Épisode #25

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Christine

J’ai été chanceuse de rencontrer Christine. Depuis quelques jours, elle a pris de la hauteur pour nous peindre d’en haut. Soyons belles et beaux pour elle. Tendres pensées.

Temps d’écoute : 44’59 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir une personne très, très cool. C’est Christine. Comment vas-tu ?
– Bonjour Stéphanie. Je vais bien, merci.
– Essaye pas de lire mes petites questions là. Regarde en face de toi. Il y a des cygnes.
– Magnifiques !
– On les voit pas mais… Donc merci d’avoir accepté l’invitation. Je t’ai fait marcher un petit peu dans la ville du coup on se retrouve au jardin Henri Vinay encore une fois. Est-ce que tout va bien pour toi ?
– Tout va bien pour moi. Je suis ravie d’être avec toi au jardin. Je viens de temps en temps et j’apprécie ce lieu.
– Tu peux te présenter un petit peu pour les personnes qui ne te connaissent pas ?
– Alors, Christine, je suis aiguilhaise.
– Aiguilhaise… Hummm, je savais pas qu’on…
– Et du coup, je suis créatrice, peintre, aquarelliste.
– D’accord.
– Et sculptrice.
– Oui, tu as beaucoup de cordes à ton arc, comme on dit.
– Oui.
– Tu fais du tir à l’arc ?
– Pas du tout, aucunement, rien de sportif.
– Rien de sportif.
– Alors on parlera de ton activité un petit peu tout à l’heure. Je ne sais pas si tu as une anecdote sur la Haute-Loire, tout ça, qui te vient en tête ou pas du tout.
– Pas du tout. Alors pas du tout.
– Mmm c’est triste, je vais pleurer, non, mais c’est pas grave. Donc, tu exerces plutôt sur le Puy, sur toute la Haute-Loire, tu as des lieux spécifiques ?
– Mon activité plutôt sur les ateliers, je suis sur le Terrier qui est plus basé au Puy et plus à destination des enfants. Et après, pour les adultes, eux, je suis plus basée sur Aiguilhe.
– D’accord on développera tout ça tout à l’heure. Ça marche ?
– Oui.
– Alors, ce que je te propose, c’est de commencer, avant de faire le confessionnal, de commencer par faire mon petit jingle. Tu vas faire le petit jingle de Salut les Ponots !, voilà, je te donne l’appareil, tu ne dis pa ce que c’est et à toi d’improviser.

Musique Jingle

Wouaisss, merci ! Merci Christine, t’as de l’énergie.
– Oui.
– Hein, toujours.
– Souvent.
– Non, c’est bien, moi j’aime bien les personnes qui ont de l’énergie. L’énergie positive ça fait du bien.
Alors, le confessionnal, c’est des questions que je vais te poser, tu peux choisir, je te fais une, deux ou trois propositions et tu choisis celle que tu veux. Si il y en a aucune, y’en a aucune d’accord. Tu peux appeler un ami, si tu as besoin d’aide aussi. On l’a jamais fait encore. Mais bon voilà, tout est possible, ça marche ?
– Ça marche.
– Alors, salade d’endives ou salade de roquette ?
– Roquette.
– Ville ou campagne ?
– Oh ville.
– C’est vrai ?
– Oui.
– Campagne…
– Moi, j’ai la chance d’habiter Aiguilhe.
– C’est beau hein.
– Je peux mêler un peu les deux.
– D’où aiguilhaise pour ceux qui n’auraient pas compris, voilà, c’est le nom des habitantes d’Aiguilhe.
Abeille ou papillon ?
– Papillon.
– Alcool ou sans alcool?
– Sans alcool.
– Ouais, plus régulièrement. Un petit peu d’alcool de temps en temps ?
– De temps en temps, oui mais c’est assez rare.
– Bon, d’accord, bleu ou rose ?
– Ah, là là. Bleu.
– Bleu. C’était difficile cette question ?
– Oui, c’est difficile. Les couleurs, on aime les mélanger, les marier, les assembler.
– Les dispatcher.
– Les dispatcher.
– Tout un programme. Échanger ou partager ?
– Partager.
– Là, je vais te poser une question peut-être un petit peu plus dur. J’espère que tu vas connaitre les chansons. Broken Back Halcyon Birds ou Synapson All in you ?
– Ouais.
– Alors je pense que tu as déjà vu ces artistes.
– Oui, le premier.
– Broken back. Parce qu’il me semblait que t’avais fait un petit festival à Ambert et ils y étaient. Tu vois je t’ai un peu googlisé.
(rires)
Sinon j’avais une autre chanson.
– Oui.
– C’est Born to Be Alive de Patrick Hernandez.
– Ah, j’adore.
– Ben ce sera celle là plutôt. Tu veux la chanter un peu ?
– Euh, non, je m’en rappelle… Oui, oui, je peux la chanter, mais je ne le ferai pas. Mais ça fait référence à un projet qu’on fait, oui.
– Parce que tu risques rien regarde, le ciel est menaçant, donc…
– Mais on va pas, quand même…
– Précipiter les choses.
– Ajouter la précipitation, tout de suite.
– Ok, d’accord donc on reste sur Born to Be Alive. Mouillé sur mouillé ou Mouillé sur sec ?
– Mouillé sur sec.
– Ok, on détaillera tout à l’heure. Facebook ou insta ?
– Ohh insta.
– Insta oui sans grande conviction.
– Sans grande conviction, j’utilise les réseaux, mais sans grande conviction. Je préfère les temps de d’échanges réels.
– Physiques.
– Ouais, physiques.
– C’est bien plus sympa. Je te comprends, comme comme aujourd’hui avec moi.
– Voilà.
– Carnets intimes ou carnets de voyage ?
– Carnets de voyage.
– Tu voyages beaucoup ?
– Je voyage un petit peu et ça fait référence à la peinture, ce que j’aime faire en extérieur en tout cas.
Au niveau de la peinture. Donc, oui, moi prendre un petit carnet, croquer un peu un instant de vie, ça me va.
– Matin ou soir ?
– Euh matin, pour le moment.
– C’est vrai, il y a des jours c’est le soir. Le soir, parce que c’est bientôt l’hiver, c’est ça ou… ?
– Non, c’est parce que je suis plus du matin.
– Ouais, j’ai une période de ma vie comme ça.
– D’accord, ça peut changer.
– Ça peut bouger oui.
– Ok, ça marche. Pêche ou pruneaux ?
– Pêche.
– La Machine à gazouiller de Paul Klee, ou Nymphéas de Claude Monet, Ou la grande vague par de kanagawa de Hokusaï.
– Je pense que je prendrais les Nymphéas. Après, j’ai lors d’un voyage. Je les ai vu en vrai, enfin une partie et j’étais surprise des couleurs.
– Oui, c’est de l’aquarelle, pure aquarelle, je crois, parce que Paul Klee, c’est un peu aquarelle et huile. Celle que je t’ai donné comme nom, et Nymphéas, t’as été étonné des couleurs, pourquoi ?
– Plus terne que ce que j’imaginais, en fait. Voilà.
– T’as été un peu déçu.
– Oui, mais bon, c’est prétentieux de dire ça.
– Ah ben non. Mais attends, c’est aps parce que c’est un grand nom que on doit aimer. Il a certainement fait des croûtes donc voilà. Est-ce que t’as tenté de les refaire toi ? tu tentes toi des fois de refaire ?
– Non. Non, j’aime pas refaire des choses.
– Bon. Éphémère ou éternel?
– Éternel.
– Me dit-elle en me poussant du coude. Ouaiiis. Qu’est-ce que tu veux d’éternel alors ?
– Non, éphémère c’est chouette, mais c’est juste sur l’instant T. J’aime des choses plus durables, c’est pour ça que je pense éternel.
– Qui se construisent un peu plus dans le temps, qui évoluent.
– Ok.
– J’aime la pérennité des choses.
– Merci beaucoup, Christine. Alors, moi, je vais te poser des questions à un peu plus ouvertes.
– Oui.
– Est-ce que tu as un gros défaut?
– Oui, j’en ai quelques-uns.
– Tu va nous en dire un ou pas ?
– Parfois, je suis impatiente.
– Ouais ?
– Oui.
– Et ça aide pas dans la création ?
– Non, ça aide pas en plus. En fait, c’est complètement contre-productif. Ouais, ouais, c’est pas aidant.
– Ça va être ton pire défaut on va dire.
– Oui, des fois, j’attends des choses aussi, j’aimerais que…
– Ça arrive tout de suite.
– Ça arrive maintenant, alors que non.
– Non, le père Noël ne va pas arriver tout de suite, il faudra que tu attendes le 25 décembre.
– Mais, je vais attendre un peu.
– Ok ça marche, est-ce qu’il y a un artiste qui t’inspire plus qu’un autre ? Pas forcément aquarelliste, ça peut être…
– Il y en a tellement.
– Le premier artiste qui t’a inspiré, qui t’a marqué, peut-être quand t’étais jeune.
– Ben Gauguin.
– Gauguin, pour quelle raison?
– Sa façon de tâcheter, d’assembler avec des tout petits coups de pinceau, ouais, c’est ça, je crois.
– Ok.
– Et ses couleurs, ses assemblages, ça faisait très vibrant. Justement, mais c’était cette multitude là qui créait une vibration.
– D’accord, c’est un ensemble qui fait…
– Oui.
– Qui fait un tout non ? C’est pas ça, on dit pas ça ?
(rires)

