Épisode #91

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Nolwenn & Max

Temps d’écoute : 47’54 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis avec une personne qui suit le podcast depuis le tout début, je crois, alors qu’elle n’habitait pas en Auvergne, elle était en Bretagne. Et certains qui la suivent sur les réseaux vont peut-être deviner qui c’est. Ça commence par un n, ça finit par n. Je vais demander à Max de présenter Nolwenn. Max, qui est Nolwenn ?
M – Alors Nolwenn. C’est une auvergnate de naissance qui était peut-être prédestinée à la Bretagne, sans doute par ses parents, par son prénom, qui a donc migré en Bretagne et est revenue récemment, donc en Auvergne. Qui a un petit projet déjà bien lancé sur le travail de la laine grossièrement.
– Ça y est, on va avoir deviné qui c’est. Et max, est la personne je crois qui se cache un peu derrière Nolwenn, il apparaît un peu moins, mais il ne démérite pas, n’est-ce pas Nolwenn ? Peux-tu nous présenter Max ?
N – Max, c’est quelqu’un originaire de l’Auvergne, ainsi, plus du côté de Beauzac, pas vraiment du côté du Puy. Donc, il connaît pas trop le Puy.Qui est mon salarié bénévole, comme j’aime à l’appeler, au sein de ma petite entreprise. Petite entreprise qui, finalement, commence à grossir un petit peu, qui est née en Bretagne mais qui continue son chemin en Auvergne. Qui s’appelle l’atelier de Francine.
– Ah, on a le nom, merci Nolwenn, je suis très contente. Alors, j’ai réussi à leur piquer un petit peu de temps, parce que ils sont très pris. Ils font plein de choses. Y a pas que la laine là. Ils se lancent aussi dans leurs projets pour devenir paysans. C’est un beau projet tout ça.
N- Tout à fait, on a la tête dans le guidon, on pense qu’à ça, on en rêve la nuit, mais ça va être chouette.
– Tu es d’accord Max ?
M – Un gros projet de vie, ça commence à prendre forme depuis quelques mois. Oui, on est à fond, on ne pense qu’à ça.
– Puis nous, on vous suit sur les, sur les réseaux principalement, et c’est vrai que quand je vois tout ça, je me dis ils sont fous ! Bref, Nolwenn as-tu une anecdote, s’il te plait ?
N – Une anecdote, pas dans le Puy même, mais aux alentours. Moi je suis originaire côté de Sanssac l’Eglise qui n’est pas loin de la Pinatelle du Zouave. Pinatelle du Zouave qui d’ailleurs est commune de Sanssac et où, quand j’étais petite, j’allais ramasser les champignons avec mon grand-père. J’en garde un bon souvenir.
– C’est un rituel. Tu me disais tout à l’heure. Ett est-ce que tu te rappelles des coins à champignons dans la Pinatelle ?
N – Non, et si je m’en souvenais, je pense que je ne les divulguera pas parce que mon grand-père n’était pas comme ça. Donc je garde sa mémoire.
– Vous ne saurez rien. Voilà. Elle vous fera juste voir les champignons qu’elle a récoltés, puis elle vous fera nananananère. Voilà, c’est comme ça. Bon, dis-moi Max tu as une anecdote ?
M – Je me souviens, dans mes années lycée, on se baladait souvent avec un ami du côté de Monistrol-sur-Loire et on avait une petite forêt qu’on aimait bien, et on y avait construit toute une cabane. On est allé tomber du bois, enfin tomber,si tomber. Il fallait pas mais tomber du bois, construire toute une cabane de a à z, et on s’éclatait. On était pieds nus dans la forêt et c’était vraiment génial, des très bonnes années et… On y retourner là il y a quelques années. La cabane tenait encore plus ou moins debout donc… Ça nous a fait plaisir. Je pense que d’autres, d’autres jeunes ont pris la suite.
– Ils ont pris la relève. C’est bien, ça. Y’a des choses qui se transmettent sans qu’on ait besoin de forcer quoi. C’est super. C’est beau hein ?
N – C’est beau.
– Allez, on continue. On va faire le premier jingle qui veut le faire. C’est Nolwenn ?

