Épisode #37

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Bernie, Peter & Mike

Temps d’écoute : 33’36 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy et aujourd’hui c’est assez exceptionnel, c’est la première fois que je suis avec trois personnes et je vais leur demander de se présenter l’une après l’autre.
– B : Alors moi, c’est Bernie Tapar par auteur, compositeur, interprète, artiste, intermittent du spectacle, guitariste, musicien, chanteur, une star quoi.
– Ouais c’est ça.
– B : Vraiment.
– Il manque pas un petit peu de corde…
– B : Si si, euh, modeste.
– Ah, voilà.
– B : Un peu de modestie quand même.
– P : Peter Bonny, vieux complice depuis trop longtemps de Bernie Tapar et accessoirement, batteur.
– M : Mike Martin, future star du Washing Machine Club. Auteur, compositeur, interprète, talentueux. Un peu moins modeste, mais beaucoup plus beau.
– Vous l’avez compris, ce sont les membres du Washing Machine Club qui sont venus laver leur linge au micro de Salut les Ponots !. Voilà, on est très content de les avoir avec nous. Et donc je vais vous demander est-ce que vous êtes tous du Puy ? Nés au Puy ou pas, ou la Haute-Loire ?
– B : Oui, moi, je suis du Puy, aux alentours.
– P : Pareil, du Puy, né au Puy, gandi au Puy, le Puy.
– M : Je suis né dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Du côté de Vaison-la-Romaine dans l’état du Vaucluse.
– On a un estranger avec nous, tout va bien se passer. Alors, je vais vous demander si vous avez une anecdote pour le groupe. Est-ce qu’il y a un petit truc rigolo qui vous est arrivé au Puy ou en Haute-Loire ? Qui est-ce qui veut en parler ? Bernie ? Allez !
– B : Ouais. On a joué au Black Pearl. C’était en hiver, donc on joue à l’intérieur, et y’a un morceau qui parle d’une histoire de bagnole qui s’appelle le connard et la renault. Et c’est le chauffeur, il Lui arrive une chose pas sympathique, il se prend un arbre. Et en fait, euh, pendant le concert, on quitte souvent… On va dans la salle. Bon là, la salle étant très petite, on est sortis dans la rue. Et chemin faisant, on a continué notre route avec Camille, enfin, avec Mike Martin, pardon. Et donc on est rentré dans le Yam’s avec nos guitares et basses, on a fait le tour de la salle. Et voilà, les gens avaient des regards un petit peu éberlués, ils ont pas trop compris ce qui se passait, et puis on est parti.
– Oui, parce qu’ils n’avaient pas le son eux.
– B : Et non, ils avaient pas le son, ils ont vu deux bonhommes arriver, l’un américain et l’autre français quand même, jouer avec des guitares, non branchées, en costume, et voilà…
– P : Par contre vous étiez bien sapés.
– B : Ah oui, toujours, toujours avec des habits propres.
– Et Peter, l’expérience, comment tu l’as vécu ?
– P : Alors moi, c’était exotique parce qu’ils m’ont un peu laissé tout seul dans le bistrot, parce que c’est pas trop facile de déplacer une batterie. Du coup, ben je suis passé pour un con, mais comme c’est dans ma fiche de poste, c’est pas très grave.
(rires)
– Et pour toi, Mike ?
– M : Non, moi j’ai suivi Bernie. Je ne savais pas où il m’emmenait. J’ai suivi le mouvement, je crois que j’ai renversé une chaise, je me suis un peu fait mal, mais sinon c’était rigolo.
– Merci pour cette anecdote. Alors je vais demander à l’un de vous de faire le jingle. Qui est-ce qui est prêt, qui est motivé ? Et ben voilà, on va demander à la superstar. On va demander, allez hop, à Mike.
– M : Salut les Ponots !

