Épisode #05

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Anna

Temps d’écoute : 20 minutes
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– Salut les Ponots ! le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy et aujourd’hui, je suis avec Anna. Comment vas-tu, Anna ?
– Bonjour? Ben ça va très bien,
– C’est vrai ?
– Oui.
– En forme ?
– Oui, oui, en forme.
– Tu peux te présenter un petit peu pour ceux qui ne connaissent pas ?
– Alors, je ne suis pas originaire du puy, mais on va dire, je suis ponote d’adoption depuis quelques années déjà.
C’est vrai que c’est un territoire et un paysage qui me parle beaucoup. Donc c’est un vrai plaisir d’être là aujourd’hui.
– Oh super, j’adore quand on me dit ça, vas-y redis le.
– C’est un plaisir.
– Super !
Est-ce que tu veux en dire un peu plus sur toi, peut-être, pas nous dire où tu travailles exactement, mais ce que tu fais un petit peu professionnellement ou tu n’es pas obligée.
– Alors moi je suis une grande passionnée d’art. Donc voilà, ça rythme un peu mon quotidien. L’écriture et l’art, c’est ma vie.
– C’est génial, c’est beau tout ça, et je me demandais alors comment ça se fait que tu es arrivée au Puy? c’est par hasard ou professionnellement?
– Alors, il y a toujours un peu de hasard dans le parcours d’une vie, mais on va dire que c’est un petit peu les deux. Il y avait effectivement la raison professionnelle, mais quand j’ai choisi une destination, je n’ai pas choisi au hasard, j’ai pas mal bourlingué, c’est vrai, quand j’ai cherché un point de chute, notamment après le covid, j’avais envie de belle nature, de beaux paysages et de retrouver l’Auvergne. Donc voilà, le Puy faisait partie des destinations et j’ai eu la chance d’avoir un poste ici. Donc, ça concordait bien.
– Puisque tu es native d’Auvergne ?
– Alors, oui, Puy-de-Dôme du coup.
– Ouais, Puy-de-Dôme en force aujourd’hui et très en force parce qu’on est un petit peu du Livradois Forez toutes les deux.
– Voilà, c’est ça.
– À l’origine. Tu veux nous en dire un peu plus sur le Puy, est-ce que tu as une anecdote ou quelque chose, pas particulièrement ?
– Alors, anecdotes pas forcément, mais c’est vrai que c’est une ville que, même au fil des années, on redécouvre tout le temps. C’est ce qui est appréciable. Ça reste une ville à taille humaine et c’est vrai que c’est un vrai plaisir d’arpenter les rues, d’errer et de toujours regarder en l’air, de regarder un petit peu ce qui nous entoure et de s’imprégner de la ville et de son histoire.
– Tu habites au centre-ville ou pas très loin?
– Oui, j’habite en centre ville, pas très loin du jardin.
– Tu es bien placée pour aller voir les chèvres tous les jours, wapiti, etc. C’est toi qui les nourris peut-être en passant ? Non ?
– Non non.
(rires)
– Ok ça marche, bon ben merci Anna pour ça. Alors là, je vais te demander, à Salut les Ponots, c’est à toi de faire le jingle, mais je vais te donner l’instrument pour ça. Après, tu improvises, tu fais comme tu veux.
– D’accord.
(rires)
– Attention tadadam ! suffit de tourner.
– Et j’improvise un jingle ?
– Ouais.

