Épisode #42

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Lolita

Temps d’écoute : 40’48 minutes
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– Salut les Ponots!, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Et aujourd’hui, je suis avec quelqu’un tout en couleur. J’adore, avec un petit radis en broche, c’est trop mignon. Je suis avec Loli. Comment vas-tu, Loli ?
– Et ben ça va super. Merci beaucoup de me recevoir.
– C’est toi qui m’a accueilli chez toi en même temps. Ton appart est tellement bien que je vais peut-être y rester avec ton chat Henri, là, qui nous regarde, il est beau Henri hein ?
– Il est trop beau. Il a des petits yeux tout clairs.
– Loli, je vais te demander de te présenter pour les personnes qui écouteront ton podcast. Je suis sûre qu’ils seront nombreux et nombreuses.
– Eh bien moi, c’est Loli, Lolita, en vrai, et donc, je vais avoir vingt quatre ans et je suis couturière barista et je ne suis pas du tout ponote, je suis arrivée l’année dernière. Voilà, quoi dire d’autre…
– Tu fais ton café en même temps que tu couds ou tu fais pas en même temps.
– Non, j’alterne j’avoue, je fais des doubles journées en général. Mais j’aime bien ce petit statut de couturière barista. Je trouve ça un petit peu flou, comme nom, et je trouve ça cool vraiment de dire ça. J’aime bien me présenter comme ça aux gens maintenant.
– Et tu pourras m’apprendre à faire un petit cœur sur le café. Tu fais ça comment ?
– Ouais, carrément, je t’apprendrai si tu veux. Alors en fait on a un petit… Bon, je suis pas encore experte et du coup, pour les non expertes, on a un petit stylet, en fait, qui nous permet de tirer le petit, la petite mousse en fait, qu’on laisse au dessus, et c’est ça le secret des petits cœurs sur les cafés.
– D’accord, moi j’allais mettre genre, tu sais les trucs pour faire les gâteaux là, les emporte-pièces quoi tu vois et mettre la mousse, non, ça marche pas comme ça.
– Ça pourrait marcher. Mais j’ai aussi, quand je fais avec de la cannelle dessus, j’ai un petit pochoir que je fais moi, et du coup, je mets ma petite cannelle sur le pochoir et ça fait des petits cœurs.
– On en parlera un petit peu plus tout à l’heure. Tu es née où ? Tu peux nous le dire ?
– Je suis né à Albertville, en Savoie du coup, je suis originaire de Savoie, mes parents sont encore là-bas avec mon frère et je suis au Puy donc depuis l’année dernière. Mais avant ça, j’ai été lyonnaise pendant quatre ans.
– Et t’as pas connu les JO en quatre vingt douze à Albertville, t’étais pas née donc…
– Oulà non, pas du tout. Non non, je suis née en deux mille un du coup, j’ai pas connu les JO, mais la ville d’Albertville tourne autour des JO encore.
– Encore oui, il y a encore le stade avec un truc un peu bizarre là…
– Exactement. C’est exactement ça. On a le mât en fait olympique à Albertville et du coup, c’est l’endroit où il avait eu toutes les histoires de trampoline, il me semble, autour du mât.
– Oui, moi j’avais fait ma saison, ma première saison dans le Beaufortain, à Hauteluce, les Saisies, tout ça que j’adore, c’est vraiment magnifique. Bon Albertville, un petit peu moins j’avoue, mais…
– Ça vend moins du rêve.
– Ça fait moins rêver. Alors, j’ai Henry qui s’est installé sur mes genoux. Tout va bien. Ça va Henri le chat, oui ? Il a l’air bien. Les chats sont mes amis. Ah non, il bouge tout de suite.
– Il est un pot de colle, c’est un petit pot de colle Henri.

