Épisode #78

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Rémi

Temps d’écoute : 23’47 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant allégé qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis avec Rémi. Comment vas-tu Rémi ?
– Ben ça va bien, ça va bien et toi ?
– Ça va, il fait bon, tu vois, le froid est parti. Je voulais te demander de te présenter aux auditeurs de ce podcast, qui ne te connaîtraient peut-être pas, mais j’en doute fort.
– Je m’appelle Rémi Peyrache. Voilà, ch’ui quasi Haute-Loire pur jus. J’ai grandi ici et j’habite encore au Puy. Alors c’est, c’est une ville, un département que j’aime bien. Je fais de la musique depuis très longtemps. Donc voilà, j’ai joué dans pas mal de groupes et j’ai joué dans pas mal d’endroits en Haute-Loire.
– Ah, tu les connais tous quoi.
– Tous, je ne sais pas, y’a toujours des découvertes à faire, de nouveaux lieux qui se créent, mais j’ai joué dans beaucoup d’endroits ouais.
– Tu connais pas ma cave. Parce que des fois, y’a des concerts dans ma cave. Non, je plaisante, c’est pas vrai.
– On viendra, on viendra, y’a pas de problème.
– Il y a trop de bordel donc tu passerais pas. Tu es né au Puy même ?
– Non, ch’ui pas né au Puy, parce que mon père était forestier et qu’il a été muté quelques années en Haute-Marne donc je suis né à Chaumont et puis, en fait, je crois qu’ils s’ennuyaient en Haute-Marne. Ils sont revenus très vite et et donc je crois que j’habite au Puy depuis que j’ai deux ans.
– Ah oui, c’est pas mal. Et ton enfance, tu l’as passé au Puy même ou à côté ?
– On a grandi à Vals, et puis après dans une maison forestière, puisque mon père était forestier, à Taulhac, à la pépinière. C’était un havre de paix de cinq hectares où il plantait des sapins et nous, on faisait la fête. Voilà.
– Ça, c’est bien comme enfance, on ne peut pas rêver mieux. On va faire le jingle, premier jingle. Allez, je te laisse faire le jingle.

Musique jingle

– Plus long ?

– Ah ben comme tu veux hein.