Musique jingle

– Ouaissss, tu peux le garder vers toi parce que tu le referas tout à l’heure.
– D’accord. Mais il faut que je me souvienne exactement de la même mélodie ou pas ?
– Ah oui !
(rires)
– Ohla !
– Non, t’es pas obligée.
Alors là, je vais te poser des questions. On appelle ça le confessionnal. C’est un peu comme à la konbini, si tu connais le fast and curious.
En fait, je te fais deux ou trois propositions et tu me dis ce que tu préfères, d’accord ?
– D’accord.
– T’es prête ?
– Oui.
– Tu ne trembles pas ?
– Non c’est bon.
– Allez, on y va, c’est parti.
milan, ou venise ?
– Venise.
– Monter, montrer ou cacher ?
– Montrer.
– Vache ou cochon d’inde ?
– Cochon d’inde.
– Instagram ou Facebook ?
– Instagram.
– Simone Weil ou Simone de Beauvoir ?
– de Beauvoir.
– T’es rapide toi !
– J’avais pas révisé.
(rires)
– Non, t’avais pas les questions de toute façon.
Théière ou cafetière ?
– Rho les deux ! Cafetière.
– Concombre ou abricot ?
– Van Gogh ou Egon Schiele ?
– Egon Schiele.
– Je m’en doutais un tout petit peu.
– Smoking or not smoking ?
– Smoking.
– Selfie ou photo de famille ?
– Selfie.
– Serge Gainsbourg ou Catherine Ringer ?
– Serge Gainsbourg.
– Street Art ou Land Art ?
– Street Art.
– Livre ou cinéma ?
– Livre.
– Whatsapp ou sms ?
– Whatsapp.
– Être ou devenir.
– Devenir.
– J’aurais parié sur tes réponses, presque. Je t’ai étudié un petit peu avant.
– C’est ça, c’est ça, je vois ça.
– J’ai d’autres questions un peu plus ouvertes.
Qu’est ce que tu emportes toujours avec toi, genre dans ton sac à main, par exemple?
– Alors un carnet, pour écrire.
– Pour écrire, pour dessiner aussi, ou juste pour écrire ?
– Alors par le passé aussi du dessin, mais de plus en plus quasiment que de l’écriture. Et voilà stylo carnet, particulièrement Moleskine, parce que c’est mon rituel, faut qu’il y ait le son qui aille avec. Donc, voilà, il y a tout un rituel autour de l’écriture.
– D’accord, impeccable !
– Si tu étais une peinture, justement, quelle peinture serais-tu?
– Si on retourne chez Schiele, je dirais le portrait de Wally qui était sa muse. Voilà, un portrait assez iconique, avec des yeux bleus donc.
– C’est ton peintre favori?
– Oui.
– Donc on avait bien vu les choses.

Maintenant. Merci pour ce confessionnal, on te connait un petit peu plus. Je voudrais te poser maintenant des questions plus sur le Puy-en-Velay, sur le centre-ville, et notamment si tu as l’habitude d’aller chez un commerçant, si tu as une bonne adresse à nous donner, par exemple.
– Moi, je suis une grande fan de fromages donc en commerçant, je dirais chez Fanette, donc c’est une fromagerie qui se situe place du Breuil.
C’est vrai que c’est une des adresses où je suis allée en arrivant ici, en m’installant, et elle venait aussi de s’installer, à peu près au même moment. Donc, on a un peu lié notre histoire comme ça, on va dire et c’est vrai qu’on trouve toujours des produits d’une très grande qualité et aussi avec beaucoup de bienveillance aussi dans le l’accueil. Donc, c’est toujours une adresse où j’aime aller.
– Il n’y a pas que des fromages locaux, je veux dire d’Auvergne ?
– Non, il y a un petit peu tout, mais voilà, c’est toujours avec un travail avec des affineurs, aussi une éthique de travail, une éthique de choix des personnes avec qui elle travaille, des affineurs et des choses qui ont aussi derrière une histoire dans la production, c’est vraiment cette recherche là.
Donc, c’est toujours des bons produits, il y a des locaux et aussi d’ailleurs, mais toujours avec cette volonté de faire découvrir des bons produits.
– Elle est en face du passage pour piétons, quand tu pars de la place du Breuil pour aller en centre-ville, c’est ça?
– Non, c’est vraiment à l’angle de la place du Breuil, quand on va direction place du Plot.
– D’accord, oui, c’est vrai, tout à fait,
– Avec la façade bleue bien punchie.
– Fanette, je crois, chez Fanette.
– Oui.
– D’accord à retenir.

