j’avais travaillé un petit peu.
M – Très très beau label aussi, très très beau label ouais.
– Ça a l’air hein. Anamaria, je voudrais savoir pour toi qu’est-ce qu’un bon danseur trad, puisque tu danses beaucoup ? Ça passe par les chaussures, ça passe par le geste ? C’est quoi un bon danseur trad ?
A – Un danseur trad, un bon danseur trad, c’est un danseur qui danse avec les autres. Qui est dans le groupe, qui est un individu et qui fait groupe avec tous les autres danseurs sur le parquet. Que ça soit des danses à deux ou des danses en chaîne, des danses en rond. Un bon danseur trad ne va jamais danser tout seul. Il fait toujours partie d’une collectivité, d’une communauté.
– Je crois que c’est très important oui dans la danse trad. Quand les personnes témoignent, c’est quelque chose qui ressort énormément, cette communication entre tous, donc c’est très beau. Maxime, aujourd’hui, est-ce qu’on met au goût du jour les héritages qu’on a de la danse traditionnelle ou est-ce qu’il y a une transformation complète de la musique et de la danse traditionnelle. Pour toi, à ton avis.
M – Bon, il y a sans doute un petit peu tout ça. Mise au goût du jour… Ouais, préservation. En fait, y’a surtout des musiciens et musiciennes qui s’emparent de répertoires, qui s’emparent de textes, qui réécrivent des textes, qui réinterprètent des morceaux, des airs. Donc, c’est plutôt un présent en fait. C’est plutôt le présent de musiques qui ont une histoire, qui ont un enracinement à pas mal d’endroits ouais, mais c’est… Les musiques traditionnelles, contrairement à ce que souvent on entend, c’est pas du tout des musiques hyper ancrées, c’est des musiques qui sont vraiment faites de récits de voyages, qui sont les témoins de leur temps. On entend parler de l’actualité, de ce qui a pu se passer il y a cent ou cent cinquante ans. C’est des musiques qui ont voyagé, qui sont nourries des migrations. Les italiens par exemple qui sont arrivés au dix neuvième, ont amené l’accordéon, intégré ça. c’est des musiques qui ont beaucoup voyagé à Paris aussi, avec les auvergnats de Paris, donc il y a eu des allers-retours. Paris, dans les années vingt, c’est une capitale culturelle. Donc, en fait, c’est une musique de métissage, de rencontres, et en fait, ça l’est toujours et c’est une musique, ouais, c’est une musique au présent.
– Merci beaucoup. Oui, elle évolue, c’est la vie hein. On va passer aux commerçants du Puy ou de la Haute-Loire. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui a un commerçant coup de cœur ? Maxime ?
M – Ah moi, j’ai une petite tendresse pour la boucherie l’Aiguillon, anciennement boucherie Rabaste. Voilà, c’est des gens que je connais bien, qui ont repris cette boucherie et du coup, ben ils font du super boulot.
– Qu’est qu’est-ce que tu achètes en priorité chez eux, le truc à ne surtout pas louper chez eux ?
M – Oula ! Alors, je sais pas, j’ai pris plein de trucs différents, j’ai pris du fin gras chez eux, ils ont un bon agneau aussi.
– Ils font de la maôche ?
M – Ah je ne sais pas.
– Ah tu sais pas… Ahhh je sais pas si ils font pas de la maôche.
M – Peut être, c’est possible.
– Stands de marché ?
A – J’ai un petit coup de cœur pour le stand de Anne Lecomte. En fait, j’ai un coup de cœur pour Anne Lecomte qui est productrice de plantes pour tisanes et de confitures et je sais comment elle travaille. Bon c’est déjà une copine, mais elle travaille super bien et ses confitures sont parfaites. Et je dirais, j’ai vraiment un gros, gros coup de cœur pour le coup pour la confiture de cynorrhodon qui est aussi bonne que celle de ma grand-mère.
– Ah génial parce que c’était ma prochaine question. On la trouve où ?
M – On la trouve place du marché couvert.
– Merci beaucoup. Toi Maxime, tu voulais juste dire rapidement deux producteurs aussi, que tu aimes bien pareil, en face pratiquement du stand d’Anamaria.
M – Oh oui, moi j’aime bien Raf qui fait du pain super, et puis Renaud qui fait des légumes super.
– Voilà donc, on en parle rapidement, parce qu’on a déjà parlé un petit peu d’eux mais de toute façon, c’est super, donc il n’y a rien d’autre à dire hein, quand c’est super, c’est super.
