Épisode #19

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Medhi

Temps d’écoute : 52’36 minutes
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– Salut les ponots ! le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui vivent ou gravitent autour du Puy.
– Autour du Puy, et oui ! Hahahaha.
– Et aujourd’hui je suis avec Medhi ça va Medhi ?
– Ça va et toi Stef ?
– Oui, ben j’ai commencé par rire. Donc du coup, les gens, les personnes vont être un peu perturbées. Mais merci Medhi pour cette introduction.
– On aime le rire ici.
– Ben oui. Est-ce que tu peux te présenter un peu ou beaucoup pour les personnes qui ne te connaissent pas ?
– Alors du coup, je m’appelle Medhi, pseudo Medhi Smile, je suis parisien, né à Paris et grandi à Paris.
– Wouuu.
(rires)
– Et quoi ?
– Tu es un vrai parisien.
– Vous devriez vous réjouir que les parisiens apprécient cette région, le Puy-en-Velay plus spécifiquement. Je suis arrivé au Puy il y a sept ans. Voilà, je suis pianiste et comédien, mais pianiste avant tout.
– D’accord.
– J’accompagne les chanteurs chanteuses, je joue dans des groupes, je joue dans des pièces. Voilà.
– On développera un petit peu tout à l’heure, d’accord ?
– Complet.
– Ok, tu habites au centre-ville du Puy ?
– Ouais.
– Ou à l’extérieur ?
– Au centre ville ouais. C’est quand même un sacré luxe, à Paris, habiter au centre-ville de Paris, au centre historique même de Paris, c’est ça demande des moyens.
– C’est quasi impossible.
– Ouais, même quand on a les moyens, c’est compliqué. Et là au Puy, c’est extraordinaire, ça, c’est un vrai luxe que j’apprécie.
– Et puis, il y a de la couleur sur les murs.
– Ça fait petite ville un peu…
– Les pavés qui glissent quand il pleut.
(rires)
– Voilà, bien polis par le temps. Eh ouais, une ville à l’italienne un peu. C’est trop chouette, c’est trop beau.
– Dolce Vita !
– Ah ouais, place du Plot…
– J’ai jamais vu de filles qui marchaient en talons aiguilles dans le Puy-en-Velay. T’en as déjà vu toi ?
– Alors ça, c’est une remarque intéressante, parce que je me suis jamais fait la réflexion. Mais effectivement, je crois que les ponotes ou les ponots, qui porteraient éventuellement des talons aiguilles, je peux comprendre qu’ils n’en portent pas. En vieille ville avec les pavés, ça doit être un peu une souffrance.
– Bon voilà, c’était une petite aparté.
(rires)
– Voilà, gros défaut du Puy, on ne peut pas marcher en talons aiguilles.
– Va falloir changer ça. Faut mettre un peu de béton entre les pavés !
(rires)
On n’a pas assez de béton finalement.
– Ouais ça va le patrimoine, ça va aller.
– Ça va deux minutes quand même. Bon, est-ce que tu es une an, une a… ohlala, tu vois, c’est le mot
– Une anecdote.
– C’est voilà, c’est le mot, tu l’as compris, tu as écouté pas mal de podcasts, que je n’arrive pas à prononcer. Est-ce que tu as une anecdote depuis que tu es arrivé au Puy ?
– Alors, j’ai des anecdotes que je te laisse choisir, soit l’anecdote de mon arrivée au Puy, pourquoi je suis au Puy qui un peu triste et en même temps qui est pleine d’espoir, ou alors une anecdote concernant ce qui m’est arrivé en tant que musicien avec d’autres ponots qui racontent un peu l’âme ponote.
– Euh… je veux les deux.
(rires)
– Préparez-vous pour un podcast qui fait une heure trente.
– An non, on peut pas.
– C’est parti !
– Bon, alors, du coup, je vais la faire courte pour mon arrivée au Puy, comme ça, ça me laissera un peu le temps de raconter la deuxième anecdote. Donc, en fait, c’est mon père, qui lui est du nord, qui a grandi à Chantilly-Gouvieux, dans l’Oise, Chantilly, la capitale du cheval avec l’hippodrome, tout ça,
– Pas de la crème chantilly ?
– Et ici aussi, exactement.
– Bon après, les historiens sont pas sûr de l’origine exacte de chantilly mais c’est là officiellement, qu’on a vu apparaître le terme de crème chantilly, bon bref, toute une science.
Donc, mon père, au gré de ses pérégrinations, s’est entiché d’une lyonnaise qui avait des attaches au Puy, et donc il a fini par s’installer au Puy, il y a bien des années de ça.
Il y a vécu quatre ans. Il a monté une boutique qui s’appelait Et puis, voilà, d’ailleurs du coup, je pense à Clément avec son podcast. Mais écrit et Puy P.U.Y. Et qui était une boutique de brocanteur rue Pannessac. Et en deux mille seize, mon père est décédé d’une embolie pulmonaire et donc j’ai dû descendre m’occuper de ses affaires. Donc, entre-temps, je venais régulièrement pour les vacances, et c’était trop cool, mais je n’envisageais pas de vivre où Puy, c’était en tant que touriste parisien, quoi. Et donc là je me suis occupé de ses affaires. Donc il a fallu que je reste longtemps au Puy, j’y suis resté tout un été et un début d’hiver avec les fêtes du Roi de l’Oiseau et tout ça.
Et comme ça correspondait aussi à un mal-être avec Paris, comme j’avais vécu exclusivement à Paris pendant vingt cinq ans. C’est là où, vraiment, je me suis dit, je vais aller… elle est belle cette ville, mais vraiment, j’en ai marre du rythme parisien. Le rythme au Puy complètement différent, et dans ce que je recherche, on prend plus le temps et il y a quelque chose de plus humain, mine de rien aussi. Et puis même la qualité de vie. Elle est extraordinaire par rapport au coût en plus.
– Oui, rien à voir avec Paris.
– Ah ouais, ouais.
– Je suis d’accord.
– Du coup, je suis resté, après je connaissais, j’avais rencontré deux, trois personnes. Je m’étais même entiché d’une ponote. Donc ça aussi ça aide. Et voilà !
– T’aimes bien ce mot entiché.
(rires)
– Je trouve joli entiché, ch’ai pas.
– Oh non mais, ça se tient.
– Ouais, je trouve plus sympa que attaché ou ch’ai pas ouais.
– C’est plus fort.