Musique jingle

Voilà, c’est parfait. Merci beaucoup pour ce sympathique jingle. Je rappelle que c’est un musicien, il aurait pu faire un effort quand même. Tu feras mieux pour le deuxième.
– Je ferai mieux promis.
– On va passer au confessionnal. Je te fais des propositions et tu me dis ce que tu choisis hein. Des fois, les questions sont un peu bêtes, mais m’en veux pas, c’est comme ça, c’est Salut les Ponots ! Noir ou blanc ?
– Noir.
– Noir ? Il est pas sûr. Tu peux faire joker ou appeler un ami, y’a pas de souci.
– Les deux alors.
– Les deux. Allez ! Gris quoi !
– Ouais voilà, Gris, c’est bien gris.
– Ok, rat des villes ou rat des champs ?
– Ah, rat des champs.
– C’est vrai ?
– Ouais, la campagne.
– Liberté, égalité ou fraternité ?
– J’ai envie de dire les trois, forcément, mais liberté.
– Mickey 3Davec Respire ou Renaud avec Mistral Gagnant.
– Là aussi, c’est balèze, mais je suis obligé de dire Renaud. Ca a bercé mon enfance, j’ai même un spectacle sur lui, donc, Renaud.
– Tu le joues actuellement un peu partout.
– Ouais on a commencé, ça tourne depuis le mois d’octobre, c’est tout neuf.
– Apparemment, ça plait beaucoup. Il y a même avec des enfants. Donc donc, c’est génial. J’ai vu un petit clip avec les enfants qui signent carrément la chanson. Donc, c’est super chouette et super émouvant. Prochaine question, je ne sais pas si tu connais ces groupes, alors là, c’est plus pour se rapprocher de Lo Radzouka puisqu’on va parler beaucoup de Lo Radzouka. Taskim trio. Alors, je sais pas si tu vas les connaître, c’est un trio turc. Voilà jazz, un peu jazzy. Sons of kemet, jazz britannique. Non plus ? D’accord. Balkan Beat Box ? Ah ça y est. Ouf, j’en ai un et alors attends, je vais t’en sortir un autre. Il faut que je le trouve, j’ai pas mis mes lunettes, ça va être dur. Ou Balkan Beat Box ?
– Ouais, ben je veux dire celui que je connais Balkan Beat Box. Mais je veux bien découvrir les autres.
– Ouais, c’est vrai ? Ben je te passerai le nom. Ah, si j’en avais un autre, c’était Taraf de Haïdouks.
– Ah oui oui Taraf de Haïdouks.
– Alors tu veux lequel ?
– Et ben du coup tu me fais hésiter. Non mais je vais rester sur Balkan Beat Box, j’aime bien leur délire.
– C’est plus… Il y a un peu plus d’électro, c’est un peu plus moderne.
– Ouais, c’est intéressant.
– Amoureux ou gourmand ?
– Amoureux.
– Instrumental ou vocal ?
– Instrumental.
– Avec Lo Radzouka, vous faites peu de vocal, peu de chansons. J’écoute beaucoup d’instrumental. Moi, j’ai connu beaucoup d’instrumental, surtout, enfin l’avant-dernier puisque là, vous sortez un album.
– Ouais, l’avant-dernier était cent pour cent instrumental. Ce sera le cas aussi de celui qu’on va sortir. Avec Lo Radzouka, on est parti dans un délire de découvrir et de mélanger des musiques d’un peu partout, des musiques du monde. Et puis, on revient de temps en temps, à la chanson française, mais avec ce groupe-là, sous forme de reprise, on bidouille avec notre sauce, avec notre son des chansons françaises qui nous touchent.
– L’OL ou l’ASSE ?
– Ah !
– Je vais me recevoir une baffe je sens.
– Pas du tout, mais tu sais la réponse.
– Moi oui, mais pas les auditeurs peut être.
– L’ASS c’est sûr.
– Alors si Lo Radzouka avait des danseurs, ce serait plutôt des derviches tourneurs ou des danseurs de pantsula ? Ou pantsula, je ne sais pas comment on prononce, tu connais cette danse ?
– Non…
– Alors, la pantsula, c’est en fait, quand il y avait l’apartheid dans les ghettos, c’est un peu le hip-hop, mais Afrique du sud, on va dire, en gros, et ça veut dire se dandiner comme un canard.
– Hum, peut-être que nous, ce serait de derviches tourneurs, parce que ça collerait avec certaines de nos musiques. Mais. Comme les groupes que je connaissais pas tout à l’heure, il faudrait que je découvre cette deuxième danse.
– Tu écoutes, Sons of Kemet et il y a une chanson très belle avec, justement, ces danseurs, qui font sur du jazz, finalement, qui dansent sur du jazz.
– Ok, ça roule.
– Alors, quelle musique écouterais-tu pour retourner des saucisses en rythme sur un barbecue ?
– Ah ouais.
– C’est l’époque du barbecue. T’as bien vu, il refait doux, c’est bon.
– On est en plein dedans ouais. Ah, je sais pas la Rue Ketanou.
– Ouais. Et laquelle de la Rue Ketanou ?
– Je sais pas, Impossible.
– Allez, Impossible de la Rue Ketanou. Et quelle chanson prends-tu avec autant de sérieux qu’un hymne national ? Est-ce que tu as une chanson favorite for ever, for ever, que tu respectes à fond ,
– Ouais, ben, ça sera du Renaud et c’est, ça s’appelle Son Bleu, c’est une chanson sur le monde ouvrier.

