Épisode #54

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Mathilde

Temps d’écoute : 39’45 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir Mathilde. Comment vas-tu?
– Eh bien, bonjour. Ça va très bien, je te remercie.
– On est dans une petite bulle ici, tu veux dire où on est ?
– Oui, on est dans un magnifique phone box à la Brasserie du Digital qui nous accueille gentiment pour cet enregistrement.
– On va commencer. Je vais te demander, Mathilde, te présenter aux personnes qui vont écouter ce podcast et qui ne te connaissent pas encore.
– Alors, je m’appelle Mathilde. Je suis installée en Haute-Loire depuis trois ans bientôt. Et je suis la fondatrice d’une petite association qui s’appelle Dis-Mara et qui organise le festival Destination Podcast dont on est en train de préparer la deuxième édition qui aura lieu du douze au quatorze juin prochain.
– On bloque les dates et puis on en parlera un petit peu plus tout à l’heure, ok ?
– Exactement.

– Je vais te demander, pour commencer, si tu as une anecdote sur le Puy ou la Haute-Loire, un petit truc, un petit secret à nous dire ?
– Alors je ne sais pas si c’est vraiment un secret, parce que je pense que c’est un petit peu la prise de conscience que beaucoup de nouveaux arrivants sur le territoire ont. C’est que, en fait, quand je suis arrivée ici, je me suis dit quelle activité je vais pouvoir pratiquer en fait. Et je me suis rendu compte assez rapidement quand même, que il fallait courir quoi, parce que sinon, sinon, sinon, on est pas vraiment de Haute-Loire et on n’est pas vraiment de notre coin de la Haute-Loire qui est plutôt le Velay ou me concernant le Meygal. Donc voilà c’était marrant de se rendre compte que ça fait aussi partie de la culture que de se mettre finalement au trail et donc c’était une nouvelle découverte.
– Alors moi je veux essayer mais à chaque fois je me dis pfff, rho non, je peux pas.
– Flemme.
– Ouais, la flemme tu vois. Je me suis posée la question souvent mais pourquoi les gens courent ici ? Je suis arrivée à une seule conclusion, c’était pour aller plus vite. Tu vois. Donc du coup, ça m’a pas décidé à m’y mettre.
– Je ne sais pas si c’est pour aller plus vite ou pour ralentir, au contraire. En fait, moi, je trouve que c’est vraiment extraordinaire de pouvoir se retrouver. Alors moi je cours le matin en général, tôt, avec mon chien, et ça me permet de me retrouver dans la nature, dans une espèce de calme absolu, donc, c’est un bon moment pour ralentir, méditer. Ça paraît un peu bizarre, comme ça mais si, c’est assez génial.
– Je vais alors le penser comme ça. Du coup, peut-être que demain je…
– Je t’emmène !

– J’ai peur. Je vais te demander de faire le jingle. Voilà la petite boîte secrète.
– Ah, j’ai toujours rêvé de faire ça depuis que je t’entends, mais je ne connaissais pas la boîte secrète haha et vous qui nous écoutez, vous ne la connaissez pas non plus.
– Non.

