Temps d’écoute : 38’30 minutes
Télécharger la transcription
fr .pdf 101ko
– Salut les Ponots !, les podcasts itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je vous propose de mettre un peu d’amour dans votre journée pluvieuse ou ensoleillée, tout dépend quand vous écouterez cet épisode, parce que je suis avec Laure. Bonjour Laure, comment vas-tu ?
– Bonjour Stéphanie, mais je vais très bien.
– On est pas mal dans un petit endroit très cosy. On est au Mama’s Café au Puy-en-Velay. C’est fort sympathique. Dis-moi alors, qui es-tu, peux-tu te présenter aux auditeurs de ce podcast ?
– Oui, alors, je m’appelle Laure. Je suis cent pour cent ponote. Mes parents étaient ponots et moi, je le suis aussi née au Puy. Je suis autrice de romance contemporain. Et depuis toute petite, je rêvais d’être publiée comme ma grand-mère, et aujourd’hui je le suis donc très contente.
– Ta grand-mère aussi écrivait. D’accord, c’est un truc génétique alors ?
– Ch’ai pas, peut-être. Elle m’a donné, ça, m’a transmis ça, peut-être oui.
– T’as lu tous ses livres à ta grand-mère ou pas ?
– Elle a juste un recueil de poésie qui a été publié. Et voilà. Quand elle m’a dit ça, c’était un peu devenu un rêve aussi pour moi.
– Ah c’est génial. Ta grand-mère est encore là avec nous ou pas ? Non ? Elle a su que tu écrivais ou pas ?
– Non, j’ai commencé d’écrire, elle était déjà partie, mais après elle m’a légué tous ses journaux intimes. On avait une relation, voilà, très fusionnelle.
– Super donc elle doit le savoir. Est-ce que tu as une ligne anecdote ?
– Oui, alors, quand j’étais petite, je croyais que la vierge du Puy, c’était la statue de la liberté, donc j’étais hyper fière qu’au Puy, on ait la statue de la liberté.
– Il suffit juste de remplir un peu, de mettre un peu d’eau dans le Puy, et c’est bon quoi, ça marche.
– Ouais. Et puis je la voyais tellement immense et tout, que c’est pas New York dessous, mais j’avais l’impression qu’on avait la statue de la liberté ici.
– Je l’ai bien en face de chez moi. Quand j’ouvrirai la fenêtre, je penserai à toi. Je dirais salut la statue de la liberté comment ça va ?
– Tu vas traverser l’atlantique en une seconde.
– Hop, j’ouvre la fenêtre et c’est bon. Merci pour cette anecdote. Laure. Je vais te demander de faire le jingle avec la petite boîte ici.
Musique jingle
Ça te rappelle des souvenirs ou pas ?
– Oui.
– Tu étais déjà musicienne quand tu étais petite ?
– Non, après, j’aime beaucoup gratter la guitare, toucher le piano, mais je ne suis pas une vraie, vraie musicienne.
– On va faire le confessionnal. Je te pose des questions et tu choisis. Voilà, je te fais des propositions, tu choisis ce que tu veux, t’es prête ?
– Ouais, c’est parti.
– Louve ou cygne ?
– Louve.
– Ouais, pourquoi ?
– Ben la louve, la maman protectrice de ses louveteaux. Et puis le côté un peu parfois solitaire du loup. Et moi, bon après le loup, c’est mon animal préféré, enfin…
– Ah, je ne savais pas, je savais pas, je jure.
– Ah, tu l’as bien senti.
– Rose ou fleur de cerisier ?
– Fleur de cerisier.
– Ah, c’est bizarre. Oui, tu as une petite couverture avec des fleurs de cerisier.
– Oui, mon livre Dévoile toi a des fleurs de cerisier sur la couverture.
– On en parlera un peu plus tout à l’heure, on va pas tout dire maintenant. Tu craquerais plus facilement pour les fines bulles du champagne ou pour une bonne pina colada ?
– Pina colada.
– C’est plus exotique et tout ?
– Oui, je suis pas trop bulles. Donc, ça va mieux.
– Tu préfères le Paris de Esmeralda et Quasimodo ou le Vérone de Roméo et Juliette ?
– Vérone de Roméo et Juliette.
