Temps d’écoute : 35’25 minutes
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– Salut les ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Et là, je suis dans un pays exceptionnel. C’est merveilleux quand vous arrivez ici, y a plein de petites montagnes, je suis près de la Durance et je suis avec Hervé. Comment vas-tu ?
– Très bien, très, très bien même. Ça manque un peu de neige à mon goût, mais ça va.
– Moi, ça a été pour venir tu vois, je préférais qu’il y ait pas de neige hein parc que que j’ai vu les gros piquets, là, je me suis dit oulala, où est-ce que je m’embarque ? Donc tout va bien aujourd’hui. Est-ce que tu peux te présenter aux personnes qui vont écouter ce podcast, s’il te plaît, Hervé ?
– Et ben, je suis Hervé Braud, je suis apiculteur, avec ma compagne Raphaëlle. On produit du miel, en Haute-Loire et autour. On a notre miellerie sur la commune de Siaugues-Sainte-Marie, à vingt-cinq minutes du Puy, et voilà, tous les samedi matin je suis au marché du Puy depuis presque quinze ans.
– J’ai mis presque une heure pour venir. Voilà, c’est ça quand on a pas l’habitude. Est-ce que tu as une anecdote par rapport,voilà, à la Haute-Loire ?
– En deux mille six, on rentrait des Antilles, et on avait décidé avec Raphaëlle de faire une partie du chemin de Compostelle, et on ne pouvait pas le faire en entier donc, on était partis de Toulouse en train. Bon très fatigués, parce qu’on avait arrosé ça la veille. On est arrivé au Puy on n’avait pas réservé d’hôtel, enfin bon, c’était un peu galère. Avec notre sac à dos, on partait en bivouac complet. Quand on a traversé la ville le matin, on été décalé par rapport aux pèlerins, mais ça, c’était normal. Moi, j’ai trouvé la ville superbe, j’ai dit putain c’est vraiment une ville qui est vraiment sympa. Et Raphaëlle elle m’a dit, s’il y a bien un endroit où je ne vivrais jamais, c’est bien ici. Et il s’est retrouvé qu’on a fait le chemin jusqu’à Figeac, c’était magnifique, et quand j’étais à Marseille ben j’ai changé d’académie et donc, je me suis retrouvé dans l’académie du Puy-en-Velay, dans l’académie de Clermont-Ferrand, poste de remplaçant au Puy-en-Velay. Pendant plusieurs jours avec Raphaëlle, on n’a pas parlé, on s’est dit mais putain où va-t-on et finalement, quand on est arrivé ici, on a un peu galéré pour trouver des logements, mais… Et en fait, on en était super content de l’environnement, de la nature de tout quoi. Après, pour nous, ce qui est difficile c’est que notre famille respective est éloignée d’ici, mais à part ça, c’est un département qui vraiment mérite d’être plus connu que ça.
– Merci beaucoup. Et ben écoute, je vais te demander de travailler un petit peu et je vais te demander de faire le premier jingle.
Musique jingle
C’est un musicien dans l’âme Hervé. Merci beaucoup. Le confessionnal, je te fais des propositions et tu choisis ce que tu veux. Tu peux développer ou pas, appeler un ami, enfin, appeler Raphaëlle, mais je sais pas si elle va t’entendre. Jaune ou noir ?
– Noir.
– Vue ou odorat ?
– Odorat.
– Pourquoi ?
– Parce que la vue, ça cache plein de choses, ça prend tous nos sens. L’odorat, ça nous permet de réfléchir, de penser, de se souvenir. C’est plus riche.
– C’est un peu comme quand tu lis un livre ou quand tu regardes un film quoi. Le livre ça t’emporte plus loin, t’es obligé d’imager plus de choses. Paris ou Marseille ?
– Ben j’allais dire ni l’un ni l’autre. Ou les deux à la fois. Parce que j’habitais à Marseille, je vais de temps en temps à Paris. Moi, les grandes villes, ça va mais deux, trois jours, pas plus quoi.
– Sciences philosophiques ou sciences physiques ?
– Sciences philosophiques, parce que je connais la physique, puisque c’était mon métier pendant vingt ans. La science philosophique, je connais, moins. Donc, euh, ouais…
– Ça va peut-être mieux avec les abeilles. Quoi qu’il y a beaucoup de physique dans tout ce qui est abeille.
