Temps d’écoute : 33’49 minutes
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– Salut les ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, j’ai l’immense plaisir d’accueillir Rudy. Comment vas-tu ?
– Ça va plutôt pas mal,
– Ouais, c’est vrai ?
– Oui nickel.
– Un petit peu de soleil ce matin, ça fait du bien.
– Ça fait du bien.
– Il faisait combien chez toi ce matin?
– J’ai pas regardé, mais ça devait faire huit degrés, quelque chose comme ça.
– Ouais, donc on est passé en dessous des dix, c’est bien.
– Voilà, ouais.
– Est-ce que tu peux te présenter un peu, s’il te plaît ?
– Ben moi, c’est Rudy, j’ai trente cinq ans. Je travaille le bois depuis une petite dizaine d’années.
Et puis voilà tout doucement je veux devenir artisan du bois pour pouvoir faire mes marchés, tout ça donc, voilà.
– On parlera un petit peu plus de ton travail tout à l’heure.
– Ouais ouais.
– Parce que j’ai plein, plein de questions à te poser.
– Ok.
– D’accord ?
– Ça marche.
– Ça va ? Allez, c’est parti. Est-ce que tu peux me donner peut-être une petite anecdote ? Tu as vécu au Puy déjà.
– Oui, oui, oui.
– Une anecdote par rapport au Puy ou la Haute-Loire.
– Oh ben ouais, les Rois de l’Oiseau, comme on est en plein dedans.
– On est en plein dedans aujourd’hui.
– Voilà. Ben, sermonner les collègues et puis se retrouver, se réveiller sous un porche couvert de fientes de pigeons.
– Ah oui d’accord !
(rires)
Ah, c’est pas très agréable.
– Non, pas très agréable ouais, surtout quand t’es à cinquante mètres de chez toi.
(rires)
– C’est pas mal. Je n’avais pas encore d’anecdote comme ça.
– Ouais ben voilà, ce sera la première.
– Vive le pigeon.
– Vive le pigeon.
– Et peut être la dernière.
– Voilà.
– Ok, allez ! Alors, je vais commencer par te faire faire le jingle.
Tiens, je vais te donner la petite, la petite boîte magique. C’est à toi de faire le jingle.
– J’ai juste à tourner ?
– Ouais.
Musique Jingle
– Yeah !
– Merci Rudy pour ce jingle et on va passer au confessionnal.
Alors le confessionnal, c’est tout simple, je te pose des questions, je te fais une, deux, trois, quatre, cinq, dix propositions. Tu choisis celle que tu préfères. Ok ?
– Ok.
– Allez, tu regardes pas les questions bien sûr.
– Non, promis.
– C’est parti bière ou vin ?
– Bière.
– Buis, chêne, cèdre ou frêne ?
– Chêne.
– Ouah, direct.
– Snowboard ou ski ?
– Aucun des deux ?
(rires)
– Chat ou pangolin ?
– Chat.
– Ok, chat, tu préfères les chats?
– Ouais.
– Ouais. Pourquoi le pangolin… ?
– Ohh, comme ça.
– Il a trop d’écailles, c’est moins doux.
– C’est moins doux.
– Oui, voilà c’est ça. Créativité ou technique ?
– Créativité.
– Balade en forêt ou balade au bord de l’océan.
– En forêt.
– Forêt. Alors là, je suis très contente. J’ai découvert grâce à toi deux artistes on va dire. Andréa, j’espère bien prononcé, Andrea Chiarini qui est guitariste.
– Ah oui.
– J’ai écouté, il fait des choses à la guitare avec des spaghettis, des trucs comme ça.
– C’est fou.
– Il est fou mais excellent. Merci pour la découverte.
– Pas de soucis.
– Ou alors Mohamed Kamal spécial K le deejay.
– Oui, oui, oui, carrément.
– Il est bien lui aussi.
– Il est sympathique, ouais, ouais.
– Donc, tu votes pour lui ?
– Non pour le guitariste.
– Pour Chiarini.
– Ouais.
– Il est fou et complètement fou.
– Ouais, ouais, ah il a du style.
– Citron ou pamplemousse ?
– Citron.
– Trolls, elfes ou esprits de la forêt ?
– Esprit de la forêt.
– C’est quoi la différence , tu sais un peu toi ? Oui,
– Non, pas du tout.
– Non, pas du tout ?
– Oh non, non, non, pas spécialement.
– Pas spécialement. Esprit de la forêt, c’est un peu plus vague, un peu plus mystérieux ?
– Voilà.
– Ok, donc chacun…
– Y trouve son compte.
– Toupie ou billes ?
– Toupies.
– Panoramix, ou je ne sais pas si tu le connais, quelqu’un qui est plus réel, Francis Hallé ?
– Je ne connais pas Francis Hallé.
– Tu ne connais pas Francis Hallé ? C’est un super botaniste, je ne sais pas si tu as entendu parler du radeau des cimes.
C’est un des inventeurs du radeau des cimes, il faisait beaucoup sur les forêts tropicales.
Voilà, il y a quatre vingt six ans, ce monsieur, je pense maintenant, et j’ai eu la chance de le rencontrer, je le connaissais depuis longtemps, l’année dernière, à Saint-Julien Chapteuil.
– Ok.
