Épisode #60

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Amélie & Gaëtan

Temps d’écoute :34’58 minutes
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– Salut les Ponots, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis dans un des plus beaux villages de France et de Navarre. Je suis à Polignac, en compagnie d’Amélie et Gaëtan. Ça va Amélie ?
– A : Oui, ça va très bien. Donc, moi, c’est Amélie, je suis artisane savonnière passionnée à Polignac.
– Tu es passionnée ?
– A : Oui, je crois ouais.
– Ça se voit dans un travail. Et toi, Gaëtan ?
– G : Bonjour. Donc, moi, c’est Gaëtan, et je suis artisan cirier à Polignac. Je fabrique des bougies, des suspensions parfumées, enfin divers objets en cire, senteurs, etc.
– Et tu squatte la savonnerie de Polignac ?
– G : Et je squatte la savonnerie de Polignac exactement. Donc j’ai mon atelier au sein de la savonnerie qu’on partage avec Amélie.
– Ça va. C’est pas trop petit pour vous deux ?
– A : C’est organisé.
– C’est organisé. Merci d’avoir répondu à l’invitation de Salut les Ponots. Je me demandais si vous étiez nés au Puy, ch’uis pas sûre que vous soyez nés au Puy, ch’ai pas pourquoi, enfin ou en Haute-Loire. J’ai l’impression que vous venez d’ailleurs.
– A : Désolée pour la… Pure ponote, née au Puy, voilà. J’ai prévu de faire ma vie au Puy et de mourir au Puy.
– Et toi Gaétan ?
– G : Et moi, je suis né au Puy aussi.
– Ah ouais, c’est marrant. Je voyais une attirance un peu pour Clermont. Je sais pas, là, j’ai fouillé un peu l’Instagram, j’ai dit y ‘a beaucoup de Clermont qui revient quand même. Comment ça se fait ?
– A : Parce qu’il y a les volcans, ça reste l’Auvergne, et voilà, bien auvergnats.

– Ok, ça marche. Est-ce que vous avez une anecdote au Puy ou en Haute-Loire ? Gaétan je crois ?
– G : Alors oui, une petite anecdote assez récente, en fait. Donc, Amélie et les enfants m’ont offert pour mon anniversaire une inscription aux 15 km du puy. Voilà donc, je cours un tout petit peu et c’était l’occasion de les faire pour moi la première fois cette année, et je suis tombée sur une année malheureusement disons ou peut-être heureusement, je ne sais pas, qui a été assez, assez pluvieuse.
Voilà donc, j’ai couru la moitié des 15 km sous la pluie et la grêle. Voilà donc, c’était un joli cadeau d’anniversaire finalement.
– T’as fait piscine en même temps. C’était pas mal.
– G : Ouais, j’ai fait, j’ai fait piscine, des chaussures qui ressemblait un peu à des palmes peut être à la fin. Voilà, mais bon, c’était, c’était une expérience qui était sympa au final. Quand on était dessous, c’était pas super marrant, mais bon, une fois terminé, c’était, c’était chouette.
– Et c’est quoi ton chrono ?
– G : J’ai fait un tout petit peu moins d’une heure dix-sept houle donc je suis assez content de moi. J’avais prévu un petit peu plus mais… Amélie, qui court beaucoup, m’avait fait un programme d’entraînement que j’ai pas forcément apprécié sur le coup mais vu le chrono final, qui s’est révélé plutôt, plutôt pas mal du tout, je pense, en fait.
– Non mais c’est clair. C’est peut-être un message subliminal quoi, elle voulait te mettre au régime et tout, elle te fait courir ou non ?
– G : Alors, je me suis mis à courir en fait un peu tout seul, justement pour me mettre au régime.
– Pourtant t’en as pas besoin.
– G : Maintenant peut-être non, mais à l’époque, si un petit peu quand même.
– D’accord. Ok, merci, Gaëtan, pour cette petite anecdote et le beau cadeau d’Amélie. Allez, on va passer au jingle. Gaëtan, tu te lances ?
– G : Allez, c’est parti.

Musique jingle

– J’ai cru qu’il allait, qu’il n’allait pas arrêter. T’as vu, c’est le plus long jingle qu’on a eu à Salut les Ponots ! Il a des talents de musicien.
– A : Tu lui dis pas d’arrêter, il n’arrête pas.
– Ouais, t’allais continuer ?
– G : Ah ben oui, moi la musique me plaisait, je trouvais ça sympa, je peux recommencer ou… Non ?
– Allez vas-y