Musique jingle

Olé ! Excuse moi. Là il y a de l’énergie. Je ne sais pas si on la fait tourner aussi rapidement depuis le début, ça fait quand même quatre vingt et quelques épisodes, peut-être quatre vingt dix, mais là, il y avait… Il y a du challenge pour toi Max . Fait attention, t’as pas le droit de la casser, t’as pas le droit de la casser. J’ai peur ! Allez des petites questions pour essayer de voir un petit peu qui vous êtes. On va commencer par toi Nolwen. Vache ou cochon ?
N – Vache.
– Pourquoi ?
N – Cent pour cent vache. A vrai dire, je connais pas trop les cochons, mais moi j’ai traîné dans les fermes toute ma vie enfin, quand j’étais petite, j’étais derrière le cul des vaches et… Vaches. Je suis attachée aux vaches, de toute façon, c’est mes racines.
– Elles ont des beaux yeux en plus. Chien ou chat pour toi Max ?
M – Oh, je dirai chat. On en a un peu quatre à la maison, donc bon voilà. Mais chien quand même. C’est difficile à dire. Les chats.
– Il y en aura peut-être un plus tard chien, suivant ce que vous allez faire.
M – Je pense qu’il n’y en aura pas qu’un.
– Voilà, c’est ça. Faudra entraîner les chats à se mettre sur le dos des chiens.
M – On peut essayer ouais. Je ne sais pas trop mais on verra comment ils cohabitent.
– Nolwenn, tu es plutôt camping ou hôtel ?
N – Camping proche de la nature. Sentir la pluie qui dégouline sur la tente là, alors que toi t’es au sec, là, c’est génial, c’est trop bien. L’hôtel, ça peut être chouette, mais non, camping parce qu’hôtel ça veut dire ville et ville moi ça ne me sied pas trop.
– Lune ou soleil ?
M – Ah lune, de très loin, lune.
– De très loin, mais pourquoi alors ? Vas-y, dis-moi.
M – Alors, j’ai du mal avec le soleil, avec la chaleur du soleil. Moi, à quinze degrés j’ai chaud. C’est très bien comme ça. Non la lune. J’ai toujours un rapport avec… Assez intime, avec la nuit, la lune. Je sais pas c’est une, un moment je dirai de la journée, mais non, de la nuit, qui est vraiment plus calme. On entend tous les petits, les petits bruits dehors, et le monde se calme en fait, essayer, je trouve ça super chouette.
– Tu te transformes pas hein ? Tu te transformes pas, non, ça va bon. Ok, non tu diras pas, ok. Deux groupes de musique. Donc il y en a un je sais que tu connais, l’autre, je ne sais pas. J’ai pris au hasard, je t’avoue. Ça se trouve je vais mal prononcer. Going for the one du groupe rock Yes, ou alors le groupe Vulcan Invisible thrones, c’est un groupe plus actuel celui-là, de rock progressif, comme le premier.
N – Je connais pas le deuxième du coup, ben du coup Yes hein.
– C’est un disque que tu as hérité de la famille ,
N – Je crois qu’on l’a acheté dans une foire aux disques, mais Yes c’est mon père qui m’a fait découvrir parce qu’il est très rock psyché, rock hard rock, ce genre de musique quoi. Je baigne dedans depuis toute petite. Donc je connais bien, j’écoute de temps en temps encore.
– Max, plus facile pour toi, terre, air ou mer ?
M – J’aurais presque eu tendance à laisser Nolwenn répondre. Mais, moi, je dirais terre, de loin aussi parce que, comme je disais tout à l’heure, ça rejoint le fait que j’adore être pieds nus dans la forêt. La terre, c’est le début de tout, c’est mon élément. J’aime beaucoup.
– Tu voulais répondre, peut-être Nolwenn, toi.
N – Pas spécialement…
– Non. Tu vois, voilà il voulait te faire répondre mais non, elle n’avait pas envie en fait. Des documentaires. Bon ça peut être la question pour vous deux du coup, je sais pas si vous les avez vus, Nous, paysans de Fabien Beziers et Agnès Poirier, qui est sorti en deux mille vingt et un, Je ne veux pas être paysan de Cras, sorti en deux mille dix huit, ou Profils paysans, c’est une trilogie de Raymond Depardon. Peut-être que vous en avez vu aucun.
N – Je crois. Je crois qu’on ne les connaît pas.
M – Je pense qu’on ne les connaît pas, ou alors, ouais je suis très mauvais en nom de film et de documentaire, donc on en a peut-être vu, sans avoir les noms en tête. Mais comme ça, je pense pas. – Mais il y a un peu beaucoup de paysans dedans donc… Donc c’est difficile à s’y retrouver. C’est pas grave, on passe à autre chose. Max tient, de la Bretagne, qu’est-ce qui te manque le plus ? le kit de fermeture des bacs jaunes des poubelles par grosse tempête, ou alors la galette saucisse par jour de grosse faim ?
M – Alors, très franchement, le choix est dur, mais je dirais le kit de fermeture. Mais parce que je me rends compte au Puy que ça n’existe pas, que ça manque, ça manque beaucoup, parce que il y a des moments où il y a du vent quand même, et tous les déchets qui sont par terre, c’est vraiment, enfin ça me fait un peu mal au cœur. Mine de rien, c’est, c’est tout bête à mettre en place, mais c’est sacrément utile.
– T’aurais du en ramener de Bretagne. Peut-être que tu peux faire un commerce de kit de fermeture de poubelles.
M – Un business à prendre.
– Un business à prendre. Pour toi, élever ou prendre soin ?
N – Je pense que l’un ne va pas sans l’autre, parce que quand je choisis d’élever, c’est avoir des âmes sous ta responsabilité, c’est prendre soin de tout le monde, de toi un peu aussi. Je pense que c’est quelque chose que les éleveurs ont tendance à oublier des fois. L’un va pas sans l’autre, donc je ne peux pas, je ne veux pas choisir.
– Pas souci. Deux races de moutons, la nez noire du Valais ou le mouton que j’adore, le mouton de Soay.
M – Alors, la deuxième race, je l’ai pas en tête de… Comment, à quoi elle ressemble, mais de toute façon, la nez noire du Valais, c’est vraiment la race vers laquelle j’aurais aimé qu’on se tourne pour notre future petite ferme. Bon elle correspond pas tout à fait à nos attentes pour produire un peu de lait, mais c’est vraiment un mouton de, enfin, une race de cœur en fait.
– C’est une race plutôt rustique ?
M – Ah ouais oui oui. C’est une race très rustique et puis, surtout, elle a une laine qui est assez intéressante, je trouve, à travailler, même si elle n’est pas forcément très douce ou quoi, mais une laine à son image, très rustique aussi. Vraiment, c’est nature, c’est brut nature quoi.
– C’est celle que tu filais un petit peu là, qu’on a vu ces derniers temps sur les réseaux, c’est la laine de cette race là ?
N – Ouais c’est ça.
– Alors, le mouton de Soay il y en a, tu verras, il fait beaucoup d’éco pâturage. C’est une race très rustique qui vient d’Écosse. Alors moi, je l’appelle le cheton, parce que je trouve qu’il a une tête de chèvre et un corps de mouton. Les femelles ont des petites cornes et tout. Voilà, le cheton. Et il y en a juste au-dessus de la gare, en fait après la passerelle, qui sont en éco pâturage. Tu verras, ils ressemblent à rien, je les adore et leur laine tombe un peu toute seule au mois de juillet. Ahhh, pas mal ! Voilà, le mouton de Soay. Carder, peigner ou filer ?
N – Ben les trois hein.
– T’aimes les trois, t’aime faire les trois ?
N – Ouais ben carder en vrai, c’est un peu long parce qu’on travaille avec des carde à main, ça ressemble un peu à des brosses à chien, ça a pas l’air comme ça, mais c’est très physique. On a moyen de se blesser assez facilement aussi. Ouais non, finalement, filer c’est bien, mais filer ne va pas sans carder. Donc… Obliger d’y passer quoi.
– Ouais, filer ça demande… J’ai essayé hein, c’est super dur quand même pour pas casser le truc… Hein je sais pas comment tu fais, mais bon, on viendra apprendre des cours, peut être qu’un jour tu feras des ateliers. Max, dernière question pour toi, la lenteur ou la discrétion ?
M – C’est pas facile tes questions.
– Bah oui, les autres étaient faciles avant, regarde, je t’ai donné le trucs des poubelles, c’était facile.
M – Oui, d’accord, la lenteur. La lenteur, parce que j’ai horreur de courir après le temps et c’est un truc qu’on fait, qu’on fait en fait tous les jours ça. Et non prendre le temps, en fait, sans parler de lenteur, mais juste prendre le temps de faire les choses au rythme auquel les choses viennent. C’est vraiment c’est le mieux à faire dans la vie, je trouve, plutôt que de courir tout le temps.
– Si je t’avais posé la même question, Nolwenn ?
N – C’était quoi la question ?
– Lenteur ou discrétion ?
N – Ah, discrétion. Je pense parce que moi je suis une personne vachement timide. Je suis un peu ours aussi. Je sais pas que je n’aime pas les gens, c’est que je n’arrive pas à me greffer à eux, donc j’ai un peu de mal à m’exprimer et être à l’aise en groupe. Donc ouais, la discrétion, ça me va bien.
– Là je vais vous poser une question qui est un peu difficile, que vous avez certainement tenté de répondre. C’est quoi être paysan aujourd’hui ? ouf, allez, vous avez deux heures. Le premier truc qui vous vient, parce que mes grands-parents étaient paysans, je n’ai pas l’impression qu’ils travaillaient, j’ai l’impression qu’ils vivaient vraiment la terre et les animaux. Pour moi, j’ai pas se souvenir de travail alors que c’était, voilà, c’était exigeant, mais je sais pas, ça coulait de source, y’a…
M – Ouais, je pense que y’a vraiment de ça, être paysan, c’est, ça a dû sauter une génération. Je ne sais pas, mais entre les paysans qu’on a connu de nos grands-parents, de leurs parents à eux et les paysans qu’on connaît aujourd’hui, on est vraiment dans une, dans une recherche plus, c’est presque de l’industrie en fait. Être paysan pour moi aujourd’hui, c’est vraiment comme tu disais, vivre la nature et acceptez ce qu’elle va nous donner et ne pas ne pas pomper de trop et chercher plus que ce qu’elle peut nous donner. Être paysan, ouais, c’est travailler en collaboration en fait avec, avec la nature.
– Faut trouver un équilibre quoi, le bon équilibre. Pour toi Nolwenn, tu veux rajouter quelque chose ?
N – Ouais, il a à peu près tout dit de ce que je pense aussi, mais je pense que c’est une recherche constante de comment habiter la terre, en fait d’être, de ne pas passer au-dessus d’elle et de travailler avec elle. Parce que, finalement, nos brebis, ce sera nos collègues de travail quoi. Ce sera pas… On les exploite pas.
– Il y aura une forme de respect quoi pour la nature, pour les animaux.
N – Un respect mutuel, je pense.