– Et donc seconde anecdote, alors, du coup, ça va faire quelque temps que je suis au Puy ça y est. On m’a appelé pour jouer dans divers groupes et là je fais plus spécifiquement du clavier dans un groupe un peu rock rap qui s’appelait Artemis, qui n’existe plus aujourd’hui.
Et du coup je jouais d’un clavier, un peu le clavier 80s qui s’appelle keytar. C’est un clavier qui se joue comme une guitare. Que tu tiens comme une guitare et qu’on avait un peu remastérisé au goût du jour, tu vois, modernisé.
Bon et à l’époque, il y avait un bar où on faisait des jams tous les vendredis et samedis soir et qui s’appelait le comptoir du Pic, olala un lien, mesdames et messieurs extraordinaire, mythique.
– Oui, qui existait encore il y a longtemps.
– Et oui, et oui, il y a, je crois, il y a un an.
– L’année dernière.
– Que ça a fermé ouais. Et c’était juste un lieu incroyable ouais.
Et donc un soir à une jam session, je joue un peu et je vais me chercher une bière entre deux impros et je laisse mon clavier sur la scène. Et un camarade avec qui je jouais dans un autre groupe plus funk, pour le coup, prends mon clavier et se met à jouer pendant que je vais chercher ma bière. Et quand je reviens, en fait, lui, qui tenait le clavier avec un autre pote, avait renversé de la bière sur ce clavier. Et donc du coup mon clavier a fini hors service.
Ce qui est un peu problématique, sachant que c’est mon outil de travail pour le coup. En plus, trois semaines plus tard, il y avait un concert avec les Artémis. C’est d’une importance capitale quoi. Donc du coup je suis en panique et j’avoue que je suis un peu à feu et à sang avec cette histoire. On s’embrouille un peu avec les deux personnes qui sont un peu fautives et elles ont pas vraiment assumé leurs responsabilités.
Donc, du coup, je me retrouve en galère. Personne voulait faire tourner son assurance, ou personne voulait ne serait-ce qu’essayer de rembourser ce clavier qui coûte mille balles.
Et donc j’envoie mon clavier en réparation à Tempo chez Damien.
Et lui me dit, là c’est mort, de toute façon, t’es obligé de t’en acheter un. Donc, on regarde, entre temps, on voit que le prix a augmenté et que c’est passé de mille à mille deux cents, un truc comme ça. Bon, bref, c’est vraiment la galère, là je me dis c’est foutu, j’ai pas cet argent. Personne veut m’aider, etc. Et la date de concert approche.
Et c’est là où je trouve que l’esprit du Puy devient un peu magique, c’est-à-dire que le guitariste avec lequel je jouais dans Artemis, lui appelle Damien de Tempo et lui dit écoute nous, c’est compliqué, on a besoin que Medhi puisse faire ce concert avec ce clavier, etc. Est-ce que il y a pas moyen en attendant de régler ces histoires d’assurance ou de trouver l’argent, que tu files le clavier et puis on s’arrange après tu vois. Moi je n’étais pas au courant. Je reçois en fait un coup de fil de Damien lui-même qui me dit écoute si tu veux, tu passes demain et tu viens récupérer le clavier.
Et moi je dis mais attends quoi ?
T’inquiète, on s’est arrangé avec Rems le guitariste du coup d’Artémis, c’est Rémi Peyrache.
Donc viens, tu prends le clavier vous faites le concert, et puis, entre temps, peut-être que les assurances vont passer, etc, machin. Donc je vais, je prends le clavier et puis on fait le concert. C’est génial. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. C’est là où ça devient vraiment incroyable, c’est-à-dire que, au bout d’un… je galère avec les assurances et les assurances vraiment, elles veulent pas m’aider.
En plus, les fautifs veulent pas faire passer leur assurance, ch’ai pas, ils font vraiment les autruches on exactement.
Et c’est tout naturellement qu’un gars qui n’est même pas concerné, Pat Moutonné pour lui rendre hommage, qui est un guitariste et qui travaille à la mairie, lui se propose naturellement
Mais moi je suis à telle assurance, si tu veux, moi je la fais passer mon assurance et je dis que c’est moi le fautif. Waouuu quoi ? Finalement, il va voir Damien et lui dit ouais, on fait passer sur mon assurance. Donc je contacte mon assurance, mais cette fois-ci c’est mon assurance qui est pas qui, qui ne veut pas du tout m’aider.
Et là tu vois ça doit faire des mois que ça traine, je dois mille balles à Tempo.
Il faut que je paye cette dette, quoi ? c’est pas possible, tu vois. Et un jour, Damien, il m’appelle et me fait écoute Medhi, t’inquiète pas pour ces mille euros, je les ai payés de ma poche, tu me les remboursera quand tu pourras, mais maintenant il y a plus d’urgence tu vois. Tu me rembourse dix euros par ci, vingt euros par là, cent euros… Mais je vois que t’es en galère, les assurances veulent pas t’aider, en plus, t »as des factures à payer toi aussi, t’as d’autres dettes, etc. Donc et
Incroyable quoi, le gars me paye mon clavier.
– Alors que tu ne le connaissais pas tant que ça finalement.
– Ouais, c’est ça.
– Mais Damien, il a toujours un super accueil quand tu vas à Tempo.
– Damien wouaaa.
– Toujours, il te trouve une solution, ou…
– C’est incroyable ouais ouais. Il est trop fort, mais ça m’a beaucoup touché, c’est voilà, et je trouve que ça, c’est ce qui caractérise beaucoup, en tout cas, le milieu culturel ponot, cet espèce de solidarité et d’humanisme profond. Voilà.
– Ben Tempo, on va en profiter, on va dire où ils sont du coup.
– Ben Tempo, ils sont au bas de la place Carnot, du parking Carnot.
– Ils ont déménagé, avant ils étaient…
– C’est ça.
– Plus vers, en allant sur Aiguilhe.
– En face d’Aguilhe oui c’est ça. Et là, ils se sont rapprochés du conservatoire, ce qui est quand même pas plus mal mine de rien.
– Et puis, c’est une chouette équipe.
– Ouais ouais, ils sont tous très chouettes. Voilà donc, Damien, merci.
– C’est une très belle histoire. Merci Damien !
– Ouais, merci le Puy.
– Alors donc, voilà donc, on a parlé un petit peu de ta relation avec le Puy. Tu veux rajouter quelque chose ?
– Je pense que j’ai déjà beaucoup dit là.
– Oui c’était intéressant, il y a très peu de personnes qui ont des anecdotes, donc tu vois,
il suffit d’avoir un parisien pour avoir des anecdotes.
– Du coup, j’ai réfléchi, je me disais, qu’est ce que je vais pouvoir raconter de assez fou, voilà.
– Bon et ben, je vais te demander de faire le jingle.
– Ahhh, voilà alors, putain, j’avais failli te préparer une surprise aussi à cet endroit-là, mais je n’ai pas eu le temps. C’était juste, je t’avais enregistré des trucs, mais je ne sais pas, je les ai pas transférés.
– Tu sais, je me suis posé la question aussi, mais après je me suis dit ouais… mais toute façon je suis radine, tu sais, je paye pas la SACEM.
– Oui, je sais. Du coup, je me suis dit: mais je vais lui composer deux ou trois jingle et elle fera le choix après. Mais bon,
– Tu pourras nous les envoyer ultérieurement .
– Avec grand plaisir, alors là, avec grand plaisir.
Bon allez, c’est parti.

