Temps d’écoute : 40’02 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Et aujourd’hui, je suis très contente d’être avec Claire. Comment vas-tu Claire ?
– Je vais super bien.
– C’est vrai ?
– Oui.
– Elle lit ma petite feuille pour essayer de voir si elle a des réponses. Y a pas marqué, je vais super bien tu vois.
– C’est ça.
– Alors Claire, je t’ai rencontré brièvement à un cours, un atelier design et en fait, quand je t’ai vu, tout de suite, je savais que j’allais t’interviewer, alors je n’avais pas encore fait de podcasts.
– Ok, comment je dois le prendre.
(rires)
– Très bien. Voilà, parce que Claire tu es quelqu’un de très pétillant je trouve, très dynamique et on a juste envie de te connaître.
– Ok. Merci.
– Dommage pour toi. Est-ce que tu peux te présenter un petit peu pour les auditeurs de Salut les Ponots ! ?
– Ouais. Et ben, je m’appelle Claire, je suis graphiste, musicienne et passionnée de plein de choses.
– Ouais, beaucoup.
– Ouais voilà, en Haute-Loire. J’habite en Haute-Loire.
– Tu habites où ?
– J’habite à Beauzac.
– Et tu nous accueille aujourd’hui chez toi.
– À Beauzac.
– Voilà, à Beauzac.
– Dans mon salon.
– Dans ton salon. J’ai pris les petites routes pour venir parce que je voulais absolument voir Bransac, Peyre… Enfin, tous les petits patelins qui a, que je connaissais pas. Voilà.
– Ok, c’est joli hein ?
– C’est joli.
– Ouais.
– Ça change de la RN88.
– C’est pas faux.
– Donc merci pour avoir accepté l’invitation et de m’inviter chez toi en même temps, du coup, et je voulais savoir quelle était ta relation à la Haute-Loire. Tu es née ici ou pas ?
– Alors moi je suis née à Firminy, donc pas spécialement proche, enfin si, proche de la Haute-Loire, mais pas en Haute-Loire. Par contre, j’ai ma maman qui est de Haute-Loire, de Saint-Pierre-du- Champ.
– D’accord.
– Et j’ai mon papa qui habite, qui habitait à Lavoûte-sur-Loire, Saint-Vincent, mais j’ai grandi à Saint-Etienne.
– D’accord.
– Et c’est qu’en deux mille cinq que je suis venue habiter à Beauzac.
– D’accord. Pourquoi Beauzac ?
– Pourquoi Beauzac, parce que mon mari, enfin mon futur mari, mon conjoint de l’époque avait une maison en rénovation à ce moment-là, une maison de bourg. On l’a toute rénovée et au bout d’un moment… En fait, je voulais absolument rester à Saint-Etienne, parce que ma vie était à Saint-Etienne, mes amis étaient à Saint-Etienne, la musique était à Saint-Etienne, le skateboard était à Saint-Etienne. Et à moment donné, en fait, je n’ai pas pu… C’était plus possible d’être à Saint-Etienne et d’avoir une maison en Haute-Loire. Donc, on a décidé de déménager et, en plus, j’ai trouvé du boulot à Monistrol à ce moment-là.
– Donc c’était parfait.
– Donc c’était le bon timing et je suis très très heureuse d’être en Haute-Loire.
– Ouais, puis c’est sympa Beauzac. C’est beau.
– Oui on y est bien.
– Merci Claire. Est-ce que tu as une anecdote sur la Haute-Loire ou le Puy? Des trucs qui te seraient arrivée.
– Du coup, donc, sur une anecdote, je pourrais peut-être parler justement de quand j’étais ado, donc mon père habitait Lavoûte-sur-Loire et je faisais du skateboard, que je fais toujours. Et à l’époque, il n’y avait pas de skatepark et y’avait rien, donc, ni ici à Beauzac, ni à Lavoûte, ni au Puy. Donc, je prenais mon scooter, j’allais jusqu’au Puy-en-Velay et j’allais sur les marches de l’office de tourisme pour faire du skate. C’était vers quatre-vingt-dix-sept, je pense, quatre-vingt-seize, quatre-vingt-dix-sept. Et ben pour faire, pour boucler la boucle finalement, ce qui est intéressant, c’est que maintenant, j’ai pu travailler avec l’office de tourisme dans mon métier. Donc, enfin c’est…
– Petit clin d’œil.
– Le petit clin d’œil, voilà.
– Ils t’ont vu skater quand t’étais gamine.
– Peut être.
– Ils se sont dit, celle-là, un jour il va falloir…
– On l’appellera.
– Voilà, tu vois. Je te l’avais dit dès qu’on te voit, de toute façon, on a envie de te connaître un peu plus. Bon, on va passer au confessionnal. Alors, je sais pas si tu es prête.
– Je suis prête.
– Mais avant le confessionnal, je vais te faire faire un petit jingle.
– Ok.
– Alors, tu es musicienne.
– Oui.
– On est d’accord.
– Je joue de la batterie donc, je ne sais pas si c’est très musical.
– Ton style de musique ?
– C’est plutôt le punk.
– Ah ben tu vois, j’ai l’outil idéal pour ça. Regarde hop là voilà, démerde toi pour faire un single punk-rock.
Musique jingle
– Ohhh, c’était pas mal bon elle a failli me détruire l’appareil, mais bon, c’est pas grave, il est encore en vie. Confessionnal Claire ?
– Allez.
– Tu peux rire si tu veux. Tu peux te lâcher. Gremlins ou E.T. ?
– Gremlins.
– Ah ouais ? C’est plus…
– Ils ont deux facettes.
– Ils te ressemblent plus qu’E.T. Quoi ,
– Ouais, c’est ça.
– Poule ou coq ?
– Poule, parce que les coqs, à cinq heures du matin, c’est mort.
– Tu dirais plutôt Allez les verts où Allez les bleus ?
– Allez les verts. J’ai grandi au stade.
– Oui c’est ça.
– Donc…
– T’as fait du foot toi même ?
– J’ai fait du foot.
– Quand t’étais petite.
– Ouais ouais.
– T’en as fait longtemps du foot.
– Euh… Jusqu’à treize ou quatorze ans je pense.
– D’accord et tu vas encore aller… Tu vas les voir encore les verts ou pas ?