– Ça va Henri ? Tu miaules pas, c’est déjà ça maintenant j’ai la queue dans le nez. Non, tu peux le laisser, ça ne me gêne pas. On va passer au confessionnal. Et donc je te fais des propositions. Je te demande de choisir. Ok ?
– Ok, ça marche.
– Allez, on y va citron, mandarine ou clémentine ?
– Clémentine. Je suis vraiment une fille de la clémentine. Tous les hivers, je passe mes trois mois, entre du coup, décembre et février, à manger des clémentines.
– Plutôt que mandarine, c’est à cause des pépins ou pas ?
– Ouais les pépins et puis je trouve que les clémentines, c’est plus mignon en plus.
– Ouais, moi, c’est pareil, les pépins… J’évite.
– Albertville ou Annecy ?
– Ah, ça, c’est un peu horrible parce que, du coup, j’ai plein de souvenirs à Albertville, mais j’avais beaucoup de famille à Annecy et du coup, j’étais souvent à Annecy et c’était un peu la ville qui me faisait rêver quand j’étais petite, et j’adore Annecy vraiment.
– On a pas le lac d’Annecy ici, mais il y a le lac du Bouchet si tu veux, c’est un peu…
– C’est vrai, c’est très chouette, le lac du Bouchet. J’ai découvert cet été et c’est trop beau comme endroit.
– Lynx boréal ou panthère noire ?
– Panthère noire.
– Pourtant, t’as un petit lynx là, il ressemble vraiment à un lynx.
– La panthère noire, je trouve ça très stylé quand même, y’a un côté très élégant.
– Et je ne sais pas pourquoi, mais tu vois quand j’ai pensé à un animal, tout de suite, je sais pas pourquoi, pourtant t’es plein de couleurs et j’ai pensé panthère noire. Je trouve que ça t’allait bien, je sais pas pourquoi, tu vois des fois…
– C’est la femme fatale que je suis.
(rires)
– Voilà, c’est ça. Alors, deux marques de vêtements 2 Mai à Paris ou Napperon ?
– J’adore Napperon, j’adore l’image qu’elle véhicule. Et pour la petite anecdote, en partant de Lyon à la base, je voulais m’installer à Bayonne. Et du coup j’avais visité Bayonne et tout ça, et en fait, je voyais cette meuf aussi sur les réseaux et j’adore son travail vraiment. J’aime beaucoup.
– Et puis Bayonne, c’est assez sympa.
– Oui c’est sympa, mais ça faisait un peu loin.
– Ça fait un peu loin. Moi, j’ai travaillé là-bas ma première première saison d’été, première saison d’hiver à Albertville, première saison d’été à Bayonne, Anglet, la plage d’amour là tu vois… C’était le VVF à l’époque. Alors escalader ou glisser ?
– Je dirais glisser, c’est cool de glisser, ça demande pas trop d’efforts.
– Il y a quelques jours ici, bon le podcast passera après, mais je crois qu’il y a pas mal de personnes qui ont fait des glissades. Toi, ça a été ?
– Oui, ouais, j’ai observé les gens glisser depuis le Caulet, en fait. Surtout.
On les voyait, des personnes vraiment étaient… On aurait dit que c’était une blague en fait, c’était assez drôle et ce n’était pas drôle en vrai quand on sortait. C’était vraiment pas drôle de glisser sur les pavés.
– Mais c’est sympa de voir toute une ville en mouvement, en glissade, j’imagine. J’ai pas vu moi mince. Tattoo ou piercing ?
– Tattoo. J’aime bien les tattoos, j’avoue. J’en ai un petit peu maintenant, mais… Ah, Henry attrape le fil du micro. J’ai un petit peu de tatoos et j’aime beaucoup ça. Je trouve que ça crée vraiment une identité à la personne.
– T’as vu qu’il y avait un homme qui avait vendu son dos tatoué donc, une fois qu’il sera passé à l’au-delà ben il y a quelqu’un qui va le récupérer.
– Ah non, j’ai pas…
– Ah, tu connais pas, c’est assez glauque. Ouais, c’est une oeuvre d’art son dos maintenant et voila, le mec qui l’a acheté, une fois que le gars sera passé à trépas, il va récupérer…
– Ça va être tanné comme du cuir de vache, ch’ai pas trop.
– Je sais pas. Je veux pas savoir. Je veux pas être là. Euh…Tuk-tuk-tuk. Alors tu vas pas bien, t’as pas le moral. Donc, tes amis, t’embarquent où ? A Lyon, aux Puces du Canal ou voir un show de drag à Baston, on reste à Lyon ou faire un pique-nique au parc de la Tête d’Or ?
– Ah. Euh, je pense que ce serait le pique-nique, parce que j’ai besoin de soleil. Et quand ça va pas bien, voir le soleil, ça me fait vraiment du bien et j’aime trop le concept du pique-nique en plus. J’aime trop picorer plein de choses, je trouve ça trop bien. Après le drag show à Baston, j’adore Baston, cet endroit est ouf. Et qui d’ailleurs n’est plus, je crois.
– C’est vrai ?
– Je crois que ça y est, ça a fermé. Mais, mais j’adorais Baston, c’était vraiment cool comme endroit. – On peut essayer de le refaire au Puy.
– Ça serait cool, ça serait trop bien d’avoir un Baston au Puy finalement.
– Bon allez, ta mission au Puy Loli, essayer de lancer un Baston au Puy pour ceux qui ne connaissaient pas, puisque apparemment il n’existe plus Baston, et ben, vous vous renseignerez. Voilà.
– J’ai un doute. Je suis pas sûre de mon info, mais…
– Je sais pas. J’ai pas plus, pourtant j’ai ouais non, j’ai pas fait mon travail jusqu’au bout, pas bien. Tu es plutôt team action ou team vérité ?
– Action, je crois.
– T’aime bien prendre des risques ?
– Euh, ouais, ouais, dans la limite où ça reste, ça reste raisonnable. Exactement, j’adore prendre des risques ouais.
– Ça marche. Couture ou haute couture ?
– Couture.
– Oui, tu viens de la Savoie en plus, pas de la Haute Savoie. Ah tu vois, tu deviens haute-couture. Fais attention, tu es en Haute-Loire et pas dans la Loire.
– C’est vrai. Je suis plus couture, parce que j’ai, depuis le début que je fais de la couture, j’ai un peu du mal avec la haute couture parce que le concept pour moi-même, du vêtement, c’est vraiment être porté tous les jours et en fait, c’est vraiment une partie de soi et pour moi, la haute couture, c’est vraiment plus une œuvre d’art et on est moins dans ce côté pratique et utile du vêtement qu’il est tous les jours.
– Oui, et partage, parce que toi, ce que tu fais, c’est accessible à tous quoi, je veux dire voilà… Ben, à moins que tu deviennes Chanel bientôt, mais…
– Non, c’est pas mon but.
– C’est pas ton but. Viande ou légumes ?
– Légumes. Carrément, je n’aime pas du tout la viande, enfin depuis toute petite j’aimais pas ça et du coup, je suis devenue végé récemment, parce que c’est à partir du moment où j’ai commencé à vivre toute seule que j’ai arrêté d’acheter de la viande en tout cas. Et après ça, c’est vraiment, ça a diminué et maintenant, je mange plus du tout de viande, ni de poisson.
– Ben tu vois c’est un peu comme moi. Moi, je mange encore de la viande. Ben quand on m’invite si on a fait de la viande, j’en mange si tu veux, mais plus chez moi et petite, je n’aimais pas la viande. Et tu sais pourquoi en fait ? Parce qu’il fallait mâcher, tout simplement. J’étais déjà un peu feignasse.
– Une sorte de flegme finalement. Ouais moi quand j’étais petite, mon papa me faisait recuire ma viande pour que je puisse la manger, parce que si c’était saignant, je ne mangeais pas.
– Ah oui, si moi, il y a que le saucisson que je mangeais. La purée, je ne la mangeais qu’avec du saucisson sinon je mangeais pas la purée, j’aimais pas les patates, ni les pâtes, ni le riz. J’aimais que les légumes et voilà…
– C’est cool, c’est plein de couleurs finalement les légumes, et c’est peut-être pour ça que ça attire.
– Ouais, ça doit être ça. Billie Eilish ou Halsey ?
– Je ne connais pas Halsey, mais j’aime beaucoup Billie Eilish.
– Singer ou Elna ?
– Ah, les Elna, elles sont cool quand même.
– C’est une vintage que t’as, c’est une Elna que t’as ?
– C’est une Elna vintage que j’ai, que j’ai récupéré de mon arrière-grand-mère, Simone, du coup.
– Ah ben oui.
– Et j’adore cette machine à coudre. Après Singer, je sais qui sont doués pour plein de choses, mais j’avoue que Elna, du coup, ça a conquis mon cœur, parce que du coup c’est ma machine à coudre la Elna.
– Oui ben et puis ta grand-mère, ton arrière grand-mère ?
– Mon arrière grand-mère.
-Ton arrière-grand-mère, c’était Simone ça, d’où le nom de ta marque, donc ça fait sens, en fait.
– Exactement, exactement.