Musique jingle

On vous écoute. Mais non, en fait, c’est nous qui parlons. Et c’est vous qui écoutez.
– Et ben merci, voilà, on peut l’applaudir, bravo.
Ouais, c’était quand même…
– B : C’était dingue.
– P : Tu devrais penser à jouer de la basse.
– M : Je vais le déposer par contre, fais attention avec la sacem, ils sont pas très cools avec ça.
– Ah ben normalement je l’ai pris pour pas que justement, payer la sacem tu vois, ce petit truc.
Alors je vous pose des questions, c’est le confessionnal, donc, chacun votre tour, je vous fait deux ou trois propositions et vous me dites celle que vous retenez, d’accord ? Bernie, on commence par toi, moufette ou bouc ?
– B : J’ai pas entendu.
– Moufette ou bouc ?
– B : Moufette.
– Pourquoi ?
– B : Parce que j’ai un bouc.
– Ah d’accord, il a déjà le bouc. Peter, alors concombre des mers, ou bernard l’hermite ?
– P : Ah, bernard-l’hermite, on est plus proche, on a une cousine en commun.
– Et pour Mike, rat-taupe nu ou crabe yéti ?
– M : Je plébiscite la vie à poils donc je vais dire le rat-taupe nu.
– Pour Bernie Gotainer Le Youki ou Rage Against the Machine Killing in the Name ?
– B : C’est terrible, c’est terrible. Je ne peux pas choisir on est pile au milieu, pile entre les deux.
– P : Entre papa et maman, choisir entre papa et mama.
– B : Je vais quand même dire Gotainer.
– Une référence Gotainer. Peter laverie est belle ou plus belle laverie ?
– P : Ah, laverie est belle quand même. Plutôt qu’… france 3.
– Pour Mike, moules-frites ou choucroute ?
– M : Mon allergie aux fruits de mer va me pousser à dire choucroute.
– B : On aurait pu répondre à sa place.
– M : Mais avec des frites quand même.
– B : Et des moules.
– Choucroute frites avec des moules. Ça marche. Bernie, alors… Skip, Ariel ou Bonux ?
– B : Bonux pour le cadeau cadeau.
– Pour la petite surprise.
– B : Ah ouais, ouais, pour le cadeau.
– Peter pétanque ou beach volley ?
– P : Oh, pétanque, faut sauter moins haut.
– Et pour Mike, la coupe mulet ou les rouflaquettes ?
– M : Ah définitivement la coupe mulet.
– C’est vrai ?
– M : Ah oui.
– Il l’a pas pourtant aujourd’hui.
– M : Non.
– Peut-être plus tard. Alors Bernie, planer ou baver ?
– B : Euh planer.
– Planer, baver, non. Planer. Peter, j’ai pas dit que les questions étaient… Grotesque ou burlesque ?
– P : Oh l’un n’empêche pas l’autre. Mais burlesque quand même.
– Pour Mike, machine à bulles ou boule à facettes ?
– M : Oh dur. Bulles à facettes moi je dirai.
– Très bien répondu, mais je l’avais vu traîner quelque part, ça, bulles à facettes.
– M : Ça fait partie des éléments de langage.
– Ok. Dernière question pour Bernie. Lécher une boule de glace qui est tombée dans le sable ou alors manger des œufs au plat avec les bouts de coquille qui restent dedans.
– Oh la glace avec le sable. Hum, ça fait envie.
– P : C’est croquant, c’est gourmand.
– C’est crunchy ! Pour Peter marcher en raquettes sur du goudron ou faire du patin à roulettes dans des herbes hautes ?
– P : Marche en raquette sur du goudron.
– Ouais ?
– P : Oui c’est facile ça.
– On se casse moins la figure.
– P : Oui, voilà.
– Et pour Mike. Lécher un mur de glace ou ramper tout nu dans les orties ?
– P : La vie tout nu.
– M : La vie tout nu mais les orties quand même !
– P : T’es logique jusqu’au bout.
– M : Allez, va, je vais être jusqu’au-boutiste.
– Alors ramper ?
– M : Ramper tout nu dans les orties.
– Allez, ça marche. On aura peut-être une démonstration après. Ok, super. Alors je vais poser des questions peut-être un peu plus ouvertes. Je demande à Bernie si il est obligatoire de porter des chaussures jaunes pour réussir dans la guitare électrique.
– B : Ah bah, disons que je ne sais pas jouer sans les chaussures jaunes. C’est pas possible autrement. D’ailleurs, je vais commencer la répétition et je vais prendre mes chaussures jaunes, sinon j’y arrive pas.
– T’y arrives pas. Ok, alors… Peter. Est-ce qu’il faut porter des lunettes pour adhérer au Washing Machine Club ?
– P : L’exemple semble prouver que oui. Même le président en a.
– B : Le président du fan club.
– Y’en a qu’un c’est ça président ou fan club…
– P : Non, Bruni qui est président du fan-club.
– Bon d’accord, ok, bonjour à Brunie. Alors… Bon ça, c’est une question toute bête en mais bon, je me la pose toujours, je ne le fais jamais. Est-ce qu’il faut mettre de l’adoucissant dans sa machine à laver ?
– M : Alors, on a tendance à dire ça. Néanmoins, si t’aères ton linge suffisamment après et que tu le secoues avant de l’étendre, c’est pas forcément la peine et ça risque d’un petit peu abîmer les fibres quand même du tissu. Donc, moi, je dis adoucissant…
– Mais pas tout le temps.
– M : Mais pas tout le temps.
(rires)
– P : L’adoucissant mais pas tout le temps.
– M : Faites attention avec l’adoucissant, l’adoucissant c’est pas automatique.
(rires)
– Ok, on passe à des questions plus sérieuses. Parce que je vais vous demander hein…
– P : Sérieuses ?
– Plus sérieuses, ouais.
– M : Ah parce que c’était pas sérieux là ?