– Voilà, il est à l’origine de… ça va peut être te plaire, d’une forêt primaire.
– Cool.
– Donc de reconstituer une forêt primaire. C’est l’association Francis Hallé s’occupe de ça, je crois association Francis Hallé, ou de la forêt primaire, je ne sais plus le nom exact. Et bien sûr, il va falloir attendre six cents ans pour avoir cette forêt primaire. Donc, tu choisis plutôt le druide Panoramix ou Francis Hallé ?
– On va dire Francis Hallé, ça me donne envie d’aller voir son travail.
– Ouais, il est super tu verras. Fortune cookies ou fondant au chocolat ?
– Fondant au chocolat.
– Ah ouais t’es gourmand.
– Ah carrément.
– C’est le chocolat ou c’est le fondant ?
– Ahhh, les deux.
– Les deux, cœur moelleux. Creuser ou affiner ?
– Affiner.
– Ok. Point ou trait ?
– Euh point.
– Pourquoi ?
– Parce qu’on met le point à la ligne.
– Ouais, puis y’a pas une histoire de tatouage aussi ? Le handpoke ?
– Le handpoke aussi.
– Tu en fais un peu ou pas ?
– Ouais, j’ai fait deux, trois expériences sur ma compagne.
– Ouais, elle est toujours en vie ?
– Elle est toujours en vie, tout se passe bien, elle ne le regrette pas.
– Oui, un petit bracelet j’ai vu, c’est très joli. Ça, le handpoke, c’est plutôt c’est quoi, c’est asiatique comme technique de tatouage ?
– Ah, je ne sais pas du tout d’où ça vient, certainement, ce doit être quelque chose comme ça.
– Les samouraïs, des trucs comme ça.
– Ouais, après,y’a les maoris aussi, c’était fait comme ça, avec des peignes et ça tapait comme ça.- Et toi, tu le fais avec quoi, avec une pioche ?
– Avec une aiguille. A la pioche j’ai jamais essayé mais ça doit fonctionner aussi.
– On va dire de faire attention à ta copine hein ?
Ok, alors, si tu étais un animal, lequel serais-tu ?
– Le loup.
– C’est vrai ?
– Ouais.
– Tu aimes bien le loup ?
– Ouais ouais, tout à fait.
– C’est pour tout ce qui l’entoure, pourquoi t’aimes le loup ?
– Son adaptabilité au…
– Au milieu ?
– Au milieu où il est, où il se trouve. C’est le côté mystique, c’est tout plein de choses ouais.
Puis Rudy, ça veut dire loup en vieux norrois.
– Ah ouais ?
– Donc, voilà.
– Ah ouais d’accord, je ne connaissais pas. On apprend des choses tu vois à Salut les Ponots !.
J’ai une autre petite question ouverte, quel mot voudrais-tu dire aujourd’hui et à qui ? Est-ce que tu aurais un petit mot à dire, à quelqu’un en particulier aujourd’hui ?
– Bah vu dans le lieu auquel on, dans lequel on est, je dirai pardon à mon père.
– D’accord, ok, bon, merci Rudy pour tout ça.
Du coup, maintenant, je vais te poser des questions sur le Puy, le centre-ville ou la Haute-Loire d’accord ? Et je vais te demander de me présenter un commerçant. Est-ce qu’il y a un commerçant au Puy que tu voudrais mettre en valeur ?
– Ben, il y a Franck de l’échoppe de l’histoire. L’échoppe de l’histoire.
– L’échoppe de l’histoire oui.
– Qui est rue Raphaël sur le Puy. C’est un super personnage.
– C’est vers le numéro huit, je crois. On l’a rencontré tout à l’heure d’ailleurs, par hasard.
– Exactement.
– Qu’est-ce qu’il fait dans son échoppe ?
– Il vend tout ce qui est costume pour le Roi de l’Oiseau, il fait pas mal de fêtes médiévales, en fait.
Du coup, il vend des armures, des costumes.
– D’après ce que j’ai compris tout à l’heure, toute l’année il vend un peu des armures, mais là, spécialement pour les fêtes du Roi de l’Oiseau, il ouvre cette boutique à côté de celle de sa femme.
– Exactement.
– Qui s’appelle l’échoppe de l’histoire. Ok, d’accord. Un autre commerçant ?
– On a Dominique Bonhomme, mon ancien buraliste aussi, qui est super sympathique.
– Oui il est très rigolo, ce monsieur. Il a toujours des choses assez extraordinaires dans son petit tabac presse.
– C’est ça. Et le bar le Nomad, que je conseille à tout le monde.
– Bar restaurant ?
– Bars resto, une bonne ambiance, la bouffe est bonne. Les gens sont super sympas.
– Lui, il est plus rue des Tables.
– Voilà.
– Qu’est-ce que tu mangeais la bas ?
– De la joue de porc.
– On va voir si il en fait encore.
– Ah ben là oui, il est en plein dedans.
– En plein dedans là oui c’est sûr, on est le premier vendredi du Roi de l’Oiseau. Donc là, voilà…
– Ça doit préparer de la joue de porc à tire-larigot.
– Pardon au porc. Donc, on a fait le tour un petit peu des commerçants.
– Ouais.
– Je crois.
– Ouais ouais.
– Une association ?