– Ok, alors je vais te poser une autre question plus ouverte. J’aimerais savoir avec quel artiste tu aimerais collaborer.
– Avec quel artiste j’aimerais collaborer… Arghhh, je me verrai bien faire une collaboration avec Ortans qui est du coup mon ancienne collègue de travail, avec qui je travaillais à Lyon, et j’aime tellement son travail. Ce serait trop cool de faire un truc ensemble.
– T’avais pas fait une petite banane, non, ce n’est pas avec Ortans ?
– J’avais fait une banane et on avait pour projet, un moment donné, de faire une banane en de footing. On avait, on avait commencé à y réfléchir. On s’était dit que ce serait trop cool et on n’a jamais été au bout du projet.
– Parce que la banane en fait, c’était une jupe d’Ortans qui lui était trop petite c’est ça non ou trop brillante, et ça a finit en banane.
– Ouais c’est exactement ça. Elle avait commandé une jupe, en fait, et elle était arrivée sa jupe, elle m’avait dit: je peux pas porter ça. Parce qu’en fait elle est grande, du coup Céline et du coup, ça lui allait vraiment trop court et c’était très étrange la forme qu’avait cette jupe. Et du coup elle m’avait dit, tu penses que tu pourrais me faire une banane avec ? Et du coup, je lui avais fait et c’était trop bien, elle la garder hyper longtemps sa banane en plus, elle était trop cool.
– Donc Ortans c’est son nom d’artiste.
– Ouais, c’est ça. Son nom d’artiste, elle s’appelle Céline.
– Et Ortans, c’est quoi, c’est H o r t a n s ou je sais plus.
– Non, c’est O r t a n s.
– Voilà pour ceux qui veulent voir ce qu’elle fait. C’est magnifique. Elle fait des costumes aussi. C’est super coloré, c’est super beau. Je comprends que tu aies envie de travailler avec elle. Si tu étais un objet, lequel serais-tu ?
– Je serais, j’allais dire un pot de fleurs, dans le sens où c’est vraiment très joli, mais d’un côté, c’est très péjoratif d’être un pot de fleurs, je pense. Mais je ne sais pas un objet utile au quotidien, je pense plus un truc dont on se sert tous les jours, qu’on aime voir tous les jours.
– Une brosse à dents.
– Une brosse à dents peut être pas non.
– Un cure-dent, un coton-tige.
– Mais non, non, ouais un truc, un truc chouette, un objet chouette. J’ai pas pas l’inspi là. Une tasse, peut-être. Une tasse, c’est cool, parce qu’on se réveille avec une tasse, on boit sa tisane le soir avec une tasse, ouais c’est cool, une tasse peut être. Une jolie tasse par contre.
– Bon Merci, tu sais quoi, on a oublié de faire le jingle, le premier.
– Ah non, je suis trop triste.
– On va le faire maintenant et on passera aux questions du Puy, je te passe l’appareil. Tu ne dévoiles pas… Toc, tiens.
– Merci beaucoup.
– Je te laisse faire la jingle
– J’avais trop hâte.
– Mais je la récupère après. Je te laisse pas. Vas-y.

Musique jingle

– Salut les Ponots !
– Merci beaucoup, allez, je te laisse, tu joues pas avec mais…
– Ça marche.
– Voilà, faudra pas que j’oublie tout à l’heure. Alors questions sur le Puy-en-Velay, puis ben la Haute-Loire un petit peu. Est- ce que tu as un commerçant à mettre en valeur ?
– Ouais, ce serait la boutique d’Orane du coup qui s’appelle Ô Belles Images. C’est une boutique de vintage du coup. Elle fait aussi des créations de bijoux avec des fleurs séchées et de la porcelaine, si je ne me trompe pas, et j’adore sa boutique vraiment. Quand tu arrives au Puy que j’ai vu cette boutique, je me suis dit mais en fait, c’est trop la boutique dans laquelle je veux être tout le temps. Parce que j’adore vraiment, tout ce qu’elle chine, et tout c’est trop, trop beau. Donc, je dirai Ô Belles Images.
– Oui, elle se donne les moyens si vous faites des brocantes, des fois, vous la voyez, mais à six heures du matin, et sur les brocantes, et tout. C’est une super belle fille, super gentille.Toute douce.
– Ouais, elle est vraiment adorable comme personne en plus, je l’adore donc sa boutique.
– Tu peux nous rappeler l’adresse ?
– Alors, les rues du Puy, c’est compliqué pour moi. C’est rue Chaussade, si je ne me trompe pas. Ouais, à quel numéro, je ne saurais dire, mais du coup, si vous connaissez pas le Puy comme moi, c’est entre la place du Plot et la place Cadelade.
– Voilà, comme ça, vous faites toute la rue aller-retour.
– Exactement.

– Et vous la trouverez à un moment donné. Commerçants, commerçants, stands de marché, tu fais un peu le marché, tu as fait le marché, tu as eu fait le marché, tu refais le marché tous les samedis ?
– J’ai fait le marché parce que maintenant, je commence à huit heures le matin le samedi, alors je pourrai me lever plus tôt.
– Et attends, attends, on va dire Sébastien, ça ne va pas. Sébastien le samedi, Loli elle a besoin de prendre à dix heures parce qu’il y a le marché. Voilà.
– Non, j’aime bien, en plus, commencer mon samedi à huit heures, parce que du coup ch’ui en week-end après tôt l’aprem. Ça c’est trop cool.
– Sébastien oublie ce que j’ai dit.
– Et du coup, avant, donc, je faisais le marché et j’aime beaucoup le stand de Marie, qui est derrière la bibliothèque, qui a des grands paniers en osier, qu’elle fait elle et vraiment, je trouve que ce stand est trop beau et, du coup, visuellement, il est tellement esthétique qu’on a envie de tout acheter chez elle et est en plus, Marie est très gentille, donc je vous conseille d’aller voir Marie.
– Je l’ai pas encore vu Marie donc je vais aller la voir, je vais lui toucher deux mots. Est-ce que tu as un restaurant ou un bar, un bar d’abord. On va commencer par un bar au Puy, qui te voilà, dont tu as envie de parler ?