Musique jingle

Juste un petit coup, ça va. On va passer au confessionnal. Je vais vous poser des questions. C’est pour essayer de deviner un petit peu plus qui vous êtes. Alors vous allez choisir entre plusieurs propositions. On commence par toi Amélie.
– A : Ok.
– Ortie, tournesol ou ricin ?
– A : Ortie.
– Ah ouais, catégorique là. Pourquoi l’ortie ?
– A : Parce qu’il y en a tout autour de moi, y’en a partout, ça se mange, c’est super bon pour la peau, y’a plein de choses, y’a plain de vertus.
– Ouais, ça pique.
– A : Non, non. Si tu la prends doucement, l’ortie, avec délicatesse, ça ne pique pas.
– Moi en général, mon pépé, il me poussait dans les orties, ben je te dis pas, ça grattait quand même. Gaétan aigle ou abeille ?
– G : Abeille.
– Ouais, pourquoi ?
– G : Parce que les abeilles, c’est super important pour la, pour la nature, pour les floraisons, pour les légumes, voilà la pollinisation. Et puis ça fait quand même aussi du bon miel.
– Peut-être pour, pour la cire aussi, éventuellement, tu peux l’utiliser pour des bougies ou pas ?
– G : Alors, effectivement, le moins, je n’utilise pas la cire d’abeille, mais on peut faire des bougies à la cire d’abeille, tout à fait.
– L’aigle aussi, il est utile, on l’aime bien quand même. Soude ou potasse Amélie ?
– A : Dois-je faire un choix ?
– Oui.
– A : Parce que les deux m’intéressent. Après, bon bah, on va dire, on va dire la potasse.
– Tu peux expliquer brièvement, on en parlera peut être plus tout à l’heure. Pourquoi soude et potasse ?
– A : La soude va procurer un savon dur et la potasse un savon mou, un savon liquide.
– D’accord, merci. Alors Gaétan, vendre la mèche ou cirer les bottes ?
– G : Vendre la mèche.
– C’est vrai, t’es comme ça toi ?
– G : Pas forcément, mais à choisir entre les deux, je prendrai peut-être plutôt celle-ci, parce que cirer les bottes. C’est pas top non plus voilà.
– Plutôt par taquinerie, tu vendrais la mèche.
– G : Oui, voilà plutôt par taquinerie. Mais disons que je fais le choix le moins pire entre les deux.
– Ok, ça marche. Vous pouvez appeler un ami aussi si vous avez un souci, ou vous pouvez refuser les deux mais je vous l’ai pas dit avant. Amélie, je sais pas si tu les connais ces chansons Ça mousse de Superbus ou Les bulles de savon d’Aldebert ?
– A : J’en connais aucune.
– Moi non plus. Alors laquelle tu préfères en titre: Ca mousse ou Les bulles de savon ?
– A : Ça mousse, ça me parle mieux.
– Ouais, ça mousse. Gaétan, tu as peur, je comprends. Deux chansons aussi Light my fire des Doors, Great balls of fire de Jerry Lee Lewis. Y’a Amélie, qui essaye de lire mes questions.
– G : J’aurais du mal à redire le titre, mais on va prendre the Doors. Bio ou local Amélie ?
– A : Local.
– J’ai cru que tu allais me répondre autre chose. Tu sais, j’ai une copine, je lui ai posé en premier épisode, bio ou local, elle m’a dit nature et progrès. On en parlera tout à l’heure de nature et progrès. Manger ou cuisiner ?
– G : Manger, mais j’aime beaucoup cuisiner aussi.
– Tu as un plat de prédilection en cuisine ?
– G : non pas spécialement.
– Tu fais de tout ?
– G : Je cuisine pas énormément, énormément mais je mange à peu près de tout, j’aime bien, j’aime bien cuisiner… Non, je n’ai pas de plats de prédilection.
– Attends, je vais passer le micro à Amélie parce qu’elle a dit des petits trucs. Qu’est-ce que t’as dit Amélie ?
– A : Qu’est-ce que j’ai dit ?
– Oui par rapport à…
– A : Le roi du barbecue. Moi, je suis plutôt soupe, lui est plutôt barbecue.
– Chacun son truc, c’est bien. Alors Amélie savonnerie Fer à cheval à Marseille, la plus vieille savonnerie peut-être de France, ou Rampal Latour à Salon de Provence ?
– A : Punaise. Non, je ne pourrais pas définir. On n’a pas du tout la même méthode de fabrication du coup c’est…
– Après Rampal Latour, c’est plus sur de l’écoconception on va dire apparemment.
– A : Ouais, je ne les connais pas, je connais plus la savonnerie à Marseille, pour l’avoir visitée. Du coup, je sais pas du tout.
– Ben écoute, tu peux ne pas avoir d’avis, y a pas souci. Pour toi Gaëtan, le cirie Trudon en Normandie, ou Greenrann, je ne sais pas si je prononce comme il faut, en Pays de Loire, au Mans. – G : Alors je connais aucun des deux. On va prend le premier tru… Trudon tu as dit. Oui, parce que voilà, ça me parle mieux. C’est une consonance française que Greenrann disons, voilà. Mais je connais aucun des aucun des deux. Je sais pas ce qu’ils font.
– Ban t’ira voir.
– G : J’irai voir effectivement.
– Dessin ou photographie Amélie ?
– A : Parce que c’était un rêve que tu avais de devenir illustratrice, c’est ça ?
– A : Comment tu sais ça ? Quand j’étais petite, je voulais être dessinatrice de bande dessinée, et puis voilà, la vie m’a fait savonnière.
– Oui, bah, tu deviendras peut-être dessinatrice plus tard.
– A : Qui sait.
– C’est toi du coup qui fait les petits dessins pour la savonnerie ou pas ?
– A : Non, plus du tout, j’ai beaucoup dessiné et puis, manque de temps. Je fais des dessins dans mon savon, dans mes marbrages.
– À la retraite hein, un jour tu pourras refaire du dessin. Festival d’Aurillac ou les Trans’urbaines à Clermont.
– G : Festival d’Aurillac, c’est les arts de rue, si je me trompe pas. Donc, il y a des choses assez différentes. Je trouve ça plutôt sympa.
– Question plus ouverte maintenant. Gaétan, si tu avais un super-pouvoir, lequel serait-il ?
– G : La télétransportation.
– T’irais où ?
– G : À chaque fois qu’on me pose la question, je réponds toujours ça parce que je trouve que c’est le top de pouvoir aller où on veut, quand on veut, même au volant pour eux, même pour rester ou pas rester. Donc, je sais pas où j’irai tout de suite, mais ça me permettait d’aller à plein d’endroits quand je le désire.
– Et dans le passé ou l’avenir aussi, ou pas du tout ? Dans le futur où tu resterais…
– G : A l’instant, à l’instant présent. Voilà, si je veux aller me baigner ben je pars tout de suite me baigner. Parce que là, il fait beau, il fait, il fait doux, mais y’a pas d’eau tout de suite.
– Amélie, si tu étais un objet, lequel serais-tu ?
– A : Un objet ? J’aimerais pas être un objet. Mais un crayon de papier.
– Pour le dessin, c’est bien.
– A : Voilà, pour le dessin.