– Tout de suite, c’est moins… Alors je vais demander à l’un d’entre vous de me parler d’un commerçant qu’il aimerait mettre en avant au Puy-en-Velay. Qui veut commencer ? Allez !
– P : Alors ça va pas être très original si on doit être sérieux, on va parler du magasin A Tempo qui est en bas de la place de la libération, à côté de l’Atelier des Arts. Qui est donc… Maintenant, c’est peut-être le dernier magasin de musique sur le Puy. A une époque il y en avait plusieurs.
– Y’a pas Velay Musique ?
– P : Ça, ça a fermé Velay Musique. C’est des gens adorables, donc on va les citer. Donc, c’est Nico Trescarte et sa femme Myriam qui sont les propriétaires. Et Damien et Noémie voilà, qui se plient toujours en quatre pour rendre service, que ce soit pour un médiator à cinquante centimes ou pour une guitare entière. Et voilà, et on peut toujours compter sur eux, c’est des gens adorables.
– Donc tu nous rappelles…
– P : L’adresse ? C’est en bas de la place de la libération, j’ai pas le numéro, à côté de l’Atelier des Arts. C’est facile à trouver.
– Ils ont déménagé c’est vrai.
– P : Voilà.

– Merci beaucoup, un autre commerçant ou on passe au restaurant bar. Restaurant bar ? Qui est le spécialiste ? Alors, alors.
– P : Bon ben j’y retourne.
– Il y en a qu’un qui boit et qui mange ici. Allez, on reprend.
– P : Alors, normalement, il y en aurait deux. On va parler des deux, parce que on va parler d’abord de, ben Bernie en a parlé tout à l’heure, du Black Pearl qui est rue Vuibert, qui est tenu par Yann, qui est aussi un garçon charmant et qui se bat depuis des années, bien qu’il ait un lieu qui est plutôt petit pour faire vivre la musique live. Et puis… Et c’est un effort louable, parce que c’est un vrai effort quand on a des lieux de cette configuration. Et puis vient d’ouvrir Le Michelet, qui est tenu par de bons copains à nous, surtout à moi en l’occurrence, Charles et Antoine, et qui pareil, font de la musique live et qui, surtout, enfin, un truc qui n’existait pas au Puy, c’est qu’il y a une vraie salle de spectacle dans le bar. Donc, c’est très prometteur. Après ils ont ouvert il y a deux mois, il paraît qu’on y mange bien, mais a pas eu le temps d’aller y manger encore. A eu le temps d’aller y boire des bières, mais pas d’aller y manger.
– B : T’as manger des bières.
– P : Du coup pour manger des bières, c’est très bien.

– Il a oublié qu’il avait mangé nous dit Mike, oui certainement peut-être, ch’ai pas. Association du Puy ou de la Haute-Loire, qui s’y colle ? Bernie ? Allez on y va !
– B : Eh ben, du coup, la MPT de Chadrac, puis… euh… de Brives.
(rires)
– B : La MPT de Brives.
– M : Ca sera coupé au montage !
(rires)
– B : La MPT de Brives parce que du coup on répète à la MPT de Brives. On est présentement à la MPT de Brives et voilà, c’est eux qui nous accueille depuis le début du groupe.
Il y a une petite fenêtre pendant laquelle on s’est pas fréquenté. C’était pendant la période du confinement. Sinon on est ici, on est bien.
– Ok, une autre association où on a fait le tour ?
– M : Peut être, l’association du coup, une association qui s’est montée il y a un petit moment maintenant. C’était la première fois, c’était suite à l’expulsion, enfin l’expulsion qui a pas eu lieu, l’affaire Madama ?
– P : Madama.
– M : Qui s’appelle Madama. Voilà qui était un jeune qui était super bien intégré, mais menacé d’expulsion. Et du coup, les musiciens du Puy se sont, assez spontanément, tous, enfin beaucoup, beaucoup de musiciens, du Puy, on s’est tous alliés pour enregistrer un morceau et pour voilà, pour faire entendre aussi la voix des gens qui, et ben qui ont pas envie que les gens soient expulsés pour rien. Et du coup, ça s’est décliné en une association qui s’appelle Free D’hôm et tous les ans, on organise des événements caritatifs, voilà pour les associations.
– …
– M : Ouais, plus qu’une association. Je ne sais même pas quel statut juridique il y a, si statut juridique, je ne suis même pas sûr. Mais bon voilà, c’est des gens de bonne volonté qui organisent des événements pour soutenir d’autres gens.
– B : Puis y’a un concert.
– P : Le quatre janvier.
– Il y avait déjà eu un concert avec un cd non ? C’était quoi, à la MPT Chadrac ? J’ai acheté le cd, je m’en rappelle effectivement donc c’est pas très vieux comme association ou collectif.
– P : Oui, ce sera le troisième concert.
– Ok, d’accord, donc début janvier. Bon, le podcast passera un petit peu après, mais chaque année ça se renouvelle de toute façon. Ok, super.