– Est-ce que tu y es allée ou pas à Vérone ?
– Bien sûr je suis allée à Vérone. Oui.
– Elle m’a dit bien sûr… Moi je n’y suis pas allée.
– Avec l’école. C’était chouette. En voyage scolaire, on était parti à Vérone. Je crois que j’étais au collège avec le prof d’italien.
– Et c’est beau ?
– C’est magnifique. J’ai préféré à Venise.
– La raison parle, mais l’amour chante de Alfred de Vigny. Il n’est qu’un bonheur au monde, c’est l’amour, tout le reste n’est rien de Georges Sand, ou alors tu préfères, c’est à partir de toi que j’ai dis oui au monde de Paul Elouard.
– Je pense que la première, oui.
– Donc, je la répète, la raison parle, mais l’amour chante.
– Oui, exactement.
– Alors pour toi, le dessert le plus réconfortant, ce serait une mousse au chocolat, des crêpes ou une glace ?
– Oulala, c’est dur.
– Tu peux mettre tout.
– Les trois ensemble.
– Allez les trois ensemble. Tu sais, tu mets d’abord la mousse au chocolat… Non, tu mets la crêpe, tu mets la mousse au chocolat par-dessus, il pof la boule de glace.
– La boule de glace, mais ça serait parfait, voilà, comme ça.
– Tu peux même rajouter une petite cerise.
– Pourquoi choisir.
– Pourquoi choisir, tu as raison. Alors, trois films, Mary, à tout prix, Pretty woman ou Avatar ? Il y a de l’amour dans ces trois films.
– Oui, pretty woman, je pense vraiment. J’ai un petit faible pour Julia Roberts.
– Des livres. Attention. Je te demande de choisir entre l’Écume des jours de Boris Vian, Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand, ou Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell ? Alors il y en a qui sont plus ou moins vieux hein. Y’a pas vraiment de récents.
– Cyrano de Bergerac. Je dirais. Oui.
– Tu les as tous lus, pas là, ces livres ?
– Je ne les ai pas tous lu et le côté théâtre, j’aime énormément. Moi, quand j’étais au collège et qu’on nous faisait Molière, je, je sais pas, ça me transportait. Je voyais la mise en scène et en plus, le fait que ce soit écrit en rimes, je trouvais ça hyper beau, hyper harmonieux, comme écriture. C’est Cyrano de Bergerac, un peu l’amour déçu, je ne sais pas comment dire. Mais voilà…
– Oublie que t’as pas de chance, quoi ?
– Ouais, c’est ça.
– Ok, j’étais restée un peu sur l’Écume des jours, je ne sais pas. Ce livre m’avait énormément marqué, je ne sais pas pourquoi. Mais je ne me rappelle plus de quoi il parle mais c’était de l’amour.. – Faudrait le relire.
– Faudrait le relire. Slow burn ou spicy ?
– Un petit mélange des deux. Bon moi, je suis un peu plus slow burn mais quand même, il faut qu’il y ait des petits passages un peu spicy aussi.
– Bon là, tu peux dire ce que c’est slow burn, parce qu’en fait, c’est par rapport à l’écriture, au niveau de la romance ?
– Alors, slow burn, c’est quand les deux protagonistes se tournent autour pendant longtemps.
– Ah, c’est les préliminaires quoi, tu vois ?
– Qui dure qui dure, qui dure, jusqu’au moment ultime où, enfin, ils se retrouvent.
– Je pense que pendant que tu lis le livre, au bout d’un moment tu dis c’est bon là, il va y aller ou quoi, ou non, c’est ça ?
– Là, j’ai une petite anecdote, c’est un copain qui a lu Dévoile toi le livre dont on parlait tout à l’heure, avec la couverture de fleurs de cerisier. Et un soir, enfin un soir, une nuit, à deux heures du matin, donc, je n’ai lu que le lendemain matin, il m’a envoyé un message en disant Laure c’est pas possible, j’en suis au chapitre, je sais plus combien… Il m’a dit mais c’est pas possible, il faut qu’ils enlèvent leurs vêtements, qu’il se passe quelque chose. Il n’en pouvait plus. Et après il m’envoie un message en disant, enfin ! Je lui ai dit, c’est ce qui s’appelle Jules, le slow burn.
