Épisode #06

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Sébastien

Temps d’écoute : 28 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du puy, et aujourd’hui, je suis avec Sébastien. C’est un grand plaisir de te rencontrer.
– Oui, sympa.
– Tu vas bien ?
– Bien et toi ?
– On est pas mal là au soleil,
– Mais carrément
– Il n’y a plus de pluie dis donc, c’est un jour à marquer d’une croix blanche, il ne pleut plus au Puy. – C’est ça,
– C’est ça ?
– Et tu vois, on a bien trouvé le jour.
– Parfait, ça s’est fait au dernier moment, mais voilà, action réaction.
– C’est ça.
– Impeccable.
– Un peu en speed.
– Oui, tu peux te présenter un petit peu ?
– Je suis tailleur ascendant biker.
(rires)
Je suis gérant d’une entreprise qui fait de la confection au Puy-en-Velay. On a un atelier. Et une boutique.
– D’accord, tu nous en parlera un petit peu plus tout à l’heure.
– Bien sûr.
– Donc, tu vis au Puy ou à côté ?
– Je vis à côté, je vis au Monastier-sur-Gazeille.
– D’accord. C’est à quoi, Vingt minutes ?
– C’est ça, vingt, vingt-cinq minutes.
– Tu vis à la campagne.
– Oui, oui, mais ça fait du bien, ça fait du bien de couper entre le Puy et le Monastier. On change de têtes, on change de cadre, et puis la campagne c’est sympa, j’ai un chien.
– Un chien… Cisco.
– Cisco, la mascotte.
– Qui ouvre les portes tout seul.
– C’est ça.
– Qui va voir les voisins, les voisines. Il est très sociable.
– Il est adorable. C’est bien et puis ça anime un peu l’atelier et le magasin.
– Ça donne une certaine dynamique.
– C’est ça.
– Tu fais beaucoup de sport en lui courant après pour le rattraper.
– C’est ça.
(rires)
– Ça entretient la forme.
– Comme j’ai pas trop le temps d’en faire par ailleurs, si ce n’est du yoga avec Nyreas.
– Oui, tu disais à Brives-Charensac.
– Ouais, c’est ça, très sympa.
– C’est du yoga dynamique.
– C’est ça, limite Pilates et puis on fait quelques exercices respiratoires et ça fait du bien, ça fait du bien de se détendre.
– Apprendre à respirer, c’est important.
– Oui.
– Moi je fais un peu de, comme de la self-défense et on apprend beaucoup la respiration, ne serait-ce qu’en marchant pour être prêt à répondre à une éventuelle attaque. Je ne savais pas que la respiration est importante pour ça.
– Mais c’est vrai que les exercices de respiration font énormément de bien. Ça calme, ça apaise.
– Parfois ça t’arrive au travail si tu as un petit moment de stress, quoi que ce soit, tu te fait un petit exercice de respiration?
– Non, pas vraiment. Je n’y pense pas, j’ai pas le temps.
– T’as pas le temps ?
(rires)
Ok, ça marche. Est-ce que tu veux nous en dire un peu plus sur… donc, on a compris : tu ne vivais pas au Puy, mais tu y travailles.
– Oui, j’ai partagé mon adolescence entre le Puy et le Monastier et je continue…
– Tu es ponot ?
– Oui, ah oui, je suis ponot. Mes parents sont tous les deux altigériens. Ils ont… enfin je suis né à Firminy parce qu’ils étaient partis à Saint-Etienne pour le travail, mais tu vois, la première école que j’ai fréquenté c’était au Puy : Michelet, à deux ans et demi, donc… je suis revenu assez vite.
– Mais je te remercie en tous les cas d’avoir accepté l’invitation.
– Mais c’est gentil de m’avoir invité.
– Est-ce que tu as un an… alala, je n’arrive jamais à le dire ce mot… une anecdote sur le Puy, alors, que ce soit dans ton enfance ou maintenant.
– Ah ben le Puy, comment dire, c’était le lieu de rendez-vous des copains et on a arpenté les rues du Puy le mercredi et le week-end. Et puis c’est nos premiers émois amoureux.
– Ouahhh de belles anecdotes ça, des bons souvenirs.
– C’est sympa.
– Donc, la première fois que tu as embrassé une fille, c’était au Puy ?
– Oui, tout à fait.
– Tu te rappelles de l’endroit ou pas? Et du prénom de la fille bien sûr ?
– Si, si je me rappelle, je me rappelle.
– On peut le dire ?
– Ouais, ben c’était… le prénom de fille ?
– Oui.
– Marina.
– Marina.
– Et c’était au collège. Oh, pardon, oui sisi, au collège.
– Merci pour cette petite anecdote.
Alors, moi, je vais te demander de faire le jingle. C’est à toi de faire le jingle.
– D’accord.
– Et, j’ai l’outil pour ça. Toi qui aime bien les objets qui ont une histoire.
– Ah sympa !
– Alors, attention, tu devras le refaire tout à l’heure.
– D’accord.
– Donc, vas-y.