Musique jingle

Trop marrant ! Elle est jolie, cette boite. Bon, je ne vais pas dire de quoi voilà…
– Oui, parce que tu sais, on essaie à chaque fois de dire ce que c’est, mais bon, les personnes auront peut-être deviné ou pas. Mais voilà, elle doit être assez vieille.
– Ben tu vois, moi je l’imaginais avec des vaches, et tout.
– Genre un peu boite à meuhhh quoi.
– Ouais voilà, ouais c’est ça.
– Il va peut être falloir que je change le décor.
(rires)
On va passer au confessionnal.
– Okkkk, allez et c’est parti !
– Non, mais c’est facile le confessionnal regarde, thé ou café ?
(rires)
– Aucun des deux !
– Ah, aucun des deux ?
– Ah merde. Bon, mais alors je joue le jeu et si il faut choisir, alors, je dis thé.
– Pourquoi tu bois plutôt du jus d’orange, du lait ?
– Même pas de lait, mais plus eau, jus d’orange, ouais jus de fruit, mais la théine et la caféine, je suis pas très fan, j’avoue. Mais bon, s’il faut choisir, thé voilà.
– Alors deux animaux : blob fish ou taupe à nez étoilé ?
– Wouah, c’est quoi la taupe à nez étoilé ?
– C’est une taupe qui a un nez qui est complètement éclaté comme si t’avais des tentacules.
– Ah, ouais, d’accord ok.
– Ça fait partie des animaux les plus laids au monde il paraît, moi, je le trouve cool le blob fish.
– Et quelle est sa particularité en dehors de son physique je veux dire.
– Oh ben ch’ai pas, je les trouve très mignons. Il paraît que ça fait partie des animaux les plus laids au monde.
– Ben je vais dire taupe au nez étoilé. Alors ça m’intrigue.
– Je t’enverrai une photo,
– Allez.
– Live ou télé ?
– Live.
– Jouer un rôle ou faire de l’impro ?
– Jouer de l’impro. Non, non, jouer un rôle.
– Jouer un rôle ?
– Jouer un rôle, je suis plus fan de ça.
– C’est vrai ?
– L’impro t’es moins à l’aise dessus ?
– Déjà, je suis moins à l’aise. Je trouve qu’en plus, c’est une science, enfin, c’est une science très difficile. C’est l’une des disciplines les plus compliquées dans tous domaines artistiques confondues. Et puis, moi, je suis fan d’avoir un texte écrit à défendre.
J’aime beaucoup cette idée.
– Tu l’interprètes et tu le défends à ta façon quoi ?
– Oui, complet.
– Oui, ça doit ^tre dur aussi de jouer un rôle et de ne pas arriver à l’interpréter, parce que tu as quand même ceux qui jouent le rôle tel qu’ils l’ont peut-être déjà vu jouer, ou…
– Ouais, ouais, ouais. C’est ça après. Je pense que, de manière générale, de toute façon, on est obligé, d’une manière ou d’une autre, de le faire un peu à notre façon, parce que c’est notre corps, c’est notre voix, c’est notre façon de penser, c’est notre vision de la vie.
C’est notre cuisine intérieure on va dire, après tu peux t’inspirer d’autres gens. Mais moi j’aime bien l’idée d’avoir des choses qui peut-être m’appartiennent pas au départ, mais d’y trouver un sens et d’y mettre le sens qui est le mien.
– Ça marche, amour ou amitié ?
– Ah, waoooo, ça, c’est complexe.
Je vais dire, je vais dire amitié.
– Salé ou sucré ?
– Salé.
– Alors j’ai deux morceaux de musique. Rock it de Herbie Hancock.
– Ah ok, ouais.
– Ou Spain de Chick Corea ?
– Alors Spain de Chick Corea direct. Et en plus, je trouve que c’est un classique et j’adore commencer c’est écrit et puis Chick Corea, c’est quand même un peu mon maître. Herbie Hancock aussi, mais, je trouve que Rock it a mal vieilli, alors que Spain, c’est Aujourd’hui, je trouve fou quoi.
– Oui Rock it c’était année 83, c’était le hip hop tout ça.
– Et très victime de son époque justement avec les synthés, la manière d’enregistrer.
– C’est vrai que Spain, on pourra l’écouter encore.
– Ouais voilà, tu sais à quoi t’attendre, c’est vrai.
– Ok, tu dis bise bisou ?
(rires)
Hahahahahaaaaa… alors bisou, j’aime bien bisou.
– Molière ou Shakespeare ?
– Molière.
– Pourquoi ?
– Parce que…
– Parce qu’il est français ?
– Déjà parce qu’il est français et pour son génie d’écriture, en fait dans le domaine, quand tu lis par exemple le Misanthrope, ou même, merde… Don Juan.
C’est du comique, mais qui est tragique, et sans se donner cette prétention tragique et dramatique. Là où Shakespeare, c’est incroyable Shakespeare, attention, je ne dénigre pas, mais je trouve que, justement, Molière, c’est ça qui est très, très beau et c’est ce côté aussi un peu dramatique et tragique dans sa vie à lui d’avoir voulu être un acteur dramatique, mais de ne pas y être arrivé, par contre, d’avoir été incroyable et légendaire dans la comédie.
– C’est clair.
– Composer ou interpréter ?
– Alors là, composer.
– Apocalypse Now de Coppola, ou alors j’hésite, je vais dire Arizona Dream de Emir Kusturica.
– Ahhh Apocalypse Now de Coppola ouais.
– Ben tu vois, moi je suis plus Arizona Dream, j’aime bien les trucs un peu fou fou.
– Je comprends, je peux comprendre.
– Et si je t’avais dit Pulp Fiction.
– Aaaah. Non, mais je serais resté sur Apocalypse Now. Ça a vraiment été une gifle pour moi.
– D’accord, le lièvre ou la tortue ?
– Haaaa, je vais dire la tortue ouais.
– Ouais, prendre son temps ?
– Ouais ouais, prendre son temps, ouais. Enfin, c’est ce sur quoi, vers quoi je veux tendre, Parce que je suis un peu lièvre, mais j’ai envie d’être tortue.
– Ok. Brel ou Brassens ?
– Oh, waouh. Et je dirai Brel, je dirais Brel, parce qu’il y a plus de passion. Ouais, voilà.
– Révolution ou résolution ?
– Waow, putain t’es balèze dans tes trucs. T’es balèze dans tes trucs parce que…
– J’ai fait de la musculation.
(rires)
– Et puis tu vois, quand j’écoute d’autres podcasts, je suis tranquille en train de faire mon sport. Je réponds ça direct, mais je sais quoi répondre. Et là maintenant que j’y suis, huuummmm, compliqué !
– La question plus dure arrive après.
– Purée (rires), j’ai hâte ! Donc révolution ou résolution ?
– Oui.
– Révolution. Ouais, le changement, ce côté passionné encore de vouloir changer les choses.
– Toujours être en mouvement, ne jamais s’arrêter, c’est ça.
– Ça parle plus
– Sinon on meurt.
– Oui quelque part.
– Ça dépend de chacun.
– Ça se débat, ouais.
– Alors.
– Ok.
– Voilà la question, un petit peu plus… Peut-être qu’elle va être facile pour toi, mais
quelle est l’importance des silences dans la musique, dans l’écriture, dans la vie ?
Ça fait un peu Salamé France Inter ça ?
(rires)
– Ohhh wwwwouahhhhhhh… Alors là, je ne m’attendais pas à, mais attends, tu ne poses jamais ce genre de questions aux gens, tu rigoles ?
– Mais si.
– Ouais mais là, on est sur un débat ultra philosophique. Alors, quelle est l’importance des silences dans la musique, l’écriture ou…
– Et la vie?
– Ohlala waow ! Alors putain.
– On fait une petite pause et on revient.
– Ouais ouais ouais. Déjà l’importance du silence en tant que tel, c’est que, la musique, en tout cas plus spécifiquement dans la musique effectivement, ça n’existe qu’à travers le silence effectivement. D’ailleurs, quand tu joues de la musique, tu joues avec les silences.
C’est ce qui va ponctuer la musique. Et puis quelque part, ça me fait penser du coup à…
J’ai eu un entretien avec Jean-Louis Roqueplan il y a quelques jours, lui, il en parlait par rapport au théâtre, où il disait que en théâtre en plus quand tu joues sur scène.
Et que tu prends les silences. En fait, tout d’un coup, tu deviens un peu le roi du monde, parce que, tout d’un coup, l’attention s’aiguise.
– T’es le maître du temps.
– Ouais, c’est, ça t’es le maître du temps. Et je pense que c’est ce qui caractérise le silence et c’est la temporalité.
On pourrait croire à tort, du coup, que jouer la rythmique, c’est ce qui est plein, c’est comment on remplit en fait, c’est comment on laisse les silences. C’est ça qui met en relief la musique, c’est ça qui met en relief aussi comment tu parles.
Et dans la vie en général, je crois que le silence c’est des temps, du coup de pause pour soi, c’est des temps d’ennuis qui sont importants parfois au-delà des temps de réflexion.
Et qui permettent de relativiser, de mieux mettre en perspective les choses. Je crois que les temps d’arrêt sont essentiels. On ne peut pas bouger constamment. C’est là où, tu vois, je rejoins tout à l’heure, où je disais que ça se débat, le fait d’être en perpétuel mouvement.
– Oui.
– C’est pour moi, c’est un, c’est presque un peu un non sens d’être en perpétuel mouvement. Il faut savoir s’arrêter des fois, et le silence, je crois qu’il représente bien ça.
Mais fouais et ouais ouais. Alors, ouais, j’ai envie de développer encore plus, mais je crois que là, j’ai à peu près dit ce que j’ai…
– Là t’es bien oui. T’as donné une bonne, je pense une réponse assez intéressante.
– Ok, ben c’est cool alors. Wah mais alors là, sacrée question.
Merci pour ça.
– Je pensais que celle-ci, voilà !
– Putain, trop bien.
– Te plairait peut être.
– Ah ouais carrément.