– Donc vous lirez Dévoile toi et vous comprendrais. Si tu devais être une héroïne, justement célibataire, bon avec un petit peu de difficulté, on va dire, tu serais plutôt Bridget Jones dans le journal de Bridget Jones, Carrie Bradshaw dans Sex and the City.
– Alors moi, je serais carrément Bridget Jones, je pense. Vraiment la boulette, tu vois. Si genre un mec qui me plaît, je vais marcher à côté de lui et me prendre les pieds dans le, le pantalon, finir par terre, enfin, ça c’est sûr.
– Ça peut être séduisant. Attention, tout dépend comment tu tombes forcément. Quel est le livre que tu emporterez. Si il n’y avait qu’un seul livre que tu pouvais emporter avec toi sur une île déserte ou n’importe où.
– Je pense, ça serait Plus jamais sans moi de Maud Ankaoua, c’est un livre que j’ai lu à chacune de mes ruptures et j’ai tendance, je pense, à m’oublier quand on est en couple et ce livre, il remet un peu les pendules à l’heure, quoi. C’est pas parce qu’on pense à soi qu’on est égoïste, mais justement être bien soi pour pouvoir être bien avec les autres. Maud Ankaoua déjà, c’est une autrice que j’aime beaucoup et qui fait un peu de développement personnel voilà. J’aime bien son style et ce livre est vraiment il m’a… Je l’ai lu deux fois, avec deux lectures différentes. C’est rigolo et c’est sur Compostelle, donc en plus, voilà, on part du Puy…
– Tu as fait le chemin de Compostelle donc tu l’as lu sur le chemin. Oui, ça dépend aussi de l’âge, ça dépend de où t’en es au niveau de ta féminité, etc. Etc.
– Ca dépend où t’en es dans tes moments de vie, de ce que tu traverses. Et vraiment, ce livre, je pense, c’est celui que j’emporterai.
– Les hommes peuvent le lire aussi.
– Bien sûr, tout le monde peut le lire.
– Les histoires d’amour, c’est pas que pour les femmes ?
– Exactement. Il faudrait d’ailleurs que les hommes lisent plus d’histoire d’amour, pour mieux comprendre les femmes.
– Alors, moi, je vais te demander justement quelle histoire d’amour tu aurais aimé vivre, parce que c’est toutes des fictions. Il y a la tienne, forcément. Mais bon…
– Quatre histoires d’amour que j’ai écrite, presque. J’aurais aimé les vivre. Enfin moi, j’écris ce qui me plaît, que j’aimerais lire en fait, donc ce que j’aimerais vivre aussi, je pense. C’est génial aussi de se laisser surprendre par la vie et pas justement tout écrire à l’avance et tout contrôler, parce que des fois, justement, c’est des choses qu’on a pas anticipé et qui sont géniales.
– Elle est bien ta réponse, écoute… Moi je valide, je valide. Alors, on va parler du du Puy maintenant. Donc, merci pour ce confessionnal, et de tes adresses coup… Enfin du Puy et de la Haute-Loire, pardon et de tes adresses coup de cœur, on va commencer avec les commerçants.
– Alors, en tant que commerçant, commerçante, c’est ma copine Sophie, que je connais depuis qu’on a deux ans et demi. On s’est connues à la maternelle et on s’est plus quittées, qui tient Calzedonia au puy, et j’aime beaucoup parce que, voilà, ça change en fonction des saisons. On a les collants, les maillots de bain, puis il y a toujours des petites choses, des petites choses sympas à acheter. C’est rue Saint-Gilles.
– Je crois que tu as d’autres commerçants ou commerçantes…
– Alors j’aime beaucoup aller chez Madame Institut 43. J’y vais pas assez souvent d’ailleurs. Parce qu’elle masse tellement bien Marine. Elle est à Chadrac. Et voilà et son institut est très, très agréable, très sympa pour prendre soin de soi, c’est…
– Oui et aussi elle a l’air d’avoir pas mal d’humour. Je vois ses petites vidéos qu’elle fait de temps en temps sur les réseaux sociaux donc… Ca devrait être remboursé par la sécu social non ? Les massages, les trucs comme ça.
– Exactement.
– Ça devrait être obligatoire. Je pense qu’on devrait se faire masser au moins une fois par mois. Euh, par semaine.
