Épisode #39

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Louisa, Auriane et Eileen

Temps d’écoute : 61 minutes 01
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Et aujourd’hui, devinez avec qui je suis ? Je suis avec trois extra, super nanas. Je sais pas si on peut le dire comme ça, elles vont peut être pas aimer le mot mais bon. Je suis avec Louisa, Auriane et Eileen. On est nombreuses autour de la table et on va commencer par demander à Louisa de nous présenter Auriane. Donc Auriane tu te bouches les oreilles, s’il te plaît ? Tu les bouches bien, tu triches pas à, allez ! On t’écoute.
– L : Donc, je vous présente Auriane, ma fidèle acolyte depuis plus de dix ans. Donc Auriane, elle a vingt sept ans. Elle habite désormais à blablabla et bientôt, elle va se faire une nouvelle coupe de cheveux, une coupe mulet.
– Dis donc elle a du courage parce qu’il fait froid là-bas.
– L : Oui, mais ça fait que deux semaines qu’elle est installée là-bas.
– Ah c’est pour ça, elle a pas encore… On va demander à Auriane. Alors, on parle bien sûr des filles de La Rafistolerie pour ceux qui n’avaient pas reconnu les trois prénoms. Auriane, tu peux déboucher les oreilles, tu vas nous présenter Eileen. Eileen se bouche les oreilles, c’est parti.
– A : Donc, du coup, je vous présente Eileen. Eileen, on l’a rencontré via La Rafistolerie il y a maintenant deux ans, deux ans et demi, presque trois ans. Elle a fait un service civique chez nous pendant un an et là, elle est toute jeune salariée de l’association. Donc, on est super contente de l’avoir à nos côtés pour continuer à faire progresser ce projet. Voilà, et puis, pour parler un peu d’elle, c’est une créatrice qui a envie de beaucoup de choses, elle fait de la broderie et là, elle est en train de faire des études sur l’animation et avec des spécialités sur la culture.
– Ouahhh, c’est très complet. Eileen ? Louisa, tu te bouches les oreilles s’il te plait, bouche les bien. Je sens que tu vas triché toi, je sais pas pourquoi. Elle a un petit air coquin. Eileen, tu peux nous présenter Louisa ?
– E : Et ben je vous présente Louisa. Louisa qui est une des fondatrices de La Rafistolerie qui est aussi la tutrice de mon apprentissage, et donc qui est une maman super chouette qui habite vers Saint-Julien-Chapteuil et qui est toujours à fond pour La Rafistolerie, et j’ai un peu l’impression que c’est toute sa vie. Donc, elle est maman de deux, de deux projet quoi.
– Ouahhh Oui, alors elle l’a entendu, elle l’a entendu, je sens… Elle entendu ce que t’as dit Eileen regarde.
– L : Non.
– Donc oui, les deux fondatrices avec moi, du coup. Et puis Eileen, qui vous a rejoint, donc Louisa et Auriane. Tout va bien ? Ouais, ouais dit-elle. Est-ce que quelqu’un a une petite anecdote ? Au niveau peut-être de La Rafistolerie c’est ça Auriane et Louisa, qui sait qui veut en parler de la petite anecdote ?
– L : Comme vous savez, nous on parle de la collecte. Donc, les gens nous amènent les textiles dont ils ne veulent plus. Et puis, une fois, il y a une mamie qui était toute contente de nous amener voilà tout ce qu’elle ne mettait plus chez elle et notamment une fameuse boîte à chaussures.
– A : Et du coup, c’était une très belle boîte à chaussures avec des petites fleurs dessus. Donc, on ouvre la boite à chaussures, on enlève les chaussures qui étaient présentes dedans et quelle ne fut pas notre surprise quand, en dessous du papier de soie, il y avait un magazine porno des années soixante dix qui a fait hurler et fureur dans toute la boutique. C’était une sacrée, un sacré don qu’on avait reçu là.
– E : Et on l’a toujours, on l’a toujours avec nous dans un des tiroir. Je crois on a essayé de le cacher parce qu’on n’aime plus trop tomber dessus par hasard.
– A : On l’a caché oui et gare à celui qui fouillera un peu trop dans nos placards parce qu’il pourrait tomber sur ce magazine porno des années soixante dix.
– E : Vous l’avez feuilleté un peu ou pas ? Avouez, quand même !
(rires)
– L : A un moment il était au wc donc bon…
– A : Très peu très peu très peu, si pour voir comment c’était. D’ailleurs, il y avais toute une, il y a une histoire en fait dessus je crois même.
– L : D’accord, donc, toi, tu l’as bien lu toi.
– A : Non mais si si si.
– L : T’en as appris des choses non avec cette histoire ?
– Donc voilà, si vous passez à La Rafistolerie et que vous manquez de lecture, on pourra vous proposer..
– L : La pauvre mamie si elle écoute.
– Voilà. Non, un petit clin d’œil à cette mamie. Ça se trouve, c’était son mari qui l’avait caché dans la boîte. Il lui a pas dit quoi. Une bonne cachette, la boîte à chaussures messieurs-dames pour tous… Voilà. Qui est-ce qui veut faire le premier jingle ? Qui s’y lance? Eileen, allez, c’est parti.
– E : Faut faire quoi du coup ?
– Tu tournes.

