Épisode #12

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Clément

– Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de salut les Ponots ! le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy en Velay.
– Wahoooo, j’ai fait ma feignasse, j’avoue, aujourd’hui.
Et c’est donc, vous avez peut-être reconnu la voix qui a fait l’introduction, mais c’est Clément .
Bonjour Clément.
– Bonjour, bonjour.
– Comment vas-tu ?
– Bien bien merci chaudement, parce qu’on est quand même sous une serre, donc, c’est possible que je prenne racine. Mais bon, on verra.
– Je pense. Bon, au moins, on est à l’abri de la pluie, on sait jamais mais bon.
Je te remercie d’avoir accepté l’invitation.
– Ben, je te remercie de m’avoir invité, ça me fait plaisir. J’avais envie de me prêter à l’exercice depuis un petit moment, donc…
– Depuis le début d’ailleurs.
– Ouais, c’est ça.
– T’as été un des premiers à dire : je veux bien le faire.
– Ouais ben c’est normal, parce que moi, quand j’ai lancé mon podcast il y a un an et demi, deux ans qui s’appelle Et Puis Voilà Quoi, je le rappelle, tu sais, je fais un peu de…
– Oui, vas-y
– … brand content comme on dit.
– Mais il faut te présenter de toute façon.
– Ouais, voilà, c’est ça. Ben, quand je l’avais lancé, je m’étais senti très seule, étant un peu un des seuls à le faire au Puy et du coup, effectivement, quand j’ai vu que tu lançais ta propre initiative, ça me paraissait important de te proposer, de le soutenir de toutes les manières possibles, donc notamment en participant.
– Ben, je te remercie beaucoup parce que ça fait du bien. C’est vrai, quand on commence, on se dit qu’est-ce qui va se passer?
– C’est ça.
– Est-ce que je vais tenir ou pas, mais bon, il paraît qu’il faut porter son podcast sur les épaules, quoi qu’il arrive.
– T’as un rythme de un par semaine, toi plus ou moins c’est ça ?
– Ouais, alors j’ai hésité, peut-être, cet été en faire, tu vois, un toutes les deux semaines.
– Ouais, lever un peu le pied.
– Ouais, lever un peu le pied, il y a moins d’écoute peut être l’été.
– T’es à combien d’épisodes là ?
– Hey bah, écoute là, d’enregistrés, mais pas encore diffusés, ce sera le onzième.
– Ah oui, donc t’as dépassé quatre vingt neuf pour cent des podcasts s’arrêtent au bout du septième épisode.
– Ah bon ça va.
– Donc c’est déjà bien. Une petite fierté.
– On est encore en vie.
– Voilà, c’est ça.
– Bon, c’est cool. Alors, donc, je vais te demander aussi, bon tu t’es présenté un petit peu, tu habites le Puy ou pas ?
– Moi, j’habite Saint-Germain-Laprade, mais j’ai grandi à Brives-Charensac et puis, j’habitais au Puy pendant quelques années. Donc…
– Tu connais bien.
– On peut dire oui.
– T’es né ici, t’es un vrai ponot.
– Alors, je ne suis pas né ici, je suis arrivé ici j’étais tout petit mais ça fait trente ans que j’habite au Puy, donc j’ose avoir la prétention de me définir comme tel.
– Ouah, cool. Et tu dis ponot ou podot toi ?
– Moi je dis ponot.
– Ponot.
– Oui ponot, c’est le mot, en fait.
– Ben oui mais je sais pas, on trouve encore des fois podots, je m’interroge… et tu fais trois bises ?
– Oui, ça les trois bises, j’attaque pars la joue droite.
– Oui.
(rires)
C’est ta petite différence ?
– Je sais pas mais moi en tous cas, je fais comme ça.
– Ok. Tu as toujours vécu au Puy ou t’as bougé un petit peu ?
– Non, j’ai bougé un petit peu pendant mes études. Je suis parti à Marvejols, Clermont, un petit peu Lyon tout ça, et puis je suis revenu par contrainte professionnelle. En tout cas, j’ai trouvé du boulot au Puy qui me plaisait, et puis c’est quand même un endroit où moi, je me sens bien, où j’ai mes petites habitudes, ma petite zone de confort. Donc, je n’avais aucune raison de m’en passer finalement.
– Ouais et puis, on est bien, la nature est belle.
– C’est ça.
– Il y a plein de choses à monter.
– Ouais, il y a encore de la place pour plein plein de projets. Donc, non, c’est cool, et on essaye un peu de remuer toute cette fourmilière petit à petit, avec plein de choses.
– Ouais, il y a plein de talents. Moi, j’en découvre de plus en plus chaque jour, grâce notamment à Et Puis Voilà Quoi.
– Ouais (rires).
C’est vrai qu’on est… nous c’était un des trucs, un des besoins qu’on avait identifié, c’est-à-dire qu’il n’y avait pas d’espace médiatique pour présenter les gens qui portaient des projets autrement qu’à travers des choses très, très…
– Cadré ?
– … traditionnel. Et l’idée, c’était de pouvoir apporter ce regard un peu différemment.
D’où le choix d’une longue émission, pour laisser le temps aux gens de vraiment développer leurs projets et d’inviter en fait un peu tous ceux qui veulent venir, et pas de faire une sélection par piston ou par connaissance interposée.
– Ouais.
– Même si c’est ce qui se passe en fait, parce que souvent, je reçois des gens que je connais ou dont un tel me parle, mais on reste toujours ouvert.
– À d’autres personnes.
– À tous les gens qui veulent venir.
– On peut te faire des propositions, on peut te demander j’aimerais venir…
– Oui, carrément. Ou alors j’ai un cousin qui fait la sapinette, est-ce qu’il peut venir en parler à l’émission ? Ben ouais, avec plaisir quoi. Donc voilà.
– Ben c’est cool, donc nouvelle émission sur la sapinette.
– Hum, peut être.
– C’est pas mal hein, peut être avis aux sapineurs.
– Ouais, avis aux sapineurs.
(rires)
– Juste avant noël, ce serait mieux non ?
– Ouais, bon ben de toute façon quand ça pine, il faut… sapiner.
– Quand ça pine, ça pine.
(rires)
– C’est pas un problème.