– Ouais, bon ben, je dirais la Main Ô Fût, c’est un peu basique j’ai l’impression mais j’adore en fait, quand on est arrivé au Puy avec ma sœur, on allait vraiment quasi tous les matins boire notre café à la Main Ô Fût, parce que c’était l’endroit où on avait du soleil et que dans notre appart, on n’avait pas un seul rayon de soleil. Donc, c’était notre endroit. On allait prendre le petit-déj à la Main Ô Fût.
– Oui, la Main Ô Fût est très connue et c’est vrai que c’est la place, c’est la terrasse la plus ensoleillée du Puy. Donc, c’est pas que pour ça qu’on y va, parce que, bon, Antoine et l’équipe sont super sympas quand même hein ?
– Adorables. Maintenant, Antoine sait que quand j’arrive, il me regarde et il dit un allongé ? Et je suis là, oui, c’est ça.
– Alors tu sais que moi j’ai un peu… Au début, j’étais que allongé, t’arrivais même tu t’asseyais, il y avait déjà le café sur la table. Après, je suis passée au normal. Du coup, il a été un petit peu désorienté. Tu pourras essayé. Je ne t’ai pas demandé une association du Puy.

– La Rafistolerie.
– Ah ben oui.
– J’adore vraiment cette asso, les filles sont vraiment… Enfin, pas que les filles, maintenant, du coup en plus. Enfin, les personnes dans cette asso sont vraiment dingues et d’une gentillesse incroyable, et ce qu’elle, etce qu’elles ont fait, est vraiment vraiment trop fou. Et qu’elle continue, parce que c’est trop bien, vraiment.
– Et ben c’est cool, parce que je crois, je l’ai interviewé il y a pas longtemps, voilà, tu le sais, mais tu passeras, je crois, juste après elle, ou quelque chose comme ça. Donc voilà.
– Il paraît qu’elles ont parlé de moi en plus.
– Ah ouais, qui c’est qui t’a dit ça ? tu les as croisés ?
– Ouais, je les ai croisés.

– Ok, d’accord, tout se dit mince, c’est plus secret. Je vais te demander de parler d’un restaurant maintenant.
– Ben le Caulet Flori, évidemment, pas parce que j’y travaille seulement, mais parce que c’est vraiment un chouette endroit et on mange tellement bien. La chef en cuisine est vraiment une chef incroyable, qui a des doigts de fée, qui vraiment sait cuisiné comme personne la cuisine végétarienne, elle est trop forte. Et on a une pâtissière aussi qui est vraiment très, très douée dans ce qu’elle fait et du coup, je mange bien tous les jours et ça, c’est tellement agréable du coup de travailler dans mon meilleur restaurant du Puy, c’est vraiment la meilleure chose qui puisse m’arriver je pense.
– Ah, c’est cool, tu peux donner leurs prénoms ?
– Alors, en cuisine, c’est Constance qui fait à manger, et pour tout le monde du coup, pour le midi donc c’est elle qui s’attèle le matin à faire tous ces bons petits plats et à la pâtisserie, et qui fait aussi commis de cuisine pour constance, c’est Pauline. Et c’est vraiment des filles incroyables, en plus d’être des super pâtissière et cuisinière.
– Alors un petit Big up à Constance et…
– Carrément, carrément.

– Alors maintenant va parler artistes. Parlons artiste. Je crois que tu avais une artiste que tu aimais bien. Enfin, un artiste, pardon, qui habite dans un endroit magnifique, je suis sûr. Vas-y, dis-nous tout.
– Alors, c’est un artiste qui habite à Ouides. Ouides, O u i d e s et non w e e d. Et du coup c’est Rachata, c’est du coup une personne qui est jardinier, je dirais botaniste même presque. Et en fait, il fait pousser du coup des plantes, je ne sais plus à combien de mètres d’altitude, et donc il est passionné vraiment comme personne et il fait des bouquets mais de dingo et des couronnes de dingo, et du coup, j’ai commandé là une couronne de noël et il est vraiment très, très doué de ses mains et si il fait un travail incroyable. Donc je vous conseille d’aller voir. Ça s’appelle La Vivacerie sur instagram, il s’appelle La Vivacerie. Il fait aussi des petites vidéos youtube où il partage ses connaissances et ses semages de graines, et tout ça, ça c’est trop bien, vraiment, j’adore ce qu’il fait.
– Comment tu l’as découvert ?
– Alors, par hasard, vraiment, je pense que c’est parce que du coup je suis au Puy et donc l’algorithme a fait qu’on me l’a proposé, parce qu’il mettait des publications sponsorisées, et du coup je suis tombée sur son compte et j’ai vraiment une adoration pour les bouquets qui est liée aussi à Ortans. Parce que c’est elle qui adore vraiment les fleurs. Et du coup, elle m’a un petit peu transmis cette passion fleur et vraiment, il fait des bouquets de zinzin. Donc je vous conseille d’aller voir son travail.
– Ah, c’est génial. Bon, donc sur insta. Et ah oui, il a une boutique ou ?
– Non, pas du tout. Il fait ça comme ça pour l’instant pour lui ouais.
– Ok. Donc super, un artiste que tout le monde va découvrir pratiquement. C’est cool, ça. Une autre artiste, j’ai envie de dire artisane, artiste, artisane, je ne sais pas trop. C’est toi, Loli.