Musique jingle

Elle a les yeux qui tournent en même temps Eileen, c’est pas mal, c’est rigolo. On va faire le confessionnal. Je vais vous poser des questions. Alors je vais vous poser une question chacune votre tour, je vais faire dans l’ordre, on va commencer par Louisa, ça te va ? Auriane et Eileen ? Allez, c’est parti. Louisa, très simple fraise ou banane ?
– L : Fraise.
– Ah ouais catégorique, d’accord. Auriane, cactus ou hibiscus.
– A : Cactus.
– Alors vous n’êtes pas obligé de choisir l’un ou l’autre, vous pouvez choisir les deux, appeler un ami ou… Comme vous voulez. On ne l’a jamais fait appeler un ami. Je l’ai déjà dit mais personne n’appelle d’amis, personne n’a d’amis dans ce monde. Eileen, renard ou serpent ?
– E : Ah renard renard.
– C’est un petit animal qu’on retrouve souvent dans tes créations non ? Alors Louisa, lutter ou se soulever ?
– L : Oh, waouh. Se soulever.
– D’abord ou…
– L : Ouais.
– C’est un peu plus global, avec un peu plus de… Il y a plus de mouvement.
– L : Il y a plus de mouvement, puis a peut-être moins de, entre guillemets, de haine, y a plus une notion de construction et d’être ensemble pour construire.
– Waou c’est joli hein ? Moi aussi, j’aime bien, je le réécouterai. Auriane, plus simple recycler ou réinventer ?
– A : Mouais plus simple quoique. Je trouve que les deux vont de pair en fait, je trouve ça assez compliqué de choisir entre recycler et réinventer, parce que, dans le recyclage, on est toujours amené à se reposer des questions et donc réinventer des choses pour créer de nouvelles choses.
Donc je dirais réinventer pour recycler.
– Génial, je m’attendais un peu à ce que tu dis ça, quand même tu vois. Parfait. Pour toi, Eileen, oser ou s’engager ?
– E : Oula. Ah, c’est pas simple. Oser ou s’engager ? Ben pour moi, ça va ensemble aussi, c’est oser s’engager plus, c’est… Oser s’engager. Je n’ai pas plus.
– C’est déjà pas mal écoute, merci. Louisa, ludothèque ou bibliothèque ?
– L : Oh, waouh. Toi tu vas loin, t’as fait des recherches poussées hein.
– Un petit peu.
– L : Huummmm ooh waouh. Ben j’aime beaucoup les ludothèques. Ouais, j’aime bien aussi le fait qu’il y ait des animateurs qui puissent nous expliquer les règles, parce que quand on lit les règles,
tu comprends rien. Donc, ça, c’est chouette et ça crée des moments, surtout en soirée. Moi, je sais qu’en ce moment je n’aime plus trop boire d’alcool, donc j’aime bien faire les petites soirées jeux. Mais quand même la bibliothèque du Puy et la bibliothèque de Lyon me manque beaucoup. Donc bibliothèque allez !
– Ok. Auriane techno ou rétro ?
– A : Ben je vais dire techno. Je vais dire techno, c’est sût en fait, sans hésitation. Voilà.
– Il peut y avoir de la techno rétro.
– A : Il peut y avoir de la techno rétro. Oui, bien sûr. Il peut y avoir la rétro techno aussi sûrement.
Je pense que c’est sûrement un style qui existe, parce qu’il y a énormément de styles en techno et en musique électronique, ouais, c’est un style de musique qui m’accompagne depuis depuis très, très longtemps. Et donc du coup qui rythme un peu ma vie. Donc techno.
– Allez, ça marche. Eileen poétique ou féérique ?
– E : Poétique, poétique, à cent pour cent. C’est ce qui fait toute la vie.
– La poésie. Alors dernière question Louisa, comme ça je vous embêterait pas trop. Enfant ou inter génération ?
– L : Enfants ?
– Ou inter génération
– L : Ah ben tout le monde, intergénération. Oui, parce que en fait bon dans le cadre de La Rafistolerie, mais dans d’autres cadres, nous avons des amis autant de huit ans que des amis de soixante-dix ans et on adore.
– Alors dernière question pour toi Auriane rentrer dans le cadre ou rester hors cadre ?
– A : Ah ! Alala c’est dur.
– Ah ch’ui méchante avec toi.
– A : Ouais.
– L : Tu nous cernes bien hein ?
– A : C’est dingue, c’est vraiment des questions que je me pose en ce moment quoi.
– E : Parce que t’as coupé tes dreads ?
– A : Je pense. Une remise en question. Rentrer dans le cadre, sortir du cadre, je dirais qu’il faut, il faut sortir dans le cadre. Il faut sortir du cadre, mais il faut aussi rentrer dans le cadre, dans le sens où on ne peut pas sortir du cadre sans connaître le cadre de base.
– On déborde alors ?
– A : Voilà, on peut déborder, et je trouve que c’est important, même dans les actions qu’on fait, et que c’est là où ça sera beaucoup plus juste et que c’est dans le cadre. Si on arrive à sortir du cadre dans le cadre, c’est là où ça aura vraiment de l’impact.
– L : Grave, parce que la marge, elle, fait partie de la page.
(rires)
– A : C’est ça.
– Des petits notions de graphisme du côté de Louisa.
– A : C’est les études qui ressortent.
– C’est les études qui ressortent. Et donc, Eileen, bon là, facile pour toi. Je vais juste te demander simplement crochet ou broderie ?
– E : Ah ben broderie, broderie. Crochet, je crois que j’en ai fait une fois et c’est. Je déteste compter, je déteste… C’est trop technique. La broderie, c’est du dessin, donc…
– Tu peux en profiter pour donner ton petit nom d’artiste, brodeuse ou artisan ?
– E : Ben du coup sur les réseaux sociaux, c’est Sol Broderie et donc Sol, c’est la personnification du soleil dans la mythologie nordique, voilà.
– Tu viens du nord ?
– E : Pas du tout. Je viens de Allègre, ben du coup c’est du nord, ouais, je viens du nord.
– Du département. Ça marche. Question plus ouverte maintenant pour les filles. Attention, on commence par Louisa. Quel récit tu te fais dans la tête, dans ta tête ? Quel récit tu te fais dans ta tête ?
– L : Mais par rapport à quoi ?
– Par rapport à là, ton avenir à toi perso.
– A : c’est un truc de philosophie, t’as quatre heures.
– Non, t’as pas quatre heures.
– L : Ouais ça me parle ouais, parce que le récit qu’on se fait, ça détermine plein de choses après nous comment on appréhende le monde. Le récit que je me fais. Il a un peu évolué. Au début qu’on a créé La Rafistolerie, je me suis dit on va apporter une vraie solution qui va vraiment changer les choses. Et là, on est plus dans une certaine forme de désillusion. On se rend bien compte que on est un tout petit grain de sel dans toute cette mascarade. Mais je garde quand même un récit positif parce que j’ai toujours eu en tête que mon futur allait être quand même poétique et militant. Il y a des belles choses qui se passent. Donc, moi, le récit que je me fais, c’est quand même, je m’appuie voilà, sur des choses positives sans me voiler la face, mais les récits, c’est important, les récits du futur qu’on se fait dans sa tête, c’est important ouais.
– C’est ce qui fait avancer et continuer, voilà, à bouger on va dire. Alors, Auriane, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. En quoi aimerais-tu être transformée ?
– A : C’est super drôle, parce que je parlais aux filles des questions que tu posais. J’attendais que tu me poses des questions comme ça. Donc tu cernes super bien les gens. Et je me rappelle que t’étais venu à l’inauguration de la marque, on avait fait que t’avais interpellé les gens… Ouais, Point Arrière sur ces questions-là, et moi, je, sans hésitation, j’aimerais bien être transformée en couteau-suisse.
– Oui, c’est vrai que je t’avais posé, tu vois, et je me souvenais plus de cette interview, par contre, mais…
– A : Eh ouais, mais depuis très longtemps en fait, j’ai envie d’être un couteau suisse.
– E : T’es un peu la bricoleuse de La Rafistolerie quoi.
– A : Ouais mais c’est pas que dans le sens de bricolage, ce serait plutôt… Tu sais dans le couteau suisse, il y a toujours un outil qui peut servir dans tout, dans tout projet en fait, dans toute mission de vie, et ça serait plutôt dans le sens de acquérir des compétences de plein de domaines différents.
Pour, en fait, être hyper enrichie, pas forcément spécialisée dans quelque chose, mais avoir un peu un touche-à-tout pour bah, déjà pour assouvir la curiosité que l’humain peut avoir. Apprendre des choses et pouvoir les partager et les utiliser.
– E : Ça te représente super bien.
– L : Ouais, de ouf.
– A : Un petit couteau suisse rouge là vous voyez ? Avec le petit drapeau.
– Un petit couteau suisse quoi. Alors dernière question pour toi, Eileen, de quoi te languis-tu ?
– E : Oula, je me languis d’amour et de poésie, non, ch’ui très romantique donc… Hum, là, je me languis de grands jardins et de vacances avec du printemps et du soleil, parce que j’ai besoin de ça, parce que j’en ai marre de l’hiver, j’en ai marre de faire mes études à Lyon déjà, et j’ai envie de grands espaces avec mon amoureux. Voilà, c’est ça dont je me languis en ce moment.
– Bon courage, parce que là, on est au mois de décembre, quand le podcast passera peut-être mi-février, tu vois donc, ça ira déjà un petit peu mieux pour toi mais là, bon courage quoi. Ok, les filles, sinon je voulais parler d’un petit truc Louisa et Auriane, qui sont des musiciennes aussi, n’est-ce pas ? Ah, j’ai découvert qu’elles savaient faire de la basse. C’est dommage, je n’avais pas de basse chez moi, sinon je vous en aurais amené une. Pouvez me redonner le nom de votre groupe ?
– A : Oui, le groupe il s’appelait…
– A et L : Cerdorias.
– Et donc, ça voulait dire quoi ? Vous me l’avez dit tout à l’heure mais bon…
– L : En fait, ça veut dire musique en Pays de Galle ?
– A : Dans une langue du Pays de Galles, une langue ancienne d’ailleurs je crois qui existe plus. Mais on a appris que ça voulait dire… Enfin Cerdo, ça veut dire cochon en espagnol.
– L : C’est un pote qui nous a envoyé une photo d’un pâté de cerdo tu vois, on s’est dit merde.
– A : Ah, dommage.Voilà.
– Bon ben voilà.
– E : Faut faire des recherches avant de trouver un nom parce que des fois on a des surprises.
– A : On a cherché mais…
– Non mais des fois, c’est des belles surprises. C’est bien un petit cochon
– A : En pâté quoi, c’est du pâté.

– Moins quand il est en pâté le pauvre. Mais bon voilà, très bien. Alors maintenant, je vais vous demander, on va parler un petit peu de la ville du Puy-en-Velay, on va parler aussi de la Haute-Loire en général. Est-ce qu’il y a des commerçants que vous voulez mettre en avant sur le Puy ou la Haute-Loire ?
– L : Mais je pense que toutes les trois on est d’accord là-dessus. Il y a une petite boulangerie où on va presque tous les jours, qui s’appelle la boulangerie de la vieille ville. Et donc les pâtisseries, les sandwichs sont confectionnés par l’IME. Donc c’est des jeunes qui ont des handicaps et qui font ça en atelier, et c’est très bon et pas trop cher. Et les dames, elles sont trop mignonnes.
– E : Ah ouais, elles sont adorables.
– Et c’est rue Chènebouterie. Moi, je prends le seigle là-bas, j’adore.
– E : Ah oui,
– Quand y’a pas la queue, des fois y’a du monde hein.
– A : A midi ouais. Y’a la quiche épinard chèvre, avec une petite base tomate qui nous a nourries pendant un an.
– E : le framboisier qui est délicieux, et je trouve que c’est des boulangères qui sont… Si on attend quelque chose d’une boulangère, c’est elles quoi, elles sont la représentation d’une boulangère, elles sont adorables quoi.
– A : Ouais, c’est vrai.
– L : Grave.
– A : C’est vrai.
– L : Ce qu’on disait, la boulangère kiki de la petite sorcière quoi.
– E : Ouais, c’est ça, grave.