Et juste une dernière question, je te pose beaucoup de questions ouvertes, mais est-ce qu’il y a un objet ou quelque chose que tu remporte toujours avec toi ?
– Malheureusement, comme beaucoup de gens le téléphone.
– C’est ça et jamais tu le laisses à la maison ?
– C’est rare, mais c’est très, très rare. Alors, après, j’ai quelque chose d’un peu affectif là qui est accroché à mon porte clé avec un espèce de scooby-doo là qu’une de mes filles avait fait.
– Elle avait quel âge ?
– Là elle a vingt et un ans alors si elle savait que c’est encore accroché.
– Ah ben elle serait contente, ça lui ferait plaisir. Mais elle avait quel âge ?
– Alors, pour moi, c’est pratique de le retrouver dans le sac par rapport à ce scooby-doo qui est complètement déformé maintenant. Et quel âge elle avait, je ne sais pas, peut-être sept ans, c’est quelque chose de primaire, ça ouais.
– Waouh et tu l’as avec toi depuis tout ce temps-là, c’est bien.
– Sûrement.
(rires)
– Non, je pense qu’elle sera contente.
– J’espère
– C’est une belle chose hein.
– C’est un clin d’œil aux montpelliéraines.

– Ben voilà. Allez, on va passer au Puy-en-Velay, un petit peu. Je vais te demander de nous parler du centre-ville, même si t’es sur Aiguilhe. Voilà, tu as quelques commerçants, peut être un commerçant en particulier à mettre en avant.
– Un commerçant à mettre en avant.
– Comme tu es artiste, tu fais de l’aquarelle.
– Oui, oui, c’est vrai que Annabelle, des Arts Colorés.
– Lez’Arts Colorés.
– Ouais voilà de Lez’Arts Colorés, bien sûr après…
– Chez Annabelle pourquoi tu aimes bien y aller. Tu vas chercher des choses en particulier ?
– Je chercher des choses, j’envoie aussi., moi, je crée des petits ateliers, je renseigne. Enfin, je dis aux gens d’aller…
– D’aller là-bas chez elle.
– D’aller là-bas oui, chez elle. Je trouve qu’elle a toujours des solutions à proposer. Elle va rechercher si elle n’a pas les éléments. Il pleut.
– Il commence à pleuvoir. Il fait deux gouttes. On va y arriver. On va y arriver, t’inquiète pas.


Et au niveau restaurant bar, tu sors un petit peu ?
– Oui, je sors un petit peu. J’ai des restaurants que j’aime bien, j’aime bien l’Entrée des artistes.
– Oui. Tu manges quoi là-bas ?
– A l’Entrée des Artistes, c’est toujours fait maison, elle fait d’excellentes râpées de pommes de terre. – Ah oui, j’adore ça, la panlade. Moi j’appelle ça la panlade. J’en ai fait une hier soir, j’en ai mangé une hier soir.
– Voilà, et puis, c’est toujours fait avec soin. Des petits desserts sympas aussi et puis surtout, j’y expose souvent.
– T’y expose souvent, t’y expose en ce moment ?
– Oui.
– D’accord, ok, c’est kalou non, c’est comment son prénom, c’est ça ?
– Kalou.
– Elle a de l’énergie j’ai l’impression.
– Très sympa, très énergique.
– T’aime bien les personnes qui sont « pump it up ».
– Oui.
– Ça marche et donc tout à l’heure, tu me parlais d’un autre restaurant aussi que tu affectionnes, restaurant-bar.
– Alors ça va être tous ceux où j’expose.
– Ah ouais, t’as raison attends !
– La table du Plot.
– La table du Plot d’accord, qu’est-ce qu’on y mange à la Table du Plot ?
– Pareil, des menus quand même assez classiques, du choix aussi, voilà, puis c’est la personne qu’il tient aussi moi je trouve que… c’est Laurent. Et voilà, j’affectionne aussi, peut être plus aussi par rapport à la personne qui…
– Oui, qui tient le lieu ?
– Qui amène les affaires.
– Oui parfois que… mais on y mange bien quand même ?.
– On y mange bien.
– Tu as un petit plat à nous conseiller là-bas ?
– Un petit plat.
– Prace qu’on a la panlade de Kalou, c’est juste à côté en fait.
– Lentilles saucisses.
– Lentilles saucisses ? Ben écoutes les classiques.
– Les classiques.
– Simple et efficace. C’est pas mal. Donc là, alors tu exposes jusqu’à quand ? Ah oui, les enfants crient, ch’ai pas, pourtant on n’est pas mercredi. Mais que font-ils ? Et en plus il commence à pleuvoir.
– Oui c’est curieux, mais que font-ils le mardi ?
– Mais ils font l’école buissonnière. Qui sont ces enfants?
On va en choper un et puis on le fera adopter. Petit à petit, on va tous les faire adopter. Voilà. Arrêtez les enfants quand on enregistre un podcast en plus, c’est des enfants d’un certain âge.
– Ouais mais on a vue quand même sur les oiseaux, regarde, le cygne.
– Les petits coin-coins et le cygne qui fait sa toilette à l’abri. Voilà, vous saurez tout aujourd’hui sur ce merveilleux podcast avec les enfants qui courent. Et on ne va pas… Il faut que la jeunesse s’exprime. Que veux-tu Christine, c’est comme ça.
– C’est comme ça.
Ce sont ce genre d’enfants qui font des scoubidous, quand ils sont petits…
– Peut être. Voilà.
– Où qui te font des cadeaux, genre un cendrier en… Non, ils ne font peut être plus de cendrier maintenant, mais des pots de fleurs en pâte à sel ou… Que tu gardes à vie.
– Il faut en garder toujours un.
– Parce que après, quelques années après, il te le réclame.
– Oui, ben je pourrais dire, j’en ai gardé un.
– Maman, tu l’as mis où ? Oh je ne sais pas, attends. Il faut toujours garder ce genre de souvenirs.