Musique jingle

– Ah toi il grince en plus.
– Il grince. C’est une vieille boîte.
– C’est ça. On va passer au confessionnal. Je te pose quelques questions. Enfin, je te fais des propositions, tu choisis celle que tu veux. Tu peux appeler un ami si jamais t’as un souci. Il y en a plein ici donc c’est bon. C’est parti ! Alors, vaches ou moutons ?
– Moutons.
– Planeur ou parapente ?
– Parapente.
– T’as fait du planeur je crois non ?
– J’ai fait les deux.
– Ok, tu préfères le parapente ?
– Je préfère le parapente.
– Pourquoi ?
– Je préfère le parapente parce que il y a un côté ascensionnel assez magique et le planeur, il y a quelque chose de… Enfin, moi j’ai l’impression qu’on contrôle pas du tout alors que c’est pas vrai, c’est évidemment pas vrai, mais je sais pas, c’est pas les mêmes sensations.
– Ouais mais je crois que j’aurais peur du planeur, on te lâche et puis après, tu sais pas où t’atteris quoi. Je préfère jouer aux avions en papier, tu vois, c’est… Voilà. Pain aux olives ou pain aux céréales ?
– Ah, alors, je suis une grande fan de pain. Donc, c’est un dilemme absolu. Pain aux noisettes.
– D’accord, ok, super. Quentin Tarantino ou Sofia Coppola ?
– Quentin tarantino.
– Est-ce qu’il y a un petit film à lui, que tu aimes bien, ou un grand film, pardon ?
– Oh, il y en a plein, là je…
– Pas un en particulier ?
– Non, non, non, j’étais en train de… Je n’aime pas sortir de titre parce que j’ai un vrai problème de mémoire en fait, mais j’étais en train de penser à celui que tout le monde connaît et où il y a cette chorégraphie…
– Pulp Fiction.
– Voilà, merci. Ils sont en train de… J’ai vu des images comme c’est Cannes en ce moment. J’ai vu des images récemment, de…
– Ça rappelle des bons souvenirs, tu vas te mettre à la danse maintenant. Alors l’amour pour toi, c’est un peu à la Juliette Armanet, le Dernier jour du disco, la fin voilà du monde ou d’un l’amour, mais toujours un renouveau finalement. Zhao de Sagazan, les Dormantes, un amour toxique, ou Clara Luciani le Reste, faut garder toujours le positif des relations passées.
– Je pourrais répondre encore à côté, en fait ?
– Bah oui, tu peux.
– J’ai réécouté Ben Mazué hier sur le conseil d’une copine, qui est cette chanson qui doit s’appeler l’un pour l’autre, ou pareil, faut peut-être que je te retrouve les… On mettra des sous-titres, en fait, à ce podcast, pour vous donner vraiment les titres.
– Y’a une transcription.
– Mais en fait, cette chanson elle est très jolie parce qu’il parle d’un amour profond et réel, d’un vrai attachement, mais sans tous les aspects qui sont peut-être de la toxicité et la dépendance et donc à un moment qui fait mal au final, qui n’est pas vraiment de l’amour. Elle est très jolie cette chanson.
– Ok, on l’écoutera sans le titre. On la trouvera.
– C’est Nous deux contre le reste du monde.
– Ok. Paul Watson ou Raoni ?
– Oh, euh… Raoni.
– C’est quoi qui te plait chez Raoni et pas chez Watson ?
– C’est… Bon alors là, je peux pas te dire que l’un ou l’autre…
– C’est le plateau.
– Mais c’est, c’est, c’est non, c’est les, c’est les peuples premiers.
– Les Baladeurs de The Others, là on parle de podcast, je sais pas si tu le connais celui-là. Transfert ou À bientôt de te revoir de Sylvie-Marie Larrouy ?
– Ben moi transfert a vraiment marqué, en fait quelque chose dans l’ère du podcast actuel quoi vraiment, ils ont marqué un style, une narration et, en fait cette intimité que représente le podcast aujourd’hui. Donc, je dirais Transfert, même si ce sont trois podcasts qui sont vraiment très symboliques et illustrateurs de ce qu’apporte le podcast aujourd’hui, chacun à leur manière en fait. Donc, ces trois beaux, trois très beaux podcast.
– Mais c’est vrai que Transfert, on a du mal à pas pleurer quand on l’écoute quoi, c’est très prenant je trouve.
– Ouais ouais ouais, tout à fait.
– Révolution, bifurcation ou engagement ?
– Bifurcation.
– Tu as fait une petite bifurcation ?
– J’ai fait une totale bifurcation. Comment il s’appelle le livre de Damasio, j’en ai déjà parlé, d’ailleurs, mais de ce livre d’Alain Damasio qui s’appelle les Furtifs dans lequel il parle beaucoup de bifurcation. Ce bouquin m’a énormément marqué. Et, en fait, je crois qu’il y a eu un avant et après la lecture de ce bouquin dans ma conception des choses de la vie.
– Bon y’aura une petite surprise tout à l’heure, là, juste après cette question, Maroc ou Texas ?
– Texas.
– Deux livres d’anticipation, 1984 d’Orwell ou les Furtifs de Damasio ?
– C’est évidemment très, très différent, mais 1984, parce que fondateur absolu et pareil, je l’ai lu quand j’étais môme. Mais qu’est-ce que ça m’a marqué quoi. Et l’invention… Ce qui m’a beaucoup marqué en fait, c’est vraiment, c’est peut-être anecdotique, mais c’est ce langage inventé. Et, en fait, ce qui signifie finalement que le langage est au pouvoir de tout, est à la racine de tout. En fait, qui maîtrise le langage, maîtrise le monde, et on le voit bien aujourd’hui avec ce qui se passe avec notre cher président des États-Unis, ou voilà où tout ce qui est maîtrisé, l’information et la désinformation, ce qui est la réalité et ce qui l’est pas, et donc les éléments de langage et le discours, ben change la perception des gens de ce qui est réel et de ce qui ne l’est pas.
– Complètement ouais, ça fait peur.
– Ouais, ça fait peur, mais il faudrait réussir à le faire dans l’autre sens aussi, en fait.
– Il y a du travail. Quand tu es confiné, t’es plutôt à boire du vin, à faire un road movie sur Jean-Charles l’escargot ou plutôt à lire un pavé de deux cent cinquante pages sur le Manifeste des structures culturelles et des médias indépendants.
– Alors, je ne l’ai pas lu, je l’ai écrit en fait.
– Ah, d’accord. En plus ! Deux cent cinquante pages !
– Je vais certainement pas lire deux cent cinquante pages sur ce sujet là, mon dieu.
– Mais tu as écrit deux cent cinquante pages.
– On l’a écrit en collectif. A l’époque, je travaillais dans une institution culturelle à Paris. En fait, on s’est tous retrouvés enfermés pendant des mois et bon comme on s’ennuyait un petit peu, on s’est dit, on va révolutionner les politiques culturelles en France. Donc, on s’est retrouvé avec des gens de partout en France, à phosphorer sur des réformes qui nous semblait utile d’imaginer. Donc, c’était un joli projet collectif, ce pavé de deux cent cinquante pages. Mais oui, en confinement. Même pas en confinement, j’aime bien boire du très bon vin. Et Jean-Charles qu’est ce qu’il est devenu ?
– Et Jean-Charles écoute, je le rencontre assez régulièrement en ce moment surtout parce qu’il pleut beaucoup. Donc, je discute avec lui tous les matins quand je le croise sur la route.
– Donc d’accord, il va bien, tout va bien.
– Parfois il va moins bien, mais c’est la vie.
– C’est ça. Tu connais l’expression ? Dis-moi ce que tu mets dans ton dwitch et je te dirai qui tu es. À quoi ressemble le dwitch de Mathilde ?
– Alors je mange assez rarement des sandwichs, à vrai dire. J’aime bien, j’aime bien les assiettes avec plein de couleurs et plein de choses différentes dessus. Mais en même temps aujourd’hui, les sandwiches c’est un peu ça aussi, mais je dirais que j’aime bien les pitas avec plein de choses dedans, justement.
– Bien gourmande.
– Bien gourmand ouais, avec plein de légumes et plein de couleurs et plein de choses comme ça.