– Un autre commerçant. Qui veut parler ? qui veut dire quoi ? Alors, qui me présente le prochain commerçant.
– E : C’était, je crois, qu’on avait plus un artisan.
– A : C’était plus un artisan oui.
– Plus un artisan c’est bien oui.
– E : On avait Daniel. Daniel qui travaille avec nous, c’est un bénévole qui travaille avec nous pour… Il confectionne des tapis, des écharpes, avec son grand métier à tisser, qu’il a fabriqué lui-même dans sa campagne.
– A : Ouais voilà, c’est un passionné de tissage, ancien ébéniste et passionné de laine aussi, qui a appris tout seul, plus ou moins, et donc il s’est fabriqué son métier à tisser. Il a potassé les livres pour comprendre comment ça fonctionnait, pour se créer ses propres motifs. Et il en est même allé à carder la laine. Pour la carder et crée son propre fils pour tisser, avec. Donc, c’est vraiment quelqu’un qui est arrivé dans La Rafistolerie un peu par hasard pour nous et qui nous apporte énormément de choses sur ses connaissances et son savoir sur tout le côté fils, laine, tissage. Et voilà avec qui maintenant on essaie de produire des choses pour la marque qu’on a créé avec le projet.
– Puis y’a des beaux… Là je vois des sacs, j’ai vu des tapis et tout… C’est magnifique ce qu’il fait en plus c’est quelqu’un d’adorable.
– L : Adorable et il ne montre pas ce qu’il fait. Donc, si tu veux, moi je l’ai rencontré à Emmaüs et on a bien discuté et il a une production incroyable. Je sais pas, il a des centaines de production.
– E : Il a un stock dormant qui est fabuleux quoi.
– A : C’est exceptionnel.
– E : À chaque fois, tu dis ah y a plus beau, y’a plus beau, y’a plus beau et tout est merveilleux, enfin c’est…

– L : Après, on a pas mal d’autres artistes a présenter aussi.
– En artistes ou en commerçants ?
– L : Ah oui !
– On reste en commerçants. Vous avez fini les commerçants ?
– L : Ouais les commerçants, artisans je pense que…
– Euh… Stands de marché… Resto bar. Je ne vous ai pas demander resto bar si ? Y’a pas un petit resto bar ? Ouais ?
– A : C’est vrai que nous, on va plus trop aux bars.
(rires)
– Elles ont arrêté l’alcool.
– L : Non, mais en vrai, on va pas se mentir, le bar qui nous a toujours suivi, c’est la Main Ô Fût. Pourquoi on aime y aller ? Parce que, voilà, il y a les petits habitués, Gérald, on aime bien aller discuter, boire un petit café avec lui. Mais après du coup en resto, il y a d’autres idées aussi…
– E : ben il y a le P’tit Café aussi un peu, dont on voulait parler, où on va manger tout à l’heure.
– L : Ah oui.
– A : Oui.
– L : Ah oui, grave.
– E : Et qui est un lieu super chouette et ultra complet.
– Oui, c’est asso, asso, café. Voilà.
– E : Ouais c’est ça, et je pense que ça manque un peu de ça au Puy si on peut mettre une petite astérix sur ça.

– On reparlera donc là, on en reparlera en tant qu’association dans pas longtemps. On va parler des stands de marché, alors. Alors qui commence par son petit stand de marché ? Eileen ? Eileen allez.
– E : Moi, j’aime bien. Je vais toujours pour les oeufs et pour mes herbes de provence, tout ça.
(rires)
Je sais pas comment il s’appelle, c’est un petit, un vieux monsieur qui est jamais à son stand parce qu’il est toujours en train de boire des coups. Et je le trouve trop mignon. Et c’est eux, ils sont vraiment pas chers et je trouve ça trop chouette parce que je pense qu’il a plus soixante-dix ans et il brave le froid pour nous apporter ses œufs. Donc je le trouve trop mignon.
– Est-ce que tu peux nous dire son emplacement ?
– E : Alors il est sur la place du Plot, un peu enclavé, à côté de celui qui fait du lait, en face du Crédit Agricole.
– Donc, on le retrouvera. Voilà pour les petites herbes de Provence.
– L : T’es sûre que c’est des herbes de Provence qu’il vend là-bas ?
– A : Les herbes de son jardin quoi.

– Les herbes de son jardin voilà. Louisa pour toi ?
– L : Et ben, c’est un peu dans la même veine. Il y a une petite mamie qu’on voit apparaître au printemps et qui fait des petits bouquets. Alors, elle taille sa haie, elle met des petits bouts de haie, et des petits bouts de fleurs sauvages et puis elle fait des bouquets. Je lui en achète un chaque année, j’aime bien. Voilà et puis sinon bien sûr le GAEC d’Artias avec le joli stand, avec beaucoup de couleurs, des légumes anciens, des tomates. J’adore quand il y a la période des tomates, c’est trop beau.
– A : Ouais, avec toutes ces couleurs, on découvre presque des espèces de tomates quoi.
– Alors moi j’ai goûté l’autre jour, je connaissais pas la pomme d’or.
– L : Ah oui, c’est une petite courge là ?
– Oui, ça venait du GAEC d’Artias justement, c’est bon je trouve ça, c’est bon ce truc.
– L : C’est très très bon.
– Pomme d’or. Voilà. Donc on découvre des choses.
– A : Ah ouais, c’est ça qui est hyper intéressant.
– D’autres stands, ou on les a tous faits du marché ?

– A : Moi, j’ai mes petites habitudes. On ouvre la friperie en général les samedi, et je sais que j’aime bien, avant d’aller ouvrir du coup le local, aller acheter quelques nems et quelques beignets de crevettes aux vendeurs de nems, qui est place de la mairie, juste en dessous de la Main Ô Fût justement, voilà. C’est très bon, c’est pas cher.
– E : Ouais mais après ça sent le nem dans la boutique et ça, je t’en ai jamais parlé mais…
(rires)
– A : Je m’en rends compte, je m’en rends compte, mais c’est vrai que c’est mon petit plaisir du samedi, quand je vais travailler, je vous avoue. Et puis il y a aussi dans ces stands qui sont très jolis, le stand de cette dame qui est derrière la bibliothèque, qui a ses gros paniers en osier et qui vend des oignons, de la salade,un peut tout en vrac. C’est toujours un plaisir d’aller acheter des choses là-bas, parce que c’est beau et c’est bon et c’est agréable.

– Et ben merci les filles, un autre stand ou on les a tous fait ?
– E : Non, c’est bon.
– C’est bon, on est pas mal. On parle d’artistes, du coup ? On se lance dans les artistes, après on fera les associations. Alors qui veut présenter un premier artiste? Et ben on va demander à Auriane alors, peut-être non?
– L : Et ben non parce que il y a un cheminement là dans ces artistiques si tu veux parce que…
– Il y a quoi ?
– A : Je pense qu’il faut que tu commences…
– L : Un cheminement.
– Ok d’accord.
– A : Par parler de Nico.
– L : En fait nous, ce qui… Bon, je vais faire assez court quand même, mais avec Auriane ben on a toujours été vraiment copines et il y a une personne qui nous inspirait énormément parce que… Il s’appelle Nicolas Savoye. Et, en fait, ce gars-là, il a débloqué chez nous l’idée de créer à partir de déchets, mais pas que, et aussi de pas se brider sur des académises ou… Et il nous a permis de rêver, de rêver. Donc, avec lui, on a pu faire la scénographie quand on était à l’école de musique, on l’a aidé à construire son atelier.
– A : On l’a aidé à construire sa maison quand on était plus jeune.
– A Saint Vidal ?
– A : Oui, au tout début.
– L : Enfin moi, je me rappelle, quand j’étais petite, mes parents m’avaient emmené à la MPT de Chadrac, il y avait une installation de lui avec des étoiles, un pont enfin, je me rappelle, c’est encore en moi, cette magie là. Donc, on lui doit beaucoup, je pense, dans notre manière d’aborder la vie. Et voilà, c’est un artiste très important pour nous. Et puis en plus, habite en Haute-Loire donc…
– Même pour moi je me souviens même dans des festivals, quand j’étais toute petite, il intervenait dans notre école et tout. En fait, avec Auriane et Louisa, elles sont quand même un peu plus âgées que moi, mais en fait, j’ai l’impression des fois qu’on a un peu suivi les mêmes choses, mais avec quelques années d’écart.
– A : Ouais, c’est ça.
– E : Donc, ça a toujours été présent Nicolas Savoye.
– A : Oui, puis c’est comme disait Louisa, en fait il propose de la magie pratiquement. Il fait des ateliers aussi avec des enfants, et il a tout son projet d’ateliers de poésie mécanique, d’ailleurs, je trouve que c’est un nom qui lui correspond parfaitement. Et il y a ce mélange de recyclage, justement, où il réinvente des choses, si je reprends la question que tu m’as posée tout à l’heure avec ,enfin, sans les barrières de ce n’est pas possible. En fait, tout est possible et tout peut s’exprimer comment je veux le voir et en fait il le fait, et c’est ça aussi qui, je pense, qui nous a poussé à un moment à nous dire bah oui, c’est possible aussi pour nous.
– L : Tout à fait, et son savoir être aussi parce que parfois, il y a des artistes, ben ils sont un peu inaccessibles, voire un peu condescendants. Et Nicolas, c’est tout l’inverse, il est modeste, enfin il est génial. Il rend accessible l’art, l’art populaire, enfin voilà, j’adore, on l’adore.
– Je crois que c’est un des premiers artistes que j’ai connus ici en fait, parce que c’est vrai, quand on voit ce qu’il fait, même t’allais au musée Henri Vinay, y’avait pour le gel, des trucs comme ça, rien que ça, il fait des manèges…
– E :… Confluence à Lyon. Mais c’est vraiment la star de Haute-Loire pour moi.
– L : Oui, non mais tout à fait. Puis aussi de se dire qu’on peut vivre de ça tu vois, parce que je me rappelle ma conseillère d’orientation, je lui avais dit moi, je veux être comme Nicolas Savoye, je vais inventer un métier quoi. Et elle m’a dit, mais c’est pas sérieux enfin…
– A : C’est pas possible quoi.
– L : C’est pas possible, et en fait, si quoi.
– Et ben nickel, il va être content Nicolas j’espère. On va aller le voir après.
– L : On sera avec lui sur un gros projet cet été.