– Ça marche, est-ce que tu as une petite anecdote au Puy ?
– Ahhh, ffff, ouais, j’en ai plein, forcément j’ai plein de plein de choses ici. Mais il faut que je trouve une anecdote qui soit racontée en public.
Et que les gens que je connais puissent écouter sans trop me juger, je pense à mes parents.
– Oui et puis, il faut pas que je puisse cocher la case, tu vois hein…
– Oui, c’est ça. Contenu…
– Contenu illicite ou je ne sais pas quoi.
– Contenu illicite ouais ouais.
Qu’est-ce que j’ai ? Non… Alors attends, je réfléchis, si ben ouais… moi, je me rappelle que je m’étais baigné dans la fontaine du Breuil, quelquefois, sur les victoires aux événements sportifs de la France. Je me souviens d’une coupe du monde de rugby, il y à une douzaine d’années, voire plus que ça, même peut-être une vingtaine d’années finalement maintenant, ou alors même pour la coupe du monde de deux mille dix huit, enfin voilà.
– Ah ouais, moi c’était en quatre vingt dix huit la coupe du Monde, dans la fontaine de Jaude. Puisque j’ai testé aussi.
– Ahhh, tu vois, voilà !
– Tu vois.
– Ben oui, super !
– Bon, tout le monde peut l’entendre, ça va.
– Ouais je pense aussi que c’est pas mal.
– Ok. Je vais te demander de faire le jingle.
– Hummm, là comme ça là ? J’ai pas un pipeau, normalement les gens, ils ont un…
– Non, t’as ça.
– Ah oui, c’est ça qu’ils ont les gens, effectivement.
– Ouiiii.
– Ah oui.
– C’est le jingle du pauvre m’a dit une copine.
– C’est le jingle du pauvre (rires). Salut les pauvres !