– Ok, alors qu’est-ce qu’on va faire, parce que je t’ai posé pas mal de questions dont celle-ci un peu difficile. On va parler du Puy et de la Haute-Loire. On va commencer par euh, j’aimerais savoir si tu as des coups de cœur, un coup de cœur ou des coups de cœur pour un commerçant artisan du Puy-en-Velay ?
– Ah commerçant artisan. Ah oui, du coup. ouais, j’ai un immense coup de cœur, du coup.
Big Up Anne du chat perché, voilà, la librairie Chat Perché, moi je suis…
– Alors pourquoi ?
– Mais en fait.
– Vas-y, dis-moi.
– Déjà parce que c’est une librairie qui a des livres et j’adore, j’adore les livres, j’adore lire.
– T’as beaucoup de livres ? Parce que moi, j’en ai sept cent à peu près.
– Mais en fait, voilà, j’ai plus le mot à chaque fois, je l’oublie, le mot japonais pour dire que t’achètes plein de livres mais que tu prends pas le temps de tous les lire. Et ben, j’ai un peu cette maladie là tu vois. J’adore acheter des livres, alors j’adore les lire aussi, mais je prends, je n’arrive jamais à prendre le temps de pouvoir tous les lire du coup, tant et si bien que la pile de livres à lire s’accumulent, s’accumulent. Mais en fait Chat Perché je trouve que c’est… J’adore l’ambiance, les libraires, elles sont trop bien et sont super gentils. Elles sont super serviables et elles sont de très, très bons conseils. Elles sondent très bien tes goûts, elles ont une connaissance importante de ce qu’elles vendent.
Ce qui est quand même non négligeable quand tu tiens une librairie.
Et tu vois, c’est ce qui aussi me décide aussi à aller plus en librairie que d’aller acheter mes livres à la Fnac.
– Ben tu trouves pas les livres que, forcément, qui peuvent t’intéresser à la Fnac.
Je pense qu’à chat Perché tu trouveras peut être plus, qu’est-ce que tu lis d’ailleurs ?
– Ohh, un peu, tout en fait, c’est un peu tout ce qui me tombe sur la main, et alors, voilà aussi pourquoi j’adore le Chat Perché, tu vois, je prends une pile de cinq, sept bouquins, juste, je me fie un peu à la couverture, à la quatrième de couv, et tout, et puis, après, je me pose, je m’assois par terre. Je commence à feuilleter, t’as toujours Anne ou sa collègue qui vient et qui me fait : vous voulez pas une chaise là ?
Du coup elles arrivent, petite chaise, tu peux prendre ton temps et puis après, tu peux discuter si t’as envie de discuter. Si t’as pas envie de discuter, c’est pas un souci en fait.
Et puis, ouais, elles ont toujours des propositions qui sont vraiment hyper intéressantes. Pour peu que tu sois un peu curieux, alors, ça marche jamais forcément à tous les coups mais c’est ça qui est beau du coup, c’est que tu peux essayer et au bout d’un moment…
– Tu découvres.
– Voilà, c’est ça, tu découvres des choses. C’est trop, trop bien. Donc voilà.
– Super ! Big Up alors à Chat Perché.
– Big Up.

– Est-ce qu’il y a un restaurant ou un bar dont tu voudrais nous parler ?
– Alors du coup, alors encore faire un shout-out, un big up du coup à Seb de Caulet Flori et à toute l’équipe. J’adore bruncher à cet endroit, c’est merveilleux. Petits pancakes aux œufs. Sinon la Esquina, qui est incroyable,
– Ils sont tellement gentils.
– Ouais, ils sont super gentils. Et puis même la petite ambiance mexicaine avec la musique latino, c’est trop cool, puis les plats, c’est vraiment, tu vois, ça c’est trop cool parce que au Puy je trouve qu’il y a un manque de diversité culinaire, on va dire gastronomique. On fait vite le tour et là, ca y est, je suis tombé enfin sur un truc carpaccio de pastèque, s’il vous plaît. Ça c’était trop, c’est trop bon.
Mais du coup, je voudrais rendre hommage aussi, parce que ces deux-là ont été cités déjà dans les podcasts précédents. Mais du coup, je voudrais rendre hommage à l’Entrée des Artistes qui n’a pas été cité jusque-là.
Et donc, là aussi, big up à Pascale, qui nous fait de la petite cuisine.
– Rappelle nous l’adresse.
– Alors, c’est rue Pannessac, je sais plus c’est au numéro combien.
– C’est juste après la place du Plot, quoi?
– Voilà, c’est ça, mais c’est sur la rue Pannessac un peu avant la place du Plot et c’est tout chouette, ambiance un peu trad et trop cool à la bonne franquette. Voilà, si vous y allez, ne manquez pas de goûter leurs escalopes de poulet à la sauce citronnée avec râpé de pommes de terre et julienne de légumes. Mes aïeux que c’est bon. Ah ouais, trop, trop bon. Je commande, en fait dès que je tombe sur un plat dans un resto qui me…
– Qui te plaît.
– Je mange que ça. Après je commande à chaque fois la même chose chez elle.
– Elle te voit arriver, t’as déjà l’assiette qui est posée.
– Ouais, au début elle me faisait la remarquer, tu commandes toujours la même chose, et puis après.
– Elles ont abandonné.
– Ouais voilà.
– Ne cherchez pas, il est parisien.
(rires)
– C’est vrai ouais, j’avoue.
– Tu bois un peu de vin avec ou pas du tout ?
– Oui, euh, j’aime bien boire un peu de vin, mais j’avoue que je laisse les autres souvent choisir à ma place le vin.