Musique Jingle

– Vraiment sympa.
– Et demain matin…
(rires)
Merci pour ce jingle Sébastien.
– Mais de rien.
– Bon alors maintenant, je vais te poser des questions, ça s’appelle le confessionnal.
Donc, je te fais deux ou trois propositions et tu choisis celle que tu préfères. Ou pas.
– D’accord.
– Voilà, tu peux toutes les prendre ou tu peux me dire ben non, tu peux passer ton tour et me dire joker. D’accord ?
– Ça marche.
– Mais attention, si tu fais trop de jokers, je pars. Allez on y va.
Alors dessert ou fromage ?
– Fromage.
– Pouvoir ou vouloir ?
– Ah, les deux,
– Les deux ?
– Les deux.
– T’es gourmand.
– Un peu.
– Pantoufles ou boule à facettes ?
– Plutôt boule à facettes, mais quoi que là… je commence à apprécier les pantoufles.
– C’est vrai ?
– Ouais ouais.
– C’est l’âge ?
– Oh me dit pas ça, tu sais que jj’ai trente huit ans.
– Ah oui, moi je suis plus vieille.
– Ah sérieux ?
– Oui, sérieux. Ça faudra pas le dire, enfin, je ne donne pas mon âge de toute façon.
Vélo ou trottinette ?
– Vélo.
– Clint Eastwood ou Bruce Lee ?
– Clint Eastwood.
– Ils sont nés tous les deux à San Francisco en plus.
– C’est ça.
– Hein, c’est pas mal.
– Bien la réf.
– On en parlera un petit peu plus tout à l’heure.
Bras de fer ou bras de mer?
– Bras de mer.
– Poulpe ou poule ?
– Poulpe.
– Aurélien Rougerie ou Renaud Lavillenie ?
– Aurélien Rougerie.
– Parce que c’est plus, t’es plus rugby,
– Plus rugby.
– Saut à la perche non ?
– Ben, moins quand même. Mais ici, on n’est quand même un pays de rugby. Tu vois l’ASM. Moi, j’ai étudié à Toulouse. Ouais, ouais on est assez féru de rugby.
– Et puis le rugby de…
– Du Puy, ouais le Cop. Qu’on salue d’ailleurs.
– Bonjour le Cop.
– Bonjour. On a fait les chemises des papy’s Cop.
– Ah bon ?
– Ouais.
– Bon ben bonjour le Cop, on leur souhaite plein de bonnes choses.
– Mais carrément.
– Facebook ou instagram ?
– Insta.
– Corps ou esprit ?
– hum les deux. «Mens sana in corpore sano».
– Ahhh bien, joli. Nadal ou Federer ?
– Je suis pas très tennis.
– T’es pas très tennis ?
– Non.
– Non, Rolland Garros, tout ça.
– C’est dommage. C’est un beau spot, c’est chouette que ce soit en France. Mais non, je ne suis pas féru de tennis. J’aime bien y jouer mais le regardez pas spécialement.
– À la fin des années quatre vingt dix, environ quatre vingt dix huit.Tu étais plutôt : laisse-moi zen… ouais, laisse-moi zen dans ta Benz Benz Benz, ou plutôt Venga Boys Boom boom boom I want you in my room ?
– Laisse-moi zen dans ma zoom zoom zen.
(rires)
– NTM.
Et ondule ton corps de femelle.
– Pardon ?
– Et ondule ton corps de femelle.
– Ahhh je n’avais pas toutes les paroles, je revérifierais quand même si c’est ça.
– C’est bien ça.
– Je crois que je me suis un peu plantée sur… C’est laisse-moi zoom, zoom zen dans ta Benz Benz Benz. Voilà, on remet les choses en ordre. Gin ou vodka ?
– Gin.
– Forcément.
– Quand même.
– Bohème ou glamour ?
– Bohème.
– Quentin Dupieux ou Mister Oizo ?
– Mister Oizo, on a…
(en choeur) Flat Eric !
– Flat Beat.
– en vitrine du magasin.
– Voilà.
– Et ben, qui représentait Levis dans les années deux mille.
– Et avec Flat Eric qui fume la knacki.
– C’est ça.
– La grosse knacki, c’était assez marrant.
– Mais c’est chouette, on l’a trouvé au salon du vintage ce Flat Eric. Comme ils ne connaissaient pas, enfin lois ne connaît pas, Marina, ne connaissait pas non plus, je leur ai montré…
– Tu as fait leur éducation.
– C’est ça. Je leur ai montré les pubs, les vieilles pubs Levis. Et on a pris Flat Eric pour lui faire dire qui préférait maintenant le jean So France Is Co quand même.
– Ben ouais quand même, on se modernise un petit peu, faut changer, la roue tourne.
– On a repris, on a détourné quelques pubs Levis, notamment avec Cisco notre chien, où on lui a fait faire… Mais je vous laisserais voir sur…
– Il mange la knacki ?
– Non…Il y avait une pub Levis qui disait un Levis ne se fait jamais seul où il y a un chien qui est assis sur une veste. Ah non, ah ouais, excuses moi.
– On reprend.
– On reprend. C’était pas ce slogan là mais en gros, il y avait un chien assis sur une veste.
Ah oui, en disant il y a des jours avec sous-entendu : il y a des jours sans et on a pris Cisco qu’on a remis sur une des vestes à nous et on a dit, nous aussi, on a mis une petite citation. Mais je vous laisserai voir ça sur les réseaux.
– Allez, ça marche, sur insta et facebook.
– C’est ça, insta plutôt.
– Insta plutôt, allez, ça marche. Si tu étais un sentiment ?
– L’amour.
– L’amour, ouais, c’est chouette.
– C’est le plus beau des sentiments non ?
– Bah oui, je pense, c’est universel, normalement.
Est-ce que tu avais une idole quand tu étais adolescent?
– Steve Mcqueen.
– Ouais, la classe.
– La classe, king of cool, une certaine nonchalance et des films super.
– C’est vrai qu’il a une classe naturelle. C’est énervant les personnes qui ont des classes, la classe naturellement.
– Mais carrément. Pourquoi on ne met qu’elles en avant ?
– Hein ?
– Pourquoi on ne met qu’elles en avant ?
– Mais c’est vrai quoi ?
– Et tout un chacun ?
– Voilà, c’est fou. Peut-être que les canons de beauté ou tu vois, de classes vont changer, je ne sais pas.
– C’est possible aussi, mais je pense que Steve Mcqueen restera éternelle.
– Et quand même,
– Tu vois, j’ai une veste Trialmaster Belstaff de mille neuf cent cinquante, la même qu’il porte pour les six jours d’enduro. Et d’ailleurs, j’ai un Triumph comme lui.
– tchip (son des Antilles pour exprimer l’agacement)
– C’est pas que je le singe non plus, mais c’est mythique, ça reste des pièces mythiques.