– Par semaine, ouais, c’est bien.
– Ok. Envie d’un petit resto, où est-ce que tu nous emmènes ?
– Oui, en restaurant ben que j’ai découvert juste avant de faire le chemin de Compostelle.
– Mais il t’a fait faire plein de choses ce chemin de Compostelle.
– Ben je pense que c’est le livre de Maud Ankaoua qui m’a dit, enfin, j’habite le Puy, j’ai jamais fait Compostelle. Il faudrait quand même qu’un jour je me décide à aller marcher sur Compostelle. On avait mangé au restaurant la Trifolle, place du breuil. J’ai trouvé très, très bon, très simple, très, très accueillant, très familial quoi, et la nourriture très, très bonne, plutôt locale, donc…
– Oui puisque trifolle, triffe, la patate, la patate ?
– C’est ça.
– Donc, il y a beaucoup de plats à base de patates, ou pas du tout, pas forcement, quel plat tu as aimé toi, là-bas ?
– Je pense que j’avais choisi des patates. C’est fort possible, mais je crois qu’elle laisse… Il y a deux plats à chaque fois, deux entrées, deux desserts.
– Un autre resto-bar ?
– Ben le Michelet, j’aime bien. On se retrouve souvent avec les copines, les copains. Au moins il y a de l’animation. C’est plutôt pour mon âge.
– Ah, parce qu’il y a un âge pour aller au Michelet ? Charlie, Antoine, il y a un âge pour venir chez vous.
– Je me sens pas trop vieille, tu vois, quand je vais au Michelet, dans d’autres bars, ça ne serait pas le cas.
– Donc, c’est le refuge pour les personnes d’un certain âge.
– D’ailleurs on ne dira pas notre âge hein.
– Moi je suis beaucoup plus vieille que toi donc du coup, voilà quoi… On leur dira pas notre âge, on a le même âge, super, ça me va ! On avait un autre resto bar.
– C’est un restaurant et c’est plutôt le Chamerlenc. Ouais très bon restaurant, vraiment très, très bon. Enfin là vraiment, on est… Je dirais que c’est de l’art, aussi bien au niveau visuel que gustatif.
– Du coup, tu coches dans ton calendrier parce qu’il faut réserver beaucoup à l’avance non ?
– Oui, tu peux réserver, enfin, faut réserver à l’avance. Après si tu les suis, je crois que, de temps en temps, s’ils ont une table de deux qui se libèrent, ils le mettent sur les réseaux sociaux, et des fois comme ça, sur une semaine, tu peux tomber sur une table qui se libère et sauter sur l’occasion.
– Sinon, c’est quoi, deux mois à l’avance peut-être ? Non, je sais pas.
– Là, j’ai réservé pour la semaine prochaine. Non, j’ai dû m’y prendre il y a un mois. Ouais, ça va, je pense.
– Ça doit dépendre des périodes aussi.
– On n’est que deux. Alors, tout dépend aussi si tu vas à quatre ou six, c’est… Je pense c’est pas, il faut plus s’y prendre à l’avance.
– Tu aimes autant l’assiette à la voir visuellement qu’à la manger. Est-ce qu’il y a quelque chose qu’ils font que tu préfères par rapport au reste, que tu, quand tu… T’y es déjà allé plusieurs fois ?
– J’y suis allée deux fois. Ce qui est génial, c’est que tu sais pas ce que tu vas manger, que chaque assiette est une surprise. Et puis ce mélange des saveurs auxquelles on ne pense pas forcément, là, c’est, c’est magique quoi. On a des goûts, des sensations qu’on a pas habituellement quand on mange. Pourtant, je suis une grosse mangeuse, j’aime beaucoup manger, mais là on est vraiment sur quelque chose de très, très fin, et c’est plus de l’art quoi.
– Tu cuisine à la maison ou c’est ton compagnon ?
– Les deux. Oui. J’aime bien cuisiner les desserts. Pourtant, je suis plutôt salé, moi, mais j’aime bien cuisiner les desserts.
– Qu’est-ce qui est meilleur en cuisine ?
– Ah, ah, c’est pas moi.
– Fais attention parce qu’il va écouter et puis si tu dis que c’est toi, tu peux dire que c’est toi, tu peux te la péter.
