Temps d’écoute : 64’55 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. La première fois que je l’ai vu, c’était il y a quatre ans, un jour de marché, il était en haut de son escabeau en bois avec un mégaphone à la main, et ça m’a fait plaisir, parce que j’ai connu pas mal de crieurs de rue à Marseille. Ça m’a donné un petit peu de soleil dans le cœur. Bonjour Thomas.
– Bonjour, Salut les Ponots !.
– Comment vas-tu?
– Plutôt bien.
– Qui es-tu Thomas ?
– Qui je suis, ben je suis Thomas, je suis content d’être là, je suis qui je suis, je suis content. Je suis comédien, musicien, chanteur, musicien surtout chanteur. J’aime bien varier les plaisirs. Je ne sais pas me définir en un mot:
– D’accord.
– Multi casquettes. Je suis multi casquettes.
– Tu es multi casquettes. Tu es né ici ?
– Ah non, je suis né en Alsace.
– Et qu’est ce que t’es venu faire là ?
– Rejoindre ma chérie.
– Ouah lala, l’amour ça fait venir les gens au Puy, ça les fait rester. T’es content d’être là ?
– Ah oui, ouais, carrément. Très, très content.
– Est-ce que tu as une anecdote sur la Haute-Loire ou le Puy ?
– Et oui, j’ai réfléchi longtemps, longtemps et j’ai une anecdote sur le Puy-en-Velay, il y a longtemps, longtemps. Avec ma compagnie Les Pies, on était sur la fête du Roi de l’Oiseau, c’était en deux mille huit, et on était suivi par France 3. C’était génial. On était très, très, très content d’être programmé au Roi de l’Oiseau et très content d’être suivi par France 3. Et on était avec notre charrette et on était complètement perdus dans les rues du Puy-en-Velay, dans le labyrinthe des rues pavées du Puy-en-Velay, dans les hauteurs. Et donc, on était avec notre carte, notre plan, et on expliquait à France 3 que ce n’est pas facile de s’y retrouver, et c’est tout ce qu’ils ont gardé de l’interview. Donc on est passé sur France 3 pour dire on est perdu dans le Puy-en-Velay. Et cette même année, notre première fille, à Sandrine ma compagne et moi, venait tout juste de naître. Elle avait trois mois. Elle était dans les bras de sa maman. Et on a des très belles photos de Sandrine et Naïs dans les rues du Puy-en-Velay. Très beau bébé. En costume médiéval.
– C’est génial ça.
– Ouais.
– On fait un petit coucou donc à ta compagne et à ta fille fille. Ce que je vais te demander maintenant, c’est de faire le jingle avec la petite boîte mystérieuse. Tiens, toi qui est musicien.
– Elle est là !
– Vas-y.
– Je la décrit pas.
– Non.
– J’ai préparé un truc.
Musique jingle
Salut les, salut les, salut les Ponots !
– Ah, il est beau ce jingle dis donc. Je vais peut-être le garder tu sais, pour les prochains quoi, je mettrai celui-là. On voit le musicien. On va passer au confessionnal. Je vais te faire des propositions et tu vas devoir choisir ce que tu préfères. Tu peux appeler un ami, enfin non t’as pas de réseau c’est vrai aujourd’hui, y’a plus de réseau.
– J’ai pas d’amis.
– Ah non, t’as pas d’amis.
(rires)
Ok. On y va, t’es prêt ?
– Ah j’essaye.
– Oie ou canard ?
– Les oies pour les voyages de Nils Holgersson.
– Ah ouais ? Parce que moi je suis faite courser par une oie un jour et c’est… Ben ça fait peur. Vert ou rose ?
– Euh… Les deux ensemble.
– Tu portes du rose un peu ?
– J’aime bien le rose, le fuchsia.
– Ah oui, je dis rose, excuse moi, je suis de Clermont-Ferrand. Pastilles de vichy ou pilules Dupuis ?
– Euh… Alors Vichy bouah… Pilule du Puy, mais même si je sais pas ce que c’est.
– Alors, t’as un petit badge pourtant pilules Dupuis. C’est contre la constipation.
(rires)
– Oui, c’est vrai, les pilules Dupuis, moi je croyais du Puy-en-Velay. Pilules Dupuis.
– Alors la compagnie Zoolians dans le soixante trois, où la compagnie Bric à brac dans le quarante sept.
– Alors la compagnie Zoolians.
– Ah, Zoolians pardon. Olala.
– Ouais, c’est des copains, des amis de longue date, les Zoolians, alias les Zoozoos, qui sortent un nouveau spectacle là, cette année, Fury. En hommage à Richard, entre autres.
– Richard, ça me dit quelque chose ce nom. T’as pas une petite…hein ?
– Ah, oui, mais c’est pas le même.
– On en parlera tout à l’heure. C’est pas le même Richard mais t’as une petite, voilà, comédie musicale là qui vient de sortir.
– Ouais qui vient de sortir là.
– On en parlera tout à l’heure, ça marche. Pour une petite insulte. Qu’est-ce que tu préfères ? Tu préfères orchidoclaste, nodocéphale ou fesse-Mathieu ?
– Les deux premières, les deux premières sont très, très belles. C’est joli les mots compliqués.
– Oui, on les utilise plus trop, celles-ci, mais c’est pas mal, parce que personne ne comprend donc…
– Ah si ben en fait c’est vrai qu’en grattant un peu, orchidoclaste… Hein, quoi, oui, oui, tu vois très bien ce que je veux dire, espèce de nodocéphale.
(rires)
– Les Cornichons de Nino Ferrer, ou J’veux du soleil de Au P’tit Bonheur ?
– Ah les deux. Ouais, ce n’est pas possible de choisir. Je n’aime pas choisir. Nino ferrer, j’aime bien. En plus, il a une belle voix bien saturée, puisque quand il a enregistré cette chanson, en fait, c’était trop aigu pour lui, il a pas maîtrisé, et donc ils ont enregistré quand même, et donc ils hurlent dans cette chanson. Et je trouve ça génial, j’adore les voix saturées. Et l’autre, c’est J’veux du soleil. C’est ma chanson avec laquelle j’ouvre toutes les criées publiques ou toutes les prestations d’Eugène Papote avec mon orgue de barbarie. C’est la chanson fétiche. Et puis, en Haute-Loire, je veux du soleil. Tu vas quand…?
– Surtout aujourd’hui.
– On a des giboulées de juin donc J’veux du soleil c’est bien.
– Et du coup, tu peux nous pousser la chansonnette ou pas, là maintenant ?
– Là, maintenant, là ?
– Ouais, la chanson que tu veux.
– Je suis resté qu’un enfant qui aurait grandi trop vite dans un monde en super plastique. Je veux retrouver maman. Etc. Etc.
– Marionnettes à gaine ou marionnettes à fils ?
– Ah, marionnettes à gaine, définitivement.
– La gaine lyonnaise ?
– Ouais, Lyon, Guignol, Guignol et Gnafron.
– Je ne savais pas qu’il y a plusieurs gaines quoi, la gaine chinoise, la gaine lyonnaise, la gaine ch’ai pas quoi. C’est suivant comment tu mets les doigts dans la gaine ?
– Alors la gaine chinoise ouais, effectivement, on met pas les doigts de la même façon et puis elles sont plus petites les gaines chinoises, et on leur fait faire plus de choses, elles sont plus agiles. Et la gaine lyonnaise, elle est, elle est lourde, elle est… Ben elle est populaire,
– Ouais.
– Ouais, elle bastonne !
– Toi, tu as travaillé théâtre de Guignol justement à Lyon.
– Ouais, avec la compagnie des Zonzons. On était… J’ai grandi en Alsace. J’ai fait mes premières armes d’artistes en Alsace, à l’Ecomusée d’Alsace, où on avait un théâtre de marionnettes avec un personnage alsacien qui s’appelle Kasperla, et on est descendu à Lyon pour se s’enrichir, s’alimenter de la gaine lyonnaise et on a rencontré enfin, on a découvert les Zonzons qui révolutionnaient déjà, la gaine lyonnaise avec des décors en 3D, alors que Guignol c’est plutôt de la toile peinte, et tout ça. Et je suis tombé en extase devant ce spectacle-là. J’ai dit un jour, je travaillerai avec eux. Et donc, j’ai postulé à une audition et j’ai été parmi ceux qui ont été retenus. J’ai travaillé avec eux pendant cinq ans je dirai à peu près, et je faisais souvent les rôles de méchants.
(rires)
– C’est vrai que ta une gueule de méchant quand on te voit.
(rires)
Le rire un peu machiavélique.
– Mieu euh euh euh.
– On va passer à la suite avec deux dessins animés. Oggy et les Cafards ou Bip Bip et Coyote ?
– Ahhh. Les deux. Parce que… Ben oui. Ben Bip Bip et le Coyote, parce que c’était quand j’étais gamin, et Oggy et les Cafards parce que c’était quand j’étais encore gamin, mais plus vieux.
– Mais tu l’es toujours non ?
– Un peu ouais.
– Il faut.
– Ouais.
– Liberté, égalité ou fraternité ?
– Euh ben c’est indissociable. Il y’a pas de choix là.
– C’est vrai ? Bernard Colin ou Geneviève, alors je vais prononcer mal, Koechlin ?
– Les deux mon capitaine. Parce que Geneviève Koechlin c’est… t’as cherché loin quand même hein ? T’es allée chercher mon cv non ?