M – Y’en a plein d’autres, des super producteurs. Mais bon, c’est vrai que c’est eux que j’ai en tête là.
– Il est pas du Puy, mais il connait pas mal de choses au Puy. On va continuer avec les restos bars. Qui est-ce qui veut commencer par présenter ses coups de cœur ? Anamaria, un p’tit resto ?
A – Il y a un petit resto toujours place du marché couvert, pour lequel j’ai eu un coup de cœur. Je me répète, mais c’est vraiment ça. Je l’ai découvert l’année dernière pour mon anniversaire, par hasard, parce qu’il y avec aucun autre resto qui était dispo. Et en fait c’était une… C’est une petite pépite. Il s’appelle l’Évidence, c’est la cuisine marocaine, et c’est bon, c’est gourmand. L’accueil, il est… La dame, elle est absolument adorable. C’est vraiment, c’est vraiment à ne pas rater. C’est à faire.
– Et quel plat préfères-tu là-bas ? T’as une petite préférence ou pas ?
A – Ah, j’ai essayé, je les ai essayé tous. Ma préférence, je sais que elle fait un couscous absolument magique.
– Vous voulez avoir de la magie dans les papilles, allez à la l’Évidence. Et pour toi, Maxime, bar resto ?
M – Du coup, ça me donne envie d’aller essayer l’Évidence.
– Moi aussi.
M – Mais sinon, moi j’ai… Quand je dois aller manger au resto au Puy, je vais à Entrez les Artistes !!! en général. J’adore, j’adore les patronnes, j’adore. Je voilà, je suis bien là-bas.
– Oui, je crois qu’elles ont du tempérament et c’est ce qui fait aussi…
M – C’est ça.
– Le charme du restaurant. Il y a la cuisine, mais il y a aussi les patronnes.
M – Si on est gentil, des fois, elles offrent une petite verveine.
– D’accord.
M – Alors ça, c’est bien ça.
– C’est magique.
M – Ouais.
– C’est elles qui la font la verveine, tu sais non ?
M – Ah non, je crois pas, je crois pas.
– Merci beaucoup. Artiste, Maxime ? Tu te lances ?
M – Artiste, ou même carrément collectif d’artistes. On a la chance, en Haute-Loire, d’avoir un collectif qui s’appelle La Nòvia . Donc, c’est… Ça s’écrit La Novia en français, ça veut dire la jeune mariée en fait tout simplement en occitan, enfin en patois. Et donc, La Nòvia , c’est un collectif de musiciens et musiciennes qui sont quinze-vingts, je sais plus exactement, qui est basé au Puy, qui réunit des gens qui sont originaires du Massif Central ou qui y vivent ou, d’un Massif Central élargi. Et qui en fait font… Enfin crée des, des, comment dire, des pièces musicales ou des œuvres qui associent musique traditionnelle, musique expérimentale. Ils travaillent sur du sensible. Ils travaillent sur l’image aussi, y’a des vidéastes qui font partie de la compagnie. Ils ont une très belle création là assez récente qui s’appelle De l’errance, l’oubli, des textes qui traitent un petit peu de la folie avec de l’image. Les musiciens, musiciennes sont en cercle autour de l’écran et on est invité à se promener autour. Donc c’est des expériences assez dingues. Ils ont fait une résidence à Yssingeaux pour travailler là-dessus. Et puis ils ont fait des projets vraiment super, comme La Trêve, par exemple, qui est un projet qu’ils ont mené il y a quelques années sur le secteur du Mézenc, donc une espèce de randonnée, un peu découverte, un peu initiatique, vison où ils ont parlé un peu de la géologie du sol et puis, en même temps, ils associent toujours ça avec, voilà, des sonorités nouvelles, enfin, voilà. C’est vraiment des, c’est des gens qui sont, voilà, qui font des expériences, et voilà, ils ont cet attachement aussi à des instruments traditionnels, à du chant traditionnel ou à des répertoires, des choses comme ça. Ils font aussi du bal. Ils seront aux vingt ans des basaltiques cette année. Voilà, c’est un collectif qu’on, qu’on adore. Ils font un boulot extraordinaire, c’est super.
– Voilà, on pouvait pas dire mieux. Est-ce qu’on passe aux associations ? À la vôtre, on y va, c’est Maxime qui démarre. Tu nous présentes le CDMDT ?