On a fait le tour commerçants, restaurants, bars,
– Oui.
– On parle un petit peu d’associations. Ça te dit ?
– Oui, les assos, c’est important le milieu associatif.
– Oui, c’est ça. Ça rend un territoire, on va dire vivre vivant.
– Vivant, dynamique. Ça crée une multitude de projets. Oui, c’est important.
– Je me posais la question hier. Je me disais mais si il n’y avait pas les associations, ben, on s’embêterait quand même pas mal.
– Oui, oui, ça ajoute au territoire je trouve, bien sûr.
– Oui c’est sûr, ça lui donne une valeur très importante. De quelle association voudrais-tu parler?
– J’aimerais parler de l’association de la Maison Pour Tous de Chadrac.
– Oui. Pourquoi, qu’est-ce qu’on fait là-bas ? Moi, je sais, et beaucoup de gens savent…
– On fait beaucoup de choses à la MPT de Chadrac. Après c’est un petit clin d’œil, parce que j’y ai travaillé quand même un certain temps. C’est des collègues et je trouve que il y a toujours une programmation intéressante. Il y a une multitude de choses, il y a des choses qui sont développées aussi au niveau artistique, au niveau musical, bien sûr, ça, c’est sûr. Et après beaucoup d’autres choses et dans des, comment dire, des tarifs toujours abordables, donc intéressant pour un maximum de personnes.
– Il y a des festivals qui s’y passent aussi là-bas.
– Et les festivals, oui, oui,.
– T’en as certains en tête des festivals ?
– Les Mauvaises Graines.
– Oui.
– Bien sûr.
– Toujours et chaque année. T’y es allée cette année ou pas ?
– Non, je n’y suis pas allée cette année, mais je l’ai eu fait, j’ai eu aider aussi.
– Oui, il y a beaucoup d’activités dans cette MPT Chadrac. Tu as fait des ateliers là-bas ou pas ?
– Alors, euh, peut-être j’en ferai, mais non, les ateliers que je fais, c’est au Terrier.
– Au Terrier oui, on en parlera tout à l’heure d’accord ? Une autre association ?
– J’aime beaucoup plusieurs associations, mais j’aime bien ceux qui font la friperie, la Rafistolerie.
– La Rafistolerie avec Louisa et Oriane.
– Ouais, c’est ça.
– Et toute leur équipe. D’accord, tu y vas souvent ou…
– Non, je les ai… enfin, je coordonnais un dispositif qui s’appelle Action J et je les ai aidées et je trouve que c’est un exemple typique de projet qui s’est construit petit à petit, qui a eu une petite impulsion au départ et qui continue son petit bonhomme de chemin. Et moi, j’aime ça quoi.
– Et puis t’as vu elles ont monté une marque hein ?
– Voilà, elles ont monté une marque Point Arrière. Enfin, je trouve… voilà, j’aime suivre ce type de projet.
– Oui, elles sont très dynamiques, ça fait du bien.
– Ça fait du bien.
– Et puis, elles font participer aussi plusieurs autres associations autour.
– Oui, je trouve qu’elles bougent énormément. C’est super quoi. Voilà.
– Elles font des ateliers, c’est très riche. Faut les encourager, qu’elles continuent sur cette lancée, parce que nous, on les aime beaucoup.
– Voilà ! Y’a déjà deux fans au jardin.
(rires)
– Dans le jardin voilà. Un autre petit mot, une autre association ou…
– Non, c’est bien déjà bien comme ça.