– Ouais, j’ai regardé un peu partout, j’ai fouillé tu sais. Je suis l’oeil de Moscou.
– Geneviève Koechlin, c’est la première, ma première prof de théâtre. Celle qui m’a dit viens, fais objecteur de conscience et rejoins le théâtre dans lequel elle travaillait et où j’ai pris mes premiers cours de théâtre, et donc c’est elle qui m’a mis le pied à l’étrier. Et Bernard Colin, c’est mon mentor, c’est celui qui m’a formé au métier de crieur public et qui m’a accompagné sur pas mal de créations. Il m’a aidé sur le cirque de puces. Il m’a aidé à sortir la Guinguette à Eugène, et on est encore en contact. Donc, Geneviève et Bernard.
– Si tu étais un spectacle, lequel serais-tu ?
– Le prochain.
(rires)
– Celui qui est pas encore sorti ?
– Oui c’est ça, le prochain, prochain, prochain, ou alors un spectacle de Royal Deluxe de l’époque où il y avait des spectacles gigantesques avant qu’il se split, que ça devienne la Machine, entre autres, mais quelque chose d’exubérant, de grand, une comédie musicale, Starmania, vue par Royal Deluxe.
– Est-ce que tu as un livre de chevet ? Est-ce que Thomas lit ?
– Ouais j’essaye, par période. Des BD souvent, qui viennent de chez Interlude, Interlude, Interlude.
(rires)
– Comme il se le place !
– Non, j’ai pas d’action chez Interlude.
– Ah bon, t’auras peut être une petite réduc.
– Non, mais le livre, je pense que j’ai le plus lu, ça doit être le Seigneur des Anneaux de Tolkien.
– Et en BD , tu as un auteur favori ?
– Là le dernier qui m’a beaucoup marqué, c’est Larcenet, par exemple. Au débotté, la route de Larcenet.
– Ouais.
– Ça retourne hein. C’est une claque quoi. Ben de toute façon quand Larcenet fait quelque chose, généralement, c’est une claque.
– C’est une claque.
– Puis là, je sais qu’il travaille sur sa prochaine grosse création. Donc ce sera une surprise. Ah, sinon il y a il faut flinguer Ramirez. Ça, cette BD là on l’attend. Donc il y a les deux premiers tomes. On attend depuis trois ans, quatre ans je crois, la sortie du tome trois. Et j’ai appris à Interlude qu’il avait commencé à travailler, qu’il avait tout déchiré, qu’il avait dit désolé, il n’y aura pas un troisième tome mais un tome trois et quatre. Donc on attend. Pour tous les fans de flinguer Ramirez, rassurez-vous, ça va sortir, il y aura deux tomes encore.
– On va continuer.
– Oui.
– On va parler du Puy, de la ville du Puy, de la Haute-Loire, même si tu veux. On va commencer par le marché, est-ce que tu fais le marché ?
– En fait au Puy, moi j’habite à une demi-heure du Puy, je suis venu plus souvent sur le marché du Puy pour travailler, pour lancer le pavé du P’tit Café ou pour faire la promotion du musée Crozatier. Ces deux structures je les porte fort dans mon cœur, parce que et bien j’ai pu faire le crieur sur le marché avec elles, c’était super chouette. Mais j’ai quand même des stands du marché que j’aime beaucoup. Il y a le Fromagosaure, puisque le fromage, c’est la vie.
– Avec un petit peu de vin rouge.
– C’est ça par exemple.
– Et du pain.
– Et donc ouais, le Fromagosaure, on se connaît peu, mais j’aime beaucoup sa démarche, et puis ses produits, et tout ça. On sent qu’il aime ce qu’il fait et… Il faut aimer les gens pour proposer du bon fromage, faire ça. Et donc il y a le Fromagosaure et il y a Jean-François Brunel et Marie-Claire Gaillard, que tu connais ?
– De nom.
– Ah, qui sont alors je leur ai demandé parce que quand j’ai préparé le podcast, je leur ai demandé c’est quoi le nom de votre GAEC ? Et Marie-Claire elle m’a répondu mais en fait, on n’a pas de gaec. Nous sommes cultivateurs en agroécologie et, en plus, ils sont installés du côté de chez moi, sur le territoire de Cayres Pradelles. Et c’est des gens adorables qui sont donc maraîchers.
– Tu prends des légumes chez eux, suivant la saison.
– Alors, je n’achète pas beaucoup de légumes. Je suis un gros consommateur de produits locaux comme la patate, euh… La patate.
– Et la patate ?
– Et également la patate.
– Et du chou ?
– Ouais, mais d’Alsace pour le coup.
(rires)
– Tu fais la choucroute ou pas ?
– Ouais, ah oui, avec grand plaisir ouais.
– Donc tu nous feras une choucroute un jour ?
– Avec plaisir ouais, carrément.
– On va s’inviter à la choucroute chez Thomas.
– Avec de la lentille.
– Choucroute lentilles. Ben écoute, j’ai jamais goûté choucroute lentilles.
– Suffit d’une première fois, en fait.
– Voilà c’est ça. Bon choucroute lentille, le prochain resto. Commerçant ?
– Il y a un commerçant j’adorerais pouvoir m’offrir le fruit de leur travail. C’est la boutique de So France Is Co. Ouah ! Je trouve ça génial ce qu’ils font.
– Ben il faut que tu passes le voir Sébastien.
– Alors je ne le connais pas personnellement. J’y suis allé il y a pas très, très longtemps, parce que j’ai vu qu’ils avaient des gilets, et j’aime bien les gilets. J’aime bien les gilets. Ils en avaient un magnifique jaune, et je trouve ça vraiment… Enfin ce qu’ils font, c’est, c’est très beau quoi. J’ai vu des commentaires un peu sur leur travail. Des gens qui portent leur jean depuis quatre ans sans que ça bouge. J’adorerais pouvoir me payer un jean de chez So France Is Co.
Et sinon, il y a à la Rue des Arts que je trouve très, très chouette aussi. Tu vois à Noël, par exemple, quand on cherche des petits cadeaux pour la famille, pour ma chérie, pour plein de monde, je vais là-bas. Parce que déjà, c’est des créateurs…
– Locaux.
– Ouais, c’est local, et puis il y a plein de belles choses, c’est original et puis c’est des artistes. Enfin, pour la plupart, c’est du travail d’artiste. Il y a une modiste qui propose des chapeaux dans une des boutiques de la Rue des Arts. Je trouve très, très chouette. Il y a de la sérigraphie. C’est… Donc ces deux boutiques là, je les aime beaucoup ouais.
– Et on va parler bouffe et boisson.
– Oh oui !
– Oh oui.
(rires)
– Le cri du cœur.
– Je te laisse commencer par qui tu veux.
– Et ben en resto. D’abord on voulait se retrouver chez les Lanarets, chez Bruno, au jardin Henri Vinay. La météo en a décidé autrement. Et donc, à la place des petits oiseaux, du jardin, on a les papotes du Michelet. Mais ouais, chez les Lanarets, je trouve qu’est-ce qu’on est bien pour manger une crêpe, une salade. Le cadre est génial. C’est à côté du musée, c’est en plein milieu du parc. Et puis, ils sont tellement gentils, quoi, ils sont tellement adorables tous, le père, la mère, le fils, Sacha et… Ils sont tous vraiment super adorables. Donc, j’aime bien aller me poser chez eux. J’y vais peu, mais j’aime beaucoup.
Après, j’aime bien Merry&Pippin.
– J’y ai mangé la semaine dernière chez Merry & Pippin.
– On y mange bien, le cadre est chouette, c’est intime, et puis c’est cet univers. Tout à l’heure je parlais de Tolkien, donc.
– Il mange Tolkien aussi.
– C’est ça, enfin ouais, je dévore Tolkien. Et c’est pareil. Je ne les connais pas personnellement, mais tu sens qu’il aime ce qu’il fait. Il est content d’être là. Il fait les choses bien et par amour. Donc, j’aime bien cet endroit. J’aime bien aussi Entrez les Artistes pour la même raison, parce que c’est deux nanas qui en cuisine, qui au service, quel caractère, c’est une bouffe généreuse, familiale. Tu sais que quand tu sors de chez Entrez les Artistes, t’as pas faim.
(rires)
Mais ouais, tu sais, c’est des endroits super généreux quoi, avec une identité très, très marquée ouais.
– Bar ?
– Le Michelet. Ouais, qu’est-ce qu’il est bien ce bar. Jhe viens peu boire des coups le soir au Puy parce que j’habite à une demi-heure et que…
– Il faut rentrer après.
– C’est ça exactement. Mais j’ai assisté à quelques soirées concerts Lo Radzuka, par exemple, quand ils sont venus jouer ici, on était là. Ouais, il y a une belle ambiance dans cet endroit, on y mange bien, ils sont sympas, et il y a de la Guiness.
– Tu es un fan de guiness ?
– Ouais, j’aime beaucoup la Guiness, c’est pour aller avec la choucroute ?
– Ça pourrait être pas mal ouais. Choucroute Guiness.
– Tu peux faire de la choucroute à la Guiness non ?
– Choucroute Guiness, un stew à la choucroute.
– Est-ce que tu as autre chose à rajouter par rapport aux bars ?
