– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis en compagnie d’Adrien. Comment vas-tu ?
– Et ben écoute, ça va pas mal on est au soleil au jardin Henri Vinay donc en février, c’est plutôt pas mal.
– On profite des premiers rayons de soleil du printemps.
– Ouais.
– On n’est pas encore au printemps.
– On n’est pas encore au printemps., mais c’est décalé, je crois.
– Ouais, mais quand le podcast…
– Y’a une histoire… Ouais, quand ça sortira, peut-être qu’il y aura de la neige.
– Peut être qu’il y aura de la neige hein.
– Ch’ai pas, on verra.
– On verra bien.
– Ben oui.
– Est-ce que tu peux te présenter pour les auditeurs, auditrices ?
– Bien sûr. Donc, moi c’est Adrien Perrussel donc, natif du Puy. Alors Adrien ou Perru ou Ninou, j’ai plusieurs prénoms sur le Puy. Donc, je suis né ici, j’ai fait ben mon école ici, des petits boulots de-ci, de-là, et puis après, je suis parti à Lyon pour faire un master en communication que j’ai fini donc à Paris. Après, j’ai vécu à Paris, j’ai travaillé dans la pub à Paris pendant quatre, cinq ans. Et puis je suis parti parce que c’est une trop grosse ville pour moi, et après, je suis revenu au Puy, au Puy j’ai fait le Club Med. Après, je suis parti du Puy pendant trois ans environ pour faire le Club Med. Je suis revenu parce qu’on est quand même bien ici. Et voilà, après, j’ai commencé à travailler en restauration, etc. Et puis, depuis, je suis resté.
– Ouais.
– Voilà.
– T’es bien ici.
– Ah, on bien quand même, regarde aujourd’hui, avec le soleil qu’on a là.
– Ouais, on est bien.
– On est bien puis on a la famille, les amis, et la qualité de vie est quand même, quand même…
– Assez exceptionnelle.
– Voilà, différence d’autres villes. Et puis, vu que j’ai vadrouillé un peu, je suis allé voir si c’était plus vert ailleurs. Ben non.
– Non hein ?
– Non, c’est bien ici. On est bien ouais
– Ouais ?
– Ah oui oui.
– Tu vas rester là alors ?
– Pour l’instant oui, je ne sais pas, peut-être que ça va me prendre de partir dans six mois, dans un an, mais je pense que je vais rester par là quand même.
– Ou tu reviendras, si jamais tu repars.
– Dans tous les cas, je reviendrai, ça c’est sûr.
– Ok. Est-ce que tu as justement une anecdote par rapport à ton vécu au Puy ?
– L’anecdote, ouais, rigolote, Alors, j’étais très jeune, mais bon on fêtait le bac et en fait, on a une très bonne idée, parce qu’on trouvait que la fontaine d’en bas de la cathédrale était pas très propre. Donc, on avait balancé un bidon de Skip dedans. En fait, ça avait vraiment, vraiment vraiment beaucoup moussé ça avait mis de la mousse de partout.
– Ça avait débordé non ?
– Ça avait débordé, ça moussait, c’était génial. Parce qu’on s’était bien un peu baigné dedans, quand même pour, histoire de voir. Et donc, il y avait vraiment de la mousse de partout et on avait fait celle du Breuil également, on avait eu le droit à un petit article dans l’Éveil. C’était rien de bien méchant, c’était bon enfant et c’était y a longtemps, donc. Donc, voilà, j’espère que j’aurais pas la police qui tapera la porte chez moi, mais non, c’était pas méchant, et voilà, ça nous a fait rire, mais il y avait vraiment beaucoup de mousse. Donc, c’est déjà fait, ne le refaites pas.
– Voilà ! Ça ne se passerait pas pareil maintenant donc…
– Ouais ouais, surtout que c’est des trucs un peu classés quand même, donc, mais c’était propre après donc…
– Ouais ?
– Ouais ouais ouais. Donc on a peut être fait une bonne action, c’était du Skip bio.
– Voilà, ça existait déjà à l’époque.
– Oui oui oui.
– Oui bien sûr. Ou vous aviez inventé le concept.
– Tout à fait, tout à fait.
– Ok, ça marche.
– Donc, moi, ce que je vais te demander. On va commencer par le jingle.
– Le jingle ?
– Ouais, c’est toi qui va le faire. Alors, je te donne l’instrument.
– Oui. Ah j’ai cru qu’il fallait que je fasse un jingle.
– Ouais, faut que tu fasses un jingle. Vas-y !
– C’est parti !
– Ouais.
Musique jingle
– Ouah, c’était magnifique.
– Ouais c’était bien hein ?
– Ah ouais ouais ouais.
– Non mais t’as des dons de musicien non ?
– Ouais, j’ai un sens musical qui est incroyable, surtout en fin de soirée.
(rires)
– Bon là il est que quatre heure de l’après-midi donc…
– Oui oui oui. Mollo !
– On reviendra ce soir pour faire le deuxième single.
– C’est ça.
– On va faire le confetionnal. Je vais te poser des questions pour essayer de te découvrir un peu plus.
– Ouais.
– T’es pas obligé de développer.
– D’accord.
– Peut-être que je vais te demander, mais…
– Ça roule.
– Voilà, ok ? Jour ou nuit ?
– Nuit.
– Ah bon ?
– Ah ouais, je suis plus un oiseau de nuit on va dire, ouais ouais quand même bah, du fait un peu de la restauration des bars, etc. Mais je préfère la nuit.
– Ok. Foot, pêche, pétanque ou tennis ?
– Roh, les quatre !
– C’est vrai ?
– Ben oui, j’ai commencé par le foot, je me suis blessé, j’étais hyperactif. Mes parents m’ont mis à la pêche, c’était un miracle. Pétanque, la première chose que mes parents ont construit à la baraque, c’était un terrain de pétanque. Et tennis, j’en ai fait un peu parce que mon père fait du tennis, mais j’ai jamais gagné. Mais sinon, en premier, je mettrais pêche quand même, parce que la Haute-Loire, on a un sacré domaine piscicole, et puis des endroits fabuleux. Le foot, parce que parce que j’ai joué longtemps au foot, il fut un temps où j’étais sportif et la pétanque, parce que la pétanque c’est… Chaque année, on fait un concours international de pétanque chez mes parents.
– Ah d’accord, international !
– Ouais entre potes on va dire, on veut pas trop que ça se sache quand même mais… Et puis on joue énormément là où on est, au jardin Henri Vinay. Donc, on joue énormément devant la buvette du jardin.
– Voilà, c’est le spot pétanque.
– Et le tennis oui, j’ai essayé, mais non, mon père, il ne me laissait pas gagner.
– D’accord, ok.
– Pourtant, j’ai essayé hein.
– Trop fort le papa.
– Ah, trop fort.
– Ah ouais et pourtant normalement…
– Non non non non, compétition, toujours.
– Ouais, ok, 2CV, mobylette ou vespa ?
