Temps d’écoute : 59’55minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui vivent et gravitent autour du Puy et aujourd’hui, je suis loin du Puy, je suis à Yssingeaux et je suis avec Lily et Didou. Lily, tu veux te présenter aux auditeurs ?
– L : Donc, je m’appelle et je suis une des voix de la Haute-Loire. Enfin, plus pour longtemps, mais jusqu’ici j’étais une des voix de la Haute-Loire. Je gravite autour de la culture, du développement de territoire, tout ça, tout ça.
– Et tu es une des voix de FM43.
– L : C’est ça.
– Tu es plus qu’une voix de FM43, tu t’occupes un petit peu aussi des bénévoles, de la programmation.
– L : Responsable d’antenne depuis six ans et en exclusivité pour toi à l’antenne Stéphanie, je quitte mon poste le 15 avril.
– Et qui va prendre ta place ?
– L : Et bien justement, c’est Didou.
– Alors Didou va se présenter.
– D : Bonjour, alors moi je suis Didou, animateur radio à FM43 pour ce qui concerne le podcast et la radio. Alors, on est pas si loin du Puy, je suis pas d’accord avec toi, on n’est pas hyper loin, on est dans le même fuseau horaire, le soleil se lève à peu près la même heure à Yssingeaux et au Puy-en-Velay, donc ça va, on n’est pas hyper loin.
– On est dans la même galaxie.
– D : Ouais, je suis altiligérien, parce que, quand même, ça, il faut qu’on le répète tout le temps, parce que c’est important, parce qu’on est content d’être altiligériens parce qu’il y’a des gens qui ont moins de chance que nous. On habite dans une belle région. Et puis je fais de la musique, passionné de musique et de tout un tas de trucs. J’ai le malheur d’être un passionné.
– Et tu coupes les barbes, les cheveux.
– D : Et je suis aussi coiffeur barbier. Non, mais j’te dit, je traine un fardeau en fait, c’est que je suis un passionné. Et les passionnés, le problème des passionnés. J’ai une théorie, parce que j’ai une théorie sur tout.
(rires)
J’ai une théorie sur les gens passionnés, c’est que, en fait, quand t’es passionné, presque tu deviens passionné par la passion, tu vois, enfin, c’est comme l’addiction un peu la passion. C’est la même problématique un peu. Voilà donc, quand t’es un passionné, tu te mets dans un truc et t’aimes un peu tout quoi. Et coiffeur, barbier, ce métier-là, il vient de ma passion pour les années cinquante, soixante et tout qui m’ont amené à m’intéresser aux coiffures de ces époque-là, et du coup d’avoir envie de les réaliser, et du coup, d’aller à l’école pendant trois ans pour apprendre à couper des cheveux quoi.
– Et ben je vous remercie de m’accueillir dans les studios de FM43. Qui est-ce qui a une anecdote à me donner sur, soit sur FM43, soit sur sa vie perso qui se passe en Haute-Loire. Didou, tu commences ?
– D : Des anecdotes sur ma vie perso.
– Une petite.
– D : Ouais c’est ça, il y en aurait beaucoup. Non, sur la radio, en fait, j’aime bien quand on aborde le sujet de la radio tout le temps redire qu’en fait, j’adore, je suis attachée à cette radio profondément, parce qu’en fait, c’est une radio qui me suit depuis super longtemps. Je disais que j’étais, je suis musicien et, en fait, c’est une radio qui m’a suivi depuis super longtemps et j’ai des souvenirs… Par exemple de moi j’habite à Saint-Maurice-de-Lignon, en Haute-Loire, et de ses petits matins, là où tu te lèves machin, tu allumes la radio. Et, en fait, mais je te mens pas, c’est vraiment une anecdote. Tu allumes la radio et, au moment où tu allumes la radio, t’entends ta musique qui est en train de passer à la radio. Et, en fait, c’est juste magnifique. Et tu regardes autour de toi, le paysage est magnifique, et du coup, bah, t’en fais une chanson. Donc, j’écris une chanson là-dessus qui parle d’FM43 et des gens de la Haute-Loire.
– Tu peux donner le nom de ton groupe.
– D : Alors, ça, c’était pour mon projet solo qui s’appelle Daddy’O Velvet, c’était donc Daddy’O Velvet & The Desesperate Ones, parce qu’on était assez désespérés. Et la chanson s’appelle Amazing Grace.
– Ok.
– D : Et ça parle de la Haute-Loire et de la chance qu’on a justement, c’est rien de religieux. C’est juste que la religion, c’est la Haute-Loire, quoi.
– D’accord. Tu es né ici alors ?
– D : Alors alors absolument pas. Non, je suis né en banlieue de Haute-Loire, je suis né à Saint-Etienne.
– D’accord. Oui, c’est la petite banlieue, là, la petite ville, là, qui est à côté de la Haute-Loire là ?
– D : Dans le 42, la banlieue du 43. Non, parce que ça va, les ligériens, boudez pas. Vous nous faites ça tout le temps. Alors j’ai le droit de le faire des fois, la blague, mais non, en fait, j’adore. Pour moi, en fait, c’est vraiment, c’est la même région en vérité, la Loire et la Haute-Loire, c’est les mêmes, mais bon, on a toujours nos petits griefs gentillés entre ligériens et algériens. Mais ouais, j’ai passé à peu près la moitié de ma vie dans la Loire et maintenant, non, et maintenant un peu plus en Haute-Loire. Mais on doit être à quarante, soixante maintenant, tu vois, pour cent de ma vie. J’habitais, Saint-Etienne, Firminy et maintenant Saint-Maurice-de-Lignon. J’habitais, j’ai grandi à Bas-en-Basset.
– Oh !
– D : Mon village de cœur. Attention !
– Ne dites jamais de mal de Bas-en-Basset.
– D : Jamais, au grand jamais.
– Lily, tu es née ici, toi ?
– L : Je suis née à Firminy. Je suis partie de Firminy à mes quatre ans donc en fait, j’ai, pas de souvenirs de Firminy. Voilà et j’ai grandi aux Villettes, enfin, j’ai grandi…
– Et là, tu vas quitter la radio pour accompagner les artistes, parce que toi, tu baignes dans l’artistisme depuis toute petite.
– L : Baignée depuis toute petite là dedans, dans la culture, dans le spectacle.
– Est-ce que tu as une anecdote toi ou pas ?
– L : Plein. Qui concerne la radio, pas mal ouais. Moi c’est drôle parce que je ne suis pas du tout… Autant j’adore la culture, autant tout ce qui est faune et flore, j’y connais rien et ça m’intéresse de très, très, très, très loin. Et en fait, la mairie un jour vient me voir en me disant ah, on aimerait trop que FM43 anime la foire aux chevaux. Et du coup, je fais ok, tout ça, et puis j’essaye d’appeler un peu à l’aide, d’aller voir le bureau de l’association en disant vous voulez pas animer la foire aux chevaux ? Donc, il y en a un qui dit déjà, je suis pas là et puis l’autre dit non. Donc, je me retrouve à animer la foire aux chevaux. Et donc, à partir de ce moment-là, j’ai tout fait pour ne pas la faire, c’est-à-dire qu’il faudra… Bon, ils le sont, mais je leur ai mis un devis super cher en disant de toute façon, ils vont refuser quoi. Puis après m’ont dit non, c’est trop cher. Forcément. Donc, après, j’ai réduis un peu le devis, et puis ils l’ont accepté. Donc, je fais bon ben je n’ai pas le choix, il faut que je le fasse. Et je ne sais pas, le destin m’a sauvé. J’ai eu une extinction de voix. Ce qui fait que, en fait, j’y suis quand même allée. J’ai installé le truc et on m’a mis, tu sais, dans le hall de la mairie là et t’as les portes coulissantes. Donc à la radio t’entends Boo boo, boo, boo boo. Bref, et mon patron est venu me sauver parce que je ne pouvais pas parler. Enfin voilà, c’est l’anecdote un peu drôle.
– Bon, ça finit bien hein.
– D : Une parenthèse. Mais quand tu disais la faune et la flore te concerne de très, très loin. À partir du moment où tu mets une foire dans faune et flore, c’est que j’imagine que, effectivement, t’es très loin de la faune et de la flore.
– Ben ça fait partie de la faune, les chevaux, les chevaux sauvages de Haute-Loire hein ?
– D : Oui oui bien sûr.
– L : Merci Stéphanie, ouais voilà !
– Allez tiens Didou, premier jingle pour toi.
– D : Ah jingle. T’es concentré. Faut… Elle est accordée ta machine ?
– Ouais.
Musique jingle
– Et voilà, c’était très court mais bon.
– D : C’était stylé non ?
– C’était stylé, c’est oui, on voit que tu fais de la musique.
– D : Il y avait du rythme…
– Et tout.
– D : Une bonne intention j’ai trouvé moi.