Tu vas au marché aussi de temps en temps le samedi ?
– Alors de temps en temps.
– Et tu as un petit stand ?
– Alors ben moi, je reste dans le fromage.
(rires)
On l’aura compris, c’est vraiment l’obsession.
Oui, du coup, il y a un stand, c’est pas toutes les semaines, je crois que c’est toutes les deux semaines, qui a de la fourme de Valcivières dont vers Ambert, donc, là, c’est mon petit côté, on va dire, chauvin. Et oui, ils sont installés en fait juste en face de chez Caulet-Flori, donc place du Plot, et c’est vrai que c’est une fourme, quand je ne peux pas rentrer chez moi et m’approvisionner, je viens du coup sur le marché. Je sais que je vais retrouver cette fourme qui est vraiment voilà à part et qui a vraiment un goût particulier, et aussi avec une éthique de travail qui est belle donc voilà.
– Et tu en profites pour aller à Caulet-Flori après pour prendre un petit machiato à emporter ?
– C’est ça, je fais vraiment mes parcours par étapes.
(rires)
– Ok, ça marche.

Est-ce qu’il y a un bar, un restaurant qui te, dans lequel tu aimerais qu’on t’invite, par exemple ?
– Alors, oui, qu’on m’invite volontiers. Je crois que les délais sont rallongés depuis qu’ils ont obtenu une étoile, mais c’est vrai qu’il y a Le Chamarlenc qui avait ouvert il n’y a pas si longtemps que ça. Mais voilà qui s’est, qui a bien pris de l’ampleur.
C’est vrai que c’est une belle adresse avec des belles propositions créatives. Et puis c’est un couple. de jeunes restaurateurs et je trouve qu’ ils ont vraiment créé une très belle ambiance rue Raphaël et est aussi un respect des produits aussi ce côté chaleureux, en fait, d’un restaurant gastronomique pour le coup.
– Oui, c’est un gastronomique.
– Donc, voilà, ils ont obtenu une étoile et depuis, voilà c’est vrai qu’il faut si prendre un peu plus tôt qu’auparavant pour réserver. Mais c’est toujours un plaisir de retourner chez eux.
– Bon, alors on lance un appel, si vous voulez aller manger et que vous êtes tout seul, Anna se propose de vous accompagner. Voilà, vous pouvez l’inviter. Donc, tu peux nous rappeler l’adresse et le nom du restaurant.
– C’est rue Raphaël, c’est Le Chamarlenc.

– C’est noté. Est-ce que tu as un autre bar, un autre commerçant ?
– Alors si, il y a aussi à un autre bar dont j’aime beaucoup beaucoup le concept et qui a ouvert aussi assez récemment puisqu’elles ont ouvert en hiver dernier. C’est le bar à chat qui est plutôt, alors l’adresse exacte…
– Place Carnot ?
– Pas très loin de la place Carnot, en fait, c’est la place qui est juste à côté, et c’est vrai que c’est du coup deux jeunes qui ont ouvert ça, et elles ont en fait comme concept de proposer bon à la fois, effectivement, du café, du thé, des gâteaux aussi le midi, sur réservation, des plats aussi pour déjeuner.
Elles accueillent en fait des chats qui sont de la SPA et elles sont famille d’accueil et elles offrent du coup la possibilité à ces chats d’avoir un environnement un petit peu plus plaisant et un petit peu plus jovial que la SPA. Du coup, les chats sont à l’adoption, ce qui permet aux gens de se familiariser, de venir les voir.
– C’est top ça !
– Et de les adopter si…
– Ah je connaissais le concept de bar à chat, mais je ne savais pas, en plus, d’ajouter voilà, ce ptit truc en plus.
– Il y a déjà un certain nombre de chats qui ont été adoptés de cette manière, et c’est vrai que c’est toujours agréable d’aller les voir.
– Il a un nom le bar à chat, je me rappelle plus du nom, j’y suis passée.
– Alors oui, alors par contre, je n’ai plus le nom en tête.
– Je mettrai les coordonnées de toute façon sur le site.
– Puis, c’est vrai que c’est vraiment un très bon accueil et c’est toujours agréable quand on aime les chats, effectivement, de pouvoir être parmi eux.
– Ben quand on écrit, si on n’aime pas les chats, c’est bizarre.
– C’est ça Egon schiele, un chat, un livre…
– Besoin de rien d’autre.
-… un machiato et c’est bon, c’est parti.