– On va parler du Puy de la Haute-Loire et je vais te demander un peu tes coups de cœur. Donc je vais te demander de commencer par peut-être un commerçant, est-ce qu’il y a un commerçant que tu voudrais mettre en avant ?
– Alors c’est vraiment difficile, ça je trouve. On est en train de préparer, je me raccroche un peu au festival qu’on est en train de préparer, on a la chance d’avoir plusieurs lieux en fait, et justement des commerçants qui jouent le jeu et parmi eux, la librairie Interlude, qui va nous accueillir pour une rencontre avec Matthieu Forichon, qui est un auteur de BD qui s’appelle Des Bosses et des Bulles. C’est des BD sur le trail. Et on va donc enregistrer un podcast, qui est le podcast de Jean-Christophe Verra à qui on dit coucou, Cause Café.
– Salut JC !
– Et voilà donc Intelude c’est une super librairie spécialisée, mais il y en a pour tous les goûts, même si elle est spécialisée.
– On peut trouver de tout, du manga du…
– Ah ouais ouais, des romans graphiques, des choses beaucoup plus classiques, des Tintin et Milou donc…
– Des revues de bande dessinée, oui il y a un peu de tout donc, puis de très bons conseillers.
– Il y a de très bons conseillers et puis ils essayent de faire vivre aussi la librairie avec des événements régulièrement dans leur espace donc… Non, c’est un très chouette endroit.

– C’est chouette ouais. Je sais plus si tu fais le marché. T’as le temps de faire le marché ou pas ? Je ne sais plus ce qu’on a dit tout à l’heure.
(rires)
– Mais oui, je fais le marché.
– T’as un petit stand favori ?
– Alors j’ai plusieurs stands. Alors moi j’aime beaucoup les fromages de Maître Corbeau, même s’il n’est pas que au marché. Oui ça a été une super découverte, un des premières fois où j’ai vu, il y a trois ans, où je me suis dis mais c’est quoi ce stand de fromages dans lequel il y a pas de frigo.
(rires) Donc voilà, Maître Corbeau, j’aime beaucoup. Et il y a un producteur de charcuterie aussi, qui est de l’autre côté, derrière la médiathèque, et pardon de ne pas savoir son nom, mais en fait tout le monde le connaît forcément, mais en fait il est producteur et il transforme des charcuteries qui sont dingues. Donc quand t’es face à la… Tu vois…
– Je le retrouverais quand tu es au bar, là, devant les bars restos là…
– Tout au fond, sur l’allée de droite.
– Ouais d’accord, j’essaierai de retrouver, sinon je t’appellerai à deux heures du matin, voilà.
– N’hésite pas. Tu fais ton marché à deux heures du matin toi ?
– Non mais ça va tourner dans ma tête, quoi, c’est quoi j’ai pas trouvé. Ok, allez, eh ben, on va passer à un restaurant, un bar.
– Ouais.

– Où est-ce que tu nous emmènerais ?
– Alors, où est-ce que je vous emmène ? Alors le Puy-en-Velay, on connaît bien maintenant, quand même, mais j’avais envie de vous emmener du côté de Saint-Julien-Chapteuil. C’est pas si loin.
– Ouais, parfait.
– C’est pas si loin, allez.
– Non, c’est à côté.
– Et il y a un petit nouveau à Saint-Julien-Chapteuil qui est en fait un salon de thé bouquinerie qui s’appelle la Tasse au Plafond et qui a ouvert il y a quelques mois. Je trouve que c’est assez courageux de leur part. L’endroit est très chouette et décoré avec plein de choses de bric et de broc, un peu vintage. Ils ont des très bons thé, chocolat, etc. Et toute une collection donc de bouquins d’occasion, là aussi pour tous les goûts, et donc c’est un chouette endroit. Puis ils sont ouverts tout le temps donc pour un petit village comme Saint-Julien-Chapteuil, c’est précieux d’avoir des gens qui se disent allez, on va tenter, on va essayer d’avoir un lieu de vie qui est vraiment ouvert en permanence quoi donc voilà, allez faire un tour à la Tasse sous Plafond.
– C’est l’ancienne clinique vétérinaire.
– Oui, alors rien à voir, c’est vrai.
(rires)
Mais ça se situe à cet endroit là, c’est-à-dire effectivement sur le haut du village, sur la place du marché.
– Oui, je crois qu’ils ont pas eu trop d’aide, enfin les aides qu’ils espéraient au départ. Donc, euh, c’est vrai qu’il faut du courage, pour pouvoir monter cette petite librairie et voilà. On ira y faire un tour avec plaisir. On a tout dit bar resto ?
– Ah bah des resto après, y’en a plein de formidables donc…
– Donc tous les restos voilà…
– Non, pas tous les restos, pas tous les restos. Mais pareil à Saint-Julien-Chapteuil, valeur sûre quoi, Maison Vidal, formidable, et la Ferme du Bien-Être. Voilà.