– Ouais. On va passer au confessionnal. Donc, je vais vous poser des questions. Je vous fais deux, trois propositions, choisissez celle que vous voulez. Vous pouvez appeler un ami si vous avez pas d’idées. On y va, on commence par Lily, honneur aux dames. Ben justement Lily, libellule ou papillon ?
– L : Euh, libellule.
– Didou chien ou cheval ?
– D : Papillon, non chien, buldog.
– Buldog. Lily live ou replay ?
– L : Live.
– Didou, circle pits ou wall of death ?
– D : Circle pits.
– Ah ouais ?
– D : Ouais.
– Pourquoi?
– D : Parce que je n’aime pas les murs, j’aime pas trop la mort et que le circle, c’est plutôt un truc intéressant dans le… déjà c’est plus esthétique. Et, en plus, je trouve que le point de vue du cercle, c’est plus intéressant que les deux camps qui s’affrontent. Voilà, bref.
– Ok, super. Lily, Malaka ou Leïla Huissoud ?
– L : Ah, je peux pas.
– Ben tu prends les deux.
– L : Je prends les deux.
– Alors, je sais que Malaka sont de Clermont-Ferrand, après Leïla Huissoud, je ne sais pas d’où elle est.
– L : Non, Malaka, Saint Chamond.
– Saint Chamond ?
– L : Ouais.
– Ah bon.
– L : Et Leïla Huissoud Saint-Etienne.
– D’accord.
– L : Elle est née en Bretagne, elle habite actuellement Saint-Etienne.
– Ce sont des artistes que tu as reçu ici à l’antenne.
– L : C’est ça.
– Et on pourra réécouter leur interview. C’est dans l’instant live.
– L : En replay.
– En replay. Didou Caravane Palace, Pavlov Stellar ou Chinese Man ?
– D : Alors on est mal là.
– Pourquoi, tu vas me dire aucun des trois ?
– D : Aucun des trois.
– C’est vrai ?
– D : Ouais.
– Tu me donnes un autre groupe alors, un peu électro swing.
– D : J’ai rien contre, mais, j’ai rien contre ces gens-là, mais je suis pas… Ben, on n’est pas dans mon… Parce que s’il y a bien un truc où on est hors sujet avec moi, en tout cas, qui me concerne très peu, c’est l’électro, swing, ben oui, beaucoup de swing, mais les grands classiques du genre quoi. Mais alors, attends, je vais quand même essayer de te trouver un truc avec de l’électro, Transplant.
– Ok.
– D : Voilà, qui mélange punk-rock et un peu d’univers électro. J’ai une théorie qui veut que les mélanges hasardeux, il faut être un sacré génie pour que ce soit réussi, et des génies il en tombe pas tous les matins. Y’en a. Il y en a un, ça existe. Il y en a qui sont arrivés et qui ont fait des mélanges de genres parfois hyper, extrêmement opposés. Le swing et l’électro, c’est quand même des univers complètement opposés, t t’as des génies qui l’ont très bien fait. C’est pas parce que j’apprécie pas que c’est pas bien fait, faut rester objectif. Mais les génies, il en tombe pas un tous les matins, donc pour un génie qui t’a sorti un truc prodigieux, euh… Ou par exemple, Gorillaz, ben des gens comme ça, mais des Damon Albarn, il t’en tombe pas un tous les matins du ciel. Donc, quand t’en as un, profite autant que tu peux. On pourra dire qu’on a vécu à l’époque de Damon Albarn et qui a fait Gorillaz. Mais pour un Gorillaz prodigieux, y a un nombre de gens derrière qui sont moins prodigieux quoi donc, j’accroche moins.
– Mais je savais que cette question était hasardeuse. Je prenais des risques là.
– D : C’est pas la question, c’est moi qui suis un peu pénible mais…
– Lily, conte ou magie ?
– L : Conte.
– T’aimes bien les histoires ?
– L : Ouais.
– Didou, Polaroïd, Holga, Brownie ou Diana ?
– D : Alors là par contre, à l’inverse de ta question précédente, hormis le Diana, je les ai tous. Et si je devais choisir ? Je dirais le Brownie pour l’esthétique de l’objet. Holga pour le rendu de la photo. Et le Polaroid, mais alors le polaroid là tu me… c’est un sujet.
– Il y en a plusieurs.
– D : C’est surtout ça le problème, c’est que moi j’étais dans la technologie du peel, en tout cas la technique, la chimie du peel-off en fait, c’était, et ils ont arrêté de la fabriquer, c’était fujifilm qui la fabriquait. Dernier en date. Et il reste le polaroid 600, mais celui-là c’est le moins convaincant à mes yeux en tout cas, c’est le plus nostalgique quand on y met, quand on pense Polaroid, c’est le format qu’on imagine, le 600, et c’est pas le plus beau, je trouve, mais le peel-off, c’est les plus belles photos que j’ai jamais vu de ma vie, c’est sur du peel-off polaroid. Voilà donc ça, ça me fend le cœur d’en parler. Merci d’avoir soulevé ce sujet triste à mes yeux.
– Lily, t’es plutôt vélo ou voiture ?
– L : voiture.
– Vélo non ?
– L : J’ai des problèmes de santé qui font que mon équilibre est très précaire. Mais du coup, il y a deux, trois anecdotes, avec le vélo notamment. Tu vois le tour de France avec la radio, tout ça où on commentait du vélo.
– D : Ah, je savais pas.
– L : Bref. Voilà et puis, il y a aussi, pour bien rigoler, c’est que il y a trois ans, j’ai voulu partir en vacances avec mes parents. Et à l’île d’Oléron et ils m’ont pas dit et ils ont loué un vélo et je me suis vautrée. En fait, j’étais fière de moi. Je venais de faire vingt cinq bornes en vélo et tout est au bout des vingt cinq bornes, je me suis aplatée mais quand je dis aplatée, c’est aplatée comme jamais, donc, voiture, mais encore… Parce que faut faire un choix quoi.
(rires)
– Ne croisez pas la route de Lily. Peut-être le cheval.
– L : Ouais, peut-être.
– Faudrait essayer. Didou, toi, c’était plus facile pour trouver les questions hein. Peugeot 403, Chevrolet impala ou Simca Chambord ?
– D : hun ! Alors, dans mes rêves, dans mes espoirs les plus fous, ben la Chevrolet Impala, parce que j’adore cette voiture, elle est absolument magnifique. Peugeot 403 , j’en ai une dans mon garage et je suis amoureux. Et la Simca Chambord pareil, c’est le… J’adore cette voiture, elle est juste magnifique, design parfait, grosse inspiration américaine d’ailleurs, de l’Impala entre autre mais des américaines avec des séries, avec des moteurs V8 dedans et tout enfin bref. Voitures magnifiques, mais Peugeot 403, évident.
– Ben oui, tu l’as. Lily, apprivoiser sa différence ou se fondre dans la masse ?
– L : Apprivoiser sa différence.
– Toi, tu connais bien le sujet. Tu l’as évoqué un petit peu avec le vélo, la voiture, on en dira pas plus. Didou, le son riche et gras de la Gibson ou le son précis et pointu de la Fender ?
– D : Est-ce que tu sais à qui…
– Et là je vais me planter complètement.
– D : Ah, ben, non, pas du tout, mais non, alors, évidemment, comme n’importe qui, j’adore les deux, je suis amoureux des deux, mais j’ai un vrai problème avec Fender. J’ai un énorme problème avec Fender. Je suis amoureux compulsif de cette marque. Ça veut dire que si je peux me le permettre et que j’hésite à acheter quoi que ce soit de chez Fender. Si je peux me le permettre, je vais pas résister super longtemps. C’est ma faiblesse et mon talon d’Achille Fender. Je suis amoureux de la marque.
– D’accord.
– D : Voilà, donc t’as ta réponse.
– L’histoire d’amour, ça se discute pas. Lily, si tu étais une couleur ?
– L : Le rouge.
– Pourquoi?
– D : Parce que.
– L : Parce que.
(rires)
Non mail alors, ‘il y a plusieurs justifications de une, en fait, j’avais des lunettes qui sont rouges. Je mets beaucoup de rouge à lèvres rouge. Je trouve que c’est énergique. Ça me correspond.
– Si tu étais une chanson, Didou ?
– D : Si je pouvais incarner une chanson, j’adorerais incarner Let It Be, mais c’est personnel.
– Tu peux nous la chanter un petit peu là ?
– D Non, je n’ai pas le courage et la force émotionnelle de la chanter.
– Bon d’accord.
– D : C’est des trucs qui me touchent trop personnellement pour… Voilà, pour la chanter.
– Ok. Ça marche, on n’en saura pas plus. On va parler du Puy et de la Haute-Loire et je vais vous demander si il y a un commerçant que vous aimeriez mettre en avant, qui veut commencer ?