Musique jingle

Salut les Ponots !
– Yeahhhh.
– Tu verras, tu pourras l’enregistrer et le remettre plusieurs fois si tu veux.
– Non mais tu vas le refaire après.
– Ah, faut que je le refasse, d’accord ok, il faut que je me souvienne de ce que j’ai fait.
– Oui.
– Ok parfait. Peut-être que je vais en faire un différent à chaque fois du coup.
– Ouais tu peux aussi parce qu’on se souviendra pas de façon du premier…
– Exactement.
– … au bout de quelques minutes donc, c’est pas grave.
– C’est ce que je me dis, c’est ce que je me dis.
– Alors, on va faire le confessionnal.
– Ah oui.
– Que tu attendais avec impatience.
– Oui oui, et on a le droit de développer nos réponses alors ?
– Ouais, tu as le droit.
– Ça va être une émission plus longue qu’à l’habitude.
– Pas grave, le record, c’est quarante quatre minutes.
– D’accord. Donc, très bien.
– Donc tu peux dépasser.
– Super
– Si tu as envie, si t’as le temps et si on encore de la batterie. Ça marche ?
– Ça roule.
– Allez ! Alors, bouche ou oreille ?
– Plutôt bouche, parce que j’ai plus tendance à, je parle beaucoup après.
Il y avait une phrase qui disait si on a une bouche et deux oreilles, c’est parce qu’on est deux fois plus fait pour écouter que pour parler.
Et je trouve qu’elle est pas mal. Donc je dirais bouche en regardant ça.
– Napoléon ou César ?
– Ha, ha, ha ha ha. C’est marrant ça.
Je dirais césar. Je dirais césar, ouais, je dirais César.
– Pourquoi ?
– Parce que le côté un peu latin, un peu plus emblématique, qui est… Napoléon, même s’il a fait des grandes choses pour ce beau pays qu’est la France, a quand même entaché aussi sa, son histoire. Et du coup, j’ai toujours une petite réserve à valider ses actions. César, je m’en fous, puisqu’il était de l’autre côté de la…
– Oui et p t’être que t’as lu Obélix et Astérix, quand t’étais petit peut être aussi.
– Oui, oui, bien sûr il y a ça aussi.
– Ils font un peu partie de la culture française.
(rires)
– César.
– Ok. Knacki froide ou knack chaude ?
– Ah pas knacki du tout !
– C’est vrai ?
– Vraiment pas.
– T’as jamais trempé la knacki froide dans la mayo tout ça ?
– Je l’ai fait quand j’étais gosse, mais non non pas knacki du tout. Déjà, je mange très peu de viande, et alors de la viande, comme ça, c’est hors de question pour moi d’en manger.
– Comme le surimi tout ça ?
– Ah non non, c’est hors de questions. Je suis désolé.
– Oh, c’est pas grave.
– Pas knacki.
– Alors une autre question.
The Legend of Zelda, the Wind Waker ou Baldur’s Gate III ?
– Ah. C’est dur ça. Je vais dire Wind Walker, parce que Legend of Zelda, ça restera pour moi la licence phare, emblématique. Les derniers jeux sont incroyables. Même si Baldur’s Gate c’est très bien, si vous voulez jouer à Donjons et Dragons, jouez y autour d’une table plutôt qu’à une console.
– Ça marche, mais j’avais entendu un petit peu dans ton podcast, voilà donc, j’ai cherché un jeu qui était au-dessus, mais bon, ça, je ne me suis pas trop trompée.
– Non, mais Zelda non, si c’est incroyable, il faut que tout le monde joue à Zelda dans sa vie, grands et petits.
– Bon.
– C’est obligatoire normalement.
– Trottinette ou poussette ?
– Ben de fait, de fait poussette.
(rires)
– T’as ton permis poussette ?
– Mais pourquoi pas, tu sais, mettre à l’arrière d’une poussette.
– Une trottinette.
– Une trottinette.
– Ouais, ben tu peux créer ça.
– Une poussinette.
– Une poussinette ?
– Voilà.
– Euh, Riad sattouf, ou Moebius ?
– Ahhh Moebius, Moebius, Moebius sans…
– Je m’en doutais un petit peu.
– Sans hésitation, sans hésitation.
– J’ai choisi deux opposés. Courir après une poule ou se faire courser par une oie ?
– Euhhh, ah, c’est marrant. T’as vraiment bien choisi tes questions, parce que, pour le coup, je suis un grand passionné des poules.
– C’est vrai ?
– Je pourrais passer des heures à les regarder.
– Ben ça je savais pas.
– Ben, c’est pour ça que c’est étonnant donc moi, ce sera poule quoi qu’il en soit, toujours. J’adore ça, toutes les variétés et tout ça me fascine.
– Moi, je me suis déjà fait courser par une oie et franchement, ça fait flipper.
– Ouais, moi je l’ai jamais vécu donc je le laisse bien aux gens.
– Alors tu dis plutôt jaune ou jône ?
– Ah, ça dépend, j’aime bien dire jône, mais je crois que l’usage fait que je dis jaune.
Mais quand j’ai le temps d’y penser que j’arrive à réfléchir un peu à comment je parle, j’aime bien appuyer un petit peu les sonorités, comme ça.
Les deux l, les deux t, c’est des trucs que j’aime bien appuyer.
– Moi, je suis un peu feignante donc je dis jaune. T’as compris maintenant.
– Après chacun son…
– Sa justification.
– Voilà.
– Dessus ou dessous ?
– Dessus.
– Replay ou live ?
– Live.
– The Big Lebowski ou Fargo ?
– Ah ouais.
– Ouais.
– The Big lebowski pour le… faire ses courses en peignoir.
(rires)
– Je croyais que c’était par rapport, tu vois une, une, une parole d’un film ou quelque chose comme ça
– Non, non, c’est vraiment juste faire ses courses en peignoir, ça me suffit.
– Cuisiner ou manger ?
– Cuisiner.
– Film ou série ?
– Aïe.
– Et oui.
– Et oui, et donc… moi, ce sera série, mais en fait, j’aime bien les films aussi, mais je trouve que ce que j’aime vraiment, les films, ils peuvent avoir un impact émotionnel très rude et très puissant. D’ailleurs moi, je t’avais proposé qu’on enregistre au cinéma parce que je suis un grand, grand fan de cinéma, mais je pense que je vais plutôt choisir série, parce que ce que j’aime vraiment, c’est le développement de personnages.
Pouvoir leur offrir des arcs d’évolution importants et de pouvoir s’attacher à eux vraiment sur du long terme. Donc, je vais choisir série.
– Puis ça ressemble un aux podcasts finalement, puisque c’est une série aussi.
– C’est ça.
– Du coup,
– C’est ça.
– T’aurais un film à nous conseiller et une série ?
– Alors dernièrement j’ai vu, j’ai été voir Nous les Leroy de Florent Bernard au cinéma.
Il est plutôt très cool.
Même si c’est beaucoup moins, c’est pas vraiment une comédie, même si c’est vendu en tant que tel. Donc ne vous y fiez pas. Et en série, récemment j’ai regardé Anthracite.
Avec Hatik, sur Netflix.
C’était pas mal, c’était pas mal.
– Alors moi, je vais te demander, je ne sais pas si tu les connais ces deux podcasts.
– Vas-y.
– Alors, je ne les connaissais pas, forcément. Tu as Transfert de Slate Studio ou tu as les Couilles sur la Table de Binge Audio.
– D’accord, j’en connais aucun des deux.
– Ouais.
– Mais moi, j’aime bien le FloodCast…
(rires)
si je peux dire ceux que j’aime bien, le FloodCast, c’est vraiment incroyable.
– Bon, ça marche.
– Je connais pas les deux autres, je voudrais pas faire le mec…
– Oui, moi non plus, je connaissais pasTransfert c’est sur la vie des personnes de tous les jours, et puis les Couilles sur la Table, c’est sur la masculinité.
– Ouais, alors, moi la masculinité, ah mais si c’est le truc de Ben Névert, je crois. Après je trouve que la masculinité, c’est tellement un terme galvaudé aujourd’hui que c’est super compliqué de, moi, c’est pas déjà pas un sujet qui m’intéresse vraiment.
Je suis assez à l’aise avec la mienne, donc, y’a pas de problème là-dessus. Et puis, pour ce qui est de Transfert, moi, les histoires de gens qui ont des histoires lourdes, et passé comme ça. J’ai du mal à consommer ça. Même quand je regarde des films, tout ça, moi je, c’est souvent des… tu sais, on en parlait un peu avant, moi, j’ai un boulot qui demande beaucoup d’énergie psychique.
– T’as pas besoin de t’en rajouter.
– Voilà, c’est ça. Quand je regarde un truc, il faut que ce soit pépère, faut que ça me donne envie de m’évader de… Alors ça peut être sérieux, ça peut être bien travaillé, mais les trucs vrais comme ça, des gens qui ont vécu des atrocités ou des choses très dures à porter, c’est pas un sujet qui m’intéresse beaucoup.
– Je comprends. Il faut garder son énergie un peu.
– Ouais, c’est ça.