J’aimerais maintenant que tu me parles d’un artiste ou une artiste de Haute-Loire, pas forcément du Puy-en-Velay, qui te tient à cœur.
– Alors c’est une artiste que j’ai découvert en Haute-Loire, donc c’est Cristine Guinamand. Que j’ai découvert justement grâce à Aponia qui avait une œuvre assez remarquable de cette artiste qui travaille du coup à Rosières, et c’est vrai qu’elle a un univers extrêmement à la fois foisonnant, mais alors qui peut paraître sombre d’un certain côté, mais en même temps avec quelque chose d’extrêmement philosophique et de très puissant, puisqu’on est toujours dans des univers un peu oniriques, mais en même temps qui voilà rappelle aussi la condition humaine. Et puis voilà les difficultés de la guerre ou de choses on va dire un peu plus sombres. Donc, c’est toujours cet entre-deux et cette mise en scène aussi, puisque voilà, elle a recours souvent à des pièces de puzzle ou alors à des choses un peu théâtralisées. Et c’est vrai que son univers est extrêmement, extrêmement riche, et c’est très intéressant de discuter avec elle, on voit que là, il y a une vraie réflexion, un vrai univers personnel et atypique. Et puis, surtout, les formats sont assez souvent, alors ça va du petit, petit format, mais à des très, très grands formats.
– C’est de la peinture ?
– Et oui, c’est la peinture, donc, à la fois avec des tons très sombres, mais aussi très colorés. Donc, il y a vraiment, ce contraste, on va dire un clair-obscur, qu’elle arrive à maîtriser parfaitement d’ailleurs. D’ailleurs, elle a de très belle expositions, que ce soit en Haute-Loire ou même, ou même en France, et là récemment à Paris dans le quartier de Matignon.
Et c’est vrai que c’est un univers extrêmement intéressant et avec voilà, comme je disais, des très, très grands formats et c’est vrai que le grand format monumental, c’est toujours quelque chose de très impressionnant pour le spectateur, parce qu’on se sent toujours très…
– On est englobé par l’œuvre.
– On est englobé et on est vraiment, on sent tout petit, on rentre vraiment dans l’œuvre, ça a une vraie puissance.
– Puis il doit y avoir des heures de travail, de folie je suppose.
– Ah ben oui oui.
– Tu sais à peu près ?
– Non je ne sais pas exactement. Je pense que c’est très, très variable. Et puis, c’est vrai que je pense que l’artiste, comme beaucoup d’artistes, ont une relation à chaque œuvre très différente. Il y a des choses qui se font, on va dire, plus rapidement que d’autres. Il y a un peu des allers-retours sur certaines œuvres.
Donc, voilà, la notion de temps est très difficile à apprécier puisque aussi, au-delà du temps qu’on passe à peindre, il y a aussi tout le temps de la réflexion, qui est aussi un peu… On va dire, quand on visite un musée ou une galerie, on se dit voilà, ça s’accroche au mur, c’est vite fait, mais il faut vraiment mesurer que derrière, il y a vraiment un travail à la fois technique mais aussi intellectuel. Donc, c’est tout ça qu’il faut savoir valoriser et là, en l’occurrence, voilà, c’est, c’est vraiment un travail au long cours.
– Ok, super donc voila pareil, je mettrai les coordonnées de cette artiste et puis on ira voir un petit peu ce qu’elle fait, un petit peu beaucoup même !
Merci Anna.