– Très bien, je vous poserai pas d’autres questions là, parce que celle-là était dur. Vous voyez, je suis sympa. Je vais vous poser des questions maintenant sur vos adresses coups de cœur, en Haute-Loire. Ça peut être le Puy, si vous voulez rester au Puy, et on va commencer par les commerçants. Qui ont donner une première adresse coup de cœur ? Max, je te sens prêt.
M – Alors, moi, je suis un grand défenseur des chaussures en cuir et donc je vais assez régulièrement, mine de rien, chez Aurelle frères, qui se trouve donc rue Saint-Jacques. Et, en fait, qui font clairement de la magie avec tes chaussures, juste pour les faire durer un peu plus et ne pas en acheter toutes les années quoi. Ils sont super sympa et à l’écoute, et puis ils vont réussir à te faire un petit peu durer tes chaussures ouais.
– Tes chaussures préférées. C’est vrai, de toute façon quand on trouve une paire de chaussures qui nous va bien, on n’a pas trop envie d’en avoir d’autres. Donc autant y mettre le prix, s’acheter des bonnes chaussures dès le départ et aller voir Aurelle après. Voilà. Nolwen, un commerçant pour toi ?
N – La bureautique qui se trouve faubourg Saint-Jean. Elle est là depuis très, très, très longtemps. Elle est implantée depuis super longtemps. Je pense que beaucoup la connaissent. C’est une toute petite boutique, elle est toute seule. C’est de l’impression en fait, photocopie, tout ce qui va toucher au papier. Moi je fais faire mes étiquettes pour mon entreprise chez elle. Elle fait un travail très minutieux, elle est super à l’écoute, elle va essayer de nous arranger tout le temps, en plus elle est pas cher, ça compte mine de rien maintenant. Donc voilà.

– Et ben on va parler de restaurant-bar. Parce que là il a fait, un petit peu chaud au soleil hein. Où est-ce que vous allez vous désaltérer ? On commence par les bars.
N – Moi, j’y vais plus trop maintenant, mais à une époque surtout au lycée. Après le lycée, quand j’habitais sur le Puy, j’allais beaucoup à la Main ô Fut vers la place de la mairie. Là-bas, j’ai passé énormément de temps. Ils ont pas mal de bières très bonnes, qui viennent d’un peu partout en France. Ils ont de la bière locale aussi. Ils sont très sympa. La terrasse est très agréable par des temps ensoleillé comme ça.
– C’est sûr, quand il pleut, c’est un peu moins sympa. Bon, ils mettent les parasols après…
N- Mais quand il pleut, on n’y va pas trop parce que l’intérieur est tout petit. Il doit y avoir trois tables plus le comptoir… C’est pas…
– Ça passe tu sais, ils mettent des gens sur les tables, sous les tables, sur le tabouret, sous le tabouret, tu sais, ça passe, je te jure.
N – Les clés de la réussite. Non mais voilà, j’ai passé beaucoup de temps dans ce bar dans mes jeunes années, donc… Ouais.
– Et pour toi Max ?
M – Et ben du coup, pour compléter un peu la réponse de No, je dirais les Halles parce que moi, je connais un peu moins le Puy, j’ai très rarement mis les pieds du coup à la Main Ô Fût. Les Halles, c’est vraiment un endroit assez, assez accueillant, enfin même très accueillant. Les serveurs, serveuses sont super sympas, et puis je trouve que même la clientèle, en fait, est vraiment très ouverte. C’est très récent, très lumineux, très moderne. Je ne sais pas, c’est… L’atmosphère est vraiment sympa, ouais.
– Puis l’endroit, c’est magnifique là comme ils l’ont refait donc c’est un chouette endroit. On avait des restaurants, parce que si on a faim, on va où avec vous ?

M – Alors, moi, je vais chez Merry & Pippin, qui est porte d’Aiguilhère et on y mange vraiment super bien. C’est un peu style brasserie. Tout l’intérieur, en fait est sur le thème un peu du Seigneur des Anneaux, et voilà donc tu rentres là-bas, tu voyages un peu et c’est vraiment un endroit un peu, un peu hors du temps. Tu ressors de là, t’as pas faim, c’est bien.
– Tu voyages en voyant le décor et tu voyages dans l’assiette aussi quoi, c’est important, quand même, tout ça, c’est important. Et le samedi matin, moi, des fois, je vous croise, des fois, je vous ai croisé une fois, mais je vous croise toujours dans les bons plans vous, fête du miel, vous… Je pense que je vous croiserez à d’autres endroits, j’ai mes petites idées. Donc, le samedi matin, où est-ce que vous allez au marché, dans quel stand vous vous arrêtez ?

N – On s’arrête à pas mal de stands, mais moi, j’ai bien envie de citer la ferme d’Amalthée, place du Plot, vers notre petite pèlerine, petite statue. Bon tout le monde la connaît, mais elle est super gentille, elle fait un super fromage qui est reconnu maintenant, je pense. Un super fromage aux artisous que les touristes adorent, surtout une fois qu’on leur a dit ce qu’il y avait sur la croûte. Ouais, le ferme de l’Amalthée, c’est bien.
– Toi, max, tu as un stand particulier ?
M – Et ben j’aurais tendance à dire que le fromage ne va pas sans le pain. Ben je citerai le pain de Raph qui est donc juste en face des Halles. Il fait un super pain, super bon. Et puis, voilà, il est paysan, paysan, boulanger, donc ça, ça colle vraiment avec nos valeurs. Voilà, tout simplement.
– Il fait plusieurs pains où il n’en a qu’un seul, lequel tu prends ,
M – Tu as un choix, mais de dingue sur son stand. Donc c’est ça qui est super. Je crois que j’ai même pas encore goûté tous ses pains d’ailleurs. Je le sais, c’est terrible. Mais alors, nous, on a la petite préférence pour le pain aux graines. Vraiment, ça croustille un peu sur la dent, mais je sais qu’il a un petit mi-figue, mi-raisin là qui nous fait de l’œil à chaque fois:. Donc je pense que la prochaine fois, on partira là dessus.
– Raph prépare le mi-figue, mi-raisin, ils arrivent ! On continue avec les associations. Alors Nolwenn, je me dirige vers toi, enfin, je dirige le micro vers toi.