– Ouais, j’aime bien la terrasse de la Main Ô Fût aussi. Là où on aurait pu se retrouver si on n’était pas allés au jardin Henri Vinay, s’il n’avait pas plut. C’est un endroit assez central et agréable, j’aime bien ça et j’aime bien Agapi aussi. Une fois par an, je pense, je vais aller boire un thé avec mes parents chez Agapi, manger une part de gâteau.
– Tu manges quoi comme gâteau ?
– Fouah, les plus gros en fait.
(rires)
– Il regarde tous les gâteaux, il dit, je veux la grosse part, celle-ci.
– Exactement. Comme à la boulangerie, je voudrais un pain au chocolat celui-là, celui-là spécifiquement.
– Et du coup, comme thé, tu prends quoi ?
– J’aime bien le lapsang souchong.
– Ah oui oui, atchoum !
(rires)
– Le lapsang souchong, c’est le thé fumé. J’aime bien, j’aime bien, ça fait penser au whisky.
(rires)
J’ai goûté… Attends, c’est quoi ? Le pu-erh ?
– Non mais si tu me regardes comme ça, je pourrais pas te dire, je bois pas trop de thé mais…
– Si c’est ça, c’est le thé pu-erh, c’est un thé qui goûte un peu le champignon, la terre.
– D’accord, oui, qui pue quoi ?
– Non ! Je dirais pas ça. Qui goûte la terre, les champignons.
– Bah écoute, c’était en rapport avec le nom quoi, pu-erh.
– Ah oui, alors, il faut que je te fasse une confidence. Je ne suis pas hyper sensible à l’humour des autres.
(rires)
– Ah non mais il y avait pas d’humour dedans, moi je croyais vraiment que tu vois, pu-erh c’était peut-être dû au nom du… Ca avait une odeur un peu spéciale.
– Ch’ai pas d’où ça vient, si ça vient de Chine sûrement. Je sais pas, je sais pas mais j’aime bien c’est deux thés là.
– D’accord, tu peux nous redonner le nom ?
– Le lapsang souchong et le thé pu-erh.
– Ok, j’emmènerai l’enregistrement avec moi quand j’irai voir Agapi et
– Je voudrais un lapsang souchong.
– Voilà c’est ça. Ça marche. Bon ben on va passer peut-être aux associations.
– Ouais, j’en ai plein.
– T’en a combien là ?
– Fais voir des associations. Un, deux, trois, quatre, cinq.
– Allez ça va… C’est parti.
– Alors en association, il y a le Crouz’Art, l’association la Zizanie, qui sont formidables.
– Ils sont au Crouzet vers Saint-Pierre- Eynac.
– C’est ça, je connais une partie de l’équipe depuis et ben depuis qu’on a monté la guinguette, notamment Grégoire. Grégoire… Ils ont fait venir la guinguette à Eugène pour la Mascarade. Première Mascarade au Crouz’Art. Qu’est-ce qu’ils sont géniaux ces gens-là quoi, ils sont pleins d’idées, dynamiques, jeunes, volontaires, fous, donc l’association la Zizanie, le Crouz’Art, je trouve ça vraiment, vraiment fantastique. On a passé une super après-midi ensemble. Il y a…
Alors, pub copinage, l’association la Clandestine. C’est pas une association du Puy, mais ils ont un local de danse à Espaly et c’est une association, un club de danse, qui fait, entre autres, du rock sauté en compétition. Mes deux filles, Naïs et Tina, font du rock sauté en compétition avec Carol Escallier et attention… La Clandestine fait son gala à la salle Jeanne d’Arc les treize et quatorze juin, c’est là, c’est bientôt. Quand les places sont comptées. C’est à la salle Jeanne-d’Arc. Je l’ai dit ?
– Oui. Puis de toute façon, il y a le trail de Saint-Jacques en même temps, je crois. C’est le même week-end. Donc, du coup, la salle Jeanne d’Arc, c’est juste à côté tu vois.
– C’est ça.
– Donc, on peu à peu hop le trail, hop salle Jeanne d’Arc.
– On voit les gens courir, ça nous fatigue un peu. On se pose en terrasse, on boit un verre. On va à la salle Jeanne d’Arc, on voit des gens danser, ça nous éclate. Et puis on va manger ensuite au Merry et Pippin.
(rires)
– On vous fait le programme pour le treize, quatorze juin.
– C’est ça.
– Et c’est à quelle heure ?
– C’est sur deux jours, en soirée, et alors je connais pas les horaires. Mais faut aller faire un tour sur les réseaux sociaux.
– On mettra les coordonnées de toute façon sur l’annuaire de Salut les Ponots ! Et puis voilà.
– C’est ça. C’est gentil. Dans les associations, il y a une association qui vient de se créer, qui s’appelle, j’espère que je prononce bien Arcan. Arcan, ça veut dire arc-en-ciel en occitan, et c’est une association qui va faire la première marche des fiertés.
– Et il l’a carrément le flyer.
– Le vingt huit juin, donc, la marche des fiertés en soutien aux droits des LGBTQIA+, et contre le fascisme. Et donc, ils organisent la première marche des fiertés, le vingt huit juin, à quinze heures. Donc, c’est rendez-vous, c’est rendez-vous…
– Au Puy-en-Velay.
– Au Puy-en-Velay.
(rires)
– Ils font appel à dons en ce moment pour faire cette marche des fiertés, voilà, dans les meilleures conditions possibles. Donc, hésitez pas. Vous pouvez mettre cinq euros, vous pouvez mettre deux mille euros si vous avez. Mais hésitez pas.
– Oui si vous vous appelez monsieur Bolloré, par exemple, et vous voulez soutenir une association, en plus je crois que c’est déductible d’impôt non ?
– Oui, oui, tout à fait. Il y a un petit formulaire cerfa après qui donne soixante pour cent de réduction d’impôt, ou je sais pas, enfin, un truc comme ça.
– C’est ça.
– Donc allez-y mettez, mettez, plus vous mettez, plus vous aurez des réductions d’impôts.
– C’est ça.
– Donc, n’hésitez pas.
– Et c’est donc rendez-vous à quinze heures, le vingt huit juin.
– Place du Breuil.
– C’est ça. Donc ça, c’est fait. Les Saisons du Lézard. Les Saisons du lézard, c’est une association juste avant de venir voir, salut les Ponots ! SLP Salut les Ponots !. Les Saisons du lézard, c’est une association qui gère les deux festivals, le festival les Lézard d’automne, qui est un festival de lecture, et le festival Lézard d’hiver, qui est un festival d’avant-premières. Donc c’est, je crois, en tout cas dans le quarante-trois, le seul festival où on peut voir des spectacles en avant-première. Alors il y a des versions plus ou moins abouties, plus ou moins terminées, il y a des spectacles en construction, il y a des spectacles qui sont vraiment fini, mais c’est la première fois qu’ils rencontrent un public, on va faire la quatorzième édition en deux mille vingt-six. Là, on a les dates là, ce sera le vingt-sept, vingt-huit février et premier mars. Donc, c’est une association voilà qui chapeaute ces deux festivals, ces deux événements et festivals d’avant-premières où on peut voir aussi bien du spectacle de danse contemporaine, avec du spectacle jeune public, de la musique, du théâtre, du conte. Ouais, c’est vraiment un festival coup de cœur, où ça fait plusieurs années que je fais un peu le Monsieur Loyal, entre guillemets pour présenter un peu tout le monde. Donc, cette association là, voilà, ça fait pas longtemps qu’elle existe. Avant, c’était porté par la MJC d’Espaly. Maintenant c’est une association qui chapeaute ça en partenariat avec la MJC d’Espaly. Très, très chouette asso.
– Moi, j’ai une petite question, justement par rapport aux artistes qui vont être présentés. Donc, c’est génial, qu’ils puissent faire, qu’ils puissent tester leur spectacle lors de ce festival. Comment sont-ils choisis ? Comment ça se passe ?
– C’est un festival coopératif où les compagnies, les artistes qui ont participés à une édition peuvent rejoindre le comité d’organisation, et donc, on collecte, on fait des appels à participation. C’est un comité en fait d’organisation qui dit on a telle proposition, etc. Ça rentre ou pas dans nos critères, dans notre charte, mais c’est complètement collectif quoi.
– C’est génial.
– Et alors… Alors c’est pas vraiment une asso. Quand j’ai rencontré cette structure, c’était encore une asso, mais maintenant c’est devenu une SCIC.
– Oui, je sais de qui tu veux parler. Il y a un c dedans, il y a des o, il y a un grand a.
– Ouais et un apostrophe, et c’est Coop’Art, ça alors, c’est pas une asso, c’est une coopérative.
– Tu sais que j’ai regardé avant de venir. J’ai dit j’espère que Coop’Art c’est une asso, comme ça on pourra en parler. Mais oui, c’était une asso, donc on peut en parler, il faut en parler. Je pense.
– Ouais ouais, il faut ne parler.
– Donc vas-y.
– Et ben Coop’Art c’est donc une coopérative artistique et culturelle. C’est une SCIC, au sein de Coop’Art, on utilise énormément d’acronymes les yeux ERP, les PTCE, les SCIC, l’…
– J’ai pas dit que je fournissais un dictionnaire avec le podcast.
– Moi je ne comprends même pas la moitié de ceux que je viens de prononcer. C’est donc une coopérative artistique et culturelle. On est cent trente-deux sociétaires à l’heure actuelle, et sociétaires, c’est des personnes morales et physiques. Ça veut dire que ch’ai pas, il y a peut être deux cents personnes, cent cinquante, deux cents personnes qui gravitent autour de cette structure.