À Salut les Ponots ! donc on parle aussi d’artistes et du coup on est avec vous. Alors qui veut commencer à parler de Washing Machine ?
– P : Ben l’idole.
– L’idole, Bernie . Allez !
– B : Qu’est-ce que tu veux savoir?
– Ah ben tout ! Ou presque.
– B : Comment ça à commencé ?
– Ouais, tu peux me dire comment ça a commencé et puis…
– B : Alors, avec Camille, on jouait dans le même groupe, un groupe qui s’appelait Bêta Bloqué. Avec Mike Martin, on jouait dans le même groupe, ça sera coupé hein.
– Bien sûr !
– B : À l’époque il s’appelait Camille…
– P : Il a changé d’état civil. Il a changé d’identité.
– B : Un groupe qui s’appelait Bêta Bloqué, et puis le groupe s’est séparé. On a monté un groupement… On a voulu monter un trio. Et donc on a cherché un batteur et on a repêché Pierre qui avait abandonné la batterie. Et qu’ on a remis un peu en selle finalement.
– P : Complètement.
– B : Et voilà donc les premières répètes ont est un petit peu longues à se mettre en route, et puis finalement, on a réussi à trouver une espèce de fibre commune et ça a été parti. Quand on a été prêts pour jouer.
– M : C’était le lin la fibre.
– P : C’était du lin.
– B : Ouais c’est ça, la fibre.
– C’était du lin la fibre, pardon.
– B : Et quand on a été prêts à jouer, on a monté un répertoire d’une dizaine de morceaux, douzaine, je sais plus et bas, ça était le début du confinement. Donc, on s’est enfermés dans nos maisons, et puis on a fait des sorties, un petit peu par vidéo. On a bossé, on a continué à travailler, mine de rien, à écrire et à composer, mais à distance, puis on s’est un petit peu vus aussi en cachette. Et puis…
– Oulala !
– B : Mais il ne faut pas le dire,
– Mais il ne faut pas le dire.
– B : Il ne faut pas le dire non.
– P : Tu l’as pas dit d’ailleurs.
– B : Je l’ai pas dit, qui sait qui l’a pas dit ?
– M : Montage !
(rires)
– B : Et puis… Et puis voilà, depuis, depuis, on joue pas mal, on continue de composer et puis on a trois projets. Je sais pas si c’est moi qui continue.
– Alors qui c’est qui veut parler des projets ? La superstar ? Allez, c’est parti, celui qui s’appelle pas Camille mais…
– P : Je ne suis pas d’accord avec cette appellation.
– M : Donc effectivement dans une démarche de développement et de toujours plus le Washing Machine Club…
– P : Oh le…
– M : se diversifie. On a décidé de monter à un cover band, on reprend du Washing Machine Club.
(rires)
– P : C’est vrai.
– M : C’était plus facile pour apprendre les morceaux.
– P : Encore que.
– M : Mais on le fait en acoustique. Voilà, ur une, avec un autre set up, du coup une guitare acoustique, un ukulélé et une petite batteriounette.
– B : Musique guitare accoustique
– M : Voilà. Je chante plus en plus, donc c’est quand même vachement mieux. Parce qu’on comprend les paroles. Et du coup, ça nous a donné envie de monter un spectacle pour du jeune public, parce que Bernie et moi sommes professionnellement rattaché à l’enfance et l’aspect pédagogique, éducatif, et tout ça,ludique, et du coup, on s’est dit que ça serait chouette de proposer quelque chose pour les enfants. Donc, c’est en travaux. Ça, c’est vraiment les balbutiements du bidule. Mais on est dans l’écriture et ça avance et on a hâte de s’y mettre. Et voilà.
– Et est-ce que Peter, tu veux rajouter quelque chose?
– P : Pas toujours facile de vivre avec eux.
– Mais il est encore là, dit le repêché.
– P : Oui, oui.
– Est-ce que vous voulez rajouter quelque chose donc vous avez un album de sorti avec dix titres ?
– P : C’est ça.
– Dont J’aime ta langue, par exemple.
– M : Tous les hits du Washing Machine Club.Tous les tubes sont là.
– P : C’est à la fois un premier album et un best-of.
– M : Ouais, ouais ouais, totalement.
(rires)
– B : Non, c’était vraiment une super aventure cet album. On a commencé à composer vachement tôt dans notre histoire parce que on venait de finir ses morceaux et il y avait une forme d’urgence, quoi. Et on s’est dit, on se jette là-dedans, c’est quand même vachement risqué, parce que d’abord financièrement, et puis même au niveau artistique, il faut avoir une forme de maturité. On a énormément travaillé et on arrive en studio. On pensait faire trois, quatre morceaux et finalement on a fait un album parce qu’on était bien prêts puis on avait très envie et on est vachement content du résultat. Ça a été enregistré en Haute-Loire, chez Mathias Chaumet, au MC Studio. Et c’est vraiment le meilleur album de l’année je crois.
– Ouais.
– P : Ouais.
– On peut le dire, du world !
– B : Qui est joué dans les laveries.
– Dans les laveries oui, tout à fait.
– P : C’est le meilleur album de laverie.
– Qui veut expliquer pourquoi vous jouez dans les laveries ?
– P : Alors c’est rigolo, parce que l’histoire s’est montée à l’envers, en fait. Alors, je sais pas si c’est rigolo d’ailleurs. Ah, tu fais la… Alors attention, bande-son histoire.
(rires)
– B & M : Musique bande-son histoire
– P : En fait, quand on a cherché un nom groupe, on savait pas où on allait. On a fait un mode brainstorming. On a cherché des idées et Camille a proposé Washing Machine Club.
– B : N’importe quoi.
– P : Pardon.
– Olala. Mike.
– P : Mike a proposé Machine Washing Club. On y arrivera.
– M : Je peux pas atteindre la truc, j’ai les mains prises.
– P : Sorry on Boy.