M – Ouais, bien sûr, donc le CDMDT, donc le Centre Départemental des Musiques et Danses Traditionnelles, c’est une association qui a été créée en mille neuf cent quatre-vingt-douze, donc c’est, ça commence à être une vieille association qui a fêté ses trente ans il y a quelques années. C’est une association qui a pour objectif à la base de sauvegarder le patrimoine culturel immatériel de la Haute-Loire, donc c’est-à-dire musique, chant, danse, et plus largement, c’est une association qui, aujourd’hui, porte une saison culturelle à l’année de bals, de spectacle, qui accompagne la création amateure et professionnelle à travers des appels à projets. C’est une association également qui organise donc un festival, Les Basaltiques qui a lieu dernier week-end de juillet ou première semaine d’août, ça dépend au Puy. Également un nouvel événement qui a trois ans, la Nuit de la Danse en Haute-Loire, le Kolossal Bal qui a lieu à Brives. C’est une association qui fait beaucoup d’actions en direction du jeune public aussi dans pas mal d’écoles du territoire. Voilà, c’est très vaste, c’est complet. On est une association de bénévoles, il y a vraiment beaucoup de bénévoles engagés, près de soixante-dix au festival, une quinzaine de bénévoles à l’année et deux salariées, Virgilia Gacoin et Anamaria Coteanu, qui travaillent et qui permettent aussi à l’association de se hisser un petit peu plus haut qu’avec simplement des bénévoles. C’est une structure quand même, qui a à cœur aussi de travailler en lien avec et en complémentarité avec les acteurs du territoire. On n’a pas du tout pour vocation d’aller se parachuter dans un village et d’organiser quelque chose. Ça fait plus de trente ans que l’association elle co-construit des choses avec les associations locales. Ça peut des associations de parents d’élèves, des collectivités, mairies ou des choses comme ça, les Maisons Pour Tous voilà. À chaque fois, on s’installe quelque part parce que il y a une association, parce qu’il y a quelque chose, parce qu’il y a un relais local et on fait des choses avec les gens. On est une association de gens qui vivent sur ce territoire, qui vivent sur la Haute-Loire et qui ont simplement envie de faire vivre ce territoire comme n’importe quelle association. Notre petite spécificité, c’est cette dimension quand même, ce rapport à la musique traditionnelle d’ici qu’on valorise. Et cette association, pour terminer, elle s’insère dans un réseau plus large, il y a un réseau régional l’AMTA, l’Agence des Musiques des Territoires d’Auvergne, puis un réseau national qui est porté par la Fédération des Agences des, des Acteurs et Actrices, pardon des Musiques et Danses Traditionnelles la FAMDT. En fait, il y a énormément d’associations de ce type en France qui, chacunes, ben s’inscrivent dans le champ de l’éducation populaire. Et puis portent, bah, voilà des projets qui animent les territoires avec toujours ce lien avec la culture populaire, la culture orale, la culture immatérielle. Maintenant ça, c’est ouvert. Ça peut être… C’était musique, danse, chant menant ça peut être la gastronomie., ça peut être les savoir-faire, ça peut être les paysages, enfin, ça peut aller très, très loin.
-Pas mal.
M – Voilà.
– Oui, il y a de quoi faire. Puis elle résiste, c’est une exposition qui résiste, donc ça fonctionne bien. Un bon système. Dis-moi, Anamaria, c’est les vingt ans des Basaltiques cette année. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu des Basaltiques ?
A – J’ai la chance d’arriver en cours de route pour préparer les vingt ans des Basaltiques. Cette année on avait, les bénévoles, toute l’équipe ont commencé le travail dès le mois de septembre pour préparer une programmation un peu exceptionnelle. On a également travaillé sur la déco, sur la déco de scène, sur la déco du site, sur l’affiche. Nous avons travaillé avec deux structures, avec l’Atelier des Inventions Géniales de Nicolas Savoye pour l’affiche et pour une partie de la déco, et avec la Rafistolerie qui est une association basée en centre-ville, qui va donner vie aux tissus oubliés. Qui vont s’occuper de la déco de scène. On a voulu voir les choses en grand pour les vingt ans des Basaltiques, d’ailleurs, on a une programmation qui est conséquente, qui commence dès mercredi trente juillet, le soir. D’ailleurs, la soirée du trente juillet, elle est à prix libre, elle est ouverte à tout le monde, il n’y a pas besoin de réserver, il faut juste se rendre sur place. Ensuite il y a trois jours de stage et des bals qui vont se suivre avec des stages de trois jours de musique, de chant, de danse. Mais également des stages à la journée pour approfondir les, ou pour apprendre les différentes danses. Les soirées… Donc le pass, vous pouvez le trouver en ligne déjà, les inscriptions aux stages également. Et je vais vous laisser découvrir la prog sur notre site.