– C’est bien comme ça, on va passer aux artistes alors ?
– Aux artistes. Ah ben oui, alors là ça va être long. Non.
(rires)
– Quand on parlera de toi, mais tu voulais nous présenter, peut-être avant de parler de toi, de ton activité, d’une autre personne ?
– Euh… J’aimerais bien parler de Béro.
– Bon, tu peux donner son nom complet.
– Bérodier.
– Alors voilà, il a été au Puy, là en ce moment, il y est un peu moins, mais il revient de temps en temps et on espère qu’il va revenir définitivement. C’est ça, en gros ?
– Ouais c’est un peu ça.
– Qu’est-ce qu’il fait ?
– Alors, il fait des encres en plutôt minimaliste, des petits personnages, des… Voilà, il est sur Montmartre.
– D’accord.
– Et après, je pense qu’il aimerait développer des choses au Puy. C’est quelqu’un qui fait partie de l’équipe, tout comme moi, qui s’appelle Viens Chez Moi, j’ Expose Chez Ma Voisine.
– C’est une association Viens Chez Moi j’ Expose non ?
– Non, c’est un collectif.
– Un collectif d’accord.
– Ce n’est pas une association.
– Donc, finalement, il est du Puy quand même. Enfin je veux dire, il est actif sur le Puy.
– Voilà, il est actif sur le Puy voilà, il était au départ de ce collectif. Voilà, sur tous les projets, il est là et je pense qu’il va amener d’autres projets.
– Ah c’est bien, c’est pour ça qu’on en parle aujourd’hui.
– Voilà.
– Tu l’as à l’œil. Gilou c’est Gilles c’est ça ?
– C’est ça.
– D’accord, Gilou, on t’attend. Et Viens Chez Moi, j’ Expose Chez Ma Voisine,c’est ça ?
– Ouais, c’est ça.
– Ça date… Il y a combien d’années ?
– Oh je pense douze ans.
– Ah ouais déjà.
– Je pense.
– J’y suis allée cette année. C’est bien, on va…
– On va chez tout le monde.
– Tout le monde, on s’invite. Salut !
– Oui, c’était un concept un peu pour… On voulait remettre l’art là où il n’était pas forcément.
On ne voulait pas des univers trop guindés, des halls de… voilà, je sais pas…
– Ou froid, un peu froid oui.
– Ou froid ou un peu austères qui font appel, qui vont souvent chercher le même type de personnes en fréquentation. Et on voulait remettre l’art là où il est, enfin là où il doit l’être, chez les gens, partout.
– C’est bien par ce qu’on fait des rencontres.
– On fait des rencontres, on s’installe, on peut boire un petit café, on peut parler avec les artistes auteurs, voilà.
– On peut boire du vin, aussi.
– Ou du vin.
– On peut amener sa petite bouteille.
– Oui, c’est un concept très, très sympa.
– Oui, puis il y a des artistes vraiment différents et…
– Très, très éclectiques,
– De styles différents.
– Voilà, on a des photographes, des sérigraphes, des sculpteurs. Ouais, c’est chouette.
– Ouais, moi j’aime bien ce moment-là, enfin, j’ai bien aimé.
– Oui, en principe, on le fait sur un week-end. Ouais, c’est toujours un moment d’échange important.
– Ouais, j’étais passé chez Zino qui a fermé depuis, mais qui ont d’autres projets, certainement dont on entendra parler.
– Oui, toujours.
– Voilà, il y a toujours des projets. Chez Ron aussi.
– Ron et Patrick oui.
– Ron et Patrick, j’étais passée au Vélo Rouge, non, c’est ça ?
– Oui.
– Voilà. Puis je ne sais plus quel autre endroit, mais bon, mais c’est bien, c’est dispersé. On fait une visite de la ville en même temps.
– En même temps, voilà, ça fait une petite balade dans la ville.
– Visite immobilière aussi. Visite gastronomique, visite artistique.
– C’est super. Non mais voilà, oui, c’est un temps qu’on continue oui, et puis on y associe d’autres types de projets.
– D’accord.
– Comment dire ? Ça fait un peu des personnes sur le territoire qui ont envie de faire des choses en commun et après, on va lancer un type de projet, ça peut être telle personne ou une autre, et les gens s’en emparent ou pas.
– D’accord,
– C’est aussi sur du volontariat. C’est pas imposé.
– Vous ne forcez personne.
– Non.
– Vous ne les séquestrez pas.
– Non.
– Vous ne les martyrisez pas.
– Tu crieras.
– Bon ça va, vous pouvez y aller les yeux fermés, c’est bon.