– Ah mobylette, ben oui, mobylette, on avait eu une assos avec des potes. Donc où on… Qui s’appelait le Satanisme Of Gang où on faisait des virées en mobylette, en Ardèche, etc. Donc des road trip. Et mobylette, il m’en reste encore six.
– Ah oui !
– Ouais ouais ouais, qui roulent pas, elles sont démontées. Mais faut que je les remonte et mobylette, mobylette, mobylette, c’est génial, sauf le contrôle technique aujourd’hui, ils nous em……. .
(rires)
Mais mobylette à fond, ouais.
– Ça marche. Club Mickey ou Club Med ?
– Ah bah, du coup, vu que j’ai bossé au Club Med. Ah ben c’est complètement différent.
– Ben oui, c’est l’opposé.
– J’ai jamais été… Alors moi c’était plus Donald, Picsou mag, on va dire. Mais à l’heure d’aujourd’hui, ouais, je dirais Club Med, on va dire pour l’aspect un peu un peu foufou et fête, même si ça a bien changé.
– Oui, j’imagine.
– Et ouais, mais un peu des deux je dirais.
– Ok. French Riviera ou la riviera italienne ? Il y a toujours des mots que je n’arrive pas à prononcer.
– La Riviera Italiana ! Oui, parce que, bah, du coup, j’ai travaillé un petit peu en Italie. Alors, les deux pays sont magnifiques, hein, mais en Italie, c’est…Y’a tellement de paysages qui sont différents, qui ressemblent un peu à la France hein aussi, du nord au sud, quand on part des Dolomites jusqu’à la Sicile, on voyage en Italie. Et ouais, je dirais quand même l’Italie, parce que j’ai bossé en Calabre et c’est un coin, qui est très pauvre, mais la côte est absolument magnifique, magnifique.
– T’as fait les Cinq Terres, c’est ça ?
– Je suis parti aux Cinq Terres également et comment vous dire que c’est absolument fabuleux. Je suis parti au bon moment. Je partis en avril. Parce qu’il y avait pas beaucoup de touristes, on a vraiment pu kiffer et visiter et tout voir. Mais les Cinq Terres, faut y aller. Faut y aller mais en avril.
– En avril.
– Ouais voilà. N’y allez pas en juin, juillet, août, c’est l’enfer.
– Ok, Playstation 2 ou Nintendo 64.
– Aïe, aïe, aïe, aïe. Aïe, aïe, aïe, aïe, parce que je suis un peu un geekoss. Ah une 64, une 64 quand même avec la pire manette de l’histoire mais Mario Kart, Donkey Kong… Ouais, sinon j’aurais dit Play 1 mais non 64, 64, tellement, tellement accro à ça que mes parents me confisquaient les manettes et…
– Tu les as toujours ? T’en a plein de Nintendo non ?
– J’ai quasiment toutes les consoles, il m’en manque pas beaucoup. Elles sont toutes chez moi et je les ai. La 64s, j’en ai même deux.
– D’accord ok.
– Donc ouais ouais et tous les jeux qui vont bien donc…Les kirby, les Mario, tout, tout, tout tout.
– Tout ?
– Ah ouais ouais ouais.
– Donc, si on veut se faire une soirée…
– Ah oui, vous pouvez venir. Bon vous allez perdre mais… Vous pouvez tester, et puis on est un peu chaud dans notre groupe de potes, vu qu’on a grandi avec ça. C’est vraiment la bagarre et quand on joue, quand on joue à ça, je dirais pour N64, je dirais Mario Kart. Après, pour la Play 2, je dirais Warms. Le jeu Warms c’est des petits vers qui se battent et… Et voilà.
– C’est bien, on a des références. Voilà, si vous voulez devenir acquéreur d’une Nintendo 64 ou une Playstation 2, on a les jeux qui vont avec.
– Exactement, j’en ai en double, je peux en prêter, je suis pas méchant.
– D’accord, ok. Il les vend pas hein ?
– Pas tout de suite.
– Chemise à fleurs ou pull marin ?
– Ah, chemise à fleur, à ouais ben l’été c’est chemise à fleur donc… De toute façon, j’ai. J’ai deux types de vestimentaires, l’hiver ch’ui en noir et l’été ch’ui toutes les couleurs. Donc un peu comme Magnum on va dire, Tom Selleck, pareil.
– T’as la voiture qui va avec ?
– Et non. Elle est rouge, mais.. Ah non. elle était pas rouge en plus sa Ferrari, elle était jaune non ? Je crois, je me souviens plus.
– Elle était pas rouge non ? Non rouge non ?
– Ch’ai plus. Non, je crois qu’il y a une histoire, que c’était même pas une ferrari rouge… Oh, j’en sais rien, mais ouais j’ai pas la moustache de Tom Selleck, mais j’ai les chemises par contre.
– T’as les chemises.
– Ah ouais, ouais ouais ouais.
– Bon ben ça marche. André Manoukian ou Clément Dumoulin (Animalsons) ?
– Clément Dumoulin, mais bien sûr, ben Clem alors là. Ah là, t’as tapé juste là. Ben Clément, Clément Dumoulin, c’est une sacrée histoire ça. Premierg DJ de Booba, à l’époque. Comment ils sont rencontrés, ils habitaient en face l’un de l’autre et, en fait, comment Clément a commencé ? Mon père était DJ. Les week-ends et tous les ans, on montait à Boulogne-Billancourt, donc pour faire les réveillons. En fait, mon cousin n’avait que d’yeux pour les platines vinyles de mon père et du coup, quand il a vu ça, il a commencé le son. Et puis, aujourd’hui, c’est quand même un monsieur de la musique, parce qu’il est beatmaker producteur.
– C’est ton cousin ?
– C’est mon cousin ouais ouais.
– D’accord.
– Et il est toujours sur Paris. Maintenant il est conseiller musical dans la musique. Donc il a bossé avec énormément de personnes et là, il bosse plus dans le cinéma.
– Mais il a fait pour la série Ourika de Booba, justement…
– Ah, il en a fait…
– Dernièrement.
– Ouais, il a fait beaucoup de musique, là il est surtout sur le film, et puis il est appelé aussi sur certains albums de certaines personnes qui sont en difficulté et pas que sur du français, il a bossé sur de l’italien et sur d’autres choses. Eh oui, c’est un monsieur. C’est un monsieur de…
– Moi j’ai écouté, c’est vachement bien.
– C’est un monsieur de la musique et quand j’étais à Paris, du coup qu’il me faisait sortir et rencontrer des centaines de gens connus on va dire, et ben ce qui est bien, c’est que lui personne ne le connaît mais ça c’est Clems, et oui Animalsons, c’est déjà référence du rap en production.
– Oui je pense.
– Tout le monde le connaît dans le rap donc donc là, non non, c’est un grand monsieur de la musique.
– L’un des premiers titres de booba, c’était numéro dix non ?
– Alors c’est, ah ouais, numéro dix, c’était son apogée on va dire parce qu’il a commencé avec Lunatic.
– D’accord.