– Plus trop non. Ben j’avais… Mes enfants étaient petits, donc c’était un peu compliqué, même si, quand j’étais gamine, mon père m’amenait alors que j’avais quatre ans, donc non, il n’y avait pas de soucis, mais là, pour l’instant non.
– Et tes petits font du foot ou…
– Pas du tout.
– Du skate ?
– Du skate.
– Ah ben oui.
– Forcément. Bérurier Noir, Syndrome Quatre-vingt-un, je ne sais pas si on dit eighty-one ou Les Sales Majestés ?
– Bérus.
– Les Bérus ?
– Oui.
– Ah ouais, classique, c’est un peu les…
– La jeunesse.
– Ouais voilà. Madeleine Larcheron ou Charlotte Hym.
– Charlotte.
– Ah, pourquoi ? Vas-y, dis moi.
– Ben, c’est une super amie à moi. Donc… Puis je trouve que elle représente dans le skateboard plein de choses que les gens imaginent pas. C’est-à-dire que elle est docteur en neurosciences, qu’elle est sportive de haut niveau. Elle a fait des jeux olympiques. Donc pour moi, en fait, c’est vraiment un modèle de quelqu’un qui a réussi dans tout et qui est super intéressante, hyper impliquée dans tout ce qu’elle fait et c’est un modèle quoi pour les femmes, je pense.
– Tu as fait un petit film documentaire.
– Oui.
– Bande de skateuses.
– Oui, c’est ça.
– D’accord. Et est-ce qu ‘elle y était dedans ?
– Oui, oui, elle apparaît. Je ne sais pas si elle a été interviewée, comme moi, je le suis, mais elle apparaît dedans oui.
– Par contre impossible de le revoir ce film.
– Il est sur Canal Plus.
– Il est sur Canal Plus, j’ai pas Canal Plus moi.
– Ouais, il est en disponibilité sur Canal Plus.
– D’accord, ok.
– Donc n’hésitez pas à le regarder, il est super.
– Masculin ou féminin ?
– Les deux.
– Les deux ?
– Ben oui, il faut les deux sur terre.
– Ah ben oui, ça c’est mieux. Design ou graphisme ?
– Ben pour moi le graphisme est du design. Alors, les deux.
– Soöruz, Santa Cruz, ou DC Shoes ?
– Santa Cruz.
– Ouais ?
– Ouais, déjà pour l’histoire de la marque.
– D’accord.
– Pour l’histoire de son illustrateur. Et puis pour les valeurs que véhicule la marque.
– D ‘accord. Et Soöruz, t’avais pas un petit truc toi avec Soöruz.
– Alors Soöruz m’avait sponsorisé quand j’étais plus jeune, donc pendant ma carrière professionnelle de skateuse, on va dire. Donc, oui, j’ai eu une période où j’étais chez Soöruz.
– Alors j’aime bien ma carrière professionnelle. Elle a quand même été championne de France, vice-championne d’Europe. Ma petite carrière de skateuse, t’es quand même une pionnière du skate en France.
– Oui, ben oui, il n’y avait pas beaucoup de femmes quand j’ai commencé, donc il y avait une place à prendre, en fait, tout simplement. Et moi j’étais là pour… Moi, j’avais envie de montrer que les femmes avaient leur place. En fait, quand j’ai découvert le skateboard, je ne savais pas qu’il y ait pas de femmes. Donc, moi j’ai commencé sans a priori. Et puis, quand j’ai commencé, je me suis… J’ai vite compris qu’il n’avait pas, vu comment on m’a accueilli à certains endroits. Donc, je me suis dit ce n’est pas normal. Et mon idée, c’était vraiment de se dire ben, je vais faire des compètes, je vais faire plein de trucs pour montrer que les filles elles existent, et si il y en a dans le public qui se disent ben y’en a une qui en fait ben du coup je vais en faire. C’était mon but, c’était ça quoi ?
– Puis vous aviez une petite crew, Poseuz Crew.
– Oui, c’est ça. Ouais, avec certaines copines, un peu toute la France et même un peu d’Europe d’ailleurs. On s’entendait très bien et du coup on allait sur des compétitions. On allait sur les compétitions, c’était l’idée, c’était de nous retrouver à ce moment-là, parce qu’il y avait une date qui était posée. Donc, c’était beaucoup plus simple pour nous retrouver. Mais la compète, on s’en fichait complètement.
Donc, on faisait des vidéos dans la rue, en streets, des vidéos du contexte, et après, j’avais fait un site internet avec, à chaque fois, un article, une vidéo, pour montrer que voilà, les filles étaient là et que chaque fois qu’il y avait une fille qui cherchait du skate sur, du skate féminin sur internet, elle pouvait tomber sur nos vidéos.
– Oui, le site existe toujours d’ailleurs, pas au nom de Poseuz Crew. Mais on le voit quoi.
– Ouais, il reste des archives en fait, il reste quelques archives, ouais c’est vieux, remis dans le contexte, je sais pas, faut voir.
– Non, c’est assez sympa oui, c’est très année quatre vingt dix du coup.
– Ouais, c’est ça, ouais c’est ça.
– Non, c’est pas mal, faut le voir quand même. Moi, je pense qu’il faut le voir. Donc Poseuz Crew voilà. Et vous êtes toujours en relation avec les filles de Poseuz Crew ou…
– Ouais. Alors on se voit presque plus, parce que chacune a une vie d’adulte.
– Voilà, c’est ça.
– Voilà un parcours professionnel et tout ça, mais on avec les réseaux sociaux maintenant, c’est beaucoup plus simple. C’est vrai qu’à l’époque du site internet, il n’y avait pas de réseaux sociaux.
– C’était forum plutôt.
– Voilà donc maintenant, on se suit beaucoup plus facilement avec les réseaux.
– Alors prochaine question guitare électrique ou batterie ?
– Alors moi, ça sera batterie pour l’instant, mais j’ai commencé par la guitare électrique.
– D’accord.
– Dans mon premier groupe.
– Et t’as préféré la batterie pour une raison particulière ?
– Alors la guitare j’en ai fait, je savais faire un accord. On faisait du punk, de toute façon, un accord, c’était suffisant. Et voilà, après, la batterie j’ai eu… J’aime bien les deux, mais la batterie, je trouve que c’est beaucoup, ça a beaucoup plus d’intensité en fait.