– On va parler un petit peu du Puy et du centre-ville, mais puisque toi tu travailles ici, on en parlera un petit peu plus tout à l’heure. Mais est-ce qu’il y a, je veux dire un bar, un restaurant où tu as l’habitude d’aller ? Dont tu aimerais nous parler ?
– Ben tu vois là,juste en face, il y a le bistro resto chez mon pote. Et c’est mon pote, c’est François.
– Ok.
– On a une belle histoire, notre rencontre est une belle histoire.
– Et tu viens à quel moment de la journée? plutôt le matin, l’après-midi, pour manger…
– Alors souvent le matin pour prendre le café, à midi quand même assez régulièrement.
Et le soir, de temps en temps, retrouver les habitués, notamment le vendredi soir.
– D ‘accord, ok.
– Ouais, y’a pas mal d’habitués, l’ambiance est sympathique.
– Et tu as un petit plat à nous conseiller ?
– Ah oui, le poulpe, le poulpe avec le riz, flambé à l’anis.
– Le riz, flambé à l’anis, c’est bon, moi j’avais goûté les crevettes ou je sais plus, flambées à l’anis, même si tu aimes pas l’anis, ça donne un petit truc en plus, tu vois, une petite fraîcheur.
– C’est vrai.
– En fait, ça passe tout seul, quoi.
– Ça passe crème.
– Ça passe crème, voilà (rires) pardon.