– D : Des commerçants que j’aimerais mettre en lumière, il y en a plein, évidemment. Alors, mais si je devais en choisir un ce serait Wood Street à Monistrol, la boutique Wood Street, et pour plein de raisons, d’une part, parce que c’est un copain d’enfance, que j’apprécie énormément et dont j’apprécie le travail, et aussi pour le concept. Son idée wood street, c’était vraiment les deux univers de la forêt, la nature et de la rue, et en fait, c’est à peu près tout ce qui incarne notre, la manière dont on a grandit, des petits campagnards qui était amoureux du skate et des côtés un peu urbain, mais à la campagne souvent, et ça mélange des univers que j’aime vachement. Donc, euh, je dirais Wood Street si je devais en choisir qu’un mais il y en a plein, il y en a plein d’autres donc que d’ailleurs j’embrasse mais que je peux pas… Si je commence à me lancer dans une liste, je suis mort.
– T’en n’as pas un autre petit ?
– D : Un autre petit ben si alors.
– Ou grand.
– D : Rust and Wood, le tatoueur à Monistrol, mon pote aussi et qui était donc sur le trottoir d’en face de mon commerce à moi, qui est un copain tatoueur à Monistrol voilà, avenue de la libération.
– Merci, Didou. Lily ?
– L : Je voulais faire dans le Puy, donc à l’Orée du Bois, puisque c’est une boutique qui est à la fois très vintage et très moderne. J’aime bien, en fait.
– Tu y vas de temps en temps ?
– D : Je connais pas.
– Toi, tu connais pas ?
– D : Non.
– L : L’Orée du Bois, c’est déco, textile, salon de thé un peu dans l’arrière-boutique, tu sais, c’est un mélange un peu de plein d’univers. Et voilà, mais j’aime bien tout ce qui est récupération brocante.
– D : Dans commerce, la Cave de la Chèvrerie.
– Tu aimes bien ?
– D : Ouais, parce que c’est une personne géniale et ultra passionnée et compétente et que j’adore les passionnés. Enfin bon bref, c’était une parenthèse pour avoir un commerçant ponot du coup, une commerçante ponote pardon.
– Il a peur de se faire lyncher par les ponots.
– L : Oui, c’est ça.
– Du coup il en rajoute un petit peu.
– D : Mais non mais le problème des commerçants, j’en ai plein alors…
– Alors un restaurant bar. Alors, soit au Puy, soit en Haute-Loire, comme vous voulez. On commence par Lily, on change, hop, Lily.
– L : Moi ce serait à l’Arbre Vagabond qui fait à la fois restaurant et librairie. En fait, c’est le côté un peu insolite du lieu et même je trouve dans les ouvrages sélectionnés en fait, il n’y a pas du tout, cela correspond pas vraiment aux nouveautés du moment, mais plus au côté inédit du truc et j’aime bien.
– Et ils font un festival.
– L : Ouais, Lectures sous l’Arbre. Alors, pour être totalement franche, j’y suis jamais allée. Enfin, j’en ai beaucoup entendu parler. Mais ouais ouais, c’est dans ma to do list.
– D’accord. Je crois qu’il y a un petit sentier aussi auquel ils participent. Voilà, j’en avais parlé dans un précédent podcast. Et ils sont où ?
– L : Ils sont au Chambon-sur-Lignon, c’est un… Alors c’est un peu galère à trouver, mais c’est quand même bien indiqué. Il y a une petite pancarte orange marqué l’Arbre Vagabond.
– Donc, si on veut, si on trouve pas, on t’appelle à la radio et… Didou pour toi, resto, bar ?
– D : Un restaurant, mon restaurant de cœur, je dirais que c’est Ipséité en Haute-Loire parce que ben déjà, le lieu est génial, le personnage est parfait et sa cuisine est carrément au top du top. Mais voilà, et que tout est à l’image du gars. Donc, ça, c’est beau.
– Il est où ?
– D : Il est à Montfaucon-en-Velay. Ca doit être dans l’ancienne gare, j’ai pas l’adresse exacte, m’enfin… Ipséité Montfaucon, voilà.
– C’est quelle cuisine ?
– D : Il fait, comment ils appellent ça, du semi gastronomique. Voilà, le gars s’appelle Alex Jouve et c’est, en plus d’être une pépite, le personnage, voilà, il fait de la cuisine à son image. Donc, de la cuisine pépite quoi. Et puis, j’avais envie aussi de faire une parenthèse, c’est pas pour les mettre en lumière, parce qu’ils ont pas besoin de ma lumière pour être en lumière, mais c’est Marcon en fait, parce que juste pour le côté cocorico. Parce qu’en fait, c’est juste génial d’avoir des pointures de ce niveau-là chez nous, en Haute-Loire quoi et que le travail qu’ils font, ben là, on revient sur les passionnés, mais c’est des gens qui sont ultra passionnés, qui sont hyper investis, qui font des plein, plein, plein de trucs, et qui voilà, et qui mérite dehors, on les met pas en lumière, mais en tout cas on les met… C’est chouette d’avoir des pointures comme ça quand c’est des gens qui sont aussi investis dans leur passion et qui vont aussi loin dans leur niveau d’exigence. C’est juste génial quoi. Voilà.
– Est-ce qu’il y a des producteurs que vous voulez mettre en avant ? Tant pis si ils ne sont pas au marché du Puy. Didou est-ce que tu as, toi, tu avais… Je crois que tu me parlais de fromages, parce que tu aimes bien le fromage. Alors, qui est-ce que tu voudrais mettre en avant comme producteur ? – D : Bah, moi, voilà, oui, si je devais choisir un étal sur un marché, c’est-à-dire que si je mets les pieds dans un marché, le premier truc que je cherche et que je repère, c’est le stand du fromager. Donc le fromager que je voulais, dont je voulais parler, la fromagère, en tout cas l’entreprise de fromagerie de qui je voulais parler aujourd’hui, je ne sais pas si elle fait le marché du Puy c’est pour ça que je voulais pas… Mais c’est la ferme Chapuis à Bas, je te parlais tout à l’heure de mon village de cœur, mais pour pareil, pour plein de raisons, parce que c’est quelqu’un de passionné qui a grandi dans cet univers-là et elle est complètement passionnée. Elle développe des recettes, elle fait des, elle crée des choses absolument génial. Et j’ai pas encore rencontré de gens qui passent par ses fromages et par son étal et qui en ressort déçu quoi. Et elle fait différents marchés du secteur, mais je peux pas affirmer qu’elle fait celui du Puy.
– Ça marche. Lily, tu voulais nous parler aussi d’une petite faiblesse que tu as sur les marchés. Quels stands tu recherches sur les marchés ? Ils sont à Yssingeaux, ils sont peut-être au Puy. On en parlait tout à l’heure, on n’a pas le nom, j’ai pas réussi à avoir le nom, donc ne t’inquiète pas, mais quel est ce stand ?
– L : Il propose de la… Enfin tout ce qui est asiatique en fait de la restauration asiatique, et en plus, ils font à emporter tout chaud et tout. Donc, c’est hyper pratique quand on travaille de s’arrêter au marché le matin, de réserver et puis de redevenir à midi, digne, c’est moi… de récupérer, machin…
– Qu’est-ce que tu leur prends?
– L : Moi j’aime bien le riz cantonnais, nems, tout ça, samoussas ouais.
– Et ils sont sur le marché d’Yssingeaux ?
– L : Ouais, tous les jeudis matin.
– J’essaierai de retrouver le nom, mais voilà, si c’est le même qu’au Puy-en-Velay, il a du succès. Alors, je ne sais pas si c’est le même, mais on essaiera de voir ça. On va parler de d’artistes. Didou ?
– D : Et ben allez !
– T’es prêt ?
– D : Je me lance alors. Alors, j’étais partagé, parce que artiste, si c’est graphique, je pensais à Cédric Della’s Tattoo, un tatoueur et il fait aussi de l’illustration, de la peinture, enfin c’est un illustrateur de talent, voilà et c’est un mec adorable aussi. Donc, je voulais parler de lui. Et puis, sinon, parce que moi, je suis beaucoup dans la …
– Dis nous juste Della’s Tattoo, on le trouve où ?
– D : On le trouve boulevard Carnot au Puy, pas loin de la rue… Il est en face de la tour Pannessac.
– Ok.
– D : Voilà il a une boutique absolument magnifique. Je vous recommande d’aller y jeter un œil. Voilà, c’est vraiment très beau. Il a un super shop. Et je voulais… Voilà, après, côté musique, je cherchais un peu parce qu’il y a plein de y a plein de groupes et de musiciens. Moi, j’adore le blues et en fait, j’ai choisi. Je voulais parler d’un gars, pas forcément. C’est pas le gars qui cadre le plus avec le blues que j’aime, mais je c’est pour… C’est Jeff Toto Blues, en fait, c’est un musicien qui fait de la musique, très baignée dans le blues, mais c’est surtout parce qu’en fait, c’est un altiligérien qui répand sa musique absolument partout et il a joué aux quatre coins de la France mais il a joué dans le monde, aux Etats-Unis, il est allé ramener le blues de là où il vient en affirmant, parce qu’il fait du blues francophone, donc du coup, c’est peu commun, enfin, voilà, et donc c’est du coup peu, ça me c’est parce que j’écoute le plus, mais par contre, j’adore la démarche du gars d’aller, et puis, c’est un mec, vraiment, qui répand sa musique partout. Donc voilà, c’est juste, pareil, l’occasion de le mettre en lumière quoi. Voilà.