– Ah oui c’est assez physique, je t’ai vu jouer, c’est… Ouais, tu dois mouiller le maillot.
– C’est ça en fait. Je trouve que j’arrive mieux à ressortir, en tout cas ce que j’ai envie de donner dans une…
– Ça te ressemble plus.
– Ouais voilà et puis je suis derrière. Je suis pas devant donc, c’est bien.
– Tu peux nous dire ton nom de groupe ?
– Donc, mon groupe s’appelle Painful Places.
– On en parlera un petit peu plus tout à l’heure.
– Ok.
– Allez, super. Alors le Bowl du Prado, le Skate Plaza à Vancouver ou… Non, c’est déjà pas mal.
– Le Bowl du Prado.
– Ouais t’y es allée déjà ?
– Bien sûr, je me suis fait mal là-bas aussi. J’y ai passé beaucoup de bons moments. Il y a eu plein de compétitions magnifiques. Le Bowl Rider, et puis il y a plein de skaters, super là-bas, il y a une super ambiance, il y a vraiment quelque chose qui se dégage de Marseille et des skaters de là-bas quoi. C’est vraiment une famille, c’est vraiment quelque chose.
– Oui, les personnes sont très liés dans le skate, comment ça se passe, où c’est plutôt individualiste ou…
– Non, en fait, c’est un sport individuel mais qui se pratique en groupe.
– Ouais.
– T’es tout seul, en fait sur un bout de trottoir. Bon ben, on s’emmerde vite quoi, et on lie beaucoup, on a beaucoup de liens les uns avec les autres. Quand… Voilà, on se rapproche selon nos appétences, nos caractères, les choses qu’on aime, les nos valeurs et, en fait, c’est une grande famille.
– Oui puisque, comme tu l’as déjà dit, dans le skate, c’est pas juste un sport quoi, c’est une culture, c’est… Il y a l’art, la musique, il y a beaucoup de choses.
– C’est ça. En fait voilà, moi le skateboard, c’était mon point d’entrée sur un monde nouveau quoi. Ça m’a permis de découvrir l’illustration avec les planches de skate. Ça m’a permis de découvrir la musique avec les vidéos, ben voilà, des groupes de punk à l’époque.
– Vas-y tousse.
– Pardon. Donc oui, des groupes de punk. Aussi plein de métiers qui gravitent autour. Ben, le design, filmeur, photographe, enfin, ch’ai pas, y’a plein de façons d’être lier au skateboard sans en faire. Il y a aussi, être professionnel, prof, diriger une association.
– C’est un monde très vaste.
– Ouais, c’est ça.
– Alors prochaine question…. Oh !
Sonnerie de téléphone
– Pardon.
– Une petite musique.
– Désolée.
– Oh ça m’est arrivée, la dernière fois c’était moi. Ça peut m’arriver tout à l’heure, hein, j’ai pas éteint non plus. C’est les aléas du direct qui sera rediffusé plus tard, tu vois en replay mais qui restera du direct quand même. T’es plutôt coup de cœur ou coup de tête ?
– Les deux.
– Ouais.
– Les deux. J’aime bien pousser ma gueulante, mais j’aime bien… J’ai un petit côté aussi fleur bleue.
– Noir ou rose ?
– Noir.
– Alors là, j’avais Denis, Franck ou Jérôme.
– Donc la question, c’est les autres membres de mon groupe.
– Voilà.
– Mais je vais choisir Denis, parce que c’est mon mari.
– Ben oui voilà, sinon ça serait un petit peu conflictuel. Alors après en photographe, je vais te demander, j’espère que tu connais les deux, Hugh Holland ou Grant Brittain.
– Grant Brittain.
– Grant Brittain ?
– Ouais.
– Ouais ?
– Mais je rajouterai Fred Mortagne, qui est de Lyon.
– Ah ben voilà.
– Et qui est vraiment un très grand photographe.
– Ah parce que moi j’avais Clément Le Gall, ou Kévin Métallier, du coup, ouais, donc, je vais rajouter, celui là aussi, je ne savais pas trop. Donc…
– Grant Brittain, oui…
– C’est un peu le…
– Oui, ça fait partie des des grands photographes…
– Mythiques, un peu du skate.
– C’est ça, mais qui font beaucoup plus de choses que juste le skateboard. C’est vraiment… Leur art va beaucoup plus loin.
– On consultera leur site instagram, tout ça.
– Oui, allez-y.
– Donc, je vais te demander championne de France plutôt ou vice-championne d’Europe ? Tu te fous un peu des titres, d’après ce que j’ai compris.
– Voilà.
– C’est ça ?
– Skate avec mes potes.
– Skate avec mes potes voilà. Est-ce que il y a un endroit où tu rêverais de skater ? L’endroit le plus fou où tu aimerais bien skater, où tu aurais bien aimé skater ?
– Ben j’ai déjà quand même beaucoup voyagé.
– Alors l’endroit le plus fou où tu as skaté peut être alors ?
– Dans le désert australien.
– Ah ouais ?
– Il y a un film dans un dish, donc c’est une retenue d’eau, c’est des pans inclinés en béton.
Et on le voit dans un film, un grand film australien, je me rappelle plus le nom, d’ailleurs. Bref, j’ai fait du skate dans cet endroit, en plein milieu du désert.
– Génial.
– C’était trop bien, c’était pour mon voyage de noces.
(rires)
On avait nos planches, bien sûr, et les gens sur place ne comprenaient pas.
– T’étais en robe de… non t’avais quitté la robe de mariée quand même hein ?
– Oui oui.
– Tu t’es pas mariée avec une planche de skate au pied ?
– Alors j’ai pas eu le temps de faire la photo avec la planche. Par contre, j’ai fait un concert de punk hardcore le soir de mon mariage.
– Ah, tu t’es fais toi-même ta musique pour ton mariage.
– Oui, oui.
– D’accord ok.
– Ouais ouais.
(rires)
– Donc les mariés ont mis l’ambiance.
– C’est ça.
– Alors que c’était le jour du mariage.
– Au lieu de distribuer des dragées, on a distribué des boules quiès.
– Bon ben c’est bien.
– Voilà.
(rires)
– Si jamais vous vous remarier à nouveau.
– Oui, pour nos vingt ans de mariage, pourquoi pas.
– Ouais voilà, tu feras la même chose.
– Ouais.