– M : Montaaage !
– P : Et il se trouve qu’en fait, ce nom qui, au départ, n’avait aucune autre signification que le fait que ça nous plaisait. Et ben, on a travaillé avec un premier metteur en scène qui nous a fait un bout de coaching scénique et on a cherché à travailler le storytelling autour du lave-linge.
Et depuis ça fait trois ans que ça nous accompagne et je crois que c’est devenu une monomanie. On est tombé amoureux !
(rires)
Mais l’histoire s’est faite à l’envers et du coup… Ben voilà.
– B : Faut dire que, au début, on voulait jouer dans les stades.
– M : Et en fait, on s’est vite rendu compte qu’on était nuls au foot.
– P : Alors on s’est dit, on va jouer dans les grandes salles de concert, un truc vraiment balèze quoi.
– B : Mais le problème, c’est que tous les gens étaient en train de boire des canons en même temps.
– Ils écoutaient pas.
– B : Non.
– P : Alors, on a eu une autre idée. On a dit: on va jouer dans les cafés concerts. C’est plus petit, mais les gens sont plus près.
– B : Sauf que dans les cafés concerts, y’a un bar. C’est ballot. Donc ils nous écoutaient toujours pas.
– P : Alors, on a une idée absolument géniale. On s’est dit, on va jouer dans les laveries. Mais pourquoi dans les laveries ?
– B : Ben parce que dans les laveries, le public, il est captif. Il est obligé d’attendre la fin du cycle de lavage.
– P : Et voilà, le Washing Machine Club est né de ça.
– Voilà toute l’histoire. Alors vous avez parlé des personnes qui vous accompagnent un peu sur les projets. Moi, j’ai noté le nom de Bernard de Corail parce que j’aime bien ce qu’il fait. Donc il fait vos clips, c’est ça ?
– P : Nous aussi.
– Vous aimez bien aussi, oui je suppose. Quelqu’un veut en parler vite fait ou pas. Ou pas du tout. Non ? Ah, tout le monde regarde Mike.
– M : Je peux parler de Bernard, mais après… C’est une chouette personne, il travaille bien effectivement, et il est passionné et il est très à l’écoute, très, voilà, ouais, très, très, très professionnel.
– Et est-ce qu’il met de l’adoucissant dans sa machine ?
– M : Et ben au début, il en mettait un peu trop.
(rires)
Mais on l’a… C’est bon, on a pu le ramener dans le droit chemin quand même. Voilà un petit peu d’huile essentielle de lavande des fois ça suffit. Encore une fois, on va pas revenir là-dessus. On pourrait, on pourrait parler huit heures de l’adoucissant dans les machines. Me lancez pas sur l’assouplissant.
– B : Non.
– M : Non.
– Est-ce que vous voulez rajouter quelque chose par rapport au groupe ?
– B : Juste par rapport à Bernard. On va travailler avec lui bientôt, puisque le douze janvier on a une résidence. On fait une sortie de résidence le douze janvier, donc il sera là pour nous, filmer, faire une captation du concert. Donc voilà, ça continue avec lui.
– P : Voilà, c’est un peu retour vers le futur. C’est à dire que pour nous, ce sera dans le futur, mais pour ceux qui vont écouter le podcast, se sera dans le passé.
– Ah oui oui, non mais c’est pas grave, parce qu’on peut dire aussi que le vingt-et-un décembre vous serez au Michelet.
– P : On était, on était.
– Vous étiez au Michelet, mais vous avez loupé le concert. Moi, j’ai trouvé ça génial, j’ai adoré. D’ailleurs, je mets plus d’adoucissant dans la machine depuis.
– M : Voir ne pas en mettre du tout non plus !
– P : Y’a des nuances.
– M : C’est plus compliqué que ça.
– Voilà, c’est plus compliqué que ça donc, si vous avez besoin de conseils, on vous appelle. Un autre petit mot sur le groupe ? Hum, on sait que vous n’aimez pas les fruits de mer, que vous n’aimez pas les bouteilles en plastique et pas d’adoucissant, quoi ? C’est pas mal ?
– P : C’est pas mal.
– M : Les bouteilles en plastique quand même.
– P : On a un sponsor.
– M : On a un fournisseur.
– Oh ?
– P : On a un sponsor aqueux.
– Ah Badoit.
– B & M : Hum.
– Bulles rouges, c’est les fines bulles c’est ça ?
– P : Alors, c’est un sponsor officieux. Mais on peut quand même lui rendre hommage quand même.
– Je vois pas là-bas.
– P : Il se trouve que je, moi, je travaille pas dans la petite enfance, moi, moi, j’ai un métier sérieux. Je suis routier, je livre chez Badoit et le cariste de chez Badoit est très fan du groupe.
– B : Le cariste ou le charisme ?
– P : Le cariste, l’un n’empêche pas l’autre.
– J’avais compris le charisme.
– B : Moi aussi.
– P : Le… Il est très fan. Il vient nous voir régulièrement en concert et du coup, à chaque fois que j’y passe, il nous file des bouteilles d’eau pour le groupe, pour amener dans le camion quand on tourne, et tout ça. Donc, on a un sponsor aqueux.
– Ouais ! Avec des bulles.
– P : Avec des bulles.
– Avec des petites bulles ou grosses bulles alors ?
– P : Ah, il y a les deux.
– M : Mais je pense aussi, le charisme est fan de nous.
– P : Le charisme est fan de…
– M : Ben oui, il prend exemple.
– P : D’un d’entre nous ?
– B : Oui. Moi je dirais pas lequel.
– B : Pourquoi vous me regardez quand vous dites ça ?
– M : Ah regarde, il a des cheveux.
– B : Ben j’en ai.
– P : Bon on est en conflit mais…
– J’avais entendu un petit mot calvitie un moment donné,
– B : comment? Non
– M : Oui c’est vrai.
– Hein c’est vrai il l’a dit. Bon bref.
– P : Tu verras quand t’auras notre âge.
– M ; Il faut faire une bascule sur le leader du groupe. Mais c’est en train d’évoluer.