– Alors question plus ouverte, quelles personnes rêverais-tu d’interviewer ?
– Euuuh, ah ouais, c’est bien ça.
– Ouais c’est pas mal hein ?
– Je pense que j’aimerais bien voir Alexandre Astier, ce serait cool.
J’aimerais bien avoir Renaud Lemaire, qui est l’auteur d’un manga qui s’appelle Dreamland, qui est un mec que je trouve très inspirant. J’aimerais bien avoir Florent Bernard aussi, qui est vraiment un mec que je trouve très inspirant.
Après, forcément doit y avoir d’autres gens à qui je pense pas tout de suite là, maintenant.
– Ta maman ?,
– Non mais ma maman, je parle avec elle suffisamment régulièrement. Non, non, c’est gentil, ouais mais non, je pense que ce serait vraiment ces gens-là, et ce serait déjà vachement bien. Et après, je rêve d’interviewer aussi les gens du quotidien, les gens normaux, ceux qui ont des choses, des choses simples et authentiques à raconter quoi. Je trouve des fois, c’est largement aussi bien que du très spectaculaire.
– Ça marche.
Quel est l’épisode de Et Puis Voilà Quoi qui te tient le plus à cœur ?
– Ah, ouais.
– Et ouais.
– Ah ouais, j’aime bien celui qui s’appelle paternalité, là où j’avais rassemblé des copains à moi qui ont des enfants et on avait parlé de ça.
J’aime bien les épisodes qu’on avait fait sur Harry Potter aussi, parce qu’on avait vraiment pris, on s’était mis dans un mouvement aussi qui était très très cool. Et puis après,
Je les aime presque tous, en fait. Donc, c’est un peu dur de…
– Ouais de choisir.
– De choisir.
– Entre tes enfants.
– Voilà, c’est ça exactement entre mes différents bébés. Mais, celui qu’on avait fait au Foyer du Consulat dans le cadre du festival Destination Podcast était hyper bien parce que plein d’invités différents et puis, et puis, c’était super bien.
– En live.
– Ouais, c’est ça. Donc, c’était top, je l’aime aussi beaucoup.
– C’était une nouvelle expérience pour toi.
– Ouais, complet, que j’ai bien aimé.
– Super sympa oui, j’y ai assisté.
– Ouais, je recommencerai bien à l’occaz.
– Ouais, c’est sympa d’avoir des auditeurs.
– C’est ça et puis, d’avoir un public. Alors, ah, si jamais on recommence, on fera plus d’intéractions avec le public, on fera sous une autre forme. Là, c’était une première, mais en tout cas, c’est dans les projets.
– En tout cas, c’était génial. Puis on attend l’année prochaine…
– Ouais.
– … pour un nouveau Destination Podcast.
– C’est ça, oui, c’est ça, mois de juin l’année prochaine, premier week-end,
– Normalement on sera là… enfin je crois que j’ai indiqué la date.
– Ah, t’as indiqué la date, j’ai rien entendu pouah pouah pouah…
– Et non mais personne n’a rien entendu.
– Pouah pouah pouah…
– Mais non, restez…
(rires)
– On n’a rien entendu.
– Je suis le pire communiquant de l’histoire. C’est terrible.

– Ben c’est bien. On va parler un petit peu du centre-ville du Puy et je vais te demander s’il y a un commerçant que tu affectionnes particulièrement, ou que tu aimerais mettre en avant ?
– Euh wouais. Il y en a beaucoup. Il y en a un qui me vient assez naturellement, c’est la librairie Interlude. Qui doit être probablement le magasin où j’ai dépensé le plus de pognon dans ma vie.
– T’as ta carte de fidélité ?
– Ouahh mais j’ai plus qu’une carte de fidélité. Tu sais, j’arrive, je fais la bise à tout le monde, et comment ça va ?
– Salut Max, salut Julien.
– J’exagère à peine, mais c’est presque ça. Ça fait vingt ans que j’y vais, donc.
– Ouais.
– J’ai attaqué à lire des mangas pour te… ça ne te parlera pas beaucoup, mais ça parlera peut-être aux gens qui sont là depuis longtemps. Où, Interlude était encore rue Pannessac et ou leur rayon manga, c’était une étagère mais de soixante cm de long…
– Ah oui, là ça a bien changé.
– … sur un mètre cinquante de haut. Et en fait, tous les mangas du Puy étaient là, donc il y avait une offre très très limitée et je pense que je les avais quasiment tous achetés.
Avec mes copains, on y allait, on en achetait un chacun et on se les faisait tourner après. Donc, je pense j’avais lu quasiment toute la bibliothèque qu’il y avait là-bas, et maintenant ça a bien changé. Et c’est chouette de voir que ce truc, qui était très, très niche, moi quand j’ai commencé, voire même mal vu,
Mes parents avaient quand même, ont longtemps eu la priori d’un truc très violent et très, et de voir que ça a pris une telle ampleur, je trouve ça super chouette.
Lisez des mangas.
– Interlude.
– Ouais, Interlude.

– Un restaurant, un bar ?
– Euhhh.
– Ou les deux.
– Ouais ben après, il y a le Black Pearl hein, qui est toujours efficace.
– Pas mal de concerts.
– Ouais, pas mal de concerts. Moi, il y a la Main Ô Fût, j’adore.
Là, c’est la terrasse qui prend le soleil le plus longtemps je pense au Puy-en-Velay. Donc c’est…
– Oui, elle est très prisée.
– Oui, un des gros avantages.
– On retrouve souvent les mêmes têtes.
– Parce qu’ils arrivent tôt.
(rires)
– Ils prennent leur place au soleil dès 9h le matin.