– D’accord. Bon. C’est original.
– Ben, enfin moi, je me dis, on fait ce qu’on veut- en fait, il y a aucune règle. Donc,pourquoi se mettre des règles alors que on s’en fiche quoi.
– Vous préférez jouer de la musique plutôt que de danser.
– Oh, on a dansé après.
– Vous avez dansé après.
– Oui.
– Bon, quand même. Non, parce qu’il y a la danse des mariés tout ça.
– Bah oui, bien sûr.
– Le porte jartelle… La jartelle.
– Ben voilà, évidemment, il a fallu faire…
– La jartelle, tout ça. Le classique, tu n’y as pas échappé.
– Si. Non non, ça va.
– Ok. Bon allez, on va continuer cette fois-ci, je vais te poser des questions sur la Haute-Loire. Alors là, comme on est plus sur Beauzac, au fin fond de la Haute-Loire j’allais dire, à la frontière. Aujourd’hui, on a le droit de ne pas rester sur le Puy pour les commerçants.
– Parfait.
– Donc, je vais te demander Claire si tu as un commerçant en Haute-Loire à nous conseiller, voilà, un petit coup de cœur.
– Ouais alors un commerçant vraiment cool chez qui je vais souvent. C’est Wood Street qui est à Monistrol. C’est un magasin de streetwear, de planches de skate, d’accessoires de skate, des chaussures, des maillots, enfin, il a plein de trucs.
– Il a plein de trucs, il est de bons conseils.
– Ouais, il est super cool et on passe toujours un bon moment dans ce magasin.
– Est-ce qu’il fait lui-même du skate ?
– Tout à fait.
– D’accord, il a testé avant de vendre.
– C’est ça.
– C’est mieux.
– Ouais ouais, des spécialistes.
– Donc, rappelle le nom.
– Wood Street.
– Ok, est-ce que tu as un autre commerçant ou resto-bar sur Monistrol ou ailleurs.
– Restau sur Monistrol ouais, il y a le Good Times.
– D’accord.
– Qui est tenu par des amis aussi et qui est un super endroit où on mange des burgers de folie et de la viande trop, trop bonne. Et puis ils font un karaoké box donc ça, c’est trop cool, entre pote on rigole vraiment. C’est très, très drôle quand on commence à chanter Rage Against The Machine ou les Guns N’Roses par exemple. En karaoké, c’est très très drôle.
– En karaoké, ça doit pas être mal oui.
– Non, c’est génial. Et puis il y a aussi des… Comment ça s’appelle, faut deviner le nom du…
– Des quiz ?
– Ouais, voilà le nom du de l’interprète.
– D’accord.
– Voilà, il y a ça, et il y a un laser game aussi. Donc il y en a pour tout le monde en fait, c’est…
– Tout au même endroit ?
– Ouais, tout le monde peut s’amuser, c’est génial.
– D’accord, mais c’est presque un parc d’attractions quoi en fait.
– C’est ça. Avec le resto et tout.
– Génial.
– Et il y a des concerts aussi.
– Ah mais c’est bien parce qu’on reste toujours un petit peu au Puy, tu vois, du coup, on sait qu’il se passe des choses ailleurs qu’au Puy.
– Oui.
– C’est pour les ponots, pour leur dire d’aller voir ailleurs un petit peu de temps en temps et… Voilà.
– Bien sûr, ouais ouais.
– Vous entendrez peut-être Claire chanter Rage Against The Machine.Tu veux faire une petite chanson là ?
– Euh non ça ira.
– Non c’est bon, d’accord, ok. Tant pis pour moi. On va passer maintenant… Association du Puy ou de la Haute-Loire.
– Ouais alors, sur le Puy, je pourrais citer, bien sûr ACUSAV. Parce que c’est l’association qui met en avant les sports urbains leBMX en premier lieu, puis le skateboard, et puis avec le projet de skatepark, ils ont fait un super boulot. Donc, déjà, un grand bravo à eux d’avoir géré ce projet, parce que je sais que c’est pas facile. J’ai l’habitude de…
– De gérer des projets.
– …De ce genre de choses. Et un grand bravo pour le travail qu’ils ont fait. Et enfin, avoir le Puy-en-Velay sur une carte de France du skateboard et du BMX quoi, parce que ça, ça manquait en fait dans la région-) il n’y avait strictement rien, enfin presque rien.
– Parce que tu as un petit skatepark à Monistrol.
– Ouais mais alors, il est dans un état pitoyable. Pour moi, il est dangereux.
T’as la rampe qu’ils ont installé il y a quelques années, qui est très très bien, mais tous les modules qui sont en dehors de cette rampe, sont très difficiles à utiliser.
– Toi, les mairies t’ont un peu contacté, certaines mairies pour les skatepark.
– Oui.
– Je crois hein, c’est ça ?
– Moi j’ai bossé sur le projet de Aurec-sur-Loire, par exemple.
– D’accord.
– A Saint-Etienne aussi, sur le projet de Saint-Etienne, tout ce qui est parc extérieur. Et puis après, avec mon asso, on a ouvert un skatepark intérieur.
– Tu peux donner déjà le nom de ton asso.
– Ouais.
– Dire où elle se situe ;
– Ok. Donc, l’association, c’est School Yard Riders, c’est une association qui est à Saint-Etienne. Donc c’est un petit peu loin, mais il y a des ponots qui viennent.
– On en connaît.
– On en connaît. Et là, on vient d’ouvrir un skatepark couvert de mille mètres carrés, associatif. Donc venez nous voir.
– Et où tu me disais que vous avez fait vous-même…
– On a fait nous même…
– Les modules.
– On a créé nous-mêmes les modules, on les a montés nous-mêmes. Voilà, on a tout fait avec tous les bénévoles.
– Le podcast passera après l’inauguration, puisque c’est la semaine prochaine.
– C’est samedi.
– C’est samedi.
– Donc, samedi seize novembre.
– Le seize novembre. Donc, il sera ouvert quand vous entendrez le podcast.
– C’est ça.
– Donc, il y aura plus d’excuses.
– Ouais.
– Tu nous donnes l’adresse ?
– Il est rue de l’Université, donc, c’est le gymnase Métare Sud-Est, au-dessus, juste vers l’IUT.
– D’accord.
– Voilà.
– Facile à trouver.
– Très facile à trouver ouais.