– D’accord. On a fait le tour un petit peu bar resto commerçant, est-ce qu’il y a une association que tu voudrais mettre en avant ?
– Alors, du coup, il y a une asso qui gravite autour du Puy du coup qui s’appelle Exagroove. Exagone qui est tenu par Viviane. Viviane qui est la chef de chœur. En fait, c’est une asso qui fait des ateliers et des concerts du coup de gospel.
Je trouve ça incroyable d’avoir ça au Puy. Donc, c’est ouvert à tous, vous pouvez y aller.
Que vous sachiez chanter ou pas, mais vraiment allez-y, l’ambiance est trop cool.
– On tapera des mains si…
– Oui, voilà, alors on tape des mains ou des pieds, enfin on fait ce qu’on veut, et puis voilà, et du coup, en plus, ben voilà, je connais cette association et je la cite aussi parce que j’accompagne cette chorale. Mais l’ambiance est trop cool. Et puis Viviane, elle est incroyable. C’est une chef de chœur que j’aime particulièrement.
– Et on l’a trouve où cette association ?
– Alors du coup, les ateliers se font à Chadrac, à la MPT.
– La fameuse MPT Chadrac.
– Exactement.
– La super MPT Chadrac, ils font des choses formidables.
– Là aussi, faut leur rendre un grand hommage, à toute l’équipe de Chadrac, Vincent Pradier, Mat, Cyril, vraiment. Big up à vous. Et, il y avait Mathilde Mouton, Mouchon (Mathilde Mouchon), je ne sais plus. Mais bon, bref, toute l’équipe. Voilà, j’oublie des noms Pardonnez-moi. Je suis désolé si je vous oublie les gars, mais je vous fais un shout-out parce qu’ils se démènent de fou et donc Exagroove fait ses ateliers là-bas. Et ça vaut le coup, voilà.
– Donc, tu sais quel jour c’est à peu près les ateliers ou pas ?
– Je sais pas.
– De toute façon, il va y avoir la nouvelle programmation aussi.
– Ouais, voilà, c’est ça. Et sachant qu’il y a, je crois que les lundis, c’est pour les débutants et les mercredis, c’est pour les intermédiaires. Mais bon, aller vous renseigner, parce que moi, en fait, je suis pas là pour tout ça, je suis là juste au moment des concerts. On fait une répétition avant.
– Puis on verra, soit sur… on notera les coordonnées de l’association, de la MPT Chadrac. – De toute façon, vous tapez Exagroove sur facebook, vous tombez tout de suite sur la page. Voilà.
– C’est parfait. On parle d’artistes ?

On a entamé un peu le truc en parlant de la MPT Chadrac, qui reçoit énormément d’artistes. Mais de quels artistes aimerais-tu nous parler ?
– Il y a beaucoup d’artistes dont j’aimerais parler, mais du coup, je vais en citer deux principalement.
– Puis après, tu nous parleras de toi quand même.
– Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, si, si ça vous intéresse.
– J’ai des questions encore à te poser.
– Si vous trouvez que ça vaut la peine. Alors la première en fait, c’est juste pour mettre un peu de la lumière sur une artiste qui commence enfin à se montrer sur insta et tout qui s’appelle Flore Illustration.
Bon, je vais pas donner son vrai nom, mais qui est aussi chanteuse au gospel.
Voilà, elle fait des petites aquarelles un peu de ces voyages, du Puy. Ça paye pas de mine, mais c’est très beau, c’est très sensible. Et mais voilà, elle est…
– Je pense que j’ai déjà vu son travail. Le nom me dit quelque chose et tu me parles d’aquarelle… ça je pense que j’ai déjà vu son travail.
– Ouais, en plus elle commence à les vendre un peu en boutique et tout. Donc, c’est chouette, allez checker, c’est cool.
L’autre c’est quelqu’un que je pense que déjà on voit, on a entendu un peu plus circuler c’est Thomas Tettamanzi.
– Et oui, notre crieur de rue…
– Avec son orgue de barbarie.
– Le Pavé, tout ça.
– Ouais, alors le gars est trop fort, un arrangeur de foule. Il est incroyable, ce mec. Il est chanteur dans un groupe je crois qu’il a fondé, mais il vous racontera ça mieux que moi. Les Pies.
– On va devoir l’interviewer alors !
– Voilà, hahaha.
– Les Pies, c’est du burlesque ? Un peu non ?
– Non c’est plus, un groupe de rock. Oui peut être qu’il y a un peu de burlesque, enfin ça dépend quel sens tu mets à burlesque, mais c’est un peu fou ouais, c’est un peu fou.
C’est une ambiance électrique, c’est dingue. Et puis, même le personnage de Thomas Tettamanzi est incroyable. Le gars fait un truc qui doit exister depuis des siècles et des siècles, c’est-à-dire crier dans les, dans les marchés, chanter avec son orgue de barbarie, dire et toi là-bas, le gars avec les biscotots, vient chanter. Ouais mais c’est fou quoi.
Voilà donc hommage à toi. Je suis fan de ce que tu fais.
– Waouh, bisou !
(rires)
– Ah voilà, bisou exact.
– Faut pas oublié le bisou.
– C’est vrai.