– On va parler du Puy et de la Haute-Loire et je vais te demander si tu as des coups de cœur, alors pas spécialement sur le Puy, ça peut être toute la Haute-Loire, au niveau des bars, des restaurants… Bon, vous jouez beaucoup hein dans les, dans les bars aussi, enfin… Parfois, on va dire. Donc, est-ce que tu as un bar coup de cœur ?
– Ouais, je vais en citer deux, parce que c’est d’une part des copains et d’autre part des gens qui font passer des artistes en live. Il n’y en n’a plus beaucoup, donc ça vaut le coup de les citer. Il y a mon pote Franck au Gainsbar, qui tenait avant le Comptoir du Pic, qui a toujours fait jouer des artistes dans ses lieux et donc rien que pour ça, il mérite d’être cité. C’est un lieu très sympa le Gainsbar donc je vous conseille d’y passer. Et puis le Michelet, qui a réouvert il y a quelques mois et qui fait aussi pas mal jouer d’artistes donc voilà, c’est des lieux que j’apprécie.
– Charlie qui était avant, justement, à la place du Gainsbar et qui est maintenant au Michelet.
– Exactement ouias, comme quoi on n’est pas perdus quand on va au Gainsbar, on a déjà des repères d’avant.
– Et est-ce que tu avais un restaurant ou plusieurs ?
– Ouias, je pourrais citer mon pote Alexis Haon Onagori, parce que ben déjà, c’est un bon copain, il a très bonne presse et il le mérite bien.
– C’est une cave, vins enfin vins et tu peux manger. T’as des bonnes bouteilles de vin, c’est ça ?
– Oui c’est une cave à vins restaurant quoi.
– On y mange quoi là-bas, t’y manges quoi toi ?
– Alexis, ça va un peu dans tous les coins, c’est de la cuisine très variée. Donc, on peut, on peut aller en Asie, on peut aussi manger des plats français. Enfin, y’a de tout.
– Ouais, on peut se laisser surprendre quoi quand on va là-bas les yeux fermés.
– Ouais et c’est de la bonne cuisine avec des produits souvent frais, locaux. Donc c’est cool.
– Une association du Puy ou de la Haute-Loire ?
– Ben je vais parler d’un collectif qui s’appelle Free d’Hôm dans lequel… Enfin voilà, je fais partie de ce collectif. Il a été créé il y a quelques années, on avait soutenu une famille qui avait accueilli un migrant, un jeune migrant, et puis ce jeune migrant était menacé d’expulsion. Il y a eu tout une lutte autour de ça.
– C’était Adama.
– Madama.
– Madama, pardon, mais je l’ai fait ce concert, là, le premier.

– On avait écrit une chanson et puis de là est né un collectif hyper spontanément en fait. Ce n’était pas quelque chose de réfléchi du tout et une fois que le collectif a fait l’événement pour soutenir cette famille, on s’est dit que ce serait bête de s’arrêter là et qu’il y avait beaucoup de causes à soutenir. Donc, depuis chaque année, on fait un événement, et avec plein de groupes. Souvent, à la MPT de Chadrac, il y en aura un là le 10 janvier à la maison pour tous de Chadrac et puis on reverse tous les bénéfices à une association qu’on a choisi en amont, avec qui on avait envie de travailler. Vous pouvez déjà prendre votre place d’ailleurs. On peut déjà prendre sa place pour le 10 janvier.
– Et ben tu vois, je le savais pas, mais l’événement, apparemment, est déjà en ligne. Ça doit être via la Couveuse.
– Oui, enfin je l’ai pris hier, mais je sais plus par quoi je suis passé, oui, je suis passée par la Couveuse, tu as raison.
– Voilà donc, réservez vos places pour le dix janvier. Ça va être encore une fois une belle soirée en plus pour une cause superbe. Donc, c’est cool.
– J’ai vu les groupes en plus, les personnes qui y sont.Je pense que ça va être super sympa. Est-ce que tu veux rajouter un artiste, une association, un commerçant peut-être, on n’a pas parlé de commerçants, tiens.

– On n’a pas parlé de commerçants, ça va pas être original, je vais rester dans les… J’avais envie de parler de Claudine, ma copine Claudine, qui tient la Cave de la Chèvrerie. Là aussi, c’est une super adresse. On se connaît bien maintenant. Donc, je rentre dans la boutique. Je lui dis de quoi j’ai envie. Elle trouve toujours une bouteille qui va aller avec le moment, le repas qu’on prépare, ou l’événement qu’on a envie de fêter.
– Ou le budget d’ailleurs.
– Et le budget qu’on a, c’est vrai que c’est important. Mais voilà, c’est un lieu sympa. Donc, j’avais envie aussi de parler d’elle voilà.
– Oui. Puis, en plus, elle donne aussi des dégustations des fois. Donc, c’est pas mal, car c’est un peu… Elle fait même des cours à la MPT Chadrac, c’est très diversifié.
– Ouais ouais, puis c’est un personnage Claudine.
– Tu as un vin préféré ou pas là-bas ?
– Chez Claudine ?
– Ouais.
– J’ai un vin préféré en général donc elle en a forcément, moi je suis très Gigondas moi.
– D’accord. Ok, donc si vous voulez faire plaisir à Rémi, du Gigondas, il y a peut-être une année… Bon, vous prenez le plus cher comme ça peut-être que vous ne vous tromperez pas, je sais pas. Maintenant que tu es d’accord pour qu’on parle de Lo Radzouka ?

