Épisode #03

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Sophie

Temps d’écoute : 25 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy.
Et aujourd’hui, je suis avec Sophie. Comment vas-tu, Sophie?
– Bonjour, bonjour, je vais bien. Merci,
– Avec le temps qui fait, tu vas bien,
– C’est super !
– C’est super ! Il pleut mais il y a les oiseaux qui chantent.
– Alors dis-moi, Sophie, est-ce que tu peux te présenter, s’il te plaît.
– Alors donc, je m’appelle Sophie, j’ai un peu plus de soixante ans.
Je suis toujours en activité. Je suis secrétaire dans le privé. Plus pour très longtemps, je vais bientôt être en retraite. J’habite au puy depuis deux mille quinze. C’est une ville que j’aime beaucoup. Je me sens bien au Puy.
Alors mes passions. Je fais de la photo, photo de personnes, de paysage, de fleurs, etc. J’ai écrit aussi pour un journal qui s’appelle le Pavé.
– Oui, qui est bien connu au Puy, il a un pliage merveilleux, il est très bien présenté, je trouve.
– Oui, je trouve qu’ils ont bien bossé.
– De beaux textes, de belles illustrations. Il sort une fois par…
– Normalement, c’est deux fois par an.
– Deux fois par an d’accord,
– Et donc moins depuis deux numéros, j’écris pour les petits. J’essaye de faire une histoire donc pour les petits, parce qu’en fait, j’ai été publiée pendant quelques années, en fait, de deux mille cinq à deux mille quinze, ensuite après j’ai arrêté, j’avais envie de faire autre chose et là j’avais envie d’y revenir. Donc, je me suis dit ben le Pavé, c’est peut-être la bonne idée.
– D’accord t’as été publiée chez qui ?
– Chez Bayard, chez Fleurus, chez Disney.
– D’accord, waouh.
– Waouh haha houuuu.
(rires)
– Je suis avec une star aujourd’hui.
– Ouais ouais ouais….
– On t’a pas demandé de prendre le costume de Minnie chez Disney, non ?
– Non non ça va, j’ai plus la grosse tête, c’est passé.
– Est-ce que tu veux nous en dire un peu plus sur ta présentation? Comment tu es arrivée au Puy ou
pas spécialement ?
– Non, non c’est bon, je vais en rester là. Je reste secrète.
– Un p’tit peu de mystère.
– Voilà du mystère, vous ne saurez pas tout.
– Oh mince !
(rires)
– À Salut les Ponots, on a un jingle, mais comme on n’a pas les moyens de payer la sacem, c’est toi qui va faire le jingle. Alors je vais te donner de quoi le faire.
Tu improvises, tu fais ce que tu veux, voilà.
On t’écoute, allez, jingle !
– 3, 4 !