– Oui, parce que après, après, il y a peut-être un temps fort, non ou un événement, un temps un peu plus fort que les autres, je ne sais pas, Anamaria ou Maxime… Il y a quelque chose qui n’a jamais été fait. J’ai cru voir un bal qui a été laissé à… Tu parlais justement de…
M – Une carte blanche.
– Ouais.
M – oui, oui, c’est ça. Il y a deux musiciens qu’on aime beaucoup là, Hervé Capel et Sandrine Lagreulet, auquel on a confié une carte blanche. Donc, on leur a donné à chacun trois cachets d’artistes à distribuer à qui ils voulaient, pour nous constituer un plateau de huit musiciens, musiciennes, il y aura parité, c’est important.
– Que vous ne connaissez pas.
M – Qu’on connait pas ouais, en tout cas que le public ne connaît pas.
– Il y a eu des fuites, parce qu’il semblait avoir lu que, justement, vous le découvririez, qu’au dernier moment, il y a eu des fuites alors.
M – Oui, disons que pour gérer l’administratif, on est obligé d’avoir un petit peu, voilà, mais… Y’a ça et aussi, donc, le collectif la Nova, auquel on a demandé de nous constituer pareil, une espèce de plateau spécial pour animer du bal. Il y a de la création, il y a un groupe un peu mythique de nos univers, Blowzabella, qui se produira aussi. Donc, y’a plein de surprises différentes, plein de choses différentes ouais.
– Ok. Après bien sûr, le CDMDT43, on le retrouve toute l’année, avec différentes manifestations. Il y a je crois, un atelier, une session, non, par exemple, au P’tit Café. Il y a toujours cette session qui se fait les jeudis, il me semble, un jeudi par mois ? Anamaria ?
A – Oui, tout à fait, tous les derniers jeudis du mois, il y a la session trad au petit café. Donc, c’est à partir de dix-neuf heures. Les gens peuvent venir avec leurs instruments. L’accueil est très chaleureux. Maxime peut vous en dire plus parce qu’il participe à toutes les sessions, puisque…
– C’est vrai ? Et le bal dont tu parlais Maxime donc à la MPT de Brives, ça fait combien d’éditions ?Trois éditions c’est ça, tu disais ?
M – Alors, ce sera la quatrième en deux mille vingt cinq, en octobre deux mille vingt cinq, le dix huit octobre. C’est un événement qui est né dans la foulée des trente ans de l’association. On a voulu faire une grosse fête en invitant plein de copains pour fêter les trente ans. On a fait ça à la MPT de Brives, qui est une super salle, une grande salle. Et donc, du coup, on s’est dit quitte à fêter nos trente ans, lançons un nouvel événement autour de la danse. Sur cette période, où, en général, on rentre dans l’hiver. Donc, ça fait du bien de refaire un petit peu la fête. Donc, premier week-end des vacances de Toussaint, toujours, et donc voilà, c’est un événement qui s’installe. C’est un peu compliqué, il faut, il faut se battre pour, pour pouvoir, ben voilà, essayer de trouver des subventions, essayé en tout cas, que l’événement s’équilibre, qui trouve son public, donc, ça marche en fait, ça monte. C’est un événement qu’on souhaite pérenniser. C’est plus de trois cents personnes sur la dernière édition, une cinquantaine de stagiaires, puisqu’il y a des stages l’après-midi. Donc voilà.
– Est-ce que voulez rajouter quelque chose sur le CDMDT43 et sur Les Basaltiques ? Anamaria, est-ce que tu veux rajouter quelque chose sur Les Basaltiques ?
A – Bien sûr. Venez danser. Venez faire un tour. Si vous ne savez pas danser, il y a initiation aux danses de bal, y a le public, il est vraiment… Le public des danses trad, il est vraiment accueillant et inclusif. Donc, même si vous n’avez jamais dansé, venez essayer. Vous allez voir à la fin de la soirée, vous allez partir enchanté et avoir dansé toute la nuit.
– Est-ce qu’il y a des chaussures particulières à avoir, faut être pieds nus, en sabots ?
M – Ah ! Certainement pas en sabots.
(rires)
– Comment ça ?
M – Ben non non, on n’est pas un spectacle folklorique, c’est un bal, donc on vient comme dans n’importe quel concert.