Alors, je demande souvent aux personnes aussi, si il y a des artisans, des producteurs, des commerçants qu’elles veulent mettre en avant ?
– Oui, moi je mettrais bien en avant deux menuisiers Hervé Alirol et Bertrand. Bertrand, lui est sur Quérières. Et Hervé Alirol a une boutique juste en centre-ville. C’est deux artistes, deux menuisiers qui travaillent vraiment vraiment très très bien.
– Et ils font des sculptures,ou…
– Alors, l’atelier de Bertrand, ça s’appelle comme ça, à Quérières, a fait de très jolies chaises, il fait de très belles réalisations dans des essences un peu particulières, comme du citronnier. J’ai trouvé ça magnifique, d’ailleurs, je lui ai fait savoir et pour ce que j’ai vu aussi d’Hervé, il fait des meubles comme des tables avec des plateaux en bois brut, super, super sympa.
– Avec du citronnier ?
– Ouais.
– Il a une couleur particulière ?
– Assez pâle oui mais je vous laisserai aller voir, justement, leur insta ou leur facebook. – Je mettrez toutes les coordonnées, on a un annuaire des coups de cœur donc ils seront dedans.
– Ben voilà.
– Parfait et je les salue aussi.

– D’accord et puis on va parler quand même de toi, parce que tu es commerçant, on va dire artisan ici, au Puy. Tu peux nous parler de So France Is Co?
– Oui bien sûr, ben So France Is Co, c’est né d’une passion, une passion pour le vêtement.
– Ouais.
– Le vintage. Moi avant, j’étais chef de projet dans la construction. J’ai fait mes études à Toulouse, je suis parti à Paris. Et en revenant ici, je suis devenu expert pour les compagnies d’assurance. Après j’ai passé un CAP de couture en parallèle des moments où je montais l’entreprise. Voilà, je me suis sourcé à divers endroits, aussi bien pour le fil que la toile, que les machines, mais tout en ayant le soin sur la qualité des produits finis.
– Et du coup, c’est toi qui, je me posais la question, est-ce que c’est toi qui fait les patrons de tes vêtements, des sacs.
– Oui, on fait tout. Alors parfois, la gradation, on peut l’externaliser. Ça dépend un peu de la charge de travail qu’on a. Mais surtout, c’est vrai, la première année, ça a été quelque chose de très important puisque en même temps qu’on fabriquait pour vendre, on devait développer de nouveaux produits. Et ça a été, c’était d’ailleurs très anxiogène. Avoir une entreprise, c’est quand même très, très prenant.
– Surtout au début. Voilà quand on fait une reconversion professionnelle comme tu as fait, il faut au moins trois ans pour arriver à voir où on en est.
– Oui.
– Et on dort pas forcément bien les nuits.
(rires)
– Oui, on a déjà une amplitude horaire, une charge de travail qui est hyper importante.
Et c’est dur de gérer cette pression.
– Du coup, tu fais du sport, tu fais du yoga comme tu le disais tout à l’heure.
– Oui, oui, je fais du yoga. Ça me permet d’évacuer effectivement.
– Est-ce que tu veux rajouter quelque chose sur un So France Is Co?
Peut être sur ton équipe que j’ai rencontré.
– Oui, je suis très fier de mon équipe et je pense qu’ils peuvent être fiers d’eux.
Ils me permettent d’assurer quand même au magasin et moi de me laisser un peu plus de champ libre pour développer la marque, pour la vendre ailleurs qu’au Puy. Maintenant, on est présent dans quatre villes et j’espère qu’on sera présent dans plus.
– T’es donc présent à Lyon, à Clermont, ici et puis Paris.
– Paris, oui, et Besse aussi, la station de ski chez nous. Besse en Chandesse.
– D »accord, très bien. Je connais, j’ai travaillé là bas.
– C’est mignon hein ?
– Oui c’est mignon, c’est pas mal.
– Très mignon. Quand j’ai été livré mon client, j’en ai profité pour voir son installation et c’est très sympa.
– Impeccable, merci. Alors on a fait un petit peu le tour des activités, artistes… du Puy.
Tu nous as parlé des menuisiers qui sont quand même des artistes, il faut le dire. Des artistes à part entière.