– Ah voilà voilà. Alors prochain artiste, qui nous en parle ? Tatatata…
– A : Des artistes qui viennent au local ? Parce que, du coup, dans notre local associatif, on a un espace qui s’appelle la matériauthèque. Donc, c’est un espace de textiles usagés qu’on ne peut pas reproposer dans l’état. Donc, nous, on a décidé de les utiliser pour les transformer, donc soit… Nous on les utilise pour faire des ateliers et apprendre aux gens des savoir-faire textiles. Mais il est aussi disponible pour les adhérents de l’association. Et alors, il y a un peu plein de profils différents qui viennent se servir, mais notamment, il y a des artistes, et donc on aurait bien voulu parler ben de Loli, qui a…
– C’est Comme Simone ?
– A : Comme Simone oui, qui elle, fait des vêtements avec, donc, je sais qu’elle a récupéré quelques, pièces, quelques textiles dans la matériauthèque pour, justement, créer des collections. Elle a fait des chemises, je crois qui sont magnifiques, des bananes aussi. Là, j’ai vu qu’elle avait fait des vestes un peu plus pour l’hiver, et on voulait aussi parler de Mia qui est une personne, alors j’ai peur de me tromper en racontant son parcours. Mais très brièvement, je crois que elle a des influences dans le tatouage et que, du coup, maintenant, elle a commencé à changer et en gardant cet esprit de tatouage, mais plus vraiment sur les peaux humaines, mais en allant expérimenter plus sur des, sur du cuir et en mélangeant avec du tissu fin, elle a un univers qui est hyper intéressant et qui est à voir et pareil tout fait en recyclage, récupération, et c’est une belle découverte aussi.
– L : Carrément.
– E : Ouais, elle fait de la broderie aussi je crois, en fait elle touche un peu à tout.
– A : Oui, elle fait ça, elle expérimente plein de techniques pour créer son univers…
– E : Toujours autour du tissu et tout, et du cuir.

– On passe au suivant. Il y en a d’autres un petit peu ? Ou…
– A : La Chaise Dieu là, les…
– Ouais, la Chaise Dieu ?
– A : Ça c’est des personnes qu’on a rencontré via des événements qu’on a pu faire. Et moi, avant j’habitais plutôt dans ce coin-là. Il y a un atelier là-bas qui s’appelle l’Atelier du Claach, où il y a plusieurs artistes qui sont dedans. Nous on avait bien accroché avec Marie qui est photographe. On la voyait souvent sur des événements, en fait. Elle prenait des photos avec sa boîte argentique et elle les développait et elle fait aussi du cyanotype. Et dans cet atelier, il y a aussi un monsieur qui s’appelle Maxime, avec qui on a fait plusieurs événements. Lui fait de la sérigraphie, en fait il propose de sérigraphié des petites bestioles sur les vêtements des personnes, tout à prix libre. Donc c’est vraiment super. Et ils ont comme ça un atelier ou du coup, ils peuvent créer, et je sais que dedans aussi, il y a deux costumières. Je me rappellerai pas leur nom, mais voilà, en fait, c’est, je pense que c’est des endroits qui sont intéressants parce que c’est, il y a un mélange de différents médiums, différents arts, et je sais qu’ils se retrouvaient un soir par semaine pour tous créés ensemble, ou je pense que y’avait pas mal de partage et on peut voir aussi que dans les campagnes peut être un peu plus reculées, y’a aussi de la création, de l’artistique et des espaces où on peut s’exprimer par rapport à nous, ce qui nous intéresse.

– E : je viens de penser à un artiste, mais je ne sais pas si on a le temps juste le présenter deux secondes et il vient vraiment de loin, il vient de Blesle donc c’est limitrophe Cantal. Il s’appelle Benjamin Chappe, c’est un illustrateur qui fait des livres et qui a écrit beaucoup de poésie et moi, je le suis depuis toute petite et c’est quelqu’un qui est vraiment extraordinaire, qui a un univers hyper poétique et qui fait des livres pour enfants, mais qui revient beaucoup sur des thèmes, ceux de société, mais tout en étant très poétique et très doux pour les enfants. Et franchement, c’est trop, trop beau ce qui fait en aquarelle. Donc voilà, c’est trop chouette.

– Ah, c’est cool. On a plein, plein d’artistes et on va passer aux associations. On parlera pas de la vôtre, tout de suite. On va parler, de laquelle on premier ? Je croyais que vous vouliez commencer déjà par la MPT Chadrac, on en parlait tout à l’heure. Qui est-ce qui m’en parle ? Auriane ?
– A : Oui, je peux en parler. Ben la MPT Chadrac du coup, c’est la Maison Pour Tous de Chadrac. Nous, on a envie d’en parler parce que c’est un lieu qui était important aussi dans notre construction.
Ben autant que Nicolas Savoye, finalement, qui nous a permis de voir que c’était possible. Parce que ils proposent beaucoup d’événements qui sont tous très différents. Je sais qu’ils avaient accueilli les vagabonds qui faisaient un spectacle…
– Ouah c’était génial, les clowns vagabonds, olala.
– A : Ah c’était incroyable et dans cette envie là de créer différemment. Ils nous ont beaucoup accompagnés pour la création du projet de La Rafistolerie, ils nous ont beaucoup soutenus.
On les a aussi aidé pour la création… Enfin, pour la réalisation du festival qui maintenant s’appelle le Chahübohu. Avant, c’était les Mauvaises Graines et nous on les avait rencontré à ce moment-là et, en fait, je trouve que leur façon de fonctionner et de créer des projets, elle permet de faire investir, en fait, les personnes qui viennent participer aux actions qu’ils proposent. Et je trouve que, là-dedans, d’en réinventer les hiérarchies, eux, ils sont vraiment là-dedans et c’est quelque chose qui est hyper intéressant, hyper inspirant. C’est essayer de faire autrement et montrer que ça peut fonctionner.
– Ça marche super bien MPT Chadrac, c’est un peu ma référence de sortie on va dire ça change…
– Ils diversifient en fait tout ce qu’ils proposent, que ce soit des événements de nuit, que ça soit des ateliers, que ça soit des semaines à thèmes…
– L : Location de studio, où on a pu répéter avec Cerdorias pour pas cher. Et qu’est-ce que je voulais dire surtout… Ben oui, voilà, on va proposer une date, le vingt février, dans le cadre de En Voiture Simone. Donc, il y a une grande programmation qui va se tenir, avec des films, des conférences, plein d’intervenants. Ça va être génial. Et nous, dans ce cadre-là, on propose un atelier broderie militante le vingt février, à partir de dix huit heures.

– Bon ben, on essaiera de mettre le podcast un peu avant alors hein, voilà, comme ça on le rappellera impeccable. Une autre association ou… C’est bon pour la MPT Chadrac ? Alors, prochaine asso qui nous en parle?
– L : Ouais, c’est important pour nous de présenter le Crouz’Art, donc plutôt l’association La Zizanie. Donc, c’est un lieu qui vient de se monter sur Saint-Pierre-Eynac, au Crouzet plus exactement, et donc c’est des copains qui ont racheté un gros bâtiment qui était une ancienne, entre guillemets, usine, mais un très joli bâtiment, et qui propose des locations. Donc, si vous êtes artisan que vous êtes, vous proposer des soins, etc. Ils cherchent à louer des espaces. Ça se veut solidaire, ce week-end on va y faire un marché de noël, par exemple. J’espère que ce projet va fonctionner parce que c’est un beau projet de collectif.
– A : Oui, c’est un projet qui est assez innovant dans la région aussi, parce que c’est la première fois, en tout cas que moi, je vois un projet comme ça se monter dans les environs du Puy et il y a autant de la location d’espace pour travailler des ateliers pour faire du bois, du métal, mais aussi des bureaux pour faire la méditation, des soins. Et ils ont aussi du coup, l’association La Zizanie qui, elle, propose de l’événementiel sur l’espace et c’est un espace qui est magnifique, il y a une mare, il y a un énorme jardin. Le bâtiment est en forme de lune, donc c’est hyper…
– Oui il est marrant le bâtiment.
– A : C’est hyper beau, en fait, on se sent directement bien là-bas. Un projet avec énormément d’envie et beaucoup de potentiel.
– L : J’espère vraiment qu’ils vont y arriver quoi, j’espère.
– Ok.Impeccable.Autre association ?