– D’accord.
– Puis sur internet, sur instagram, vont nous trouver. Il y a toutes les infos.
– Ouais, si on ne sait pas, on demande à ACUSAV.
– Exactement.
– Et leur association date de quand, tu sais à peu près ACUSAV ?
– Ça fait un petit moment aussi, parce que il y avait des projets depuis de longue date. Il y avait aussi un projet de skatepark couvert il y a quelques années, qui a malheureusement pas abouti. Je ne connais pas l’année de naissance de l’association.
– C’est pas grave, déjà ils on réussit à faire monter ce skatepark déjà, ils font aussi des petites, des manifestations de jour, mais aussi, je crois, des nocturnes.
– Oui oui oui. Après y’a des cours, voilà, il y a plein de choses. Donc, il professionnalise aussi un peu, et c’est ça qui est intéressant, en fait, de se dire que, sur ces sports, qui sont un petit peu en dehors des sports…
– Classique.
– …Normaux, c’est un peu marginal. On arrive finalement, à le « professionnaliser » en donnant des cours et c’est bien. On peut en faire son métier quoi.
– Oui, puis, ça peut rassurer les parents quand…
– Tout à fait.
– Voilà, quand ils amènent leurs enfants, parce que quand tu vas au skatepark au Puy, il y a toujours des enfants, même des petits, en trottinette. C’est limite dangereux, parce que les parents les laissent aller partout, bon, ils vont pas dans le bowl. Enfin, j’en n’ai pas encore vu hein.
– Vu la taille du bowl. Non, alors ouais, le gros problème des skateparks, malheureusement, c’est que les gens pensent que c’est un parc pour enfants, un parc ouvert à tous, alors que il y a un règlement à l’entrée. Et que les gamins n’ont pas le droit d’y aller avec leur draisienne. Enfin, les draisienne, si ça peut passer si ils sont accompagnés, mais par exemple, la dernière fois j’en ai vu un au Puy, il avait le tracteur en plastique quoi, et la moto en plastique.
– D’accord,
– T’as des trucs de gamin quoi.
– Ah j’avais pas vu encore ça.
– Alors, quand un skater ou un vélo arrive à pleine vitesse. Ben là, le gamin, il peut vraiment être blessé quoi.
– Il est peut être précurseur un tracteur sur un skatepark écoute.
– Oui, oui, oui.
– Voilà, hein ?
– C’est pas faux. Mais les gens se rendent pas compte. En fait, voilà, c’est souvent, je fais le parallèle, c’est est-ce que vous mettrez votre enfant sur un terrain de rugby.
– Ou sur une autoroute.
– Ou sur une autoroute oui… Pendant que les gens jouent au rugby en fait. Vous le mettez avec un ballon de foot juste parce que, en fait, le truc, il est ouvert au public. Non, il faut vraiment respecter des règles, hyper important.
– Surtout que ça peut aller assez vite et les chocs peuvent être violents surtout avec des enfants.
– Mais c’est très violent, très, très violent. Ah oui.
– Ils ont une partie du skate, ou c’est plus des petites bosses donc là peut être que…
– Alors là dessus oui, c’est plus adapté, ouais, mais pareil faire attention, parce que quand on arrive en vélo ou en skate, on arrive très vite. Donc, c’est, c’est pas… Il y a des règles, en fait.
– Il faut déjà maîtriser un petit peu son vélo, quand même.
– C’est ça.
– Mais c’est vrai que t’as pas mal de draisienne, quand même.
– Ouais.
– Pas mal, de trottinettes, tout ça, tout ça. Une autre asso ou… ?
– Oui, sinon il y a les Rusty Blades à Monistrol. Donc là, c’est une asso de… Pour faire des balades à moto. Il y a aussi de l’organisation de concerts, enfin, plein de trucs autour du rock, de la moto.
– Parce que tu fais aussi de la moto.
– Oui, et on a joué aussi l’année dernière sur le festival qu’ils ont organisé à Monistrol…
– D’accord.
– … À la Capitelle, et donc il se passe plein de choses aussi avec cette association qui lit aussi les gens entre eux pour partir faire des balades, organiser des marchés de pièces.
– D’accord, c’est sympa.
– Ouais, c’est super bien.
– Et leur festival, ils le font à quelle période ?
– C’est en juillet je crois, fin juin, fin juin-début juillet.
– On mettra les coordonnées comme tous tes coups de cœur sur le site.
– Ok.
– Sur l’annuaire.
– Très bien.
– Les personnes pourront retrouver facilement.
– Ok.
– Ok. Alors artiste, est-ce qu’on parle d’artistes ?
– Oui.
– Vas-y. Qui est-ce que tu veux me citer en premier, on parlera de ton groupe à la fin.
– Oui, oui oui. Ben, moi j’aime beaucoup Manu Léger et sa fille Mattis. Voilà qui font…
– Qui seront passés juste avant toi, un peu avant toi dans le podcast.
– Parfait, la boucle est bouclée.
– Tu peux dire qui ils sont voilà, comment tu veux les présenter toi.
– Ben, je sais pas comment les présenter. Mais Manu est prof d’arts plastiques. Il fait plein de choses, ben lui déjà de son côté, puis aussi avec ses élèves, et je trouve que c’est super intéressant, justement, de voir ce qu’il arrive à faire faire à ses élèves et puis ce qu’il fait en photo et tout.
– Ah oui, avec un Nokia trente-trois-dix quand même.
– Non, mais c’est, enfin voilà, je trouve que c’est génial et Mattis, enfin, moi je l’admire vraiment aussi. Ben déjà, elle a fait des photos de son trip donc au Cap Nord, et voilà partir, partir au Cap Nord comme ça seule…
– À son âge.
– Ouais, je trouve ça juste génial en fait ça… Fiou…
– Ouais.
– J’adore. Donc vraiment, je trouve que c’est des gens qui sont hyper intéressants et qu’il faut connaître.
– Ils te l’ont pas dit tes enfants, demain ils partent.
– Ils sont un peu petits quand même.
– Ils sont un peu petits là oui. On va attendre quelques années hein ? Dans dix ans peut-être ?
– Dans dix ans oui.
– Ok ça marche. Parce que je demandais justement à Manu, ce que ça faisait d’avoir sa fille qui partait, comme ça, mais voilà non, il est assez serein.