– Ok. Je vais arrêter là, parce qu’elle me pique mes questions d’après donc ça va plus. Euh, je vais te demander si il y a un artiste en Haute-Loire ou au Puy-en-Velay que tu aimes bien ?
– Ouais. Alors, en fait, je voulais parler d’un artiste qu’on connaît pas forcément bien en Haute-Loire et pourtant il est d’ici, il est du Chambon. Mais il a plutôt fait, il fait plutôt carrière pour l’instant, ben il a choisi d’aller vivre à Paris. Il s’appelle Lémofil, donc c’est quelqu’un qui fait du slam en fait. Et c’est très beau, c’est un peu noir parfois mais vraiment beaucoup de talent, il est en train de commencer à à sortir du bois et à se faire un peu connaître. Donc voilà, je vous conseille d’aller jeter une oreille et de regarder ses clips aussi qui sont très chouettes.
– Moi, je l’ai découvert au tremplin au Fil, lors d’un concert de Synapson, justement, et c’était… Ouais, j’ai adoré vraiment, même ceux qui n’aiment pas le slam, bon, moi je suis fan de slam, je pense, ne peuvent pas être insensibles.
– C’est très poétique aussi. Ouais ouais, c’est accessible aussi, c’est un slam qui est très accessible.

– Bon, on va parler d’une association que tu connais bien, tu l’as évoquée un peu tout à l’heure. Donc, je te laisse la parole. Qu’est-ce que tu veux nous dire sur Dis-Mara ? A quoi elle sert, pourquoi elle est là ?
– Dis-Mara est là parce que ben moi, j’ai travaillé dans les médias et la culture pendant de nombreuses années à Paris. Et notamment dans le secteur du podcast, donc les contenus audio. J’ai eu plusieurs vies. J’ai dirigé une agence qui faisait de la production pour les entreprises, de contenu audio, de radio d’entreprise et de webradio événementiel, et puis ensuite dans le cadre du lieu dont je m’occupais, qui s’appelle Ground Control à Paris, qui existe toujours, on avait un studio radio et une grosse programmation autour des podcasts donc. J’ai un peu assisté, en fait, à ce renouveau du podcast en France et dans le monde d’ailleurs, à partir de deux mille, deux mille quinze à peu près. Donc ça va faire dix ans, mon dieu que ça passe vite, mais c’est encore un média qui est pas finalement, pas très connu, même si on voit vraiment depuis deux ans que ça y est les usages, les audiences se développent rapidement donc ça c’est chouette. Mais ça reste encore un média un peu niche. Et, pour autant, je pense que c’est un média qui est vraiment précieux parce qu’il a plein de qualités ce média podcast, il permet de prendre la parole à des gens qui ne l’ont pas forcément. Il est relativement accessible en terme même de fabrication. Alors aujourd’hui, toi tu fabriques ton propre podcast, c’est énormément de temps.
– Oui.
– C’est du temps homme mais en revanche, tu peux le faire. T’as pas besoin de faire une formation de journaliste ou voilà, si t’as vraiment envie de te lancer, si t’as des choses à dire et des bonnes idées et ben, c’est possible, quoi. Ce qui est pas le cas des grands médias. Et puis, je trouve aussi que c’est un média de ce que j’appelle de la décentralisation, c’est-à-dire qu’en fait, et ben, on peut en faire de partout. Et moi, ce qui m’a frappé quand je suis arrivée ici, et plus exactement quand j’ai quitté Paris, c’est que quand on allume la radio, ou la télé, ou qu’on lit la presse, mais les grands médias, en fait, l’information, elle est vraiment formatée sur une vision parisienne du pays. Et je trouve ça désolant quoi. Donc, je trouve que c’est important d’encourager les médias locaux, les médias de proximité. Mais en apportant peut-être une tonalité différente, un peu d’innovation, un peu de modernité dans la manière d’aborder les sujets, et il me semble que le podcast permet de faire ça. Donc je me suis dit, ben ce serait chouette de mieux faire connaître ce média là ici. Et puis d’encourager aussi ceux qui peut-être n’osent pas complètement de se lancer, en leur donnant du réseau, des outils, etc. Donc, j’ai imaginé un festival qui s’appelle Destination Podcast dont la première édition a eu lieu l’année dernière et là, on est en train donc de préparer la deuxième, enfin, plus que préparer, puisque c’est demain. Mais voilà et Destination Podcast, c’est exactement ça. C’est montré, en fait, toute la dynamique qui a autour des podcasts, permettre aux gens de mieux comprendre ce que c’est, de mieux comprendre toute la diversité, en fait, des sujets qui sont abordés, rencontrer des gens qui font des podcasts ou des gens qui travaillent dans cette économie là du podcast. Donc aussi ça peut être des plateformes ou ça peut être des gens qui font de la communication, etc. Et donc, faire en sorte aussi que le Puy-en-Velay puisse être un peu à l’origine d’un événement un peu marquant au niveau national autour des podcasts, et pour ça en fait, j’ai voulu thématiser le festival et donc ça s’appelle Destination Podcast, parce que, tout simplement, on s’intéresse aux podcasts qui parlent des territoires et des destinations. A savoir tout ce qui va être voyage, découverte, etc. Donc ça, c’est la particularité de ce festival, c’est qu’il va vraiment mettre à l’honneur les podcasts de territoires, donc des podcasts qui parlent en fait de proximité, qui parlent de territoires et des acteurs des territoires, des gens qui font des choses incroyables partout en France et pas uniquement dans les grandes villes. Voilà. Et on est les seuls en France à avoir imaginé un festival sur cette thématique-là, et on se rend compte que c’est quelque chose qui quand même prendre de l’ampleur, les podcasts de territoire. Et donc, pour essayer de donner encore plus de visibilité au podcast de territoire, l’association a aussi lancé là, il y a quelques semaines, une enquête nationale pour essayer de recenser les podcasts de territoire en France, parce qu’on se dit que plus on sera capable de se compter, de compter ses podcasts et plus ils existeront aux yeux des gens. Donc on est aussi en train de faire ça avec Dis Mara et je suis très contente parce qu’aujourd’hui j’ai été contacté par une jeune femme qui fait un mémoire sur les podcasts de territoire. Alors c’est quand même assez marrant et improbable, mais donc elle va venir à Destination Podcast pour travailler sur son mémoire. Je suis très contente parce que ça veut vraiment dire que…
– C’est chouette !
– … Que c’est une réalité et c’est un segment du média, de ce média qui est en train de se développer fortement, et donc ça veut dire que c’est vraiment un média qui permet de donner la parole et ben à tout le monde encore une fois, en France, un peu partout.
– Puis ce qui est génial, c’est que tu avais assisté au renouveau on va dire du podcast en deux mille quinze. Mais toi, tu es dans le podcast, on va dire depuis début des années deux mille, avec Moustic Audio dont tu parlais tout à l’heure.
– Alors Moustic Audio c’était un peu plus tard, c’était deux mille sept, à peu près deux mille sept, deux mille huit.
– Mais toi, dès les années deux mille, t’étais en fait…