– Ah oui, bien sûr.
– On est un peu là pour ça.
– Ouais ouais ouais, toujours d’accord ouais.
– Alors, quelle est l’actualité de Lo Radzouka ?
– Et ben l’actualité là, elle est bouillante parce qu’on sort le cinquième album au mois de janvier. Donc on fait un concert de sorti là aussi à la MPT de Chadrac, ce sera le samedi vingt quatre. Et donc voilà, ce sera notre cinquième opus, on a toujours fêté nos sorties d’albums à la MPT de Chadrac, c’est comme une tradition pour nous. Et la MPT de Chadrac c’est aussi un lieu que j’aurais pu citer, parce qu’ils y soutiennent énormément la musique vivante et les artistes de Haute-Loire. Donc je les salue au passage. Et puis nous, ben c’est la première fois qu’on sort en vinyle. Donc, on s’est mis une petite pression supplémentaire, parce que c’est un album qui, dans lequel on a investi pas mal de temps et aussi d’argent. Donc voilà le défi ça va être de retomber sur nos pattes. Mais bon voilà, c’est, c’est la vie des groupes. Et on est surtout très excités parce qu’on repart sur les routes à partir de janvier. Donc, ça nous démange de jouer nos nouveaux morceaux.
– Vous avez des pneus neige ?
– On a toujours les pneus ouais, je les laisse toute l’année même maintenant moi.
– On ne sait jamais ce qui se passer en Haute-Loire. Un quatorze juillet, hop la grêle, la neige. Je voulais te demander, par rapport à ce CD qu’on peut acheter aussi en vinyle, on peut le précommander depuis quelque temps déjà. Je mettrai les coordonnées sur le site. Mais donc, tu disais qu’on avait essayé des CD simples.
– Voilà une version CD, et le vinyle, c’est un double vinyle parce que le format était trop long pour un simple vinyle et donc, on a effectivement lancé une campagne de précommande sur ulule, c’est sur internet. On peut aller sur ulule. Je pense qu’on nous trouve, le mieux pour trouver le lien, c’est d’aller sur la page de Lo Radzoukas sur facebook et là, il y a le lien de Ulule et on peut soit précommander soit le CD, soit le vinyle, soit les deux.
– Je crois que vous l’avez sur instagram aussi mais je suis sûre, on vérifiera.
– Et oui, je crois qu’il y a une page instagram depuis peu.
– Depuis peu. Voilà, il est pas encore au courant Rémi. Tu es très connecté.
– Bah, en fait, Instagram, on a vraiment dit au tourneur de s’en occuper, parce que personne n’a instagram dans le groupe.
– Je voulais te poser d’autres questions. Donc, Lo Radzouka c’est un groupe qui, ça veut dire le rat perché, c’est ça, depuis deux mille sept maintenant ?
– Ouais deux mille huit, je crois, le début. Ca veut dire le rat perché en occitan. Alors nous on a écrit un peu en phonétique, ça s’écrivait pas exactement comme ça.
– C’est pour qu’on puisse le prononcer nous.
– Ouais, c’était plus simple à lire et à prononcer. Et puis on trouvait ça rigolo d’avoir un nom occitan, comme un peu un clin d’oeil à nos aînés quoi, vu que c’était anciennement l’occitanie ici en Haute-Loire.
– Et tous les autres albums, les quatre albums qu’il y a eu précédemment, c’était des noms en occitan aussi ?
– Non, pas tous. Alors dans l’ordre… Le premier est ben le premier, il n’avait pas de titre, c’était Lo Radzouka. Le deuxième, il s’appelait Arak. Arak, c’est, c’est de l’arabe. Le troisième s’appelait Heimat Los, c’est de l’allemand, c’est du wallon. Et le quatrième s’appelait Sanh-Mesclat.
– Et le cinquième ?
– Il va s’appeler Authentique soleil.
– Alors, je veux bien que tu me racontes parce que ça a l’air d’être très joli l’histoire de Authentique Soleil, justement, c’est l’histoire d’un Oud qui a voyagé du Liban jusqu’ici. Tu peux nous dire un petit peu ?