– Ben si je veux venir avec mes sabots, je viendrais avec mes sabots.
M – Si tu veux venir avec tes sabots, tu peux. Mais je veux dire c’est absolument pas nécessaire, à aucun moment quoi,
– Ça doit faire mal aux pieds en plus. Il y a des codes aussi j’ai vu en bal trad, par rapport à la position de la femme, par rapport à l’homme, si elle est à droite à gauche, suivant la danse ou pas ? Un sens de déplacement ? Les mains ? Non ? Y’a pas de code ?
A – Chaque danse, elle a ses propres codes.
– Quand même.
A – Oui, il y a des codes. Cependant, il n’y a pas une question de position de hommes et de femmes. C’est quelque chose qui est en train de se déconstruire. Forcément, dans le temps, il y avait là le rôle de la femme et celui de l’homme. Cependant, aujourd’hui, c’est en train de se déconstruire dans les bals trad. C’est-à-dire une femme peut avoir un rôle de meneur de leader, comme un homme peut avoir un rôle de suiveur, si on veut.
– Heureusement, parce que la bourrée, ça date d’il y a cinq siècles, alors si on avait gardé les mêmes…
M – Après moi, je prends ma casquette d’historien là,. Justement la bourrée par exemple, c’est une danse qui a été pas mal dansée, par les hommes et par les femmes. Mais en fait, cette histoire de couples, homme-femme, dans la danse, c’est un peu une invention du folklore quand même, et un peu une invention notamment du régime de Vichy, qui reprend le folklore façon à son compte pour défendre les valeurs de la révolution nationale, donc travail, famille, patrie, et qui fait un peu du couple l’alpha et l’oméga de la société. Donc, en fait, ce rapport très codifié aux danses trad, il est plutôt lié à ce passage très sombre de l’histoire des cultures populaires en France qui est le passage du régime de Vichy qu’à la tradition. Et en fait le fait de danser en couple, c’est simplement que quand on allait au bal à l’époque, c’était pour pécho en fait quoi, pour trouver à se marier, tout simplement, comme maintenant, en fait.
– Oui, voilà, c’est encore le cas quand même.
M – Oui, c’est encore le cas, et c’est ça. Donc, ce côté homme-femme, il est là parce que il y a une majorité d’hétérosexuels, mais, en fait, chacun danse avec qui il veut, comme il veut, il y a vraiment pas de… Ouais ouais.
– Alors, est-ce qu’on peut dire, avant de venir aux Basaltiques, si on n’est jamais venu, qu’on a un peu peur, parce que on reste toujours ancrée sur des idées du bal trad, moi, je propose aux personnes, j’ai découvert des ressources intéressantes, comme le Modal media, Accrofolk aussi, la collection Territoires aussi de la Blogothèque, où il y a une session sur les bals trad, et je trouve que ben voilà, on trouve plein de ressources. Après, il y a des documentaires. Tu m’avais parlé du Grand Bal, c’est ça, Anamaria, par exemple ? Qu’est-ce qu’on… On vient et puis c’est tout ? Ou…
A – Non, loin de ça. En effet, le Grand Bal, c’est un film documentaire qui est sorti en deux mille dix neuf, qui a été produit par Lætitia Carton, qui a été présenté dans la sélection officielle du festival de Cannes. Ce qui a fait que… Moi, je trouve que c’est c’était un moment historique dans l’histoire du bal, puisque ça a permis à un très grand nombre de personnes qui ne connaissaient absolument pas ce univers de prendre contact, d’avoir un aperçu. Et ce qu’on a pu remarquer dès l’été deux mille dix neuf dans les bals, c’était une affluence de nouveaux danseurs.
– Et je sais qu’il y en a qui viennent du monde entier. L’année dernière, j’avais croisé une belge qui venait chaque année. Donc c’est international, pour Les Basaltiques, je parle bien sûr.
A – Oui, bien sûr. La plupart de notre public, il reste local ou dans le local un peu élargi, cependant, il y a des gens qui se déplacent de très loin. Il y a des suisses, j’ai des amis suisses qui vont venir, y’a des amis de Belgique qui vont venir également aux Basaltiques. On se déplace beaucoup en effet, pour aller danser dans les bons festivals.
– Ben d’ailleurs j’en profite. Je fais un coucou à Simon de Laval, qui était là l’an dernier qui a dit qu’il reviendrait, donc, j’espère le revoir. On fait des super rencontres. Voilà, les gens, c’est vrai, sont très sympas, il y a une ambiance de fou.