– On va continuer. Je vais vous poser des questions, cette fois-ci sur la Haute-Loire et le Puy-en-Velay. Je vais vous demander s’il y a un bar-restaurant que vous aimez bien. Qui veut commencer ?
– A : Y’a un restaurant que j’adore, ça s’appelle la Vellavi. C’est une cuisine vraiment très, très locale et de saison.
– On les trouve où ?
– A : Ola, je connais pas l’adresse. Au Puy-en-Velay, pas loin de du commissariat de police.
– Facile à trouver. Il suffit de faire une petite infraction et on vous amène directement au Vellavi.
– A : C’est comme ça que je l’ai trouvé.
– D’accord. Pour toi Gaëtan ?
– G : Le bar le Michelet parce qu’on a eu l’occasion d’y aller y’a pas très longtemps depuis que ça a été repris. Et voilà pour boire un coup et j’ai trouvé l’ambiance très, très sympa. Ça donne envie d’y retourner.
– Puis, il y a une belle salle de concert. Si jamais vous avez envie de vous faire une petite soirée concert quoi.
– G : Exactement. Très, très bonne ambiance, pour des gens de notre âge en tout cas, c’est top.
– Et en restaurant ? Tu aimes bien aller où, tu m’as parlé d’un restaurant tout à l’heure, rue Pannessac.
– G : Oui, restaurant, rue Pannessac, qui s’appelle les Beaux Thés du monde. Avec des propriétaires très sympathiques et où on mange très bien.
– Qu’est-ce qu’on mange là bas ? C’est quoi comme cuisine ?
– G : C’est assez, c’est assez varié. Des choses plutôt plutôt originales de mémoire. Après, il y a peut-être aussi du très local, suivant les saisons, mais voilà en tout cas très, très bien cuisiné, original et des gens très sympathiques.
– Donc si vous voulez savoir ce qu’ils font à manger, vous allez au restaurant et voilà c’est mieux.
– G : Le mieux c’est d’aller voir le menu qui doit changer assez régulièrement quand même. Voilà, vous regardez sur la porte.
– Pour toi Amélie. Tu avais un petit bar que tu aimais bien, mais à Langeac ?
– A : Tout à fait, c’est le Café Grenouille. Quand je fais le marché le jeudi matin à Langeac, j’adore aller me poser dans ce café. C’est un café participatif avec du très bon café, toujours le biscuit de l’artisan du coin avec, et voilà, des bouquins. Enfin… J’adore cet endroit.
– Ouais. Donc, vous faites plusieurs marchés. Vous faites Langeac, le Puy , y’en a d’autres ou pas ?
– On va à Costaros les lundi matin, en été seulement.
– Langeac, c’est quand ?
– A : Le jeudi matin, en été également, quand y a des week-ends à rallonge voilà.

– Super et en stand de marché. Toi, tu as un petit favori ?
– A : Alors en stand de marché, j’ai mon voisin de marché qui…
– Au Puy ?
– A : Au Puy, qui s’appelle Claude. Son entreprise s’appelle aux 2 Frères. Il a des huîtres, du poisson frais. Il vient tous les week-ends depuis son bassin de Thau. C’est une personne adorable hein, voilà. Je l’appelle Duracell parce qu’il est speed, jamais épuisé.
– Il t’a fait goûter ses huîtres.
– A : Alors, non pas vraiment, je les ai mangées cuites. Gaëtan me les a cuisiné. Mais sinon, je n’aime pas les huîtres.
– Et cuites, ça passe.
– A : Ça passe.
– Ok. Pour toi, Gaëtan, autre stand de marché ?
– G : Alors je parlerai des charcuteries fermières Gaillard, qui sont justes derrière la bibliothèque, ils sont place… Je ne me rappelle plus du nom de la place, désolé.
– Place de la Halle je crois.
– G : Place de la Halle ouais peut-être bien. Très bonne, très bonne charcuterie, un saucisson qui est excellent, un pâté de campagne fabuleux aussi. Très belle maison.