– Ouais, j’aurais adoré qu’il y ait Mathieu pour en parler, ça aurait été encore plus légitime. Je l’embrasse au passage, Mathieu vient de se faire opérer des yeux là, mais tout va bien, j’ai eu un message aujourd’hui. Et donc, bah voilà, Mathieu. Mathieu déjà, c’est quelqu’un qui qui a le don de de faire sonner des instruments et d’arriver à jouer toutes sortes d’instruments assez vite. C’est parfois presque énervant de voir Mathieu, découvrir un instrument et de jouer aussi bien si peu de temps après. Et donc, il avait essayé le Oud via un pote qui lui avait prêté un Oud. Et puis il a eu envie de s’en commander un, et et donc, il l’a commandé à Redha qui est un ami de Lionel Alès. Lionel, un grand pote de Mathieu et un pote à moi aussi, et donc on a, il a commandé un oud au Liban et le Oud est arrivé en France via Lionel, il y a pas très, très longtemps en fait, juste avant l’enregistrement, on a eu le nouveau oud. Et donc dans cet album, il y a deux morceaux joués au oud, dont un qui s’appelle Authentique Soleil et, en fait, quand on a entendu ce morceau qui est très, très beau, on a trouvé que c’était un joli titre d’album et aussi un bel hommage à l’instrument et au luthier.
– Au luthier. Voilà, j’ai, j’ai le nom normalement Imad Ballani, c’est ça ?
– Oui, c’est ça, c’est ça. Voilà, et en fait, ben ça nous semblait déjà bourré de sens de donner ce nom au morceau et au disque. Parce que, voilà, on essaie de faire de la musique de partout dans le monde, de mélanger les sons, et on trouvait que c’était un joli clin d’œil au Liban qui, en ce moment, c’est pas facile, ce qui se passe là-bas. Donc voilà, on avait envie de faire ce petit clin d’oeil.
– Voilà c’est pour ça. Je voulais avoir l’histoire parce que je trouve ça très beau. Donc, merci Rémi. Est-ce que tu peux donner le nom… Alors , je veux dire, tout le monde connaît Lo Radzouka, mais on sait jamais, est-ce que tu peux donner le nom des autres membres du groupe. Tu as dit Mathieu Pignol, et puis après ?
– Vouais donc Mat Pignol qui joue de l’accordéon du oud maintenant, de la guitare, du banjo.
– L’année prochaine il jouera autre chose.
– Ouais, il joue aussi du violon mais voilà… Y’a David Fauroux à la contrebasse, et puis Alban Sarron à la trompette, et donc moi, je joue du bouzouki et de la guitare.
– D’accord. Alban vous a rejoint, alors il faisait toujours un petit peu des accompagnements avec vous, mais c’est ça, il est là que vraiment depuis le quatrième album, définitivement enfin je veux dire partie intégrante du groupe ?
– Voilà, c’est à peu près ça il est rentré petit à petit. Je crois qu’il y joue sur un ou deux morceaux dans le deuxième album. Il est venu s’installer en Haute-Loire, on s’est rencontré à ce moment-là. Donc ça doit être, ch’ais plus deux mille douze, deux mille treize. Ou non. Deux mille quinze, ch’ais plus exactement. Et puis, sur le troisième album, sur Heimat Los on a vraiment fait, on a commencé à faire appel à lui de plus en plus régulièrement. Et puis, en fait, assez naturellement, il est, il est arrivé, il a fait partie du groupe. Pour l’aventure Sanh Mesclat, le quatrième, il était vraiment avec nous pour les compos, et même encore dans cet album là, Authentique Soleil, il a même amené des compos, ce qui n’est encore jamais arrivé dans Lo Radzouka. Donc il y a deux compos d’Alban dans cet album. Donc ouais, Alban c’est un vrai Lo Radzouka maintenant.
– C’est bon, il est intégré. Faut pas plusieurs générations pour intégrer LoRadzouka, ça va.
– Il y a des gens qui disent que en Haute-Loire c’est difficile de s’intégrer quand on n’est pas d’ici.
– Je suis la première à le dire.
– J’en conviens, en plus. Ben nous, on a assez vite, enfin assez vite finalement, vu ce que je raconte, pas assez vite, mais si Alban a été hyper vite intégré. Et puis la musique ça aide quand même, ça rapproche, on va dire.
– Ben je vais me mettre à la musique alors. Je suis pas sûre que… Je pense qu’on va plutôt m’expulser que m’intégrer mais bon. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose par rapport à ton groupe ?
– Ben, juste rajouter que si il y a des programmateurs qui t’écoutent, là, qui nous écoutent. Il faut pas hésiter à nous appeler, il y a le numéro de Manu sur la page facebook et sur, sûrement, sur instagram.