– Moi dans les années deux mille, ça fait… On a l’impression qu’on est des dinosaures… Alors moi les années deux mille… Moi, les années deux mille, j’étais dans la communication vraiment, dans la pub, dans une grosse agence de pub. Alors on faisait plutôt beaucoup de films, assez peu de radio à l’époque, assez peu d’audio. Mais ça a été vraiment oui, deux mille sept, deux mille huit. On était très précurseur. Moustique Audio, c’est une agence qui existe toujours et qui a été créée à l’époque par des gens qui travaillaient à la radio. Donc, des gens qui étaient sur Europe1 et RTL et qui se sont dit justement, il y a quelque chose qui est en train d’arriver avec la numérisation de l’audio donc, on doit pouvoir s’en servir pour faire autre chose que ce qu’on entend sur la bande fm, voila. Donc, c’est c’est cette équipe là que j’ai rejoint au tout tout début pour monter, en fait, cette agence qui est devenue aujourd’hui une agence de podcast assez connu sur la place de Paris. Et pourquoi on parle de renouveau des podcasts. En fait, c’est plutôt renouveau de l’audio, parce que les podcasts c’est un terme assez récent, mais c’est surtout en deux mille quinze, enfin même, deux mille dix, deux mille quinze, y’a une manière de faire de la radio, de l’audio qui a évolué quoi donc c’est un peu ça qu’on a accompagné. Non, ce serait trop long de décrire tout ça, mais vraiment, il y a eu une bascule à ce moment-là, et souvent d’ailleurs, les gens qui découvraient les podcasts dans ces années deux mille dix, deux mille quinze disaient Ah mais finalement, ça ressemble beaucoup à ce qu’on a connu nous dans les années quatre-vingt qui était la radio libre et c’est vrai, c’est à dire les radios libres, c’était certes sur la bande fm, mais c’étaient des, comme leur nom l’indique, des radios libres. Donc, on avait la possibilité de de prendre la parole sur à peu près tout et n’importe quoi. Et donc ça a vraiment amené quelque chose de fort les radios libres dans la culture médiatique française dans les années quatre-vingt et c’est vrai que le podcast peut être un peu comparé à cette forme de liberté de ton et de variété des sujets qu’avait apporté les radios libres à l’époque.
– Même si on ne connaît pas vraiment le nom podcast, des fois il est difficile à prononcer pour certaines personnes, mais en fait, toutes les générations connaissent finalement le podcast. Ça concerne…
– Ouais, toutes les générations connaissent le podcast aujourd’hui parce que, tout simplement aussi les grandes radios que les plus anciens peuvent écouter plus facilement que d’aller se connecter sur un serveur internet, les grandes radios se sont toutes mises au podcast. Donc, et ce n’est ni plus ni moins que des émissions réécoutable à la demande, pour partie. Donc, c’est pour ça que tout monde connaît. Et puis après, maintenant, les radios se mettent aussi au podcast natif. Donc, ça, c’est vraiment fabriquer des contenus audio spécifiquement pour qu’il soit diffusé uniquement sur internet. Ou d’abord sur internet avant que d’être diffusé sur la bande fm classique.
– Tu vois, nous, on est diffusée, par exemple, sur FM43, il y a certaines personnes qui, à l’heure d’aujourd’hui, n’utilisent pas internet, et je trouve que ça donne une accessibilité en plus, quelque chose en plus. Ces radios, donc, elles sont essentielles aussi.
– Ben complètement, il faut pas oublier que c’est chouette aussi de pas avoir à se poser la question de qu’est-ce que j’ai écouté et juste de lancer une radio et de découvrir en fait la prochaine émission qui va arriver, etc. Donc, ce rôle-là de découverte de playlist, finalement déjà pensée et éditorialisée, parce que c’est le principe d’une radio, c’est qu’elle éditorialise peut être plus que aujourd’hui les playlists qu’on va pouvoir retrouver sur des plateformes. Donc oui, c’est hyper précieux, et c’est très chouette d’ailleurs que des radios comme FM43 ou d’autres ouvrent leurs antennes à des podcasteurs indépendants, et je trouve que cette complémentarité là, et cette coopération là, elle est précieuse en fait pour tout le monde.
– Oui, c’est quelque chose de très important. Enfin pour moi c’est très important et je les remercie beaucoup, FM 43 notamment, mais bon après certainement, Craponne aussi sur Arzon, la RCF… Tout le monde a ses podcasts.
– Tout à fait et on a aussi l’association, la Calligramme à Brioude qui a Larsen, la radio associative qui est aussi un peu sur cette complémentarité de podcast et radio. Et donc j’en profite pour dire qu’il y aura carrément un sujet et un podcast, qui est le podcast de Clément Jouve, Et Puis Voilà Quoi qui sera sur ce sujet-là de comment travailler ensemble radio locale et podcasteurs locaux. Le vendredi quatorze juin à dix-huit heures trente, à la Brasserie du Digital. Donc un enregistrement public, donc venez, venez.
– Voilà, venez nombreux. Il y a l’apéro en même temps donc ça va être un petit peu…
– En plus y’a l ‘apéro en même temps donc franchement.
– Franchement vous avez tout de réuni là, aucune excuse. Allez, une question un petit peu plus, peut-être, personnelle, je ne sais pas de cœur, mais est-ce qu’il y a un podcasteur que tu as invité ou que tu aimerais inviter à Destination Podcast et qui te qui fait plus vibrer qu’un autre, un podcas… ah tu vois, j’arrive pas à le dire.
– C’est pas facile à dire j’avoue.
– Ou une podcasteuse ?
– L’année dernière, on a eu la chance d’avoir Hervé Pauchon, qui est un monsieur de radio. C’est intéressant aussi. C’est quelqu’un qui a été toute sa vie sur France Inter et qui ne s’y retrouvant plus et ayant été aussi viré parce que la station voulait se renouveler, s’est lancé dans le podcast un peu par hasard quoi, pour se reconstruire lui d’ailleurs. Et il a décidé un, de partir faire le chemin de Saint-Jacques et deux, de documenter ce chemin en podcast. Et ça a été un carton absolu. C’est cette première série. Et puis, bah, ça l’a lancé. Et maintenant, il sillonne la France et il va à la rencontre d’inconnus pour leur faire parler d’eux, de leur vie, de leur perception aussi du monde, de la société. Et donc la Balado de Pauchon c’est un podcast qui est vraiment très très joli et très bien fait… Et très frais je trouve voilà donc… Il y en a énormément. Ça dépend en fait moi les podcasts, ça dépend de mon humeur, ça dépend de mes préoccupations du moment. Parce que c’est vraiment ça, le podcast. On peut être préoccupé ou obnubilé par un sujet, ça va être le sport dont je parlais tout à l’heure, ça être la cuisine, ça va être les états-unis à ce titre, il y a aussi un super podcast d’un ancien correspondant de radio France aux Etats-Unis, qui s’appelle The Guest le podcast en question, avec une newsletter associée, qui est extraordinaire, et au moment de l’élection de Donald Trump, c’était vraiment une pépite. Donc, en fait, en fonction de mes préoccupations et de mes idées fixes du moment, je vais vraiment pouvoir avoir des styles extrêmement différents et des podcasts extrêmement différents.
– Et oui, il y a tellement de podcasts différents comme tu dis. On peut piocher en plus, c’est ça qui est bien. C’est pas une comme une série où t’es obligé de suivre épisode après épisode mais là, tu peux faire un épisode, l’oublier pendant un moment, revenir. Donc ça, c’est assez sympa aussi.
– Complètement, ou s’avaler toute une saison d’un coup. Et puis passer à autre chose. Voilà.
– Tu t’endors avec le casque sur les oreilles et puis voilà.
– Merci beaucoup. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose par rapport à Destination Podcast, Dis Mara ?
– Par rapport à Destination Podcast, simplement dire qu’il y a un site internet qui s’appelle, qui s’écrit destination tiret podcast point fr et sur lequel vous avez toutes les infos sur la programmation des trois jours, les invités, pourquoi on fait ça, avec qui on le fait et où on le fait. Donc, vous pouvez aller jeter un œil. Et puis on a aussi un compte instagram, qui est également Destination Podcaste dans lequel y a pas mal d’infos. Voilà, le festival est gratuit, ouvert à tout le monde, donc j’espère que vous viendrez nombreuses et nombreux.
– Y’a intérêt hein, sinon moi je parle plus aux gens après.
– Et donc Stéphanie, qui sera là le vendredi et qui sera dans le podcast de Clément. Donc, à dix-huit heures trente, vous avez suivi pendant l’apéro, voilà.
– Bon faudra m’amener un verre parce que moi je vais pas pouvoir résister si il y a tout le monde qui boit à côté, et voilà.
– On t’amènera un verre promis.