– C’est pas moi, c’est pas moi.
– Alors on va passer aux associations. Je crois que tu as de très belle association. Je les connaissais pas forcément toutes, enfin, j’en connaissais une, la première dont tu vas nous parler, qui est plus didiée on va dire aux femmes ?
– Oui, ben, c’est ma cousine qui est présidente. C’est l’association Hiri’s, qui lutte contre la précarité et l’isolement des personnes en difficulté. Elle collecte des produits d’hygiène. Elle travaille aussi sur l’estime de soi, la mise en valeur, par exemple, avant un entretien d’embauche. Enfin, comment se préparer, ça peut être avec du maquillage, ça peut être se sentir bien, en tout cas, pour être plus confiante ou confiant.
– Oui, les hommes peuvent aussi, par exemple, ils ont un entretien à passer, ils peuvent aussi faire appel à Hiri’s.
– Je suppose, ouais. Après, elles ont besoin de bénévoles, là, je sais, pour les actions qu’elle mène pour collecter ou d’autres actions qui sont dans l’année. On peut les suivre sur les réseaux sociaux et, ponctuellement, moi j’ai dit à ma cousine, ponctuellement, je peux venir peut-être donner un petit coup de main.
– On mettra de toute façon les coordonnées, voilà d’Hiri’s, vous en avez déjà entendu parler de toute façon, si vous écoutez Salut les Ponots ! Et on va parler aussi d’une autre très belle, très belle association. Alors là, cette fois-ci, ça reste en famille, mais c’est plus ta cousine.
– En effet, c’est mon papa sur sa moto qui est bien engagé dans la Rose de l’Espoir. Ils collectent des fonds, là aussi, en vendant des roses. C’est deux euros la rose, minimum après, chacun peut donner ce qu’il a envie de donner. Et les fonds sont reversés à la lutte contre le cancer, et je crois que l’année dernière, ils avaient récolté pas mal, je ne saurais pas dire combien, mais en tout cas, c’est des opérations qui marchent bien.
– Oui, puis, c’est très impactant comme image, un motard avec une petite rose fragile et tout , c’est très impactant. Et puis une rose, voilà, deux euros, on peut l’offrir à d’autres personnes, donc c’est chouette.
– Une distribution voilà aux gens qu’on aime.
– C’est ça. Donner de l’amour. Aujourd’hui il faut donner de l’amour parce qu’on n’en a pas assez. Et moi, je suis très contente parce qu’une tu n’écris pas que, tu fais du sport, tu es maman aussi, donc c’est déjà du sport. Mais là, tu vas dans quelle association, toi ?
– L’association AikiKaï du Velay, c’est une association sportive à Espaly, pour la pratique de l’aïkido, et les entraînements sont les mardis soir et mercredi après-midi. D’ailleurs, on n’est pas très nombreux les mercredis après-midi, si certains sont tentés. C’est très sympa l’aïkido, très, très chouette. Je suis la seule fille, mais les garçons sont hyper bienveillants et très accueillants. Donc, si ça tente d’autres personnes d’essayer, moi j’aime beaucoup, beaucoup l’aïkido. Voilà pour les femmes, des fois le mot peut faire peur, aïkido, tout ça, mais non. Donc, pour les femmes, n’hésitez pas à rejoindre Laure pour qu’elle soit plus toute seule, avec tous ces hommes. Non, ils sont que trois donc ça va.
– Justement à l’aïkido, il faut pas utiliser la force, il faut vraiment comme il dit le prof, utiliser son centre, utiliser en fait l’inertie de l’attaque de l’autre pour pouvoir le mettre par terre. Justement, quand on est une femme contre un homme, on ne va pas y aller en force. Et ça permet de bien travailler aussi, de pas utiliser les gros bras quoi. En fait c’est comme une danse un peu finalement.
– C’est ce que je dis souvent, c’est quand c’est bien fait, c’est bien coulé, ça ressemble presque à une danse, ça a quelque chose de très harmonieux, c’est très chouette.
– J’en ai vu un petit peu, c’est très beau. J’en ai fait un peu moi-même et c’est vrai que c’est assez sympa. C’est pas forcément facile, hein par contre hein ?