– Et toi Lily.
– L : Mais je vais faire pareil, je fais musicale et plus plastique. Parler d’une copine, Sarah Boutrand, qui est une ancienne bénévole de la radio, avec son entreprise, L’ardeko, qui vient d’ouvrir une boutique d’ailleurs, je t’invite à aller voir, à Yssingeaux, au 3 rue Alsace-Lorraine, et en fait, elle propose, elle est artisan cirier, je ne sais pas si ça se dit comme ça. Elle propose des bouquets de fleurs qui ne fanent pas puisque c’est des bougies en fait.
– D’accord.
– L : Et étant fan de bougies, ben… Voilà donc son entreprise, c’est L’ardeko, je sais pas si je l’ai dit. Et après, en terme musique, alors il y a vraiment plein d’artistes que j’adore, locaux, musicaux. Mais je vais faire un focus sur le projet Washing Machine Club. Je sais pas si tu vois, ils sont du Puy.
– Oui, oui. On les interviewés d’ailleurs, y’a pas longtemps.
– L : Ok. Ben j’écouterai leur interview, mais du coup pour… Enfin, j’adore le projet qui colle vraiment à ma vision de la culture et l’artistique quoi. Ils sont sur tous les plans et ils poussent le délire à fond et j’adore ça.
– Ils ont des projets, d’ailleurs plus avec les enfants cette année, ch’ai pas si… Puis là, ils sortent d’une résidence à la Chaponie, gite la Chaponie. Donc, voilà oui oui on les a eu y’a quelques temps, tu pourras retrouver l’épisode. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’épisodes. Donc voilà, mais tu les retrouveras facilement sur le site de Salut les Ponots !. Voilà, tu verras c’est un épisode un peu particulier, parce que il fallait que ce soit un peu particulier pour the Washing Machine Club. Normal. Associations ? Lily ?
– L : Je travaille beaucoup avec le collectif Konsl’Diz. Je suis très en phase avec leur vision de la culture, mais aussi de par mes liens familiaux, enfin, j’ai grandi au milieu de cette asso. C’est un collectif de conteurs professionnels et amateurs et musiciens qui travaillent autour de l’oralité. Plus particulièrement du conte, et ils viennent d’ouvrir un lieu de vie et de création qui s’appelle l’Enjoliverie aux Villettes qui propose des temps de résidence. Alors, à l’origine, c’est un lieu de travail pour eux, mais qui l’ouvre aussi à des créateurs que ce soit autour du conte ou toute autre discipline www.konsldiz.fr, je fais ma petite promo.
– Ben oui.
– L : Puis d’autres assos… C’est hyper dur de faire un choix, quoi, mais il y a une initiative que j’ai interviewé, qui m’a donné envie pour l’année prochaine, c’est le réveillon solidaire. L’association citoyens solidaires d’Yssingeaux fait chaque année un réveillon solidaire, ils mettent à disposition la salle du foyer rural et les trente et un décembre, en fait, ils se donnent rendez-vous, chacun emmène un plat et rencontre des gens, partage des initiatives, tout ça et, franchement, ça m’a donné super envie.
– Merci on va les retrouver sur le site, on mettra toutes les coordonnées. On va aller voir tout ça, toutes les nouveautés que tu nous as donné. Didou ?
– D : J’ai le droit d’en donner plusieurs ?
– Allez vas-y.
– D : Je vais être bref sur certaines. J’aurais pu aussi parler te parler de mon asso, parce que j’ai une asso qui rassemble des passionnés de véhicules de caractère et de musique et de belle vie.
– Oui, tu peux nous le dire. Il y a un petit festival aussi qui se fait l’été, c’est ça ? Tu peux nous donner le nom.
– D : Alors l’asso s’appelle Rusty Blade, on est basé du côté de Monistrol-sur-Loire et pour les événements, on fait des bourses d’échange de pièces, on a fait des rassemblements avec concerts, etc. Mais pour cette année, on ne sait pas alors, je ne voulais pas aborder le sujet forcément de l’événement, mais je voulais juste faire une parenthèse sur mon asso pour… Parce que quand même sinon, les membres de mon asso ils vont me dire bon sang, pourquoi t’as pas parlé de nous alors quand même, fallait que j’en parle. Mais l’idée, c’est aussi quand même de parler des autres plutôt. Et là pour le coup. Je voulais cibler plutôt le Puy, l’asso de Déborah Coutroutsios qui s’appelle Velay Lindy Hop qui fait, qui enseigne et transmet, en tout cas, la passion du lindy hop qui est une danse swing, voilà. Donc je vous invite à aller voir un peu ce que fait…
– Oui, tu connais bien cette danse, puisque tu en fais toi.
– D : Absolument, absolument. Je n’en fais pas comme Déborah, mais j’en fais un peu, ouais. Voilà, j’ai… Et puis, l’autre pareil, il y a de la danse aussi dans l’autre asso, c’est Production Directe, entre autre. Du coup, ben voilà, je me dis, on peut pas parler du Puy et de l’associatif, sans parler de Victor Moutbeka, parce que c’est juste le président du Puy. En fait le mec, Victor Moutbeka, si il y a des ponots qui le connaissent pas encore, Victor Moutbekal il enseigne le hip-hop, à travers aussi donc Productions Directe. Il est sportif de haut niveau, il fait du judo et il organise le salon du tatouage, il organise un salon du vintage, il organise tout un tas de trucs sur le secteur du Puy et c’est juste un mec qui fait énormément de choses, qui nous a amené des pointures dans le coin. Il fait énormément de choses et c’est un mec qui a le sens de la famille et de l’amitié, qui a un, qui impose le respect quoi.
– Alors j’ai une bonne nouvelle pour toi Didou, nous avons interviewé Victor juste avant la battle Christmas, donc tu retrouveras aussi l’épisode. On a eu la chance d’aller à Guitard, la salle de danse où il donne des cours et je suis d’accord avec toi, c’est vraiment une personne super.
– D : Il impose le respect quoi et l’amour et le respect, quoi. C’est, voilà… Il a un sens de l’amitié que je trouve, je trouve voilà, quand il donne son amitié il a plus de limites, donc, c’est chouette. Et il partage énormément à travers ses assos et tout ce qu’il veut organiser, c’est chouette.
– Parfait, on parle d’FM43 ?
– D : Non.
– Non ? Lily ? Qui commence. Pour l’instant, tu es encore responsable de la programmation sur FM43, tu t’occupes aussi des bénévoles, c’est ça ?
– L : Un petit peu ouais, j’aime bien dire que j’ai trois grosses missions, maintenant deux, mais quand j’étais à temps plein, donc, il y avait de l’animation de la matinale, j’avais une mission de communication interne, donc recruter, repérer, fédérer les bénévoles autour d’un projet ou diffuser leurs projets sur les ondes. Une troisième mission de communication externe. Alors ça j’étais bien épaulée ces dernières années, avec des alternants qu’on a pris en charge en communication dans, justement, tout ce qui est communication, site web, réseaux sociaux, tout ça, tout ça.
– D’accord. Là, ça fait six ans que tu es là. Tu as vu la radio évoluer je suppose, quels ont été les gros changements, est-ce qu’il y a eu de gros changements, ou…
– L : Je suis arrivée dans un contexte de changement d’image. Il y avait déjà, donc déjà on venait de changer de logiciel de programmation, qui n’empêche été un gros boulot. On venait de déménager. Quand je suis arrivée, en fait en deux mille vingt, on était là deux mille dix sept. Donc, même si on était un peu là, il y a du matériel qui a beaucoup changé, bougé. Et puis je suis la première personne salariée, en cdi, qui suis un peu restée, donc il y a le temps de mettre des choses en place, de développer des choses, tout ça. On était dans une image de la radio un peu vieillissante, donc l’idée c’était de la rajeunir. Donc, on a changé de logo, on est passé au vert, FM43 s’est mis au vert tant au niveau de l’image donc tangible, qu’au niveau de l’écoute, où quand même on a changé d’habillage sonore. La programmation a beaucoup bougé. On a doublé. Quand je suis arrivée, il y avait vingt huit émissions, aujourd’hui, il y en a à peu près soixante, cinquante-huit, il y a cinquante bénévoles, enfin ça a pas mal bougé. Et puis là, le dernier projet, en fait quand je suis arrivée, je m’étais dit je partirai quand je l’aurais fait, c’est l’aménagement de l’arrière-cour où l’idée c’était d’aménager un petit espace scénique pour pouvoir accueillir, alors c’est pas grand hein, mais, enfintu l’as vu, c’est du quatre par quatre, mais permet d’accueillir une ou deux personnes pour donner une prestation artistique. J’aime bien voir FM43 comme un tiers-lieu médiatique en fait où il se passe plein de choses autour de ce média quoi. Pour moi, c’est les radios associatives de demain.