– L : Voilà, mais après on peut en citer plein. Voilà le P’tit Café. On en a déjà parlé avant, on va pas s’éterniser dessus, mais moi j’aime beaucoup y aller avec ma petite, mais ça me permet de boire un coup avec mes copines, pouvoir parler à mes copines, mais pas en étant coupée toutes les deux secondes. Mais sinon aussi, toi tu veux parler de Dis-Moi qui est super au Puy. On aimerait beaucoup collaborer avec eux. Ça fait trois ans qu’on leur envoie des messages, mais ils sont très occupés. Mais c’est génial ce qu’ils font, ils ramènent la culture pour tous.
– On en a parlé avec Karl-Henry dans l’épisode, voilà si… Un petit peu de Dis-Moi et je les ai rencontrés, ouais, ils sont super sympas.
– L : Cœur sur la Croix-Rouge du du Puy aussi, ils nous ont beaucoup aidé. Voilà, Secours Catho aussi, on les aime bien. Voilà, c’est les vrais.
– En fait, vous l’avez compris, elles aiment que les gens sympas. Donc tous ceux qui n’ont pas été cités.
(rires)

Non je plaisante, je plaisante. Asso, on parle de La Rafistolerie ?
– A : Let’s go !
– Ça y est, c’est vrai, let’s go, qui veut commencer un petit peu l’histoire, peut-être rapidement de La Rafistolerie ou… ?
– A : Très brièvement, enfin, c’est une asso du coup qui recycle le textile et qui sensibilise les utilisateurs. Donc ça, c’est le projet de base. Ça fait cinq ans que ça existe maintenant. Au début, on était nomades sur le territoire, en fait, on se déplacait à la rencontre des personnes pour les sensibiliser et on posait une friperie, un peu comme une excuse pour créer du lien et aller vers les gens. Que les gens même viennent à nous. Et puis le projet a pris de l’ampleur. Il a beaucoup plu et on a trouvé, on a dû trouver un local pour stocker et qui s’est transformé en local de vie, finalement, au centre du Puy, ou du coup, on accueille des bénévoles, on propose une friperie, on propose des ateliers et on fait cette interview aussi. Et ça nous a permis de nous professionnaliser réellement dans le projet et de le faire grandir et évoluer. En fait, ça ne cesse de grandir et d’évoluer. Donc, on est assez contentes.
– Et, justement, cette évolution, est-ce que c’est par rapport à vos propres envies, vous, ou c’est des choses que vous ressentez aussi chez les personnes. C’est, je suppose, que les envies que vous avez maintenant ont peut-être changé de direction, parce que tu parlais un peu de désillusion tout à l’heure. Est-ce qu’il y a quelque chose…?
– L : Ben nous quand même, faut pas qu’on oublie qu’à la base, on a créé ce projet pas pour en vivre, mais pour militer contre des injustices qui nous semblent peu, enfin évidentes, voilà. Et si tu veux, au fur et à mesure que ce projet grandissait, de plus en plus de monde nous rejoint. Nous avec les filles, mais notamment Auriane, on était quand même plus dans la création à la base, et là, on se rend compte que on orchestre plus les bénévoles avec les services civiques. Mais ça nous plaît beaucoup, mais c’est plus une desillusions, dans le sens où, oui, franchement, les gars, le nombre de kilos… Nous, on collecte que six tonnes par an de textile, mais en comparaison, par exemple, Avi 43 qui collecte les bennes, là, juste en Haute-Loire, ils collectent six tonnes par semaine. Et donc là, nous, en fait, on avait un peu conscience de ça avant de faire le projet, de le voir sous nos yeux, mais en fait, on voit vraiment que, que si… Enfin, on est en détresse par rapport à ça. En plus, on prend conscience voilà des différents acteurs du territoire, des politiques locales. Comment ça se met en place.
– A : Et nationales aussi d’ailleurs.
– L : Et nationales aussi. Mais c’est une très belle aventure qui nous fait grandir, et on comprend comment fonctionne le monde, et du coup, on est beaucoup plus nuancées dans nos discours, et ça, c’est bien. Mais au niveau écologique des choses, on n’oublie pas que c’est quand même alarmant. Par contre, nous, on trouve beaucoup de plaisir à travailler ensemble, parce que aujourd’hui, on est quand même trois salariés, on est trois amies. Je pense qu’il y a pas beaucoup de gens qui ont la chance d’être avec leurs amis. On s’entend super bien et on fait évoluer le projet en fonction de nos envies. C’est vraiment ça la question que tu nous a posé à la base, mais en fonction des demandes aussi. Par exemple, ben là il y a des personnes, des intermittents du spectacle, qui en avaient marre d’acheter des choses neuves pour leurs costumes. Donc ils viennent nous solliciter. On a plein de projets comme ça.
– Oui, j’ai vu un beau costume de clown fait par Jean.
– L, A et E : Ouiii.
– Tout rose et tout.
– A : Il est magnifique, magnifique.
– A : Oui, c’est ça en fait le projet, il évolue aussi par rapport aux personnes qui viennent dans la rafistoler. Donc, c’est à la fois des bénévoles, mais aussi des clients qui nous émettent des besoins ou des envies et nous, on essaye de voir comment est-ce qu’on peut mettre ça en place. Donc, on essaye à la fois de suivre, nous, nos envies, d’écouter les besoins des personnes qui sont là, et dans tout ça, prendre du plaisir, quoi.
– L : Mais vas-y, vas-y.
– E : Et on peut parler de Point Arrière aussi, qui est une énorme évolution de cette année.
C’est limite avoir doublé le travail, parce que, en fait, en plus de la Rafistolerie, on a créé une marque qui s’appelle Point Arrière, donc qui est une marque d’objets en tissu surcyclé. Donc, avec tous ces tissus qu’on ne pouvait pas recycler, on a essayé de trouver des solutions, donc on a le cactus qui est assez connu, un coussin, les bananes. Et en fait, c’est avec plusieurs acteurs du territoire et plusieurs artisans. C’est comment répondre à ces besoins et comment mettre en valeur et mettre en lien ces artisans quoi.
– A : Oui, ça reste quand même un projet très social. En tout cas moi, c’est quelque chose que je me rendais pas compte au tout début du projet, et plus le projet grandit, plus le projet avance et maintenant j’en suis très consciente, et je pense qu’on en est toutes très conscientes, c’est que c’est un projet qui est extrêmement social.
– D’utilité publique on va dire, en fait.
– A : Oui, d’utilité publique en plus hum hum. Et en fait, on arrive à… J’ai l’impression qu’on arrive à centraliser, à mettre en lien différentes personnes, différents acteurs, des personnes qui sont parfois extrêmement isolées, des personnes qui sont, qui ont un rôle très important sur sur le territoire.
Et qu’on crée comme ça eu une énergie, j’espère positive, je pense positive sur, peut-être pas changé l’industrie textile, parce que clairement on a compris que c’est pas possible, mais peut-être essayer de changer un peu la vision qu’on peut avoir, pas du monde, mais du monde qu’on veut.
– L : Carrément. Très bien, franchement. On va rester là-dessus.
– Elle parle bien hein ?
– L : Mais de ouf ! Franchement, c’est net, ça traduit bien tout ce qu’on veut…
– Elle est soulagée. Vous voulez pas rajouter quelque chose sur La Rafistolerie ?
– L : C’est intéressant dans le sens où on fait en fait, on fait peut-être dix métiers à la fois, parce que on fait un peu de journalisme aussi, parce que, en fait, on fait de la veille, on regarde comment ça se passe, on fait de la communication. Enfin des fois, on n’est pas des influenceuses de la décroissance, mais on a envie de tendre là-dessus sans trop se montrer, nous, parce que nous, ce qui est important, c’est que on fait ça pour notre cause et pas pour forcément se remplir l’égo, quoi. Mais voilà, il y a des choses quand même aussi qui nous rattrape dans le sens où… Ben on a deux loyers à payer, cette année par exemple. Donc, on a sept-cents euros de loyer à payer, que ben voilà, on a deux contrats Edf, deux contrats d’eau, on a les salaires à payer, et du coup, cet aspect financier, je suis quand même contente parce qu’il nous contraint, oui, mais pas totalement.
– A : Il nous bloque pas non plus.
– L : Il nous bloque pas, ça ne nous empêche pas de faire des événements gratuits, qui nous rapportent rien mais qui nous font plaisir et qui ont du sens avec les statuts et les objectifs de l’asso.
Mais il y a quand même ce truc. C’est pour ça, sortir du cadre, c’était très bien cette question aussi, parce qu’il faut bien qu’on rentre un peu dans ce cadre-là à un moment…
– T ‘es obligé là administrativement.
– L : Mais ça nous oblige à comprendre comment s’organise notre monde, parce que souvent on entend oui mais ça sert à rien de voter, mais en fait nous on voit très bien que, concrètement, le petit budget qui est alloué aux assos, ça va avoir un impact énorme sur la qualité de vie des habitants.
– A : Oui complètement.
– L : Enfin, plein de choses comme ça.
– A : En fait, en apprenant parce que pour le coup, on a… Enfin Louisa a des études de création de projets sur le territoire. Et puis après on est plus sur des études, des aptitudes artistiques, en fait.
En montant ce projet, en le faisant grandir, on a aussi beaucoup appris sur le tas et, comme disait Louisa, on a compris le rôle des différents acteurs, et ça nous permet aussi de comprendre comment le monde fonctionne en fait. En apprenant à construire ce projet, on apprend aussi beaucoup, moi, je trouve personnellement sur comment le monde fonctionne, quels sont les intérêts ou pas, et qu’est-ce qui est important finalement. En fait on apprend pour projet, mais pour nous aussi.
– E : Carrément.
– Et les rôles que vous avez au sein de l’association. Qui est-ce qui, on pourrait en parler rapidement ou qui fait plus quoi ?
– L : Ben en théorie, on a des rôles. Chaque année, on repart, on dit aller là, on va bien être carrées là-dessus, là, ça se dessine de plus en plus nos rôles. Auriane, elle gère tout ce qui est de la friperie, la gestion des stocks, la gestion du tri, un gros travail et elle va générer, voilà tout ce qui la caisse, tout ce qui compte de résultat, bilan financier, voire, elle a déjà rempli des demandes de subventions. Enfin, en fait on est un peu multitâches.
– A : Voilà, en fait, on a quand même des emplois qui sont précis, et Louisa, pour le coup, elle, c’est plus tout ce qui est coordination de la vie associative. Donc, elle va gérer tout ce qui est bénévolat.
Tout ce qui est atelier avec devis, factures, relation aussi avec les partenaires. Mais c’est vrai que, du coup, vu que c’est un projet qu’on a monter. Mais je pense que les personnes qui montent leur projet le comprennent ça, c’est que on passe énormément de temps en fait, notre cerveau, il est pratiquement tout le temps en train de penser à ce projet-là et que on sort justement du cadre de nos missions fixes, mais parce que c’est plus fort que nous finalement.
– L : Puis qu’on a bien envie de tout faire aussi quoi.
– A : Oui, c’est ça aussi ouais.
– E : Après, je trouve, moi, parce que j’ai un point de vue un peu plus extérieur, vu que ça fait moins de temps que je suis là. Mais même si vous sortez des fois un peu du cadre, vous avez des personnalités je trouve qui vont très bien avec vos missions et que, du coup, vous tendez naturellement sur ça je trouve.
– L : Oui, grave.
– A : Oui, on est allé vers des choses où on a le plus de facilité et plus d’aplomb je pense.
– E : Et moi, du coup, je suis en contrat d’apprentissage du coup, avec La Rafistolerie, en animation, donc je fais principalement de l’animation, même si ça déborde sur par exemple, de la communication.
– C’est bien.
– E : Voilà, mais ça déborde pas mal, et du coup…
(rires)
– L : Ça déborde pas mal.
– A : Ça déborde pas mal.
– Ça déborde un peu, mais ça déborde pas mal.
– A : Pas mal ouais.
– E : Du coup, je fais un BPJEPS animation culturelle à Lyon. Donc voilà donc qui est carrément en lien, carrément en lien.
– Il faut dire qu’Eileen est attachée à sa chaise là, aujourd’hui, on l’a forcée à venir faire un peu de communication. Un autre petit mot sur La Rafistolerie ? Ou à des projets… Bon, tu as parlé du mois de février, ce que vous allez mettre en place. Vous avez des ateliers aussi ?
– A : Des ateliers au P’tit Café tout cet hiver, donc, il y en a en janvier, qui sera le dix-huit janvier, ce sera de la couture donc création d’un sac avec une doublure tout en tissu recyclé. Et puis après, en février et en mars, création d’un bob et création de protection féminine. Donc, on aura aussi cet atelier à la MPT. Et puis on se lance là sur un gros projet. On va communiquer dessus la semaine prochaine, donc on peut en parler. Ça s’appelle La Vagabonde. Donc, l’année dernière, on a créé un grande couverture avec cent-trente participants et on…
– La couverture buissonnière, je voulais en parler, c’était ma prochaine question, tu m’as piqué ma question.
– L : Ouiii et ah pardon et ben bon on en parle pas mais…
– Si si si
– L : Au Monastier il va y avoir un gros projet qui va être lancé un petit peu dans la même veine voilà.
– Avec Re-Création, c’est ça non ?
– L : Ouais, carrément.
– D’accord. Donc bon, le podcast sera diffusé après, vous aurez déjà lancé le projet. On retrouve toutes les dates de toute façon sur l’instagram, sur tout ça, vous avez un facebook ou pas, je sais plus, facebook, instagram.
– A : Sur facebook ou sur instagram. Même les ouvertures de la friperie, parce que, malheureusement, on n’a pas de chauffage dans le local. Donc, l’hiver, on a décidé qu’on n’ouvrait pas. Mais nous, on travaille de notre côté sur de la conception, création, organisation avant la réouverture en mars, du coup qui sera le premier week-end de mars. En général, c’est ce qu’on fait.
Et on va quand même, ben du coup, le podcast sera diffusé après mais on va faire une ouverture en décembre, qui est vendredi, une ouverture en janvier, une ouverture en février. Donc petite ouverture exceptionnelle où on essaiera de mettre des petits chauffages pour chauffer l’espace, et après, on attaquera la saison jusqu’à novembre, de mars à novembre.