– Qui peut devenir sociétaire, tout le monde. Comment ça se passe ?
– Alors, tout le monde. Alors c’est une coopérative artistique et culturelle où il y a beaucoup, beaucoup de monde. Il y a des artistes, des techniciens, des collectivités, des médias, y’a FM43 par exemple, en termes de médias, il y a Strada. J’en oublie sûrement. En fait, il faut venir rencontrer Jérémie, qui est notre grand coordinateur. Et donc, on a un parc de matériel à Coop’Art, on fournit, on équipe des festivals, des lieux, etc. Etc. On faitde la location de matériel, de la prestation de services, du conseil. On a un catalogue de créations et donc c’est un, un maëlstrom artistique. Et c’est ce qui m’a fait me recentrer sur la Haute-Loire, parce que ça fait dix-huit ans que j’habite en Haute-Loire et c’est que depuis le covid que je suis vraiment centré sur la Haute-Loire, et avant, je travaillais exclusivement en dehors du département parce que mon réseau était ailleurs. Et depuis Coop’Art, en fait, je travaille quasiment exclusivement sur le quarante-trois, je travaille plus qu’avant. Et tout ça, c’est grâce à Coop’Art qui est une tête de réseau en fait, c’est vraiment un endroit où on rencontre énormément, énormément, énormément de monde, donc des artistes, des techniciens, des festivals, des lieux, etc. Etc. Etc. Et puis, ben, c’est un cercle vertueux, plus on connaît de monde, plus on connaît de monde, plus on se connaît, plus on peut s’aider. On se tire tous vers le haut. Donc, il y a des montées en compétence, à tout point de vue. Donc, c’est vraiment, Coop’Art pour moi, c’est… Ça a changé ma vie, mais pas que professionnelle, ma vie sociale. Avant, je connaissais personne dans le quarante-trois et maintenant j’ai des amis ici, mais, donc ouais Coop’Art c’est mon gros, gros, gros coup de coeur associatif, on va dire, parce qu’à la base c’était une association et que c’est une structure formidable, c’est magique, c’est un lieu de, un lieu d’échange, lieu virtuel ou même physique. On se retrouve régulièrement pour partager des choses, des fois juste un coup à boire, parfois de recommandations culturelles. On réfléchit, on fait partie, avec ma compagne Sandrine, on fait partie du conseil coopératif qui anime, qui réfléchit à comment on gère cette coopérative, et on est quinze, entre quinze et vingt élus, alors pas élus…
– Oui, je me demandais comment ça, y’a des votes…
– Ouais c’est ça.
– Il y a une urne avec des petits papiers ?
– On n’est pas les élus, comme dans le grand pouvoir du Chninkel. On est élu à l’assemblée générale. Et voilà donc, on est au cœur de la vie de cette structure là, c’est passionnant. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses qui s’y passent. On rencontre beaucoup de chens, de chens, héhé !
– De chens !? Ah, ça c’est l’accent alsacien.
– Écoute, on rencontre beaucoup de chens hein dans les champs. Mais ouais, Coop’Art c’est un lieu physique et virtuel. Qui est vraiment vraiment richissime, et donc hyper enrichissant, qui a bouleversé notre vie.
– Ben qu’il est important d’avoir en tant qu’artiste, parce que je pense ça doit être, c’est difficile la vie… Moi, c’est toujours une question que je me pose.
– Ouais, ça dépend des moments dans ta vie, mais un, on a la chance d’habiter en France et d’avoir statut d’intermittent, qui est formidable et qu’il faut préserver et qu’il faudrait ouvrir à… Pas que aux professions artistiques, à tous ceux qui, par définition, sont des intermittents du travail. Donc ça facilite quand même pas mal la tâche. Et après, en Haute-Loire, on a la chance d’avoir cette coopérative, qui est assez inédite, faut pas être exhaustif, mais il y a des départements limitrophes où ils ont essayé de fédérer les artistes, les structures, etc. Et où ça a pas fonctionné et a Coop’Art, en fait, c’est fantastique et… Il y a quatre ans, on était peut-être encore cinquante je crois, là on est cent trente-deux. Il y a cette force de fédération. Et puis on est sur un petit territoire. Donc, on se connaît vite tous. Et puis il y a de plus en plus de gens qui arrivent en Haute-Loire, puisqu’il y fait bon vivre, entre autres. C’est un tourbillon, et c’est vraiment un cercle vertueux. Plus, on se connaît, je l’ai déjà dit, mais plus on se connait, plus on peut s’aider, etc. Etc. Etc. Donc, c’est pas si difficile. Pour moi, en fait, ça va, parce que la Haute-Loire m’a ouvert les bras. Oh qu’est-ce que…
– C’est beau on va pleurer. T’as pas un mouchoir là ? J’ai la larme là regarde qui coule.
– Non, j’ai dit que je disais des fois des bêtises.
(rires)
Mais il y a cette chance-là, je sais pas si c’est difficile donc d’être artiste. Mais en Haute-Loire… Enfin y’a du travail quoi, ça joue, il y a plein de choses ouais.
(rires)
– Et on en veut toujours plus.
– Coop’Art, Coop’Art.
– Coop’Art.
– Coop’Art.
– Coop’Art.
(rires)
– Ah, ça va faire bizarre après, on va peut être arrêter là.
(rires)
On va leur faire un petit, pas un petit jingle, mais un petit truc comme ça. Coop’Art.
– Ah, oui, ah c’est ça. Coop’Art ! Je ne suis pas sûr qu’ils valident ça.
– Je le mettrai quand même dans le podcast celui-là. On parle d’artistes ?
– Ouais.
– On en a déjà parlé un petit peu, mais… D’artistes. Est ce que, avant de parler de toi, tu veux parler de quelqu’un d’autre ?
– Ouais.
– Ouais ?
– A fond.
– Et après, on parle de toi, ça marche ?
– Ouais, je suis plus à l’aise pour parler des autres mais… Et ben les artistes, en fait, c’était difficile de dire ah, de qui je veux parler parce que, comme j’ai dit, on est cent trente deux sociétaires, alors c’est pas cent trente deux artistes au sein de Coop’Art, mais quand même, on rencontre énormément de monde et plein, plein de monde qui fait du super travail, des choses originales, des choses qu’on n’aurait pas vu avant, qui ouvre le champ des possibles artistiques. Et dont je me suis dit mais de qui je peux parler ? Donc, je me suis dit je vais parler de ceux avec qui j’ai travaillé, où je vais travailler prochainement. Parmi les gens avec qui je vais travailler, ça m’a fait tellement plaisir qu’il m’appelle et qu’il me fasse confiance, c’est le Petit Atelier Christophe Huet, qui m’a sollicité pour rejoindre… Alors déjà, pour faire une reprise de rôle sur la Magie de l’Arbre, et avec qui on va entamer, à la rentrée, le travail sur Brêeeme, la prochaine création du Petit Atelier. Donc Christophe Huet, coq, le Petit Atelier, super artiste avec des belles propositions, qui a fait notamment Céleste Arbol. Qui a beaucoup, beaucoup tourné, qui tourne encore et après, effectivement, avec un projet dont on parlera tout à l’heure. On a travaillé avec des super artistes. On a travaillé avec Vincent Sachello de la compagnie Bazarnaüm travaille aussi avec Perpétuel Détour, c’est Karine. Et Vincent Sachello, il a fait une partie de la scénographie de notre dernière création. C’est un artiste fantastique. Il fait de la scéno, il fait de la musique, il fait des échasses. Là, il est en train de construire un dragon en mécanique gigantesque, c’est une personne qui a de l’or dans les doigts. On a travaillé ensemble sur la Guinguette à Eugène. Il a fabriqué un… Pour le musée Crozatier, on avait une demande, c’était est-ce que tu pourrais nous faire quelque chose avec une imprimerie mobile où on ferait son portrait ? Et il me dit ah, ouais, c’est chouette. Et donc, il a dessiné plein d’oreilles, plein de nez, plein de fronts, plein d’yeux, pleins de mentons, etc. Et on pouvait composer son portrait avec, comme des tampons quoi, tout ça en presse, en imprimerie mobile. Et en plus de ça, il est d’une générosité, d’une simplicité et d’une gentillesse à toute épreuve. Donc, Vincent Sachello. Il est à Golène avec Karine, ils sont à Sainte-Sigolène, est c’est deux artistes fantastiques et très, très, très, très très… C’est des amours.
– On le voit dans ton regard, il a le regard qui pétille quand il parle d’eux.
– Après on a travaillé aussi et j’adore son travail. C’est une danseuse, la compagnie Poé, Anaïs Exbraya. Tu l’avais noté.
– J’en ai marre de ces invités qui me piquent mes prochaines questions quoi.
– Bon ben alors…
– Mais vas-y, parle nous de la compagnie Poé.
– La compagnie Poé, c’est une compagnie de danse contemporaine. Je crois qu’ils sont… Je sais pas où ils sont basés.
– Sur le Puy.
– Sur le Puy ouais et Anaïs nous a fait travailler, dans un podcast ça se voit pas.
– La danse.
– Mon sens de la danse.
– Ah mais c’est pas la danse quand t’es sur un piano couché ? Non, c’est pas ça non ?