– Allez, on continue à Salut les Ponots !, on a un slogan c’est crache ta lentille ! Ouais voilà et donc en fait, je voulais vous demander si, on va déjà commencer par ça dans Crache ta lentille ! mais est-ce qu’il y a un événement pour vous qui est remarquable au Puy, ou qui se passe ailleurs et que vous aimeriez voir au Puy ? Ouf.
– P : Ben le vingt-et-un décembre, il y a le concert de Washing Machine au Michelet.
– Il y avait.
– P : Ah oui, c’est vrai, c’est passé, mais c’était un événement remarquable. Ah non comme ça pris de court là… J’aurais certainement une idée dans deux jours. Mais là !
– Ah oui, là ce sera ultra passé dans deux jours, mais c’est pas grave. Et est-ce qu’il y a quelque chose que vous changeriez au Puy ou en Haute-Loire ?
– M : On a dit pas de politique.
(rires)
– B : Ben ça va être dur.
– C’est marrant parce que l’invité juste avant vous, il a fait la même réflexion.
– M : On peut étendre à la région ?
– P : Pas de politique.
– M : J’ai pas fait de politique.
(rires)
B : Hum… Alors.
– Coupe au montage là. Coupé au montage.
– M : Montaaaage !
– Voilà, il avait oublié.
– B : Euh, par rapport à la musique… Enfin voilà, il y a des belles salles pour jouer mais elles sont souvent un peu réservées quand même aux gens qui habitent loin. Donc, il y a un théâtre magnifique, voilà, et c’est vrai que les petites salles et l’accès aux concerts, aux vrais lieux de concerts, aux grands lieux de concerts, n’est souvent pas réservé à ceux du Puy voilà. Et c’est un peu dommage on trouve.
– C’est un peu triste ouais.
– P : Oui c’est vrai que globalement…
– B : Sachant que… Attends…
– P : Oui, excuses moi.
– B : Sachant juste que, quand même, il y a une scène musicale en Haute-Loire qui est incroyable, vraiment incroyable. Il y a foultitude de groupes et puis avec des niveaux, quand même vraiment, vraiment intéressant. Donc, je trouve que c’est dommage qu’on ne puisse pas profiter de ça.
– P : Oui, donc j’allais dire qu’effectivement mais ça rejoint complètement ce que tu disais, que les… Alors je sais pas comment appeler, on va dire lque es acteurs principaux de la musique actuelle en Haute-Loire ont pas franchement le mode développement d’artistes locaux dans leur vocabulaire. Et c’est un peu dommage, et pour parler de la richesse musicale de la scène ponote, au mois de mars, quand on a sorti notre album, il y a quand même trois groupes locaux qui ont sorti un album le même mois.
– B : Il y avait de supers trucs.
– Ouais.
– P : Il y avait FFF et les Vieilles Valises en l’occurrence.
– Ouais, c’est ça.
– P : Donc cette scène, elle existe, elle se bat. Mais…
– B : Elle est obligé d’aller chercher ailleurs.
– M : Mais elle joue pas en Haute-Loire en fait.
– P : Mais elle joue pas en Haute-Loire.
– B : C’est dommage.
– Donc, ben ça c’est directement pour les… On a dit qu’on parlait pas de politique hein, c’est ça ?
– P : On a dit: les acteurs locaux.
– Les acteurs locaux.
– B : Y’a des comédiens ?
– Départementaux.
– P : Non mais y’a des guignols. Oh putain je l’ai dit.
– J’ai rien entendu moi.
– P : Montage !
– M : Ça ça va rester !
(rires)