– L’asso de Chadrac, la Couveuse, la MPT, la Maison Pour Tous qui fait pas mal de concerts, d’expositions, de choses comme ça. C’est assez culturel, c’est plutôt sympathique.
– D’ailleurs il y a une exposition qui va bientôt se passer, à partir du quatre octobre.
– Oui.
– Alors tu vas nous en dire quelques mots, puisque tu vas nous présenter après une artiste, l’artiste qui va exposer là-bas, avant tu nous parlera d’une autre association…
– Ah oui oui.
– D’accord, mais dis-nous laquelle exposition va se passer à partir du 4 octobre.
– Une expo peinture. Il y a ma compagne qui est artiste tatoueuse, elle fait de l’illustration aussi, elle écrit des livres pour enfants.
Elle fait pas mal de peinture et, du coup, elle les expose le 4 octobre.
– Mais comment elle s’appelle ? Vas-y, dis nous tout !
– Elle s’appelle Chãa. C’est Chãa. Et son magasin sur le Puy, c’est Chãapik Tatoo.
– Qui est avenue Foch.
– Exactement.
– Donc aller voir ce qu’elle fait. C’est très, très beau.
– Ouais, c’est super classe.
– Il y a beaucoup d’esprits de la forêt, j’ai l’impression.
– Ouais ouais.
– Elle fait des petits flashs tattoos, c’est-à-dire qu’elle fait des petits…
– Elle fait des petits flashs, elle fait des projets sur mesure. Elle fait tout plein de choses.
– Elle a fait un livre sur le pangolin aussi.
– Ouais ouais ouais.
– C’est pour ça que je t’ai mis en relation le chat et le pangolin tout à l’heure, voilà, petit clin d’œil.
– C’est pour ça que je préfère le chat.
– Donc, si vous avez… alors les tattoos, soit elle fait des petits flashs, elle les prépare et on va… voilà, elle les annonce des fois sur instagram, j’ai vu, certainement sur facebook.
– Elle a un compte facebook, un compte instagram.
– On mettra tout ça.
– Voilà, elle est ouverte que sur rendez-vous.
– Et après elle peut faire des projets. Si vous avez-vous un projet, une idée.
– Totalement.
– On lui émet notre vœux et elle l’exauce.
– Exactement.
– Waouhhh, elle est trop bien Chãa.
– Un vrai petit génie.
– Il y a une autre association dont tu voudrais nous parler ?
– Oui, l’association Meygalit, qui est sur Saint-Julien-Chapteuil. C’est une asso ultra humaine, c’est ce qui nous plaît chez eux, qui fait de l’entretien de chemins de randonnée. On est en lien avec la fondation du patrimoine et on restaure des murs en pierres sèches, des vieux moulins, des choses comme ça. C’est juste génial. Des personnes qui sont investis là-dedans sont juste merveilleuses. Elles font tout pour aider les gens. Et voilà, c’est, c’est génial quoi.
– J’ai découvert justement Pierre Sèche là sur instagram, est-ce que dans le cadre de cette association, vous êtes aussi en lien avec eux ou pas du tout ?
– Non, non, non, non, non, là, c’est vraiment à part.Voilà.
– Tu dois voir des belles choses et ça ne doit pas être facile de restaurer des murets en pierres.
– C’est, c’est toute une histoire, c’est tout un art. J’ai envie de dire aussi.
– Justement, chez mes grands-parents, je crois qu’il y a un petit mur en pierre qui…
– Vas-y, ch’ui chaud.
– Si tu veux aller sur Ambert, Grandrif, un petit bled paumé.
– Ben pourquoi pas.
– Je saurais à qui faire appel.
– Avec plaisir.
– Impeccable parce que c’est lourd. J’ai essayé de prendre une pierre, mais j’ai arrêté tout de suite en fait. Bon, c’est pas pour maintenant, t’as le temps. Ok, assos, on a fait le tour ?
– Ouais, je pense ouais.
– On est assez rapide quand même aujourd’hui.
– C’est expéditif.
(rires)
– Simple et efficace. Artiste maintenant ? On va parler maintenant un petit peu d’artistes. Alors dis-nous qui voudrais-tu mettre en avant ? Bon, on a parlé de Chãa.
– De Chãa voilà ouais, après en artiste, du côté de Vals, à Eycenac, il y a Stéphane Morit qui a été un homme super sympa avec moi, qui m’a donné des cours de sculpture gratuitement. Déjà juste ça, c’est génial. Il fait de l’art sacré. Et il a un site internet qui me semble. Donc, je vous conseille d’aller voir ce qui fait.
– D’accord.
– Et c’est super beau de se dire que c’était un morceau de bois et de voir le résultat à la fin. C’est magique.
– D’accord, je mettrais aussi ses coordonnées dans l’annuaire, allez hop ! Redonnes nous son nom.
– Stéphane Morit.
– Ok, à Eycenac.
– Voilà.
– Bon ben écoute.
– Après un autre artiste, du côté de Queyrières, vous avez Rô G Carlat, c’est un auteur. Voilà, il a fait un super livre qui s’appelle le décrocheur de lune. C’est un conte initiatique, ça se rapproche un peu du petit prince. Je le conseille aussi.
– D’accord. Bon ben super, on apprends plein de choses, il fait des contes, donc des contes…
– Ouais, il fait romans, contes, il fait un peu de peinture, de la musique aussi.