– Après, je pense que ça fait partie de…
– De leur façon de vivre ?
– De la façon de vivre ouais donc, je pense que c’est la continuité en fait, tout simplement.
– Un autre artiste ?
– Un autre artiste ben plutôt dans le graphisme. J’aime bien le travail de Manoël Verdiel, par exemple.
– Ouais.
– Qui est de Beauzac aussi. Enfin, qui est de Beauzac, qui habite à Beauzac.
– J’ai l’impression qu’il y a pas mal de graphistes à Beauzac.
– Ben on est… Ouais, y’a…
– Y’a un petit nid.
– Y’a un petit nid ouais. Je suis la première arrivée hein ?
– Ah oui, ils t’ont… Mais c’est sympa Beauzac. Moi aussi en venant je me suis dit tiens, c’est pas mal, je vais peut-être venir ici pour arriver à percer dans le métier, Beauzac, j’arrive.
– Mais voilà, Manoël fait beaucoup de design, c’est du flat design d’illustration et il a un style que j’adore quoi.
– Il a fait une une de Bonjour Marcel.
– Oui.
– Il y a, je sais plus c’était quand, l’année dernière, peut-être avant même.
– Oui.
– Je sais plus, moi je l’ai connu comme ça à la base. Et oui, il est un petit peu sur le Puy aussi un petit peu sur le Puy.
– Oui, je crois qu’il est un petit peu à la Brasserie du Digital.
– Oui, à la Brasserie du Digital, il me semble, et pareil, on regardera. Il fait des illustrations, beaucoup, il fait des commandes aussi je suppose.
– Ben c’est beaucoup, c’est sur de la commande surtout, mais il a un style, en fait, qui…
– Est bien à lui.
– Ouais, qui est bien à lui, qui marche bien. Très chouette.
– On a tout dit ?
– Oui.
– Presque. Non, ton groupe !
– Mon groupe. Oui, oui, on est des artistes.
– Oui.
– Dans un certain point de vue.
– Mais non pas du tout. Style musical.
– Donc style musical, on joue du hardcore, punk-hardcore, donc, c’est du métal qui est assez rapide et qui est assez bruyant. D’ailleurs pour l’anecdote. On répète donc dans mon garage et je crois que c’était une des premières fois, on répétait dans le garage. On a cassé une vitre.
– Ah d’accord !
– Donc… Parce que les vibrations…
– Étaient trop importantes.
– Étaient trop importantes ouais.
– C’est ta vitre qui était pas aux normes.
– Voilà, on va dire ça. Donc, je jouais… genre deux jours plus tard, je passe devant la vitre, qu’est-ce qui s’est passé ? Il y avait un grand…
– Une grande fissure.
– Une grande fissure et c’était après une répète. Bref. Donc, c’est pour vous donner l’idée un peu de ce que ça peut être.
– Le nom du groupe ?
– Painfull Places.
– Ok. Et est-ce que c’est vous qui faites vos propres chansons, vous faites des reprises ou comment ça se passe ?
– Non, on compose tout.
– Vous composez tout ?
– On compose tout ouais. Ben souvent il y a, soit le guitariste, soit le bassiste qui arrive avec peut-être un petit riff, un petit quelque chose, un air, comme ça. On le travaille ensemble à la basse, à la guitare. On ajoute quelques, quelques notes, quelques… Voilà, on compose le morceau, après moi la batterie, je viens dessus, je fais un rythme selon la rythmique qui me vient. On modifie aussi le riff.
Voilà, ça se compose tous ensemble. Après, il y a la voix qui arrive.
– Est-ce que vous avez des inspirations, des groupes… ?
– Alors, on a plein d’inspiration, mais c’est plutôt des groupes d’avant, donc ils sont pas trop connus du grand public. Mais je pourrais citer Terror, par exemple, c’est…
– Oui, c’est bien pour les personnes si elles veulent un petit peux…
– Bien sûr.
– Déjà, elles écouteront ton groupe, si c’est trop fort, elles mettront un petit peu des boules Quies.
– Voilà. C’est ça.
– Et si c’est trop rapide, elle mettront au ralenti sur la vidéo youtube. Comme ça, ça finira par être un slow.
– C’est vrai que j’ai jamais écouté au ralenti, ce que ça donnait.
– Voilà, essaye. Donc oui, tu m’as dit en groupe pardon…
– Oui, après, il y a des groupes comme Converge, des groupes Refused, Sick Of It All. Voilà.
– Ok oui, ça me parle, moi tout à fait. Je les connais tous.
– Là, c’est un microcosme cette musique, c’est quand même très ciblé.
– Toi, tu avais pris des cours de musique avant ?
– Ah, non, non, non, non, jamais. Ben comme je disais tout à l’heure, j’ai pris une guitare. On était un groupe de trois filles, on voulait juste faire notre truc, donc j’ai fait un riff. On composait des morceaux comme ça, je ne savais même pas accorder ma guitare. Franchement, c’était… On a fait des concerts, on s’en fichait complètement. C’était vraiment du punk. Mais l’idée, c’était de se faire plaisir et le reste…
– Même si l’auditoire… C’est mieux.
– Ben l’auditoire était plutôt…
– Réceptif ?
– Réceptif. Ouais. Voilà, on a fait plein de concerts. Puis après, j’ai eu envie me mettre à la batterie. Et c’est un instrument qui me plaît plus.
– Vous tournez un peu là sur la région, le département… ?
– En région pas trop, plutôt la France.
– Plutôt la France ouais ?
– Dimanche on joue à Limoges, par exemple.
– D’accord.
– On a joué à Lyon la semaine dernière. Donc, ça dépend vraiment des moments. On va aller en Bretagne, enfin on fait… Ici, y a pas énormément de concerts sur… La Haute-Loire, on a joué au Good Time, justement, alors ça a été très drôle parce que c’était… Il y avait des gens qui mangeaient devant nous, en fait, qui buvait une bouteille de champagne, il y en avait un qui avait son sonotone. Donc c’était, c’était super drôle. Mais on a passé un très bon moment. Et puis ben, on a joué à Saint-Etienne aussi, le mois dernier, par exemple, mais c’est vrai que la Haute-Loire, pas beaucoup d’endroits pour jouer. Je ne sais pas si y a pas du tout de public pour ce style musical. Il n’y a pas beaucoup d’associations non plus. Donc, c’est vrai que l’un et l’autre font qu’on joue pas trop ici.