– En resto, j’aime bien Chez Mon Pote et j’aime bien le Pas Sage en deux mots : Pas Sage.
Et puis la buvette du Jardin Vinay où on enregistre hein qui moi je trouve est toujours un petit instant de déconnexion.
– Qu’est ce que tu peux m’indiquer Chez Mon Pote à manger par exemple ?
– Ah, ben souvent ils font des menus du jour. Moi, quand j’y vais, ils ont quasiment toujours une option végétarienne et pour le coup, c’est du végé travaillé avec des associations de goûts pardon, qui sont très sympas. Donc, moi, je conseille toujours, quoi qu’il en soit, aux gens de prendre un petit végé quand on va au resto. Ça fait toujours un peu décaler notre vision de ce mode de consommation.
– C’est place du Marché Couvert, c’est ça ?
– C’est ça.
– Après, tu as le Pas Sage, où est-il ?
– Donc le Pas Sage, il est rue des Tables. En face, il y a un restau grec qui s’appelle l’Apollonel
– Ouais.
Ouais, je peux citer la concurrence pour indiquer un restau ?
– Oui tu peux.
– J’ai le droit de faire ça ? Et le Pas Sage, j’aime bien parce que alors c’est simple, efficace, maîtrisé. Moi, je déteste aller au restau et me dire j’aurais aussi bien cuisiné que -ce que le mec m’apporte et là pour le coup, ça n’a jamais été le cas là-bas. Même si ça a toujours été des plats très simples, ils étaient toujours maîtrisés à la perfection donc…
– Toi, tu as une petite recette que t’aimes bien faire, tu maîtrises ?
– Wouais, non, moi, ce que j’aime bien faire, c’est ouvrir mon frigo tu vois, prendre un peu ce qui est dedans et essayer de faire un truc avec.
Après j’ai un petit bœuf bourguignon a pas piqué des hannetons quand même,
Il faut le dire, mais c’est le plat d’hiver, le bœuf bourguignon tu sais, ça te chauffe ta maison.
– C’est ça. Et dernier, dernier, dernier restau que tu nous as annoncé.
– C’était quoi?
– Ben oui, justement.
– Mais c’était ici ?
– Oui, c’était ici pardon.
– La Buvette ouais, il y a la complète, la complète Lanaret, un classique, avec un œuf dessus sur la crêpe là, le midi, elle passe toujours bien quoi.
– Et puis là, il fait super chaud sous la serre.
– Là on est en train de… On est à deux doigts du sauna et à trois doigts du coma.
– Là, on se transforme en bœuf bourguignon. Y’a pas de souci.

Ok. Est ce que tu fais le marché ou pas?
– Ouais, ça m’arrive, ouais, ouais, ouais, ça m’arrive.
– T’as un petit stand ?
– Bien sûr, bien sûr. Y’a un stand, ça va être horrible, comme je vais en parler, donc je vais essayer de choisir mes mots. Y’a un stand de cuisine asiatique qui fait des mini nems.
Il faut y aller avant neuf heures et demie du matin, parce que il y en a déjà plus.
– Ah, il sont vers la Main Ô Fût ?
– Ouais, c’est ça.
– Ah le petit camion là.
– Et c’est petits trucs somme ça là, purée, petits trucs comme ça de trois, quatre cm maximum, ça c’est de la folie. Tu prends ça à l’apéro, c’est incroyable. Et après il y a le Fromagosaure qui est place du marché couvert qui est un marchand de fromages et charcuteries qui est exceptionnel.

– Génial ! Un artisan… euh, t’as un artisan ou pas ?.
– Ben, moi, je travaille, je travaille, je travaille pas, mais je me sers souvent chez Motueka à Brives, qui est un brasseur de bière et qui est un mec exceptionnel.
– On ne le trouve pas sur le marché mais il est à Brives.
– Non, il est à Brives ouias. Ahhh oui oui, un artisan… pardon.
– C’est pas grave. C’était le Puy, mais on fera un petit détour à Brives,
– C’est ça.
– Exceptionnellement.
– Ça vaut le coup d’aller à la brasserie, si tu veux, le bar est dans la brasserie directement. Donc, quand tu vas te servir, en fait, t’es au milieu des fûts de bière, t’es au milieu des machines en train de brasser et rien que pour rencontrer le gérant quoi, ça vaut le coup d’aller y faire un tour.Donc voilà.