– Emmanuel d’Azémar c’est ça ?
– Ouais ça. Emmanuel d’Azémar donc, qui cherche les dates, qui nous aide à trouver les concerts, et puis voilà, ben on va dire que la situation actuelle n’est pas si facile que ça au niveau artistique. Donc, j’espère qu’on va réussir à faire tourner notre Authentique Soleil, à la hauteur de ce qu’on, de ce qu’on a envie de le faire.
– Ouais c’est beaucoup de travail. Donc, ce serait chouette quoi de vous voir un petit peu partout en Haute-Loire et au-delà de la Haute-Loire. Où est-ce que tu préfères jouer, toi, personnellement, tu préfères jouer sur une terrasse d’un bar, je sais pas, dans une abbaye. Quel est ton endroit favori ?

– Ben ce qui est cool avec Lo Radzouka, c’est qu’on a vraiment fait des trucs très différents, des bars, on en a fait pas mal, des salles de spectacle, on a fait des énormes plein air, dans des collines, on a joué dans des abbayes pour le coup et je crois que même dans des médiathèques, devant des fois vingt-cinq ou trente personnes, et je crois que ce groupe s’adapte vraiment à tout. On est contents de s’installer devant trente personnes comme devant deux cents. Mais je crois que cette musique, elle a cette faculté à être jouée dans toutes sortes de lieux quoi donc…
– Et à faire danser plein de gens.
– Et à faire danser plein de gens ouais.

– Merci beaucoup Rémy. A salut les Ponots ! on a un slogan, il ne va pas chercher bien loin, c’est crache ta lentille. Crache ta lentille pourquoi ? Parce que je vais te demander deux choses déjà, si tu as un événement que tu trouves remarquable en Haute-Loire ou ailleurs et s’il se passe ailleurs et que tu aimerais voir en Haute-Loire. Une deuxième chose, si tu changerais quelque chose au Puy ou à la Haute-Loire.
– Un événement qui se passe ailleurs ou ici…
– Ouias, que tu aimes bien.
– Ah ouais, je pourrais parler de ce festival dans la loire là. Il faut que je me rappelle le nom. Ce festival déjà je te l’explique si tu veux, au moins pendant mon explication je vais retrouver leur nom. C’est un festival qui fait donc une programmation de festival. On avait joué pour eux en plein air, dans un près, c’était super cool, et puis, parallèlement à cette programmation, ils proposent au groupe d’aller jouer dans des petits villages, dans des petits bars justement, et même dans des ehpad pour jouer pour les personnes âgées, et je trouve ça super parce qu’ils ont compris que la musique était vecteur à tous les âges, dans tout, dans toutes les, pour toutes sortes de classes sociales ou de gens et, du coup, pour ceux qui ne viennent pas forcément dans les festivals parce que c’est trop loin de chez eux, etc. Ils amènent la musique là-bas.
– Vous l’avez fait cet été ?
– On avait fait ça il y a quelques années, mais là je suis tout gêné de ne pas te retrouver le nom. Je vais te le retrouver. Du coup, voilà pour le coup, je trouve ce concept extraordinaire. Donc, je te dis leur nom dans quelque temps.
– Ouais, dans quelque temps. Et est-ce que tu changerais quelque chose au Puy ou à la Haute-Loire ?
– Ah ouais, je changerais des choses, c’est sûr. Je laisserai un peu plus de place à la culture en général quoi. Je trouve qu’on en a tendance à, comment dire, à restreindre les angles. La culture c’est plein de choses. Donc, je pense qu’il faut donner à voir à toute sorte de gens, à toutes sortes de public, et quelquefois ici, peut-être, il n’y a pas assez de propositions. Voilà.
– Et, pendant ce temps-là, Rémi a retrouvé le nom du festival. On t’écoute.
– Ah, j’espère que si ils entendent, ils feront pas la tête, c’est Jazz au Sommet. On avait joué pour Jazz au Sommet, et donc on a fait une année Jazz au Sommet et l’autre année Jazz au Village. Jazz au Village, c’est ce que je t’expliquais, c’est le concept d’amener les concerts dans des petites communes, et puis dans des ehpad aussi, pour les personnes âgées. Voilà. J’avais adoré ce concept.
– C’est cool. Jingle à nouveau, s’il te plaît, avant de passer à la dernière partie.