– Y’a peut être un petit truc à changer.
– Ah oui, oui, ben on est open.
– Parce que tu vois, je demande si, voilà, il y a quelque chose que tu changerais en Haute-Loire, du coup…
– Et ben oui, avoir des bars associatifs, peut-être avec des concerts, alors que pas du punk-rock, ça peut être du hip-hop, ça peut être de l’électro, ça peut être plein de choses. Mais voir des trucs très éclectiques et un peu underground quoi.
– On fait un appel au bars restos du Puy.
– Oui. Ouais, ça serait bien.
– Ouais, carrément moi je viendrais vous voir.
– Avec plaisir.
– Oh, je peux me déplacer après aussi, y’a pas de souci. Et est-ce qu’il y a un événement que tu trouves remarquable en Haute-Loire ou qui n’est pas Haute-Loire et que tu aimerais qu’il se fasse, soyons fous, qu’il se fasse ici, tiens, au Puy-en-Velay, place du Breuil paf !
– Ok. Ben soyons fous alors, on importe un événement qui existe ailleurs, par exemple comme le Hellfest.
– Ouais.
– Donc ça me plairait bien de voir un public comme le Hellfest dans une ville comme le Puy-en-Velay. Je pense que le… Comment dire le… L’histoire de la ville et tout ça.
– Ça pourrait matcher.
– Ça pourrait matcher ouais.
– Ben écoute, on a bien le Roi de l’Oiseau, ça marche très bien.
– Ouais, bien sûr.
– Voilà donc pourquoi pas.
– Un petit festival de metal, ça serait bien.
– Bon, on distribuera des boules quies à ceux qui veulent pas… Voilà. Mais sinon, ce serait pas mal. – Ouais, ouais.
– De toute façon les animaux du Jardin Vinay, ils risquent plus rien. Maintenant, là, c’est bon, avec les Nuits de Saint-Jacques et tout ce qui se passe autour, on m’a dit t’inquiète pas, Stéphanie, ils ont l’habitude. Maintenant, tout va bien. Je voulais appeler la SPA tout ça, on m’a dit non c’est bon, ils risquent rien. Donc ça serait bien qu’il change un peu. Voilà qu’il y ait d’autres concerts aussi.
– Ben oui que voilà, qu’il y ait une scène un peu plus éclectique ouais.
– Il y a un petit peu laNuit.art, mais je crois, c’est plus électro, choses comme ça, qui voilà, qui commence à amener des jeunes, qui commencent, qui essaye d’amener un style musical différent. Donc…
– Ok.
– Pourquoi pas du hard-rock, du métal, du hard-core… Moi, j’aimerais bien.
– Une musique un peu extrême.
– Ouais. Ça marche. Tu veux rajouter quelque chose?
– Merci à toi.
– Ah non mais c’est pas fini.
– Ah mince alors. Elle était contente, ouais c’est fini. Je vais te demander de refaire un petit jingle.
– Ok.
– C’est bientôt la fin Claire.
Musique jingle
– Plus soft.
– Là elle me le fait à la comptine maman. Voilà ça a changé. Après avoir parlé de la Helfest, voilà ce qu’elle nous fait comme jingle. Merci, Claire. Haute-loire, tu connais bien la Haute-Loire ?
– Oui, très bien.
– Ok.
– T’irais plutôt à l’Embarcadère à Vorey ou à la Grenette à Yssingeaux ?
– Plutôt la Grenette.
– Ouais.
– C’est le cinéma ?
– Hum.
– Le cinéma.
– Le cinéma voilà, un peu centre culturel, parce que finalement ils ne font pas que cinéma.
– Oui.
– Ouais ok. T’aime bien Yssingeaux ?
– Pas spécialement, j’ai pas d’accroche spéciale avec Yssingeaux.
– Ouais.
– Mais c’est une jolie ville.
– Tout est dit. Le Mézenc ou l’Emblavez ?
– L’Emblavez.
– Tu dis l’Emblavez hein ? Parce que des fois c’est l’Emblavé, certains disent l’Emblavé.
– Moi j’ai toujours dit l’Emblavez.
– D’accord.
– Ben j’y ai grandi un peu donc… Arsenac, si tu m’entends.
(rires)
– Spéciale dédicace. Le château de Lavoûte-Polignac ou le château de Chalencon ?
– Chalencon.
– Ouais ?
– Je le trouve plus…
– Plus stylé, plus vieux ?
– Ouais un peu… Moins haut de gamme, c’est pas le mot.
– Ah, moins prout prout ?
– Moins prout prout voilà, très bien.
– Moins prout prout c’est bien.
– Moins prout prout ouais.
– Moins prout prout avec le pont du diable qui est en dessous.
– Je trouve que c’est un paysage qui est plus…
– Mystérieux.
– Ouais, c’est ça.
– Hein, t’as vu ? J’y suis allée, c’est pour ça. C’est vrai que Lavoûte, je me suis arrêtée un peu devant la porte, c’était fermé de toute façon, et du coup, je pourrais rien en dire. Alors je vais te parler de deux femmes qui sont nées en Haute-Loire. Après, il y en a une qui n’est plus là, mais bon. Johanne Defay pour le surf qui est née au Puy-en-Velay, qui maintenant est à la réunion quand même, parce qu’on se demandait oui en faisant du surf au Puy où elle pouvait en faire.
– Elle est juste née au Puy.
– Elle est juste née au Puy quoi, c’est tout, mais bon ou Germaine Tillion notre résistante ? Ah la la, personne ne connait Germaine. Ahlala, c’est ma préférée.
– Ben les deux hein.
– Tétais obligée parce que j’ai dit que Germaine c’était ma préférée, c’est ça ?
– Ben non parce que l’histoire est différente.
– Ouais voilà.
– Germaine forcément, parce que c’est une résistante et que c’est l’histoire, c’est notre histoire et Johanne c’est le surf quoi, c’est trop bien.
– Du moment que ça glisse, c’est parfait.
– Et puis voilà, c’est une femme, elle est ponote. Et voilà, elle a mis en valeur le sport, la France, donc…
– Oui aux derniers JO.
– Ouais c ‘est ça.
– D’ailleurs, tu as porté la flamme, toi, dis donc.