On parle un petit peu de toi.
– Oui.
– Beaucoup on va dire.
– Oui, c’est possible.
– Ouais, dis-nous ce que tu fais un petit peu, parce que tout à l’heure tu…
– Ah oui. Qu’est-ce que je fais un petit peu. Déjà, moi, à la bese, je fais des aquarelles pour les communes ou communautés de communes, sur des circuits d’interprétation du paysage. Donc, c’est des petites balades qu’on rencontre sur certains territoires de promenade, de rando.
-Tu peux nous donner un lieu comme ça par exemple?
– Freycenet-la-Tour, Mézenc-Loire-Meygal, enfin des lieux,comme ça. Saint-Julien-Chapteuil, vous allez un peu dans le bourg…
– Donc c’est tes aquarelles qu’on voit là.
– Voilà, c’est mes aquarelles, et il y a souvent des écrits sur le patrimoine, sur la géologie.
– D’accord.
– Voilà, et…
– Ça je ne savais pas.
– Voilà et après, je fais vraiment que ce qui est artistique. J’ai eu un petit soucis de santé, mais, un gros, mais ça va mieux.
– Du coup, ça t’a un peu…
– J’ai vraiment que resserré sur cette partie artistique, parce que sinon je faisais d’autres choses.
– Ça a été un peu ta thérapie l’art ?
– Ben, ça m’a soigné oui, ça m’a aidé, je peux pas dire que ça m’a soigné, ça m’a aidé énormément. Du coup, je suis très, très, bien sûr, j’aimerais plus développer encore sur de l’art-thérapie. Et je fais des ateliers on va dire classiques. Mais où je prends soin des enfants, on va dire quelques part comme ça.
– Oui, ben, ils ressortent ce qu’ils…
– Ouais, ce qu’ils aiment…
– Leurs émotions.
– Leurs émotions et aussi, je leur fait découvrir une multitude de techniques tout en gardant leur personnalité.
– Que dans l’aquarelle où tu as plusieurs…
– Non, non, non, justement. Ils essayent beaucoup de choses et déjà ils voient ce qu’ils préfèrent.
Et vraiment je trouve, ça les… C’est une porte ouverte pour eux de découvrir en apprenant tranquillement quoi, simplement. C’est des petits groupes et chacun vraiment, pour moi, ce qui compte, c’est qu’ils gardent leur univers, leur personnalité. C’est pas faire, comme Christine a fait.
– Oui.
– C’est faire comme ils l’entendent, en utilisant toutes ces possibilités qui leur sont mises à disposition.
– Alors, quelles possibilités sont mises à leur disposition ? T’as de l’aquarelle, t’as du modelage, t’as quoi ?
– Aquarelle, modelage fusain, ça peut être crayonné, ça peut être pastels, collages, vraiment sur ces ateliers qui sont au trimestre, ils vont apprendre beaucoup de choses de façon très, très ludique et très inspirante pour eux, et je trouve vraiment les arts plastiques par rapport à d’autres domaines c’est important, ça les encre un peu aussi dans quelque chose de plus fixe. C’est moins… Je trouve maintenant qu’ils vont tellement vite, ils ont tellement de choses à dispo. Enfin, c’est un moment pour eux, quoi.
– Ouais, une petite concentration sur eux-mêmes quoi. Et ces ateliers, ils se passent donc au Terrier c’est ça ? Tu peux nous donner l’adresse ?
– Au Terrier, c’est 7 avenue de la Cathédrale au Puy-en-Velay.
– C’est pour les enfants de quel âge à quel âge ?
– Alors, moi, je fais pour les enfants de sept ans à quatorze ans on va dire.
– Et ça se passe quel jour?
– C’est le mercredi, il y a le mercredi matin et mercredi après-midi.
– D’accord, et là ils peuvent s’inscrire à tout moment ou comment ça se passe?
– C’est plutôt en début d’année, on prend plutôt au trimestre. Voilà, après un peu sur le matin, je pourrais avoir une personne de plus, un petit de plus, sur l’après-midi c’est complet.
– D’accord. Donc là, ils te contactent directement toi ?
– Oui, directement, oui, oui, ils m’appellent et on… Ou ils peuvent passer…
– Passer voilà.
– Un mercredi. Alors, le matin, pour les jeunes, c’est à dix heures, les plus jeunes, et l’après-midi c’est à quatorze heures.
– D’accord, ok, et tu fais aussi pour les adultes.
– Oui.
– Tu me disais.
– Oui.
– Donc là, ça se passe où ?
– Alors là, au Terrier aussi, il y a un côté un peu plutôt expression modelage. Ça, c’est le mardi soir à seize heures quarante cinq. C’est précis.
– D’accord.
– Oui parce que c’est l’atelier de Sébastien Alibert.
– Arrivez pas une minute après hein !
– Lui aussi il l’utilise bien sûr, c’est son atelier.
– C’est son atelier donc faut bien qu’il l’utilise un petit peu.
– Et lui il doit terminer à seize heures trente, et moi, je prends le relais.
– D’accord, ok.
– Voilà.
– Donc faut bien arriver à seize heures quarante-cinq.
– Quarante cinq voilà.
– Pas à trente. Sinon, on se trompe d’atelier.
– Après, pour les adultes, il y a quelque chose de nouveau aussi, qui était mis en place avec Aiguilhe Animations, sur la Maison des Associations d’Aiguilhes.
– D ‘accord.
– Voilà C’est un petit atelier aussi où on va faire un peu comme ce qu’on fait avec les enfants d’ailleurs. C’est traiter plusieurs techniques.
– Oui.
– Donc j’amène le thème. Et là, c’est le jeudi soir à dix-sept heures.
– D’accord. Et tu fournis le matériel, tout ça ?
– Alors, pour les enfants, je fournis vraiment le matériel. Pour les adultes, j’en ai amené, mais ils amènent leurs affaires quand même s’ils préfèrent travailler une technique, en particulier .
– Ok. Mais s’ils veulent faire… parce que là, tu amènes un thème, mais du coup, ça peut être de l’aquarelle, du modelage ou…
– Aquarelle, non, c’est pas modelage là, c’est vraiment aquarelle, fusain, pareil crayonné, pastel. On va essayer de tout aborder.
– Mais tu fais des sorties aussi.
– Oui.
– J’ai vu ça.
– J’aime être dehors.
– T’aime bien dehors, regarde, comme aujourd’hui.
– Comme aujourd’hui. On n’a plus de pluie maintenant.
– Ça va, t’as pas froid ? J’ai mon plaid.
– C’est très bien.
– J’ai un bonnet aussi, je te prête. J’ai pas les moufles par contre, mais…
– Ouais, c’est vrai que c’est un peu frais là.
– Non, ça va regarde !
– Non, on est bien.
– Il pleut plus.
– Il pleut plus, c’est formidable.
– Donc, les adultes.
– Oui.
– Des petites balades.
– Des petites balades ouais, c’est quelque chose que j’avais vraiment envie de faire, sur des balades aquarellées le long de la borne, donc au printemps.
– Ouais.
– Mais bon, le printemps, on a un peu joué avec la pluie cette année.
– Et ouais, c’était pas facile.
– Voilà bon après le fait d’être avec les associations aiguilhaises maintenant, ça nous donnera une petite solution de repli.
– Oui, c’est pas mal, pas comme moi quoi !
– L’idée, c’est voilà, de peindre en extérieur sur un temps, aussi c’est sympa, c’est des petites formules d’apprentissage, et c’est sur trois matinées, donc c’est sympa, parce que les gens apprennent un petit plus vite quand c’est sous forme de stage comme ça. Et puis pareil, des petits groupes, c’est toujours sympa.
– On mettra toutes les coordonnées sur le site Salut les Ponots !
– Oui, c’est sympa.
– Comme ça si ils veulent te contacter.
– Merci.
– Mais non, avec plaisir.
– Voilà, mais on les reprendra ces balades. Et puis, j’aimerais en faire plein des balades. On a fait aussi sur Goudet, j’aimerais, voilà, sur le département, et voir après sur d’autres lieux, on verra.
– New York. Christine à New York.
– Oh, peut être pas.
– Oh peut être pas mais voilà, sur des…
– Ça fait un peu loin.
– Ouais.
– Pour trois heures d’aquarelle.
– Après, il faut trouver le lieu, le gîte.
– C’est ça.
– Ouais mais sur d’autres… Je ne sais pas le Morbihan ou d’autres choses comme ça…
– Ouais, tu pourrais te faire genre une semaine, un stage d’une semaine, quelque chose comme ça, ça peut être chouette.
– Sur quatre cinq jours, ouais à voir, c’est en idée en tout cas.
– Ouais, d’accord, ben on espère que ça va voir le jour. Toi aussi ? T’as l’habitude de gérer des projets comme ça donc…
– J’aime ça le montage de projet.
– Tu connais la difficulté mais tu sais le faire.
– Oui, je sais le faire.
– Donc… Et ben voilà, plein de choses à venir.
– Ouais ouais ouais, toujours.
– Et si on parlait de ta pratique, on a fait le tour des ateliers ou des animations que tu proposes.
– Oui, je dois sûrement oublier des choses parce que je suis comme ça, je suis quelqu’un qui arrive à oublier aussi. Oui, mais c’est…
– T’as eu la galerie éphémère là, cet été.
– Ah oui, la galerie éphémère oui avec Vincent Jolfre et Ronald Turcan. Oui, surtout un été, c’était sympa aussi.
– À refaire ?
– Rue du collège. Oui, on le refera je pense oui oui.
– Vous l’aviez déjà fait ou pas ?
– On l’avait jamais fait. Non, non, c’était quelque chose de nouveau. Oui oui, Vincent a bien envie de le refaire. On va voir peut-être sur un autre lieu.
– Oui parce que, oui, c’était un peu plus difficile peut être.
– C’était un peu excentré, mais c’était sympa le lieu.
– Pourtant c’est juste, voilà, juste, à côté de l’office de tourisme.
– Voilà, c’est pas une rue qu’on… Oui, c’était la rue du collège, c’est pas forcément une rue qu’on prend.
– Qui est passante ouais.
– Mais même moi en fait, c’est pareil.
– Tu as découvert la rue.
– Je le savais, je le savais… Non, j’ai pas découvert la rue.
– Tu savais qu’elle existait.
– Elle est très très belle en plus. Elle mériterait aussi… Peut-être que ça manque un petit peu de…
Ou de commerçants ou d’autres artistes.
– Mais c’est un peu la difficulté au Puy, voilà, on a vraiment la rue principale on va dire après les personnes…
– Maintenant, il y a la rue des Arts, ils passent tous par la rue des Arts et cette rue, et elle mériterait autant, je pense d’être…
– Ouais, elle est jolie ouais la rue du Collège.
– Très très belle.