– Hummm, une petite asso du Puy ?
– Ouais, ouais. Moi, je voudrais parler de Lanuit art.
– Qu’on connaît très mal.
– Qu’on connaît très mal. Non, ouais, c’est vrai que moi, j’étais à l’origine de… au bureau d’origine. J’étais au bureau pendant deux ans, trois ans, je sais plus.
J’étais au bureau longtemps et c’est en fait un collectif d’artistes et en même temps, il y a un local et en tout cas l’idée, c’est de pouvoir ouvrir une salle à une scène alternative au Puy-en-Velay, proposer aux gens une autre façon de vivre leurs festivités.
– D’accord, tu peux nous dire où est l’asso ?
– C’est situé rue Raphaël.
– Rue Raphaël oui, il me semble.
– J’ai plus en tête, je crois que c’est le vingt quatre ou le vingt huit, c’est peut-être le vingt-sept.
– Oh, je revérifierais, t’inquiète.
– Mais en tout cas, c’est une devanture rouge. Il y a marqué Lanuit art en gros dessus, c’est inratable. Ils ont grosse vitrine sur Instagram et sur un peu sur Facebook et en fait,
– Ils sont face du Chamarlenc.
– C’est ça, en face du Chamarlenc, c’est ça.
(rires)
Et ils ouvrent pas tout le temps, Lanuit, donc, il faut les suivre sur les réseaux, pour savoir quand ils sont ouverts, et puis, pareil, c’est des gens qu’il faut aller rencontrer ne serait-ce qu’une fois, pour voir à quoi ça ressemble, après adhère ou on n’adhère pas. Ça, je pense que… je je conçois totalement que des gens n’arrivent pas à adhérer à ce mouvement là, parce que c’est quand même quelque chose d’assez atypique.
Mais, mais il faut absolument aller les rencontrer, quoi qu’il en soit.
– Et au sujet la fréquentation, c’est quel âge à peu près, c’est varié ?
– Franchement alors, c’est interdit aux moins de dix huit ans… donc… c’est interdit aux moins de dix huit ans ! C’est énorme. Enfin, en tout cas, les customers sont tous majeurs et ouais, ça va jusqu’à quarante ans je pense de vingt à quarante ans.
– D’accord.
– On va dire ça.
– Y’a des petits vieux quoi.
– Y’a des petits vieux, mais c’est pas les premiers couchés les petits vieux, méfions-nous des fois, ils ont plus d’énergie qu’on ne le croit.
– Ils ont de l’entraînement.
– Ouais, c’est ça, c’est l’expérience.
– Est-ce qu’il y a une autre asso ou tu veux parler d’un artiste maintenant ?

– Déjà, il y a tous les artistes de Lanuit art que vous avez déjà, ceux qui suivent le podcast, les ont entendu et réentendu.
– Ouais mais tu peux nous les reciter.
– Oui, mais on va den repasser. Sama Sama et sa femme Estelle de son nom sucré sur Instagram, qui ont un spectacle de musique électronique avec du tissu aérien. C’est absolument magnifique à voir. Euh, il y Simon, je ne connais même pas son nom d’artiste à Simon, je crois peut être Simon Da ou quelque chose comme ça.
– Ben tu me le redonnera, je le noterai.
– Ouaisss, c’est ça qui fait de la musique électronique qui qui, c’est vraiment chouette.
Il y a Aurélia, qui fait de la peinture. Ch’ai pas, tu la connais Aurélia ?
– Akart ?
– Ouais.
Qui peint des femmes, des portraits de femmes du monde, et un peu d’ailleurs aussi qui… moi, j’aime beaucoup son travail.
Voilà, grosso modo, un peu tous les différents artistes. Y en a plein d’autres, je sais plus combien ils sont. Ils sont très nombreux, enfin très nombreux, au moins six ou sept.
– Tous les artistes qui sont de l’association.
– C’est ça.
– Ça marche.
Est-ce que tu veux nous présenter quelqu’un d’autre, ou on a fait un petit tour pour l’instant.
– Non, mais on a fait le tour pour l’instant ouais.

– Alors moi je vais… donc à Salut les Ponots ! on a un slogan qui est Crache ta Lentille !
– Mouais c’est vrai, je me rappelle de ça.
– Un truc local.
Et est-ce qu’un événement remarquable pour toi au Puy, ou qui se passe ailleurs et que tu aimerais voir au Puy, il peut se passer en Haute-Loire cet événement hein.
– Mais bien sûr.
Il y a déjà tous les événements organisés par l’association Lanuit art dont je viens de parler. Vraiment, on fait de la pub.
Ah, Destination Podcast qui a eu lieu cette année pour la première fois, qui est un événement auquel j’ai beaucoup participé et donc je suis assez fièr du résultat.
Et puis après, il y a aussi tout un tas de petits festivals l’été. Il y en a un qui est un peu loin, mais que j’aime beaucoup, c’est en Ardèche, je crois. C’est pas très loin, les gens peuvent y aller. C’est le festival de la chabriole. Alors c’est pas un truc très énervé, c’est plutôt… voilà il y avait l’année dernière Massilia, enfin, c’est ce genre d’artistes un peu à la cool.
– Il y avait Massilia Sound System,
– Ouais.
– Les marseillais ?
– Ouaissss.
– Nooon ?
– Qui sont montés jusque là ?
– Ils étaient venus à Loir’en Zic l’année d’avant.
– Ouais, ils étaient venus à Loir’en Zic, mais c’est vrai que la chabriole, c’est à la cool quoi.
– Et en plein air.
– Ouais et puis c’est détente, c’est bien. Tout le monde est hyper sympa. Il y a un truc très familial, très, donc, c’est moi, c’est un festival que j’aime bien.
– D’accord.
– Je vais me faire engueuler, parce que je suis sûr que j’ai des copains qui organisent des festivals et j’aurais dû parler de leur… Mais c’est pas grave.
– Mais faut bien que tu te fasses un petit peu engueuler aussi.
– Ouais, c’est vrai (rires) t’as raison, t’as raison.