– Et ben, on va parler de toi.
– Ok ouh, c’est plus dur déjà de parler de soi.
– Du coup, tu te fais prénommer, ton nom d’artiste ?
– J’ai un nom d’artiste assez général pour tous les trucs un peu fourre-tout, et c’est Medhi Smile, donc c’est des trucs…
– Quand tu accompagnes ?
– Voilà, c’est ça plus quand j’accompagne, quand on voit mon visage, c’est-à-dire là où on me voit plus. C’est-à-dire aussi dans les, dans les compagnies de théâtre.
Quand je suis sur scène. Voilà, c’est Medhi Smile. Après, j’ai un nom d’artiste pour mon projet de piano solo qui est Kid Macéo, Macéo avec un e accent aigu. Voilà, ça c’est parce que j’ai pas envie qu’on me voit et qu’on s’intéresse un peu plus à
– Ta musique.
– Ma musique, voilà.
– Est-ce que je peux te dire un petit truc ?
– Ouais, oui, oui, avec grand plaisir.
– Parce quand j’ai vu, bon, que tu suivais Salut les Ponots !, voilà sur instagram, Kid Macéo, bon j’aimais bien le nom déjà, j’ai écouté les premières notes, c’était peut-êtreCcrise, je sais pas, ton morceau, je sais pas. Alors c’est pas une référence, je sais pas comment te le dire, mais quand j’ai écouté ces quelques notes au début, ça m’a plongé dans un concert d’un claviériste que j’ai vu à Marseille.
Et ce claviériste en fait, je n’avais jamais vu de concert claviériste ou piano, c’est Chassol et du coup, ça m’a fait un bien fou en fait. Voilà c’est pour ça que je t’ai contacté aussi, parce que j’ai replongé dans ce concert là, où je ne connaissais rien, en fait, à sa musique, et du coup, eh ben, tes petites notes. Voilà les petites notes que j’ai entendu de ton morceau Crise. Je ne sais pas pourquoi, mais voilà, ça m’a replongé dans ce concert que j’ai adoré et donc je tenais à te dire merci.
– Woua, putain merci.
– Alors, je ne sais pas si tu apprécieras la… voilà le…
– Putain c’est fort, ok merci. Alors, je ne connais pas Chassol du coup.
– Tu ne connais pas Chassol.
– Non ouais…
– Mais lui il est claviériste, plutôt
– D’accord, ok.
– Il fait avec vidéo.
– Ah, ouais, ok, d’accord, du coup, je suis d’autant plus curieux. Mais pour le fait que ça t’aie plonger dans des souvenirs, et puis que tu me partages ça, j’en suis très touché. Donc, merci beaucoup.
– Alors, c’est un concert que j’avais très apprécié je précise.
– Mais j’imagine bien. T’aurais pas partagé, sinon. Enfin, je ne sais pas.
– Mais je t’invite à écouter Big Sun, album de Chassol.
– Big Sun, ok, alors je vais noter la référence.
– Non, tout à l’heure.
– Ah ok.
– Parles nous de toi d’abord.
– Ah ok aïe aïe.
– Toi, tu fais du piano depuis tout le temps ?
Oui, alors depuis officiellement en conservatoire depuis mes quatorze ans.
– D’accord.
– Voilà, après j’avais commencé, enfin commencé, c’est-à-dire que je pense que je devais avoir huit ans ou neuf ans, ouais un truc comme ça, ou peut-être dix bon, et où on m’a offert un petit jouet, un synthé, tu vois tout petit qu’on offre aux gamins, quoi. Mais là, en fait, c’est un genre de jouet qui devenait obsessionnel, c’est-à-dire que je ne pouvais pas m’arrêter de jouer sur ça. Et en fait, c’est assez courant d’ailleurs, beaucoup d’autres artistes ont fait un peu ce même truc-là, t’entends des génériques de dessins animés, puis tu commences à essayer de les reproduire sur un clavier et tout. Puis là mes parents quand ils entendent ça, au bout de deux, trois ans, faudrait quand même peut-être…
– Y’a quelque chose.
– Ouais, voilà. D’abord ils m’ont acheté un clavier plus grand. Et ils ont vu que je n’en démordais pas. Puis, après ils m’ont dit bon ben, on va t’inscrire au conservatoire, et ainsi fut fait. Voilà, j’ai fait sept à dix ans de conservatoire. Et puis, après, je me suis lancé dans le grand bain. Voilà.
– Et, tu as joué dans plusieurs salles à Paris avec des groupes ?
– Ouais, j’ai fait des salles à Paris, du moins, voilà des salles connues à Paris, mais je ne crois pas qu’au Puy ça soit très connu, mais voilà, ouais, j’ai accompagné plein de groupes. J’ai été accompagnateur aussi dans une production de télévision télé-crochet.
J’étais répétiteur, très exactement. Ça ça m’a justement, ça fait partie des trucs qui m’ont bouffé un peu la vie. Parce que c’est c’est le show-business, c’est très bien payé mais c’était à une époque aussi où humainement, on était dans des pratiques vraiment à chier.
Très, très malsaine d’ailleurs. Mais et voilà, du coup ça a contribué aussi à mon départ de Paris.
– Tu n’as pas donner des cours ou fait de la musique avec, j’ai cru lire, j’ai fouillé un petit peu quoi…
– Oula…
– Oui, avec non, des personnes peut-être autistes ou non, t’as pas ?
– Whoa pur…, mais attends, où t’as déniché ça là ?
– Ah, je sais plus. Je ne sais pas comment j’ai déniché ça.
– Wouah, c’est fort. Alors là, wouah, ça c’est un truc. Alors j’ai été prof dans une école privée pendant un moment, mais ça a pas duré longtemps. Ça aussi, ça contribuer, enfin bon bref. Mais j’ai fait aussi six mois à APTE, c’était une association en fait, pour donner des cours de piano à des enfants autistes, effectivement, ou atteints du trouble envahissant du développement. Ça, c’était une expérience inédite et très, très forte. Effectivement. Mais bon, je crois que je n’étais pas assez fort.
– Peut être trop jeune ?
– Ouais aussi.
– Aussi ?
– Aussi, c’est clair, mais ça en fait. Ma prof de piano, typiquement de piano classique, m’avait très vite averti et m’a dit, quand tu sors du conservatoire, enfaite d’abord vis ta vie, fais des expériences et après tu verras.
Je trouve que c’est un peu, faut faire attention avant d’entrer dans le circuit pédagogique quand on est jeune, parce que, en fait, oui, il faut avoir plus d’armes, plus d’outils vivre plus de choses pour pouvoir transmettre. Après…
– Ce n’étaitt pas non plus un public facile.
– C’est pas un public facile, et c’est vrai que, pour le coup, la formation, elle n’était pas hyper adaptée. En soi, elle était très courte, je crois que c’était une semaine.
Donc, c’est très, très court, surtout sur ce genre de patients. En fait, si tu veux, d’élèves où là, ça demande quand même tout un savoir, toute une maîtrise même de soi par rapport à eux et de compréhension. Non, du coup, c’était, c’est une expérience incroyable qui est à la fois négative et en même temps très positive, puisque ça m’a beaucoup appris. Mais je m’en veux un peu aussi. Tu vois, je pense que je n’aurais pas dû persévérer.
J’aurais dû lâché très vite, dès les premiers signes de complications.
– Ben, c’est très dur, comme travail on va dire donc en étant jeune en plus.
– Clairement t’es pas armé pour ça, c’est compliqué.
– Bon ben voilà…
– Bien joué wouahhh, c’est la première fois que j’en parle. Ouais, ok, très fort.
– Est ce que tu as des concerts bientôt, enfin bientôt, au mois de, fin septembre, début octobre. Tout ça de prévu ou pas encore?
– Alors pour kid Macéo, piano tout seul là, non pas pour l’instant, je me concentre sur la deuxième partie de l’album Crise du coup qui va sortir. Qui sortira un jour, je ne dis pas de date encore.
Mais par contre, j’ai un, je suis sur la préparation du spectacle du Roi de l’Oiseau avec Jean-Louis Roqueplan, enfin…
– Toute l’équipe.
– Toute l’équipe quoi. Donc voilà, là, je suis sur ça en ce moment.
– C’est secret ou…
– Ça s’appelle le Tableau Prodigieux. C’est pas secret. Voilà, vous pouvez aller voir. Ça va être assez rigolo.
– Peut être qu’on va en parler un peu plus tard, mais…
– Ouais ouais ouais, je veux pas en faire une pub de dingue, de toute façon, c’est le spectacle de l’Alauda du Roi de l’Oiseau au centre Pierre Cardinal. Donc, je pense qu’on en parlera suffisamment.
Voilà, et puis là, fin septembre, je vais rentrer, je vais retourner un peu à Paris et accompagner un chanteur qui s’appelle fore, avec un o barré et qui est plus de la musique folk à l’anglaise, qui est cool, voilà.
Voilà, on est plus sur de la préparation et je pense que les tournées viendront un peu après.
– Et ton album là, Crise, la partie 1 est en accès libre, c’est ça ?
– Oui, exact.
– Où est-ce qu’on peut l’écouter ?
– Alors du coup ouais, c’est vrai, il faut…
– Je mettrais les coordonnées de toute façon.
– Ouais tu vois, ça, c’est un truc. Euh, c’est vraiment faut que j’y pense un jour, les mettre sur toutes les plateformes deezer, spotify et tout. Mais pour l’instant, elle est sur bandcamp et sur youtube et donc sur bandcamp, du coup, vous pouvez télécharger gratos. Librement voilà, c’est en accès libre, c’est-à-dire que même il y a pas de droits d’utilisation, tu peux faire ce que tu veux.
– Et pourquoi, tu as voulu faire comme ça ?
– Alors, il y a plein de raisons, mais les principes, les deux principales raisons d’abord, c’est que c’était le premier album et je voulais que les gens puissent en bénéficier à leur guise, en fait, qu’ils puissent en faire ce qu’ils veulent. C’est un peu comme si je faisais un don entre guillemets. Je donne, voilà, c’est…
– Tu rends à la communauté, ce qu’elle t’a donné ou pas.
– Enfin, tu penses pas vraiment au retour à cet endroit là, tu dis, voilà, allez, prenez. Et puis même, justement, comme c’était un premier jet. Il y avait aussi ce truc de c’est mon premier album, je me sens pas encore légitime entre guillemets de faire payer ce travail là en plus, c’est du fait vraiment maison. C’est pas masterisé par un pro, j’ai fait ça avec mon ordi, donc le son est pas incroyable.
– Je suis spécialiste du fait maison.
(rires)
– Mais voilà, mais le fait maison, c’est bien, et donc c’est pour ça, je me disais, ça méritait peut-être pas que les gens payent. Tu vois, je trouve que ça mérite, enfin, pour que les gens payent, il faut leur fournir une certaine, j’imagine, qualité où, enfin je me sentais pas de le faire.
– Ou sinon, on t’offre une escalope.
– Ouais, voilà, absolument. Alors, la. D’ailleurs, en plus, je fonctionnais beaucoup comme ça, à une époque au Puy, c’était trop bien.
Mais voilà, mais ce que je veux surtout, ce qui m’intéresse le plus, c’est que les gens s’approprient les morceaux et puissent en faire ce qu’ils veulent, mais même pas besoin de me citer ou de m’avertir. Juste, voilà, c’est là, faites-en ce que vous en voulez.
– Ok, ça marche. Mince, t’aurais dû amener ton petit morceau enregistré.
– Et oui, haha, ouais ouais ouais, je vais t’envoyer des petits trucs.