– Bon ben ça marche. On a un slogan à Salut les Ponots !, je sais pas si tu le connaîs ? Attention, elle a peur. Je la comprends. C’est Crache ta Lentille. Forcément, on fait très local. Et, en fait, c’est juste pour te demander si tu trouves qu’il y a un événement remarquable au Puy ou en Haute-Loire, ou alors s’il existe ailleurs que tu aimerais voir au Puy ou en Haute-Loire. Bon déjà, on a Destination Podcast mais est-ce qu’il y a un autre festival qui te marque ?
– Je vais pas m’aventurer sur ce terrain là. Je vais plutôt dire qu’en fait les choses qui… Moi, en fait il y a plein de festivals et j’ai pas du tout, en trois ans, fait le tour, il y a des trucs que j’aimerais bien aller voir notamment le festival à Craponne qui est sur la country c’est ça ? Je rêverais d’aller voir ce truc-là.
– Ah ben si t’es fan du Texas, oui je pense que…
– Et… En fait, je cherche des américains en Haute-Loire et ne me demandez pas pourquoi, mais c’est comme ça. Et puis après, bon, moi, en tant qu’estrangère, j’ai découvert la fête du Roi de l’Oiseau et c’est quand même assez incroyable quoi, ben c’est quand même assez fabuleux. D’ailleurs, j’ai des copains qui viennent et qui connaissent pas, et à chaque fois ils hallucinent complet. Ils se disent mais c’est quand même dingue ce truc. Donc voilà, ça n’a rien de très original mais après je trouve que j’ai été aussi frappé, quand je suis arrivée, de la richesse, en fait, des événements de toutes tailles et de la dynamique, en fait, qu’on a aussi beaucoup dans les villages. Voilà, moi, j’habite dans un petit hameau entre Saint-Julien-Chapteuil et Saint-Pierre-Eynac, mais il y a tout le temps des fêtes quoi dans ce triangle là et au-delà. Et ça, je trouve ça extraordinaire. Je ne suis pas sûr que ça soit le cas partout, en fait, je pense que..
– Ouais, moi il y ‘a un truc que j’aime bien dans le sud, qui se fait pas ici, c’est les balètis. Tu vois, j’habitais dans la vallée de la Tinée et chaque village, un week-end différent, faisait son bal, donc t’avais tous les villages avoisinants qui allaient dans le village qui faisait le bal, et ça durait pendant tout l’été, et ça, c’est extraordinaire je trouve. J’aime bien ce principe-là tu vois qu’il y a… Pas comme un festival qui se déplace, mais voilà, il y a un bal, il y a quelque chose qui se déplace toutes les semaines qui suit une vallée.
– Ouais c’est génial.
– Ouais, je trouve ça super sympa.
– Ben voilà ce qu’il faut lancer.
– Non mais attends, j’ai plein d’idées.
(rires)
On va faire la fête toute année.
– On va faire un salut les Ponots !, avec comme invité Stéphanie. Je pense que ça, c’est une bonne idée.