– La philosophie devrait pas être… Enfin, c’est pas littéraire, la philosophie. La philosophie, c’est scientifique, ce sont des pensées, c’est un raisonnement, c’est… On met, derrière la philosophie, on met beaucoup de littérature alors qu’en fait, c’est pas du tout l’objet. L’objet c’est de la pensée, et donc la pensée, c’est…
– De la réflexion… Alors deux films, je ne sais pas si tu les as vu, moi j’en ai vu aucun des deux, oups ! Honey Land qui est sorti en deux mille dix neuf, sur une dame qui va ramasser, récolter du miel dans les ruches abandonnées de Macédoine, ou alors des abeilles et des hommes, sorti en deux mille treize, sur l’extinction des abeilles.
– J’en ai vu aucun des deux. J’ai entendu parler de Home Land parce, mais c’est un film d’art et d’essai un peu de ce que j’ai vu. Voilà, c’est pas le truc que tu vas regarder pour t’amuser quoi.
– Mais ni l’autre je pense.
– Ouais voilà, c’est ça. Après, sur les abeilles, j’avoue que des fois, on sature un peu quoi, parce que…
– Tu préfères Maya l’abeille, comme moi ?
– Quand j’étais petit, ouais c’était rigolo. Après, ça fait très longtemps que j’ai pas vu, ça fait…
– Ah ben peut-être que t’aimerais encore.
– Ça fait bien cinq, quarante-cinq ans que je l’ai pas vu.
– J’ai une question. D’ailleurs, il paraît qu’Einstein disait que si les abeilles disparaissaient, l’homme n’aurait plus que quatre ans à vivre.
– Si Einstein avait dit tout ce qu’on lui fait dire, je sais pas si il aurait eu assez de sa vie. Non, il l’a certainement jamais dit. C’est pas certainement, il ne l’a jamais dit en fait, on a retrouvé des sources, c’est un journaliste qui s’amusait à… On prête à Einstein dès qu’on veut mettre du sérieux, voilà, on y met Einstein pour le grand public. Non, par contre, ce qui est sûr, c’est que si l’abeille disparaît, le problème, c’est que ce sera le dernier insecte à disparaître, parce que c’est nous qui le maintenons en vie, les apiculteurs. Donc, ça veut dire que si il disparaît, tout le reste aura déjà disparu. Ca, c’est beaucoup plus grave.
– Saxo ou trompette ?
– Ben trompette.
– On en saura un peu plus tout à l’heure. Local ou bio ?
– Bio.
– Pourquoi ?
– Ben parce que si il y a du local pourri, je vois pas l’intérêt quoi. Si c’est du local fait avec du glyphosate, avec… Grâce à certains sénateurs qui voudraient remettre des molécules dangereuses, je vois pas l’intérêt, non non.
– Donc tu préférais du bio qui vient de l’Équateur ?
– Non, pas du tout, mais il existe du bio en France, pas loin de chez moi.
– Donc tu veux du bio local ?
– Oui, ça existe.
– Ou du local bio ?
– Les deux.
– Ok. C’est pas sorcier ou des Racines et des Ailes ?
– C’est pas sorcier.
– Ah il est trop bien Jamy hein ?
– Ah mais c’était génial. Moi j’ai… Alors, j’étais déjà un grand adulte quand c’est sorti. Mais je m’en suis inspiré quand j’étais prof de physique et j’étais désolé de me dire que les moyens qu’avaient Fred et Jamy pour faire leur émission par rapport aux moyens de l’éducation nationale. Nous, on faisait de la chimie dans des pots de yaourt, je veux dire on passait pour des clowns quoi. Quand je suis arrivé, j’ai commencé à faire le collège. J’avais jamais fait avant, avant, j’étais en lycée, en BTS. J’avoue que quand je suis arrivé au collège, en cinquième ou en quatrième, où on fait de la physique pour pas grand chose là, on fait du saupoudrage, et que les moyens qu’on a pour les intéresser aux sciences, on était ridicule quoi. Je l’ai dit à mon inspecteur, mais ça a pas changé, ça change rien mais… Alors que sur youtube, ou… Ce sont des chaînes, les chaînes scientifiques sont extrêmement suivies par les jeunes quoi. Donc il y a une demande, une demande de la science pour comprendre, parce que ben c’est des interrogations. Et on a enlevé ça du service public, Jamie et Fred ont disparu de France3, et puis y a pas d’émissions scientifiques ludiques pour les jeunes. Voilà… Mais bon, les sciences, si on en sait trop, après peut-être que, politiquement parlant, on va pas être du bon côté.
– Vie sédentaire ou vie vagabonde ?
– Ah ! Alors semi sédentaire. On a beaucoup bougé avec Raphaëlle. On a… Alors ici c’est un record, on a passé, ça fait dix ans qu’on habite ici. J’ai multiplié par quatre ma durée de vie dans un logement, donc en moyenne. Donc…
– Moi c’est quatre ans, cinq ans, là aussi, je bats mes records.