– C’est un artiste complet, polyvalent. Ben pour l’inspiration, c’est bien, la création, la créativité, comme on dit. Monde merveilleux.
Moi, j’aimerais bien qu’on parle de toi maintenant, en tant qu’artisan. Alors, tu veux te présenter en tant qu’artisan, futurs artisan ?
– Futur artisan parce que pour l’instant, le projet est là, mais il n’est pas réalisé encore.
– Mais voilà il mijote depuis quelques années.
– Voilà, il se mijote depuis quelques années et ce sera sûrement d’ici peu, ben Rü, on le retrouvera sur les marchés.
– Tu as commencé il y a combien de temps ?
– Une dizaine d’années.
– Et tu as commencé par faire quoi ? Ton premier objet ?
– Mes premiers objets en bois, c’était des cuillères, tout simplement. Quand on partait avec les copains au bord de l’eau pendant les week-end, c’était notre petit délire. On faisait des petits trucs comme ça, on faisait ce qu’on appelle du bushcraft, de la survie légère.
(rires)
Ouais, c’était mes premiers copeaux. Et du coup, ça m’a vite plu, et voilà quoi, j’en suis là maintenant. Je fais un peu de sculpture, je fais ce qu’on appelle des kuksa, c’est des tasses traditionnelles finlandaises.
– C’est chouette, j’ai vu les dernières que tu as fait sur instagram.
– Merci.
– Ça donne envie.
– Ouais.
– Donc, tu peux boire ton thé, ton café, de l’eau, tout.
– C’était les trappeurs qui s’en servaient à l’époque. Ils s’en servaient pour la cueillette, pour boire leur alcool, pour boire leur café, pour tout.
– Ça sert à tout.
– Voilà.
– Tu veux aller chercher des mûres, tu prends ta petite kuksa et hop c’est parti.
– On l’accroche au sac à dos et c’est parti.
– Et là, ce serait bien pour la fête du Roi de l’Oiseau.
– Ouais totalement.
– Donc, l’année prochaine, quand tu feras les marchés.
– Il y aura peut-être un stand.
– Un stand avec Rudy et ses kuksas.
– Voilà.
– Bon, c’est chouette et c’est quoi la chose la plus dure à faire quand tu…
– Quand je fais du bois en général ou sur les kuksas ?
– Comme tu veux tiens.
– Ben sur les sculptures, c’est de réussir à faire ce qu’on a en tête.
– Je t’ai reconnu grâce à ton autoportrait en cours ce matin.
(rires)
– Ouais, ouais, c’est de réussir à sortir ce qu’on a dans la tête, de réussir à le poser sur un morceau de bois, de réussir à gratter son bois sans que ça casse, sans que ça fende, sans tout ça quoi.
– Oui, parce qu’il y a des bois qui sont plus tendres que d’autres.
– Voilà.
– Le chêne c’est un bois dur quand même.
– Extrêmement dur. C’est celui qui m’a posé le plus de problèmes jusqu’à présent. C’est un bois où je n’ai pas encore tout compris comment il fonctionnait. J’ai beaucoup de casse à chaque fois que je l’utilise. Et du coup, maintenant, je bosse beaucoup avec du boulot, du merisier, que du bois local que je trouve dans les bois, que je ramasse, et puis voilà quoi. J’essaye de vraiment faire ça avec que du bois qui est au sol, bien sûr. Déjà.
– Oui.
– C’est important de le préciser. Je ne vais pas m’amuser à aller couper un arbre à droite, à gauche, ou…
– Tu connais toutes les essences de bois, de la région déjà ?
– Ouais, j’en connais quelques uns, de formation, je suis paysagiste, donc j’ai fait pas mal de reconnaissances de végétaux pendant mes années de cours, donc, je commence à…
– Francis Hallé va te plaire. Tu connais certainement Cilles Clément, alors peut-être, comme tu étais paysagiste non ? Les deux personnages…
– Non.
– Francis Hallé va peut-être te plaire.
– Ah ben oui, sûrement.
– Et le merisier, j’ai vu que tu faisais des bracelets.
– Oui, oui, oui.
– C’est super fin.
– C’est ça, là c’est une autre technique. Il n’a pas beaucoup de deux tailles de bois ou quoi que ce soit, c’est plus de la découpe et après ça s’appelle du cintrage du bois, on cintre le bois en fait.
Alors le procédé c’est que je laisse tremper mon bois pendant quarante huit heures dans de l’eau bouillante, enfin dans de l’eau chaude.
– Pour l’assouplir.
– Pour l’assouplir, et après je me fais un gabarit. Ça se passe avec une machine à vapeur.
– d’accord.
– Et des serre-joints.
– Tu pourrais faire genre une coque en, parce que pour les coques en bateau, c’est un peu le système, ils trempent…
– Voilà c’est ça, c’est exactement pareil.
– J’avais suivi la construction d’un bateau, la reconstruction d’un, la reconstitution d’un bateau comme ça, tout en bois. Mais c’est énormément de travail. Là, je suppose qu’il faut plus de quarante-huit heures pour une coque de bateau.
– Oui, certainement.
– Mais tu peux pas modeler tous les bois. Le chêne, tu pourrais pas le modeler comme ça.