– Ok. Ben oui, on va parler de ta pratique à toi.
– Oui, ma pratique à moi.
– Dis-nous tout.
– Olala…
– T’as fait les Beaux-Arts à Saint-Etienne.
– J’ai fait les Beaux-Arts à Saint-Etienne. Après, je suis venue à l’aquarelle pour des raisons… Ça me plaît.
– Oui.
– Et puis des raisons, justement, de pratique. J’aime trimballer mes affaires, être en extérieur.
C’est quelque chose qu’on peut, on peut peindre facilement, rapidement, un peu plus rapidement que de l’huile ou d’autres techniques.
On n’a pas besoin d’énormément de matos. Voilà, je trouve ça sympa, moi de pouvoir, de fixer un moment là. Depuis qu’on parle, je regarde cette arbre là, enfin, je veux dire, on peut fixer quelque chose tout de suite. Et je trouve que, en plus, quand on regarde après, on se rappelle vraiment du moment. Si je faisais cette arbre là, je me rappellerai forcément qu’on avait discuté ensemble.
– Il est beau hein ? Mince !
(rires)
– Non, mais ça fixe un moment de vie quoi.
– Tu fais beaucoup de paysages, tu fais des portraits ou pas en aquarelle ?
– Beaucoup de paysages. Oui, je peux faire des portraits, mais je suis plus sur le paysage, moi oui.
– D’accord. Des animaux un petit peu ?
– Un petit peu.
– Des oiseaux, j’ai vu des poules.
– Ouais, des poules.
– Des cocottes.
– Des cocottes, oui, j’aime aussi les rues, enfin, justement, tout ce qui est en ville, mais j’aime beaucoup quand même le paysage, c’est ma préférence ouais.
– d’accord. T’as pas besoin d’un chevalet, alors…
– Non, non, pas besoin de chevalet, au contraire, en aquarelle, on peint plutôt à plat.
– D’accord, oui, parce que sinon ça dégouline.
– Voilà, ça dégouline, on utilise beaucoup d’eau aussi. On peut moduler comme ça entre des choses plus sèches ou alors très, très humidifiées. Voilà, donc on travaille à plat.
– D’accord, oui. Puis est-ce que tu fais, des fois tu rajoutes des détails au crayon, il y en a qui font ça au stylo.
– Non, pas beaucoup, non, pas beaucoup. Je mélange pas trop.
– Ouais, tu t’éparpilles pas. L’aquarelle s’éparpille toute seule sur la feuille suivant si elle est mouillée ou pas.
– Je peux le faire pour d’autres techniques ou pour montrer, pour donner des exemples, mais moi, perso, je préfère, je suis un peu une puriste de l’aquarelle.
– Et ton pinceau préféré, parce que j’ai vu qu’il y a plusieurs nom, oté certains.
– Olala.
– Il y a la brosse plate, là, le splater.
– Olala, je sais pas.
– Le pinceau rond, l’usé bombé, le lavi, enfin bon…
– Alors, je ne sais pas son nom, mais ils sont en bois, je trouve son prix, un prix de dingue maintenant, d’ailleurs. C’est des pinceaux qui sont un peu bombés, qui peuvent avoir une pointe très, très sèche.
– D’accord.
– Très fine, voilà. Et on peut utiliser soit le côté très fin, soit ça peut garder l’eau.
– Ok.
– Ce côté un peu bombé garde l’eau. Alors là, on peut l’utiliser sur un papier vraiment épais.
– C’est peut être l’usé bombé alors ?
– Ca doit être ça.
– On va dire que c’est ça.
– Oui, on va dire que c’est ça.
– Oui, il faut pas que tu prennes un pinceau ou t’as… Une fois, j’ai acheté des pinceaux, j’ai tenté la peinture hein, j’ai tenté hein, je dis bien parce que on n’est pas copines je crois. Mais toujours avec des pinceaux, peut-être bon marché. Du coup, t’as toujours un poil de pinceau, tu sais, qui reste accroché.
– Non qui part. C’est vrai qu’il vaut mieux avoir un bon matériel, pour ceux que j’amène en balade aquarelle, je leur conseille, trois pinceaux.
– D’accord, un ultra-fin, le bombé dont tu viens de parler et un autre un petit peu plat, pour avoir d’autres variantes, pas plus.
– Tu pourrais vendre un kit comme ça, déjà près avant tes ateliers.
– Oui mais c’est pour ça, je peux appeler Annabelle, lui dire ça c’est bien.
– Tu peux me préparer tant de kits, je t’envoie cent personnes, j’ai un car qui débarque.
– Oulala mais moi pas plus de cinq personnes.
– C’est cinq personnes par atelier, ouais, et qu’est-ce que tu fais quand… Enfin, du coup, quand tu les vois, les personnes, peindre, quand elles viennent pour la première fois, tu leur donnes des conseils. Tu leur dis mais plus ton pinceau, comme si, comme ça ou non ?
– Oh non, Ouais, si, je passe un peu régulièrement, je les guide. Pareil c’est un peu comme avec les enfants, j’aime bien qu’ils gardent leur personnalité. Après là, quand on va en extérieur, déjà, on va choisir un cadre. Voilà, hein. Et en fonction, si c’est une première fois, peut-être quelque chose de plus facile. Ça peut être l’arbre une première fois, après une petite vue, avec l’arbre, l’eau, le vert, voilà.
– Ok, et là j’entends la manifestation qui arrive, est-ce que ça t’arrive de faire des croquis, genre pour des manifestations, genre je ne sais pas si il y a un cirque qui se produit, si il y a un spectacle de rue ou si il y a une manifestation. Est-ce que ça t’arrive de faire des croquis comme ça ?
– Je peux le faire, je peux le faire. C’est pas ma priorité, mais je peux le faire. Je l’ai fait pour Jean-Christophe Vera dimanche là.
– D’accord, ok. Donc les personnes peuvent être en mouvement, ça t’empêche pas de faire…
– Non, on peut le faire oui oui, mais après, voilà, si on veut faire sous forme de stage, ça s’organise un peu plus voilà.
– Oui, c’est différent quoi.
– Donc toi, donc beaucoup, beaucoup d’aquarelle.
– Oui, pas uniquement.
– Pas uniquement voilà.
– J’adore le modelage.
– Donc, c’est différent de la sculpture.
– C’est différent de la sculpture. Après, on mêle un peu les deux, mais c’est du modelage. Du modelage, on travaille la terre, l’argile.
– On peut travailler la résine aussi c’est ça en modelage ?
– Oui, après, non, après c’est comment on va faire notre argile, comment on va le travailler, si on, on peut faire un moule, mettre du plâtre, du ciment…
– Plein de choses.
– Ouais plein de choses et moi j’aime bien c’est de l’argile que je fais cuire.
– D’accord.
– Simplement, et après j’y applique une patine dessus, que je travaille moi-même avec des couleurs du pigment, du lait, ce que je trouve.
– Moi j’aime bien, c’est un petit bonhomme que t’as fait là, qui met la main là.
– Un penseur.
– Oui. J’aime bien celui-là.
– Oui, lui il m’a un peu, suivi mon parcours.
– Tu l’as fait il y a combien de temps ?
– Il y a déjà un moment. Trois ans.
– Ouais. Il est beau, il exprime plein de choses.
– Oui, il exprime plein de choses, plein d’annonces difficiles et il les garde, Il reste en place là.
Puis on lui a mis de la couleur.
– C’est toi aussi qui fait les poissons là, tu fais pas des poissons, des choses comme ça ?
– Ouais des poissons.
– A tête de bonhomme…
– à tête de bonhomme, oui, qu’est-ce que j’ai fait d’autre, j’ai présenté des femmes aussi, avec des bandeaux très, très colorés.
Voilà, mais après j’ai envie… Mais pour moi le modelage est un peu plus long. Ouais, ça va être deux ou trois par an, pas beaucoup plus.
– Ça demande plus de temps de réflexion.
– Plus de temps, plus de temps de réflexion, plus de temps de construction.
– Oui, parce que tu peux revenir dessus le lendemain.
– Je le fais pas, voilà, je le fais, je le fais à l’atelier d’ailleurs avec Seb, enfin du coup…
– Du coup, comme t’es pas très patiente, ça doit être plus difficile pour toi ou pas ?
(rires) Je, alors, je alors, c’est marrant parce que je vais aller très, très vite sur deux trois séances, je peux arriver à monter un buste et puis après, ça fignolle.
C’est ce que j’ai fait, la dernière que j’ai fait, c’est la femme à la chèvre amalthée. Et là c’était tout fin, tout minutieux. Il fallait faire attention à la petite chèvre à côté.
Ouais, c’est c’est pas simple, ça me demande… C’est un exercice pour moi.
– Et ben oui oui, c’est bien.
– C’est bien.
– C’est bien. Il faut. Introspection. Voilà on fait…
– Oui, je trouve vraiment que la terre a …pour livrer quelque chose, ou de soi, enfin, ou aider, c’est formidable.
– Oui, vraiment tu le ressens avec tes mains. Voilà, c’est quelque chose que tu touches, que tu mets en forme.
– Ouais palpable.
– Ouais palpable. Donc c’est totalement différent de l’aquarelle finalement.
T’as d’autres cordes à ton arc, non ?
– Ah non non déjà… c’est mes préférences là, déjà c’est bien. Sinon je peux faire de l’infographie.
– Ahh ah oui, ou monter des projets.
– C’est ce que je fais avec… ou monter des projets voilà.
– Tu fais de l’infographie.
– Oui oui, c’est un peu… je… j’ai travaillé six ans en agence, je peux faire aussi l’infographie.
– Tu continues un petit peu.
– Un petit peu ouais mais c’est ce que je… pour les communes, là ce que je disais sur les balades justement qu’ils organisent sur leur territoire, c’est souvent un montage avec l’écriture et tout ça.
– Oui oui bien sûr. Mais je savais pas que c’était toi donc du coup… et c’était toi qui exposait chez Ron ?
– Oui.
– Les petites sculptures tout ça ?
– Oui.
– D’accord. Voilà hum, je savais bien que j’avais déjà vu quelque part. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose par rapport à… ?
– Non. C’est super comme ça.
– C’est vrai ? C’est bien ?
– Oui, oui, très bien.