– Alors, qui veut faire le dernier jingle ? Bon après, j’ai des petites questions sur la Haute-Loire, vite fait.
– Mike c’est le spécialiste ?
– M : Tu peux pas faire le jingle ?
– P : Mais si mais tu es le spécialiste.
– M : Ouais, c’est vrai !

Musique jingle

– M : Merci pour votre attention. N’oubliez pas l’adoucissant, c’est pas automatique.
– P : Mais c’est pas si simple.
– Et c’est pas fini, j’ai encore des petites questions.
– M : Mais ça continue encore un peu, restez connectés.
– Alors on y va sur des questions pour la Haute-Loire, donc je vais demander au hasard. Il y a quelqu’un qui habite au Puy là ou pas ?
– P : Légalement moi.
– Ah oui, eh ben, alors Peter. Faire trente six allers-retours le long de Bertrand de Doue entre seize heures trente et dix huit heures trente, où il y a plein plein de pollution là, ou alors descendre la coulée de la Bourianne en luge pelle ?
– P : Oh luge pelle, ça me parle.
– Ouais ?
– P : Ouais.
– La Bourianne ok ça marche. Alors Bernie.
– B : Ouais.
– Chanter une chanson de Rika Zaraï à mille pèlerins de Compostelle différents, ou chanter mille fois la chanson de Rika Zaraï a un seul pèlerin de Compostelle ?
– B : La première me ferait plaisir mais la deuxième est plus crédible.
– Ouais c’est ça hein…
– P : Parce que moi je suis une star dans ma tête.
– B : Y’a mille personnes, mais en réalité il y en a qu’une.
– Ah ok.
– B : Et donc je suis obligé de le refaire mille fois.
– Ah, il est poète en plus.
– P : Ah mais c’est un artiste.
– B : Ah oui, auteur compositeur, interprète.
– Alors Mike, remonter le courant de l’Allier en pédalo ou monter à la corde jusqu’au sommet du viaduc de la Recoumène ?
– P : T’as le pédalo quand même.
– M : Les pédales, elles tiennent bien ?
(rires)
– P : Pardon, private joke.
– M : Parce que ça va conditionner le reste de l’aventure.
– Elles seront solides.
– M : Elles seront solides, ben le pédalo.
– Le pédalo, ok, super. Peter, glace à l’artisou ou au fromage à la verveine ?
– P : Ah glace à l’artisou, sans hésiter. Il y avait, avant qu’il parte à Paris, François Gagnaire, en servait en pré dessert.
– C’est vrai ?
– B : Ah bon ?
– P : C’était merveilleux ouais. Au bleu de Valcivières, pas aux artisous mais dans le bleu de Valcivières y a des artisous. Ah ouais, c’est extraordinaire.
– Et ben voilà.
– P : J’aime manger aussi. J’aime pas que boire.
– On va demander de refaire une petite glace à l’artisou ou alors… Aux différents commerçants du Puy. Alors Bernie dormir avec une truite de Vourzac ou avec un boeuf fin gras du Mézenc ?
– B : Ah, c’est chouette le bœuf.
– P : Fais gaffe avec ta réponse.
– B : Pourquoi ? Non, le bœuf fin gras du Mézenc, j’aime bien.
– P : On en parlera à Madame Tapar.
(rires)
– J’avais pas pensé à ça en faisant la question. Alors, pour Mike, comme tu es une star, tu préférerais remplacer la statue de Lafayette pendant une journée où la statue Notre-Dame de France ?
– M : Il faut tenir le petit Jésus du mauvais côté ?
– Oui oui oui.
– M : Oh la statue de Lafayette plutôt. Ouais, c’est un peu plus épique, puis y a plus de circulation autour quand même.
– C’est sûr.
– M : On me verra plus.
– Pour une superstar, c’est peut-être…
– B : C’est pas vraiment une superstar en même temps Mike.
– Ah ouais ?
– B : Ben moins que moi en tout cas.
– Il l’a dit pourtant. Mais ch’ai pas s’il a… il a pas entendu, il a pas entendu. Donc du coup ça restera entre nous.
– M : J’irais écouter le podcast.
– Voilà, il écoutera le podcast. Alors, une dernière petite question ouverte pour le groupe entier, dans quel site aimeriez-vous jouer en plein air en Haute-Loire ? Bon parce que l’on sait qu’il y a des sites non en plein air maintenant, où vous aimeriez jouer, genre, le théâtre, où je ne sais pas, donc, site en plein air dans lequel vous aimeriez jouer en Haute-Loire ?
– P : Qui est pas forcément un site qui fait des concerts, un site n’importe lequel.
– Ah oui.
– P : Il y a des trucs jolis quand même. Oh le petit colorado là.
– B : je pensais à ça.
– P : Le Ravin de Corboeuf.
– B : Je pensais à ça.
– Le Ravin de Corboeuf.
– B : Parce que, nous, on aime bien respecter le… on aime bien respecter les couleurs dans les lessives, donc ce serait un lieu parfait.
– Mike d’accord  ?
– M : En plus, dans le petit village, à castel, juste en dessus.
– Y’a quoi ?
– P : Y’a un lavoir.
– M : Ouais, il est très joli.
– B : Pour la petite histoire, notre tournée en version électrique, ça s’appelle Lavomatic Tour, la tournée en version acoustique c’est Le Lavoir Tour.
– D’accord.
– P : Parce qu’on fait la lessive à la main.
– B : Et ouais.
– Non ?
– P : En acoustique.
– Avec la petite tapette, tout ça ?
– B : Et entre être et lavoir, nous on a choisi nous.
– P : Hooooo.