– Donc le premier groupe de Booba. Donc c’était lunatique. Il a commencé dans ça. Donc ils étaient deux à la base. Je vais pas dire de bêtise. Je crois que l’autre s’appelait Greg et, en fait, il a continué tout seul et il a bossé avec Booba pendant des années, puis après il a bossé avec d’autres La Fouine, Pierre-Paul Jacques, MC Solar…
– Guizmo.
– Ouais enfin, même avec Vanessa Paradis, avec pas que sur, pas que sur du rap non plus.
– Oui oui.
– Et puis sentir son titre phare, ce beat de toute façon de numéro dix de Booba, dans le rap, on aime ou on n’aime pas Booba, on peut rien dire sur l’instru numéro dix, parce que c’est un missile, quoi.
– C’est clair.
– Et puis, il avait vraiment son style à lui, en fait, avec… Et ben il jouait du piano, des choses comme ça, et puis ses assemblages étaient juste fabuleux, donc c’est pour ça qu’il a fait énormément de chansons de rap de base et qu’il est ultra connu dans le milieu quoi.
– C’est clair.
– C’est Monsieur, si tu m’entends Clément.
– Petit prince ou quadro ?
– Oh, les quadro, oualala les quadro.
– C’est bon ça hein ?
– Ça fondait dans le truc, tu t’en mettais plein les doigts avec cette pâte là feuilletée.
– Mais ça existe toujours, moi j’en achète toujours.
– Ça existe toujours, ça existe toujours. Quand ça fondait dans le sac, c’est… je suis pas bien sûr que ça soit naturel à cent pour cent, avec ce petit goût de noisette. Ah les quadro, les quadro…
– C’est un carré de bonheur.
– C’est magnifique. J’ai envie de quadro.
– J’ai failli. En plus, j’ai oublié d’en prendre.
– C’est vrai qu’on aurait pu faire un goûter c’est l’heure.
– Ben oui. Punaise.
– Je vais allé acheter des quadro.
– Procrastination ou détermination ?
– Aïe, aïe, aïe. Oh sujet épineux aïe aïe. Un peu les deux. C’est-à-dire que je peux faire aussi bien l’un que l’autre. Et on va dire quand j’étais jeune, j’étais plus procrastinateur. C’est dur à dire, mais il faut quand même un peu de détermination pour, pour avancer dans la vie et faire plein de métiers, comme j’ai pu faire. Et je dirais un peu les deux, parce que des fois j’ai un peu la flemme, c’est sûr. Je réponds pas aux messages, ça mes potes sont très au courant.Vous avez vu, je le dis les gars.
– Il assume.
– Ma sœur me déteste pour ça, mais la détermination ouais il en faut quand même pour, bah, pour vivre déjà, pour travailler et puis pour être heureux. Tu peux pas procast… ha, c’est dur.
– Ouais ouais moi j’ai du mal, j’y suis arrivée donc, je le redirais pas.
– Voilà, voilà, voilà, faut pas procr… vous m’avez compris, toute la journée on va dire. Mais un peu des deux ouais.
– Alors deux chansons. L5 Toutes les femmes de ta vie ou alors les Worlds Apart Je te donne ?
– Ouais putain. Je te donne ben oui oui oui, ouah mon dieu, alors ça, dédicace à ma sœur aussi qui hurlait ça dans sa chambre. Et ben je te donne parce que de base déjà, c’est un titre de Jean-Jacques Goldman que j’aime beaucoup et les Worlds Appart à l’époque avec le leader Nathan oulala. Bon, le L5 aussi, parce que ça fait partie de ma génération. Mais non, Worlds Apart, Je te donne ouais.
– Tu pourrais nous chanter un petit peu du Worlds Apart, je te donne ?
– I can give you a voice, bred with rythms and soul. J’arrête non, je continue ?
– Attends parce que j’ai les paroles si tu veux.
– Ohlala, les paroles.
– T’as la petite partie en anglais, t’arrivera à me relire ?
– Bien sûr, mais je la connais par cœur.
– C’est vrai ?
– I can give you the force of my ancestral pride
The well to go on when I’m hurt deep inside
Whatever the feeling, whatever the way
It helps me to go on from day to day
Je te donne nos doutes…
Bon j’arrête là.
– Génial !
– C’était très faux mais c’est pas grave.
– Non mais c’était bien. Nooon.
– Jean-Jacques va m’appeler, je le sais. Jean-Jacques si tu m’écoutes.
– Merde, je vais peut être devoir payer des droits d’auteur maintenant. Oh punaise, on y avait pas pensé.
– Mais non.
– Tu voulais nous chanter une autre petite chanson parce que t’es quand même le pro de la chanson dans les soirées ponotes.
– Il paraît que… Souvent ils ont une technique, ils me jettent un pilon donc à mortier et puis je chante dedans notamment au Black Pearl, la Fabrique des Etoiles et ouaf, y’a la Tribu de Dana, y’a le port d’Amsterdam, y’en a beaucoup mais ils me connaissent bien pour la tribu de Dana peut être donc.
– Allez vas-y, fais leur plaisir.
– Je fais le début ?
– Ouais.
– Allez.
– Le vent souffle sur les plaines de la Bretagne armoricaine
Je jette un dernier regard sur ma femme, mon fils et mon domaine
Akim, le fils du forgeron, est venu me chercher
Les druides ont décidé de mener le combat dans la vallée
Là, où tous nos ancêtres, dadada etc.
J’ai un peu begayé, excusez moi, ça doit être le stress de l’interview.
(rires)
– Ouais voilà, c’est ça. Non parfait écoute.
– Non, je le fais mieux avec deux-trois bières, vers minuit on va dire.
– Là je les avais pas.
– Non non mais il est tôt.
– Normalement. J’ai des, tu vois, des questions plus ouvertes, bon là tu nous a chanté des chansons, donc c’est bien. Je vais quand même t’en poser une à ce moment-là.
– Ouais.
– Quelle est la dernière série télévisée que tu voudrais dire… Quelle série tu voudrais dire aux gens, regardez là !
– Bref 2, regardez-la absolument. C’est du pur génie. Je l’ai fini, et ça tombe bien. Je l’ai fini hier, à quatre heures et demie du matin tellement je ne pouvais pas m’arrêter. Ces six épisodes d’environ quarante minutes avec des acteurs dingues et c’est… J’écorche toujours son nom, ce mecdonc, je vaix pas le dire, mais bref 2, foncez, foncez. C’est du pur génie.
– Aussi bien que le premier ? Mieux encore ?
– Mieux, mieux, mieux et puis on va dire ça me parle, parce qu ‘il parle vraiment aux gens de entre trente, quarante, cinquante ans on va dire. Et sa vision de la société et de l’humain est folle, et c’est génial. Et puis y’a plein d’acteurs qui arrivent, comme Jonathan Cohen, Orelsan, Laura Felpin, Lecaplain, qui sont dingues et non, c’est du pur génie, c’est du pur génie. Bref 2, bref 2, bref 2, regardez ça.
– Ok, merci Adrien. On va passer aux questions sur le Puy-en-Velay.
– Allez !