Et à Salut les Ponots !, on a un slogan, je ne sais pas si je t’en ai parlé, c’est Crache ta lentille ! C’est très local.
– D’accord.
– En fait, c’est pour dire un petit peu s’il te manque quelque chose au Puy ou pas, voilà, si tu as une petite proposition à faire ou pas.. Est-ce qu’il y a un événement ou une activité qui te manquerait ici, que tu aimerais bien voir ici ?
– Oui, j’aimerais bien la capoeira.
– D’accord.
– Oui, j’ai fait un peu de capoeira et je trouve que c’est vraiment super. C’est esthétique, musicale quand même.
– C’est dynamique,
– C’est dynamique et c’est dommage qu’on n’ait pas un club, une asso de capoeira ici au Puy.
– Tu fais des saltos, des trucs comme ça non, déjà, ou… Il faut t’entraîner parce que là, on lance un appel à un professeur de capoeira qui voudrait éventuellement venir au Puy mais…
– Ah ce serait très bien oui.
– Il faut que tu t’entraines avant.
– Oui quand même. Mais c’est très esthétique et c’est vrai, je ne me souvient plus du nom de l’instrument de musique, mais tout le monde participe et tout le monde joue avec des instruments.
– Et puis tout le monde est en cercle ?
– C’est ça, ouais.
– C’est un peu comme une battle hip-hop. Il y a deux personnes qui viennent combattre. C’est un combat aussi, c’est ça ?
– Alors, oui, alors à l’époque apparemment c’était en fait dédié aux esclaves et comme ils n’avaient pas le droit de pratiquer des arts de combat, ils avaient inventé ce sport pour pouvoir singer un combat en cas de besoin, avoir des réflexes et des capacités.
– Super, merci pour toutes ces informations.
– Mais de rien.
– Et il y a d’autres choses que tu voudrais changer au Puy ou tout va bien ?
– Ça va quand même assez bien. On a quand même un confort de vie qui est bien présent. C’est vrai, c’est à dimension humaine mais c’est vrai qu’en même temps, il y aurait un peu plus de personnes, y aura un peu plus peut être de…
– De renouveau ?
– De renouveau, de dynamisme, d’échange.
– Oui on en a parlé un peu brièvement hier quand on s’est rencontré mais le ponot est très dur à percer.
– Oui.
– Très dur d’approche.
– On me l’a souvent dit parce que, du coup, je connaissais des personnes qui sont venues de l’extérieur mais c’est en fait, un peu enclavé. Vous grandissez avec les mêmes personnes, vous avez vos potes, c’est votre entourage, et du coup c’est vrai que les gens ne font pas trop d’efforts. Il est difficile certainement d’intégrer un noyau.
– Après, je pense que c’est comme dans toute ville, il faut un certain temps. Tu vois, j’avais vécu un petit peu sur Vancouver et j’avais rencontré des français qui étaient installés, j’avais juste fait un passage et ils ont mis trois ans aussi pour s’y faire. Donc, je pense que ça peut-être un petit peu général quand même. Tu vois ?
– Oui.
– Toujours un certain temps d’adaptation. Et puis il faut que celui qui vienne, fasse un effort aussi tu vois ?
– Oui.
– Moi j’aime pas les trois bises. Je fais un effort de faire trois bises.
– Alors, c’est bien particulier. C’est vrai, quand on se déplace, on voit vite qu’on est d’ici quoi, parce que trois bises, c’est…
– Oui, voilà, alors, moi, j’ai pris beaucoup de vent. Je l’ai dit dans le premier podcast au bout d’un moment j’ai dit non, ça va pas, alors des fois j’en fais que deux et la personne du coup se prend un vent, ça me fais rire, j’adore !
– C’est le retour de bâton.
– Retour de bâton, tu me cherches tu me trouveras.