– Et est-ce qu’il y a un événement que tu trouves remarquable au Puy ? Ou qui n’existe pas aux Puy et que tu aimerais voir ici ?
– Oh écoutez, je trouve que, quand même, notre petite ville du Puy est assez riche justement grâce à ces associations, grâce à ces personnes qui interviennent sur le territoire, et il est quand même facile de pouvoir monter des projets. Alors toujours, on trouve des fois que c’est mieux ailleurs. Moi, je trouve que c’est sympa quand même de… Enfin moi, je crois à notre petit projet Viens Chez Moi j’Expose Chez la Voisine et je sais qu’on va mettre en place des choses pour l’année qui vient. On est déjà en train d’en parler. Ca un côté très, très stimulant ça.
– Oui puisque vous avez déjà fait la, j’ai vu, la réunion. Mais je me suis dit ça vient juste de finir, il y a déjà la réunion pour préparer l’autre. Oulala, on perd pas de temps hein.
– Oui oui, on perd pas de temps, justement, on se cale aussi avec ce qui a fonctionné, ce qui a moins fonctionné. Comment faire ? Alors, moi déjà perso, j’aimerais qu’on remette en place le projet Born to Be Alive.
Voilà, peut-être plus sur Aiguilhe. Voilà alors, du coup, il y a tout à faire, mais on sait déjà qu’on a envie de le préparer.
– Non, c’est bien, il suffit d’avoir une envie et puis d’y aller.
– Et après, voilà de le construire le plus dur est pour le construire quand même, mais on sait le faire.
– Et sinon tu changerais quelque chose au Puy ?
– Qu’est-ce que je changerais.
– C’est un peu Crache ta Lentille ! Parce que tu sais on a un slogan à Salut les Ponots !
– Oui Crache ta Lentille ! Ah si je trouve, ah oui, faut que je râle un peu ça y est.
– Ouais, vas-y !
– Je sais pas si c’est les mauvaises anecdotes.
– Râle un peu, t’étais trop cool jusqu’à maintenant.

– Non, je trouve que sur les stationnements, ça a un petit peu flambé.
– C’est pénible hein ?
– C’est pénible, et je trouve que ça encourage pas justement… Alors, je suis très contente qu’il y aient des zones piétonnes, c’est formidable, mais après, faut que ça dure moins de deux heures. Enfin, ça encourage pas les gens à la flânerie.
– Pour les commerces c’est un peu plus difficile.
– Je l’ai un peu vécu cet été. Voilà, je trouve, par rapport à la galerie…
– Le jour de marché, le samedi matin tu vois…
– Ouais des choses comme ça. Je trouve que c’est un peu abusé quoi. Ou que ça éloigne vraiment du du centre. Et je pense aussi, moi, j’ai eu des soucis, enfin oui, de santé. Je pense à ces personnes-là, ou aux personnes plus âgées, qui ont des problèmes un peu ponctuels, c’est compliqué.
– Oui c’est compliqué au Puy.
– Voilà.
– Puis c’est dangereux aussi pour les piétons, enfin… C’est très difficile ouais…
– Voilà donc à voir, au niveau stationnement, circulation, des choses à revoir.
– Ok. Mais c’est parfait. Je vais te demander de refaire le jingle.
– Ah oui le jingle, je sais pas où est elle est la boite à jingle.
– Ah, je l’ai caché, mais je vais te la donner.