(rires)
Parce qu’alors, il faut aller voir son insta. Il y a une scène merveilleuse, très bien filmée, où il chante sur un piano. J’ai beaucoup aimé. Je m’attendais aujourd’hui à le voir avec ses lunettes blanches et les cheveux un peu plus long. Je voulais qu’il me refasse la scène.
– Eh ouais mais il y a pas de piano au Michelet.
– Olala piano au Michelet.
– Et j’ai pas mon pianiste en plus, j’ai pas Maël. Donc ouais non Anaïs Exbrayat, c’est une danseuse chorégraphe qui fait pas mal de choses différentes. Elle fait un spectacle jeune public, qui s’appelle Monsieur Tambour, qui a été revisité il y a pas très, très, très longtemps. Là, elle a fait une petite pause le temps de créer une petite merveille qui va grandir pendant plusieurs années, qui verra le jour en juillet je crois. Mais elle a fait un spectacle aussi qu’on a vu au festival lézard d’hiver, petite pièce pour Mer, spectacle de danse chorégraphique, elle danse avec fanette. Et cette personne est pareil, d’une gentillesse, d’une simplicité et avec un regard tellement affûté et une pédagogie… Elle nous a fait danser sur la… Elle a essayé de nous faire danser. Elle a transformé nos pas disgracieux de vilains petits canards en pas moins disgracieux. Et ça a été un vrai bonheur de travailler deux fois avec elle. Gros coup de cœur pour le travail et la personne d’Anaïs Exbrayat.
Et puis Sophie Arnulft aussi de la compagnie des Tropiques. On a travaillé avec un metteur en scène sur la sortie de ce spectacle dont on parlera plus tard, celui dont on ne doit pas prononcer le nom pour l’instant. Et… Et donc Sophie, en fait, elle nous a accompagnés sur la dernière semaine avant la sortie du spectacle, et c’est pareil, ça a été un vrai plaisir, un vrai bonheur de travailler avec Sophie. Elle nous a maternés, elle nous a pouponés, poupouni poupouni… Et c’est une artiste complète avec qui on a fait, on a déjà travaillé ensemble sur des visites théâtralisées au département du quarante-trois. Elle a une compagnie qui s’appelle la compagnie des Tropiques. Ils ont revisité les Fables de Lafontaine en théâtre d’objet. Elle a fait un spectacle, la Lune si possible.
– Ils sont où cette compagnie ?
– Alors le siège social ? Ah ben si je suis bête, le siège social c’est l’association l’Escale.
– Qui supporte…
– Ah oui, exactement. Qui supporte, qui tolère, qui supporte Les Pies, entre autres, depuis tellement d’années. Mais ouais ouais Sophie fait partie effectivement de notre association. Et Sophie, super comédienne, qui fait aussi bien du jeune public, du théâtre engagé. Enfin, elle est hyper polyvalente. C’est une super comédienne, une super nana, une super personne.
– C’est tout des supers dans ses…
– Mais en même temps alors, je voulais parler d’un artiste que j’aime pas du tout.
(rires)
Je voulais vous parler de Gérard Depardhahaaa.
(rires)
– On le gardera celui-là.
– Non, je voulais finir avec un dernier, un coup de cœur aussi, parce que c’est une super personne et c’est Dege que tout le monde connaît, enfin, j’espère hein.
– Ah moi je le connais. Il a fait un petit graf sur la guinguette.
– Ouais, entre autres, ouais. Dege, Camille qui fait un travail, qui est un artiste, tellement, tellement, tellement merveilleux. Qui a encore des œuvres, une œuvre dans la cour du conseil départemental. – – A Aurec aussi.
– A Aurec la pie ouais avec le pêcheur. Le martin-pêcheur à Costaros. Effectivement, il y a mon gilet sur la guinguette à Eugène, et c’est une personne qui est hyper occupée, qui court partout, partout, partout, partout, partout. Et il y a trois ans, quatre ans, quand Soussou m’a dit tu devrais contacter Dege pour ton graf, j’ai appelé Dege. Il m’a dit ah non non, mais je suis pas dispo. J’ai dit ouais, mais t’es sûr, parce que c’est Soussou qui me l’a dit. Ah c’est Soussou, bon d’accord, je te le fais. Et ouais, il est d’une… Pareil… En fait, c’est des artistes, tous c’est des artistes tellement compétents, tellement, tellement talentueux et en même temps tellement simples, tellement gentils que c’est forcément que un plaisir de parler d’eux quoi et de voir leur travail et de boire des bières avec eux.
– La Guiness. Il boit de la Guiness Dege ?
– Non, je crois pas que Dege boive de l’alcool. Je crois qu’il a pas besoin de ça.
(rires)
Il se passe déjà beaucoup de choses dans sa tête à Dege ouais. Mais c’est difficile tu sais de ne parler que d’une… Enfin, bon alors je n’ai pas parlé que d’une personne, mais il y en a tellement. T’as interviewé Nicolas Savoye il y a pas longtemps, ben qui a fait la la scénographie de Brêeeme. Enfin voilà. On a de la chance en fait, la Haute-Loire, c’est pas très grand mais il y a une densité de richesses…
– Et oui plein d’artistes qu’on découvre encore au fur et à mesure, c’est génial.
– Ouais ouais c’est ça, entre ceux qui étaient déjà sur le territoire et qu’on connaissait pas, ceux qui arrivent. Et puis là tu vois j’en ai parlé que de quatre, cinq. Mais parce que c’est trop compliqué de dire il y a lui, y’a elle, y’a elle, y’a lui, y’a elle, parce qu’il y a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde qui fait des très, très belles choses ici quoi.
– Mais on va regarder tout ça. Puis le site de la Coop’Art donne déjà beaucoup d’informations sur tous les sociétaires et les artistes qui y sont.
– Ouais. C’est loin d’être exhaustif, mais…
– On a déjà un bon panel, c’est pas mal.
– Oui, oui, il y a beaucoup, beaucoup de monde ici.
– Alors ce que tu veux, nous parler de toi maintenant ?
– Boh, ah !
– Tu veux commencer par qui parce que t’as débuté ta carrière il y a longtemps, mais on va dire sur celle du Puy ?
– Oui, madame. C’était en mille huit cent soixante neuf.
– Donc, j’étais à Lyon juste avant de… C’est ça, au théâtre des Guignols, juste avant de venir en Haute-Loire ?
– Non, j’ai fait une excursion. J’ai passé cinq années à faire des allers-retours entre la Haute-Loire et Lyon, mais j’habitais pas là-bas. J’ai travaillé à Lyon ouais, pendant quelques années mais avant ça, j’étais en Alsace. J’ai fait mes premiers pas professionnels d’artiste à l’Écomusée d’Alsace, où je faisais le bonimenteur, le marionnettiste. Tout a commencé là-bas.
– Tout a commencé là-bas. La marionnette, ça te plaît.
– Ah, ouais, ça fait longtemps que j’en ai pas fait. J’aimerais beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup refaire de la marionnette. Mais après, faut… Même si ça me coûte hein, il faut faire des choix. Il y a eu des tentatives… Mais ouais, j’adore la marionnette, la marionnette à gaine en particulier ouais, mais ça fait longtemps que j’en ai pas fait.
– Quand tu es arrivé au Puy-en-Velay, tu faisais quoi, avec qui, t’avais déjà une compagnie, comment ça s’est passé ?
– Mouais, quand je suis arrivée au Puy-en-Velay, j’ai en fait… J’aime bien porter plusieurs casquettes.
J’ai deux compagnies, une qui s’appelle la Malle en Cartoon et une qui s’appelle Les Pies, et dans chaque compagnie, il y a plusieurs projets. J’aime bien faire plein de choses différentes. J’ai du mal à faire une chose longtemps, donc j’aime bien varier les plaisirs. Et donc la compagnie la Malle en Cartoon, c’est ma compagnie, on va dire, qui porte mes projets jeune public. La dernière création en date, c’est les aventures de Yanourb le Fouch qui est un spectacle de théâtre interactif. C’est les enfants qui montent sur scène et qui, on s’amuse à jouer aux pirates quoi. C’est un joyeux bordel qui dure une heure, une heure quinze à peu près. Ça fait un petit moment maintenant que ce spectacle existe. Et après ma compagnie, la plus vieille compagnie, c’est Les Pies.
– Deux mille sept, c’est ça.
– Ouais, sûrement je suis pas très fort en date. C’était un peu avant que, oui, c’est ça, un peu avant que notre fille aînée ne naisse. Donc ouais, deux mille sept. On était avec Sandrine, ma chérie d’amour. On a monté Les Pies avec mon presque frère Fred. On a monté cette compagnie là, on faisait du théâtre de rue dans les fêtes médiévales. Et puis après on a invité une amie musicienne qui a fait une saison avec nous, puis un ami musicien, Seb, le parrain de ma fille ainée et donc pendant une dizaine d’années on a écumé les fêtes médiévales avec du théâtre. Alors, on a fait pas mal de choses. On a fait des colporteurs, on a monté du Dario Fo, on a fait un spectacle de marionnettes, on a fait une comédie musicale Aucassin et Nicolette, on a écrit des chansons, puis après, on a fait de la musique, mais c’était très, très punk, parce qu’on savait pas se servir d’instrument, et qu’on le faisait quand même. On faisait du du punk médiéval dans les fêtes médiévales.