– Très belle maison, ça marche. Association. Est-ce qu’on parle d’association ? On commence par toi Amélie ?
– A : Et ben moi, mon association de cœur, c’est Loz’Art Auvergne, c’est un groupement d’artisans de la région et on organise des marchés d’artisans d’art sur l’été. Donc, on est représenté partout dans la région, la Chaise-Dieu, le Chambon-sur-Lignon, le Puy, Saint-Julien-Chapteuil, enfin voilà. On est une dizaine à se regrouper pour organiser ça, et faire venir les artisans de l’Auvergne.
– Donc, on trouve un agenda, je suppose, sur le site de Loz ‘Art, de l’association ?
– A : Alors on n’a pas de site, on est trop pauvre pour ça, ouais, on a juste les réseaux sociaux et après, généralement, c’est plus les communes avec qui on va travailler qui vont nous faire de la pub sur les marchés.
– Ok, de toute façon, je mettrai les coordonnées des réseaux sociaux, puis on vous retrouvera facilement. Tu veux rajouter quelque chose par rapport à cette association, ou c’est bon ?
– A : Non après voilà, non.
– Pour toi Gaëtan, une association.
– G : Alors, je serai peut-être un petit peu chauvin, mais je vais parler de l’association de la Forteresse de Polignac, parce que ça fait partie du village et c’est une belle, c’est une belle assos avec des bénévoles qui font un énorme boulot au niveau de l’entretien et de la mise en valeur de la forteresse. Et aujourd’hui, si le site est aussi bien entretenu, aussi joli et aussi visiter et ben c’est grâce à toutes ces personnes qui donnent énormément, énormément de temps.
– Et puis y’a pas mal d’activités. On a vu plusieurs écoles passer là depuis tout à l’heure. Donc, ils se donnent les moyens aussi…
– G : Oui, y’a pas mal d’activités, dont des visiteurs pour des groupes, pour des écoles, et puis y’a également pas mal de manifestations au niveau de la Forteresse, ce week-end, par exemple, y’avait un tournoi d’archerie médiévale organisé par les Compagnons de Panaveyre qui est une compagnie médiévale sur Polignac et pas mal d’autres choses voilà pour faire connaître le site et le mettre en valeur.

– Un beau village avec une belle forteresse. Amélie.Tu connais un artiste, il y a un artiste que tu veux nous présenter sur la Haute-Loire, le Puy.
– A : Je vais vous présenter John, qui fait des photos, John Photographie, il a eu l’occasion de venir deux fois nous faire des photos. La savonnerie. Voilà c’est quelqu’un de simple, de passionné par ce qu’il fait et d’engagé, voilà.
– On aime bien l’engagement. Hein ?
– A : C’est vrai.
– Pour défendre ces valeurs et…
– A : Exactement.