Musique jingle

J’espère que Mathieu Pignol verra comment tu joues bien ddu moulin à musique et peut-être que vous le mettrez un jour… Tu sais jouer du triangle ?
– Triangle et puis ta boite aussi là, c’est…
– Voilà, une boite à musique, je sais pas… Des petites questions sur la Haute-Loire. Pareil, deux, des propositions. Tu me dis ce que tu préfères. Verveine ou lentille ?
– Verveine.
– Avec alcool ou sans alcool ?
– Ah, les deux, mais avec alcool il y en a des biens ouais.
– Musée de la Dentelle à Retournac ou Musée des Croyances Populaires au Monestier ?
– Ah, Musée des Croyances Populaires ouais.
– Tu préférerais faire un concert au sommet du Rocher Corneille ou sur une plateforme en plein milieu du lac du Bouchet ?
– Whao. Je crois que je kifferais les deux hein. Euh….
– Tu peux choisir les deux.
– Ben les deux.
– Allez, on en fait une l’hiver, une l’été, puis c’est bon. Festival des cuivres du Monestier ou festival à six cordes de Chanteuge ?
– Ben moi, comme je suis guitariste, je vais prendre le festival à 6 cordes à Chanteuge. On y a joué déjà plusieurs fois et on y retourne cet été en plus.
– Sud de Monac ou la montagne Tortue ?
– Ben la montagne tortue parce que on la voyait de la maison de mes parents.
– Souvenirs, souvenirs, Papy Jourdy ou Yvan Marc ?
– Au balèze, là aussi. Ah, Papy, j’ai appris la guitare avec lui. Je le connais depuis que j’ai dix ans. Et puis Yvan Marc, je l’ai accompagné sur scène il y a déjà vingt ans, donc… Allez, je vais dire Papy Jourdy en espérant pas vexer Yvan Marc.
– On rappelle votre projet, Poto carré aussi avec l’ASS. Le premier concert en Haute-Loire, joué par Lo Radzouka, tu te rappelles ? C’était où ?
– Ah je me rappelle très, très bien, on était morts de trac, comme souvent pour les premières. C’était à Polignac, pour un événement organisé par la compagnie Latituds de Lionel Alès. Et donc il nous avait conviés, on a fait notre première lavage. J’ai des souvenirs très, très précis. Bon, on a fait ce qu’on avait pu, je pense à l’époque.
– A l’époque. Mais vous êtes toujours là. Donc c’est, ça s’est pas si mal passé que ça. Finalement. Tu as une petite citation ou une expression bien à toi ? Allez vaz-y, on t’écoute.
– C’est pas à moi, mais je vais passer pour un ringard fini.
– Vas-y on aime bien à Salut les Ponots !
– Avec mon frère, on a regardé à l’époque, quand j’étais jeune, le Robin des Bois avec Kevin Costner et, à un moment Y4A morgan freeman qui regarde Kevin Costner et qui lui dit : La perfection n’est jamais dans les hommes, mais parfois dans leurs intentions.

– Merci beaucoup Rémi et mais écoute, à très bientôt avec Lo Radzouka, à très bientôt sur scène. Et puis, n’oubliez pas qu’il y a l’album, le dernier album qui sort, Authentique Soleil. Donc, vous pouvez dès à présent le précommander et venir en concert à partir du…
– Samedi vingt-quatre janvier à la MPT Chadrac.
– Voilà, prenez vos places ! Il n’y en aura plus beaucoup dans pas longtemps, voilà !
– Merci beaucoup.
– Merci.
– Merci à toi.
– Ciao ciao !
– Salut !

Coups de coeur de notre invité