– Oui.
– Tu nous as dit que tu étais couturière barista. Du coup, on a vu un petit peu ton côté barista donc, au Caulet Flori, voilà qu’on ne présente plus, et donc j’aimerais bien que tu nous parles de ta marque, de toi. Voilà tout ce que tu veux.
– Alors, du coup, moi, je suis la créatrice de Comme Simone.
– Ouais !!!
– Comme Simone c’est du coup donc des vêtements et des accessoires qui sont faits à partir de matières recyclées. Donc, je passe du temps à chiner les tissus. J’adore cette partie-là vraiment. C’est vraiment une partie très cool parce que je trouve des tissus qui me correspondent et parfois, j’ai un peu du mal à dissocier le fait qu’ils me correspondent et le fait, enfin et les tissus qui correspondent aux autres. Donc, c’est très intéressant, comme point de la fabrication. Et après, donc, je crée mes vêtements et accessoires de a à z. Donc, j’ai fait mes patronages et après, je fais ma coupe, mes montages et la vente, et du coup, vous pouvez retrouver mes pièces chez Atelier Lune en ce moment. Voilà donc, euh, je fais principalement des chemises, des polaires, des bananes. Et, en fait, j’aime bien que chaque vêtement et accessoires soient portés vraiment. Enfin, c’est vraiment pour moi des choses du quotidien. C’est pas, bon on parlait haute couture tout à l’heure et là, vraiment, mes vêtements, je vise à ce qu’ils soient portés tous les jours, en fait, et que les gens, en fait, se sentent bien avec ses vêtements et ses accessoires et que ils aient cette petite touche de couleur, en fait, qui met de la joie dans la journée de tout le monde, et j’adore ce côté là de mon travail.
– T’as vu, ça se voit, moi je suis tout en noir. J’ai failli venir avec une super polaire vintage, je sais pas pourquoi, j’ai oublié ce matin. Dommage, elle avait du rose, du violet, du bleu, des couleurs que j’adore pourtant.
– J’aurais adoré.
– Olala, bon ben attends, je vais revenir. Et en plus, c’est unisexe, toutes tes créations sont unisexes. – Ouais c’est ça, c’est unisexe. Et après, si jamais, sur commande, je peux faire si les mensurations sont différentes ou quoi. Parce que, par exemple, Seb, mon patron, il a une chemise Comme Simone et du coup, j’ai fait un petit peu plus grand parce qu’il est grand et il a un petit peu d’épaules. Donc, j’ai fait une chemise sur mesure.
– Waouuuh, c’est trop chou. Il l’a porte souvent j’espère.
– Ouais, carrément, de ouf.
– Ça va. Qu’est-ce tu veux nous dire d’autre sur comme… T’as commencé par faire des bobs, je crois hein c’est ça ?
– Ouais, j’ai commencé à faire des bobs pendant le confinement. Ch’ai pas, j’avais trouvé ces petites passions. J’ai trouvé un patronage de Make My Lemonade et du coup, j’ai commencé à faire des bobs avec ce patronage. Et après, je me suis dit mais en fait, je vais faire mon patronage à moi. Et donc j’ai refait des patronages et j’ai fait des bobs. Et je trouve ça trop cool parce qu’on fait être ça ressemblait pas trop à ce que les gens portaient au départ. Bon après c’est arrivé la mode des bobs et tout ça. Et donc, j’ai un peu surfé sur la vague, on revient un petit peu sur la glisse. J’aime bien glisser sur la tendance. Et, du coup, donc, j’ai fait des bobs, et après, j’ai fait des bananes. Et là, donc l’année dernière, je me suis dit que j’avais vraiment plus envie d’aller vers le vêtement parce que, en fait, je pense que je faisais plus des accessoires, parce que je travaillais dans un atelier de prêt-à-porter qui faisait uniquement du vêtement et donc la couture que je faisais en perso, j’avais besoin que ce soit différent de ce que je faisais à l’atelier. Et du coup, maintenant, ben je fais plus des polaires et des chemises, parce que j’aime trop faire des vêtements en fait, c’est trop bien !
– Ah mais j’adore moi tes polaires comme ça, avec les fleurs, toutes les couleurs.
– Trop bien, merci beaucoup.
– Qu’est ce qui t’a, qu’est-ce qui t’a inspiré au départ ? Il y a… C’est le chat qui joue mais bon, ils l’entendront pas un micro, mais voilà, il joue avec tout ce qu’il trouve. Est ce qu’il y a une personne en particulier qui t’a inspiré, ou d’où te vient l’inspiration, où est-ce que tu la prends ? Comment ça se passe ?
– Alors, je pense que de travailler du coup, j’ai travaillé chez Les Poupées à Lyon. Et donc j’étais en apprentissage là-bas et après j’ai travaillé pendant deux ans et donc, Les Poupées, c’est vraiment une marque qui est toute colorée et pleine de paillettes et du coup, c’était vraiment cet univers dans lequel je ne me reconnaissais pas trop au début, parce que je m’habillais beaucoup en noir, gris, bordeaux, des couleurs très basiques. Mais j’adore ton col roulé noir, y’a pas de soucis vraiment. Je mets encore du noir.
– C’est parce qu’il faisait froid, mais ma polaire était quand même très vintage, très chaude, j’aurais dû la mettre.
– Mais du coup, je pense que de travailler chez les poupées, ça m’a vraiment ouvert l’esprit sur la couleur et sur, en fait, l’image que ça renvoyait aux gens quand t’es habillé en couleur, et, en fait, ce que ça répercute aussi sur toi, parce que, du coup, il y a vraiment cet aspect… Moi, je me sens bien, en fait, quand je suis habillée de toutes les couleurs, parce que j’ai l’impression de rayonner un petit peu finalement, et j’adore. J’adore ce full coloris, plein de paillettes, et tout ça, j’aime beaucoup maintenant.
– Bon je vais essayer de changer ma garde-robe, moi qui était très colorée, je me dis ben, je vais peut être un peu plus sérieuse avec l’âge, tu vas peut-être prendre plus de… Mais en fait non, je vais rechanger.
– Y’a pas d’âge pour la couleur. Vraiment, tu peux t’habiller en couleur toute ta vie et même mon arrière-grand-mère, du coup, Simone, aimait beaucoup s’habiller en couleur et c’est vraiment une personne qui est très importante pour moi et, du coup, vraiment c’était mon idole de toutes les couleurs, elle s’habillait toujours hyper bien et toujours très chic.
– C’est beau la couleur, c’est vrai, on oublie un petit peu trop souvent. Donc, il va falloir qu’on change nos habitudes, on va tous aller s’acheter une chemise Comme Simone. Est-ce que tu vas faire pour les enfants ou pas ? Tu peux faire pour les enfants ou pas?
– Alors je pourrais faire pour les enfants mais c’est un petit peu compliqué les vêtements pour enfants, dans le sens où il y a beaucoup de normes qui sont par rapport à tout ce qui est bouton, zip et tout ça. Et c’est petit et du coup, c’est un peu chiant.
– C’est un peu chiant.
– C’est un peu chiant à faire j’avoue tout ce qui est tout petit et très minutieux, parce que, du coup pareil, chaque couture doit être très contrôlée. Et du coup ouais, il y a des pleins de normes qui sont faites pour les vêtements pour enfants pour, justement, éviter tout problème derrière.
– Oui, puis après t’as des certificats qui coûtent une blinde quand tu fais des, ne serait-ce que des poupées, ou des jeux, des jouets, des trucs comme ça, ouais c’est assez important donc ça te calme très, très vite.
– C’est exactement ça.
– Mais tu pourrais peut-être faire pour les chats alors.
– Non, mon petit Henri, il n’a pas besoin d’accessoires, il est trop beau comme ça. C’est le plus beau chat du monde.
– Non, les miens sont beaux FlAk et Guizmo sont très, très beaux, tu les as pas vu encore.
– Si mes collègues n’entendent, en plus elles vont me tuer parce qu’elles vont me dire non, c’est pas vrai, ton chat, c’est pas le plus beau du monde.
– Moi, j’ai un chat égyptien, elle a une beauté égyptienne, tu vois, naturelle et tout.
– J’adore !
– Bon toi c’est un petit lynx. C’est vrai qu’il est très beau.
– Avec ses petits poils qui dépassent des oreilles.
– Avec Henri, c’est génial.
– Ouais c’est ça, Henri IV.
– Henri IV pardon. Henri IV, voilà, je suis avec Loli et Henri IV qui me fusille des yeux tout de suite, il a entendu son nom, il reconnaît. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose par rapport à Comme Simone ? Qu’est-ce que tu aimerais qu’il se passe pour Comme Simone maintenant, dans le futur ? Parce que t’as eu pas mal de choses en deux mille vingt trois, deux mille vingt quatre, donc là, en deux mille vingt cinq. Qu’est-ce que, qu’est-ce que tu souhaiterais ?
– Eh bien, je sais pas trop, j’aime bien que Comme Simone, soit comme ça, juste une deuxième partie de ma vie, un petit peu de mon quotidien. Et je vais continuer à faire ce que je fais, mais j’ai pas envie non plus que ça prenne plus de place, parce que j’aime beaucoup mon travail à côté et, du coup, j’ai pas envie que Comme Simone vienne trop empiéter là-dessus. Et c’était vraiment une manière pour moi de m’exprimer et, en fait, mon rêve ultime de couturière, c’était de croiser quelqu’un que je ne connais pas avec un de mes vêtements, mes accessoires, et ce rêve est déjà arrivé deux fois. Et du coup, du coup ben c’est, c’est presque un goal enfin que j’ai réalisé, et du coup, je ne sais pas trop maintenant où ça va mener, mais on va glisser encore.
– Ouais ces surprises et ces personnes quand tu les as croisés, tu t’es jeté sur elles, tu leur a dit c’est moi qui ai fait les chemise ou pas ?
– Alors là, pour l’anecdote du coup, c’était une fois au bar à Lyon et j’étais avec une copine et donc on avait bu quelques bières donc, j’avais un petit coup dans le nez déjà, et je vais aux toilettes et en fait, je fais la queue pour les toilettes parce qu’il y avait quelqu’un. Et là, je me retourne, il y avait une nana derrière moi qui avait une banane et en fait, j’ai ce réflexe un peu toc étrange de checker les bananes des gens maintenant, pour pour voir à quoi elles ressemblent, quel motif elles ont, et du coup, je checke sa banane, je me retourne, et en fait, je me retourne et je la regarde et je lui dis mais c’est ma banane. Et là, la nana tient son sac et me dis ben non, c’est la mienne. Et du coup j’étais là non non mais c’est moi qui l’ai fait, du coup ta banane, et elle me dit annh, ah mais t’es Loli et tout. Mais oui, oui, c’est toi qui a fait ma banane et du coup j’étais là olala mais trop dingue, et en fait, je suis retournée m’asseoir et j’arrivais pas à redescendre de cet épisode. Enfin, ma pote a rien compris, parce que j’étais juste allée aux toilettes et elle a rien compris. Moi, je suis arrivée toute euphorique.. – Que s’est-il passé dans les toilettes ? Tout ce qui se passe aux toilette, reste aux toilettes Loli, t’as raison.
– Et du coup, c’était vraiment… Je suis rentrée chez moi et j’ai chialé quoi parce que je me suis dit mais en fait, c’est trop cool, ça y est, ça y est, ça arrive.
– Ouais, c’est génial, c’est le plus beau cadeau que tu puisses avoir quoi.
– Ouais, je pense qu’en tant que couturière, beaucoup de, je pense que beaucoup de couturières diront ça aussi, que c’est vraiment un but en fait de voir que les accessoires et les vêtements prennent vie avec les gens. Et c’est beau, comme image.
– C’est chouette. Tu veux rajouter quelque chose ?
– Euh, par rapport à Comme Simone du coup ?
– Ouais.
– Je suis heureuse du travail que j’ai fait jusqu’ici et je suis heureuse enfin vraiment mon année deux mille vingt quatre a été une des plus belles années de ma vie, je pense, et du coup, Comme Simone en a fait partie et ma vie au Puy en a fait partie. Donc, je suis vraiment très contente de ce que je fais, de l’impact que j’ai sur les gens, des retours des gens aussi. Et ça me fait très plaisir.