Musique jingle

– Ah bien, on l’avait pas encore fait celle là.
Garde le, il va resservir pour bientôt.
– Je m’en souviendrai peut-être pas. Il va changer le jingle.
– Alors, pour aller un petit peu plus loin, sur comment dire, pour te connaître un peu, j’ai des petites questions à te poser, ça s’appelle le confessionnal. Tu as juste, je te fais deux ou trois propositions et tu me dis celle que tu préfères.
– D’accord,
– D’accord, c’est un peu, mais toi, tu connais pas konbini, fast & curious ?
– Non.
– Tu dis blanc ou noir, tu vois . Alors on y va, t’es prête ?
– C’est parti.
– Danser ou chanter ?
– Aller chanter, vous allez rigoler.
– Tu chantes un petit peu ?
– Pas du tout.
(rires)
– Flash ou splash.
– Splash.
– Sabine Weiss, Annie Leibovitz ou Véronique de Viguerie.
– Qui c’est ça ?
– Ce sont toutes des photographes femmes.
– Je n’ai aucune culture photographique.
– J’avais fait de la plus âgée à la moins âgée. Bon Sabine Weiss est partie, malheureusement, mais les personnes regarderont qui sont… voilà je te laisserai les petits noms, comme ça tu pourras voir leur travail.
Saucisse ou saucisson ?
– Saucisson.
-Tasse ou mug ?
– Ah, ça dépend. Allez, tasse.
– Shakespeare ou Molière ?
– Molière.
– Moi, j’aime bien ma mère, parce quand elle me parlais de shakespeare, elle disait
« chaquespire ».
– Ah « chaquespire », et puis non, c’est trop lourd.
– Trop lourd ?
– Trop lourd.
– Quelque chose de plus léger Molière.
– Molière.
– Tu as une pièce favorite de Molière.
-J’ai souvenir du bourgeois gentilhomme.
– Draps ou couettes ?
– Ah ben, couettes.
– Cinéma ou télé ?
– Ciné parce que télé, je n’arrive pas la télé, non, c’est compliqué.
– Alors là, je vais te poser… c’est deux sportives. Je ne sais pas si tu t’y connais en sport, mais bon, le mon te dira peut-être quelque chose au moins pour une : Jeannie Longo ou Catherine Destivelle ?
– Ah ben je connais Jeannie Longo.
– Catherine Destivelle, c’est la grimpe elle. Jeannie Longo, elle coure encore.
– Elle court encore ? Wahou !
– C’est fou, c’est fou. C’est incroyable.
– Non, parce qu’elle doit avoir cinquante et quelques…
– Ah non, soixante et quelque.
– Rêver ou exister ?
– Le premier mot, t’as dit ?
– Rêver , rêver ou exister ?
– Rêver.
– Girafe ou lion ?
– Girafe.
– Lune ou soleil.
– Lune ou soleil, je veux du soleil, soleil.
– Alors, niveau chanteur, on va voir si ta culture…
(rires)
– Stromaé ou Eddy de Pretto ?
– Je connais pas Eddy de Pretto donc Stromaé.
– Fraternité ou sororité ?
– Oh, quoi est-ce sororité ?
Alors, c’est la fraternité mais que pour les femmes.
– Ah bon ?
– Oui.
– Ah d’accord.
– C’est un nouveau mot.
– Non non.
– Fraternité ?
– Oui, fraternité.
– Mer ou océan ?
– Océan.
– Piercing ou tatouage ?
– Tatouage.
– Si tu étais une chanson, laquelle serais-tu?
(Sophie chante) « Que reste-t-il de nos amours? »
– Tout dans la poésie, l’amour, le rêve, Sophie !
– Peux-tu me donner le cadeau idéal pour une maman ?
– Pour une maman, le collier de nouilles.
– Le collier de nouilles ?
(rires)
Ah ben c’est bien, c’est original. Je pense que tous les mamans ont eu un coller, un collier de nouilles.
– C’est dur à dire.
– Ouais collier de nouilles.
– Collier de nouilles.
– Bon, ben super !

Alors, on va parler un petit peu du centre-ville du Puy. Maintenant, voilà, parce qu’on fait ce podcast aussi, pour connaître un petit peu les bonnes adresses de nos invités, leurs coups de cœur. Donc, je voulais savoir, en centre ville, tu y vas assez souvent, quel est ton commerçant ou artisan préféré ?
– Alors au niveau du commerce. Moi j’aime bien la boutique le mont anis.
C’est une boutique souvenir qui est tenue par une copine qui se trouve tout au bout de la rue Saint-Georges, en face du grand séminaire.
– D’accord.
– Tu trouves de la dentelle faite main, tu trouves tout un tas de souvenirs.
Et donc aussi des spécialités du Puy.
– Miam-miam !
-Ouais, miam miam.

– Mais justement en parlant de miam-miam, est-ce que tu as un restaurant à nous proposer?
– Ah ben j’aime bien le Vellavi qui est rue des Tanneries. Moi j’y suis allée le midi, c’était excellent, et alors le dessert…
– C’était quel dessert ?
– C’est du bonheur, c’est du bonheur. Crème, crème, fraise, etc. Enfin bon pfiouuuu. (rires)
– Par un temps comme ça, c’est un restaurant qui redonne du baume au cœur.
– Oui, voilà, c’est ça.
– Quand il y de la pluie, tout ça, on va aller manger un petit dessert avec plein de crème et de fraises.
– Plein de crème et plein de sucre et tu oublies tout.
– Tu oublies tout, c’est super.