M – Les Basaltiques, c’est une fête. C’est une fête de village, avec quand même la particularité de d’accueillir des artistes de grand talent et qui font vraiment un super boulot. Voilà il y a une qualité artistique qui est vraiment là. Donc ça, c’est important.
– Tu peux nous rappeler les dates Anamaria ?
A – Du trente juillet au deux août.
– Voilà, si vous aviez quelque chose de prévu, annulez et réservez du trente juillet au deux août. Voilà, on vous attend nombreux. A Salut les Ponots !, on a un slogan, c’est Crache ta Lentille !. Et en fait, je demande si il y a quelque chose que vous changeriez au Puy, à la Haute-Loire, un petit truc ? Maxime ?
M – Ouais, moi, je pense qu’il faudrait qu’il y ait beaucoup plus d’étudiants, au Puy, par exemple. Je pense que ça donnerait une tronche complètement différente à cette ville. Voilà, que ça devienne une ville étudiante. Voilà, vraiment, ce serait, ce serait pas mal.
– Un peu comme à Clermont ?
M – Ouais, un peu comme à clermont. Y’a des étudiants. Mais en fait, hum, c’est vrai que, en terme de vie et de vivier associatif, ou dans les événements, et tout… les villes étudiantes, ben y’a tout de suite des choses qui se passent en plus, et ça donne un dynamisme fou, quoi, voilà. Bon, après, c’est.. Un autre truc, que je voudrais bien revoir, c’est que le Carnaval ait de nouveaux lieu, ça ça serait chouette, mais bon… Voilà.
– Alors. Il a été réclamé souvent au sein de Salut les Ponots ! On va peut-être y arriver un jour, mais voilà, beaucoup de personnes souhaiteraient ça. Est-ce que l’un de vous a, trouve un événement remarquable au Puy ou en Haute-Loire ? Ou alors, s’il se passe ailleurs, qu’il aimerait voir ici ? Ana maria, Maxime ?
M – Ah ben en événement remarquable, moi, j’ai quand même des souvenirs, des souvenirs fous, du Roi de l’Oiseau, par exemple, c’est quand même une fête qui marque beaucoup de ponots et d’habitants de la Haute-Loire, je pense. Sutout quand on est voilà, ados, jeunes ou quoi … Enfin, même après mais… Moi j’ai vraiment de très bons souvenirs de cette fête quoi. Les Musicales aussi qui n’existe plus, qui était un super festival.
– Oula, on nous donne plein d’informations aujourd’hui, attention. Je vais demander à Maxime de faire le jingle. On va passer à la dernière partie du podcast.
M – Alors, j’ai la pression parce que celui d’Anamaria était super.
Musique jingle
– Qu’est-ce que t’en penses Anamaria ?
A – Il est meilleur que le mien.
(rires)
M – Ah non, je crois pas, je crois pas.
– On verra avec l’enregistrement. Je ferai un applaudimètre, je demanderai, je demanderai aux auditeurs, alors quel est le jingle le meilleur ? On le saura vite fait. On va passer à des questions sur la Haute-Loire avant de se quitter avec un dicton. Donc, pour Maxime verveine, lentille ou artisou ?
M – Artisou.
– Ah c’est bon le fromage hein ? Anamaria, tu aimerais danser comme le milan royal dans les airs ou comme la loutre dans l’eau ?
A – Comme la loutre dans l’eau.
– Ouais, elle est marrante hein, elle est funny. Cette loutre. Pour Maxime. Tiens, deux groupes folkloriques. Est-ce que tu vas les connaître ? Les Feux Follets Brivadois ou Lous Pastourios de Monistrol-sur-Loire ?
M – Ah, les Feux Follets.
– Ouais ?
M – Je les connais pas, mais ils sont plus près de chez moi, donc…
– D’accord, le choix est rapide. Anamaria, alors j’espère prononcer correctement le duo Niseïs, Planèze, Lo Radzuka ou Veûn ? Veûn veûn, vashè veûn !
(rires)
Je dis ça parce que moi, les vaches on les appelait. Quand j’ai lu le nom Veun, c’est quand on appelait les vaches, et c’est vrai que chez mes grands-parents, dans le Livradois-Forez Ambert, on disait toujours Veun veun, vashè veun ! Je sais pas si on prononce comme ça ?
M – Si si veûn veûn veûn, moi aussi j’ai ça en tête ouais.
– D’accord, quel groupe choisis-tu ?