– Merci beaucoup, Lily. Du coup, tu vas passer la relève à Cédric, bientôt, mi avril. Cédric, tu penses apporter quoi à la radio ?
– D : Mais je pensais apporter mes valises déjà. J’ai commencé à apporter quelques bacs de disques. Quand je suis arrivé à la radio, le but principal, la mission, c’était d’être animateur radio. C’était pas encore au programme que je prenne la suite de Lily. Donc si tu veux, ça fait… Je suis arrivé fin juin donc si tu veux c’est… Pour moi, ça fait beaucoup plus longtemps que je suis là en tant qu’animateur radio que la transition quoi. Donc, en gros, mon idée, c’est d’apporter ma passion de la musique, en fait, pas que hein, pas que, mais c’est là où…. C’est vraiment ce qui m’anime le plus. C’est vraiment la musique au sens large. Et d’amener, d’essayer de creuser un peu de ce côté-là, de faire découvrir des choses aux gens redécouvrir, partager, découvrir, redécouvrir. Parce qu’il y a vraiment des trucs, et moi j’en fais partie, quand on redépoussière des albums qu’on a beaucoup écouté ou qu’on connaît par cœur et qu’on a pas réécouté depuis des années et qu’on le ressort, on le réécoute avec un, toujours avec une oreille neuve, enfin, je sais pas comment dire, mais… Et du coup, ça fait partie du truc quoi. Voilà, mais, en tout cas le l’idée d’apporter un truc, c’est vraiment musical, principalement. Après le but ce sera de reprendre la suite de Lily, donc en gros de tout ce qu’elle vient de dire.
– D’accord. Après y’a pas que de la musique sur FM43, on apprend plein de choses, plein d’émissions différentes sur l’histoire de la Haute-Loire, sur la mise en avant des projets de jeunes, etc. Donc, qui peut nous en dire… Vas-y Didou.
– D : Ben justement. Il n’y a pas que de la musique, non, et de façon dans la radio, de manière générale. Mais donc si tu me demandes, moi, ce que je voudrais apporter, c’est vraiment ce côté-là, apporter une passion de la musique et aussi, c’est une vision. Quand tu me dis, on apprend plein de choses. Et j’entends ce que tu me dis, je ne fais pas de débat. Mais quand tu dis, on apprend plein de choses, on apprend énormément de choses par la musique aussi, que ce soit au point de vue émotion ou au point de vue vraiment transmission. C’est à dire qu’il y a… Et je ne parle pas que des gens qui ont des chansons à textes ou des chansons revendicatives. Je te parle de messages et de… On peut apprendre beaucoup de choses, des lessons dans les rapports humains, des… Ma phrase préférée, d’une de mes chansons préférées. C’est une chanson qui s’appelle No Surrender, de Bruce Springsteen où il dit, il parle de comment il a grandi, comment il s’est forgé. Et il dit que il a appris plus dans une chanson de trois minutes que ils ont jamais appris à l’école quoi. Et c’est un peu l’histoire de ma vie où j’ai appris beaucoup plus dans les disques que j’ai jamais appris ailleurs quoi.
– Avec l’instant live Lily, tu mettais en avant aussi des artistes de Haute-Loire. Par exemple, je pense à Pierrot, tu vois, qui est venu jouer. Y a d’autres, voilà, SR Entre Amis aussi qui est venu… Donc bon, ça, ça va perdurer ou pas, ou il y aura toujours quand même l’envie de faire connaître des groupes ?
– L : Je rebondis un peu avec avant du coup. Y’a plein de gens qui savent pas FM43, c’est une association depuis quatre vingt treize. On est là actuellement trois salariés, on était quatre, on va passé à deux. Enfin, ils vont passer à deux. C’est aussi cinquante bénévoles qui tous gravitent avec un projet radiophonique, parce que l’idée qu’on oublie souvent quand on dit radio associative. Oui, on a une radio qui écoute, mais surtout, le projet de l’association en quatre vingt treize, c’est de faire faire de la radio aux habitants altigériens, que ce soit de manière ponctuelle ou de manière permanent, que ce soit individuel ou collectif, tu l’as un peu évoqué avec les projets de jeunes. La MPT de Chadrac, l’idée, c’est aussi de tisser des partenariats avec du collectif des acteurs du département, pour vraiment les faire parler et faire parler de leurs missions, leurs activités. On a presque une mission de service public en fait dans tout ça. Donc, il faut vraiment trouver l’équilibre entre les deux, la musique qu’elle soit nationale, internationale, française ou internationale ou locale, et vraiment cette équipe de parlotte, c’est un peu le jargon familier, mais en tout cas, de parler quoi. Donc voilà. Et pour revenir du coup à l’Instant Live. Ouais, l’idée, c’est de la faire perdurer en tant que bénévole. Hum, parce que j’ai des projets par la suite qui… J’avoue que c’est un peu par intérêt, qui en tout cas, ça fait une réponse à ça. Et puis, c’est aussi une sensibilité musicale que j’ai envie de de garder quoi.
– D’accord. Toi tu animes la matinale. Comment ça se passe.
– D : Et ben déjà ma première occupation à FM43, c’est d’embêter Lily déjà, déjà. Après en second, et en second après, c’est d’animer la matinale. Comment ça se passe quoi ? A quel niveau ? comment ça se passe ?
– Tu arrives le matin, tu commences à te prendre un petit café. Vas-y, donne-nous un petit peu ta routine d’animateur radio.
– D : Et ben si tu veux, je vous l’apporte. Je vais récupérer le journal dans la boîte aux lettres. Je fais du café. Ça, c’est la priorité, c’est de faire du café, parce qu’il peut rien se passer dans ce monde si on n’a pas une tasse de café dans la main.
– L : Ça, je suis d’accord.
– D : Rien ne peut fonctionner. Le monde ne peut pas tourner rond s’il y a pas de café. Donc, je commence par faire du café. Je prépare mon journal, je prépare tout pour la prise d’antenne, tout près, j’aime bien avoir…
– L : C’est toi qui fabrique le journal ?
– D : Absolument. C’est moi.
– L : Avec les feuilles, tout ça, t’écris ?
– D : Je suis journalien. Oui.
– T’arrives à quelle heure ?
– D : Je reste. Donc, je suis là tout le temps.
– Tu dors…
– D : Ouais, je dors ici. Et donc je suis là tout le temps, j’arrive officiellement à sept heure. Prise de poste à cette heure pour faire simple. Je suis là à sept heure, je fais du café. Je viens sur l’ordi et je prépare, moi, j’aime bien, je te disais, j’aime bien avoir tout sous le coude. Je n’aime pas avoir des surprises, donc j’aime bien tout préparer avant, être prêt machin et malgré ça, t’es pas à l’abri de faire une boulette, donc tu mets tout, j’essaye de tout avoir sous le coude. Quand tout est prêt et que je suis prêt à prendre l’antenne, je me sers mon petit café et je vais boire mon petit café. Et après sept heures trente cocorico pour ceux qui connaissent la matinale, sur FM43, la journée peut commencer. Donc je prends l’antenne. Et puis je dis bonjour, et puis assez rapidement, tu peux le voir, je parle beaucoup, donc j’essaye de me maintenir. Des fois, je me dis allez, c’est bon, arrête de parler, mets de la musique, parce qu’ils en ont marre après, quand je parle trop. Donc voilà, après on démarre la journée en musique. Et puis, après ben huit heures, on propose un flash infos locales, un bulletin météo local et une rencontre avec, donc c’est une interview, donc là ça peut être toutes sortes d’acteurs, d’intervenants locaux. Ça va aller de… Je ne vais pas tout te balayer, mais en gros, ça peut être des musiciens, comme des comédiens, comme ça peut être des entrepreneurs, comme ça peut être… Bon voilà, je t’ai dit que si je faisais une liste ça aller être pénible, mais c’est en gros, ça peut être tout le monde. Essentiellement axé autour de la Haute-Loire, mais pas que. De temps en temps, j’ai aussi des gens d’ailleurs, parce que c’est cool aussi, je trouve, d’aller rencontrer des gens d’ailleurs, c’est un peu l’intérêt d’émettre en fait quelque chose, parce que tu vas chercher quand même quelque chose plus loin que là où t’es. En fait, c’est le principe du truc.
– Tu veux dire qu’FM43 arrive à sortir de la Haute-Loire.
– D : Alors déjà, oui, FM43 sors de la Haute-Loire. Alors déjà les ondes fm viennent un petit peu grappiller sur le début de la Loire et de l’Ardèche, mais en plus, on diffuse aussi sur www.radiofm43.org, écoutez le direct. Et ça, ça veut dire qu’on peut être écouté partout dans le monde.