– Après, j’aimerais que tu me parles un petit peu d’une association qui te tient à cœur ouvert, au Puy, ou aux environs.
– Alors il y en a plein. Il y en a plein, mais là je vais parler du théâtre de poche du Mayapo. C’est un tout petit théâtre qui est dans la rue du Bessat.
Ce qui est bien, c’est qu’il a une programmation totalement différente de celle du théâtre du Puy.
Et tu as aussi pas mal de choses donc pour les enfants.Tu as des spectacles de marionnettes.
Chaque année ça doit être au printemps. tu as un festival de compagnies de théâtre de jeunes adolescents étrangers..
– D’accord.
– Les troupes viennent d’Égypte, de Turquie, tu peux avoir aussi du Maroc, enfin, bon…
– Ce festival me dit quelque chose, le nom du festival, tu t’en souviens ?
– Alors attends, est-ce que c’est Grains de scène, je crois ?
– Ah oui c’est peut être ça, oui, oui, c’est ça, oui, tout à fait.
– Oui, c’est ça, oui, c’est ça, et c’est sur trois ou quatre jours, et c’est vraiment génial.
– C’est eux qui l’organise ?
– Oui, c’est eux qui l’organise.
– C’est quand même un festival assez important pour faire venir…
– Oui, c’est important et je pense que c’est bien aussi pour les jeunes qui se mettent au théâtre, comme ça, de venir au Puy.
– C’est pas forcément au théâtre du Mayapo, généralement, c’est aussi au Centre Pierre Cardinal. Oui il faut avoir un petit peu d’espace quand même pour les accueillir parce que si c’est un théâtre de poche, comme tu dis, c’est que ça doit pas être très très grand.
– Non, non, c’est pas très très grand, mais je trouve ça a vraiment un cachet, ça a vraiment quelque chose, c’est totalement différent du théâtre du Puy. C’est pour ça que c’est important qu’il existe.
– C’est bien d’avoir une programmation différente, totalement différente.

– Et donc maintenant, j’aimerais que tu nous présentes une artiste ou un artiste pour qui, voilà, tu as un peu flashé.
– Moi, je vais te parler de Chloé Brunon.
Chloé Brunon, je l’ai connue par l’intermédiaire de la troupe de clowns amateurs Les Tarins. En fait, je crois qu’ils étaient cinq clowns avec chacun un personnage bien particulier. A un moment, chloé a eu envie de monter sur scène seule.
– Toujours en étant clown ?
– Toujours en étant clown. Donc elle a préparé un spectacle qui s’appelle «On fait comme on peut». Elle l’a présenté au festival Chahut Bohu de la Maison Pour Tous de Chadrac et c’était génial, c’était super. Alors déjà, c’est super parce que pour elle la salle était pleine. Elle est rentrée, ça a accroché tout de suite.
Et donc déjà ça, ça met en marche, en fait je pense que ça a du la détendre intérieurement et ensuite elle est partie, c’était vraiment super.
C’était un spectacle sur, enfin comment dire, c’était poétique, c’était drôle. Tu rentrais dans l’univers, de son personnage de clown et tu oubliais Chloé. Tu partais dans son imaginaire et ça a été quarante minutes vraiment superbe.
– C’est chouette pour elle. Surtout, si c’était la première fois, si elle se lance toute seule. – Oui, oui, oui, oui, oui, oui,
– Ça doit pas être évident.
– Non, non, je pense que c’est assez stressant au départ, oui j’imagine.
– Donc une belle réussite pour elle.
– Une belle réussite et je pense que ça va bien fonctionner après.
– Tu peux nous redonner le nom de son spectacle, qu’on aille le voir, qu’on regarde un petit peu.
– Alors, «on fait comme on peut» Chloé Brunon.
– On retient le nom.
(rires)
Maintenant, moi je le connais.