– Mais je crois qu’il est temps de parler de vous deux hein , de la Savonnerie de Polignac. On commence par toi Amélie. Tu peux nous parler un peu des débuts de la savonnerie et pourquoi Polignac ?
– A : Je me suis installée en deux mille quinze, donc ça fait dix ans cette année.
– Bon anniversaire !
– A : Merci pour la savonnerie, qui a soufflé ses petites bougies. Et je me suis installée à Polignac, simplement parce qu’on vivait à Polignac, il y avait cette petite maison abandonnée, pas loin de l’école qui m’attirait, et pour moi, c’était une évidence, je voulais pas être spécialement en ville. Voilà, je voulais être tranquille dans le village et pouvoir valoriser aussi, enfin, développer des, une vie dans un village. La municipalité était ravie que je vienne m’installer là. Et voilà !
– Ça fait plaisir qu’une municipalité, voilà, aide en fait à la construction d’un projet, voilà, vous accueille. Toi, tu étais pas… Donc, ça fait quinze ans que tu as démarré le métier. C’est ça ?
– A : A peu près ouais, c’est ça, je me suis penchée… En fait, moi, avant, je travaillais dans un, dans une boutique de savon où la personne qui gérait cette boutique avait sa propre marque, faisait faire ses produits dans un laboratoire. De là, je suis partie en fait de cette boutique pour vendre ses produits moi-même à mon compte en fait avec ses produits à elle et rapidement, comme j’avais pas mal de personnes qui me questionnaient sur ce qu’il y avait dans les ingrédients, que je cherchais aussi, et que je me suis aperçue qu’il y avait plein de choses, plutôt des ingrédients assez douteux sur, dans les produits, j’ai dit stop. En fait, moi ce que je veux, c’est pouvoir parler franc avec les gens et être sûre de ce que je pouvais proposer. Donc, j’ai dit le seul moyen, c’est de faire moi-même.
– Donc tu as fait une formation.
– A : J’ai suivi des formations. Mon idée de départ, c’était aussi de travailler avec des producteurs locaux, de valoriser tout ce qu’on pouvait avoir dans le département, le lait, cire d’abeille, miel, donc j’ai développé une gamme de savons vraiment ciblée là-dessus. Voilà, j’ai suivi effectivement des formations de savonnerie solide, savonnerie liquide, réglementation, aromathérapie, herboristerie, voilà tout ce qui est… Et puis j’aime ça, j’aime vraiment ça.
– Ouais, ça se voit. Pour toi Gaëtan, du coup, t’es tombé amoureux des bougies ou de la savonnière ? Les deux ?
– G : Alors, j’ai commencé par la savonnière, en fait, qui elle-même faisait des bougies, qui m’a transmis son savoir-faire, en fait, sur des bougies en pot, des bougies coulées. Et puis, moi, je suis arrivé en fait il y a deux ans et demi maintenant, pour reprendre cette activité bougie à cent pour cent, à temps plein. Donc j’ai quitté mon travail. J’ai suivi aussi une formation qui m’a permis d’apprendre d’autres techniques et d’autres types de bougies, voilà, plus en moulage en fait. Donc, ben, aujourd’hui ça me permet d’avoir une gamme avec ces différents types.
– Et puis plein de nouvelles choses qui vont arriver, des ateliers notamment. Tu en as déjà fait ou pas ?
– G : Oui, on fait aussi des ateliers donc, où des gens peuvent venir fabriquer avec moi une bougie et une suspension parfumée, voilà, galet de cire à mettre dans des armoires, par exemple, pour parfumer puis des nouveautés qui arrivent de temps en temps. Il y a des choses qui vont être prévues, normalement pour la fin de l’année, des nouveaux parfums en bougie.
– Super. Et pour toi Amélie. Donc, tu peux passer bientôt, maître savonnière, c’est ça ? On dit comme ça ?
– A : C’est ça, c’est ce que j’ai lu, je peux obtenir le titre de maître savonnière au bout de dix ans de pratique. Donc voilà, j’ai commencé les démarches auprès de la chambre des métiers. Voilà.
– Et on parlait alors justement de Nature et Progrès. C’est toi qui a choisi de faire les démarches pour obtenir cette mention, ce label. Pourquoi celui-ci ?
– A : Alors oui, j’avais fait la demande, c’était en deux mille dix sept, donc deux ans après mes débuts. Tout simplement parce que quand j’ai lu le cahier des charges, en fait, qui correspondait à toutes les… Je voulais valoriser en fait ma fabrication, en faisant valoir que je travaillais avec des produits bio et au maximum avec des produits locaux, et en lisant les chartes en fait, différentes chartes bio, là où je me retrouvais dans ce que je faisais, c’était chez Nature et Progrès. Voilà pourquoi je me suis engagée avec la mention Nature et Progrès.
– Et tout ce que tu fabriques a le label, enfin, la mention Nature et Progrès ou il y en a certains qui ne peuvent pas intégrer le label parce que c’est toujours une charte assez précise.
– A : Ben moi, je travaille en fonction du cahier des charges. C’est à dire, quand je vais développer un produit, je vais y aller en amont, voilà, qu’est-ce qui est autorisé, pas autorisé, et finalement, c’est une logique en fait, dans ma tête, c’est voilà, ça colle toujours par rapport à ce que je vais développer. Donc, ici, tous les produits que je fabrique sont sous mention Nature et Progrès.
– Gaëtan pour toi, est-ce qu’il y a une mention ou label que tu as ou que tu aimerais obtenir ?
– G : Alors non, sur les bougies j’ai pas spécialement de mention, alors s’empêche pas que je fais quand même attention à ce que je fais, aux produits que j’utilise. Donc, par exemple, je ne prends que des parfums qui ne sont pas nocifs. J’utilise de la cire végétale, du soja ou du colza, donc c’est des cires qui sont certifiées sans ogm, sans pesticides. Et puis maintenant j’ai trouvé un fabricant de cire qui a pu faire certifier ses produits ecocert. Donc ça va plutôt dans le bon sens.
– Et la petite mèche de coton ? C’est… Tu la prends où la petite mèche pour mettre dans le bougie ?
– G : La petite mèche en coton, en fait, je la prends chez la personne auprès de laquelle je me fournis la cire voilà, qui vend aussi des mèches en fait. Ça permet de regrouper les appro et d’éviter voilà, de prendre à droite, à gauche.
– Amélie, tu as fait le choix d’une saponification à froid. Pourquoi ce choix ?