– Non, je ne pense pas. Après là-dessus, je n’ai pas non plus énormément d’expérience. J’ai beaucoup travaillé avec du merisier. J’ai fait, j’avais fait quelques tests avec du frêne, mais c’était plutôt raté.
– Pourquoi ?
– Parce que le frêne, il faut réussir à le monter à une certaine température. Je crois que c’est cent quarante degrés, avec un taux d’hygrométrie assez fort.
Et je pense que je n’ai pas le matériel pour donc ça casse, ça casse au moment du cintrage en général, il y a de la casse.
– Ouais donc t’es obligé de faire attention à la température, à l’humidité, il y a d’autres choses qui sont importantes ?
– Oui, par exemple, le frêne. Je crois que une fois qu’il est à bonne température, je crois qu’on a trois minutes pour le cintrer.
– Ah oui d’accord.
– Ouais, il y a des choses comme ça, quoi.
– Ah ouais, c’est pas n’importe qui qui peut le faire ?
– Non.
– Je voulais essayer de me lancer dans l’année. Bon, je vais abandonner, je suis pas patiente. Si ça demande beaucoup de patience…
– Ah, énormément, il faut faut pas avoir peur de faire des heures, faut pas avoir peur de se sentir frustré parce que la casse, ben c’est régulier et des fois, ça peut être démotivant.
D’ailleurs, j’ai fais pas mal de pause à cause de ça, parce que il y a des moments où le bois me sortait par les yeux, mais j’y suis toujours revenu, donc…
– Je crois que c’est pour toute personne qui est dans la créativité, il y a un moment donné où t’as la page blanche, t’es obligé de partir.
– On est confrontés à des choses où on s’attendait pas à ça et voilà
– Et puis suivant ta vie aussi à côté, comment ça se passe, il y a des choses qui se créent ou pas. C’est un pas facile hein ?
– Et non.
– Mais c’est tellement réjouissant après.
– Ah, c’est satisfaisant ouais. De réussir à sortir ce qu’on avait prévu, c’est juste réjouissant. Donc ça fait du bien.
– La première fois que t’as pris ta cuillère en bois pour manger avec et tout. Ouais parles-en.
– Ouais, c’est un petit quelque chose quoi.
– Du coup, ton essence préférée dans le bois, c’est laquelle ?
– Fiou, j’en ai plusieurs. J’adore le bouleau. C’est un bois super agréable à travailler, super joli à regarder.
Le merisier aussi, c’est une de mes essences préférées. C’est, c’est tendre, c’est, c’est coloré, c’est, c’est plein de dessins. Mais voilà, après il y a quoi d’autre ? Le hêtre. Le hêtre, c’est un de mes arbres favoris et son bois aussi, c’est, c’est juste merveilleux à travailler.
– Et quand tu tombes sur un nœud de bois, est-ce que c’est difficile. Tu essayes de prendre des… tu fais avec ?
– Je fais avec. Euh, il y a beaucoup d’ébénistes, de menuisiers, tout ça, qui les font sauter. Moi, je, je trouve que ça apporte du charme o l’objet.
– Ouais, c’est joli, c’est une empreinte.
– Voilà exactement donc en général, je les laisse, je galère, c’est certainement plus parce qu’il faut faire avec, mais ouais…
– Tu t’adaptes.
– Voilà.
– Comme tu disais tout à l’heure, tu t’adaptes.
– C’est ça.
– Du coup, tu fais des toupies aussi.
– Ouais.
– J’ai vu une toupie, elle est marrante, en forme de champignon, genre tu l’as met d’abord sur l’ovale et puis après, elle finit sur la queue du champignon.
– Voilà.
– Je trouvais ça magique.
– C’est la toupie magique, c’est ça.
– Ouais, c’est ça, c’est extraordinaire quoi.
– Par contre ça, je le fais au tour à bois par contre, c’est pas fait main bien sûr. Ben, c’est fait…
– Oui, tu fais tourneur sur bois aussi.
– Ouais, j’en fais un petit peu. Euh, mais les toupies, c’est assez sympa à faire, ça régale les petits.
– Je crois que les adultes aussi, ils ne disent pas quoi, moi j’ai regardé, j’étais là, ouais trop bien !
– Ouais et là, pour projet, ce sera sûrement dans plusieurs mois, je vais faire une table de jeu pour toupie, justement, avec une petite arène, un petit parcours, et voilà.
– Comme on avait avant les parcours avec les jeux de billes mais avec toupies quoi.
– Exactement.
– Super. Et j’avais une petite question… oui, t’as aussi collaborer aussi avec Chãa pour faire certaines de tes créations.
– Ouais, sur un visage un peu particulier, avec un petit village sur la tête. Elle m’a aidée à, elle est repasser à la peinture sur certaines parties du bois pour les faire ressortir.
Elle a mélangé une aquarelle je crois, avec je ne sais plus quoi. Du coup, le résultat est juste sympathique.
– Moi, j’ai bien aimé, ces petits esprits de la forêt.
Est-ce qu’il y a un autre projet que tu as ? ou récemment il m’a semblé que tu étais parti faire quelque chose d’assez extraordinaire aussi.
– Ouais, les toits de chaume avec l’association Meygalit dont je parlais tout à l’heure, qui m’ont mis sur cette formation. Ça a duré une semaine en Ardèche.