– Centre-ville, tout ça. Je vais te demander de présenter voilà, un peu tes coups de cœur. Est-ce que tu aurais un commerçant à mettre en avant ?
– Commerçant, ben ouais, le premier qui me vient en tête bah c’est un des seuls magasins que je fréquente pour, on va dire, aller acheter des fringues. Oui, faut pas acheter sur internet normalement mais bon, c’est Cosmopolitan, avec Slimane qui est un commerçant déjà sympathique. Il respire la sympathie et, surtout, son magasin est magnifique. Y’a tout pour tout le monde, il y a tous les prix, c’est de la super qualité et puis le service est génial, donc Cosmopolitan et…
– C’est Cosmopolite ou Cosmopolitan ?
– Cosmopolitan, cosmopolite.
– Cosmopolite, il me semble non ?
– C’est Cosmo.
– Cosmo, tu dis Cosmo.
– Voilà hein, on s’en tire bien comme ça.
– Ouais, Cosmos, c’est bien.
– Et… Je crois que c’est Cosmo parce que cosmopolitan c’est un cocktail, mais bon, Cosmos, voilà.
– Oui, ben bon t’as mélangé quoi.
– Oui voilà, mais y’a des belles chemises, des belles casquettes, des beaux pantalons. À chaque fois que j’ai un cadeau à faire pour mon père ou pour ma mère, je vais là-bas. C’est un super magasin, une super personne qui le tient.
– Ils font aussi les costumes pour les mariés ?
– Oui.
– C’est ça hein.
– Ah, bien sûr, bien sûr. Mais je crois qu’il a beaucoup de demandes sur ça parce que ces costumes sont sacrément classes.
– J’ai déjà vu un jour un jeune homme habillé avec un costume bleu, waouah !
– Ouais ouais mais c’est original, c’est beau et c’est bien. C’est bien, faut aller chez lui.
– Tu avais un artisan aussi à me présenter.
– Ouais, ouais. C’est un gars que j’avais rencontré à la Fabrique des Étoiles, qui s’appelle Mickaël Moing et qui fait des couteaux à Saint-Privat d’Allier et qui fait pas des petits couteaux hein, il fait des sacrés beaux couteaux. Il a de l’or dans les doigts et même si ses doigts sont tout le temps noirs parce que, il faut le manier le fer. Et ça serait Mick Moing parce que le travail réalisé est incroyable. Faire ça, aujourd’hui, il faut avoir de la détermination, ça c’est sûr. Et c’est de l’art, c’est vraiment de l’art. L’art c’est un artisan, ça porte bien son nom on va dire.
– Il fait les lames, il fait tout ?
– Il fait tout. Il a un site internet où vous pouvez voir les choses. En général, les couteaux ils restent pas, sur commande ou quoi. Mais lui, j’avais eu un coup de cœur pour son travail il y a quelques années. Ouais lui… Ouais Mick Moing. Et puis de toute façon c’est sa marque de signature, euh, de fabrique pardon. Il a sa signature, c’est Moing sur les couteaux. Et ouais, c’est sacrément bien ce qu’il fait.
– T’en a un de ses couteaux ou pas ?
– Et non pas encore, pas encore.
– Pas encore ?
– Oh mais ça va arriver tôt ou tard, mais le problème, c’est qu’il n’a pas de disponibilité. Mais si je vais le voir, on va s’arranger.
– Mais là, on est au mois de février, c’est pas ton anniversaire bientôt ou c’est passé ou…?
– Yahya aïe aïe, ben jeudi prochain il me semble.
– Ahhh, bon anniversaire en avance.
– Merci et je vais avoir trente plus huit, parce que je me suis arrêté à trente et je rajoute des plus.
– Tu rajoute des plus, c’est pas mal.
– Donc trente plus huit. J’étais persuadée que j’allais avoir trente sept ans, mais c’est ma mère qui m’a rappelé que j’allais avoir trente huit voilà. Oh, c’est pas grave. Donc trente plus huit.
– D’accord, ok.
– Voilà.
– Un autre artisan ?
– Un autre artisan, mais bien sûr quand même.
– T’allais pas l’oublier quand même.
– Non sinon je vais me faire couper la tête. Ben j’ai une sœur qui est assez douée de ses doigts et qui fait de la couture en fait parce que l’anecdote on va dire sur ça, c’est qu’on avait une grand-mère qui était couturière, qui travaillait à l’époque au petit Paris, qui était une, on appelle ça comment, une mercerie non ?
– Humhum.
– Voilà qui était rue Pannessac et donc ma sœur a commencé la couture, un peu grâce à ça. Et donc ça s’appelle J-Rouette. Donc, c’est avec un J tiret et Rouette. Voilà elle a un instagram, tout ça. Vous pouvez y aller dessus.
– Ouais, on mettra les coordonnées.
– Voilà.
– Elle va pas s’en sortir comme ça.
– Non et puis bon elle fait tout, elle fait des magnifiques coussins, elle fait des rideaux…
– Des sacs.
– Des sacs, de l’habillage, des méga bananes, des costumes pour le Roi de l’Oiseau également. Et à ce qui est fabuleux dans ma famille, mon père sait coudre, ma sœur sait coudre , je sais coudre, et ma mère ne sait pas coudre, alors que c’était elle la fille de la couturière.
– Ah Ouais ?
– Ah ouais ouais.
– Tu sais coudre ?
– Et oui.
– J’ai des ourlets à faire.
– Alors je dirais à ma sœur de te les faire. Quand même quand même non je sais coudre…
– Procrastination.
– Ouais voilà. Oh ça bof, je délègue je délègue on va dire.
– D’accord oui.
– Non, si tu veux un résultat nickel, ça sera mieux que ce soit ma sœur ouais.
– Plus ta sœur.
– Ouais ouais, carrément.
– Ok, ça marche. On va passer maintenant à… T’aimes bien manger, t’aimes bien boire.
– Un peu, beaucoup, ouais.
– On va parler de restaurant ?
– Alors, restaurant, bar, on va dire, on va dire là où tout a commencé, au Puy, où j’ai été formé à la vraie vie, ben c’est le Majestic. Avec monsieur Eric Dubois, quand même qui est quand même un personnage du Puy.
– Un lieu emblématique aussi.
– Oui oui oui et j’ai commencé ben là-bas, bon, je n’étais pas tout à fait majeur, mais bon, j’ai commencé, on va dire, à dix huit ans pendant que j’étais encore à l’école et, en fait, je faisais mes études à Lyon, mais je revenais les week-ends et donc j’ai commencé au Majestic.Parce que Le Majestic a eu une époque fabuleuse y’a quelques années, ça s’est un peu calmé et déplacé. Mais Le Majestic parce que c’est un lieu emblématique. Son père l’avait avant, Eric l’a reprise avec son frère, mais euh… voilà. Et Le Majestic, c’est un lieu qui restera toujours gravé dans mon cœur, parce que tout a commencé là-bas. Eric, c’était un peu mon second papa. Il n’a pas été tendre avec moi au début, mais c’était une bonne formation et c’est une personne que je respecterai et que j’aimerais toujours, parce que c’est Dubois, c’est Eric, il est comme ça. Et après, bon faut que je cite quand même la Fabrique Des Étoiles où j’y ai bossé quasiment quatre ans, c’est devenu des amis. Le patron était déjà un pote à moi et à sa femme au début me voulait pas hein et puis finalement on est super potes. On était en week-end ensemble au Cap d’Agde la semaine dernière, voilà. Et tu vois je suis allé boire le café tout à l’heure chez eux. Et la Fabrique des Étoiles, ouais, parce que c’était une seconde étape de ma vie, quand je suis revenu de Paris, on va dire. Et après, je pourrais en citer d’autres, mais ça va, ça va durer trop longtemps.