– on non, des fois je réfléchis trop, je n’arrive pas, et puis, au bout d’un moment, quand on enchaîne, on enchaîne, le mouvement vient. Mais c’est vrai que c’est très répétitif, ça permet d’ancrer le mouvement au bout d’un moment dans son corps.
– Et oui, parce que c’est un lâcher prise qu’on n’a pas l’habitude, on a toujours l’habitude, un peu, dans la vie, de tout contrôler.
– Pendant une heure et demie d’aïkido, j’ai envie dire on pense à rien d’autre. Moi, c’est vraiment des fois ma bulle où je pose le cerveau, tout ce qui tourne dans la tête. Là, ben non là, on est vraiment dans le mouvement et l’on se concentre sur l’attaque. Donc, forcément, on est dans son corps et plus dans sa tête.
– Va y avoir des recrues en plus, je pense, à l’aïkido.
– La semaine prochaine, quinze personnes de plus.
– La semaine prochaine voilà, quinze personnes de plus, ouais !!! C’est la faute de Laure. Alors on va parler toi un peu quand même, voilà, de tes livres, tout ça. Donc, on a eu un petit aperçu de comment tu as démarré puisque ta grand-mère, c’est celle qui t’a donné l’envie, on va dire. Donc, toi, tu as écrit combien de livres ? Quatre, il me semble.
– Oui, j’ai quatre livres qui ont été publiés. Je suis presque à la fin de mon cinquième, mais voilà, pour l’instant le mot fin n’a pas été encore posé.
– Non mais c’est bien parce que, moi, ce que j’aime bien, j’ai regardé sur les réseaux, sur instagram, je trouve que tu partages énormément avec tes lecteurs, tes lectrices. T’as plus de lectrices ou de lecteurs, tu sais pas trop ?
– Si beaucoup plus de lectrices. La romance, c’est quand même beaucoup, beaucoup de lectrices ouais. Mais il y a quand même quelques hommes qui sont chroniqueurs de livres de romance et c’est chouette.
– C’est bien. D’ailleurs, tu leur donnes un petit nom, à tes lectrices. Ton nom d’autrice, c’est Laure Aleno, donc, tu les appelles tes alennettes.
– C’est ça, celles qui me suivent depuis le début, qui repartagent à chaque fois mes stories, qui me soutiennent régulièrement, je les baptise mes alennettes, voilà.
– Non mais c’est chouette, tu entretiens vraiment un rapport particulier avec tes lectrices parce que tu leur fais part de tes projets, tu leur fais part de l’avancement, on le voit sur ton instagram, par exemple tu leur pose parfois des questions, parfois, tu les interviews.
– Je leur demande de m’aider à trouver un prénom. Tu sais, quand j’hésite entre plusieurs prénoms pour mes personnages, j’aime bien aussi demander l’avis, enfin les impliquer quoi.
– Mais tu restes quand même au niveau de ton écriture, dans ce que toi, tu as envie d’écrire, tu ne prends pas, enfin je veux dire, tu ne demandes pas à tes lectrices, voilà, ce qu’elles veulent, ce qu’elles veulent lire.
– Non, non. Par contre, je pense qu’il faut que ça reste vraiment personnel. J’écris ce que j’aimerais lire en fait.
– Oui, sinon ça ne marcherait pas de toute façon.
– Non, ça ne marcherait pas. Je pense que le livre aurait, enfin, pour moi, le livre aurait pas d’âme quoi, ce ne serait pas… Quand t’écris, tu écris ce qui te touche, ce qui te fait vivre des émotions, et, justement, si, si c’est quelque chose où t’essaie de coller à quelqu’un d’autre, ça marchera pas.
– Et qu’est-ce qui t’inspire justement ? Qu’est ce que c’est l’actualité, l’environnement, le fait de devenir maman, par exemple, les histoires, non ?
– Alors, mais tout, tout peut m’inspirer.
– Un escargot qui traverse la route lentement.
– Exactement, c’est bien ça le problème. C’est-à-dire que je, j’ai l’imagination plus que florissante et parfois ça m’embarque vraiment et l’écriture me permet de canaliser un peu. Je peux créer une histoire toutes les cinq minutes si tu veux.