– Oui, ma sœur vous écoute dans les Combrailles.
– D : Tu vois, par exemple, on a des auditeurs un peu partout en France, on a voilà, il y a notamment, pas que, il y a notamment l’émission de la voyance, où il a beaucoup de gens qui le suivent d’un peu partout.
– C’est le lundi ça la voyance.
– D : C’est le lundi et puis même au niveau des autres programmes, et on diffuse aussi des émissions qui viennent d’ailleurs, donc potentiellement ces gens-là, ils vont communiquer sur leur secteur et ils vont communiquer à leurs amis ou alors à leur réseau on va dire, tu vois. Et ils peuvent écouter. Ces gens là peuvent écouter FM43 aussi en étant complètement d’ailleurs, et donc on a des gens d’un peu partout voilà.
– Qu’est ce que vous voulez rajouter par rapport à FM43 ? Lily ? Un petit mot, quelque chose à nous dire ?
– L : On est sortis d’une période difficile. On est aussi dans une conjoncture qui est compliquée parce que il y a de moins en moins d’argent en termes d’institutionnel, on savait. Parce que la culture aussi est en danger, enfin, depuis quelques années, on le voit. Mais là le climat est particulier. Il faut faire vivre ce média, c’est important, pour son utilité publique. Parce qu’on a une utilité publique. J’en suis convaincue. Et puis, dans le développement du territoire, on n’écoute pas seulement la radio, on l’a fait et on doit la faire. C’est le message que j’ai envie de passer. Donc, vous continuez à faire de la radio. Faut pas hésiter à… Alors, du coup, je vais pas donner mon mail, mais je vais donner celui de Didou, mais s’il y a un projet de podcast indépendant, ou s’il y a déjà des podcasts indépendants, ou s’il y a ponctuellement des choses qui sont faites au niveau son, faut pas hésiter à nous les envoyer. En fait, on a un créneau, le mardi à dix neuf heures, qui s’appelle libre atelier qui est fait justement pour diffuser ces formats un peu ponctuel, qu’on produit, qu’on a produit. Radio associative, on est aussi, on forme aussi les citoyens de demain à travers l’éducation aux médias et à l’information qui est un gros pôle. Alors bon, les enjeux de restructuration, là actuellement, nous font que c’est compliqué de porter des ateliers d’éducation aux médias et à l’information. Mais on travaille étroitement sur certaines actions avec le collectif, Konsl’Diz, dont je parlais tout à l’heure. Et puis, je parlais d’association aussi, on a l’association la Calligramme qui a monté une webradio.
– A Brioude.
– L : Ouais, à Brioude, qui a monté une webradio qui s’appelle LARS’N. Avec qui l’idée, c’est de renforcer les partenariats, les collaborations qui proposent des ateliers. J’étais un peu là avec Florian en sous-marin et c’est hyper de qualité. Donc, faut pas hésiter à se rapprocher soit de Florian, soit de nous FM43 et on vous orientera au mieux. Voilà, c’est important. Donc, continuer de soutenir FM43, quel que soit le sens.
– Merci, Lily. Et pour toi, tu veux rajouter quoi sur FM43 ? Dis nous.
– D : Sur FM43 ? Je pense qu’on en a déjà dit pas mal sur FL43. Tout ce que je peux rajouter, c’est que moi, je souhaite le plus possible que cette radio perdure encore le plus longtemps possible et qu’elle sera là bien après nous, tu vois, bien après notre passage. J’aimerais bien. Maintenant comme le dit Lily, le contexte fait que ça paraît de moins en moins évident ce genre de truc, mais voilà, en espérant qu’il y ait des acharnés comme nous, qui essaient de porter le flambeau le plus loin possible. Mais ouais, c’est tout ce que j’espère, c’est tout le mal que je souhaite à cette radio ouais. – Merci bien, on va continuer. Alors. Longue vie à FM43 c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter et qu’il y ait de plus en plus d’auditeurs.
– D : Absolument.
– Ah, Lily, a quelque chose à rajouter, vas-y Lily.
– L : Si il y a l’idée de s’investir, que ce soit en tant que programmateur musical, que soit en tant que bénévole animateur d’émissions longues, pas longues, courtes, pas courtes, permanentes, ponctuellement ou pas. Si vous êtes un instit, enseignant, atelier, enfin tout ce que… Vous voulez collaborer. Ben, faut nous envoyer un mail contact@radiofm43.com. On est aussi friands, on n’a pas forcément une idée comme ça, mais si il y a des artistes plutôt plastiques, plutôt non concrets, non tangibles qui veulent venir, faut pas hésiter non plus à nous contacter, on est aussi ouvert à ça et à tout type de de collaboration.
– Oui, puis faire découvrir revoilà, plein de… Toutes les personnes de la Haute-Loire et un peu d’extérieur aussi, quand même.
– D : Absolument. C’est un bon point de faire découvrir les gens de l’extérieur.
– Je sens que Didou il a envie d’inviter Bruce Springsteen.
– D : Oui, non c’est lui qui aimerait beaucoup que je l’invite.
– Ah, d’accord, ok, mais là tu…
– D : Là, je réfléchis encore.
– Ouais, t’as raison, je comprends tout à fait. Alors, à Salut les Ponots !, on a un slogan, c’est Crache ta lentille. Donc on l’a un peu évoqué, cette lentille, je pense par rapport, voilà, Lily, par rapport à ce que tu viens de nous dire. Est-ce que vous voulez rajouter, quelque chose quand même ?
– L : Alors, rappelle nous, remets nous en contexte le Crache ta Lentille.
– Crache ta Lentille ! C’est si voilà, tu as quelque chose à dire par rapport à la Haute-Loire. S’il y a des choses que tu aimerais qui se passent autrement, là, tu l’as évoqué, avec un peu les aides qui manquent pour, je crois, toutes les associations, pas que la radio.
– D : Alors si j’ai un truc que j’ai changé souvent avec les gens là-dessus. Mais ça, c’est pas valable que pour chez nous, mais c’est très valable chez nous, on habite dans un, on a la chance, on le disait en début d’interview, on a la chance d’habiter dans un des plus beaux endroits du monde en fait. C’est juste magnifique chez nous. Et souvent les gens, et notamment les altiligériens mais pas que. Les gens mesurent pas la chance qu’ils ont et la beauté qu’ils ont sous les yeux, là, devant leurs pieds en fait. J’en ai parlé plein de fois quand je parlais de développer certains aspects du tourisme vert, notamment, des trucs comme ça, et on me dit mais qu’est-ce que tu veux faire qu’ils viennent faire ici les gens ? Mais parce qu’en fait nous, on l’a tous les jours et…
– Hum.
– D : On oublie la chance qu’on a d’avoir un terrain de jeu immense, par exemple pour faire du vélo, pour faire la rando, pour aller se poser au bord d’un lac, d’une rivière, pour aller pêcher, pour aller faire du canoë, pour aller… Enfin tu vois, c’est infini quoi. Et on mesure plus la chance qu’on a. Alors, posez-vous deux minutes, regardez autour de vous et mesurez un peu la chance que vous avez d’être ici quoi. Voilà, c’est tout.
– Je crois que peut-être qu’ils ls ont justement pas trop envie qu’il y ait des personnes qui viennent. Il veut garder ces si beaux endroits pour eux.
– D : Mais l’argument de ne doit pas être qu’est-ce qui pourrait bien venir chercher ici, parce qu’en fait, on est juste dans un trésor, quoi. Alors oui, qu’on veuille pas que les gens viennent, c’est bien sûr, c’est une possibilité. Mais… Moi, je n’ai pas trop peur des autres et j’aime bien aller ailleurs. Donc, si je veux aller ailleurs, faut que je puisse, faut que je sois prêt à accueillir les autres chez moi quoi, tu vois, sinon ça marche pas. En fait, c’est pas possible. On peut pas vouloir aller mettre nos pieds chez les autres et refuser que les autres viennent chez nous, à un moment donné, faut inviter les autres aussi quoi. Voilà. C’est la règle du jeu quoi.
– Hum. Ça marche. Un autre jingle. Allez Lily, c’est à toi cette fois-ci, jingle.
– L : La pression là.
Musique jingle
Tu sais que c’est hyper satisfaisant, parce que moi, je l’entends tous les vendredis à midi. C’est hyper satisfaisant de le faire.
– D : T’en rêvais.
– L : Je te jure.
– D : Tu l’as fait.
– Voilà, elle l’a fait. Alors on va parler de la Haute-Loire. Mais là, je vais vous poser des questions, comme un peu le confessionnal, mais sur la Haute-Loire. Du coup, ça va être assez rapide. Didou, t’es plutôt verveine ou lentille ?
– D : Verveine.
– Ok.
– D : En liqueur et à consommer avec modération, évidemment.