On va continuer avec, ben je vais parler de notre slogan, c’est crache ta lentille.
(rires)
Bon, c’est très local, je sais, je ne suis pas allée chercher bien loin.
Mais en fait, j’aimerais savoir si pour toi au Puy-en-Velay il y a un événement remarquable ou un événement que tu as vu ailleurs et que tu aimerais bien qu’il se fasse au Puy-en-Velay.
– Un événement remarquable, c’est vrai que je pense que les fêtes du Roi l’Oiseau ont quand même quelque chose d’assez particulier. C’est vrai qu’au mois de septembre, c’est un petit peu le temps fort de l’année, avec, voilà, la ville qui vit au rythme de la Renaissance. Je trouve que c’est quand même quelque chose qui est assez emblématique. On est sur la fin de l’été, on commence déjà à se tourner vers l’automne et je trouve que ça donne un voilà, un rythme assez joyeux à l’année. Donc, c’est un événement que je trouve vraiment sympathique au Puy.
– Avant d’entamer l’hiver.
– C’est ça !
– L’année dernière, moi, j’ai une petite anecdote. J’ai donc, on était costumé, puisqu’il faut être costumé et non déguisé, et il y avait un américain qui avait débarqué le soir assez tard et il se demandait où il était tombé. Il venait de Paris, et là, il voit tout le monde costumé, il se dit : Qu’est-ce qui se passe? Donc je pense qu’il a pensé atterrir dans la France profonde, qu’on vivait comme ça réellement, il était assez choqué. C’était assez marrant, voilà pour la petite anecdote.
Une autre question : qu’est-ce que tu changerais au Puy ? Est-ce que tu changerais quelque chose ?
– Je pense que ce serait un peu prétentieux de dire que je veux changer quelque chose après. C’est vrai, il y a toujours des choses qu’on cherche à titre personnel.
Moi, c’est vrai que j’aime bien bouger, et donc, c’est vrai que parfois, on va dire que les transports sont pas forcément, c’est pas toujours idéal quand on veut bouger un peu vite, mais sinon, je trouve que, voilà, il y a un cadre de vie qui est assez exceptionnel et, pour avoir vécu ailleurs, Je pense qu4 on ne peut pas se plaindre de grand-chose parce que, vraiment, la qualité de vie est vraiment exceptionnelle.
– Je savais qu’Anna était une gentille personne.
T’aurais pu faire une crache ta lentille. Tu vois une lentille plus…
– Violente ?
– Ah non peut être pas quand même.
A nouveau jingle. Allez, je te laisse reprendre La manivelle.