– Est-ce qu’il y a de rigolo, c’est qu’ une fois j’étais à Toulouse, parce que du coup j’ai fais mes études à Toulouse et une personne me dit «Ah mais toi t’es du Puy.
Alors, apparemment, on a un accent.
– Ah bon ?
– Alors moi je m’en rends absolument pas compte, mais on a des intonations, et c’est vrai qu’il y a ces fameuses trois bises.
– Oui je pense que c’est surtout ça qui nous trahit.
– Un signe distinctif.
– Parce que l’accès je ne l’ai pas trop remarqué, mais après je viens de Clermont donc c’est pas très loin.
– Oui, c’est pour ça.
– Tant qu’on ne parle pas patois, ça va. Tu parles patois?
– Un tout petit peu.
– Tu as un petit mot en patois ?
– Visa le : regarde le, vois le !
De qué la pute de tsin : Quelle p..e de chien.
– Chut, ce podcast n’est pas pour les enfants. Il ne faut jamais reproduire ce qu’on dit de toute façon dans le podcast.
– Mais, au Monastier, il y a une troupe là qui s’est reformée autour du patois et ils font des pièces de théâtre qu’en patois.
– Ah ben je vais y aller, je n’y comprendrais rien.
– C’est un peu le problème, mais bon, pour les anciens, c’est chouette, quoi.
– Puis, c’est sympa de garder cette langue, ce patois.
– Particularité culturelle. C’est assez sympa, et pour en revenir en fait, tu vois, moi j’ai vécu à Paris. Bon, je travaillais dans le premier arrondissement et, finalement, c’est une vie de quartier qui se fait et, en gros, c’est vrai que c’est pas tellement la dimension de la ville qui fait que les gens, les gens restent les mêmes, partout. Ce qu’il y a, c’est que, effectivement, plus tu as du flux, plus t’es obligé de rencontrer d’autres personnes, plus t’as du renouveau et d’adaptation. Si, même si au fond, après, on réinvente pas la personnalité globale des gens.
-Tu vois, j’apprends à connaître un peu plus le ponot et finalement, il est sympa.
– Oui, oui, non, non, ah mais je pense que, par contre, oui, non, je trouve que les auvergnats de manière générale, sont des gens biens et sympas, on nous traite de radin.
Je crois pas…
– Je ne pense pas, au niveau du cœur, ils sont assez généreux quand même.
– ouais, tout à fait. Alors, c’est sûr qu’il y a eu un exode des auvergnats, principalement sur Paris, et parce qu’à un moment donné effectivement, la vie rurale ne permettait pas vraiment de s’épanouir. Les gens étaient, avaient peu de moyens. Du coup, ils étaient assez précautionneux. Mais…
– Je crois que ça a commencé avec ceux de l’Aveyron, il me semble, qui montaient charbon, parce que l’Aveyron était en Auvergne avant.
– Mais quand Brassens chante l’auvergnat, il parle de laveyronais en fait.
– C’est ça.
– Mais je pense que il y a eu un temps, effectivement, la vie, les conditions de vie rurale était difficile, mais les gens avaient quand même bon cœur. Puis partager, ce n’est pas forcément partager des choses monétaires, des choses chères. Ben prendre un café chez François, ou à la L’IB aussi. Il y a un très, très bon resto-bistrot qui est place de la libération, ou si vous y allez le soir, surtout le vendredi soir, les gens sont très conviviaux et très sympas.
– C’est important d’avoir des bars ou des associations où on puisse se retrouver.
– Ah, complètement.
– C’est ce qui donne du dynamisme.
– Y a pas que les bars, ça c’est sûr, faut pas non plus prôner le…
(rires)
– T’as pas dit que t’étais plus boule à facettes que pantoufles ?
– Et si quand même.
– Ah oui, quand même.
– Bon mais je tends à changer un peu, à évoluer.
– Alors je vais te refaire faire un petit coup de jingle, s’il te plaît.
– Ça marche.