– Oui, voilà. Le petit coup de pub.
– D : Bien sûr, liqueur artisanale. Voilà, maison si possible et parce que ce qui est chouette, c’est que d’une maison à l’autre, elle a pas le même goût donc c’est génial. Mais ouais, j’adore, parce que c’est profondément culturel. La lentille aussi. Mais y a une identité dans la liqueur de verveine qui est nulle part ailleurs. C’est génial. Donc oui, liqueur de verveine, pardon, fallait être bref.
– Lily, artisou ou fourme d’Yssingeaux ?
– L : Je n’aime pas le fromage.
– Tu vois, j’en étais presque sûre qu’elle allait me dire je n’aime pas le fromage. Didou, pêcher la truite dans l’Ance ou dans le ruisseau du Piat ?
– D : Oh, pêcher la truite dans le Lignon. C’est ma rivière de coeur fétiche. J’aime, j’adore, l’Ance, mais le Lignon, c’est le Lignon, voilà.
– L : Tu pêches ?
– D : Je pêche et je fais du ce qu’on appelle du catch and release, paraît qu’il y en a qui appelle ça le no-kill, mais… C’est à dire que tu attrapes le poisson et tu le relâches et que… Technique de pêche, entre autres à la mouche, qui prend le plus soin possible du poisson, parce que ça reste quand même un truc ok, là, il y a un peu de stress pour le poisson, mais tu le décroches, on pêche sans ardillon, c’est à dire qu’il n’y a pas de résistance, etc. Et t’as un contact avec un poisson et je trouve que c’est un privilège de fou quand tu as la chance de toucher à un poisson pour la première fois de ta vie et que tu le fais correctement et tu le remets à l’eau, si besoin, tu l’oxygènes, fin. Bref, y a tout un… Mais bon, bref, oui, pêcher la truite dans le Lignon.
– D’accord.
– D : C’est une démarche majestueuse.
– Lily, pour toi une question un peu bizarre, mais bon… Traverser la passerelle du Lignon à cloche-pied ou descendre la coulée de la Bourianne sur une luge pelle ?
– L : Mais c’est pas possible, tes questions, tu les as prises où ?
– Elles sont de Haute-Loire. Alors c’est des activités qui n’existent pas mais tu vois, je les ai inventées pour mettre un peu de fun dans ta vie. Tu peux choisir ni l’une ni l’autre hein.
– L : Du fait de la difficulté tu vois, ouais, c’est ça. Et est-ce que t’appelles les pompiers avant ? Parce que moi, je pense qu’il faut les appeler là, direct.
– D : Non, c’est descendre la coulée de la Bourianne, tu commences en PLS, tu finis en roulé boulé quoi. La coulée de la Bourianne.
– L : Ouais ben ouais, c’est ça. Ça met moins en jeu l’équilibre. Très bien ça.
– Ok, ça marche.
– L : C’est vraiment parce qu’il faut te dire un truc quoi.
– Didou Album Calling, kitsch et Net ou Feel Good ?
– D : Album Calling, mais je vais te donner la raison. Parce que sans favoritisme, ni pour les émissions, ni pour les copains, les bénévoles qui la font, parce qu’Album Calling fait référence à London Colling, probablement l’album le plus emblématique du plus grand groupe du monde de tous les temps. Voilà, c’est tout.
– C’est bien, c’est clair et précis comme réponse. Lily, la Tribu Altipop, AURA des Pâquerettes ou Alti’Storia ?
– L : La Tribu Altipop pour le partenariat qu’on a avec la ligue de l’enseignement.
– Est-ce que tu peux rappeler juste cette émission ce qu’elle est, de quoi elle parle ?
– L : C’est une émission qui met à l’honneur les projets des onze vingt cinq subventionnés par un dispositif altipop que le département porte en partie.
– C’est les mercredis, je crois, en fin de matinée.
– L : Mercredi de onze heures à midi et rediffusée le samedi après-midi.
– Didou, festival Country de Craponne-sur-Arzon, Rockin Velay Tonight, l’un ou l’autre, lequel tu veux ?
– D : C’est une question piège ça. Je vais répondre Rockin Velay Tonight d’une part, parce que c’est les copains qui l’organisent à Monistrol-sur-Loire et Craponne-sur-Arzon. Pareil, je reviens sur… On a une chance inouïe d’avoir un festival comme ça, chez nous, dans le quarante-trois, qui a fait venir des mets, des pointures, des légendes, et quand je dis country, attention les gens ils pensent souvent, ils ont un cliché de la country. En fait, ce festival s’attache à balayer toute la culture country, donc, ça va aller de la musique bluegrass, le truc acoustique et ce qu’on entend souvent quand on pense country à la country rock à l’américana, ce qui est déjà plus de la pop teintée de country, mais des fois, tu cherches même la country, tellement ils s’éloignent des racines du truc. Mais en fait, les mecs, c’est des cowboys, donc ça compte. Et des fois c’est du rock sudiste, donc du coup, musicalement, ça balaye un échantillonnage hyper vaste. Et surtout, parce que nous, on se dit ouah, c’est super, un super festival avec des super groupes et tout, mais y’a énormément de musiciens country de Nashville qui rêvent de jouer à Craponne-sur-Arzon en fait, et les gars se le disent entre eux et quand, parfois, un groupe de là-bas qui dit à ses potes hey, on est programmée à Craponne, et les gars sont jaloux en fait.
– L : Ouais !
– D : Ouais, non, mais voilà, il faut, je le redis tout le temps, on mesure pas la chance qu’on a hein mais… Et on a des gars comme ça. Et Rockin Velay pareil, c’est essentiellement rockabilly, mais ils mettent aussi un peu de swing, de rythm’n blues et tout ça, et c’est un petit milieu, et c’est des gars qui font perdurer une culture. C’est un petit cercle fermé, et c’est un festival qui est basé à Monistrol, mais qui fait venir, je le disais tout à l’heure de recevoir les gens. Mais ils font venir des gens de toute la France en fait, et les groupes internationaux, et le public de toute la France, donc ils mettent la Haute-Loire à l’honneur. Et voilà donc…
– C’est en octobre.
– D : C’est en octobre Rockin Velay et juillet, je crois, Craponne, si je dis pas d’âneries, et mais voilà, j’adore en fait les deux festival, c’est peut-être même mes deux préférés de Haute-Loire. Donc dur de choisir, mais je vais dire Rockin Velay parce que c’est des copains, voilà, je vais aller de ce côté-là. J’ai joué trois fois pour le festival de country de Craponne à trois occasions différentes, bon bref. Mais pas encore pour Rockin Velay. Alors faites gaffe, je vais peut-être dire Craponne finalement.
(rires)
Non, je dis Rockin Velay, allez !
– Ça marche, merci. Lily, le Chant des Sucs où le festival Sucs en Scène ? Alors j’aurais dit le festival des Brumes mais ils ne le font pas cette année à Sainte-Sigolène.
– L : Chant des sucs.
– Pourquoi ?
– L : Parce que je travailles bien avec Yvan Marc. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et j’apprécie beaucoup son travail et j’apprécie beaucoup aussi les missions du festival, parce que c’est en partenariat, enfin, c’est coordonné principalement par les élèves de BTS DATR du lycée Georges Sand, donc DATR Développement des Animations des Territoires Ruraux. Alors, non seulement le fait qu’il y ait ce BTS, ça colle en tout point avec mes valeurs et mon travail. Donc c’est trop bien. Et puis, le contenu du festival est juste super. Ça met en valeur les musiques actuelles françaises, pas que locale, parce qu’on a des petites pointures quand même qui vont venir. Et puis j’ai eu en exclu la programmation prochaine. Donc ouais, faut rester, faut rester par là-bas quoi.
– Didou, ben écoute SR Entre Amis ou Lo Radzouka ou Zebra Trio ?
– D : Zebra Trio.
– Pourquoi?
– D : Parce que c’est des copains, parce que c’est des gars avec qui j’ai joué, j’ai partagé la scène plusieurs fois, parce que Fred, entre autres aussi, il fait de la guitare assis, il fait de la bassoon board et de la guitare slide assis, et j’adore ces instruments là et que, du coup, alors, maintenant, on a des noms, des gars comme John Butler, des grands noms qui ont fait connaître ces instruments. Mais c’est des instruments qui sont un petit peu des fois méconnus des gens. Donc j’adore ça et puis parce que c’est des mecs hyper cools et que c’est des copains qui font leur musique très, très bien. Ce qui veut pas dire que les autres le font pas bien, et voilà. Mais eux, c’est des copains. J’ai voté pour les copains.
– Ils sont sur Aurec-sur-loire, non, ou dans les coins ?
– D : Ils sont éparpillés ouais, il y a les deux frères qui sont originaires du secteur d’Aurec, Fred était plutôt du secteur de Monistrol mais maintenant, il vit du côté de… Je sais plus, entre… Saint-Ferréol, peut-être, je sais plus exactement où il est basé m’enfin, ils sont par là.