N – Je pensais, moi, aux artistes du Velay, qui promeut beaucoup d’artistes du coin peintres, sculpteurs… Dont mon père a fait partie plusieurs années. Du coup, j’ai pas mal baigné dans beaucoup de leur vernissage, d’ailleurs pas ce week-end, mais le week-end d’après ben il y a les artistes du Velay à Blavozy, quoi, pendant tout le week-end on peut aller les voir.
– Ah c’est déjà là, ça passe vite. J’y étais l’an dernier, j’y étais l’année d’avant je crois, oulala… Déjà !
N – C’est le printemps, ça arrive vite, mais c’est chouette, ça fait un moment qu’ils existent et il essayent d’organiser pas mal d’événements quand même dans le coin au niveau artistique, donc voilà.
– On garde un œil sur eux, parce que le podcast passera après. Voilà, on est au printemps. Aujourd’hui, on est le vingt mars, donc qui passera après ? Notez le nom et regardez sur les agendas, ceux qu’ils font de beau. Max, tu avais une association ?
M – Je dirais la Rafistolerie vraiment, ce côté associatif. très, très ouvert d’esprit. Ils défendent des valeurs, en fait, qui nous correspondent, ne serait-ce que le non gaspillage, le réparer, voilà, ça rejoint un petit peu ce que je dis depuis tout à l’heure, mais ouais, ça colle vraiment à ça. Donc tu peux y trouver un peu tout tes vêtements là-bas, d’occasion, de la matériauthèque aussi. Donc, tu auras tout ce que tu veux pour comment on dit, faire du DIY est en fait, je sais pas… Voilà.
– Tu couds un peu trop ou pas?
M – Alors je couds à la machine, très mal. Non à la main, à la main, oui, oui oui quand il s’agit de rafistoler justement tout plein de choses.
– J’ai des chaussettes à rafistoler, c’est bon ?
M – Alors, tu sais, je rafistolé mes chaussettes au moins dix fois, mais à un moment donné tu peux plus le coincer. Faut pas trop s’y accrocher non plus.
– Donc quand vous pouvez plus rafistoler vos chaussettes, vous allez la Rafistolerie, ok ? Voilà tout le monde est d’accord comme ça. Nolwenn, une dernière association, pour les femmes.
N – Ouais le CIDFF, qui fait quand même pas mal d’action au sein du Puy, et d’ailleurs partout en France, parce que c’est national. C’est très important pour moi, si on doit la présenter, c’est pour tout ce qui est violence envers les femmes et les minorités en général aussi. Elles ont organisé la journée du 8 mars. Elles le font chaque année, et voilà quoi, ça bouge, si ça bouge, c’est grâce à elles, je pense.
– C’est clair. Un grand merci à toutes ces personnes qui nous aident, nous femmes. J’avais une petite réflexion y a pas si longtemps de ça. Quand vous avez des factures, par exemple, c’est souvent au nom de monsieur. Quand les personnes sont mariées, jamais de madame. Ça existe encore de nos jours. C’est très, très bizarre. Donc, voilà on en quelle année déjà, deux mille vingt six ? Ah, Max, il a quelque chose à dire.
M – Juste à noter que y a jamais assez de personnes aux manifs, ou quoi, du 8 mars. Donc vraiment, faut pas hésiter à y aller en fait. Ça va prendre une heure, deux heures, mais c’est super important.
– Et moi, j’ai envie de dire que ça ne devrait pas exister le 8 mars tu vois. On ne devrait pas avoir un seul jour pour la femme, quoi ? Tu vois ce que je veux dire. Ça devrait être tous les jours hein, on devrait faire la fête de l’homme, peut-être. Non, je plaisante, je plaisante…
M – Je sais pas si c’est une bonne idée mais bon.

– On parle artiste ?
N – Moi, j’ai bien envie de citer Foxhole. C’est un groupe de punk, garage, punk rock, qui est né au Puy, qui n’est plus au Puy, qui est du côté de Clermont maintenant et qui commence à tourner pas mal, mine de rien, c’est un groupe qui est né à l’époque où j’étais au lycée. C’est des super copain à moi. Le chanteur était témoin à mon mariage, donc voilà, ça fait une dizaine d’années qu’on se connaît. Ils ont grandi, et puis ils ont grossi au Puy, puis après à Clermont, et je pense qu’ils ont le mérite d’être connu. Et parce qu’ils bossent beaucoup, quand même.
– Toi tu faisais de la musique ? Alors, tu jouais avec eux ? Tu faisais quoi comme instrument? Vaz-y, dis ! Du triangle ?
N – Ouais du triangle ouais. Non je ne jouais pas avec eux. J’avais mon propre groupe qui s’appelait hémoglobine, qui était une catastrophe en soi, mais qui nous faisait beaucoup rire et qui faisait beaucoup rire le public. Je jouais de la guitare à l’interieur et ensuite, j’ai voulu me consacrer au chant. Du coup, on avait recruté un guitariste. Ça a pas duré longtemps cette histoire, mais ça nous a permis de passer beaucoup de temps à la MPT de Chadrac notamment, de faire des concerts, de créer l’asso Love de Pierre aussi. J’étais dans le bureau à la création de cette asso, qui existe encore, je crois.
– Toi, tu as fait de la musique Max ou pas ?
M – Ouais, j’ai été, j’ai été batteur pendant une dizaine d’années. J’ai eu ma petite période groupe de musique du lycée aussi. On s’amusait bien.
– Il paraît que les vaches aiment bien la musique, mais je ne sais pas si la batterie ça… Enfin, vous n’aurez pas des vaches, vous aurez plutôt des moutons. Vous pensez tester un jour non ?
M – Ah la batterie peut être pas, on essaiera peut-être les petits chants comme ça la voix, mais ça suffira.
– Ouais, Le petit triangle, le petit… Ouais, voilà ok. Un autre artiste Nolwen ?
– Ouais, on peut citer Yvan Marc aussi, qui est connu, pareil, qui a bien grossi au Puy, avec qui j’ai travaillé pendant mon service civique après le lycée. Je l’ai accompagné sur des dates pendant un an. C’est de la chanson française. Il parle d’actualité, il parle de forêt, il parle de d’escargots aussi. Il parle de plein de choses dans ses chansons et c’est… C’est cool.
– T’as pas le souvenir d’une phrase, d’une de ses chansons  là parce que tu me parles d’escargots. Moi ça me fait rire escargots, j’aime bien les escargots.
N – Ouais, si.
– Si ? Tu peux nous en dire une ? Vas-y.
N – Les escargots ont du caractère, ils avancent à leur manière, peu importe. Peu importe. Peu importe…
– Peu importe, peu importe, très bien Nolwenn. Merci. Du coup, ça nous permettra d’écouter, si on veut la suite, d’écouter cette chanson. Merci beaucoup.
N – Je peux aussi citer Isabelle Meunier, qui tient de temps en temps la boutique des artistes rue Chènebouterie, du côté de la vieille ville, au-dessus de la place du Plot qui, elle, est couturière un peu touche-à-tout mais surtout couturière. Elle fait des trucs très colorés. Voilà, il y a toute une tripotée de d’artistes et d’artisans à découvrir dans ces boutiques d’art là qui ouvrent, vont pas tarder à rouvrir pour la plupart. Je pense qu’ils sont ouverts tout l’été, donc faut pas hésiter à aller faire un tour là-bas. Ils sont très gentils.
– Oui puis ça fait des super idées cadeau, même si c’est pour noël prochain, vous pouvez hein. Comme ça, au moins, vous aurez pas la cohue avant noël dans les boutique. J’ai plein d’idées moi si vous voulez.