– Est-ce que tu changerais quelque chose au Puy ?
– Ouais. Ouais, ouais, ouais, forcément, forcément que je changerais les choses.
Déjà, je qu’est-ce que je ferais ? tiens, ça, c’est une drôle d’idée. Je mettrai le musée gratuit. Déjà premier truc. Pareil, mais après je le changerai au Puy comme je le changerai à une échelle un peu plus globale quoi. C’est-à-dire qu’au niveau de l’accès à la culture, je trouve que c’est pas très développé et au Puy, ça l’est encore moins que dans d’autres villes.
Que c’est difficile d’avoir accès aux spectacles qui viennent, que l’information est mal faite et je trouve que les porteurs de projet sont pas mis en avant de la bonne façon.
Sûrement en tout cas, trop peu mis en avant et je pense qu’il y a un vrai dynamisme à créer sur le bassin du Puy-en-Velay et qu’il faut se donner les moyens de le faire et arriver à tendre vers quelque chose d’un peu plus florissant et une offre un peu plus, un peu plus étendue culturellement parlant.
– Culturellement parlant, oui, je comprends.
– Après moi le business. Tout ça, j’y connais rien du tout, ça m’intéresse pas beaucoup. Je trouve qu’au niveau espaces verts, il y a ce qu’il faut.
On n’est pas non plus sur du tourisme de masse, on est sûr du tourisme qui rapporte un peu de pognon. J’aimerais bien éviter que le climat change. Là, je trouve c’est bien, on est arrivé à un truc un peu chaud.
(rires)
– Surtout pour ceux qui viennent du sud, ils se disent, il caille ici.
– Mais je trouve que ça suffit. Tu vois, là, il fait assez chaud.
– Oui, enfin là, on est dans la serre aussi.
– Oui mais bon tu vois, pas beaucoup plus quoi, je ne veux pas me retrouver avec le climat du sud et les cigales qui chantent toute l’année donc…
– Ça marche. Je vais te demander de reprendre le petit… voilà, pour faire le jingle, la petite boiboite.

Musique jingle

– Salut les Ponots !
– Il y avait de la ressemblance, je pense.
– Je pense.
– Si mes souvenirs sont bons
– J’ai essayé de, j’ai essayé d’essayer.
– Bon, on va faire comme le confessionnal, mais cette fois-ci sur la Haute-Loire.
– Ok.
– D’accord, je te pose deux questions, tu choisis.
vallée de la Sumène, vallée de l’Ance ?
– Ahhh putain, j’en connais aucune des deux.
– Vallès de la Sumène, c’est plutôt St Julien de Chapteuil.
– Ok ;
– Et après, vallée de l’Ance, elle est plus dans le nord vers le Forez pratiquement.
– Vallée de la Sumène alors.
– Fourme d’Yssingeaux ou artizou ?
– Fourme d’ambert. On peut dire ça ?
– Fourme d’Ambert, elle est d’Ambert mais on va dire fourme d’Yssingeaux parce que ça doit plus ressembler à la fourme d’Ambert. Ambert c’est le Puy-de-Dôme. Ouaiiis, bon ben je ne peux te dire que merci.
– Ouais mais bon, tu vois y’a que 5 kms tu vois donc fourme d’Ambert.
– Allez, fourme d’Ambert.
Lutte vellave ou tir de l’oiseau ?
– Ah, lutte Vellave.
– Tu y as participé ?
– Pas du tout, mais je trouve ce concept exceptionnel. C’est ce côté…
– Ce serait bien que tu participes l’année prochaine.
– Ouais, bien sûr.
– Tu ne fais pas partie d’un camp ?
– Non, mais j’adore ce côté hyper décalé et archaïque qui se met en place et ça me fascine .
– Moi, je vote pour que Clément participe l’année prochaine.
– Votez, votez, votez, votez sur instagram.
Mettez en commentaire oui ou non.
– D’accord.
– Ça fera du référencement.
– Alors je vais te poser des questions sur deux marque de vêtements. Je ne sais pas si je vais bien les prononcer. Ok, Plazer ou T’Tchine.
– Ah bah, tu vois là, tu me demandes de choisir entre mon bras gauche et mon bras droit.
Ouais, ben ouias, c’est bien.
– Tu peux prendre les deux si tu veux.
– Non, non, non, oui, si si si si.
Peut-être plus Plazer, parce que j’ai l’impression qu’ils ont encore un peu besoin d’aide pour se lancer alors que T’Tchine est un peu plus lancé. Donc, si je devais accorder mon soutien à quelqu’un, à ceux qui en ont plus besoin.
– Ok, ça marche. Alors, montez les marches de la cathédrale en courant, ou descendre les marches du rocher Saint-Michel sur les fesses.
– Ah, monter les marches de la cathédrale en courant.
Ouais, je pense que c’est un truc que j’ai déjà fait dans ma jeunesse, donc, du coup, j’ai plus besoin de le refaire.
– T’as pas essayer de descendre les marches ?
– Non non non non, et puis moi, la descente sur les fesses, non, c’est gentil, mais je m’en passerai.
– Le Buena Onda Festival ou le Festival de l’Arbre Creux ?
– Ah ouais. Je voulais parler de l’Arbre Creux, l’Arbre creux direct !
Trés sympa Buena onda, ils nous avaient invité avec Et Puis Voilà Quoi. C’était génial.
– J’ai vu un épisode où tu en parlais.
– C’était, c’était top du top. Mais l’Arbre Creux, moi, c’est un de mes premier festivals, ça existait quand j’étais, quand j’ai commencé à en faire, quand j’étais gosse.
– C’est quoi, deux mille quinze le début, je crois, quelque chose comme ça ?
– Ah un peu avant, mais j’aurais presque dis sur deux mille treize tu vois.
– D’accord.
– Et en tout cas, ouais, cool, l’Arbre Creux. Puis le spot est incroyable, ouais, l’Arbre Creux..
– Qui est fin juillet ?
– Fin juillet..
– Les Estables, ou Vézézoux ?
– Ah, Les Estables.
– Tu connais Vézézoux ?
– Non, mais ça me fait peur.
– Alors, Les Estables, c’est le village le plus haut en Haute-Loire et Vézézoux le plus bas.
– D’accord mais Les Estables, non, non, moi je, Les Estables de toiute façon j’aurai choisi. C’est joli, j’aime bien.
– Alors là, j’espère que je vais prononcr le deuxième nom comme il faut, Lémofil ou Romé la petite ville.
– Là, je suis obligé de dire Romé.
Mais Lémofil, c’est top ce qu’il fait, on adore, mais je suis obligé de dire Romé de toute façon.
– Vas-y, dis pourquoi ?
– Parce que Romain, je le connais, on était au lycée ensemble.
Je les ai suivis sur quasiment toutes leurs dates. Peut-être pas, mais au moins la moitié de leurs dates.
Je suis dans les coulisses avec eux trois fois sur quatre, ou alors je m’occupe du merch, enfin tu vois…
– Oui t’es obligé sinon tu passais plus la porte.
– Je suis trop actif dans leur truc pour ne pas les choisir.