– Ouais nous a beaucoup bouger. On a beaucoup bougé, c’est parce que l’apiculture nous a un peu fixé ici, mais on a beaucoup bougé entre… On a vécu aux Antilles, on a vécu dans plusieurs villes en métropole, alors chacun de notre côté, avant qu’on se rencontre avec Raphaëlle. Mais on a beaucoup bougé, donc on est semi sédentaires, puisque on est là, et puis peut-être que dans quelques années, on partira ailleurs pour voir autre chose, visiter autre chose, vivre autre chose.
– C’est génial. Ça me fait penser un peu aux abeilles qui ont une vie un peu sédentaire avant d’avoir une vie de butineuses et de vagabondes.
– Et l’essaimage.
– Et l’essaimage en plus après, et oui, donc là t’en est en phase… Ouais on sait pas dans quelle…
– On n’a pas encore essaimé, mais peut-être dans quelque temps.
– Et ouais, mauvaise nouvelle pour ceux qui vont écouter. Lavande, bruyère, acacia ou châtaignier ?
– Alors châtaignier pour le côté costaud, puissant. La lavande, il y a le côté bonbon dessert et c’est sympa. L’acacia, pour moi, non, pas trop, c’est trop doux pour moi, c’est un miel qui manque de caractère à mon goût, mais il y a des gens qui aiment l’acacia pour le côté fin. Voilà peut-être que je suis rustre. La bruyère, c’est pas mal aussi, c’est assez costaud et voilà. Si j’ai à choisir, le châtaignier puis lavande.
– Je t’ai pas posé la question, tu es né où ?
– Je suis né à Angoulême en Charente.
– Ok, festival de BD, tout ça…
– C’est ça. Et moi, j’ai connu, vu mon grand âge, les premier festival de BD à angoulême. Là, où on était, c’éatit des chapiteaux ouverts, c’était gratuit, et on allait voir, c’est un grand chapiteau sur la place, la place du champ de mars, et c’était bondé de monde. Et j’avais, ça a du commencé en soixante-seize je crois ou soixante-quinze, dont j’avais sept, huit ans. Et on était en extase devant ces dessinateurs qui faisaient des dédicaces là, qui dessinaient en trois coups de crayon, alors que nous, on peinait difficilement à la maison à reproduire je ne sais quel dessin de ces BD. C’était, c’était génial ça.
– T’as progressé ou tu fais toujours des bras en bâton ?
– Alors j’ai quitter les bras en bâtons. Mais surtout, c’est que j’ai évité de dessiner quoi.
– T’es meilleur en apiculture c’est clair. Dernière question si tu devais garder un seul album de musique, lequel serait-il ?
– Ouh, là, là.
– J’adore cette question.
– Non préparé, un seul album de musique.
– Ouais c’est comme ça.
– Ah, peut-être de Kind of blue de Miles Davis, parce que c’est celui qui m’a, qui m’a plongé dans une espèce de ouais, dans une… C’est doux, c’est soft, c’est la naissance du cool jazz, c’est… Ouais, c’est peut être ça ouais.
– Là on va parler un petit peu de la Haute-Loire, puis des acteurs de la Haute-Loire, on parlera de toi, bien sûr, et de Raphaëlle. Est-ce que tu peux me donner tes adresses coup de cœur, j’aimerais bien savoir en tant que commerçants artisans, plutôt artisans, qui tu voudrais nous présenter ?
– Ben artisans. Nous, on a fait notre miellerie grâce à deux artisans qui nous ont vachement aidé. C’est Pascal Delabre qui est à Sanssac l’Eglise qui fait de la plomberie, du chauffage, etc. Il nous a… Bon, c’était un copain quand on est arrivé en Haute-Loire, ont habitait dans le même village. Il faisait un gros travail sur le village de Coyac pour faire vivre une petite association pour les gens. On est devenus amis et il nous a vachement aidé pour ça, et puis, on a aussi Luc Besson, qui est aussi à Coyac et sur la commune de Sansac, et qui est maçon et qui nous a vraiment beaucoup aidé et qui a fait un super boulot et des gens super sympa quoi.
– Tu manges parfois au restaurant ?
– Parfois, après c’est peut être oui, oui, de temps en temps, mais pas très, très souvent. Alors, sur le Puy, pas trop souvent, parce que c’est quand même, enfin, il faut vingt cinq minutes. Donc, si c’est le soir, faut rentrer.
– Quarante cinq min pour moi.