Alors, on va parler de vous non ? Ouais, ça serait bien. Moi j’aimerais bien. Donc, l’atelier de Francine. Comment comment c’est né ? C’est né comment, qui en a eu l’idée, vous deux, toi toute seule Nolwen ?
N – C’est moi. C’est né en deux mille vingt trois, c’est pas très vieux. C’est né en novembre deux mille vingt trois. Moi en fait, pour être tout à fait honnête, je sortais d’un burn-out. Je bossais dans la restauration avant. Je sortais d’un burn-out et j’ai essayé de retourner dans le salariat après ça, mais j’ai pas réussi. Je me suis dit mais pourquoi je ne travaillerai pas pour moi en fait ? Et j’ai fouillé un peu dans mes hobits, j’aimais bien tricoter. Je me suis dit pourquoi pas travailler la laine de mouton, parce qu’en plus, c’est une matière qui se perd, qui plein de qualités, bon qui est dur à travailler, mais qui vaut le coup quand même. Donc, je me suis dit allez. En plus, les éleveurs sont submergés par la laine. Ça s’entasse dans les granges, ça embarrasse, on ne sait pas quoi en faire. Donc, voilà, c’est comme ça que c’est venu.
– Et toi, max, tu as suivi ? Comme ça, par amour ou ?
M – J’ai suivi par… Ouais, j’ai pas eu le choix.
– Elle avait le fouet c’est ça ?
M – Mais c’est ça, mais c’est terrible, c’est… Non non, j’ai suivi parce que, parce que ça me tenait vraiment à cœur. Et puis, finalement, après ça s’est fait comme ça. Ça s’est fait naturellement. On commençait à aller sur les chantiers de tonte, chez des éleveurs. Simplement, l’amour de la nature, en fait et des animaux a fait que ça a suivi, ça a suivi son cours et l’affaire a un peu évolué. Enfin, ça a pris quand même pas mal d’ampleur depuis le temps. Et voilà, depuis, ben depuis peu. Je suis conjoint collaborateur officiellement, donc je peux me faire exploiter.
– Ça y est, elle l’a embauché.
M – Ouais, mais c’est ça. Embauché, je peux bosser légalement pour zéro, c’est cool.
– C’est cool. Ben dis donc tu as eu un, comment on appelle ça, un temps d’essai quand même qui était assez long.
M – Il n’y avait pas de possibilité de refus finalement donc, c’était un peu…
– Elle t’a quand même épousé avant de t’embaucher quoi.
M – Ouais, c’est vrai.
– Et là, quand vous voyez où vous en êtes aujourd’hui parce que, bah oui, en deux ans, vous avez déjà beaucoup progressé. Moi, je vous suis sur les réseaux. J’ai commencé, je voyais un peu les, voilà, les tricots, les chaussettes, après il y a eu les savons entourés de laine de mouton, les semelles, plein de petites choses. Maintenant, on commence à faire des pelotes de laine, tu commences à filer. Dès le départ, le projet c’était du mouton au pull, c’est ça ? Quand tu as commencé l’Atelier de Francine, tu savais que tu voudrais élever des moutons, après ou pas ?
N – Non, à la base, je voulais travailler avec les éleveurs locaux et en fait, à force d’être appelés pour aller récolter la laine sur les chantiers de tonte, il y a certains éleveurs qui nous ont appelés pour faire d’autres petits travaux comme vacciner, boucler les agneaux, etc. On s’est rendu compte qu’on aimait bien être au contact des animaux, faire ces travaux là. Et on s’est dit, mais pourquoi on n’élèverait pas notre troupeau de laine ? Et c’est comme ça qu’on s’est lancé dans notre formation en agriculture, c’est comme ça qu’on s’est diversifié aussi, je pense. Parce qu’à la base, c’était que du tricot l’Atelier de Francine. Et puis, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas du tout rentable, parce que c’est long mine de rien, ça fait monter les tricots à mille euros. Et qui achèterait un tricot à mille euros ? Pas grand monde, je pense. Donc, il a fallu qu’on se diversifie, qu’on propose du feutre, on s’est mis à faire du fil à tricoter pour toucher un peu plus de public aussi, typiquement les tricoteuses et tricoteurs aussi, parce que il y a quelques garçons quand même, qui me commandent du fil aujourd’hui. Non, je ne l’aurais pas dit aujourd’hui, que que je me tournerai vers la paysannerie je pense.
– Oui, en peu de temps là, en deux ans, pof, le projet a évolué comme ça. Toi, ça te fait peur ou pas Max ?
M – Ça fait… Je pense pas que ça ne fasse pas peur à personne. Enfin, je ne sais pas si je suis très clair, mais non, forcément ça fait, ça fait peur, parce que c’est beaucoup d’investissement, mine de rien même, et encore… Beaucoup d’investissement, mais nous, notre projet s’est finalement très peu d’investissement quand on peut comparer avec des personnes futures installées dans notre formation. Mais oui, ça fait peur parce que c’est nouveau, parce que c’est un projet de vie aussi, mine de rien. On arrête un petit peu d’avoir cette sécurité du salariat et on va se lancer dans quelque chose qui nous dépasse finalement. Et puis, on va surtout bosser en fait avec la nature. Donc, c’est à la fois ça fait peur et à la fois c’est super. C’est vraiment libérateur en fait de travailler avec la nature, avec le vivant, et ne pas- comment dire, ne pas chercher à produire et se contenter. Se contenter, c’est compliqué, je pense, de prendre ce parti-pris. Mais c’est super important pour nous et donc, c’est voilà, ça fait peur et à la fois, c’est ça fait, ça fait du bien quoi.
– Là, vous aurez du coup des animaux sous votre responsabilité, combien vous en voulez. Combien vous voulez de petits ?
N – Je pense que ce sera entre cinquante et soixante dix brebis, ce qui est pas beaucoup aujourd’hui en agriculture. On sera en production lait donc en production lait, en général, ils sont au dessus de cent. Sans transformer je veux dire, parce que nous, on voudrait transformer la totalité du lait sur l’exploitation. Donc il ne faut pas qu’on en ait trop. Une brebis, les brebis qu’on veut, elles produisent pas beaucoup de lait. Ce sera pas des grosses productrices, donc il va falloir qu’on s’en contente. On n’a pas envie de les pousser non plus. Donc ouais soixante-dix, je pense que c’est bien soixante-dix. Ça sera déjà pas mal.
– Vous avez fait le choix de quelle race Max ?
M – Alors, du coup, on va sans doute partir sur de la Thône et Marthod, qui est une race donc de Savoie, tout simplement parce que c’est une race déjà rustique. Le cheptel français en fait est assez, assez bas, donc ça permet aussi de participer à cette sécurisation, je sais pas trop comment dire, de la race. Conservation, voilà, merci. Et puis ben, elle a une laine qui est assez sympa à travailler, puis, tout simplement, en fait, elle nous plaît d’un point de vue esthétique, ça reste…
– Elle est mignonne ?
M – Elle est très mignonne. Ah oui oui oui, blanche avec des petites taches noires, c’est mignon, avec une belle laine, assez longue en fait, et surtout des jolies cornes.
– Ah, elle a des petites cornes. C’est encore, c’est encore un cheton ?
N – Cheton !
– C’est un petit cheton, ils vont avoir des petits chetons. J’adore les petits chetons, c’est trop bien ! Là en fait, fallait que vous fassiez, que vous trouviez la race qui allait aussi bien au travail de filage de la laine que du lait du coup. Vous allez faire du fromage, des choses comme ça ?
N – Alors nous on ne veut pas faire de fromage parce que finalement, c’est une grosse perte d’argent. Enfin, je ne dis pas que les gens qui font du fromage perdent de l’argent et que c’est inutile, il en faut et c’est trop bon le fromage.
– Ouais moi j’adore le fromage, fais attention à ce que tu dis.
N – Moi aussi, j’en mange beaucoup. Donc, merci les gens qui font du fromage. Mais on perd beaucoup de matière, en fait, quand on fait du fromage et on valorise pas à cent pour cent du lait. Donc, nous, on veut faire du yaourt et des glaces principalement avec de l’accueil à la ferme du coup. D’où la brebis, très visuelle aussi avec des petites cornes et son poil noir et blanc. Mais pour avoir un meilleur rendement et mieux, mieux valoriser le lait, en fait, et mieux nous rémunérer aussi finalement, on a choisi de ne pas se tourner vers le fromage. Mais il y en a déjà beaucoup qui font du fromage.
– Tu vas quand même continuer à tricoter, ou tu vas lui apprendre à faire un tricot et c’est Max qui va tricoter ?