– Oui, j’étais, je faisais partie des porteurs de flamme. Ouais, on était en groupe nous.
– D’accord.
– Donc, c’était très… Quel mot je peux dire ? Je pensais jamais faire ça dans ma vie, en tout cas, donc…
– Inattendu.
– Très inattendu ouais.
– D’accord, c’est donc, c’est parce que tu es, tu peux dire que tu es présidente de la commission nationale de skate.
– Oui, c’est ça, ouais.
– C’est ça, c’était dans ce cadre-là ?
– Ouais, c’est ça, en fait. Ben comme la fédération était à Bordeaux. Ils ont fait un passage de flamme à Bordeaux avec Vincent Milou, qui était aux jeux olympiques, Lucie Schoonheere qui était aux JO aussi et on était tout un groupe de skateurs à être autour de la flamme et à se passer la flamme et tout ça. Et voilà moi étant élue à la fédération et représentante de mon sport, ben du coup, j’ai participé.
– Alors j’ai pas vu ton passage, mais tu l’as fait en skate ou…
– Ouais, on était en skate.
– En skate vous étiez.
– On était tous ensemble en skate. En fait, on suivait Vincent Milou qui tenait la flamme. On était tous ensemble sur le skatepark après.
– Vous n’aviez pas peur qu’elle s’éteigne ?
– À priori, c’était fait pour.
– T’avais des allumettes, sinon dans la poche et tout.
– Et là tu vois, j’ai le cadeau de porteur de flamme juste derrière, juste derrière nous.
– Ah ouais génial. Je suis la seule à le voir nananère. Voilà c’est ça qui est bien avec l’audio, y’a pas de visuel. Donc c’est parfait, tu peux me la péter comme ça. L’Allier ou la Loire ?
– Ben la Loire !
– Oui, ouh, la la.
– Beauzac, Confolent.
– Elle m’a lancé des éclairs.
– La Loire.
– Non mais c’est la première fois qu’on me dit la Loire donc je suis contente.
– Ah bon ?
– J’adore aller me baigner dans la Loire. Tout le monde me parle de l’Allier, parce que…
– C’est beau.
– Les gorges de l’Allier sont magnifiques.
– Et les gorges de la Loire sont très belles aussi.
– Oui voilà. Elles demandent plus, il faut peut-être plus chercher. Non, je sais pas…
– Oui, parce que…
– Touristiquement, c’est moins mis en avant peut être ?
– Oui, oui.
– Ok. Yssingeaux ou le Puy-en-Velay ?
– Je dirais le Puy-en-Velay.
– Oui, mais ça, c’est par rapport aux escaliers de l’office de tourisme.
– C’est ça.
– D’accord, on en revient au skate toujours.
– Ravin de Corboeuf ou le lac Bleu.
– Ravin de Corboeuf. Pareil, comme mon père habitait à côté , enfin, c’est tout des souvenirs.
– Très attachée à ton territoire.
– Oui, c’est ça. Enfin, moi, mon. J’adore dans mon travail travailler pour le territoire, la mise en valeur de ce qu’on a ici en fait. Donc, ouais, ça ça me parle.
– Le skatepark de Aurec-sur-Loire ou celui de Monistrol-sur-Loire ?
– Aurec.
– Faut peut-être appeler la mairie de Monistrol pour voir si y’a pas moyen de retravailler un petit peu les rampes. Tu vois mettre un bawl.
– J’ai déjà essayé.
– D’accord, on va retenter. Mais écoute, j’ai fini par ma question, pour mes questions de la Haute-Loire, je vais te demander si tu as un spot favori en Haute-Loire, alors forcément pour le skate, mais en famille, ça peut être… Un endroit que tu aimes bien.
– Ben on aime bien être à la Madeleine, sur la Madeleine.
– C’est quoi la Madeleine ?
– C’est la montagne qui est juste derrière là.
– Qui est juste là, qu’on voit ?
– On voit d’ici oui. Là, c’est le début. Et qui donne en fait sur le plateau au-dessus de Retournac.
– D’accord.
– Et on voit la Loire, on voit Chamalières, tout ça, c’est superbe. On voit les sucs de l’Yssingelais derrière et c’est très beaux ouais. Y’a une grotte et tout.
– C’est pas loin, et c’est juste au dessus de chez moi, donc ouais, c’est parfait
– C’est parfait. Est-ce que peut-être, je ne sais pas, oui, cette question. Est-ce qu’il y’a un projet que tu aimerais réaliser en Haute-Loire ? Est-ce que tu as un projet ?
– Un projet professionnel ou…
– Comme tu veux.
– Ben projet professionnel, j’aimerais vraiment pouvoir travailler avec des offices de tourisme ou des petites communes, enfin peu importe, mais mettre en valeur le patrimoine, le territoire. Ouais, j’aimerais bien pouvoir…
– C’est ce qui te plaît dans ton travail de designer graphiste.
– Ouais, c’est ça. Ce serait ça.
– Good Day, contactez Good Day. Ok, et pour finir, est-ce que tu as un dicton, une expression, quelque chose que tu dis souvent, à toi ou emprunté, comme tu veux ? T’as le droit aux gros mots aussi.
– Ce que je dis le plus souvent c’est merde.
(rires)
– Ça va être court parce que tu vois, pour mon illustration instagram, c’est un peu trop court.
– Ahhh, j’y ai pas réfléchis donc, c’est vrai que là d’un coup…
– Ou je le mettrai dans toutes les langues, alors sinon.
– Non non non non, on va faire un truc un peu plus sérieux. Quoi que ! J’ai pas spécialement d’expression. Si on reste dans le thème un peu qu’on a eu depuis le début, je vais dire skateboarding is not a crime.
– Yess, va falloir que je l’écrive en anglais ?
– Oui !
– Je pourrais faire la traduction ou pas, tu peux traduire ?
– Euh… Faire du skateboard n’est pas un crime.
– Oui voilà, ah ben voilà, c’est bon, je parle le même anglais que toi. Je voulais juste savoir si c’était bon. Je te remercie Claire.
– Merci.
– Je crois que j’ai posé toutes les questions. Parfois j’en oublie, mais là je pense que c’est bon. Et je te dis à très bientôt.
– Merci à toi.
– A bientôt.
– A bientôt.
– Ciao ciao !
Temps d’écoute : 40’02 minutes
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