– Allez, on va continuer. Je vais te demander oui, j’allais oublier, qu’est-ce que tu changerais au Puy ou à la Haute-Loire ? Il y a bien un petit truc que tu changerais. Bon, tu voudrais qu’il y ait plus d’américains mais sinon ?
– Je suis pas sûre que je voudrais qu’il y ait mais je suis curieuse…
– Au moins un.
– … Curieuse de découvrir des gens qui viennent d’ailleurs. Mais je ne veux rien changer moi. Je veux rien changé non non je veux rien changé du tout.
– T’as le droit. Allez.
– Je pense que c’est justement ce que font les gens tous ensemble qui peut faire évoluer les choses. Si il y a besoin de les faire évoluer à certains endroits.
– Mais si tu veux on trouveras quand même un américain.
– Ouais ? On peut trouver une américaine aussi hein, pas de souci.
– Ok. T’es pas… Américain ou américaine.
– En fait, mais ça j’en parlerai quand ce sera un peu plus avancé, mais j’ai, je suis fascinée par une histoire, vraie, en fait, autour du château de Chavaniac-Lafayette dont j’essaie de faire une histoire écrite là en ce moment. Donc, je vous raconterai la prochaine fois que je suis invitée. Si je suis invitée.
– Ben oui.
– Mais en fait, il y a un lien historique fort entre la Haute-Loire et les Etats-Unis qu’on oublie parfois, mais c’est assez fascinant, en fait, ce qui s’est noué là autour de de la figure de Lafayette qui est en France moins idéalisé qu’il n’est aux Etats-Unis pour tout un tas de raisons. Mais en tout cas, c »est vraiment fascinant ce lien qu’il y a autour du marquis de Lafayette.
– Pourtant, tu vois à chaque fois que je donne le nom de Lafayette, ou un autre personnage de Haute-Loire, souvent, c’est quand même Lafayette qui remporte… J’essaie de faire passer Germaine Tillion, tu vois moi une résistante.
– Ça marche pas ?
– Mais non c’est souvent Lafayette quoi.
(rires)
On refait le petit jingle allez.
– J’essaie qu’il grince moins.