(rires)
Après, on a dit ouais, viens… On disait on fait vraiment de la musique avec des vrais musiciens. Donc, on est passé à six, on a fait du folk-rock dans les fêtes médiévales, et puis, depuis deux mille vingt et un, deux, on a quitté les fêtes médiévales et maintenant on fait de la musique festive rock, folk, burlesque, avec Les Pies. On est sept musiciens cette année, avec Hervé Marcillat à la clarinette, Sandrine Gaubert, ma chérie, à la basse, Mathieu Dole à la batterie. Là, cette année, il y a Luc Rivet, qui nous a rejoint à la guitare. Y’a Gwen qui nous a rejoint au violon et petit Luc qui nous a rejoint au trombone. Donc on est sept et on fou un joyeux bordel sur scène. On s’amuse beaucoup. Et donc ça c’est Les Pies.
– Et là Les Pies et oui, c’est, en deux mille quatorze, vous avez plus. On va dire fait un virage sur la musique, qui t’a fait beaucoup de formations aussi. J’ai vu différents chants pour deux mille quatorze, deux mille quinze, deux mille seize… Je ne sais plus. T’as des techniques de chant différentes.
– Ouais, ouais, ouais, ma première formatrice de chant, c’est Nasrin Pourhosseini que j’ai rencontré chez Bernard, Bernard Colin à Sète. Et ensuite, j’ai travaillé, le chant saturé. J’aime bien crier. D’ailleurs, c’est une catastrophe en studio, parce que… Mathias… J’ai enregistré un album qui n’est jamais sorti de chansons à l’orgue de barbarie chez Mathias Chaumet.
– Il a encore des oreilles ?
– Je sais pas, il m’a dit tu te calmes, t’es pas sur le marché.
(rires)
Parce que pour chanter sans micro sur le marché, par-dessus le brouhaha, il faut…
– Tu pourrais faire poissonnier peut être.
– Ah, ouais, carrément. Si je devais changer de métier, je pense que je ferais bonimenteur. C’est les vendeurs d’épluche-légumes, de presse-agrumes, tout ça. Je pense que je ne pas trop mauvais là-dedans.
– Ah regardez ma carotte comme elle est bien coupée.
– Oui, pourquoi pas, je sais pas si j’aurais choisi ce légume là.
– Ah voilà mais je mets toujours les pieds dans le plat moi.
(rires)
– Elle est belle ma lentille ! Et pour travailler ça, j’ai travaillé avec Stéphanie Dumouch, qui est à Toulouse, et avec David Féron, qui avait été invité par la Couveuse à faire un stage de chant saturé. C’était deux pédagogies totalement différentes. Mais il y a toujours quelque chose qui ressort de de ces cours-là, de ces leçons, de ces stages là, et donc, ouais, j’ai travaillé pas mal, surtout le chant saturé, parce que j’aime bien crier. Si tu veux crier longtemps sans te faire mal, il faut maîtriser un peu et… Point.
(rires)
– Parce qu’on a aussi donc, Eugène Papote, la guinguette. Alors comment tout ça ? Eugène Papote, c’est solo ? C’est… Comment ça se passe ?
– Eugène Papote. C’est un vieux rêve. C’était un vieux rêve. Ça faisait longtemps que je voulais chanter avec un orgue de barbarie dans la rue et que je voulais faire le crieur public. C’est pour ça que je suis allé voir, travailler avec Bernard Colin, suivi un mois de formation chez lui, à Sète, et en fait, puisque il y avait Les Pies, donc, qui faisait tourner quatre puis six personnes, je m’étais dit je ferai ça plus tard, plus tard, plus tard, plus tard. Et puis y a eu le covid. Et le covid, ça a été, puisque tout a été annulé, toutes les tournées, etc. C’était l’occasion de dire bon, écoute, je tente un truc en solo quoi. J’ai acheté un orgue de barbarie, un ritournelle de chez Didier Bougon qui à Pernes les Fontaines, mon orgue de barbarie numérique, où il y a aussi bien du Edith Piaf que des Rita Mitsouko, du Brassens, que du AC/DC. Ce qui me permettait de brailler sur les marchés Hah ha ha ha ha ha… Et donc, j’ai acheté cet outil là, avec ma chérie, on a fabriqué mon escabeau, sur lequel tu m’as vu, perché, il y a quatre ans sur la place du Plot, et puis Yallah quoi, j’y suis allé. Ça répondait à une demande d’animation de rue de besoin de, de, de, de. Je ne dirais pas que je fais de la culture, mais en tout cas du divertissement, de l’animation, de changer les idées, voir d’autres choses, égayer tout ça. Et c’était solo, c’était pas très cher, c’était techniquement hyper léger, j’étais sur mon escabeau, donc je pouvais ne pas porter de masque, etc. Donc ça a marché tout de suite très, très, très, très vite. Peut-être que ma grande gueule ça aidait aussi. Parce que les gens se disaient ah il est con, on le fait venir ? Mais ouais, Eugène Papote, c’est arrivé comme ça. Et après, il y a eu la guinguette à Eugène. Ça, c’est grâce à Coop’Art et à Loulou. Parce que on s’était dit à un moment à Coop’Art on voulait faire des paniers culturels. C’est donc le même principe que les que les paniers…
– De légumes aux AMAP ?
– Ouais, c’est ça, ouais exactement. Mais le principe du panier culturel, c’est, au lieu d’avoir des panais, que personne aime… C’est des légumes…
– Moi j’aime bien les panais.
– C’est vrai ? Moi j’aime bien le poisson pané mais…
(rires)
Nul. Moi j’aimerais bien qu’un jour quelqu’un m’invite pour me faire manger, et vraiment apprécié quoi les vieux légumes.
– Attends, on va se faire un pique-nique là au jardin Henri Vinay avec des panais.
– Ouais… !
– Il a l’air content.
(rires)
Donc, du coup, notre petit panier culturel ?
– Le panier culturel pardon. Dans le panier culturel., l’idée, c’était, c’est d’avoir des œuvres, des peintures, des CD, des invitations pour des spectacles, pour des concerts, pour des musées, etc. Etc. Et donc une fois par mois, une fois par trimestre. Ça, c’est quelque chose qui existe, les paniers culturels à travers la France, et donc, l’idée, c’est, tu reçois régulièrement, périodiquement, des choses en rapport avec la culture. Et donc avec Coop’Art on s’était dit hey, venez, on disait, on fait ça. Et Loulou, il me dit ouais ce serait trop bien, on irait sur les marchés, et puis on aurait un stand, et puis toi tu ferais le bonimenteur et au lieu de vendre des lentilles et des panais, et ben on vendrait des entrées pour des festivals, des machins et je dis oh oui, c’est génial. Puis on se dit puis, on en profiterait pour manger du saucisson et boire des coups de canon, quoi. Et moi, cette perspective là…
– C’est génial.
– Ouais c’est ça ! D’aller manger du saucisson et de boire des canons sur le marché, ça m’éclatait. Finalement, le panier culturel mené par Coop’Art n’a pas abouti et puis il y a d’autres choses qui ont été faites, mais cette idée d’aller sur les marchés pour promouvoir la culture altiligérienne et a fortiori en milieu rural, ça m’a parlé assez fort. Donc, je me suis entourée de personnes très, très compétentes. On a acheté une caravane, on l’a découpé. C’est Jean-pierre et Chrats qui l’ont découpé chez Fred. Et je vais essayer d’oublier personne. Et puis, vu que moi, je ne sais pas faire grand chose de mes dix doigts, je me suis entouré de plein de gens qui savent faire des choses, Alix, Pat, Ninette ma chérie, Pierrot, Loulou et donc on a aménagé cette caravane, qui est devenue donc une scène itinérante qui va de place en place. Donc, le projet initial c’était d’avoir une scène qui promeuve, Mewww… La culture altiligérienne en milieu rural de fait ça été un endroit d’animations, de lien social. On fait souvent sur des événements comme des festivals, festival Loir’en Zic qui a lieu ce week-end qui nous a accueillis pour la première édition. La comcom de Montfaucon aussi, Samuel Brunet qui nous a fait venir. La première sortie, c’était Montfaucon et Loir’en Zic et là, la dernière sortie, c’était au Crouzart. Donc voilà, c’est devenu une scène, une scène itinérante, où j’anime les festivals, je raconte beauuucoup de bêtises, je fais des chansons. Et voilà, c’est la guinguette.
– C’est chouette cette guinguette. Ouais c’est vrai que tu peux être partout, tout le temps, à tout moment. Y’a pas de restrictions quoi.
– Non, il faut pas qu’il pleuve.
– Ouais ? Elle est pas étanche ?
– C’est ça, la scène en bois, elle aime pas trop la pluie, la sono non plus, les restrictions elles sont climatiques et la nature du terrain, mais on a joué dans pas mal, j’ai joué dans pas mal d’endroits différents. Je suis très content et j’ai accueilli pas mal d’artistes sur cette scène, et ben Lo Radzuka, qui ont inauguré la scène. Les derniers artistes qui ont joué sur la scène de la guinguette, c’était DI MACH Trio avec Didier Boire, Céline Goupil et Sylvain Sylvain, et donc c’est, c’est, c’est c’est chouette. Un bel endroit de rencontre, quoi. Et je pense que là, ça va être sa dernière année à la guinguette à Eugène. Ouais. Trois ans, c’est un bon cycle. J’aime bien au bout de trois ans, changer de projet, faire des nouvelles choses, quoi.
– Et du coup, on peut enchaîner sur ton projet avec Les Pies ? Sur la comédie musicale.
– Ouais.