A – Je vais essayé de le prononcer comme il faut alors, vaine.
– Veûn !
A – Veûn ! En plus avec l’accent, ça ressemble plus à rien. Veûn ! Veun ?
M – Veûn ! Veûn !
A – Veûn !
– Maxime, chibottes ou les assemblées pour les béates.
M – Oh les chibottes, j’aime les chibottes.
– Tu aimes les chibottes ?
M – Ouais.
– Moi aussi j’aime les chibottes. Anamaria, les Amis du Patois Vellave, c’est une troupe, donc de, de Saint-Germain, qui fait donc ses spectacles en occitan, tout comme la troupe des… Alors je vais mal prononcé hein, c’est du patois, désolée, des Souvassaires qui sont de Arsac-en-Velay ? Voilà, j’ai deux troupes de théâtre. Est-ce que tu les connais, est-ce que tu es déjà allée voir une, un spectacle en patois ?
A – Non, malheureusement, je ne parle pas le patois.
– Ah ben moi non plus.
A – Je ne le comprends pas. Autant l’occitan d’un peu plus au sud, j’arrive à entendre des sonorités, de comprendre certains mots. Par contre, le patois, je le parle pas. Donc, je serai forcément en tort si je choisirai un des deux.
– Maxime, toi t’as une idée ou pas ? Tu les connais ces troupes ?
M – Oui, oui, oui, je connais celle de Saint-Germain. J’ai déjà vu des choses, oui, mais plus, plus jeune, ça fait longtemps que je ne suis pas allé voir du théâtre en patois ouais.
– D’accord, parce que là j’ai vu qu’il y avait deux spectacles là pour les troupes.
M – Y’a aussi Jean-Louis Roqueplan qui a fait des pièces en patois, du théâtre de l’Alauda là. Je me rappelle d’un, comment ça s’appelait… Confidence je crois. Il jouait une dame qui racontait des histoires. J’avais vu ça dans l’ancienne église de Monedeyres là, c’était super.
– Ça me rappelle quand j’étais petite, mes grands-parents parlaient toujours en patois. Donc voilà, ils nous parlaient jamais en français, donc on ne comprenait rien. On a quelques expressions qui sont restées, mais je vais pas vous les donner là, parce que c’était pas forcément les plus, les plus correctes. Maxime, Inetrfolk ou le Festival Country de Craponne sur Arzon ?
M – Festival Country. Il y a eu Status Quo y a quatre, cinq ans et c’est un groupe de fous.
– Ah mais t’écoutes pas que de la musique trad, trad.
M – Non, pas du tout non. Pas du tout.
– Pour Anamaria, dernière question, tu danserais plutôt, au lieu de danser sous le pont d’Avignon, sur le pont d’Avignon, sur le pont suspendu de Saint-Ilpize qui est à vingt cinq mètres de hauteur ou sur le pont du Diable à Chalencon qui est un petit pont en pierre ?
A – Le pont du diable.
– Ouais, il est tellement magnifique. Est-ce que vous verriez un autre lieu en Haute-Loire pour le festival Les Basaltiques ? Maxime ?
M – Ben, dans mon jardin ça serait pas mal.
– Ca serait plus près mais t’es pas en Haute-Loire toi, si ? T’habites en Haute-Loire ?
M – Si si j’habite pas loin de Fix.
– D’accord. Mais il caille là-bas ?
M – Non, non, non, il fait bon, au contraire.
– Il y a des bons saucissons je crois.
M – Alors à Fix même je sais pas mais par contre…
– C’est à Jax ?
M – Euh non, c’est oui, oui, non à Jax je sais pas. Y’a pas de boucherie à Jax. Mais à Siaugues-Sainte-Marie, chez Sibaud là, là y’a des très bons produits là.
– D’accord.
M – C’est une boucherie hein., je reste un peu sur le…
– Il reste boucherie à fond hein. Les végans, bouchez-vous les oreilles. Il y’a peut-être des boucheries vegan hein ?
M – Peut être, on sait pas.
– Dis-moi Anamaria, toi, il y a un lieu qui te plaît énormément en Haute-Loire, où tu verrais bien le festival ou un bal, tout simplement.
A – J’ai toujours eu un fantasme de danser en haut d’une montagne, donc pourquoi pas un bal en haut d’une montagne, que ce soit au Mézenc ou euh…
– Ouais, en haut d’une montagne. Ouias, je verrais bien, ça, c’est chouette. Des fois, pendant le confinement, on avait vu des groupes qui faisaient de la musique en haut d’une montagne.