– Oh, c’est trop beau. Merci, alors maintenant, qu’est-ce que je vais te… Oui. Je vais te parler un petit peu du slogan. Je ne sais pas si tu le connais le slogan de Salut les Ponots !. On le dit peu, c’est Crache ta Lentille !. Voilà, mais c’est juste pour te demander voilà, si il y a un événement que tu trouves remarquable, qui se passe au Puy, en Haute-Loire ou ailleurs. Si jamais il se passe ailleurs qu’en Haute-Loire que tu aimerais voir ici.
– Alors j’ai très envie de parler de la Pride, parce que c’est un événement qui est vraiment très important et qui me tient beaucoup à cœur et, du coup, j’ai l’honneur de vous annoncer que, en deux mille vingt cinq, il y aura une Pride au Puy.
– Yess !
– En fait, je fais partie d’un petit collectif avec lequel on essaye d’organiser une Pride. Donc depuis septembre il me semble qu’on a commencé les réunions et du coup, normalement ça devrait se faire en deux mille vingt cinq. Donc c’est un petit peu un petit teasing en plus là que je fais. J’avais demandé l’accord aux personnes avec qui je travaille pour ça, et je suis très heureuse que cet événement se passe au Puy, parce que c’est hyper important et ça représente beaucoup de choses.
– Oui, surtout au Puy, je pense que ça va être vraiment bien impactant et moi, je connais celle de Marseille, puisque je faisais celle de Marseille quand j’habitais là-bas. C’est coloré, c’est, c’est fun. Il y a de la joie, il y a de la bonne humeur.
– De l’amour.
– Et de l’amour. C’est assez génial, j’adore. Donc, c’est une super nouvelle. Je suis très contente. Écoute, j’ai hâte donc t’as dit en septembre, l’année prochaine, c’est ça ,
– Euh non non, ben, sur le mois des fiertés, donc en juin, normalement.
– En juin, ben oui, normal, comme toutes… Oui toutes les Gay Pride se font à peu près à la même période.
– Ouais c’est ça, parce que c’est le mois des fiertés, le mois de juin, donc, en général, c’est entre fin mai et début juillet où il y a vraiment une grande échelle, puisque, du coup, il faut que ça puisse s’étaler un peu sur toutes les villes et tout le monde essai un petit peu, enfin nous c’est pareil. On va essayer de faire une Pride qui n’est pas en même temps que celle de Lyon, ni en même temps que celle de Clermont-Ferrand et en même temps que Saint-Etienne.
– Oui.
– Du coup c’est un petit peu un casse-tête. C’est un peu un casse-tête pour trouver une date, mais on va y arriver et vraiment les personnes de ce collectif sont vraiment des personnes super et on travaille dessus, et ça va être trop bien.
-Tu veux donner le nom du collectif, ou tu peux pas, ou comme tu veux.
– Alors c’est pas, enfin, on n’est pas vraiment encore nommé comme collectif.
– D’accord.
– C’est du coup, on a fait des réunions, donc ça s’appelle réunion Pride notre groupe WhatsApp et notre groupe Signal donc voilà.