– A : Une évidence, toujours pareil, c’est que, ben voilà, quand j’ai décidé de faire ma savonnerie avec mes recettes, mes ingrédients que je choisissais, en fait, y avait pas vraiment le choix. La saponification à froid, ça nous permet de créer notre propre recette, et au niveau écologique, c’est pareil. En fait, ça utilise très peu d’eau, c’est peu énergivore. Il y a pas de machine, en fait, tout est fait à la main. Y a aussi plein d’avantages, c’est que ça va créer un savon qui est riche en glycérine. Cette glycérine reste dans le savon et finalement la glycérine, c’est ce qui va faire la douceur du savon. C’est pas une méthode industrielle où cette glycérine, soit elle est cramée, soit elle est enlevée. On est vraiment sur un savon super doux. Voilà. Et comme je voulais un savon pour la peau et je l’ai vu rapidement avec les retours clients, la plupart voient vraiment une différence sur leur peau, une peau moins sèche et moins d’eczéma. J’ai vraiment des super retours. Je suis contente, satisfaite.
– Puis, ça te permet de garder la qualité aussi, voilà, de certaines huiles, par exemple, que tu vas rajouter à la fin.
– A : Exactement, alors c’est une méthode qui est plus longue, puisque il y a cinq, six semaines de séchage, il n’y a pas un gros rendement, une grosse production. Ça me limite aussi. Enfin bon, de toute façon, c’est pas mon idée d’aller vendre mes savons dans la France entière, mais voilà, comme je veux maîtriser tout mon procédé de fabrication, forcément, ça reste sur une production à mon échelle. Donc voilà.
– Amélie a un objectif. Je ne sais pas si tu l’as encore atteint, un savon cent pour cent Haute-Loire, est-ce que tu la atteint ?
– A : J »ai, je peux l’avoir. Ouais, je peux l’avoir. Ce serait un savon avec du saindoux. Donc déjà voilà, ça, c’est… J’en ai fait hein. Ça donne un savon super bon, super doux, avec un ph extra, mais c’est plus… Alors ch’ui pas une grande consommatrice de viande, ça sent le saindoux quand même quand on le prépare . Y’a ça. Y’a la réticence aussi des clients parce que j’ai fait un petit sondage. De moi-même, est-ce que je suis prête à aller… ? Voilà, c’est complètement bête, parce que c’est un déchet en fait du cochon. En Haute-Loire, il y a des producteurs de cochons à la pelle. Enfin, toujours est-il qu’il faut en trouver en bio, mais il y en a quelques-uns et c’est un déchet, et souvent ils n’en font rien, en fait de ce saindoux. Donc autant le valoriser. Mais voilà, il y a juste cette démarche, se dire…
– Cette barrière à franchir.
– A : Exactement, qui est personnelle, et aussi dans au niveau de la clientèle.
– Toujours à l’écoute de ses clients. Pour toi Gaëtan, est-ce qu’une bougie cent pour cent Haute-Loire c’est possible, ou peut-être que tu le fais déjà ?
– G : Alors, il y a eu une époque, un parfum qui s’est créé, le parfum de la Haute-Loire, qui a été choisi entre plusieurs participants qui ont créé des parfums. Donc voilà, on a utilisé à une époque ce parfum de la Haute-Loire. Une bougie cent pour cent Haute-Loire, c’est tout à fait envisageable en utilisant par exemple de la cire d’abeille dont on parlait tout à l’heure. Là, on a pas mal de producteurs, d’apiculteurs, chez qui on pourrait prendre de la cire et pouvoir faire un produit cent pour cent local.
– Ok. Ce parfum de Haute-Loire, il y avait quoi dedans ?
– G : Oula, de mémoire, il y avait de la carotte, du sapin, de la sauge peut-être.
– De la verveine non ?
– G : Verveine aussi. Voilà, c’était un mélange de différentes senteurs qui étaient présentes. Enfin, l’idée c’était voilà d’avoir quelque chose, au final, qui était représentatif de la Haute-Loire, qui était présenté à des gens qui ont voté et qui ont choisi ce parfum qui pour eux était représentatif du département.
– On va y arriver aux cent pour cent Haute-Loire hein ? Est-ce que vous voulez rajouter quelque chose par rapport à vos activités. Amélie ?
– A : Un petit mot. Je vais juste dire du coup, on a, à la base, Gaëtan était cadre dans une entreprise et on a fait le choix en fait, on était arrivé à un point… Moi, je travaillais comme une dingue et lui aussi de son côté, et en fait on a dit non, mais ça rime à quoi, en fait ? Donc, c’est vrai qu’on a fusionné nos activités tout en gardant chacun son activité. Ça nous permet de nous libérer du temps. On alterne la boutique qu’on tient à tour de rôle, le marché c’est pareil. Même si on a nos deux activités séparées. Ça nous libère du temps qu’on peut passer avec nos enfants ou à faire d’autres choses. Donc voilà et même si on a fait le choix de descendre notre train de vie en devenant tous les deux artisans. Moi je l’étais, mais pas lui. Je trouve qu’on a trouvé un équilibre qui est important aussi dans la vie, quoi.
– Des fois avoir un petit peu moins d’argent et plus de temps à consacrer à ce qu’on aime et à sa famille, c’est ça le bonheur.
– A : Faut savoir se poser un moment, dire attends voilà, qu’est ce qu’on fait là, il y a un truc qui déconne. Ça va pas. A quoi ça sert ?
– On a qu’une vie, il faut en profiter.
– A : Exactement.
– Et pour toi Gaëtan, tu veux rajouter quelque chose par rapport aux bougies… ?
– G : Ben moi, je vais rejoindre un petit peu ce que disait Amélie à l’instant en fait, moi les bougies, j’avais cette activité là à temps partiel. J’étais pas complètement plongé dedans, donc depuis, je suis à cent pour cent. Et ben, c’est quelque chose qui me plaît beaucoup. Y a plein de possibilités, on peut faire plein de choses différentes et voilà , aujourd’hui, je m’amuse tous les jours. Je pense qu’on a trouvé un meilleur équilibre, une bonne qualité de vie et c’est que du plus voilà. Et vraiment aucun regret de ce changement de vie.
– C’est génial, peut être que bientôt on aura une maître savonnière et puis dans quelques années après, un maître cirier, ce qui peut être rare quand même en France, il n’y a pas beaucoup de maîtres ciriers, je crois une dizaine. Donc maître savonnier y’en a beaucoup en France ?
– A : Je regarde jamais…
– Les statistiques.
– A : Les statistiques.
– T’as bien raison.
– A : Je suis mon chemin et je ne sais pas du tout après.