– Ouais ?
– Ah et si.
– Si si quand même.
– Si on peut rendre hommage à quelqu’un quand même, qui est parti trop tôt, c’est Gilles Mozin, qui avait l’Ardoise et l’Ardoise avec un chef qui était incroyable, la nourriture était fabuleuse, c’était un maître restaurateur donc que du frais et paix à son âme, il est parti il y a pas longtemps. Donc un petit clin d’œil quand même pour Gilles qui avait fait du sacré boulot. Et puis gilles, il a eu tellement d’affaires au Puy, voilà, il avait bossé avec mon père à l’époque en boîte et donc un gros clin d’œil à l’Ardoise et c’est terminé maintenant malheureusement, mais c’était un lieu quand même que j’ai apprécié, la personne aussi, et voilà, et puis après y en a plein d’autres. Mais comme je te l’ai dit, on pourrait y passer l’aprèm.
– Est-ce que tu as un petit plat préféré ou tu cuisines toi ?
– Je cuisine, oui, je cuisine bien.
– Qu’est-ce que tu cuisines bien justement ?
– Alors, moi, je suis plus sur les influences thaï. Ah, je te fais un wok de légumes et de poulet mariné au saté qui est fabuleux. Après, sinon ça sera italien, les lasagnes. Donc soit asiat, je dirais wok ou un pad thaï, et après sur l’italien, ouais, les lasagnes, après sur le français, pfff rho plein de choses. Des carbonara pas mal aussi, mais pas avec de la crème, attention.
– Et oui non. Des vrais carbonara, il y’a pas de crème.
– Avec l’eau des pâtes, aïe aïe aïe, ah oui oui oui oui. Mais après… Plus influence thaï quand même.
– Ouais ?
– Ouais.
– Ok, ça marche. Alors maintenant, on va parler d’association ?
– Ouais.
– Du Puy ?
– Association du Puy, ben je vais citer l’ACUSAV donc qui est une association de sports extrêmes on va dire du Puy. Et qui s’est fait connaître, on va dire de la Haute-Loire y’a pas si longtemps, grâce au skate park qui est arrivé. Ça faisait vingt ans qu’on le demandait et ils l’ont fait enfin, et j’ai jamais été un grand pratiquant, mais j’ai toujours fait un peu de vélo, des choses comme ça. Mais les sports, les sports urbains et extrêmes, au Puy, on a un vivier de talents. On a eu des mecs, qui ont été pro au Puy, des potes à moi. Et là on a des mecs en skate, en bmx qui assurent de dingue en trottinette aussi, même si c’est plus récent, et le président, l’ancien président donne beaucoup. Le nouveau président Tof Bec, se donne beaucoup pour développer la chose, et on va pouvoir, ils vont pouvoir pardon, créer des événements quasiment nationaux, des grosses compètes et ça sur le Puy, c’est bien. Là, par exemple, tu y vas cet aprèm, il y a des cours de skate. Voilà, il va y avoir des compétitions. Il y a les gens…
– Il y a des nocturnes qu’ils font aussi.
– Ils ont fait des nocturnes. Il y a des gens de Clermont, de Lyon, de Sainté, d’Aurillac qui viennent, même de plus loin parce que ils ont créé un skate park qui est fabuleux, et les gens qui disaient et nianiania c’est au bord de la Loire machin, et ben on, il faut tout aujourd’hui, pour tout le monde, et là t’y passe aujourd’hui, c’est blindé, et voilà, bon faut faire attention aux bobos et mettre un casque. Mais une super assos, qui a vraiment développé ce côté culture urbaine au Puy qui manquait énormément depuis des années.
– Donc, un big big up voilà…
– A l’ACUSAV, à Tof et à l’ancien président Jus de veau et qui restera notre président de cœur, même si Tof t’es un très bon président t’inquiète.
(rires)
– On va passer aux artistes.
– Aux artistes ouais.
– Ça te dit ?
– Ah, ben oui, alors les artistes que je te disais tout à l’heure, c’est dur à choisir, mais moi, pour moi, l’emblématique du Puy, ça reste Marko. Marko qui est serbe et qui est le Joe Cocker du Puy-en-Velay. Il joue du piano comme un dieu, qui est fort en impro, qui peut jouer tout seul, qui pût jouer avec qui il veut, et qui a fait un fils qui s’appelle Vassya et qui a repris un petit peu le flambeau parce que Marko, il est loin d’être mort. Attention, il a encore du coffre papy. Tu pourras me chambrer Marko, t’inquiète. Et je dirai Marko parce que tout le monde le connaît et que quand il commence à mettre les doigts sur un piano et à chanter avec sa voix rauque, et ben tout le monde écoute, et puis c’est tout.
– Tout le monde se tait.
– C’est ça. Il est passionné, et ça se voit, ça se sent. Et ouais Marko, définitivement Marko ouais.
– Merci Adrien pour tous ces coups de cœurs. Bon, t’en aurais plein d’autres.
– Ah, j’en ai pas mal ouais.
– Mais voilà… On va passer maintenant à Crache ta lentille !, c’est le slogan de Salut les Ponots !.
– Ouais.
– Bon, c’est toujours une lentille gentille.
– Oui.
– Ok. J’vais te demander si, déjà, avant de te demander ce que tu changerais au Puy, je vais te demander si il y a un événement que tu trouves remarquable au Puy, ou si tu le connais ailleurs cet événement, t’aimerais bien le voir au Puy. J’ai toujours du mal à expliquer mais t’as compris.
– Alors ouais l’événement remarquable, je pense qu’on a du déjà te le citer hein, malheureusement, c’est le Roi de l’Oiseau. Mais parce que c’est l’événement de notre génération et qu’on a grandi avec ça et que c’est fabuleux. Pourquoi j’aime cet événement, par ce que pendant quelques jours, en fait, il y a plus de différence, tout s’annule, tout le monde est costumé, on n’est pas déguisé hein ! Attention, on est costumé, et puis avec la ville qu’on a, c’est magnifique, tous ces camps, voilà tout le monde est costumé pareil. Y’a plus de distinction sociale puis il y’a le côté festif qui est quand même fou et y’a le Roi de l’Oiseau, certes, et après il y a un deuxième coup de cœur, pardon, c’est le festival de la Chaise-Dieu, qui est absolument incroyable pour les gens qui ne connaissent pas. Mais allez-y, même si vous n’aimez pas le classique.