Ouais, on a appris à repiquer un toit de chaume qui datait de mille neuf cent quatorze, et je peux vous dire que la charpente à l’intérieur était super propre, elle n’avait pas encore pris la moisissure ou quoi que ce soit.
– Ça protège bien.
– Ouais, ouais, je m’attendais pas à ça. Et ouais, c’était super intéressant.
– Il y en a pas mal soit… Alors, soit des burons, soit des jas, vers Ambert. Comme je suis de là-bas, Valcivières, tu as des jasseries où c’est beaucoup de toits de chaume et alors, eux, utilisent plutôt dans le forez, c’est de la paille de seigle, je crois.
– Ouais, c’est ça.
– Et en Ardèche, apparemment, ça serait plus du petit genêt. Qu’est-ce que vous avez utilisé ?
– Ben du coup, pour, on fait d’abord une première opération, ce qu’on appelle le tressage. Donc, on va le faire avec le genêt à balais, tout simple quoi.
– Comme un balai de sorcière.
– Voilà donc, on tresse notre journée sur la charpente. Et après, pour couvrir, on prend du genêt purgatif.
– D’accord.
– C’est un genêt plus petit, plus dru qui est bien fourni du coup. Voilà, on couvre avec ça.
– Parce que la préparation, comme pour la paille de seigle là, j’avais regardé un petit peu comment ça se passe. Il faut faire le battage avant pour enlever les grains. Ça, vous l’avez fait ou vous avez pris…
– Non, non, non, non,
– Vous n’aviez pas le temps.
– Non, non, non. Et puis, il y a juste un inconvénient avec le genêt, c’est qu’on peut le récolter de septembre à fin mars parce que, sinon, après il y a les fleurs, les graines et ça, faut éviter pour un toit quoi.
– D’accord.
– Sinon on va avoir quelques surprises.
– Ils sont assez beaux quand tu vois les toits de chaume, alors l’inconvénient, disait un, justement, comment tu appelles les personnes qui font des toits de chaume, des chaumiers ?
– Je ne sais pas si c’est chaumeurs, chaumiers… chaumeurs professionnels.
(rires)
– Chaumeurs professionnels, il disait que l’inconvénient, c’était les touristes. Voilà, parce qu’ils arrachaient parfois les bouts de paille quoi.
– Ça me surprend pas.
– Il y a le système d’attache des bottes aussi, qui est assez particulier, assez difficile à faire, il paraît.
– Pour le seigle, je ne l’ai pas encore travaillé,
– Assez particulier le seigle.
– Ouais, je crois qu’il faut vraiment les fixer entre deux planches. Après, on les montre comme ça, au fur et à mesure, sur la toiture, et après, je crois qu’il y a un système de ligature aussi, qui se passe, qui est fait en paille qui pourra accrocher les cloissoux à la charpente en fait. C’est ça que j’ai pas appris. Nous, on a vraiment travaillé que avec du genêt pour l’instant.
– C’est déjà pas mal.
– Et normalement j’ai un chantier qui doit tomber avec l’association Meygalit, là encore à côté de Saint-Julien-Chapteuil sur un petit lieu-dit qui s’appelle Mézac.
– D’accord.
– Je le conseille à tout le monde d’aller visiter ce petit site. C’est un enchaînement de moulins.
J’avais refait un toit en lauze, avec l’association Mégalit aussi, et un charpentier du coin, du côté de Montchany. J’ai oublié son nom, c’est Abel, quelque chose, je sais plus. C’est un charpentier qui travaille à l’ancienne, c’était super cool de travailler avec lui. Et après, on a fait, on a posé de la lauze, on a lauzé du coup. Et là il me propose de faire un toit en genêts à côté d’un bâtiment déjà existant, à côté d’un moulin. Ce sera un appentis qui sera couvert de genêts.
– C’est chouette ça comme projet.
– Carrément. Là bas aussi, on a retapé pas mal de murs en pierres sèches.
Ouais, ça vaut vraiment le détour. Vraiment.
– C’est la lauze, je crois que ça dure deux cents ans contrairement à un toit de chaume, c’est plus quarante ans je crois mais bon la lauze, c’est assez lourd.
– Oui, c’est assez lourd. Là, sur une toiture, il y a le poids de la lauze, il y a le poids de l’argile en dessous parce qu’on pose sur de l’argile en général.
– D’accord, ok.
– Donc, on met de l’argile mouillée, on pose notre lauze.
– Donc alors lauze ou chaume, tu choisirais quoi?
– Euh chaume pour le charme.
– Oui puis il paraît, alors ce qui est bien, c’est que tu ne dois pas entendre le bruit de la pluie quand ça tombe sur le toit.
– Ouais.
– Ça insonorise bien.
– C’est ça.
– Tous les avantages de la chaume, le charme, les avantages, ben, on n’entend pas la pluie. Ok, bon ben c’est super. Tu veux rajouter quelque chose par rapport à tes deux types de passion on peut dire, le bois la chaume ou ?
– Non, pas spécialement.
– On va juste te suivre pour, pour savoir quand est-ce que on va enfin pouvoir… Voilà, t’acheter des petits objets ou on peut-être déjà, comme ça, pas encore…
– Sous le manteau.