Alors à Salut les Ponots, on a aussi un slogan qui est très local, c’est : crache ta lentille ! Alors pourquoi crache ta lentille? parce que c’est le moment où tu vas pouvoir, sans être méchant hein, mais dire un petit peu, voilà ce que tu as sur le cœur… ou pas, dire si tu es contente ou pas, et donc moi, j’oublie de poser des questions, par exemple sur les événements un peu qui se passent au puy, est-ce qu’il y a un événement remarquable pour toi au Puy, ou qui n’existe pas au Puy et que tu aimerais voir au Puy ?
– Alors, moi, il y a plein d’événements que j’aime beaucoup au Puy.
Il y a le festival de l’Aprotahl. C’est le festival de théâtre amateur de Haute-Loire.
Il est tous les ans fin octobre ou début novembre, c’est sûr trois jours je crois : vendredi, samedi, dimanche.
Une année c’est au puy, une année, c’est au bout du monde dans le 43.
(rires)
L’année dernière donc, c’était au Centre Pierre Cardinal.
Cette année, ce sera pas vraiment au bout du monde, à Saint-Germain-Laprade.
– Parce qu’au bout du monde, il y a le festival du bout du monde aussi, c’est ça ?
– Enfin quand je dis le bout du monde, l’année dernière c’était à Saint-Jeures.
– Oui c’est dans les environs.
– C’est dans le quarante trois. Je ne connaissais pas Saint-Jeures, j’ai appris à aller à Saint-Jeures.
Au début, je voulais y aller qu’un soir. Je suis allée un soir, puis je suis revenue le lendemain.
Et puis je me suis dit allez je vais y retourner, je vais finir, je vais faire le dimanche .
– Jamais deux sans trois.
(rires)
– Donc tu disais qu’il y avait plusieurs événements, et alors
– Il y a un festival que j’aime beaucoup aussi, c’est Les Basaltiques.
Alors je connais depuis pas très longtemps en fait, je me suis toujours demandé ce que c’était ce festival de danses traditionnelles.
Je ne suis pas du Puy, je ne suis pas du 43. Donc, pour moi, la danse trad, je connais pas.
– Tu connaissais pas du tout.
– Ou alors c’est danse folklorique, je me dis c’est quoi, ce truc
– La Bourée tout ça, c’est pas très engageant.
– Ça me disait pas. Et puis je me suis dit, comme je ne trouvais personne pour m’accompagner, je me suis dit je vais faire bénévole, je veux faire photo bénévole. Et puis, soit, je vais m’embêter, je vais picoler.
(rires)
– Non, elle n’a rien dit.
(rires)
– Soit je vais m’éclater.
Et je me suis éclatée. Ah, c’est vraiment génial, c’est un super festival. C’est familial, c’est pas ringard du tout.
– Contrairement à ce qu’on pourrait penser, quand on parle de bal traditionnel.
– Absolument pas, tu as une ambiance de dingue. Dès que les musiciens commencent à jouer, tout le monde va sur les planchers et danse. Enfin, bon, c’est incroyable.
– Et tu es obligée d’être costumée ou pas?
– Non, non, non. Rhooo ça va !
– Parce qu’au Puy, faut éviter de dire: je me déguise, c’est je me costume.
– Le costume c’est pour le roi de l’oiseau.
– Du coup, je te propose de venir cet été aux Basaltiques.
– On va faire Les Basaltiques, faire le bal d’ouverture, on invite tout le monde.
– Bon, j’espère que le podcast sera diffusé jusqu’à cette période. C’est à quelle période d’ailleurs Les Basaltiques ?
– Ça va être fin juillet, ça doit être vingt six, vingt sept, quelque chose, comme ça. Je n’ai pas les dates en tête.
– Ok, toi tu as une lentille bien gentille, que des gentillesses. Est-ce qu’il y a quelque chose que tu changerais ?
– Ce qui m’embête au Puy, c’est qu’on est un peu excentré du Puy, comme je suis sur une colline.
– Parce qu’ici on est au quartier de Guitard.
– Tu es obligé de prendre ta voiture pour aller au Puy.
– Sinon tu as de bonnes chaussures.
– Ben, en fait, c’est pas tellement la descente, mais c’est la remontée.
(rires)
– On habite le même quartier, on est d’accord. Moi, je suis un peu plus bas, donc j’ai un peu moins à monter.
– Descendre, ça ne me dérange pas, déjà, je vais bosser à pied.
Mais quand tu sors, ou quand t’as une course à faire au Puy ou truc comme ça, remonter c’est pénible donc je vais toujours en voiture.
Il y a l’histoire des parkings qui vont être payants 24h/24, etc. Etc. Etc.
Ce qui serait peut-être pas mal c’est que la navette, qui est gratuite là, elle ne reste pas simplement au centre du Puy, qu’elle monte un petit peu.
– Après ils ont fait le parking, tu sais, vers Sainte-Marie, je pense qu’il est gratuit.
– Ben oui mais c’est pareil, t’es obligé de prendre ta voiture pour aller à un parking, le parking vers Bon Secours.
– T’as plus vite fait d’aller à pied.
– Ouais c’est ça mais c’est la remontée.
– C’est une demi-heure de marche minimum.
– Je trouve ça un peu ridicule de prendre ma voiture d’aller à trois minutes en voiture à Bon Secours et prendre une navette. S’il y avait une navette qui passait par là, ce serait peut- être pas mal.
– C’est vrai que les parkings non payant quand même entre midi et deux, c’était bien si on voulait faire un restaurant, même si tu travailles ailleurs, si tu veux venir… Du coup, est-ce que pour les restaurateurs, les commerçants, c’est une bonne chose. C’est une question qu’on peut se poser.
– J’espère que ça a été pensé.
– Oui, j’espère aussi.
– Donc voilà,
– Voilà, on va dire ça.
– Ceci ne nous regarde pas. N’empêche que…
– Nous ne sommes pas… Mais quand même, mais quand même. On peut cracher notre lentille.
C’est le moment du jingle.
– Ah oui, alors allez, on va en faire un autre.