– C’est bon pour tout le monde ? Ouais ? Merci les filles, c’était chouette, on a pas fini. Qui c’est qui veut faire le prochain jingle ? Attendez mais non, j’oubliais un truc moi, je voulais vous demander si il y a un événement qui était remarquable en Haute-Loire pour vous ou ailleurs, et que vous aimeriez voir ici. Question super importante, c’est Crache ta lentille !. Voilà qui veut parler de ce festival dont vous m’avez parlé.
– E : Ah ouais, moi, c’est un festival que j’adore et que, à chaque fois, je me dis ah, je veux trop être bénévole, mais à chaque fois, j’oublie et du coup, je deviens pas bénévole. C’est Interfolk. Ça me donne les larmes aux yeux à chaque fois que je regarde dans la rue et tout, et je trouve ça magique qu’il y ait des cultures qui viennent d’un peu partout et qui se retrouvent au Puy-en-Velay. Je trouve ça assez hallucinant et je trouve ça trop beau que la culture elle soit aussi… Qu’elle voyage, en fait, qu’elle voyage jusqu’au Puy-en-Velay quoi.
– Un autre petit festival qui se passe pas ici peut-être ?
– A : Oui, c’était… Alors nous on a aussi, enfin, on aime beaucoup aussi tout ce qui est art de rue, théâtre, toutes ces choses-là. Et on avait une stagiaire qui venait de Lorraine et qui nous a parlé d’un festival qui se passait chez elle il y a un mois ou deux, qui s’appelle le Michtô festival.
– E : On aurait trop aimé y aller.
– A : Oui, on a beaucoup craqué sur ce festival. Mais bon, c’était un peu loin, ça a pas pu faire.
Et, en fait, c’est un festival qui est sûr du coup, les arts de rue. Et… J’avais dit quoi, sur monter des chapiteaux ? Oui, monter des chapiteaux. Et la petite spécificité de ce festival, c’est que tout est fait en recyclage. Donc, en fait, ils font des appels aux dons, il récupère des palettes, des matériaux.
– E : Ils font des gigas balances dans les arbres.
– A : Ils construisent plein de… Tout un univers comme ça en recyclage. Ça me fait aussi penser à Nicolas Savoye, je pense que c’est des choses auxquelles on est assez proche et qui nous parle beaucoup, en tout cas pour nous trois je veux dire.. Et donc, du coup, c’est un festival qui est pas ici. Mais c’est vrai que on se disait que ça pouvait être intéressant peut-être que cette culture, en fait, parce qu’il y’a de la culture au Puy et autour du Puy, mais on trouvait que ce n’était pas forcément assez diversifié et que ça pouvait être intéressant peut être qu’il y ait de la création d’événements ou de l’apport, comme ça, d’un peu plus de culture soit d’art de rue, ou Louisa voulait aussi parler de… – E : Ou peut-être pas assez rassemblé en tout cas parce qu’il y en a, mais peut être faudrait les rassembler un peu plus autour d’un événement. Ce serait trop bien.
– L : Mais en fait, c’est ça, c’est qu’en Haute-Loire, il y a une offre culturelle qui est impressionnante, même des fois certains week-ends, y’a trois trucs en même temps et en plus des choses de qualité, et ce n’est pas l’offre qui manque, mais c’est un peu, ça manque un peu de rock’n’roll au Puy ou de… Bon, c’est chouette, il y a des trucs chouettes, mais voilà un truc un peu plus.
– De fou ?
– L : Je n’aime pas le mot underground.
– A : Ouais mais alternatif.
– L : alternatif.
– A : Alternatif ouais.
– L : Ou avec de la bricole et que voilà, voilà…
– A : Et puis qui dise, bon faut pas qu’on casse les règles, mais…
– L : On s’amuse.
– A : On s’amuse quoi, on y va, et puis on… C’est pas qu’on se pose pas trop de questions, mais ouais, on y va, on essaye de faire avec ce qu’on a, et ça fonctionne, quoi parce qu’on est passionné.
Après je dis pas que les gens qui font les événements sont pas passionnés hein, je veux pas…
– Oui oui non non.
– L : Mais oui, c’est clair.
– On a craché notre lentille donc ce qu’on changerait au Puy, c’est un petit peu , au niveau de la culture, comme beaucoup de personnes. Faire un festival comme ça, ben les filles, ce sera votre prochain projet hein ?
– A : Ce serait incroyable.
– E : Mais je pense, on va pleurer du sang si on fait ça.
– L : Non non mais là on a dit cette année, c’est plus tranquille.
– A : Mais ça commence mal déjà, ça commence mal. C’est pas du tout plus tranquille.
– Oui, mais le problème des filles, elles veulent arrêter de penser à des projets mais finalement, c’est toujours dans la tête, et voilà quoi.
– A : Et la Haute-Loire, c’est intéressant pour ça, parce que c’est un territoire où il y a du monde, mais il y a de la nature, où les gens, ils ont envie aussi de sortir en Haute-Loire, enfin les personnes qui habitent en Haute-Loire je trouve qu’elles sont quand même assez ouvertes à pas mal de choses. Et donc, du coup, il y a tout à créer encore, enfin y’a plein de choses qui sont créées, mais il y a tout à créer, tout à faire évoluer, enfin, c’est un territoire qui est hyper intéressant pour créer fabriquer quoi.
– En plus, vous le connaissez bien, puisque toutes vous êtes nées ici, non, en Haute-Loire, c’est ça, toutes ou pas. Non, pas Auriane.
– A : Je suis née à Saint-Etienne mais…
– E : c’est pas une altigérienne ouhhhh.
– A : Enfin, en Haute-Loire j’y ai vécu toute ma vie.
– Voilà. Dis donc Eileen. Poétique on a dit, poétique, pas de ouh. Jingle, qui s’y lance ?
– E : Comment ?
– Le jingle, qui veut faire le jingle ?
– L : C’est cet’affaire là ?
– Ouais, c’est ce petit truc.
– L : Alors je vais essayer d’aller super vite.