– Sous le manteau.
(rires)
Mais allez voir son travail sur instagram. Enfin, instagram, tu as facebook aussi?
– Non, non, pas du tout.
– Donc instagram, voilà, ou alors on mettra tes coordonnées. Moi, c’est comme ça que j’ai connu d’ailleurs, merci. On fait de belles découvertes au Puy finalement.
– Ouais mais la Haute-Loire, c’est une région qui bouge beaucoup.
Par exemple du côté de Tence, je crois qu’il y a beaucoup de jeunes qui créent leur propre emploi.
Il y en a qui travaillent le cuir, il y a énormément de choses qui se passent et je trouve que c’est un bel élan quoi, c’est un bel exemple aussi.
– C’est Chouette. Bon, tu sais ce que je vais te demander maintenant ?
– Non.
– Alors à Salut les Ponots, on a un slogan Crache ta lentille. Est-ce qu’il y a un petit truc qui peut… Alors déjà je vais te demander si tu as, oui, j’ai oublié de te poser la question, est-ce qu’il y a un événement remarquable pour toi, qui se passe ici, au Puy ou en Haute-Loire, ou qui se passe ailleurs et que t’aimerais voir ici.
– Un événement….
– Oh, t’es pas obligé d’en avoir.
– Ouais…
– Ouais, ça en fait beaucoup, on passe, ?
– Ouais.
– Allez, on passe. Crache ta lentille par contre, t’as un petit truc qui t’énerve un peu par ici ?
– Euh ouais, le tourisme, malheureusement.
(rires)
– Et Pourquoi ?
– Pourquoi ? Parce que je trouve qu’il y a beaucoup de dégradations. Ch’ui un cueilleur de champignons et, voilà, quand je vais me promener dans les bois, que je trouve des rouleaux de pq, du pq, des sachets plastiques, des restes de pique-nique, tout ça, ça m’exaspère un peu, alors que, en général, il y a des poubelles pas bien loin.
Ouais, je trouve que c’est un gros manque de respect. J’adore la Haute-Loire. Je trouve ça magnifique, mais son seul petit défaut, c’est que peut-être qu’on commence à avoir un peu trop de tourisme. Il en faut certainement, je dis pas le contraire.
– Ouais, il faudrait qu’ils soient civilisés quoi.
– Voilà.
– Ça serait bien hein ?
– Ça serait sympa.
– D’ailleurs, on a traversé une petite forêt tout à l’heure avant de venir ici.
– Voilà.
– Et on a vu une belle déchetterie.
– Voilà.
– On peut dire déchetterie parce qu’il n’y avait pas que…
– Il y avait du verre, des canettes.
– Des trucs en plastique.
– Des trucs en plastique.
– D’où on sait pas d’où ils sortent.
– Ouais ouais.
– Il devait ça se trouve y avoir un four à micro-ondes.
– Non, mais ça m’étonnerait même pas. C’est ça le truc quoi.
Il y a des des sites magnifiques comme le lac du Bouchet, le lac de Malaguet, les bords de loire, les choses comme ça, et c’est quand on y passe l’été, c’est, c’est, c’est affreux, je trouve. On n’a plus nos petits coins tranquilles.
– Ouais donc les touristes soyez sympas.
– Ah, ça, ça va, ça va pas m’arranger pour la vente ça.
– Achetez, soyez sympa.
– Respecter s’il vous plaît.
– Respecter la nature et puis acheter local, les artisans, on a de magnifiques artisans locaux, donc voilà, mais après, gardez vos déchets quoi hein ?
– Voilà.
– Eh ben, écoute, super. Au Puy tu changerais, en Haute-Loire, tu changerais quelque chose à part les touristes ?
– Ouais, je ferai durer l’été un peu plus longtemps.
– Ah oui, cette année c’est vrai que normalement, à cette période, on se baigne encore. Moi, je suis fan de baignade en rivière. Et là, j’avoue, je me suis baigner au mois d’Août quoi.
– Ben, l’été a été très court.
Il a attaqué tard et il finit tôt.
– Moi j’avais commencé fin avril, je crois à me baigner, il a fait un jour de beau, donc je me suis lancée. Mais après il a fallu attendre le mois d’août. Donc, c’est pas bon.
Bon, ok. Je vais te demander de refaire le jingle.
– Yess.
– Voilà, tiens, regarde. La petite boîte boîte.
– Allez !
Musique Jingle
Yeahhh !
– Merci beaucoup ! C’était le dernier. Je t’embêterai plus avec le jingle. Je vais te poser des questions sur la Haute-Loire.
– Ouais !
– Allez ! Verveine ou lentilles ?
– Verveine.
– Alors est-ce que j’ai… les trois dents du diable. Je ne sais pas si tu connais, dans le Mézenc en fait. – Ouais ouais ouais, vers Chaudeyrolles.
– Ou le pont du diable à Chalencon.
– Les dents du diable.
– Dents du diable ouais ? Plus nature.
– Ouais ouais ouais, ah, c’est sympathique avec tous ces sucs là.
– Yssingeaux ou le Puy-en-Velay ?
– Le Puy.
– Ouais, pourquoi ?
– Oh ch’ai pas.
– T’as vécu au Puy aussi.