– Vous l’aimerez du coup.
– Ah mais c’est… le lieu déjà en lui-même est fou et je l’ai fait deux fois, mais c’est dingue, je suis ressorti, j’étais… Waouh… C’est passé comme un éclair. Et donc ouais Roi de l’Oiseau, festival de la Chaise-Dieu. Et s’il fallait ramener un truc au Puy… Non, laissez-nous, on est bien.
– C’est bien ?
– Ouais, c’est pas mal, ou oui, sinon, sinon un gros contest comme le Fise à Montpellier.
– On m’en a déjà parlé de ça.
– Voilà, comme le Fise limite mais le Fise du Puy quoi. Ouais, ouais, je pense que je dirais ça, ouais, ouais.
– Ça marche. Alors, maintenant, pardon, j’ai bien vu que tu aimais beaucoup le Puy et la Haute-Loire. Est-ce qu’il y a quelque chose que tu changerais ?
– Alors, il y a pas mal de choses qui ont changé en quelques années, quand même, parce qu’il y a des choses qui ont été faites par les politiques sur le développement de la région quand même. Ce qu’il faudrait changer au Puy, vu que je suis un peu un oiseau de la nuit tout ça. La nuit est en train de mourir au Puy. Sur le centre-ville du Puy, il reste pas beaucoup de boîtes. À l’époque, il y avait le Clandestin, où j’avais travaillé également et je trouve que la nuit se meure petit à petit au Puy et j’ai pas envie que ça devienne une ville morte avec désolé mais des vieux comme Vichy quoi on va dire.
– Ah oui, Vichy ils ont tout supprimé, le carnaval…Enfin bon tout.
– Parlons du carnaval, par exemple. Le carnaval du Puy, moi quand j’étais gosse, c’était génial, on attendait que ça et le carnaval s’ils pouvaient rien que le remettre. Moi, quand j’étais gosse, c’était génial de faire le carnaval. Ça déjà, il y a plus. Donc ça, ouais, un très bon point. Et puis, pas tuer la nuit quoi. C’est pas possible, ça fait vivre des gens, faut pas penser…
– Il y a combien de boites de nuit là ? Y’a le Privilège encore.
– Ben y’a le Privilège qui est dans le centre, le Babylone qui est à Brives, y’a le Métro qui est à, qui est à Tauilhac j’allais dire…
– Oui, en haut de…
– En haut de l’Hermitage. Et puis, après faut aller plus loin, faut aller à Yssingeaux, des choses comme ça. Et puis ce qui implique également de prendre des bagnoles. Voilà donc, parec que le Babylone, on peut y aller à pied, mais enfin voilà, ça fait un peu loin.
– Y’a une navette pour…
– Ouais ils ont fait une navette maintenant, mais avant c’est vrai qu’ il y avait le Clandestin, le Clandestin c’était notre jeunesse et c’était une super boîte et puis là, le Priv, on y va, mais parce que moi j’aime bien y aller mais y’a plus que ça, et avant il y avait le Michelet également. Il y avait également le Michelet qui a fermé, mais voilà, pas tuer la nuit au Puy parce qu’y a eu plein d’écoles qui sont arrivées. Donc, il y a des jeunes, il y a déjà jeunes, mais le problème c’est qu’ils savent plus trop où aller. Donc ouais, peut être redévelopper un peu la nuit et puis faire gaffe au commerce aussi local, parce que le commerce du centre du Puy va mourir petit à petit.
– Oui, tu vois, je fais un annuaire avec toutes les adresses qu’on me donne, et puis là je suis en train de mettre fermé, fermé, fermé, et ça, ça me rend triste.
– Ouais. Ben, si on veut redevenir comme il y a une quinzaine d’années avec une rue Pannessac complètement morte et que les gens commandent sur internet, faut continuer comme ça. Je veux pas parler, je veux pas m’engager sur la politique machin, parce que là j’irai sur un sujet épineux.
– Et puis on parle pas de politique à Salut les Ponots !
– Non non mais, ouais ben tant mieux tant mieux. Mais voilà, faut soutenir le commerce du Puy, les artisans et ceux qui se donnent les moyens, parce que sinon, dans dix ans, il y aura que des pas de porte à vendre, et on a une belle ville, qui a un attrait touristique, et si les gars arrivent et que c’est tout fermé… Ben voilà ça va mourir. Donc voilà, et puis, arrêtez de planter des chaines de restauration et faite vivre les artisans, les petits commerçants.
– Ouais ce serait sympa.
– Ce serait mieux ouais.
– Tu nous faire un ptit jingle ?
– Ah ouais.
– Parce qu’on va passer à d’autres questions.
– Attention !
Musique jingle
Jingle !
– Ouais ! Tu connais bien la Haute-Loire alors hein ?
– Ouais.
– Ben je vais te poser des questions sur la Haute-Loire.
– Allez c’est parti, ch’ui chaud.
– D’accord. T’es prêt ?
– Ouais.
– Alors, je vais essayer de pas me… Alors liqueur de cistre ou liqueur de verveine ?
– Ah verveine. Verveine. Bah oui, j’ai bossé pour Pagès.
– Bah oui.
– Voilà donc je peux pas dire cistre, je sais même pas ce que c’est en plus.
– C’est tu sais, l’herbe du Mézenc, en fait.
– Ah oui.
– T’as le sirop de foin. On dit aussi sirop de foin pour sirop de cistre. T’as jamais goûté ?
– Ben peut être.
– Moi j’ai goûté le sirop de foin, bon après…
– Peut être que je m’en souviens pas.Mais liqueur de verveine quinze fois, parce que voilà, c’est la liqueur de la grand-mère, ou, après ben voilà, vu que j’ai bossé pour Pagès qui est une boîte historique. Et puis y’en a d’autres qui sont arrivées entre-temps, la Petite Merveille, la Vertueuse, big up à la Petite Merveille aussi, mais liqueur de verveine définitivement.
– Pêcher le brochet au lac de Lavalette ou sur le parcours de trois km de Aurec-sur-Loire ?
– Alors pêcher du brochet à Aurec?
– Oui, t’as un petit parcours et il y a du brochet apparemment. Je me suis renseignée quand même sur le poisson qu’on trouvait…
– Ouais ouais, ce que j’allais dire, ça doit être plus compliqué à Aurec et Lavalette… Alors, c’est très dur à pêcher, parce que ben déjà faut un bateau, pêcher du bord, c’est chaud. Et je dirais Lavalette quand même, parce que le but de pécher, c’est de prendre des grosses prises, ouais je dirais Lavalette, parce qu’il y a des sacrés beaux poissons. Moi, je pratique le no-kill, donc je ne tue rien. Et pour ceux qui disent que je fais mal aux poissons, c’est un combat entre l’homme et la nature, on va dire, et je fais super attention à ce qu’il y a autour. Donc, c’est pas juste pour faire mal aux poissons, mais de temps en temps, on s’amuse à faire des analyses d’eau, prévenir des pollutions, des choses comme ça. Donc, un pécheur, n’est pas un boucher, il y en a, il y en a un, mais… Ouais , je dirais Lavalette quand même, parce qu’il y a des gros trucs.