– Ça n’a pas trop d’importance. À Salut les Ponots !, on a un slogan qui est Crache ta lentille et donc je vais vous demander si il y a un événement, déjà pour commencer, que vous trouvez remarquable au Puy ou en Haute-Loire, ou alors si cet événement se passe ailleurs, vous aimeriez bien le voir au Puy ou en Haute-Loire.
– A : Ce qui me vient, moi, en tant que traileuse aguerrie, ça serait le Trail du Saint-Jacques, qui est devenu un truc énorme qui fait venir du monde de toute la France. Voilà, c’est ce qui me vient en fait.
– D’accord. Et pour toi Gaëtan ?
– G : Moi, ce qui me vient tout de suite, c’est le festival Interfolk. Parce que je trouve que ça fait venir en fait des groupes de culture très différentes, d’un petit peu partout, et je pense que c’est une chance voilà, sur ces quelques jours de festival, d’avoir une diversité aussi importante de personnes et de troupes folkloriques.

– Est-ce que vous changeriez quelque chose au Puy ou en Haute-Loire ?
– A : Oui. Alors, j’aimais les pigeons, je n’aime plus les pigeons. Voilà, quand on fait le marché au Puy, c’est vrai que on se rend pas compte, mais bon, il y a beaucoup de pigeons. Donc, on utilise pas mal de protection pour notre stand pour éviter les petits tracas douteux. Après bon, ils ont leur place aussi, il faut bien qu’ils soient quelque part, les humains, on prend beaucoup de place partout.
– On peut peut-être créer un nouveau métier, tu sais, laveur de stand de marché après…
– A : C’est à développer. Voilà, c’est ça.
– Pour toi Gaëtan, il y a quelque chose a changer ou pas ?
– G : Je pense qu’il y a quelque chose à améliorer au Puy, effectivement, c’est les voies cyclables. Je pense que le centre du Puy, en tout cas, manque de voies pour les vélos, et aurait tout à gagner à développer un petit peu ce genre de choses. On voit beaucoup de marcheurs sur le Puy, mais on voit aussi de plus en plus de vélo. Je pense que ça serait bien et ça attirerait en tout cas des voyageurs à vélo d’ensemble, puis plus facilement.
– Merci beaucoup Gaëtan. Merci beaucoup Amélie.
– A : Il y a quand même un truc que j’adorais faire et que je ferai, c’est sûr, c’est aller faire la messe à la cathédrale et partir avec mon sac de randonnée comme tous les pèlerins. Voilà c’est mon trip que j’aimerais faire avec mes enfants, qu’on se fasse un petit trip pèlerinage.
– Y’en a un qui s’essaye aujourd’hui au chemin de Stevenson. Donc, c’est pour bientôt.
– A : Voilà, c’est ça, il s’échauffe.
– Petit jingle, Amélie, c’est ton tour.