Musique jingle

– Voilà, bravo !
J’ai pas amener les spectateurs pour t’applaudir mais…
Ok. Maintenant je vais te poser des questions sur la Haute-Loire. Ça va être un petit peu comme tout à l’heure, comme le confessionnal, mais ça va être sur la Haute-Loire, dont tu auras à choisir entre plusieurs propositions. T’es prête ?
– Ouais.
– C’est parti.
Musée du Mont Mouchet ou le Musée Crozatier ?
– Musée du Mont Rocher ?
– Mouchet.
– Ah Mouchet, c’est où ?
– Le Mont Mouchet c’est dans la Margeride. C’est à la limite Haute Loire et c’est sur la résistance.
– Non, mais je ne suis jamais allée. Donc ben, je ne connais que le musée Crozatier.
– Lac du Bouchet ou lac du barrage de Lavalette.
– Lac du Bouchet, parce que j’ai fait des photos. C’est génial en hiver ou en automne, pffff. – Parce que tu as des couleurs différentes.
– C’est vraiment super, vraiment extra.
– Tu t’y baignes aussi ?
– Je m’y suis baignée. C’est surprenant parce qu’on ressort, ta peau est douce.
– L’eau est claire en plus.
– C’est vraiment particulier.
– C’est parce que quand tu te baignes, il y a des petits poissons qui viennent là pour nettoyer ta peau mais tu les vois pas.
– Mais moi je vais pas trop au fond, parce que j’ai vu les dents de la mer donc…
– Ouais, tu as peur. Il y a un superbe monstre en plus au lac du Bouchet, il faut faire attention.
– le monstre, viens ici.
– C’est une carpe géante, elle t’attrape les pieds, elle commence par les pieds puis on ne te retrouve plus après.
– Pin sylvestre ou sapin blanc ?
– Pin sylvestre.
– Place du Breuil ou place Michelet ?
– Place du Breuil, c’est où il y a la fontaine.
– Attends, c’est laquelle, je sais jamais moi. (rires)
– Ah, tu vois. Oui oui parce que Michelet c’est …
– Oui et tu as le théâtre entre les deux.
– Place du Breuil, parce que j’aime bien la fontaine, et je l’ai prise par mal de fois en photo, et c’est impressionnant.
– Allier ou Loire ?
– Ah c’est dur ça.
– Ben non !
– Ah non, l’Allier, c’est bien aussi hein.
– Ah c’est marrant je préfère la Loire.
– La Loire, la Loire, la Loire, je fais plaisir.
– Non non, l’Allier.
– Castor ou loutre ?
– Loutre.
– T’as déjà vu sur les rives de Brives-Charensac, les castors, le travail qu’ils font avec les arbres … ils taillent des crayons, c’est impressionnant !
– Non, j’ai pas vu.
– Si tu as l’occasion mais bon il faut un peu se faufiler dans les arbres. C’est impressionnant.
– Alors pont des Carmes ou le pont Tordu, c’est le pont à Aiguilhe, on l’appelle le pont de la Roderie.
– Alors le point à Aiguilhe. Je trouve qu’il est surprenant parce qu’il me fait penser aux ponts qu’on voit en lozère.
Vers ispagnac, ou ou par-là, à Quezac. A Quezac, tu as un pont qui est comme ça.
– Il y en a un qui doit être du 14ème, l’autre du 15-16ème, il me semble.
– L’autre le pont des Carmes, bof.
– Dentelle ou verveine ?
Ça dépend la verveine si c’est en liqueur ou en tisane c’est ça ? Je commence à te connaître.
– Allez verveine.
– Verveine, liqueur, ou tisane du coup ?
– Tisane.
– Un lieu que tu aimes bien, par exemple, pour faire un repas sur l’herbe en Haute-Loire. Un repas sur l’herbe en Haute-Loire.
Alors, alors, alors j’irais vers la, la fontaine de Bonnefond.
– Oui, d’accord.
– Bon, ça descend, tu l’as déjà faite.
– Oui puis faut remonter après.
– Faut remonter après.
– Tu as l’habitude quand tu habites à Guitard.
– Mais l’endroit est super
– Il y a la petite fontaine, il y a les écrevisses,
– Oui, oui, oui, tu vois des bulles d’eau parce qu’en fait, il y a une source ferrugineuse en dessous.
Donc avec des petites bulles qui remontent, et tout.
-Tu l’as goûté l’eau?
– Non
– Ça a un goût un peu de fer de toute façon.
– Je pense, mais il paraît que c’est une source guérisseuse ou que c’était une source guérisseuse.
– Oui, beaucoup de sources. Tu sais dans les temps en Auvergne, beaucoup, enfin je ne sais pas je suis plutôt du puy-de-dôme, beaucoup de croyances, c’est très très fort.
– Tu as aussi à la cathédrale un puits, apparemment c’était une source graisseuse, qui a été bouché. – D’accord. Dommage, j’aurais pu m’y baigner. Ça m’aurait fait du bien.
(rires)
Je vais demander à ce qu’ils le re débouchent.
– Oui, faut redemander.
– On sait jamais. On fera des petits séjours là-bas.
– On fera trempette.
– On va monter une thalasso, tout ça, un bon plan.
– Pourquoi pas?
– Est-ce un plat d’ici que tu aimes bien.
– Un plat d’ici que j’aime bien ? Ah ben saucisses lentilles, t’as vu le temps et tout, c’est l’idéal.
– Tu connais d’autres plats d’ici ?
– Non, je ne suis pas d’ici donc…
– Saucisses lentilles, c’est bien.
– On reste sur saucisses lentilles.