Musique jingle

– Olé ! Tu vois, c’est un objet recyclé.
– L : Je vais le casser surtout.
– Boîte à jingle. On parle de la Haute-Loire, petits confessionnal, enfin, petites questions sur la Haute-Loire. Alors, par contre, j’ai pas trop choisi à qui j’allais poser une question, donc ça va se faire comme ça. On commence par Eileen, on change de tour, voilà. Meygal ou Emblavez ?
– E : Meygal.
– Meygal, ok. C’est toi qui auras la lentille ou la verveine, lentille ou verveine ?
– A : Ahh, olala, lentille ou verveine. Ben…
– Attention  hein !
– L : Lentille corail ?
– E : Non.
– A : Lentille corail ou lentille verte du Puy ?
– E : Ben non lentille verte du Puy AOP.
– A : Eh ben, je dirais verveine hein. Franchement. Je dirais verveine ouais.
– E : Ah, j’aime pas ça.
– A : C’est vrai ? J’ai bien envie d’essayer d’en faire moi.
– J’ai la recette si tu veux.
– A : C’est vrai ?
– Je te la passerai.
– A : Quarante jours et quarante…
– Cinquante feuilles moi j’avais mais quarante peut être.
– A : Vas-y, on en parlera après.
– On en parlera après. Les gorges de l’Allier ou gorges de la Loire ?
– L : Ah, gorges de l’Allier, ah mais alors là, en fait, ça fait trois ans que ma fille est née, et puis on peut, on ne peut pas aller trop loin, parce que c’est l’enfer après, et donc on va en vacances là-bas. Il y a un petit camping gratuit. J’adore, c’est très, très joli, très joli.
– Alors je sens que je vais me perdre un petit peu dans les questions, mais je vais essayer, je vais poser cette question à Auriane. Textiles de la Dunière ou Maison Thévenon ?
– A : Euh, comment choisir, je pense que je peux pas choisir.
– Prends les deux.
– A : Oui, Textiles de la Dunière, on a eu, les a rencontré, on a fait un partenariat avec eux où, justement, ils nous redonnaient leurs textiles usagés. Malheureusement, ça n’existe plus Textiles de la Dunière.
– Mince.
– A : Ils ont essayé de…
– Ouais, ils avaient racheté l’entreprise.
– L : Voilà.
– A : Ils ont essayé de racheter avec les salariés et puis, ça, ça a pas tenu. C’est très dommage, parce que ça nous a… En fait le Textiles de la Dunière nous a fait, c’était vraiment au début du projet, où on commence à rencontrer des partenaires et des personnes sur le territoire, et ils nous ont beaucoup, enfin ils nous ont accompagnés, ils nous ont expliqué aussi les différents types de textiles que eux produisaient, comment ça fonctionnait aussi les entreprises de production de textile. Ils nous ont mis face aussi à tout un problème qui est les chutes de production et qui, ça, c’est quelque chose que nous, on commence à toucher, on essaie de toucher, mais on se rend bien compte que on n’a pas les locaux et on n’a pas les forces pour gérer tout ça, parce que c’est des tonnes et des tonnes jetées par jour. Et c’est vrai que ça nous a mis un peu, ça a commencé, ça nous a pas commencé à nous mettre dans la désillusion, mais dans la réalité en fait, de ce qu’était vraiment l’industrie textile et qu’elle était aussi assez proche de nous. Parce qu’on parle beaucoup l’industrie textile qui au Bangladesh, en Chine, mais en fait, nous, on est dans une vallée où il y a beaucoup de textiles, même quand on remonte vers Saint-Etienne, tout ça. Et même en allant vers Saugues. Et que en fait ça existe aussi à côté de chez nous quoi.
– Alors, je ne t’ai pas posé de questions encore, si mais à part… si si. Ça y est, je perds la tête. Je buvais les paroles d’Auriane du coup, j’étais concentrée. Et bien, je vais te demander trois festivals.
Donc il y en a un qui va plus exister, malheureusement.
– L : Ohhh l’Arbre Creux.
– Que je n’ai pas eu l’occasion de faire. Je suis dégoûtée. Je pensais y arriver cette année, non.
Alors Buena Onda Festival, l’Arbre Creux ou Chahübohu ?
– E : Buena Onda j’ai jamais été, Chahübohu j’ai fait qu’une fois, et je crois, l’Arbre Creux, je crois que c’est celui qui m’a le plus parlé après moi, je suis pas une vieille de la vieille comme mes collègues.
(rires)
– Je sens que le contrat d’apprentissage va prendre fin juste après ce podcast.
– E : Arbre Creux, Arbre Creux. Arbre Creux, Arbre Creux.
– Allez Arbre Creux. Oui, qu’on verra plus hein, c’est ça ? Ouais ch’ui triste, alala.
– L : On a fait les dix éditions avec Auriane.
– A : Ben oui on est les vieilles de la vieille en fait, t’as raison.
– Vous avez fait les dix éditions.
– A : Pratiquement.
– L : Ah mais toutes frère !
– A : C’est vrai ?
– L : Toutes, on n’en n’a pas raté une seule.
– A : On est vraiment des fans quoi.
– Allez, ne pleure pas Louisa. Les puces solidaires de Bichon à Langeac ou Bouge ta Fripe à Yssingeaux ?
– L : Ah, Bouge ta fripe à Yssingeaux, c’est nos partenaires, nos repreneurs, c’est-à-dire que ben, ce qu’on n’arrive pas à recycler, c’est eux qui viennent le collecter. Puis ils font ça depuis vingt ans.
Voilà. Force à eux, parce qu’en ce moment, il y a une crise textile, et là, ça commence à se savoir un peu, et donc ça va être compliqué ces prochains mois ouais.
– A : C’est pas facile ouais.
– Ok, Auriane, je sais pas si tu les connais toutes les deux, mais guinguette des Pimprenelles ou la Falafette. Alors, la guinguette des Pimprenelles à Retournac…
-A : Mais Falafette je vois pas.
– L : Et ben c’est le…
– A Chamalières-sur-Loire.
(rires)
– A : Ok.
– On n’a rien entendu. Je ne couperais pas au montage, ça il n’en n’est pas question. Donc guinguette des Pimprenelles ou…
– A : Moi je dirais guinguette des Pimprenelles. D’ailleurs guinguette des Pimprenelles, c’est le premier événement où on a posé notre friperie nomade.
– L : Oh oui.
– A : Et c’est là où on a décidé de faire du prix libre parce qu’on avait commencé à mettre des prix et, en fait, on a eu des interactions avec des personnes quoi et on s’est dit ben allez, on va partir sur le prix libre. Et donc, non, ça fait cinq ans qu’on fait du prix libre pour proposer nos vêtements. Ca veut dire que c’est les personnes qui choisissent le prix, nous on les accompagne et on… Enfin, moi, j’aime bien revendiquer un petit peu ça, parce que on essaye de recréer aussi un nouveau système économique et en fait ça fonctionne.
– L : Un système de ouf quoi. On est en train de monter un nouveau système économique.
– A : Mais c’est vrai.
– L : Non mais c’est bien, c’est très bien.
– A : Mais c’est vrai que les guinguettes de Pimprenelle, ça me fait penser à ça et puis après non mais c’est un lieu qui est très joli aussi. C’est des lieux comme ça qu’on n’a pas parlé et qui sont…
– L : C’est parce qu ‘à l’autre, t’y es pas allée au Falafette. C’est pour ça que tu choisis ça.
– A : Oui puis c’est sentimental, je crois. C’est notre premier événement.
– L : C’est notre première friperie, je me rappelle.
– A : C’est là où tout a commencé finalement.
– L : C’était génial.
– A : On était là avec nos… C’était des portants qu’on avait fabriqué avec des bambous.
– L : Du jardin de Mano.
– A : Oui avec mano, la personne qui nous a, qui était aussi à la création du projet au tout début, puis après qui a fait ses projets personnels. Mais ouais, non, c’est quand même sentimental les Pimprenelles.
– Eileen. Roche druidique de Crouzilhac vers Tence ou la pierre des fièvres dans la cathédrale du Puy ?
– E : C’est quoi le truc druidique là ?
– C’est une pierre voilà, vers Tence.
– E ; Ah je connais pas ça.
– Moi non plus. Mais je l’ai vu en photo. Écoute, je me suis dit ça, c’est une question pour Eileen, parce qu’on parle de druide, tout ça, bon c’est pas poétique, mais…
– E : Haha, j’ai l’impression, je suis une chamane. Ben j’avoue du coup, aucune des deux.
– La pierre des fièvres, tu la déjà vu ?
– E : Oui je la connais, mais elle m’a jamais trop… Mais…
– Trop transcender.
– E : Par contre j’ai un autre truc qui est magique. Qui, si je peux, je rajoute un truc, c’est que moi je trouve beaucoup plus magique que tout. C’est ala la la le nom, j’aurai pas le nom, donc ça sera secret, mais c’est un endroit dans un champ, ou en fait c’est un champ privé mais il y a des énormes rochers qui sont hyper beaux. C’est vers la vallée de l’Allier. Et c’est, c’est complètement magnifique. Moi, j’y vais depuis que je suis toute petite et j’ai l’impression que là-bas se passe des choses très magiques. Donc, n’allez pas mettre une église là-bas, mais allez vous ressourcer là-bas. Il y a beaucoup de gens qui font du bloc là-bas et c’est trop chouette comme endroit. Voilà.
– Tu voulais rajouter quelque chose par rapport à ça ?
– L : Non c’est bien parce qu’on ne connait pas tu vois.
– E : Mais je t’enverrai le… T’iras avec ta petite, parce que là-bas c’est pour…
– A : Aller en vacances.
– E : Pour aller monter des cailloux peut être pas en toute sécurité mais avec un enfant, c’est trop trop trop bien.
– A : Faut mettre les protections.
– Mettre les casques, tout ça. Prochaine question que je… Ben tiens on va parler de grottes avec toi. Les grottes Louisa, troglodytes de Couteaux ou celle du Treuil qui est vers Saint-Privat d’Allier ?
– L : Ah ben Couteaux alors, j’y suis allée il y a à peu près deux ans, c’est rigolo.
– A Lantriac oui. Puis bon c’est vrai que si t’es avec des personnes qui marchent pas trop, celles là sont accessibles, les autres faut marcher, du Treuil. Je crois qu’il me reste une dernière question. Faut juste que je la retrouve. J’ai un peu tout mélangé. Euh tac tac tac. Euh non, j’ai tout fait, je crois. Je vais vous demander maintenant le mot de la fin. Alors un petit dicton, on commence par Eileen parce qu’Eileen…