M – Alors, je sais déjà tricoter. Et je tricote déjà.
– Oui, parce que je ne sais pas comment étaient les rôles quand, voilà, quand on voyait des moufles, on voyait des petits chaussons, donc qui est-ce qui a fait tout ça ? Quand on voyait les semelles, quel était ton rôle à toi, qui faisait quoi ?
M – Mon rôle, enfin, notre rôle du coup, dans l’Atelier, c’est… Nolwenn est vraiment plus sur la partie confection et comme c’est une grande timide, moi je suis plus sur la partie accueil des gens, commercialisation finalement sur les marchés. J’ai un petit peu plus la fibre commerçante. Et sur les marchés, c’est un peu moi qui suis là à vendre les articles, et Nolwenn se met un peu plus loin avec son tricot puis elle fait signe de loin quoi, mais, mais voilà, c’est un peu ça, la répartition des rôles, quoi. Mais bon ouais, ouais ouais, je tricote un petit peu à côté, mais c’est vraiment pas… Je tricote pas assez vite, pas assez bien, je pense. Donc ce serait pas rentable, je lui coûterais beaucoup trop cher.
– Ok, elle te dirait tout le temps, c’est pas bon, c’est pas le bon point.
M – Mais c’est ça oui.
– Ma grand-mère me faisait ça avec le point de croix tu vois. Moi je croyais qu’il était génial mon point de croix, non, c’était jamais bien. Je le refaisais, je le refaisais, c’était jamais bien. Je sais jamais comment elle a voulu que je le fasse hein mais…
M – J’ai connu ça sur mon premier bonnet. Je me souviens ma grand-mère m’avait appris à tricoter. Alors c’est un bonnet que j’avais tricoté tout un plat, que j’avais cousu ensuite ensemble. Mais je l’ai recommencé, mais une dizaine de fois sur les premiers rangs. C’était n’importe quoi. Et encore maintenant, je le porte encore, il a plein de trous partout. Il est mal fait, mais je l’aime bien comme ça. Il tient chaud quand même.
– Ouais c’est ça, moi, j’ai fait une écharpe à ma mère, il y a un petit peu des trous, mais j’étais contente, j’ai fait une écharpe,voilà ! Je me suis dit ça y est, je vais tricoter, je vais apprendre à tricoter, j’ai fait une écharpe. Je suis pas sûre de continuer. Vous êtes très actifs, je trouve, et je me demande comment, quand je vois sur les réseaux sociaux, voilà tout, tout, tout, tout ce qui est mis sur les réseaux sociaux, il y en a tout le temps. De toute façon moi, quand je suis debout à six heures du matin, il y en a une qui est debout avant moi, c’est Nolwenn. Je suppose que toi aussi, tu dois être derrière mais bon. Et du coup Nolwenn, t’as le temps aussi d’écrire. Tu as sorti un, tu sors un livre en ce moment. Tu peux nous en parler un petit peu de ton livre ?
N – Oui, je ne dors plus la nuit. C’est pour ça, je trouve le temps. Non non, je dors un peu quand même. Je sors un livre, alors je sors un livre, c’est de l’auto-édition, donc c’est moi-même qui l’imprime et qui ai les fonds pour l’imprimer. C’est sans prétention, puisque chacun son métier. Moi, je suis pas écrivaine, mais j’aime beaucoup écrire et en fait, ma formation agricole là, on est entrés dans cette formation fin septembre et depuis, je me pose plein de questions. Ça me pousse dans mes retranchements, ça me fait voir l’agriculture différemment, parce que, finalement, je vais m’installer hors cadre familial. Qui est, c’est sur le papier, ça fait joli, mais en fait, ça fait que on n’a pas toutes les notions de l’agriculture et tout. Et moi, c’est ça dont je parle dans ce petit bouquin et c’est un tout petit truc qui fait cinquante pages, mais je me pose des questions sur qu’est-ce que c’est être paysan aujourd’hui, en fait en Haute-Loire, mais ça peut être partout en France, finalement parce que…
– Ça peut être un livre intéressant à lire pour des personnes qui veulent faire la même chose que vous. Sautez le pas peut-être, voir un petit peu les questions de façon ils se poseront eux-mêmes, ils auront leurs propres questions. Puis découvrez un petit peu, quel est ton regard, quel est le regard d’une personne qui se lance dans ce projet un peu fou, parce que c’est vrai que faut en vouloir quand même. Faut en vouloir . Donc toi Max, tu n’écris pas.
M – J’ai… Non, je n’écris pas, mais je les lis plus, en fait plus que j’écris, je pense, les livres. Mais c’est vrai, comme tu disais tout à l’heure, Nolwenn a plus la main sur les réseaux. Moi, moins j’ai mon téléphone dans la main, mieux j’me porte, et puis voilà. Mais c’est vrai que on a assez peu de temps, on est vraiment à fond, entre l’Atelier de Francine, entre du coup la formation. Voilà donc on essaie de prendre le peu de temps qu’on a, justement comme, comme on disait tout à l’heure voilà, pour aller un peu au marché, pour profiter un peu, se faire des balades, des randos.
– Et venir répondre à mon micro. C’est génial, je vous en remercie. Qu’est-ce que vous les rajouter par rapport à l’Atelier de Francine ?
N – Moi, ce dont j’ai envie, avec l’Atelier de Francine et le bouquin aussi, je reviens là-dessus, mais en fait, c’est de parler aux gens lambda, consommateurs, de ce que c’est que la paysannerie, de ce que c’est de produire du, du, du du lait pour le transformer, pour en faire des choses, de ce que c’est d’avoir des, des, des, ben des brebis, que ce soit des brebis ou des vaches ou des cochons ou ce que tu veux, sous notre responsabilité, en fait. Moi j’ai envie de sensibiliser les gens la dessus, sur les produits fermiers, sur un peu tout ce qui tourne autour de ça en fait. Je trouve ça important, en fait, de parler de ce qui se passe vraiment dans le milieu quoi.
– Quand on a une ferme, il y a forcément un moment un petit peu délicat, difficile, on doit se séparer d’un animal. Je voulais une ferme, et puis bon, je me suis dit pas, je serais pas capable de de vivre ce moment-là. Je n’y arriverai pas. Enfin, c’est plutôt mon père qui m’a dit Stef tu pourras pas, parce qu’il faudra faire ça. J’ai dit ok, d’accord, à un moment donné… Euh, tu y penses déjà, dans les écrits, je le vois. Toi aussi Max, tu dois y penser.
M – J’vais, j’vais peut-être pas trop non spolier, ce qui se passe, ce qui est écrit dans le livre du coup, mais…
– Ahhh donc, on verra tout dans le livre.
M – Ah, c’est sans doute, enfin sans doute, c’est un peu abordé oui. Après, je pense que, de toute façon, on le vit tous et toutes de manière différente. On a lu différentes, différentes impressions à ce à ce sujet. Pour ma part, en tout cas, ça collera jamais vraiment avec mes valeurs. J’ai eu une période où j’étais végétarien où… Je, je le suis plus, mais je défends toujours vraiment ardemment les animaux. Ouais, c’est assez compliqué, en fait, de devoir se séparer d’un animal et de se dire que, finalement, on l’a fait naître pour que il soit simplement consommé. Et c’est qu’un outil, en fait, finalement, pour atteindre nos fins, et c’est assez compliqué de dire ça, c’est très compliqué de s’en détacher aussi. Et j’espère, en tout cas, que aucun éleveur ne s’en détache vraiment un jour, sinon on part vraiment sur… Voilà, Il faut arrêter le métier et c’est pas comme ça que ça marche. Si on est vraiment détaché de ça, on n’a plus aucune notion d’importance de la vie, de la mort, et c’est pas ça le but du jeu.
– Mais là, c’est une question quand même qui arrivé très tôt, qui arrive toujours très tôt voilà, quand vous faites la formation, hein Nolwenn ?
N – Ouais, moi je me pose plein de questions là-dessus aussi. Je sais que ça me fera jamais plaisir d’emmener des agneaux que j’ai vu naître et que j’ai aidé à naître, sûrement aussi à l’abattoir quoi. Parce que, finalement, pour avoir du lait, il faut, il faut des agneaux, et les agneaux, enfin, tu peux pas tous les garder quoi. Donc, il faut en faire quelque chose et malheureusement, la plupart du temps, ça finit chez le boucher quoi.
– Alors il ne faut pas leur donner de petits noms, déjà, au départ, je pense. Et après, j’avais, moi, pris en stop un futur éleveur de brebis, justement, qui lui voulait faire chez lui. Tu sais, tu as un abattoir ambulant, et qui vient, voilà, moins de stress, et chose comme ça. Ok, on peut parler de quelque chose de plus joyeux ?
N – Ouais !
– Ouais, c’est bien ? De quoi parle t-on ? Bon !