– Est-ce qu’il y a un événement au Puy que tu trouves remarquable, ou qui n’existe pas au Puy et que tu aimerais voir ici ?
– Euhhh.
– T’avais rien à rajouter d’autre sur ta…
– Non, non, c’est bon.
– Ça va ?.
– Je pense qu’on a bien parlé de mon projet. Ça va aller, merci.
Non, enfin, j’ai pas de, je ne saurais pas quoi ajouter de plus, culturellement, au Puy, alors, c’est vrai qu’on fait peut-être vite le tour au bout d’un moment.
– Ça le mérite d’être là déjà ?
– Ouais, ouais, ouais, carrément. Je trouve que, en fait, il y a quelques années, c’était vrai de dire que au Puy, il se passait pas grand-chose, mais aujourd’hui, je pense que c’est plus très vrai. Ce qui est vrai notamment, c’est plutôt un manque soit de centralisation de la communication, de tout l’agenda culturel, même s’il y en a qui essayent de s’y mettre, je pense à la page Le Repère,
– Oui, Le Repère, j’ai découvert ça y’a pas longtemps.
– Ils font cet effort là et même là ils ne peuvent pas. Forcément ils sont victimes aussi du fait qu’ils peuvent pas être partout, qu’ils ne sont pas omniscients et ne peuvent pas tout citer, mais déjà c’est énorme. Donc, bravo à eux.
Je crois qu’il y a Maxime Liotier et Marguerite dans le lot.
Et donc ça manque un peu de ça, ça, ça manque aussi peut-être, je pense, d’initiatives de faire venir des groupes intermédiaires entre la superstar et et les groupes locaux.
Parce que, soit, c’est les nuits de Saint-Jacques et donc c’est la folie, et les inter-plateaux, on fait, pour faire bonne figure, on fait venir des groupes locaux. Voilà, c’est super, mais bon. C’est juste pour l’étiquette, quoi !
Mais sinon, en dehors de ça, je trouve que, justement, que les acteurs culturels de la région Haute-Loire se démènent comme des forcenés.
Ils sont bien braves parce qu’ils sont pas tout le temps aidés et pourtant ils sont à fond, les mecs, ils sont d’une grande force de proposition, même sans un soutien évident large.
Et donc, voilà, là, voilà, je pense que ça va finir par payer, ça va devenir, ça y est inscrit au Puy.
Et ça va brasser encore d’autres artistes, d’autres vocations.
– Ça c’était un peu. Donc crache ta lentille de Salut les Ponots ! On peut le dire hein ? Parce que bon, c’est le slogan, tu le connaissais ?
– Crache ta lentille, absolument.
– Tu l’as craché avant que je te le dise, je l’avais un peu zappé.
(rires)
T’as une autre lentille à cracher ? Ou ça va ?
– Ouahh ou d’un point de vue plus pragmatique, plus de médecins, de dentistes, de personnel soignant, au Puy, parce que c’est vraiment une, une galère. Voilà.
– Moi je ne vais même plus me soigner d’ailleurs.
– Ah, ouais ?
– Ah non, j’ai arrêté hein.
– Hahahaha.
– Mais si, on ne me veut pas.
– Non mais tu vois, c’est fou. En fait, il y a que le pentio qui m’a, j’ai pu aller une fois chez eux pour le docteur et une fois pour le dentiste, mais sinon, en fait, quand t’appelle les médecins. Je n’ai pas de médecin traitant depuis sept ans que je suis au Puy, parce qu’en fait les médecins t’appellent et te disent…
– Le mien est à Clermont.
– Ouais, le mien est à Paris, donc du coup.
– C’est un peu plus loin.
– Voilà, mais c’est-à-dire qu’ils sont tous là à te dire on n’accepte plus de nouveaux patients. Bon ben merde.
– Ben écoutes.
– Wouais.
– Voilà, c’est le moment du jingle.
– Ah, allez, hop la, c’est parti.