– T’as des parcours no-kill comme c’est la semène, comment on l’appelle déjà.
– Y’a la Sumène.
– La Sumène oui pardon.
– Dans la Borne, dans la bande t’en a aussi. T’as Brives-Charensac, à Brives-Charensac, il y en a, il y a des parcours découverte, il y en a vers Lavoûte ouais ouais ouais.
– T’aimes pécher où toi ?
– Moi c’est…
– Ça fait un ptit moment que t’as pas pêché ?
– Ça fait un petit moment, mais sinon je suis plus petite rivière, où tu… En fait le but de la pêche c’est pas de rester au bord. Alors, si tu peux le faire avec les potes, rester au bord d’un étang et à boire des bières, mais après crapahuter, découvrir des coins où personne n’a été., c’est là où c’est cool, c’est vraiment cool. Et le but de la pêche, voilà, c’est de marcher, c’est de découvrir des paysages et surtout, trouver des coins que personne ne connaît. C’est comme les coins à champignons.
– Dont tu ne nous diras pas.
– Ah, y’en a certains, je pourrais jamais les dire.
– Et ben le dis pas. Ne dis rien. Alors fontaine de la place du Plot, de la Bidoyre ou Bedoyre comme tu veux ou la fontaine place du Breuil, la fontaine Crozatier ?
– Euh, la fontaine place du Plot, l’eau est meilleure.
– Tu l’as goûté ?
– Alors c’est pas que je l’ai goûté mais on s ‘y est baigné un paquet de fois dedans. Et place du Plot déjà, parce que je la trouve beaucoup plus jolie, et dans ce petit écrin de la place du Plot avec des couleurs partout. Après celle, du Breuil reste un espèce d’emblème, parce que chaque fête, etc. Quand on avait gagné la coupe du monde, les gens étaient tous sur cette fontaine. Mais sur le petit côté, un peu plus intimiste et joli, je dirais, place du Plot quand même. C’est plus mon secteur en plus.
– On va parlé de fromage. Mais c’est pas celui ou ceux… A quoi tu t’attends, enfin bon voilà. Le Saint-Agur qui est fait à Beauzac ou…
– Oui.
– La raclette RichesMonts? Dont une partie est faite en Haute-Loire, il me semble à Brioude.
– Ah ouais ouais ouais c’est ça, je dirais Beauzac parce que, pourquoi, parce que c’était… Ils ont une toute petite boutique là-bas, ils vendent le fromage, et quand je bossais pour Pagès, c’était mes clients.
– D’accord.
– Déjà, les vendeuses sont adorables et surtout, une fois je les avais dépanné, je me souviens plus pourquoi, elles m’avaient donné du Saint-Agur justement.
– Et alors il est bon ?
– Bon, c’est pas du Bleu d’Auvergne, mais…
– C’est pas de l’artisou.
– C’est pas grave, mais ouais Saint-Augur dix fois. Je suis pas un grand fan de rebloch et je trouve que la fromagerie de Beauzac aussi, c’est quand même un gros employeur qui fait vivre des gens. Et leur petite boutique, faut y aller les yeux fermés comme je vous l’ai dit, c’est des personnes qui sont adorables et un gros moteur économique pour les alentours quoi, de Monistrol, etc.
– Ok. Alors prochaine question Sidney Govou ou Noah Raveyre ?
– Ah Sidney ! Ah ben oui le Sid. Ouais Sidney ben pourquoi parce que Sidney on se connaît aussi depuis quelques années et… Ben il jouait à Brives-Charensac, le club où j’avais un peu débuté le foot, et c’est aussi quelqu’un que je connais plutôt bien et entre le foot, et puis un peu les soirées et puis les potes à Sidney, parce quand il était à Lyon, qu’il était je sais pas combien de fois d’affilée champion de France, peut-être six, on s’est croisé pas mal de fois à Lyon et mon père était un très bon ami de son père car il avait joué ensemble au cop à l’époque. Donc, George, et voilà. Donc mon père est un ami de la famille. Ils habitaient au Monteil, là où habite m…, donc je peux dire que Sidney Govou, et voilà, parce que c’est quelqu’un que je connais.
– Ouais, alors je vais juste te parler de Noah Raveyre parce que il est né au Puy.
– Noah qui est à Milan maintenant.
– Il est à Milan, au Futuro. Voilà, un gardien de but, dix-neuf ans je crois qu’il a.
– Tout jeune, une vingtaine d’années, et puis c’est vrai que Raveyre, c’est bien chez nous comme nom de famille. Ben ça aussi, c’est une success story qui est assez folle. Et puis il a un très bon manager, hein Eddy ? Voilà, et d’aller à l’AC Milan à son âge, c’est fabuleux.
– Ouais c’est chouette.
– C’est fabuleux. Moi je me suis arrêté au Puy-en-Velay moi.
(rires)
Non, le succès et tout ça. Après, je me suis dit stop.
– Oui, ça va pas le faire.
– Et puis les footballeurs, ils ont souvent le même truc, c’est les croisés. C’est à cause des croisés.
– Voilà. Ça marche. Alors château de Durianne au Monteil. Donc il y a aussi une ferme agro-écologique ou le château de la Beaume à Alleyras ?
– Ouh c’est dur. Les deux sont magnifiques. Alleyras hein.
– Ouais.
– Alors Durianne c’est pas loin du Monteil, je vais me faire taper sur les doigts. Non, Alleyras, Alleyras c’est magnifique. C’est…
– Sur le piton rocheux là…
– Ben ouais, c’est Alleyras, c’est un coin de Haute-Loire, à moins de deux heures on va dire du Puy, ce qui est fabuleux. Alleyras dix fois parce que c’est trop beau là bas.
– Ouais et apparemment, on parlait de catacombes, un peu tout à l’heure, avant l’enregistrement, et tu aurais trois km huit je crois, de galerie, un peu entre le château de Vabre et le château, justement, de la Beaume Alleyras.
– Ah, je savais pas ça.
– Ouais j’ai vu ça.
– Ah ouais ?
– Je sais pas si c’est un mythe ou réalité, peut être détruits tu vois, à l’époque.
– Ouais peut être parce que le Puy est un gruyère sur ça. C’était pour se défendre à l’époque contre les assaillants, mais ça ne m’étonnerait pas. C’est peut-être un truc régional. Ils aimaient bien croiser des trous.
– Oh partout, à Clermont aussi ça existe.
– Ouais ouais, c’est auvergnat on va dire.
– Ouais voilà.
– On n’est pas assez chauvin ici.
– A Paris aussi je crois qu’il y a ça. Ça fait partie de l’Auvergne Paris non ?
– Non, qu’ils le gardent.
– La corrida du Puy ou les quinze km du Puy ?