Musique jingle

– Ah c’est un jingle particulier, c’est qu’il était posé, je pense, sur la table, c’est pour ça qu’il grince. Alors dernière partie, on va parler de Haute-Loire, je vais te faire des propositions sur la Haute-Loire et tu me dis ce que tu choisis. Donc, on va encore retrouver des choses que tu as dit tout à l’heure, mais bon… Brioude ou Yssingeaux ?
– Ah, je connais très mal Brioude, mais j’ai l’impression que c’est une ville avec beaucoup, beaucoup de dynamisme aussi. Donc, je vais aller faire un tour à Brioude,
– D’accord.
– L’Arbre Vagabond ou la Tasse au Plafond ?
– Ah bas l’Arbre Vagabond, ils ont quand même construis quelque chose d’extraordinaire. Il a été très précurseur là-dessus.
– Tu peux nous rappeler où c’est, parce qu’à chaque fois moi je…
– Alors, l’Arbre Vagabond, c’est à côté du Chambon-sur-Lignon,
– C’est ça.
– Donc, c’est une librairie qui a été crée par un éditeur, les Éditions du Chêne. Et cette librairie est accolée à un restaurant également, et donc ils ont tout un…, ils ont une sélection de bouquins formidables, mais aussi beaucoup, beaucoup d’événements qui va de rencontres, d’expositions, de projections de films, etc. Donc, là aussi un petit tiers-lieu qui ne dit pas son nom, mais qui est là depuis longtemps et qui continue à très, très bien fonctionner et ça c’est merveilleux.
– Oui avec un petit festival, sur une petite balade, je crois.
– Tout à fait.
– Alors la Pinatelle du Zouave ou le Bois des Seigneurs ?
– Alors, je suis très nulle ces deux lieux que je ne connais pas. Donc, je m’en remets à toi et j’attends que tu m’emmènes.
– Je te ramènerai au Bois des Seigneurs, t’auras l’impression d’être dans la jungle fessée, c’est assez spécial, moi j’aime beaucoup. Bon la Pinatelle du Zouave aussi hein, mais il y a un peu plus de monde des fois. C’est plus intimiste le Bois des Seigneurs. Festival Nuits de Saint-Jacques ou le festival de la Chaise-Dieu ?
– La chaise-dieu.
– Je ne te demande pas de développer là.
– Les chibottes à Vals ou plutôt le suchaillou qui est vers Queyrières.
– Le suchaillou, forcément.
– Un petit salé aux lentilles vertes du Puy, ou un dalh aux lentilles vertes du Puy ?
– Un petit salé.
– On reste local. Restaurant Vidal ou alors la ferme du Bien-Être ?
– Ah la la, mais joker. Euh, chez Mathilde, c’est super.
– Ouais ! Génial, on va s’arrêter chez toi. Alors, moi, j’avais une proposition d’animation. Tiens, par exemple, qui peut se mettre, voilà, en lien avec Destination Podcast, peut-être pour un futur, on sait jamais. Tu me dis si ça peut marcher. Promenade sonore, voilà on se balader avec un audiogouide, un audiogouide…
– Et un podcad.
– On se promène avec un audioguide tu vois, mais qui va nous donner des extraits peut-être- comment dire, de témoignages de personnes qui ont vécu dans une rue, ou quelque chose comme ça, à la nuit tombée, c’est mieux, ou alors les nuits sonores, alors ça, j’ai fait ça à Marseille, je trouve ça excellent. Par exemple, tu vas sur le rooftop, là, sur la terrasse de la Brasserie. On prévoit des tapis, tout le monde s’allonge avec un casque et on écoute par exemple des extraits sur l’amour de tout ce qui est passé dans les radios locales, tu vois des petits extraits de tout ça. Tu choisirais quoi ?
– Ah c’est génial, les deux sont super en fait, c’est pas du tout la même… Moi, j’aime bien me balader en fait, donc j’aime bien être dans le mouvement et je trouve que c’est assez fascinant de pouvoir être accompagné dans une balade avec quelque chose dans les oreilles. Mais les deux sens, les deux sont super. On peut peut-être commencer par la balade et finir sur le rooftop allongé. Non non, je trouve ça très bien.
– Ok.
– Donc l’année prochaine on fait ça ?
– Ouais.
– Ok.

– Ok, ça marche, super. Quel paysage de la Haute-Loire te ressemble le plus ?
– Et ben très clairement, enfin moi je vis dans le Meygal et j’adore en fait. C’est merveilleusement volcanique et doux en même temps, montagneux et vert en même temps. J’adore en fait ces contrastes permanents et cette nature.
– Moi j’avoue que voilà, contrairement à beaucoup qui sont très basés sur le Mézenc, le Meygal me plaît énormément aussi, peut être pour les mêmes raisons que toi. L’emblavez aussi, c’est pas mal. Donc c’est vrai que je vais plus… Ou carrément la Margeride après. Alors c’est l’inverse, mais très marqué.

Est-ce que tu es, comme tu as vécu très longtemps à Paris, est-ce que tu es pour les trois bises ou pas ?
– J’adore les trois bises et je me prends régulièrement des vents de gens qui ne sont pas d’ici voilà, maintenant.

– Voilà. On va finir par un dicton, une expression. Alors Mathilde, quel est ton dicton ?
– Alors j’ai pas, en fait il… Des expressions d’ici, je les ai pas, euh…
– Non, mais à toi, ça peut être de Paris hein tu vois ?
– Mais de Paris… En fait, il faut savoir un truc, c’est que je ne suis absolument pas parisienne de base, je suis née dans le sud-ouest.
– Ah t’es née où d’ailleurs ?
– Je suis née dans le Lot-et-Garonne, ouais. A côté de… En fait je vivais à côté de Marmande.
– Ok.
– Voilà pour vous situer, tout le monde vois très exactement où est Marmande.
– Il y a pas une équipe de rugby là-bas à Marmande, il y avait une équipe de rugby non ?
– Alors là il y a des équipes de rugby partout.
– Oui, c’est vrai.
– A Marmande il y a un festival maintenant, enfin, depuis un certain temps, de rock assez connu, et sinon il y a des tomates aussi.
– Ouais, d’accord. Mais sinon, ça nous dit toujours pas ton dicton ou ton expression.
– J’ai essayé de… J’avais, j’ai cette expression que j’adore, qui s’appelle, enfin qui dit c’est pas piqué des hannetons. Je trouve ça très mignon, voilà, et c’est pas un truc que t’entends très souvent donc c’est une vieille expression comme ça, qui est très bien, qui…
– Ben écoute, moi j’aime bien les expressions comme ça.
– Ça fait son effet.
– Ça fait son effet. Je te remercie Mathilde. Je te dis à très bientôt.
– Merci, Stéphanie, à bientôt.
– Ciao, ciao.
– Ciao.

Coups de coeur de notre invité