Musique jingle

– Olé ! Tu crois que c’était le même que tout à l’heure ?
– Non, j’en ai rajouté un petit peu.
– Un petit peu ouais. Un petit chouilli, la troisième mi-temps elle a rajouté.
Alors je vais te poser des questions sur la Haute-Loire. Le même principe que tout à l’heure. Je te fais plusieurs propositions ok ? La Demeure du Lac de Fugères ou l’Hôtel de Jerphanion ?
– Je suis embêtée.
– Ouais ?
– C’est vrai, c’est en Haute-Loire ?
– Oui, c’est même au Puy, en fait t’es aux pieds de la cathédrale, et puis quand t’es aux pieds de la cathédrale, tout en haut, la rue là, qui traverse. D’un côté, tu as Jerphanion, à gauche et à droite, tu as Lac de Fugères, tu connais pas ?
– Plutôt à gauche alors je la vois cette propriété.
– Tu la vois ?
– Ouais.
– L’hôtel Jerphanion là ?
– Ouais.
– Ok, c’est classe là-bas je pense hein ?
– Ben ouais.
– Puis y’a un jardin.
– De fou.
– On va aller voir Jerphanion. Lac de Lavalette ou le plan d’eau de la Tour à la Chaise-Dieu ?
– Le plan d’eau de la tour, sans hésiter.
– Sans hésiter, c’est vrai, tu vas t’y baigner des fois ou pas ?
– Ouais, j’y vais, j’y peins. Ouais ouais, j’adore.
– Et après, le lac de la Valette, peut être plus de monde, moins cosy.
– Moins bucolique.
– Ok, le rocher du Pendant à Saint-Julien-Chapteuil ou le rocher basaltique de Queyrière ?
– Le rocher du Pendant.
– T’as pas fait une petite aquarelle justement ?
– Ouais, ouais, si si, ouais ouais.
– C’est ça hein ? C’est comme ça que j’ai trouvé qu’il existait dis donc, je savais pas qu’il s’appelait le rocher du Pendant. Alors maintenant, je te demander l’Echappée à Saint-Julien-Chapteuil.
-Ouais.
– Décidément on reste à Saint-Julien.
– Décidément.
– Ou la Grenette à Yssingeaux ?
– La Grenette. Allez, je vais changer un petit peu. Je trouve que c’est… Ouais Yssingeaux, j’aime bien leur dynamique aussi. Je trouve que…
– Ils font pas mal de conférences là-bas.
– Ouais, ils font pas mal de conférences, quand je devais coordonner le dispositif pour les jeunes, je trouve qu’ils étaient très impliqués. Et ouais, c’est un chouette lieu.
– D’ailleurs petit moment de pub, je rappelle que FM43 diffuse le vendredi à partir de douze heures, le podcast,
– Super !
– Bon tu y seras dans trois mois mais… Atelier le Terrier ou Atelier Galerie à Aiguilhe ?
Lequel tu choisis ?
– Ahhh le Terrier, allez !
– Elle regarde mes questions, c’est fou Christine, depuis le début, je joue avec la main là. Le Terrier ok. Saint-Jacques de Compostelle ou Stevenson ?
– Stevenson.
– Pourquoi ?
– Ohhh, ça doit être formidable Saint-Jacques. J’ai fait des petites parties, mais je trouve qu’il y a un trop fort, trop de personnes qui l’empruntent. Et je me dis que, Stevenson, je ne l’ai pas fait encore. Et quand je searais apte à faire vingt cinq kms, oui, ça doit être…
– Plus sauvage ?
– Plus sauvage.
– Il commence à y avoir du monde aussi sur Stevenson. Mais bon…
– Donc un autre on fera.
– Tu le feras avec l’âne ou sans l’âne ?
– Sans âne.
– Ouais parce que s’il ne veut pas avancer… Lycée Simone Weil ou lycée Charles et Adrien Dupuy ?
– Simone Weil.
– T’as fait tes études là-bas ?
– Ouais.
– C’est vrai ? C’était sympa ?
– Oui, très, très sympa.
– Ouais, j’ai vu ils ont un super stade aussi derrière.
– Ouais, c’est très bien Simone Weil.
– T’as couru autour, t’as fait le cross là ? C’est horrible ça. Oui ?
– Oui, oui, j’ai fait de la gym, du foot, de tout on faisait.
– Je suis sûre qu’il le font toujours. Tu te rappelles des cross ?
– De tout.
– Tu te planquais des fois non ? Tu faisais un tour, tu te planquais, tu reprenais au dernier tour ou pas ?
– Ouais.
– Ma sœur faisait ça. Moi j’ai jamais eu l’intelligence de le faire mais bon. Hêtre pourpre ou magnolia ?
– Hummm, allez, magnolia.
– Ouais, là on est au jardin. Je crois que le hêtre pourpre c’est ça là.
– Oui c’est ça, sûrement.
– Bel arbre. Et il y a le magnolia là-bas, unique en Europe, si il y a un autre en Suisse je crois mais les magnolias… Mais j’ai fini comme ça tu peux plus regarder mes questions.

Non, j’ai des questions plus ouvertes, dans quel lieu aimerais-tu exposer et avec quels artistes en Haute-Loire ?
– Oh, je…
– Ça peut être dehors.
– Ça peut être dehors.
– Ça peut être un site, où tu veux.
– Alors, moi j’avais un maître aux Beaux-Arts, au Puy, sur les ateliers du soir, qui s’appelait Jean-Pierre Petit, qui est décédé. Et je trouve, enfin, ça fait déjà un moment, ça doit faire quatre ans.
Je trouve qu’il y a pas eu assez d’hommage, pas eu assez de… vraiment, il a un talent fou.
Et je trouve que, rétrospectivement, il faudrait qu’il y ait un lieu en Haute-Loire, qui, enfin pas qu’il lui soit dédié, mais au moins sur une exposition.
– Une exposition et tu la verrais où ? Alors, où est-ce qu’il aurait aimé être exposé ? Ce serait plutôt à l’intérieur ou à l’extérieur ?
– Plutôt à l’intérieur, après lui, il adorait Arlempdes, il a fait beaucoup de choses sur Arlempdes. Oui, ça peut être sur Arlempdes.
– Au château d’Arlempdes ?
– Ouais.
– Allez !
– Ouais, je trouve qu’il n’y a pas eu assez d’éléments…
– Ben voilà, un autre projet écoutes !
– Faudrait voir avec sa famille, avec sa femme.
– Ben écoutes voilà, donc un petit hommage déjà à Salut les Ponots !.

Je te remercie beaucoup. Je vais te demander, Christine, quand même le mot de la fin. Si tu as une expression, un dicton, une expression à toi ça peut être, ça peut être une expression empruntée, un dicton, ce que tu veux.
– La tranquillité de l’eau là, ça serait, je trouve ce bruit, c’est formidable. Après, c’est pas un dicton, c’est prendre le temps de regarder la nature.
– Ahhh prendre le temps de regarder la nature. Merci beaucoup, Christine.
– Merci à toi.
– Je te souhaite une bonne journée.
– À toi aussi.
-À très bientôt.
– À bientôt.
– Ciao ciao !

Coups de coeur de notre invité