– Ok, je ne vais plus t’embêter avec les questions de la Haute-Loire. C’est bientôt le mot de la fin et je vais te laisser le mot de la fin.
Est-ce que tu as un dicton? un dicton à la Sophie.
– Un dicton à la Sophie ? Euh non y’a pas de dicton à la Sophie.

– Y’a pas de dicton à la Sophie ?
– T’as vu, faudra que j’y réfléchisse.
Par contre, je suis un peu déçue parce qu’il y avait un endroit tu disais une anecdote.
– Oui, t’as une anecdote?
– Oui, alors moi j’ai une anecdote
– Alors à la place du dicton, on va avoir l’anecdote au Puy.
– L’anecdote, alors, c’est le jour où j’ai pris le bus. Il y a des bus quand même ici.
En fait, un matin. Je me suis retrouvée, j’étais à la bourre mais vraiment à la bourre. Donc, je me suis dit c’est pas la peine de courir dans la descente, tu vas prendre le bus. Donc, je me dépêche, je cours vers l’arrêt de bus. Je vois un bus qui passe, je monte dedans et puis il descend, mais au lieu d’aller tout droit, il tourne sur la droite.
Je me dis, mais il va où et en fait, au lieu d’aller dans le centre du Puy, je me suis retrouvée au fin fond de de Brives.
Parce que je n’ai pas pris le bon bus, je n’ai pas fait gaffe, je ne savais pas qu’il y avait d’autres bus, enfin bref. Voilà donc, je me suis retrouvée au fin fond de Brives, j’ai appelé au boulot en disant
je suis en retard, j’ai pris le bus.
Bon. Ensuite, après je suis revenue, le bus m’a ramené et j’ai pu arriver au boulot, mais c’est resté pendant un petit moment au boulot, ou… ah t’as pris le bus !
– On s’est bien moqué de toi ?
– Oui, on s’est bien moqué de moi
– Parce que, du coup, en bus, tu as mis combien de temps pour arriver au travail ?
– J’ai du mettre trois quarts d’heure.
– Voilà, et à pied, tu mets une demi-heure ?
– Ouais.
(rires)
– C’est pour ça qu’ils ne mettent pas de bus à Guitard, depuis que tu as pris le mauvais bus, ils se sont dit on arrête de mettre des bus.
– Oh lala c’est bon, elle nous a cassé la baraque.
– 1 par heure ça suffit, non il y a peut être plus de bus.
– Il doit y en avoir trois.
– Mais c’est à cause de toi ça.
– C’est à cause de moi ça, je suis désolée, allez. Musique jingle

– Ils font ce qu’ils veulent les invités, le jingle quand il n’y a plus besoin.
– Ah, bah, oui, voilà.
– Écoute, Sophie, je te remercie beaucoup de m’avoir accordé cette interview et je te dis à très bientôt.
– À très bientôt Stef.
– Salut.
– Salut, salut !

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Coups de coeur de notre invitée