Musique jingle

Hey je pense que c’était pas mal.
– A peu près pareil.
– A peu près pareil. Maintenant, je vais te poser des questions sur la Haute-Loire, comme tout à l’heure, tu dois choisir entre deux propositions.
– D’accord.
– Marche de la cathédrale ou marche du musée Crozatier ?
– Cathédrale.
– Oui, ça fait un peu plus de sport.
– Voilà !
(rires)
– Étang de la Plaine à Rosières ou le Lac Bleu ?
– Lac Bleu.
– C’est plus poétique ?
– Ah oui.
– Les monts du Forez ou la Margeride ?
– Ben le Forez.
-Tout le monde me dit: «mais non, mais Stef, c’est pas en Haute-Loire !» Ben si !
– Et oui !
– Les deux sont à la limite, mais les deux le sont bien.
Dentelle ou verveine ?
– Verveine.
– En tisane ou en liqueur ?
– Les deux.
(rires)
– Je pose toujours la question, t’inquiète pas.
Le Mont Venise ou le Mont Bar ?
– Le Mont Bar.
– Avec la petite tourbière dans le cratère. Apparemment c’est assez exceptionnel en France, et peut-être même unique, d’avoir un volcan avec une tourbière.
– Oui d’ailleurs c’est protégé.
– Natura 2000 je crois.
– Ouais.
– Romain Bardet ou Grégory Coupet ? Je ne sais pas si tu les connais. Romain Bardet il est né à brioude, c’est un cycliste.
– D’accord.
– Et Grégory Coupet c’est. Il est né au puy-en-velay et lui, il était gardien de foot notamment à l’olympique lyonnais, mais je crois qu’il est sur bordeaux.
Brioude ou le Puy-en-Velay alors non ?
– Alors on va dire le Puy, parce que c’est le Puy, sinon j’ai pas d’avis.
(rires)
– Et puis c’est un beau gosse Grégory Coupet.
– L’abbaye de la Chaise-Dieu où l’abbaye de Pébrac ?
– La Chaise-Dieu.
– Et une dernière question le Doyenné ou Aponia ?
– Aponia.
– Aponia, c’est une, c’est un centre culturel ? Je connaissais pas. Tu peux nous en parler un petit peu ?
– Oui ben c’est un centre d’art aussi qui a ouvert voilà il y a déjà un petit moment. Mais voilà qui reste quand même récent, qui est au Monastier-sur-Gazeille du coup, et qui présente des expositions d’art contemporain alors généralement dans deux lieux, c’est-à-dire qu’ils ont un immeuble qu’ils ont rénové où il présente des œuvres.
Et, en général, il y a un écho qui est fait ou, en tout cas, un lien qui est fait aussi à l’intérieur de l’église Saint-Jean-Baptiste, donc du Monastier, et du coup, en fait, ça offre vraiment un cadre assez exceptionnel pour présenter des œuvres d’art contemporain dans un cadre historique. Donc, il y a vraiment ce lien très particulier avec l’architecture qui se fait. Donc c’est vraiment une offre assez exceptionnelle, je trouve, culturelle et avec vraiment des artistes pointus, et toujours dans un esprit narratif et une perspective intellectuelle intéressante. Donc, je trouve que c’est un endroit vraiment à découvrir pour ceux qui ne connaisse pas.
– Moi je connaissais pas avant de fouiller un peu pour te poser des questions.
– Et ben voilà , c’est parti, faut y aller.
– Bon maintenant, faut que j’y aille. C’est ouvert toute l’année de toute façon ?
– Alors, oui, pendant les expositions, mais après, il faut aller sur leur site internet ou sur Instagram, et voilà, il y a des horaires d’ouverture. Donc là, par exemple, c’est plutôt en hiver, ça va plutôt être les week-ends.
Mais voilà, il y a une programmation, donc, toute l’année, ils ont un certain nombre d’expositions qui sont organisées et qui peuvent être visitées soit effectivement sur les heures d’ouverture ou sur rendez-vous.
– D’accord, on mettra les coordonnées sur le site.
Alors, est-ce qu’il y a un lieu où tu aimes te baigner en Haute-Loire ?
– Je suis pas trop trop baignade. Enfin, faudra que je prenne le temps en fait. Donc c’est toujours…
– Tu serais plutôt lac ou rivière ?
– Plutôt lac.
– Lac, d’accord. Tu fais combien de bises toi ? Tu en fais trois, ou…
– C’est toujours une grande question. C’est à dire qu’il faut d’abord que je réfléchisse à qui je fais la bise, pour savoir quel est le nombre qu’elle attend.
Parce que moi, naturellement, c’était plutôt deux, mais voilà, ici c’est souvent trois donc du coup, ça me demande toujours une réflexion a priori.
– Ça fatigue hein ? C’est très intellectuel.
– C’est ça, c’est ça.

– Et est-ce que tu as un mot de la fin?
Non, avant le mot de la fin, je vais te demander s’il y a une question que tu aurais aimé que je te pose ?
– Non, je ne sais pas. Pas particulièrement. Je ne sais pas, t’as fait le tour. T’as bien bosser un peu tous les sujets.
– Je vais te demander alors le mot de la fin, et si tu avais un petit dicton, ce serait bien. J’aime bien finir par un petit dicton. Ça peut être ton dicton à toi perso ou quelque chose que tu as l’habitude de dire.
– Un dicton ?
– Ou alors de quelqu’un, on sait jamais. De quelqu’un d’autre, une expression, un dicton.
– C’est la plus difficile question de ce podcast.
– C’est pour ça qu’on finit par celle-ci.
– Je ne sais pas j’ai pas forcément…
– Tu as le temps, ça peut durer deux heures.
– J’ai vu que t’avais sept heures d’enregistrement, donc on ne peut être là toute la nuit. J’aurai trouvé demain matin. «Mieux vaut tard que jamais».
– Ah ben voilà ! «Mieux vaut tard que jamais»
– Finalement !

– Anna, je te remercie. Merci beaucoup pour cette interview.
– Merci à toi de m’avoir m’avoir invitée.
-Tu vois, on y est arrivées. Tu es encore en vie. C’est bon.
Merci beaucoup, à bientôt ?
– Merci, à bientôt,
– Ciao ciao !

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Coups de coeur de notre invité