Musique jingle

– Ça a presque fait meuhhh non ?
(rires)
J’ai cru hein. Allez une petite question sur la Haute-Loire.
– Ok, alors.
– Ça marche ?
– Pfiou.
– Saint Quentin ou le château d’Artias ?
– Hahahaha.
– J’ai choisi deux ruines, mais pas les mêmes.
– C’est bien, j’en ai vu aucune des deux, alors c’est super.
– Tu préfères Quentin ou Artias ?
– Humhum, je dirais Artias du coup.
– Ouais, c’est plus chevalier tout ça.
– Ouais, c’est plus…
– Le skatepark du Puy ou le stade Massot ?
– Le skatepark du Puy ouais.
– Tu fais un peu de.
– Non, je ne fais pas de skate, mais je trouve ça m’intéresse plus déjà quand je me balade et puis de voir les skateurs, je trouve ça plus vivant. Puis ça me parle moins tu vois le stade.
– Y’a même des tout-petits en draisienne. Ils sont à fond.
– Et ouais, c’est ça qui est fou, c’est clair.
– Moi, j’aurais peur. Et eux, ils y vont à fond les ballons.
– Ouais, puis même quand je vois tous ces petites bosses et tout machin, je me dis, j’ai envie de venir avec mon vélo.
– T’as peur, du coup tu le fais pas.
– Ouais ouais non.
– Alors le festival de Jazz en Velay ou le festival de la Chaise-Dieu ?
– Ha, wow ha, je dirais le festival de la Chaise-Dieu.
– 58ème cette année.
– Ouais, ouais, c’est fou. Et puis ouais, en plus, tu vois tout le concept de faire du classique dans des lieux de ouf à la Chaise-Cieu, c’est mortel. Donc ouais, la Chaise-Dieu.
– Alors la guinguette à Eugène ou le Garage K ?
– Olala, oh purée en plus… Le choix cornélien là.
Là, comme ça, je dirais, ahhh purée, non, mais, bon, le Garage K du coup. Garage K. Thomas, je t’ai déjà fait un big up donc du coup.
– La chapelle Notre-Dame de Glavenas ou la chapelle Saint-Jacques de Rochegude ?
– Alors c’est certainement des chapelles que j’ai déjà vu, mais je ne me rappelle même plus à quoi elle ressemble. Alors, du coup, ça va être difficile pour moi de te répondre.
– Tu peux prendre les deux.
– Allez, on va prendre les deux du coup. Ça me fait chier. Je n’aime pas dire les deux, parce que du coup je ne joue pas le jeu tu vois.
– C’est pas grave, plus facile, le Meygal ou le Mézenc ?
– Bah, du coup, je dirais le Mézenc.
– Ah ouais ?
– Voilà le Mézenc. Ouais, j’ai plus de souvenirs en plus. Je trouve ça beau.
– On y pour la Mézenc.
Le Tableau Prodigieux ou Novecento ?
– Hahaha, oui, on sent que tu as fait tes recherches quand même.
– Ah oui.
– Novecento, mille fois Novecento. Novecento, c’était incroyable. C’était incroyable.
– C’est l’histoire d’un pianiste.
– En plus, c’est l’histoire d’un pianiste. Et puis, c’est le premier vrai texte important.
– C’était avec l’Envolante.
– C’était avec l’Envolante, c’était une expérience de fou furieux. Et puis le texte est incroyable. C’est un texte dont je suis tombé amoureux.
Ouais, non, mille fois Novecento.

– Bon, où rêverais-tu de jouer en Haute-Loire ? Ça sera ma dernière question.
– J’aimerais bien jouer, tu vois dans, en piano solo vraiment tu vois, dans des lieux du type la cathédrale du Puy ou tu vois, merde j’ai plus le nom, c’est une petite chapelle qui est dans un bled, qui est suspendue en haut d’un mont, et t’as tout un paysage autour. J’ai plus le nom de ce bled.
– C’est pas à Glavenas, c’est pas à St-Julien-du-Pinet ?
– C’est peut-être ça ouais du coup, oui, c’est ça, exact, voilà, c’est ça. Et ouais, voilà, c’est ça. J’aimerais bien, j’ai déjà un peu joué là-bas, mais c’était en première partie.
– T’as un peu joué là bas, on me l’a dit.
– Ouais, mais voilà, c’était en première partie des Lezovox.
Et là, j’aimerais jouer en tant qu’artiste à part entière avec le coucher de soleil. Et ça c’était beau ouais.
– En plein air.
– Voilà, en plein air. Ouais, c’est chouette, ouais donc voilà.
– Et ben écoutes Medhi, merci. Mais c’est pas fini.
– Ha ha moui.

– Est-ce que tu as un petit dicton, une expression que tu aimes bien, que tu voudrais nous partager ?
– Alors j’ai préparé du coup une toute petite micro histoire d’accord et qui représente en fait ce à quoi je veux tendre dans ma vie en général.
Et qui est tiré cet extrait du film Pixar du long-métrage d’animation Pixar Soul.
Je ne sais pas si tu l’as vu. En plus qui parle d’un pianiste jazz. Alors c’est un peu le hasard, mais voilà.
Et donc, en fait, il se fait raconter cette histoire parce qu’il est au gré de ses péripéties là.
Il a été au bout, un peu, d’un objectif de vie et finalement on se rend compte qu’il n’était pas si heureux en atteignant cet objectif, parce qu’il n’avait pas beaucoup vécu entre-temps. Et voici, ce qu’un des personnages lui répond.

Connais-tu l’histoire du petit poisson?
Alors c’est un petit poisson qui va trouver un autre poisson plus âgé et il lui dit je cherche un endroit qui s’appelle l’océan.
L’océan. Mais tu es en train de nager en plein dedans, lui répond le vieux poisson.
Ça lui dit le jeune poisson, ça n’est que de l’eau. Moi, ce que je recherche, c’est l’océan.

– Ok, ben on va finir là dessus, c’était très beau. Bien interprété.
– J’ai essayé.
– Tu es très bon en petit poisson.
(rires)
– Après, je ne sais pas comment tu vas mettre la citation dans la vignette sur insta mais…
– Ah ben ça va pas passer.
– Et voilà !
– Je mettrai dix vignettes. Merci beaucoup Medhi.
– Merci à toi.
– J’espère à très bientôt.
– Merci beaucoup à toi pour cette opportunité. Pour ce que tu fais, c’est trop, trop cool.
– Ben c’est trop, trop gentil.
– Non, c’est trop chouette et j’ai passé là un super moment. Et puis je prends beaucoup de plaisir à écouter tes podcasts. C’est une super façon en plus de rencontrer et tu vois, il y a des gens que je connaissais de vue.
– Je vais chialer, arrêtes !
– Auquel je n’ai jamais parlé, tu vois, Jean-Baptiste, du P’tit Café, tout ça. Même Magali, je ne connais vraiment finalement que de vue et du coup, ça te permet de connaître un peu plus en profondeur des gens que tu connais de vue ou pas, justement.
C’est trop une belle opportunité.
– C’est de la curiosité, faire attention à ceux qui sont autour.
– Complet. Donc vraiment belle initiative. Bravo, stef, c’est trop cool.
– Ben merci à toi Medhi, à bientôt.
– A bientôt.
– Allez, on va aller boire un coup.
– Allez, let’s go !
– Salut !

Coups de coeur de notre invité