Musique Jingle

– Je pense que c’était la même, même style, même durée. Ouais assez constant.
– Je sais pas si je vais beaucoup plus, on essaie ?
– Vas-y !.
– C’est sympa aussi.
– Oui, ça change. Si tu écoutes d’autres épisodes, tu verras il y en a, qui improvisent d’autres sons.
– Ouais ?
– Chacun se l’approprie, comme il veut. Et au moins, je ne paye pas de droit de sacem.
– Ah parfait !
– Je suis radine, je suis auvergnate.
(rires)
– Ah la la, clermontoise en plus. Ah la la.
– Clermontoise, grands-parents du Livradois-Forez, les bois noirs, tout ça, houuu.
Donc oui, oui, très, très radine. Alors, hop, tu es en train de regarder mes questions là.
– Ah mince.
– Triche, j’ai mal écrit exprès comme ça, je me suis dit que tu ne pourrais pas lire. J’ai des petites questions sur la Haute Loire, un petit peu comme tout à l’heure, tu me dis ta préférence.
Pont de la Chartreuse ou pont de Lavoûte-Chilhac ?
– Alors la Chartreuse, parce que j’y étais à l’école. Mais le pont de Lavoûte-Chilhac est pas mal quand même.
– Ouais, sympa.
Croix de Peccata ou Pic de Lisieux ?
– Croix de Peccata.
– Artisou ou Chabrirou du Velay ?
– Oh artisou, mes grands-parents faisaient du fromage à Saint-Jean-Lachalm.
– Avec les petites bestioles là qui parcourent, qui font la croûte du fromage.
On les voit pas.
– Alors j’en ai offert un jour à des personnes à Paris.
– À Paris ?
– Ouais, tout le monde se régalait. Et puis, il y a une petite fille qui dit : «mais ça bouge».
(rires)
Et effectivement, quand j’ai dit que c’était des petites araignées, des petits acariens, je peux te garantir qu’il y’en a beaucoup moins qui ont mangé du fromage.
– Ils sont parti aux toilettes, tout d’un coup ils avaient une envie pressante ?
– Ils ont quand même fini leur assiette.
– Ah mais c’était quand même des gros artisous. L’artisou auvergnat, il est quand même costaud.
– Mais tu peux le voir bouger ouais, des fois, tu sais, ils s’agglomèrent et on voit que ça bouge.
– T’as le fromage qui part tout seul sur la table, c’est pas mal.
(rires)
Ma grand-mère faisait du, elle avait des chèvres, elle faisait du chèvreton.
– Ah c’est bon ça.
– Quand je racontais ça, quand j’étais à Clermont et que je racontais que dans son chèvreton il y avait des petits asticots, on les mangeait pas hein.
– Ah oui, oui, ça pouvait arriver.
– On les faisait sauter, on appuyait sur le derrière, et puis ils sautaient sur la table. Donc, tu vois, on rigolait, mais on ne les a jamais mangés. Mais il était bon, ahhh, trop bon.
– Ma grand-mère en a fait aussi à un moment donné. A un moment donné, ils avaient des chèvres.
– C’était délicieux. Et voilà. Distillerie des Bughes ou Distillerie Pagès ?
– Ah, les Bughes.
– Golf, alors tu ferais plutôt un golf au Puy-en-Velay, à Ceyssac ou du canoë-kayak à langeac ?
– Du golf.
– Robe de Bure ou Cotte de Mailles ?
– Ouhhhh, joli !
– Tu connais pas ?
– La Cotte de Mailles si, bien sûr, et la Robe de Bure, bien sûr aussi. Tac, tac tac. Cotte de Mailles.
– Tu sais que c’est un chemin de randonnée ?
– La Cotte de Mailles ?
– Robe de Bure et Cotte de Mailles, c’est un chemin de randonnée.
– Ah non la Robe de Bure, moi, je voyais la robe, tu sais de moine.
– Oui oui mais je sais bien.
– Alors non, je ne savais pas que c’était un cheain de randonnée.
– Alors en fait ça part de de la Chaise Dieu, à peu près pour la Robe de Bure, et ça va jusqu’à, sa passe par Domeyrat aussi pour la Cotte de Mailles.
– D’accord. Cool.
– Tu préfères,
– Ah, on fait des tabliers Saint-Jacques-de-Compostelle et Stevenson.
– Ah, un petit moment pub.
(rires)
– Attends, le jingle ?
– Vas-y !

Musique Jingle

Faut que je le cache au bout d’un moment ce petit instrument.
Tu préfères te baigner à Arlempdes ou à Chadron ?
– Hummm Chadron, plus de souvenirs.
– Loir’en Zic, ou Nuits de Saint-Jacques ?
– Nuits de Saint-Jacques.