– Ils sont par là.
– D : Par là.
– C’est des gars du coin.
– D : Ouais.
– Ok. Lily, l’Empreinte, la MPT Chadrac ou la Chaponie ?
– L : Alors la Chaponie, je n’y suis jamasi allée.
– C’est plus un gîte, après, qui accueille en résidence quand même, ils ont accueilli là le Washing Machine Club, comme je te disais.
– L : Et puis, qui, qui veulent développer, je crois, ce pôle de résidence et de musique un peu actu, tout ça, enfin de spectacle. Donc pas la Chaponie. L’Empreinte ou la MPT. La MPT de Chadrac, j’aime beaucoup leur mission. C’est une grosse structure, mais du coup, par solidarité, je vais dire l’Empreinte. Parce que le tremplin marche en scène qu’ils portaient depuis quelques années a, faute de budget lié à la conjoncture dont on parlait tout à l’heure, pas renouveler son son tremplin, donc je dirais l’Empreinte, par solidarité, par les missions aussi qui sont hyper nécessaire sur le territoire, quoi. Mais vraiment parce qu’il faut répondre un truc quoi.
– Oui, sinon tu aurais choisi les trois. Didou, Blesle, Polignac ou Pradelles ?
– D : Pradelles.
– Sans hésitation. T’en connais aucun ou tu les connais tous ?
– D : Si, mais parce que j’avais le gros doute sur le village. Mais Pradelles,on parle bien du village qui est aux confins, Ardèche, Haute-Loire, Lozère. Et donc, je réponds Pradelles, parce que moi, j’ai découvert un peu, j’y passais, je faisais qu’y passer avant, comme, je pense, énormément de monde, parce que la route est hyper empruntée, et je faisais qu’y passer, et à chaque fois, je passais à côté d’un truc qui s’appelait Aux Légendes et où je me disais mais bon sang, mais un jour faut que je m’y arrête, faut que je vienne voir ce truc et tout. Et aux légendes, donc maintenant ça a changé, ça s’appelle Aux Portes des Légendes, mais c’est plus la même chose. Moi je parle de Aux Légendes, c’était un bar, restaurant, chambre, etc. Et où on pouvait faire des concerts et j’y ai joué à plusieurs reprises et c’était juste un… Alors, les tenanciers étaient des seniors, comme dirait l’autre, et le lieu était juste magique quoi. C’est à dire, il y avait une déco surchargée, comme je les aime. Il y avait des moutons sur des étagères. Et tu mangeais hyper bien. C’était familial, y avait toutes les générations qui étaient réunies et t’avais des concerts, et une folie que tu vois de moins en moins, qui est en voie d’extinction dans le monde et qui c’est à mon grand regret d’ailleurs. Mais voilà, c’était juste un endroit parfait, et du coup, bah, c’est ce qui fait que je choisis Pradelles, parce que c’était magnifique.
– Merci Didou. Dernière question pour toi Lily la Margeride ou le Forez ?
– L : C’est quoi la Margeride ?
– La Margeride. Et ben, tu vois Pradelles, tu vas sur la gauche, enfin ça dépend comment t’es positionnée, plateau de la Margeride, le Mont Mouchet, quand tu es vers..
– L : D’accord, ben le Forez. De toute façon, ma famille est de là-bas, enfin, du côté de ma mère. Et waouh, gros coup de cœur sur cet endroit.
– C’est vrai ?
– L : Ouais, je dis à mon compagnon que le lieu où je veux habiter, bon, Yssingeaux c’est ma cité de cœur. Mais si je dois habiter ailleurs, c’est le Forez.
– Mais t’aimerais habiter où dans le Forez ?
– L : Il y a plein d’endroits, mais il y a plein d’endroits, mais Saint-Just-Saint-Rambert, j’aime beaucoup mais… Périgneux, Saint-Bonnet-le-Château, ah si, Saint-Bonnet-le-Château.
– Bon, ben voilà, c’est bien.
– D : C’est chouette Saint-Bonnet.
– Ouais. Et bien, écoute, merci Lily. Une dernière question avant de passer, oui, je vous l’ai pas dit, mais il y aura un petit dicton à me donner, une petite expression. Mais juste avant, je voulais savoir pour toi, Didou, quel était l’endroit le plus zinzin en Haute-Loire, pour toi.
– D : Zinzin ?
– Zinzin, pour toi.
– D : Alors malheureusement, je viens te le dire. Alors, si c’est zinzin, c’était Aux Légendes à Pradelles.
– Alors on va dire un milieu leur naturel tiens. Un endroit, le plus extraordinaire pour toi, le plus… Celui qui te fait le plus vibrer en Haute-Loire.
– D : Alors, en deuxième position, les gorges du Billard à Monistrol, je trouve c’est un des plus bel endroit de Haute-Loire. Le plus bel endroit en Haute-Loire, c’est le lac du Bouchet. Point final. Fin de la discussion. Pas de débat possible. Non, le lac du Bouchet, moi, c’est mon endroit préféré en Haute-Loire, magnifique.
– Moi, j’y étais y’a pas longtemps puis on voit l’eau, enfin on voit les poissons.
– Magnifique, résurgence, cratère, volcan, tout y est. En fait, tu veux, c’est un volcan, donc on est dans notre…
– Alors tu parles à une fille du Puy-de-Dôme, donc nous, on se baigne que dans des lacs de volcans, là j’apprécie de me baigner en rivière.
– D : Oui voilà, c’est ce que je veux dire, c’est que le Massif Central, c’est une région volcanique. On a des rivières et des lacs, on a tu vois des paysages magnifiques. Et là t’as tout en fait en un seul truc, quoi. La résurgence, le volcan, la montagne, la forêt, le… Non, c’est le plus bel endroit de Haute-Loire, le lac du Bouchet. Du coup, n’y venez pas.
– Ouais.
– D : C’est ça l’idée.
– Ouais, ouais. Vous faites comme moi, vous prenez un ptit kayak que vous mettez au milieu du du lac.
– D : Pas de moteurs thermiques, interdits sur le lac du Bouchet. Ou prenez ce que vous voulez, un paddle, d’ailleurs, ça, c’est un truc chouette à faire, aussi le tour du lac du Bouchet en paddle. C’est chouette, ça se fait facilement et c’est trop beau.
– Ok. Merci Didou, on sait où le trouver l’été. Lily pour toi l’endroit le plus, le plus extra.
– L : Lac bleu moi à Champclause, j’aime beaucoup.
– Et est-ce qu’il y a un endroit où t’aimerais construire un truc culturel ?
– L : Moi, je me dis à chaque fois que à Yssingeaux, un café associatif, il aurait sa place.
– Ouais.
– L : Un café culturel associatif, il aurait carrément sa place, tu vois, j’ai même l’emplacement en tête, mais on en est pas là.
– Et ben, on va finir par un dicton, une expression. Qui est-ce qui a un dicton, une expression à me donner, on commence par qui ?
– D : On a le droit si il existe pas vraiment ?
– Oui, mais alors tout à fait, tu peux l’avoir inventé, il peut être à toi, emprunté.
– D : Je l’a pas inventé du tout, c’est comment on appelle ça ? Je ne sais pas comment on appelle ça enfin bref, parce que tout à l’heure, je t’ai déjà cité Springsteen avec la plus belle phrase qui soit, mais j’ai un autre… C’est les premiers mots des paroles d’une chanson. Alors je ne sais pas si eux l’ont piquée ailleurs ou j’en sais rien, voilà, c’est en tout cas dans une chanson d’un groupe qui s’appelle The Generators, et j’adore ce… Je n’ai pas le terme.
– C’est pas grave.
– D : Voilà, j’adore ce truc. Alors normalement, c’est en anglais, mais les premiers mots c’est neuf vies, six cordes, trois accords. Voilà. Et ça résume à peu près l’histoire de ma vie, d’une de mes neuf vies tu vois mais là, je n’ai plus beaucoup de crédits depuis quelques temps, mais … J’en ai bouffé pas mal, j’en ai cramé pas mal des vies, mais neuf vies, six cordes, trois accords, ouais.
– Merci pour le partage. Lily, une petite expression, un mot, n’importe quoi.
– L : Je vais dire, c’est Félix Radu, qui m’a fait découvrir un peu mieux Charles Baudelaire, et Félix Radu, c’est un auteur chroniqueur aussi, radio, en Belgique. Et il m’a fait découvrir Baudelaire, et notamment enivrez vous et la phrase, Car il est l’heure de s’enivrer. J’aime beaucoup cette citation qui me suit un peu depuis toujours.
– Super. Merci beaucoup à vous deux. Donc encore une fois ben longue vie à FM43. Merci, à bientôt.
– D : Merci à toi.
– L : A bientôt.
– Merci Lily, merci Didou. Ciao ciao.
Temps d’écoute : 59’55 minutes
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