– Et après. Pendant un temps, on était sur une boutique de producteurs au Puy, rue Chènebouterie qu’on a arrêté il y a deux ans. On l’a fait pendant dix ans et moi j’aimais bien, quand j’avais la permanence, j’allais manger souvent, j’allais prendre mon plat à l’Entrez les Artistes !!! et c’est un endroit où on allait aussi, quand on allait avec Raphaëlle au Puy quand on avait l’occasion, on allait souvent manger là-bas, parce que c’est, c’était, c’est super sympa. J’ai cru comprendre que ça allait changer. En tous les cas, voilà, c’était vraiment une adresse cool. Et puis, quand on a nos enfants qui viennent, on les emmène aussi, chez Apollonel, parce que alors, en plus, ils prennent notre miel aussi.
– Ils sont super sympas !
– Mais ils sont super sympas. Non, c’est super agréable, parce que justement ça nous sort. Ils sont super gentils et c’est une cuisine qui nous sort, sans être cliché, quoi. Donc c’est vraiment intéressant. Après, il y a d’autres restos où on a mangé aussi qui tiennent la route. Mais voilà, si j’avais deux adresses sur le Puy, ce serait celles là.
– Et t’en a une plus près d’ici ?
– Et oui, à proximité de chez nous, dans la campagne, il y a la Table de Vailhac, qui est une super table parce que c’est une ferme-auberge, et David et Marie-Claire Dubois, là qui donc ont cette ferme-auberge, donc ils produisent la nourriture, qu’ils vont transformer et mettre à leur table de restauration. C’est vraiment très, très bien et comme il faut qu’ils fassent avec ce qu’ils ont dans leur jardin et dans leur, au moment où de faire leur menu, et ben, on se retrouve avec des recettes vraiment originales et on mange des choses qu’on n’a pas l’habitude. Des associations de légumes et tout qui, franchement, c’est vraiment sympa.
– Tu te rappelles un plat que tu as particulièrement aimé là bas ou pas, ou tu les aimes tous ?
– Ben à chaque fois j’y suis allé, c’était bien. Donc, à chaque fois c’était différent. Mais je me rappelle même plus, tellement c’était complexe et… Non, parce que c’était surprenant, des gâteaux, des flancs, etc. Vraiment à chaque fois, c’est une découverte quoi, c’est sympa.
– On vous mettra leurs coordonnées sur le site tout ça pour qu’on puisse aller les retrouver, faire une petite balade de vingt cinq minutes.
– Un peu plus pour aller jusqu’à Vailhac mais c’est pas non plus… Vraiment c’est entre le Puy et Langeac.
– Est-ce que tu as un bar, test-ce que tu bois, est-ce que des fois, tu as soif ?
– J’ai pas beaucoup le temps d’aller boire à part le café du samedi matin à l’Entre-deux, juste en face de moi au marché. Sinon si, de temps en temps, j’aime bien la Main Ô Fût parce qu’il y a de la bière et je suis buveur de bière. Et puis après, c’est vrai… Franchement, j’ai pas vraiment la culture bar.
– Pourtant, tu viens de Marseille hein, Marseille, c’est culture terrasse, normalement. Enfin, moi, c’est ce que j’ai fait là-bas.
– Ouais mais moi Marseille, j’y suis resté quatre ans dont deux ans, j’étais à Toulouse et j’allais travailler à Marseille et après, on bossait aussi. Les profs font pas que rester…
– Moi aussi, je bossais, ben dis donc ! Ok ! Associations du Puy ou de la Haute-loire ? Ahh je ne sais pas de laquelle tu vas nous parler, mystère.
– Ah, il y a peut-être une association de musique, Jazz en Velay je crois.
– Ah ouais ?
– Ouais c’est ça ouais. Je l’ai découverte en deux mille seize maintenant, donc nous on est arrivé en Haute-Loire en deux mille dix, et on a une copine qui n’est plus actuellement sur la Haute-Loire, qui est sur Saint-Etienne ou Lyon, qui écrivait et qui faisait une signature, elle nous dit tiens, on va au Comptoir du Pic, y’a un truc de jazz. Donc, avec Raphaël, on y va, parce que ça nous sortait un peu. Et y avait un bœuf qui se faisait là, et j’ai donc rencontré, donc, Jean-Christophe, on a discuté un peu et j’ai appris que il y avait une association qui faisait du jazz et qui permettait aussi à des amateurs de jouer et de progresser. Et j’ai trouvé ça super. Et en effet, le jeudi et le vendredi là, au centre pierre cardinal, y a une salle où on arrive, il y a des musiciens, on joue, on travaille des trucs ensemble et même quelque soit le niveau. Et moi, ça m’a permis donc de me remettre à la trompette que j’avais laissé pendant pendant quinze ans, j’avais déjà pas un niveau extraordinaire, mais voilà… Et de travailler et de rencontrer d’autres personnes, et voilà. Et cette association, comme elle fait la promotion du jazz, mais elle fait la promotion, en fait, d’événements musicaux, de culturels avec son festival qu’on fait à l’automne, c’est vraiment une association culturelle vraiment sympathique.