– Ouais, j’ai vécu au Puy. C’est un peu paradoxal le Puy, il y a un côté qui est attirant et un côté où t’as envie de partir et tu reviens.
(rires)
– La pouzzolane de Loudes ou les lauzes du lac Bleu ?
– Ah, les lauzes du lac Bleu.
– Bon là, j’en étais un peu persuadée. Moudeyres ou Bigorre-les-Maziau.
– Moudeyre.
– C’est vrai ?
– Ouais, c’est un petit village que j’adore.
– Ok. Moi, je connais ni l’un ni l’autre.
– Ah bon ? Ben je le conseille.
– Je vais commencer par Moudeyre alors.
– Ouais ouais.
– J’irai voir Bigorre après. Ok, ça marche. Le Meygal ou le Mézenc ?
– Le Meygal.
– Ok. Jérôme Gazelle, Cœur de Bois ou Fabien Dreyfuss Anticbois ?
– Oh et bien les deux.
– Ouais hein. Ils sont sympas tous les deux.
– Carrément. Il y a un tourneur et je crois que le premier que tu as dit, je crois qu’il fait des petits nœuds papillon.
– Ouais, il fait des nœuds papillon, il a même écrit un livre je crois.
– Oui, c’est ça,
– Il a pas mal marché.
– Sur son voyage. Je l’ai rencontré sur un marché, ils sont sympathiques tous les deux en fait.
– Donc tous les deux. Allez adopté. Pêche dans l’Allier, ou brame du cerf sur les bords de l’Allier ?
– Ahhh, les deux.
(rires)
– C’est vrai ?
– Ouais, une petite pêche à la mouche du côté de Vabres, sur l’Allier là-bas.
– Ouais.
– Et le brame du cerf aussi pareil vers Vabres.
– Ouais, tu vas vers Vabres ?
– Ouais ouais ouais.
– L’année dernière, je suis allée au lac de l’œuf. C’est la première fois que je les entendais autant qu’on en avait cinq, on était entourés de… ça fout les chocottes. C’est bine, moi j’adore.
– Ah mais carrément, moi j’étais posé en camion à Vabres justement, ils étaient juste à côté du camion. J’ai passé une nuit formidable.
(rires)
– Bercé par le brame du cerf. Ils t’ont fait, t’as entendu les bois qui s’entrechoquent ?
– Ouais ouais ouais.
– Parce que ça c’est super. Je l’ai entendu une seule fois dans le Cantal, et c’est super impressionnant ça. Ça fait une petite musique et tout, pour s’endormir, c’est pas mal.
– Ouais, c’est pas mal.
– Est-ce que je t’ai posé toutes les questions que je voulais ? Et ben écoute, je pense un petit peu. Attends, je fais le tour, j’ai tellement mal écrit que voilà…
Dis-moi, est-ce qu’il y a un endroit où voir le coucher, le lever de soleil ? pardon, en Haute-Loire ?
– Ben, je pense comme tout le monde du coin, je te dirais le Mézenc.
– Le Mézenc ?
– Ouais. Tu l’as déjà fait le lever du soleil, ou plutôt le coucher du soleil ?
– Ben j’y passais parce que je travaillais pour un apiculteur aussi, c’était notre secteur. Donc on passait souvent les matin là bas.
– Ouais, c’est chouette.
– Mais j’étais pas sur le sommet mais c’était déjà génial.
– En pleine nature.
– Ouais, voilà. Tout simplement.
– De toute façon peu importe…
– Ou même du côté du Testavoyre, des trucs comme ça.
– Il paraît qu’il y a un endroit où tu vois, alors je ne sais plus où c’est, trois couchers de soleil, ou trois levers de soleil, je sais plus, trois soleils. Non, ça ne te dit rien ?
– Ça ne me dit rien du tout.
– Faudra que je retrouve. J’ai vu ça quelque part, j’irais tester. Pourquoi rester en Haute-Loire ?
– Parce qu’il y a plein de choses à voir. Si t’aime la nature, tu peux que être bien ici.
– C’est ça. Bon, merci, Rudy. Alors à Salut les Ponots !, on te demande le mot de la fin. Si tu as un dicton, une expression. J’ai pas forcément d’expression juste… Ch’ai pas. Profitez !
– Et ben voilà.
– De ce qui vous entoure, et tout et tout,
– De ce qui vous entoure ou de ceux qui vous entourent ?
– Les deux.
– Les deux ? Allez ! Merci Rudy.
– Ben merci à toi.
– A très bientôt ?
– Ouais, ça marche, avec plaisir.
– Super. Ciao ciao !
– Ciao ciao !
oups ! Francis Hallé n’étant pas Géricault, son radeau à lui c’est celui des Cimes et non de la Méduse.
Temps d’écoute : 33’49 minutes
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Coups de coeur de notre invité
- commerçants :
Échoppe de l’Histoire
Franck
boutique éphémère pendant le Roi de l’Oiseau
8 rue RaphaëlTabac Presse Bonhomme
Dominique Bonhomme
9 Rue Chènebouterie, 09 51 46 97 18 - restaurant :
Le Nomad
café restaurant culture
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La Couveuse – MPT Chadrac
loisirs, culture, lieu de vie pour tous
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Chantier d’insertion par l’aménagement des espaces naturels et restauration du patrimoine bâti
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