N – Crache ta lentille !
– Crache ta lentille ? C’est vrai ? On a tout dit là sur l’Atelier de Francine ? Et ben allez, on va cracher notre lentille, voilà, on va n profiter. Je vais vous demander déjà d’abord, avant de vous demander, ce qui ne va pas, ce qui va bien, ce que vous trouvez remarquable comme événement soit en Haute-Loire ou alors, s’il se passe ailleurs que vous aimeriez voir en Haute-Loire.
N – Je pense qu’on peut parler pour nous deux. Il y a un événement qui se passe en avril, pendant un week-end qui s’appelle de ferme en ferme, on quitte jamais vraiment l’étable hein. C’est des fermes qui ouvrent leurs portes pendant un week-end. C’est gratuit, ça permet d’aller à la rencontre des éleveurs, de consommer leurs produits sur place, de passer un bon moment, de voir les animaux, de savoir comment ça fonctionne. Il y a un petit parcours qui se fait quoi, et c’est très sympa à faire.
– Oui, c’est sympa parce qu’on apprend, voilà, on apprend différents métiers, on comprend et on respecte un peu plus. Et pour toi, Max ?
M – Moi j’aurais parlé de la foire au miel. Étant un énorme consommateur de miel et sans doute futur apiculteur aussi, c’est un peu dans le projet, dans la suite du projet de l’Atelier, etc. Voilà, la foire au miel qui a lieu donc début octobre, en principe, à Aiguilhe où on peut y rencontrer des dizaines d’apiculteurs. C’est vraiment, c’est impressionnant le nombre de stands qu’il y a. Et on s’en rend peut être pas compte du nombre d’apiculteurs qu’il y a, mais c’est super important déjà, que ces personnes aient de la visibilité et une voix qui a du poids. Et puis ben le miel, c’est juste beaucoup trop bon, que soit en goût ou à la santé, donc vraiment…
– Tu sais que j’ai interviewés du coup Hervé de la Miellerie de la Durande et je lui disais c’est du nectar séché par les ailes des abeilles le miel. Tu vois, j’étais super fier de mon truc et il m’a dit. Oui, ben c’est un peu du vomi en fait d’abeille, le miel. Voilà ! Tu aimes toujours autant le miel ?
M – Ah mais… Quand j’avais lu ça la première fois, ça m’avait fait rire, mais, mais c’est tellement vrai, de toute façon, c’est, c’est ça, mais finalement est-ce que le lait c’est pas un peu du vomi aussi de bon… Voilà.
– Voilà tout… Voilà, on ne sait pas ce qu’il y a dans le lait vraiment non plus, de toute façon, on va pas chercher à comprendre. On a bien des artisous, des bestioles là sur du fromage réputé, mondialement réputé là, qui se fait en Haute-Loire, notre petit département, voilà ! Est-ce qu’il y a quelque chose que vous changeriez ici ?
N – Moi, je pense que le Puy, j’écoute beaucoup de musique et depuis le collège, même avant, je pense que ça manque d’une bonne salle de concert. Parce que nous on allait à Saint-Etienne ou Clermont à la Copé, pour écouter notre bon gros métal là. Mais ici, à part les MPT et les MPT.
– Et les MPT .
N – Et aussi les MPT ben…
– Il y a aussi les MPT.
N – C’est vrai ? Je les ai oubliées celles et ben y’a pas de bonnes salle, avec une bonne acoustique, ou bon après, ça ne nous empêche pas d’écouter de la musique en live, mais je pense que ça manque, ça manque sérieusement au Puy, au Puy alentours quoi.
– Mais ça revient souvent, t’inquiète. Voilà, beaucoup de personnes en parlent à Salut les Ponots ! Max, toi tu as quelque chose a changer ici ?
M – Alors ce qui pourrait changer, mais je pense que ça peut se généraliser à la France de toute façon, ou même presque au monde mais… Le fait de consommer vraiment local, je fais le rabat-joie, mais je trouve ça super important et surtout, c’est super simple de manger et de même, sans parler de nourriture, mais consommer chez des producteurs locaux. C’est super important et c’est super accessible. En Haute-Loire, on a plein de producteurs du coin, on voit ça au marché. Il y a de tout. On peut se nourrir complètement au marché et pour pas si cher que ça, et je pense que ça pourrait être amenée à plus se développer que ça que soit de la part des producteurs, mais surtout des consommateurs. C’est facile de ne plus mettre les pieds en grande surface et plutôt d’aller chez les fermiers, pour manger, pour manger bien.
– Tout à fait puis le marché, c’est tellement sympa. Vous venez, vous vous installez à la Main Ô Fût là. Après vous allez faire le petit tour, vous vous réinstaller ailleurs sur une autre terrasse. Voilà et puis voilà. Mangez du miel… Qu’est-ce que tu dis Nolwenn ?
N – Je dis d’ici la fin de la matinée, tu finis bourré parce que tu as dû t’arrêter tellement de fois, parce que tu connais tellement de gens que, voilà !
– Comme ça, t’as pas vu la matinée. T’as acheter plein de bons légumes, tu te fais un bon repas derrière et c’est reparti, impeccable. Alors petit jingle ?
M – Allez !