– Très dynamique.
– Ouais, ouais, c’est y a pas mal d’animation, et puis ça permet de faire découvrir une musique vivante, puisque quand on fait des bœufs régulièrement, ça permet aux gens de venir écouter de la musique jouer par des vraies personnes. On n’est pas tous du même niveau. Il y a des pros, y’a des gens excellents et il y a des gens qui sont un peu plus, qui sont dans l’apprentissage, donc… Mais c’est justement ça qui est super sympa quoi. C’est un mélange, c’est une richesse, et moi, ça m’a fait plus que progresser. Aujourd’hui, je pourrais presque dire que je sais jouer de la trompette.
– Je peux venir avec ma flute du kazakhstan ?
– Si tu veux. Si t’es capable de jouer sur les accompagnements, ça marche.
– On fait du solfège ?
– Non, il n’y a pas de solfège. Mais après, le jazz, c’est des codes. Donc comme toute musique, si on faisait du rock, on connaît un peu la musique rock. Si je veux faire du jazz, il faut que tu connaisses le jazz dans ses codes musicaux quoi.
– Y’a du triangle ?
– Ce serait possible.
– Ahhh je vais venir avec mon triangle. Bon j’en n’ai pas je vais aller l’acheter et j’arrive.
– L’avantage du jazz, c’est qu’il y a une liberté, puisque, on fait de l’improvisation, donc, on pourrait tout à fait imaginer que si t’es capable de jouer en rythmique avec ton triangle ben tu mets ton triangle et ça le fera aussi quoi.
– Et si on parlait d’artistes ? Aïe aïe aïe !
– Sur le Puy ?
– Le Puy, la Haute-Loire hein ?
– Ben les artistes sur le Puy, moi, c’est les musiciens que j’ai rencontrés dans Jazz en Velay quoi. Il y a des musiciens pro ou semi-pro qui m’ont apporté des choses par rapport à la musique, et ce soit Stan, que ce soit Marco. Après, y’a… J’ai une affection pour Jean-Noël Vuidart, puisque c’est un saxophoniste de jazz anglais avec qui je joue dans un groupe de jazz, dans le groupe Way Up pour en faire la publicité. Et avec lui, c’est vrai que il m’a vachement donné confiance en moi, il m’a beaucoup soutenu, voilà. Et puis tous les copains de Way Up quoi donc ça c’est… C’est vraiment Lilian Mondillon, Christophe, Jean-françois enfin voilà, c’est, c’est…
– Super. On va tous les noter, mais j’aurais plu assez de place moi après sur mes… Il va me faire travailler là, c’est fou. On va parler de toi, Raphaëlle, de votre miellerie. Qu’est-ce que vous êtes venu faire là ?
À suivre…
Temps d’écoute : 35’25 minutes
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la Miellerie de la Durande
https://www.lamielleriedeladurande.fr/
Coups de coeur de notre invité
- artisans :
Pascal Delabre
plombier chauffagiste Coyac 43320 Sanssac l’Eglise
04 71 02 66 65Besson Gardes
maçonnerie et gros oeuvre
5 route des Fourniaux, 43320 Loudes
07 81 65 66 53
https://www.besson-entreprise.fr/
https://www.facebook.com/profile.php?id=61555745070618 - restaurants / bar :
Entrez les Artistes !!!
29 Rue Pannessac, 04 71 09 71 78
Apollonel
52 Rue Raphaël, 04 71 00 90 23
https://www.facebook.com/Apollonel43/la Table de Vailhac
Vailhac, 43300 Vissac-Auteyrac
04 71 74 02 38
http://latabledevailhac.fr/
La Main Ô Fût
6 rue Meymard, 04 71 57 27 69
https://www.instagram.com/la_main_o_fut/ - association :
Jazz en Velay
Centre Roger-Fourneyron, 31 Bd de la République
https://www.jazzenvelay.fr/
https://www.youtube.com/@jazzenvelay
https://www.facebook.com/jazzenvelay43/
https://www.instagram.com/jazzenvelay/ - artiste :
Way Up
https://www.jazzenvelay.fr/groupes/way-up