Musique jingle

C’était dansant, c’était slow tu vois, prendre le temps de vivre et tout.
– G : J’aurai fait légèrement plus. Plus long.
– Voilà Gaëtan réclame plus, si vous voulez, je vous le laisserai pour… Tu pourras t’exercer Amélie pour Gaëtan, lui chanter, lui faire une petite musique douce. Des questions sur la Haute-Loire avant de terminer. On commence par Amélie encore ? Ça te va ? Loutre ou héron ?
– A : Euh… Loutre.
– C’est plus mignon ?
– A : Je suis une loutre.
– Ah d’accord.
– A : Étant du Bord de Loire à Saint-Vincent ou étant de Barthes à Freycenet-la-Tour ?
– G : Le Bord de Loire.
– Ouais. C’est une petite réserve naturelle où on peut voir les oiseaux.
– G : Ouais et puis en fait la Loire traverse tout le département. En fait, il y a des très, très jolis coins, c’est assez emblématique de la Haute-Loire aussi, cette Loire qui traverse de part en part.
– Je suis avec des amoureux de la Haute-Loire. Y a pas photo. Pour toi, Amélie. Je sais pas si tu les as faites, mais la Color’Run. Alors, y’a la ponote, celle à Saint-Germain, etc. Ou la Corrida du Puy ?
– A : Aucune des deux.
– Quelles courses tu as fait, toi, le trail de Saint-Jacques ?
– A : Le trail de Saint-Jacques, le trail de Saint-Germain. Tous les petits trails, trail de Tiranges. Je voilà.
– Tous les p’tits trails.
– A : Plus nature, en fait plus nature.
– Et le trail de Saint-Jacques, tu le fais cette année ?
– A : Non, pas cette année. Je peux pas cette année.
– Tu fais combien de kilomètres normalement, tu l’as déjà fait ?
– A : Je l’ai déjà fait, je suis monté jusqu’à quarante-deux, mais j’aimerais bien l’année prochaine ferra plus.
– Ok. On jettera un coup d’œil, voilà, on restera attentif à ça. Verveine ou lentilles Gaëtan ?
– G : Lentilles. Clairement.
– Clairement ? La verveine non ?
– G : La verveine si, mais j’ai quand même une grosse préférence pour la lentille.
– Ok. Vous n’avez pas un truc à base de lentilles d’ailleurs, dans vos produits ? Hein ? C’est quoi, c’est un savon ?
– A : C’est un savon à la lentille ouais, mais seulement la farine de lentille. Ça donne un petit côté léger, exfoliant. Et puis, vraiment, un petit clin d’oeil à notre département, quoi.
– Génial. L’Arche de Gabriel à Saugues, ce sont des paysans cueilleurs, ou Charlie Braesch avec le Goût du Sauvage à Solignac-sous-Roche pour ses sorties nature et cueillette ?
– A : Plutôt 2, plutôt Charlie pour ses sorties nature.
– Saut en parachute… Ha, ça s’installe là, ça bouge à Polignac, ou saut à l’élastique ? Donc, saut en parachute avec le Paraclub du Puy, ou sous l’élastique à Cap Liberty à la Recoumène ?
– G : Alors saut en parachute, parce que saut à l’élastique, j’ai déjà fait.
– Et alors tu le referais ?
– G : Non pas forcément parce que enfin j’ai aimé l’expérience, mais quite à refaire quelque chose dans cet esprit là, je préfère faire quelque chose de nouveau.
– Ouais, moi j’aurais peur le saut à l’élastique. Tu l’a fait toi Amélie le saut à l’élastique ?
– A : Jamais de la vie.
– Ouais, voilà. Festival Mauvaises Herbes à Chadrac ou la Fête de la Bio à Saint-Germain-Laprade ?
– A : Fête de la Bio à Saint-Germain-Laprade.
– Vous y êtes chaque année ou pas ?
– A : Oui, j’y suis moi.
– Les Ateliers de la Bruyère à Saugues ou les Ateliers Aniciens à Taulhac, est-ce que tu les connais ?
– G : Oui, je connais, je connais les deux. Alors les ateliers de la Bruyère par exemple, travaillent avec Amélie sur du feutrage, j’aurais pas forcément de préférence entre les deux murs. Je trouve que c’est des choses plutôt, plutôt sympas au niveau de la réinsertion.

– C’est bien, tu peux choisir les deux, il y a pas de soucis. Alors je vais poser une dernière question à vous deux, avant le dicton, le fameux dicton. Quelle est l’activité par excellence à faire en famille, en Haute-Loire, pour vous ? Amélie est-ce que tu as une idée ou Gaëtan ?
– A : Le pèlerinage de Saint-Jacques.
– Voilà, à faire bientôt. Pour toi Gaëtan ?
– G : Ben moi j’aurais dit pareil, de la rando, alors, ici ou ailleurs. Mais on a tellement de possibilités sur le département ou départements limitrophes, voilà, si on va un tout petit peu plus loin que… Il y a énormément de belles choses ici et ça permet de, enfin la rando, ça permet de découvrir tranquillement.

– Super. J’allais finir par ton dicton, mais c’est toi qui vas le dire ton dicton.
– G : Mon dicton. Ce qui me vient tout de suite à l’esprit aujourd’hui. C’est impeccable.Voilà, tout simplement parce qu’on a un de nos garçons qui est dans une période où il dit ça sans arrêt, donc voilà, ça finit par nous imprégner, tout est impeccable… Ou presque.
– C’est mieux comme ça d’avoir ce dicton. Moi, mon beau-frère a le même, mais ça fait des années et je crois que ça lui restera à vie. Donc peut-être que pour ton fils aussi. Pour toi Amélie ?
– A : Et ben un petit clin d’œil au maire de Polignac. C’est qu’à Polignac on a la niaque !
– J’adore ces deux dictons. Je vous dis merci à tous les deux. Je vous souhaite un bel été et je vous dis à très bientôt. Ciao, ciao !
– A : Bye !
– G : Bye, merci beaucoup !
– Merci à vous. Ciao.

 

Coups de coeur de notre invité