– Ah, je suis contente. Enfin un truc qui se passe u peu, plein de couleurs et tout j’adore. Plein de folie. Est-ce que tu changerais quelque chose au Puy ?
– Les trois bises.
(rires)
On en parlait quand tu arrivée, on changera les trois bises, parce que vraiment, personne ne fait trois bises. Arrêter de faire trois bises.
– Ah merci Loli, je t’aime tu sais.
– Ah oui vraiment, c’est… Maintenant du coup, c’est ce que je te disais, c’est que maintenant, on se prévient avec les personnes que je connais. On dit on se fait qu’une bise avant même de lancer le mouvement de bises, parce qu’on se dit sinon ça va être trop long, déjà de un, et de deux, ben peut-être que la personne va en faire que deux. Donc, tu vas te prendre un vent sur la troisième et si t’en fais trois, la personne va être en mode rho putain, c’est trois, c’est vrai, donc, c’est un peu relou, arrêtez de faire trois bises.
– Merci. Ouf, j’ai enfin une personne dans mon camp. Je me croyais seule au Puy. Donc, c’est bon, merci beaucoup, bon, impeccable, ah, tu sais quoi, autre jingle. Tuc, allez !
– Ouais.
– Et après on va finir avec…
– Je vais faire un petit peu plus rapidement.
– Comme tu veux. Allez, ça marche.

Musique jingle

– Salut les Ponots !
– Nickel ! Allez, questions sur la Haute-Loire. Tu connais bien ?
– Ouais, évidemment.
– Evidemment bon, j’ai dit, j’ai pensé à toi, j’ai dit oh ça fait qu’un an et tout donc…
– Ben c’est gentil.
– Et ben on va commencer par deux marques. Il y en a une que tu connais, l’autre, je suis pas sûre, c’est T’Tchine ou Féroce ?
– Alors je… Ah si, T’Tchine c’est la marque de Haute-Loire qui est vendue aux P’tits Ponots.
– Oui.
– C’est ça. Et Féroce, je ne connais pas par contre.
– C’est sur Yssingeaux, c’est une marque outdoor.
– Ok, ben je ne connais pas du tout.
– Mais moi non plus je ne connaissais pas.
– Mais j’aime beaucoup les initiatives locales et du coup c’est très cool que ces deux marques existent. T’Tchine j’aime bien, c’est assez sportswear et très…
– Très local.
– Ouais, très local finalement. Non, je trouve ça cool ouais, comme marque.
– Allez ça marche pour T’Tchine. Vellavia ou l’eau minérale gazeuse de Saint-Géron ?
– Vellavia c’est la bière, on est d’accord.
– Ouais.
– Alors je dirais Vellavia, parce que j’aime bien la bière. La Saint-Géron, on la vend au Caulet donc je bois de la Saint-Géron aussi, mais la Vellavia est cool, j’aime bien cette bière.
– Ok alors passerelle des Gorges du Lignon ou la via ferrata des Juscles au Pertuis ? Je n’arrive jamais à prononcer…
– Alors je ne suis pas pas du tout via ferrata. Vraiment, c’est quelque chose qui m’effraie. Donc je dirais la passerelle.
– Ah mais c’est effrayant, la passerelle. Tu l’as faite ?
– Non, je l’ai pas faite encore.
– Ah ouais ben vas-y, fais là et puis tu reviendrais nous en parler, moi je veux bien venir avec toi pour voir, justement, juste, je filmerais.
– Allez, on fait ça.
– Ok. Loire ou Allier ?
– Loire.
– C’est vrai ?
– Ouais.
– La Loire ?
– Ouais.
– Pas la Loire, le département, la Loire ou l’Allier.
– Ouais, la Loire. Je dirais Loire parce que, du coup, mon beau-frère, le copain de ma sœur, est très attaché à Loire et il te dirait que on ne met pas la devant Loire, et il est très attaché à Loire et, du coup, ça a fait partie de mon quotidien un peu ces dernières années. Donc ouais, je dirais Loire.
– Pardon beau-frère.
– Musée des Manufactures de Dentelle à Retournac ou Musée de la Vespa à Auzon, vers Brioude. – Ah, j’aime beaucoup les vespa, mais la dentelle quand même. J’ai fait un stage de dentelle l’année dernière, qu’on m’a offert à noël. Merci, ma sœur et mon frère et mes parents.
– Tu t’en es sortie ?
– Et c’était super, j’ai adoré faire ça. Ça a duré une journée et c’était trop bien. En fait, c’est hyper satisfaisant de lancer toutes ces petites bobines et tout, et c’était trop cool.
– Ah, tu t’es prise pour une jongleuse.
– Ouais, grave, carrément ! C’est exactement ça.
– Tu l’as fait au Puy là où…
– Ouais au Puy.
– D’accord.
– Mais j’ai jamais fait le Musée de la Dentelle de Retournac, donc j’irais avec grand plaisir.
– Et c’est accessible de faire de la dentelle comme ça, le stage ?
– Ouais, carrément, c’est carrément accessible parce qu’en fait t’as des profs du coup avec toi. Donc, c’est en cfa qui est au puy. Et du coup, t’as des profs de dentelle, en fait, qui sont là, qui t’accompagnent, et elles t’apprennent vraiment comment faire les mouvements. Et donc, t’as un petit…
– Carreau.
– Ouais t’as un petit tableau du coup où tu lances des bobines. Il y a un petit papier au bout de la table qui est l’ordre dans lequel tu dois lancer les bobines. Donc, au début, tu regardes vachement et en fait, au bout d’un moment, ça devient un automatisme. Et c’est trop bien vraiment. J’ai adoré.
– Bientôt, on va la retrouver au pied de la cathédrale, comme dans les temps, en train de faire sa dentelle
– En train de faire de la dentelle.
– Allez, chiche Loli, je te lance des défis.
– Je ferai une collab avec Napperon du coup.
– Oui.
– Et du coup, on fera de la dentelle et Napperon fera des sous-vêtements.
– Ah c’est pas mal, ouais. Et puis, les fleurs sur les napperons, tu les feras faire à Ortans.
– Exactement. Voilà, tu as tout compris.
– Et ben tu vois.
– On fait une collab d’artistes.
– Facile à trouver les projets, vous demandez, y’a plus qu’à après. Mon Denise. Alors c’est là où je te demande où tu trouves le point de vue sur la ville du Puy le plus joli du Mont Denise, de la Plaine de Rome ou du haut de Guitard ?
– Ola, je ne suis jamais allée ni au Mont Denise, ni la Plaine de Rome.
– C’est vrai ?
– Où sont ces endroits ?
– Et Guitard, tu y es allée ?
– Ouais Guitard, j’y suis allée, je vais à la piscine à Guitard.
– Ouais !
– Du coup, je ne saurais pas te dire.
– Guitard.
– Guitard ?
– Dis Guitard.
– Allez, je vais dire Guitard vu que tu viens de Guitard.
– Guitard, c’est mon quartier. Merci, ouais, c’est vrai que c’est chouette de Guitard. Euh…Toc, toc, toc. Sentier des Chibottes ou sentier des Étoiles ? Hum ! Le sentier des Étoiles, c’est celui qui va à l’observatoire du… Alors, encore une fois, pourtant je l’ai redit dans un podcast du Best Betz b e t z. J’ai du mal avec les noms d’ici des fois.
– Eh bien, je ne sais pas non plus, je ne saurais pas te dire. Je suis très casanière et du coup, je fais pas trop de balades comme ça. Je me balade beaucoup autour de chez moi et tout ça, mais…
– Ben le plus près sera les Chibottes alors pour toi.
– Ok, les Chibottes, je ne sais pas quel sentier c’est du coup.
– Les Chibottes c’est des petites maisons en pierre là et c’est à la sortie, c’est à Vals.
– Ok.
– Après la mairie de Vals là, t’as un chemin qui monte, et pof pof pof tu peux aller…
– Ok, j’irai aux Chibottes alors, je découvrirais.
– Ça grimpe un peu quand même.
– Oh c’est pas grave, je mettrai des bonnes chaussures.
– Puis des fois ça glisse parce que tu passes sur une coulée de lave.
– Ah, ouais, carrément.
– Carrément. Ah la pauvre, je lui fais prendre des risques.
– Du coup, on reste dans la glisse, c’est bon pour moi.
– On reste dans la glisse voilà. Fourme d’Yssingeaux, sarassou ou sarassou pardon. Fourme d’Yssingeaux ou sarassou ?
– Alors, j’ai découvert le sarassou il y a pas si longtemps et, en fait, ce n’est rien d’autre que de la cervelle de canut, finalement, pour moi. Alors, je suis désolée, les ponots et ponotes si vous m’entendez dire ça, mais mais du coup, je dirais fourme d’Yssingeaux. Ouais, je suis pas fan du sarassou.
– C’est vrai ? C’est à base de babeurre, c’est en fait une plus fort spécialité, c’est dans la Loire, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme. Pourtant, je n’en ai jamais vraiment vu dans le Puy-de-Dôme, mais bon, on doit appeler ça autrement mais…
– Ouais du coup, je pense.
– Fourme d’Yssingeaux ?
– Ouais, je dirais fourme d’Yssingeaux.
– T’aimes bien le fromage alors ?
– Ouais j’aime bien.
– On peut se faire une raclette.
– Carrément ! C’est au programme déjà dimanche avec mes collègues, donc…