– Ok, je vais te demander maintenant quel est le truc le plus fou que tu aies fait en Haute-l-Loire.
– Le truc le plus fou ?
– Ouais.
– Ah ouais, je ne sais pas si c’était un truc fou mais c’était un truc qui m’avait paru d’une folie exceptionnelle.
Ah, c’était quand, à l’époque des gilets jaunes où j’avais fait une manifestation, où je m’étais retrouvé sur la place du Breuil, et, où la nuit tombant,la préfecture s’était embrasée.
– Tout le monde le sait en France.
– Et on avait été gazé et coursé par les CRS. Si tu veux, je pense que c’est le truc le plus fou que j’ai fait, pas en le voulant, en tout cas, c’est de l’ambiance de folie dans laquelle j’ai été la plus grande. Ça c’est sûr et certain.
Et, c’est un souvenir qui est hyper marquant ou presque, alors pas traumatisant, je vais pas exagérer.
– Mais c’est violent,
– Mais si tu veux, t’as une vraie scène de guérilla urbaine, quoi devant toi, tu fais ouahh mais qu’est-ce qui se passe quoi ? donc c’est questionnant.
C’est ça le truc le plus fou que j’ai vécu.
– J’ai un peu vécu ces, voilà les manifestations à Marseille, avec bon… mort etc., et c’est vrai que c’est… c’est marquant, on peut pas passer à côté de toute façon.
– Ouais, c’est ça. Donc,ouais… tu t’attendais peut-être à un truc un peu plus déglingo, je suis désolé, j’ai mis un peu de gravité là-dedans.
– Je pensais que t’avais descendu avec des skis les marches
– Ouais mais non.
– Même pas.
– Mais tu sais, c’est un peu ça mon adn. C’est raconter des conneries, mais en fait quand même aborder des sujets qui sont importants parce que c’est bien de raconter des conneries et de se divertir et passer des bons moments, mais en fait, il y a aussi d’autres choses à faire et d’autres choses à dire, et l’un n’empêche pas l’autre, en fait.

– J’aimerais savoir quel est ton lieu en Haute-Loire, t’as un petit lieu favori ?
– Préférés de moi ?
– Préféré de toi oui, pas de moi.
– Préférer de moi.
– De toi.
– Tiens, c’est une drôle de question.
J’aime bien la cascade de la Beaume, c’est joli. J’aime bien le lac du Bouchet aussi, c’est sympa. Mon lieu préféré, un lieu…
– T’as pas de petite lieu secret ?
– un lieu vraiment ressourçant? non, non, non, j’en ai pas, pas vraiment après… Y’a des lieux qui sont remplis de souvenirs et qui sont remplis d’une certaine nostalgie, mais il y en a pas un où je vais aller pour me ressourcer exactement. Après, y’a sur la route de Brioude,
– Ouais ?
– Quand tu pars du Puy et que tu vas à Brioude, à un moment, il y a une ligne droite et, en fait, t’as une vue sur tous les monts en face. Et je me suis toujours dit que si j’avais du pognon illimité, je ferai construire une maison à trois étages. Je mettrai ma chambre tout en haut pour avoir la vue panoramique sur, par ce que je trouve la vue magnifique.
– Vue avec un rooftop pour faire la fête, avec personne autour.
– Avec personne autour. Et puis surtout, cette vue qui est incroyable et apaisante au maximum.

– Merci, Clément. Le mot de la fin, un dicton.
– Un dicton ? Euh, ouais, c’est un peu compliqué.
Attends, je vais me perdre si je dis ce que j’ai envie de dire, il faut que je réfléchisse.
– Vas-y réfléchis.
– C’était Coluche qui disait que si voter changeait les choses, ce serait interdit.
Et quand je vois qu’aujourd’hui il y a des humoristes qui se font arrêter parce qu’ils font des blagues, je me demande si rire commence pas à changer les choses aussi. Donc, je pense que c’est important de continuer à le faire et de garder une âme un peu légère dans ces temps un peu troubles qui nous attendent.
– Tu pensais à Aymeric Lompret et Guillaume Meurice ?
– Ouais, ouais, complètement, complètement. Je suis pas très client de Meurice, par exemple, je suis pas un grand grand client. Je le trouve pas extrêmement drôle.
Pardon, je trouve ça vraiment, je trouve que c’est un marqueur sociétal important ce qui lui est arrivé et que c’est pas, pas à négliger.
– Donc, redis-nous ton dicton.
– Je sais plus.
(rires)
– Faites trois fois touche recule de dix et écoutez.
(rires)
– Je te remercie Clément.
– Merci à toi, un plaisir.
– Et à très bientôt.
– Ouais, carrément, ciao ciao.

Temps d’écoute : 33’28 minutes
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Coups de coeur de notre invité