– Dont on a pas dit le nom encore.
– On l’a dit ou pas ?
– Mais un peu. On l’a pas dit.
– On n’a pas dit R.I.C.H.A.R…
– On a dit Richard.
– Richard.
(rires)
Oui, ah oui, on a parlé de Richard des Zoolians tout à l’heure. C’est vrai.
– Alors Richard ?
– Richard, et ben Richard, c’est la dernière création des Pies. Donc les Pies ben cette année, il y a deux projets. Y’a Les Pies concert dont j’ai parlé tout à l’heure, et puis y’a la comédie musicale qui est sorti en mai à Monistrol-sur-Loire, j’ai perdu les dates là, c’était tout début mai. Donc, c’est une comédie musicale burlesque, on est quatre artistes. Donc, il y a ma chérie Ninette Sandrine, et puis il y a deux amis de longue date, Alix Vitacolonna, qui habite dans la Creuse et Maêl Nesti qui habite à Nancy qui est lui guitariste. Et donc Sandrine, ma chérie, Sandrine ma chérie, c’est pas son nom de famille. Sandrine elle est à la basse et Alix et moi, on est au chant et au jeu. Donc, tout le monde joue. Et on raconte l’histoire de Richaaaard, Richard Cœur de Lion.
– Je ne savais pas de quel Richard ça allait être.
– C’était pas Richard Berry, c’était… J’en cherche d’autres mais je trouve pas.
– Moi non plus mais c’est pas grave.
– Ouais, on raconte l’histoire de Richard Cœur de Lion en une heure et sept minutes, de la naissance à la mort avec très peu de sérieux. C’est pas mon dicton, mais un truc auquel je suis très attachée, c’est ne jamais se prendre au sérieux, mais le faire avec le plus grand sérieux, et j’essaie de l’appliquer avec sincérité mais euh, on fait, on fait les pitres pendant quatre heures. Pendant non, on fait les pitres à quatre pendant une heure, ce qui fait quatre heures quoi au final.
– Ouais ça fait quatre heures.
(rires)
Et donc, ouais, on a été accueillis… Ça ça était une super opportunité. Et ben, c’est pas directement grâce à Coop’Art mais si Coop’Art n’avait pas été là, on serait pas arrivé jusque-là.
– Vous avez fait une résidence hein c’est ça.
– On a fait plusieurs résidences ouais, et en deux mille,alors suis très mauvais en date passée, mais en deux mille… En fait, c’est un spectacle qu’on a mis trois ans à créer, on a mis trois ans pour y aboutir et on a été accueillis, on était artiste associé de la saison culturelle de Monistrol-sur-Loire. D’abord, on voulait faire un tout petit spectacle pour les fêtes médiévales avec Alix, Maël, Sandrine et moi, avec une malle, avec des roulettes et trois bouts de ficelle. Et puis Sandrine et Alix sont allées défendre ce spectacle là, auprès du département. Donc, on a eu une subvention du département.
– Youhouuu !
– Ouais, c’est pas la première fois, mais quand même, et on a la chance aussi, en Haute-Loire, d’avoir un service culturel du département, qui est tellement accessible. On peut demander à être reçu par Jérôme et Emilie qui sont deux personnes merveilleuses et donc que je remercie aussi.
– Et du coup il veut d’autres subventions.
– Y’a pas besoin de faire preuve de flagornerie pour avoir de l’aide du département, on a cette chance là aussi. Mais donc, Sandrine et Alix sont allées défendre ce spectacle-là auprès du département. Le département a dit ouah ouah trop bien ! Et donc on a été aidé par le département. Après Sandrine, elle a dit venez, on répond à l’appel à projets de Monistrol-sur-Loire. Et à Monistrol-sur-loire ls ont dit Hé hééé, ça a l’air trop bien. Donc, on a été artiste associé, on a commencé à travailler là-bas, et puis, crac, en janvier deux mille vingt quatre, Sandrine s’est cassée la jambe mais d’une force, elle est pas encore tout à fait remise mais… Mais donc, on a eu une année de pause, et puis là, on a repris effectivement en septembre-octobre vingt quatre. On a été en résidence à Billon en janvier, on a été en résidence à Dunières en février, on a été en résidence à Yssingeaux, au théâtre d’Yssingeaux en mars, on a été accueillis en résidence à Vorey, à l’Embarcadère, en avril, et on est revenu fin avril, début mai, à Monistrol, et donc, on a fait les trois premières représentations devant des scolaires. Et là, on va le jouer à partir de fin juillet, essentiellement sur le département, mais pas que.
– On retrouve les dates sur le site des Pies ?
– Ouais, ouais sur le site des Pies, sur le facebook des Pies parce que je suis une vieille personne et j’utilise plutôt facebook.
(rires)
Dans le désordre mais on va jouer donc au Monastier, au festival de l’ECE. On va jouer à Aurec-sur-Loire, dans la cour du château. On va jouer à Saint-Romain-Lachalm sur la Comcom de Montfaucon. On va jouer au Roi l’Oiseau dans la cour du Mayapo, il va pas mal jouer. Et puis on retourne à Monistrol en décembre avec une version en salle, puisque c’est un spectacle de rue initialement. Mais on l’a tellement travaillé et répété en salle parce que on n’a pas de lieu dédié à la création de rue en Haute-Loire. Les lieux qui nous ont accueillis, c’étaient des lieux, c’était des théâtre quoi, des salle de spectacle. Donc, on a travaillé ce spectacle sur scène à chaque fois et on s’est dit que ok, on peut le jouer sur scène aussi quoi. Donc cet été, on va jouer la version rue en festival, et puis, à partir de décembre, on va jouer en version salle. Donc, décembre à Monistrol, avril deux mille vingt six, on va jouer à Beauzac à la Dorlière qui nous ont fait confiance, qui sont venus nous voir à Yssingeaux-et c’est la première fois que Les Pies font ça, de répéter en résidence. Puisque jusqu’à présent, nous, on travaillait chez nous, vivons heureux, vivons cachés, on travaille dans notre coin et puis, après, une fois que c’est prêt et abouti, on présente quoi. Tandis que là, on a travaillé en résidence, on a pu présenter des étapes de travail à des scolaires, à du tout public, etc. Ça a permis de valider les étapes de travail et puis de le présenter aussi à nos pères et à des programmateurs, des programmatrices, et donc à avoir une belle, une belle saison, une belle première saison ouais. Et Les Pies cette année, c’est neuf artistes, neuf artistes en tournée.
– Ça fait du monde hein ?
– Ouais c’est chouette ouais. Moi, j’aime bien… J’ai toujours travaillé avec des amis quel que soit leur éloignement géographique et même, des fois, quelles que soient leurs compétences. Tu vois ce que j’ai dit au début, c’était très punk. On prenait un tambour, on savait pas s’en servir mais bon, on tapait dessus fort et puis, ça faisait du punk.
(rires)
Du punk médiéval. Et donc c’est chouette, parce que de commencer à travailler avec des amis, ça crée toujours cette relation. Les nouveaux arrivants chez Les Pies deviennent des amis. Voilà, Luc et Gwen, on se connaissait pas, le guitariste et la violoniste des Pies concert, mais voilà, maintenant c’est des amis. Et puis… On a plein de nouveaux amis cette année.
– Est-ce qu’il y a quelque chose que tu voudrais changer ?
– S’il pouvait pleuvoir un peu moins. Parce que j’en peux plus de passer la tondeuse deux fois par mois, euh pardon. Non, en fait y’a un événement qui existe à Lyon. J’ai découvert ça grâce à un précédent guitariste des Pies, Clément Soto, très, très bon guitariste. C’est un événement qui s’appelle les vingt quatre heures du mot, c’est porté par la scène A tout bout de champ et c’est dans le cadre du festival Les champs de mars, et le principe, c’est qu’on réunit vingt quatre artistes musiciens pendant vingt quatre heures et on leur donne deux consignes, vous vous mettez par binôme ou par équipe, qui ne se connaissent pas, vous composez et vous écrivez une chanson et vous faites une reprise. Vous avez vingt quatre heures pour ça et, à l’issue des vingt quatre heures, vous présentez ça devant un public. J’en ai parlé à la Couveuse, à Vincent, à Mathieu, à Cyril, et sauf que quand j’en ai parlé, souvent en fait, je m’y prends au dernier moment. Et donc, c’est quelque chose qui met du temps à se mettre en place, quoi. Ça fait quelques années déjà qu’on en a parlé et là, Mathieu, il m’en a reparlé aux rencontres professionnelles organisée par Coop’Art là, où on propose à des artistes de présenter leur travail devant des programmateurs. Et Mathieu m’a dit ouais, je l’ai toujours quelque part dans la tête et j’adorerais faire ça sur le Puy, parce qu’on a plein d’artistes formidables et ça réunir des gens qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble et leur dire allez-y, faites-nous une œuvre originale. Donc, c’est une chanson, quoi mais j’adorais, j’adorais faire ça, et en plus on a la chance d’avoir, alors on n’a pas de Smac. Hein, Max il l’a dit aussi hein. Mais par contre, on a la Couveuse, qui est quand même le lieu le plus actif, me semble-t-il, en termes de programmation musicale, d’activités musicales en musiques actuelles, et tout ça, puis y’a une scène et un public. Donc, ma Crache ta lentille ! J’adorerais en fait qu’on réussisse à mettre ça en place. On a des agendas de ministres et des vies de Patachon, mais ouais, c’est un projet que j’aimerais beaucoup voir le jour dans le quatre trois. Ce serait chouette aussi, effectivement, d’avoir un lieu…
– T’en as un en France en tête, un lieu de la création pour les arts de la rue ?