– Alors je vais dire, je vais dire le seul que j’ai fait. Parce que oui, il fut un temps où je courais ben les quinze km où j’avais fait un temps pas trop, pas trop dégueu, je crois que j’avais fait…
– Sans t’être entraîné hein c’est ça?
– Ouais. Ça se voit sur les photos. Il y a des photos qui traînent. Ils m’avaient pris à la fin, c’est voilà, et où j’ai vraiment on a l’impression que je meure, et sans m’entraîner, et le soir, on avait fait restau, on avait fini au Maj, et justement, à la verveine. Mais j’avais fini, et le temps était pas dégueu parce que je crois que j’avais fait une douze, un truc comme ça, mais clairement, j’ai cru que j’allais mourir à la fin.
– Tu le referas.
– Pourquoi pas ?
– Ah, un petit défi à relever.
– Pourquoi pas, après je trouve que la corrida est super fun parce que c’est un peu une initiative de nos commerçants justement avec Mary du Loft qui est très dynamique sur le Puy et c’est fun, c’est drôle, mais je l’ai jamais fait. Et après les quinze km, parce que ça reste une course emblématique, et je l’ai toujours fait quand j’étais petit, les quinze km, je les ai fait deux fois. Et depuis, non parce que j’avais peur de battre…
– Des records et tout
– Ouais d’être trop fort. Ouais, c’est ça, je voudrais pas quand même
– Après tu passerais plus inaperçu…
– Ouais c’est ça. Je me suis dit quand même, si je gagne, ça va parler. Ils vont dire que je suis dopé, donc je préfère attendre un peu.
– Ok, je vais te poser des questions un peu plus ouverte maintenant. Non j’en ai une autre tiens !
– Allez.
– Ah non ça va. Est-ce que tu aimerais, tu préférais, te lever à cinq heures et demie du matin pour aller voir les trois soleils au Grand Felletin.
– Ouais.
– Voilà au solstice d’été, d’hiver tu peux voir trois soleils. Ou plutôt voir un coucher de soleil au pied du château de Léotoing ?
– C’est où ça ?
– C’est vers Brioude aussi, c’est un château qui est sur un pic rocheux et t’as vue sur la vallée de l’Allagnon, tout ça.
– Ouais, je pense le matin quand même, parce que les deux sont beaux. Mais je trouve que le matin, il y a une paix qui est incroyable quand le jour se lève, et bon malheureusement rien à voir avec avec le Puy. Mais j’ai eu l’occasion d’aller sur le lac Léman avec un pêcheur professionnel, c’est le seul côté français, donc sur son bateau et voir un lever de soleil. Là-bas, j’en ai vu plein d’autres, mais à choisir, ça serait lever de soleil, parce que quand tout s’éclaire, c’est juste magnifique.
– Et puis là, tu verrais trois soleils quoi.
– Et en plus ouais, ouais ouais.
– C’est la réverbération du Mont blanc ou ch’ai pas quoi.
– Ou trop de verveine.
– Ouais peut être. Aussi.
– Ou peut être.
(rires)
– Mais qu’aux solstices hein, d’hiver et d’été.
– Ouais voilà, je pense ça nous est arrivé avec les potes, de voire trois soleils, mais c’était pas les mêmes…
– C’était pas… C’était au Puy même.
– Ouais voilà, c’est ça ouais.
– T’avais pas besoin de te lever à cinq heure et demi du matin pour les voir.
– Non pas bien, à une heure ça suffisait.
– Ça marche. Petite question, ça fait longtemps que je ne l’ai pas posé celle-ci, pour ou contre les trois bises ?
– Ah bas pou , je ne sais pas pourquoi, mais pour. Et ouais, parce que…Va savoir pourquoi, mais je suis complètement pour, parce que c’est vrai que quand tu vas dans une autre région, et que ça soit à Paris ou autre, t’en fait deux, mais moi je lance toujours la troisième. Et je fais, ça fait une de plus et voilà, les trois.
– Du coup les autres ils se prennent un vent. Non ça va ?
– Oh non. Moi je l’impose en général.
– Oui mais eux, ils veulent pas t’en faire une quatrième ?
– Ah non, Oh ha, a quatre, mais après je ne peux pas imposer la troisième et refuser une quatre.
– Ah c’est bien.
– Sinon ça serait quand même, mais ouais trois bises, parce que ça correspond un peu plus au sud on va dire entre guillemets.
– Au Puy-en-Velay.
– Ouais ouais mais nous on est au sud de la Haute-Loire. Ouais les trois bises. Ah ouais les trois bises.
– Que dirais-tu justement à quelqu’un qui voudrait venir s’installer en Haute-Loire ou au Puy ?
– Venez, on est bien. Bah, ouais, ouais, parce que la qualité de vie, pour construire une famille, par exemple, au Puy, enfin moi je vois. C’est pas en projet certes mais d’élever des gamins dans une grande ville, non, c’est pas possible. Moi ch’ai, à douze ans, je partais en vélo, j’allais pêcher. Mes parents avaient confiance, la qualité de vie, l’immobilier, la culture, les paysages. Voilà.
– Et puis t’es là toi.
– Complètement, et puis pour moi, oui, oui, si vous voulez que je chante des chansons en fin de soirée, il n’y a pas de problème et on a une qualité de vie qui est fabuleuse. Voilà au Puy pourquoi je suis partie un peu de partout et je suis revenu parce que c’est, c’est chouette ici. Venez, mais pas trop nombreux quand même, il faut nous laisser un petit…
– Un petit peu d’air.
– Un petit bout de vert quand même.
– Ça marche. On va finir, ça va être le mot de la fin. Je vais te demander si tu as un dicton ou une expression. Voilà.
– Alors, ce qu’on te sort à tord et à travers c’est tu dois bien le savoir. Et parce que ça veut tout et rien dire à la fois, et c’est des expressions auvergnates, j’avais d’ailleurs fait une page facebook sur ça qui s’appelait le dictionnaire des expressions auvergnates sur le ton de l’humour, et tu dois bien le savoir, ou affreux… Ce petit langage qu’on a de campagne, entre guillemets, même si on passe pour des bourrins mais je m’en fous total. Mais c’est… Tu dois bien le savoir. Faut faire un peu l’accent avec. Et voilà, comme je t’ai dit, ça veut tout et rien dire. Mais c’est ça mon expression, tu dois bien le savoir.
– Ok, merci Adrien.
– Et ben je t’en prie avec plaisir.
– Merci d’avoir accepté l’invitation.
– C’était plutôt cool donc, avec grand plaisir.
– Je te dis à très bientôt.
– Allez !
– A très bientôt !
– Merci, merci.
– Ciao ciao !
Temps d’écoute : 40’58 minutes
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Coups de coeur de notre invité
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Cosmopolite
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Mickaël Moing
43580 Saint Privat d’Allier
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Le Majestic
8 Bd Maréchal Fayolle, 04 71 09 06 30
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9 Pl. Cadelade, 04 71 09 75 11
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Marko
Nebojsa Marković
musicien, chanteur, compositeur, arrangeur
(piano et accordéon)