– L : Ouais c’est Eileen qui va faire le mot de la fin.
– Elle va faire le mot de la fin, au moins son dicton parce qu’il y’en a peut-être un autre après plus Rafistolerie.
– A : Tu nous prêtes ton dicton ?
– Tu nous prêtes ton dicton ou pas ?
– E : moi mon dicton, ça fait peut-être bien trois, quatre ans que je l’ai, donc, je vous le prête cette fois-ci. Donc, je me promets une vie douce et des milliers de soleil dans le ventre. Donc, qui est apparu à un moment un peu compliqué de ma vie. Et en fait c’est de se promettre de la douceur et un peu d’aventure mais de la douce aventure, donc, je vous le prête, les filles.
– Voilà pour La Rafistolerie une douce aventure.
– A : Avec l’hiver qui arrive.
– Vous voulez un autre petit dicton les filles, une autre petite chose pour… Un souhait pour La Rafistolerie ? Auriane et Louisa ?
– L : Ben voilà, on se souhaite une belle année. Pour l’année qui arrive, ça sera sûrement la dernière, enfin, je vais pas faire de… toutes ensemble, en tout cas. Donc, on va tout donner. Et on va continuer de s’aimer.
(rires)
– A : Non puis ouais que le projet continue à vivre, parce que c’est, c’est vrai que nous ça fait longtemps qu’on fait ça et que c’est aussi pour les autres qu’on fait ça, faut pas l’oublier ça. On le fait pour nous mais on le fait aussi pour les autres, et si les gens peuvent se l’approprier aussi et le faire vivre, comme nous, on le voit, pour moi c’est le plus beau cadeau, en fait.
– L : Ouais.
– A : Vraiment.

– Je suis en train de penser, on n’a pas donné l’adresse de la Rafistolerie. Donc, ce serait bien de dire un petit peu voilà où vous êtes.
– Ok. Donc, du coup, nous, on se retrouve… On se situe deux rue Antoine Clet, donc, c’est une petite rue dans le centre-ville du Puy, donc, c’est pour ceux qui connaissent le Robinson, c’est la rue qui est en-dessous du Robinson. Tu pars du Robinson, et sinon, quand vous êtes place de la mairie, face à l’office du tourisme, vous montez la rue à droite, qui s’appelle la rue Meymard, et c’est la première à gauche, et on est dans des anciennes voûtes qui ont été rénovées. Alors, quand c’est la saison en général, on sort des chaises, quelques portants pour montrer qu’on est là et c’est vrai quand on est fermé, on est beaucoup plus discrète, mais c’est une grande porte en bois, double porte en bois.
– L : A partir de mars, ouvert les mardis, mercredis et samedis de dix heures à dix-sept heures, non-stop. Vous pouvez déposer également vos textiles sur ces horaires là ou venir pour faire quelques emplettes. Vous trouverez pour les hommes, les femmes, les enfants, ainsi qu’une mercerie de seconde main.
(rires)
– A : Tu le fais bien, tu le fais super bien.
– Elle le fait super bien dis donc.. Merci beaucoup les filles, mais moi, je vous souhaite d’être encore là très longtemps, du moins tant que moi je suis au Puy, faut que vous restiez là, et puis je vous dis à très bientôt.
– L : Merci à toi pour tes podcasts.
– A : Merci beaucoup de nous soutenir aussi.
– E : Merci merci merci.
– L : Oui, parce que Stéphanie, elle est venue à chacun de nos événements et puis, de par ses questions, ça se voit qu’elle fouille les sujets, elle est pas dans la surface.
C’est agréable. On a passé un super moment.
– Après, il y a des centres d’intérêt communs, c’est pour ça, comme tu disais, les gens se rassemblent pas, voilà, par hasard. Et ben bon après-midi à vous et à très vite, ciao ciao !

Coups de coeur de notre invité