– Et ton petit coin de paradis en Haute-Loire. Tu peux nous en parler ou pas ou il est secret, secret ?
– Le nouveau monde, tu connais ?
– Le village ?
– Ouais, c’est quand même super sympa. Enfin, quand t’arrive…
– C’est à la limite Lozère ? C’est ça ?
– Ouais, ouais, c’est ça. C’est très sympa.
Des petits coins de paradis, il y en a plein. Il y a là, oui, mais c’est pas la Haute-Loire, mais Saint-Martial le lac, Les Estables, le Meygal est très joli. Il y a plein de beaux endroits.
– J’aime beaucoup le Meygal.
– Le Meygal, c’est sympa.
– Je ne sais pas pourquoi mais… ah ben c’est peut être tous les sucs, tout ça, c’est magnifique.
– C’est ça, la nature est très joli, le paysage est très sympa.
– En tant que bonne clermontoise, bien sûr je charie le ponot en lui disant vous, c’est des résidus de volcans.
(rires)
– Allez, dans le Puy-de-Dôme…
– Jusque là, on était copain, je te salue.
– Salut, au revoir. Ah, il faut bien que je fasse un petit peu une pub pour mon département, quoi.Non, mais je couperai.
– Non mais Clermont, c’est quand même pour la majorité là, de beaux souvenirs, parce que c’est la fac quoi.
– Même je connais des personnes, comme j’ai pas mal bougé en France, qui n’étaient que passé à Clermont faire les études mais elles en garde un super souvenir. Donc ça fait plaisir parce que à chaque fois on dit, ah Clermont j’y suis que passé mais ceux que tu rencontres qui y ont vraiment vécu, en garde un super souvenir.
– Oui, non mais.
– Comme ceux qui sont venus au Puy certainement.
– Oui oui mais Clermont, ouais voilà… c’est, pour moi… non, je ne peux pas dire ça.
– Ah, t’as peur de me blesser ?
– C’est ça.
(rires)
C’est un peu moins joli, un peu moins que le Puy.
– Ah, je sais pourquoi tu dis ça, parce que nous, on n’a pas de la couleur mais on a de la pierre de lave.
– C’est ça.
– Et là, les gens croient que c’est pollué, non ? Non, mais t’as toujours cette réflexion, je te rassure.
– Ah mais non, moi, je sais bien que ce n’est pas pollué, mais c’est un peu moins chatoyant. Par contre, c’est plus grand et, pour le coup, c’est plus vivant.
– Ça bouge pas mal.
– Ah oui, oui.
– Je ne sais pas mais à un moment donné, c’était un peu la scène rock française, avec Europavox notamment, voilà la Belle de Mai, la Coopérative de Mai pardon.
– Il y avait de jolies places, le Gormens, je ne sais pas si ça te parle.
– Oui ben bien sûr, ah oui !
– Le Gasoil ou Diesel. Je ne sais plus comment ça s’appelait.
– Ça, ça ne me dit rien, mais le Gormens, j’y suis passée quelques fois ouais.
– Ouais, tu vois c’est de bons souvenirs et puis c’était la fac ouais.
– Alors, écoute, je vais te laisser dire le mot de la fin.

– Eh bien, écoute, je suis ravi que tu sois passée au magasin.
– Ben oui, comme ça, par hasard.
– Un petit entretien sympa de bon matin.
– Est-ce que tu as un dicton?
– Le monde ne suffit pas.
– A ben écoute, merci beaucoup, Sébastien.
– Non ça, c’était dans James Bond.
– Tu en as un petit, un petit dicton là, j’ai vu tout à l’heure à l’entrée.
– Ah oui, oui, oui, oui, l’aventure n’est pas qu’à l’ouest, elle est partout en France.
– Pas joli mais j’en ai vu un autre.
– In Jean Veritas ou ?
– In Denim Veritas.
– In Denim Veritas, voilà.
– Complètement.
– En fait, il y en a plusieurs des dictons, il va falloir que je les note tous là. Je te remercie beaucoup, sincèrement.
– C’était sympa.
– Et puis… ben ouais, carrément.
– Merci.
– A plus tard.
– Ciao !
– Ciao !

Temps d’écoute : 28 minutes
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