Musique jingle

– Oulala, il s’est fait mal. Ah, le premier blessé du jingle, fais voir. Faut couper ? Non, faut faire des points. Tu as un fil et une aiguille ? Tu tombes bien, parce que Nolwenn, elle sait coudre elle, tu vois.
M – Et ben super. Parfait, ça me rassure.
– Ah non, c’est lui qui reprise, tu feras des points. Je vous pose des petites questions sur la Haute-Loire. Je connaissais pas tout, mais bon, peut-être que vous oui. Le moulinage des pinacelles à Dunières, ou le moulinage de la gazelle, ou Monestier ?
N – A tes souhaits.
– C’est des des des ateliers, en fait, où ils transforment justement les fibres textiles, la laine, en fibres textiles.
N – Ok.
– Ouais, moi, je ne connaissais pas.
N – Je connaissais pas non plus.
– Ca se trouve ils ont fermé les portes hein. Tu connais pas tout non plus, ok. Ne me regardez pas comme ça. Je n’ai rien demandé. Alors la foire au miel à Aiguilhe en octobre, ou la fête de la Noire du Velay au Monastier.
Si tu me poses la question à moi, je irais peut-être plus sur les abeilles mais Nolwenn aurait plus répondu les brebis.
N – Ouais la fête de la Noire, moi j’y allais, enfin, ma mère m’y emmenait quand j’étais toute petite. C’est peut être de là que j’aime les moutons, du coup, je ne sais pas.
– C’est la faute de ta maman… Voilà. Autre question Laurent Laine à Saugues où il y a l’atelier de la Bruyère où il y a le dernier, enfin, le dernier, l’un des derniers lavage je crois de laine semi-industrielle en France. Tenez-vous bien quand même ou six heure cinquante cinq mouvements moutonneux à Bas-en-Basset ?
N – Les deux sont très chouettes, puis les deux font vivre le territoire et notre laine altiligérienne, donc ils sont assez développés quand même. Donc, donc, les deux ouais. Laurent Laine est très important, les Ateliers de la Bruyère, ils viennent d’ouvrir leur micro lavage, donc on peut y envoyer des lots de moins de cent kilos à faire laver. Donc, c’est intéressant aussi pour les tout petits producteurs, chez qui la laine s’entassent en attente d’un lavage quoi. Donc non, les deux sont chouettes.
– Pour toi, Max, chibottes de Vals ou les moulins d’Ally ?
M – Je dirais les chibottes, parce que c’est un petit coin de randonnée que j’ai bien envie de faire à pied. On y passe tous les matins en voiture et je le vois pas comment dire vraiment en me posant donc… A l’occasion, je pense que les beaux jours arrivent, on ira s’y faire un petit tour.
– Je le fais souvent celui-là, tu voulais rajouter quelque chose sur les chibottes ?
N – Je disais que c’était le patrimoine aussi, les pierres sèches, c’est important de les conserver les chibottes.
– D’ailleurs, voilà, il y avait Thibaut Sauzaret, qui t’avait questionné un peu là-dessus. Si vous voyez des chibottes, n’hésitez pas à le dire à Thibault, parce qu’il répertorie toutes les chibottes, voilà du département, même je sais pas si il va pas un peu plus loin. L’abbaye de Pebrac ou l’abbatiale Saint Jaffre au Monestier ?
N – Je ne connais pas.
– Tu connais pas Pébrac, c’est joli Pébrac. Et ben écoute, je te laisserai regarder et puis ben l’abbatiale Saint Jaffre c’est au Monastier-sur-Gazeille en fait, c’est l’église.
N – Je connais pas ce coin.
– Ok. Le musée de la Filature des Calquières à Langogne ou le musée Lainerie du Gévaudan à Saugues ?
M – Et ben n est allés justement, il n’y a pas si longtemps, en fin d’année dernière, au musée pardon de la laine du coup et super intéressant vraiment le petit côté historique du travail de la laine en fait. Ben forcément ça nous a touché un peu personnellement donc voila, mais ouais super… Tu fais un petit voyage dans le temps et tu vois comment ça se passait et comment ça se passait avant, et tu as tous les outils, vraiment réel en fait, sous les yeux, c’est sympa, c’est chouette, faut le faire.
– J’avais lu aussi que la laine, on pouvait la laver dans la neige, ou même les tapis. Quant tu as des tapis, tu les mets dans la neige, et c’est une… Un lavage gratuit fait par la nature, vous l’avez testé ou pas ?
N – Alors pas dans la neige, directement. Mais la laine, quand on la traite pas, en fait la fibre, elle a des petites écailles qui vont s’ouvrir et se fermer et elle a la capacité de s’auto nettoyer. Donc, si on la mouille u peu, ou qu’on la laisse dehors, tout simplement et à la rosée du matin, elle va se nettoyer toute seule. Ça retiendra pas les odeurs et donc, la neige, ça a cette capacité là, parce que ça ne va pas la détremper. Et voilà, ça va la laver naturellement et on économise des sous quoi ? Il continue de neiger un petit peu. Donc faut en profiter.
– On va faire ça, on se met tous en laine, voilà.
N – Ouais.
– Il y aura plein de moutons sur deux pattes. Voilà. L’été, on peut porter de la laine ?
M – On peut porter de la laine. Mais bon peut être pas des gros pulls non plus. Mais c’est vrai que la laine, c’est pas forcément… Il faut pas forcément voir le gros pull ou le bonnet qui tient chaud. La laine, ça peut être des petits accessoires qu’on porte pas forcément sur soi, ou même des semelles. La literie. Donc, la laine, ça respire, c’est pas forcément juste pour tenir chaud, ça fait pas passer de l’air et voilà, ça peut tenir du confort, plus que de la chaleur.
– J’avais eu un gros pull en laine, une fois offert, qui avait été fait bon, avec les anciennes machines à tisser, mais vraiment avec la laine de moutons d’Italie, je crois, et je me suis dis oulala, je vais avoir chaud dedans, je vais transpirer, mais en fait pas du tout. C’est le contraire. Mais c’est magique quand vous testez un pull en laine, vous avez plus envie de le quitter en fait.
N – C’est hyper contre-intuitif.
– Ouais. Truites de Vourzac ou la moule perlière ?
N – Moi, j’ai fait une overdose de moules quand j’étais en Bretagne, je pense. Donc ben la truite de vos rêves. En plus, ils sont à côté de là où on habite, ils sont implantés depuis super longtemps eux aussi, ils font du bon travail. Et ben voilà, plutôt que d’acheter du saumon à l’autre bout du monde, de la truite de Vourzac.
– Alors la moule elle est dans nos rivières, ici, celle-là la perlière.
N – Oui, c’est vrai, c’est vrai, c’est vrai, c’est vrai.
– Mais bon, je pense qu’elle se mange pas. Circuit du druide à Tence ou Côte de la chèvre, c’est une boucle à Auzon ? Tu préfères le druide ou la chèvre ?
M – Ahhh le druide avec la chèvre.
– Ouais ben tu peux faire une randonnée.
M – En vrai, mais je pense que voilà, je vais faire ça, je vais récupérer toutes les adresses là que tu as donné, puis on va aller marcher un peu tous les week-ends dès que possible, parce qu’il y a plein d’endroits que je ne connais pas dans le coin, et c’est fou.
N – Non mais moi, c’est pareil, c’est pareil. Tu peux être natif d’une région et en fait, pas du tout la connaître. C’est fou, ça. Tu sors pas de ton trou quoi.
– Mais on va toujours au même endroit je pense.
N – Oui, c’est ça, oui, oui, oui. On le voit bien quand on va se balader, de toute façon, on prend toujours les mêmes chemins, on fait toujours la même boucle. Puis on s’intéresse pas forcément à ce qu’il y a autour, et c’est ultra dommage.

– C’est bientôt la fin, on va se quitter, de toute façon le soleil s’en va. Qui a un dicton, une expression ? Ça rigole, ça rigole. On commence par qui ? Nolwenn ?
N – Si tu veux. Mais moi j’en ai un qui vient de ma grand-mère Francine d’où vient le nom de l’Atelier de Francine, qui est un petit hommage. Et qui me disait, quand j’étais petite, beaucoup Mai qual la garça ! Elle me parlait beaucoup patois, et Mai qual la garça, Mai qual la garça, c’était, c’était, c’était souvent que je l’entendais, celui-là. Ca veut dire mais quelle garce quoi, enfin gentiment, bien sûr, mais je faisais des bêtises, je pense un peu trop à son goût. Voilà.
– Tu me l’écriras pour pas que je fasse de fautes d’orthographe. Tu sais l’écrire ou pas, non ? Ok. Pour toi Max ?
M – Alors moi, j’irai sur un registre un peu un peu moins drôle, c’est un peu mon adage, ma ligne de conduite dans la vie en général. Et tu an as parlé tout à l’heure d’ailleurs, c’est le fait que et ben tout est question d’équilibre, dans la vie, de manière générale. Je pense que le monde se porterait bien mieux si on était un peu plus équilibré sur, sur tous, sur tous les points, en fait.
– C’est ça.
M – Tout simplement.
– On va faire des exercices d’équilibre. Je vous remercie beaucoup d’être venu jusqu’ici et je vous dis à très bientôt, à bientôt Nolwenn, à bientôt Max.
N – Merci Salut les Ponots !
M – Salut, merci.
– Salut, ciao ciao !

Coups de coeur de notre invité