M – Sur le Testavoyre il faut aller. Si c’est en haut d’une montagne, il faut, il faut avoir de quoi mettre un parquet quoi donc il faut… Faut voilà.
– Tu dis où toi ?
M- En haut du Testavoyre, par exemple, ce serait pas mal, ou sur le plat du Mézenc, on pour y mettre un parquet entre Mézenc et… Entre les deux pics du Mézenc, le pic et le rond. Ca pourrait être pas mal.
– Ouais, entre l’Ardèche et la Haute-Loire, tu danses, t’as un pied dans l’Ardèche, un pied dans la Haute-loire. Ça te va Anamaria ?
A – Ouais, symboliquement, c’est, c’est beau, ça peut réconcilier…
M – Un pied dans la maôche, un pied dans l’artisou.
– Mais on va demander, à qui c’est qu’il faut demander.
M – Oh à personne.
– A personne, on le fait, voilà. Ok ça marche. On va finir par un dicton, une expression. Alors je vais demander à chacun de vous un dicton ou une expression.
M – C’est plutôt une expression- citation ouais. Je me souviens d’il y a quelques années, le CDMDT43 avait réalisé un film, un web-documentaire qui s’appelle Alentours du Puy. Et on était allé voir un monsieur qui habite vers Allègre et pour faire des images, l’équipe de tournage avait un drone. Et y’a une super image où on voit le drone qui arrive et qui atterrit devant le mec. Et le mec, il sort de sa ferme, il voit ça, et il dit. Ah, ben merde alors !
(rires)
– Ha, ha, ha, ha, ha ha.
M -Voilà.
– Il devait croire que c’était un ovni ou quelque chose comme ça.
M – Ah ouais ouais ouais, c’était, c’est ça. C’était… Y’avait vraiment un truc mi amusé mi ben nom de dieu, qu’est-ce que c’est que ce machin? C’était pas mal.
– Ça fait une petite anecdote en plus. Pour toi Anamaria ?
A – Les Basaltiques, c’est fantastique !
(rires)
– Et ben écoute, génial. On va finir sur cette expression. Je vous remercie tous les deux. Je vous souhaite un bon festival et une bonne continuation pour le CDMDT43.
M – Merci beaucoup. Merci pour pour ton enthousiasme. C’est chouette, ça fait plaisir.
– Ouais, alors j’ai découvert …Voilà, regardez, prenez le temps de découvrir franchement les bals trad, parce que c’est, c’est un milieu qui moi me… Qui tout de suite m’a passionné dans tous les récits, etc. Donc, prenez le temps est venez surtout aux Basaltiques. A bientôt Anamaria.
A – A bientôt. Merci beaucoup.
– Merci à vous. Ciao, ciao !
Temps d’écoute : 39’01 minutes
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La playlist
bal trad - playlist par Anamaria
La Machine – Mazurka des loups
Komred – Le jugement des jeunes filles
KKC O CPC – Scottish Roquefort
Petit Piment – Polka
Duo Vargoz – Rigodon Jean de la Riole (au Basaltiques cette année)
Ma Petite – La mal marié (au Basaltiques cette année)
Ballsy Swing – Valse du Port Galland
Los Cinq Jaus – Le mois d’avril s’en va finir
Duo Artense – Bourrée d’Ambrugeat/La sauterelle
Bargainatt – Insomnie
Blowzabella – Motorway Mazurka (groupe mythique dans le monde du trad’ qui
sera au Basaltiques cette année)
Ciac Boum – Fiouc
Groove Factory – Supernaire
Zlabya – La Pégreuse
Coups de coeur de notre invité
- commerçant :
Boucherie Lesguillons
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https://boucheriecharcuterierabaste.fr/ - marché :
Lous Acampayres
Anne Lecomte
plantes séchées, Infusions, sels aux herbes, cueillette de bourgeons, confitures de fruits
place du marché couvert
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06 24 05 16 39le Pain de Raph
pains, croquants
place du Marché CouvertGAEC d’Artias
DAUMAS Renaud et VIENNOIS Bruno
légumes
Haut de la place du Marché couvert
Artias, 43130 Retournac
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L’Évidence
19 Pl. du Marché Couvert
07 88 59 34 58Entrez les Artistes !!!
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04 71 09 71 78 - artiste :
La Nòvia
collectif, lieu de réflexion et d’expérimentation autour des musiques traditionnelles et/ou expérimentales
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