– Joli, c’est bientôt la fin, je vais vous libérer, ouf.
(rires)
Pour moi, je sais pas, pour les auditeurs… Est-ce que vous avez une expression, un dicton, vous pouvez m’en donner chacun un ou pas. Ou un seul, comme vous voulez. Petite concertation. Attention, attention.
– M : Pareil ça va arriver dans trois jours en fait.
– P : Pardon ?
– M : Ça va arriver dans trois jour ça.
– P : De quoi, le dicton ?
– M : Tu sais, on va y penser en dormant un jour, on va se réveiller dans la nuit, on va faire Ha putain !
– P : Et ben moi, j’en ai un qui n’a rien à voir avec le groupe, mais qui va être un hommage à mon papa et au patois local faè ta fourme mas èr e vio.
(rires)
Ce qui veut dire il fait chaud, mais l’air est vif.
– Ok par contre Peter faut que tu me l’écrives, parce qu’ on m’a déjà donné un nom en patois. J’ai essayé de trouver, tu vois le…
– P : C’est filmer à l’oral.
– Ah oui, mais je fais une transcription pour les personnes malentendantes, pour le site.
– P : Bah fourme comme la fourme d’Ambert.
– Il sait pas l’écrire, en fait.
– P : Non, je ne sais pas l’écrire.
– Bon, je l’écrirais comme je l’entends un autre petit dicton ? Tout à l’heure, on n’avait pas un petit mot, une expression…
– M : L’adoucissant, c’est pas automatique !
(rires)
– Pas mal, je retiens, et le dernier pour Bernie.
– B : Je sais pas quoi dire, Bonchoure.
– Et ben c’est top, est-ce que vous voulez rajouter quelque chose ?
– B : Merci.
– P : De rien.
– M : L’adoucissant, c’est pas automatique.
– Je vous remercie beaucoup et puis ben je vous dis à très bientôt, à bientôt.
– P : Merci.
– B : Salut la ponote.
– Ciao ciao !

Musique de fin

L’émission est terminée. Merci de votre attention. C’était le Washing Machine Club et Salut les Ponots ! On vous retrouve très vite sur la route. Gros bisous, on vous aime. Attention l’adoucissant c’est pas automatique.
– P : T’en fais trop, t’en fais trop !
– M : Et suivez-nous sur nos réseaux.
– P : Ah oui, bien !
– À bientôt !

Coups de coeur de notre invité