– Nickel. Dernière question et c’est là que je n’en avais pas, mais du coup, je voulais te demander un projet sur le Puy-en-Velay. Puis, je crois que tu en as annoncé un projet. Donc voilà, avec la Gay Pride. Ouais, trop bien ! Est-ce que tu as un alors projet non, je vais te demander, ben t’es très casanière donc, si je vais te demander au Puy, est-ce qu’il y a un endroit au Puy-en-Velay, on va rester sur la ville du Puy, que tu aimes particulièrement ?
– J’aime beaucoup le jardin Henri Vinay. Je le trouve hyper ressourçant avec le Musée Crozatier derrière. C’est vraiment, vraiment un endroit que je trouve cool. Il y a aussi un endroit où on allait beaucoup avant parce qu’on avait notre coloc, qui était pas loin du Regina. Et du coup, on était souvent sur les bords du Dolaison et avec le petit pont en pierre. Je trouve que cet endroit est vraiment apaisant enfin, c’est vraiment un petit lieu où on peut se ressourcer au milieu de la ville.
– Ouais, c’est pas mal. Moi j’ai toujours rêvé de prendre mon kayak et de descendre le Dolaison.
– Je comprends, ça donne envie.
– On essaiera peut-être un jour aussi, tant qu’à faire mais bon, ch’ai pas si c’est possible. Je vais te demander le mot de la fin Loli. Je vais te demander si tu as un dicton.

– Mouais mon dicton, c’est que ça va aller. C’est un peu nul et un peu bateau comme dicton, mais je me dis toujours que les choses iront mieux. Et du coup, en le formulant comme ça à l’oral, en disant ça va aller, je… Et ben il devient réel finalement.
– Et puis, si tu mets un peu de couleur sur toi, la couleur arrivera dans ta vie.
– En plus, en plus et là, vraiment, ça va aller si il y a de la couleur en plus.
– Ça va ouater. Bon, c’est un truc qu’on dit plus, mais il fallait que je le sorte. Je te remercie Loli.
– C’est pas grave. Je travaille avec des boomeuses et elles le savent donc voilà.
– Elle m’a traité de boomeuse là je crois ouais. Merci Loli.
– Merci beaucoup Stéphanie d’être venue et merci d’avoir rapporté les croissants en plus ce matin.
– Oui, qu’on ne mangera pas.
– Et c’était trop cool de te recevoir. Merci beaucoup.
– Merci à toi. Merci Henri… Ça y est, ah ben il dort, il en a eu marre et je te dis à très bientôt.
– Oui, à très vite, merci.
– Salut, ciao ciao !
– Salut !

Temps d’écoute : 40’48 minutes
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Coups de coeur de notre invité