– Concernant les lieux, le premier qui me vient comme ça, c’est celui d’Aurillac. Et donc c’est un CNAR centre national des arts de rue. Je suis pas très… En fait, j’ai évolué en tant qu’artiste en dehors des chemins conventionnés, mais c’est depuis Coop’Art que… Que tu sais, je parlais de monter en compétences. Et donc, c’est depuis, depuis quatre ans, que on fait les choses différemment, qu’on se rapproche de la DRAC, qu’on se rapproche du département, qu’on se rapproche de la région, etc. Pour se montrer, pour se faire connaître et pour faire les choses de manière moins isolée. Donc, c’est sûr que y a plein de choses qui pourraient qui, qui, qui seraient mieux en Haute-Loire, une SMAC, une scène nationale, un CNAR. Soyons fous hein, les trois.
– Allez les trois. On fait une petite demande au département.
– Oh, je ne suis pas sûr qu’ils aient beaucoup la main là-dessus, mais peut-être que si on égorgeait le panais sacré.
(rires)
Une offrande aux dieux de la culture.
– Au dieu de la culture, il est où le dieu de la… Ouh il y a eu un…
– Apparemment le dieu français de la culture en ce moment, il parcourt les campings.
(rires)
– Allez, on va passer au jingle, t’en rêvait.
– Ahhh, attends !
Musique jingle
Salut les, salut les, salut les Pontos !
– Merci beaucoup !!! La Haute-Loire, tu la connaît bien du coup ?
– Han… Ah, ouais, peut-être. Je ne crois pas. Je pense que je vais être très mauvais à ce jeu là. J’en ai écouté plein des SLP là et il y a plein de lieux que je ne connaissais pas.
– Pour toi, j’ai fait un truc facile. Regarde ! Truite de Vourzac ou escargots de la Coquille des sucs à Yssingeaux ?
– Les deux parce que je suis hyper gourmand et que je n’aime pas choisir.
– Stevenson ou Saint-Jacques de Compostelle ? Est-ce que tu marches ?
– Ouais je marche. J’aime bien marcher. Je prends pas beaucoup de temps pour le faire, mais ben quand même Saint-Jacques pour la descente des escaliers de la cathédrale avec la vue imprenable sur le Velay et…
– Mais c’est genre à sept heures du mat ou à six heures.
– Ouais ouais, il faut se lever tôt. Et… Alors, peut-être, ce sera aucun des deux puisqu’il faut se lever tôt. Et Stevenson pour l’histoire aussi, l’île au trésor etc. Parce qu’il passe vraiment pas très, très loin. Il passe juste à côté de chez moi ouais.
– La guinguette la Petite Baigneuse à la Chaise-Dieu ou la Falafette à Chamalières-sur-Loire ?
– Et ben la Petite Baigneuse, je la connais pas.
– Moi non plus, mais Falafette par contre oui.
– La Falafette, je connais, c’est Julien Tempère. Et ben la Falafette alors.
– Allez, la Falafette. Donc, ils sont vers le camping Cosy là-bas à Chamalières et c’est super chouette. Ça reprend bientôt d’ailleurs ça a peut-être pris, je sais plus.
– Ouais, ça y est, ils viennent de partager leurs prog oauis.
– La tour de la Clauze. Alors, je sais pas si on prononce Grèzes. C’est vers chez toi, c’est pas très loin. Quand t’es chez toi, là tu vois, c’est à gauche.
(rires)
Ou la chapelle troglodyte de Monistrol d’Allier.
– Hannn, oui.
– Alors je vais t’aider. La tour de la Clauze tu vois, c’est une tour qui a sept côtés. C’est rare en France, il y en a moins de cinq en France tu vois, et c’est sur un gros caillou. Y’a pas de fondations ni rien. Je sais pas comment ça tient.
– Une tour à sept côtés ?
– Ouais.
– Vers chez moi ?
– Hum.
– Je connais pas.
– A gauche.
– Ah… Et ou alors une chapelle. Je suis pas ce qui est religion, tout ça, mais en même temps troglodyte, ça fait envie. La tour troglodyte.
– Ouais, c’est pas mal ça, la tour troglodyte. Alors Polignac ou Chilhac ?
– Euh… Meuh… Polignac.
– Ok. Très convaincu ça a l’air.
– Non c’est dommage, à Polignac, on devait jouer avec Les Pies, et puis il y a eu le covid, puis y’a eu des orages, et puis, à chaque fois qu’on devait jouer avec Les Pies à polignac, pourtant c’était trop bien avec e responsable de l’animation de Polignac, on avait des super contacts, c’était trop chouette.
– Ça va peut être se faire ?
– Je pense que c’est trop tard, c’est dommage.
– Mais non, jamais trop tard.
– Polignac.
– Polignac, Polignac.
– Polignaque !
– Polignaque! Alors les Zest’ivales monistroliennes ou les Nuits de Saint-Jeures ou le festival des 7 Lunes ?
– Les trois mon capitaine, parce que les Zest’ivales de Monistrol on y était quand on était artistes associés donc ça, ça fait plaisir. Les Nuits de Saint-Jeures, pour la troisième année consécutive, ils nous font venir avec Les Pies au marché de producteurs, c’est le quatre juillet. Et ça fait trois années consécutives qu’ils nous font venir. On s’éclate aux Nuits de Saint-Jeures. Qu’est ce que c’est génial. Et le festival des 7 Lunes. Je crois que cette année…
– Je sais pas sûr si ils le font, j’ai pas vu les dates.
– L’an dernier en fait, c’était un peu particulier l’édition, c’était pendant les élections. Il y avait eu… Ils avaient changé de lieu, il y avait eu la tempête, ils ont pris un peu le bouillon, je crois. Donc, je ne sais pas si cette année, ils font pas une petite pause pour se recentrer. Mais c’est trois festivals que j’aime !
– Alors ça c’est bien si tu les aimes, on va y aller. Loire ou allier ?
– Ah, tu veux dire la rivière ?
– Ouais.
– J’aime bien la loire, y’a les… Goudet Sophie Arnulf, elle est à Goudet.
– A Goudet ?
– Trop tard.
(rires)
Et on va se baigner dans la loire. On va pêcher les écrevisses dans la loire. Et en même temps, il y a les gorges de l’Allier. Bon allez, la loire.
– La compagnie Poé au Puy-en-Velay, les Souffleurs de Lune qui sont sur Langeac il me semble ou alors le Cercle des Mirages au Puy-en-Velay ?
– Ahhh…
– Alors, c’est trois trucs totalement différents.
– Ouais c’est trois trucs totalement différents. Eh ben, puisque je n’aime pas choisir, les trois mais les deux premières, j’en ai déjà parlé. Et le Cercle des Mirages, c’est Clélie…
– Giraud.
– Clélie, qui est… Giraud… Qui est game design, qui co-organise… Ouais, et puis le festival de jeux dont…
– Les Chimères.
– Oui le Temps des Chimères, merci. Une super nana aussi qui fait des escape game. On a fait une murder partie ensemble, elle fait partie de Coop’Art aussi, puisque je n’en ai pas encore parlé, parce que je ne pouvais pas parler de tout le monde. Et ben Clélie, le Cercle des Mirages.
– Alors, ma dernière question. Tu as fait beaucoup de festivals, mais est-ce qu’il y en a un que tu aimerais faire, que tu n’as pas encore fait en Haute-Loire ?
– Tous ceux où on est pas encore allés, j’aimerais y aller. Les Sucs, faire Loir’en Zic avec Les Pies, être sur la scène principale des Nuits de Saint-Jacques quoi.
– Oui parce que l’année dernière, c’était la petite scène, là on veut la grande scène maintenant.
– C’est ça, ben ouais, ça y est. Maintenant on est sept, on tient plus sur la petite scène. Moi, je veux, je veux jouer, je veux jouer partout, partout en Haute-Loire. Les festivals, mais les scènes aussi, les salles de spectacles, partout, partout, tout le temps.
– On va finir par ton dicton ou une expression comme tu veux.
– Ah et ben comme je t’ai dit, je crois que je te l’ai dit je n’aime pas choisir. Du coup, j’en ai deux. André Gide a dit choisir, c’est renoncer.
(rires)
– Ah ben oui, il fallait qu’il la sorte celle-là, forcément hein. T’en as un autre plus à toi ou… ?
– J’en est un autre plus à moi. Rien ne sert de courir. C’est de Jean de L .
– Il n’y avait pas un truc après non ?
– Non.
(rires)
– Je m’attendais comme une bête à la suite. J’étais là, oui, et alors ?
– Non, rien ne sert de courir.
– Oui non, c’est vrai, ça sert à quoi de courir ?
– C’est fatigant.
– C’est ça.
(rires)
Je te remercie Thomas. Ecoute, je te souhaite une belle saison d’été et plein de bonnes choses.
– A toi aussi. Bravo Salut les ponots !. C’était très chouette.
– Et ben merci, c’était très chouette de t’avoir, le smile et tout, t’es toujours comme ça ?
– J’essaye autant que faire se peut ouias.
– À bientôt ?
– À bientôt, bisous.
– Ciao ciao !
Temps d’écoute : 64’55 minutes
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