– Puis des fois vous parlez à Laure et tout d’un coup, elle n’est plus là, hop ! Elle est dans une histoire.
– Ça y est, je suis partie. Il ne faut pas me montrer un truc un peu qui sorte de l’ordinaire, sinon c’est fichu.
– Pratiquement un livre par an là, j’ai compté, c’est quand même pas mal.
– Par an oui, pour la romance contemporaine. Et là je me suis lancée dans de la fantaisie.
– Oui, voilà, c’est ce que je vais te demander. Là le prochain, c’est du roman, enfin du romantasy.
– Romantasy voilà. C’est de la fantaisie, ou quand même la romance a une vraie place à l’intérieur. En fait, là, c’était vraiment… Moi, j’ai senti que j’avais cette envie. Là, je me suis dit je ne connais pas du tout les codes, je ne sais pas du tout si ça va être assez riche. Enfin, il faut quand même créer son monde. Il faut qu’il y ait une logique, une politique. Il y a plein de choses, qu’il faut quand même gérer quoi, ne pas perdre le fil aussi, de savoir ce que tu dis, ce que t’as pas dit encore au lecteur, ce qu’il faut que tu laisses à dire, enfin… Ça reste très compliqué, mais j’avais très, très envie. Donc j’ai dit tant pis, je suis mon envie. Et là, ça fait quand même deux ans que je suis dessus.
– Ah ben c’est pas facile quand tu changes comme ça de de de style, on va dire. Parce que la romance t’as plusieurs styles, tu as la dark romance, tu as quoi comme styles ?
– Moi, je suis plutôt dans le feel good, la dark romance, on est plutôt dans l’univers de la mafia, enfin des relations presque un peu toxiques. Moi, je vais pas trop là-dessus. Qu’est-ce qu’il y a d’autre ? Ben la romantaisy qui monte bien là.
– Et du coup, tu as des alphas lectrices, ce sont des premières lectrices qui te donnent des impressions. Comment ça se passe. Tu finis d’abord ton livre et après tu les fais relire, ou tu fais par passage, par chapitre ?
– Alors, les alpha lectrices, c’est au fur et à mesure de l’avancement du livre. Tu vois déjà, j’ai écrit les deux premiers chapitres et je l’ai envoyé à une amie qui me relie pour lui dire est-ce que j’en ai trop dit est-ce que j’en ai pas dit assez. Voilà, j’ai besoin de ce feedback de mes lectrices, pour me rendre compte si déjà je suis bien partie.
– Oui, c’est ça, parce que après ça doit être dur la première fois où tu revois, par exemple, le premier chapitre et tu as ton alpha lectrice qui dit ben franchement Laure c’est pas top. Tu l’as déjà eu ça, c’est arrivé ?
– Là justement pour ma romantasy, tu vois, c’est un nouveau style que j’expérimente. Donc je ne savais pas trop si j’en disais trop ou pas assez. Justement, le premier chapitre, quand je l’ai envoyé là, elle m’a dit je devine que la suite ça va être ça, ça, ça, et elle avait pas tellement faux. Donc, je me suis dit bon, là, clairement, j’en ai beaucoup trop dit, j’ai tout épuré, j’ai recommencé. Et voilà, ce retour permanent me permet d’avancer dans la bonne direction, parce que moi, j’ai tout dans la tête, en fait, et le problème, c’est que il faudrait que je relise en permanence, à chaque fois, tout ce que j’ai écrit. Là, j’en suis à deux cent cinquante pages, donc je relis pas à chaque fois les deux cent cinquante pages. Mais il faut que j’aie l’idée de ce que la lectrice a compris et à quoi elle s’attend pour essayer aussi de la surprendre quelque part.
– C’est un rôle très important qu’elles ont ces alpha lectrice, finalement.
– Tout à fait. Des fois je les maudit par contre hein. Parce que la dernière fois là j’avais écrit, j’étais à la centième page et elle revient sur un point de la cinquantième page où elle me dit, là c’est pas crédible. Et j’ai dit attends comment ça Fabienne, il faut que je réécrive les cinquante pages suivantes ? Donc, j’ai réussi à modifier par une petite entourloupe, pour que ça devienne crédible, si tu veux, pour éviter de tout réécrire.
– Dis donc Fabienne, attention. On sait ton prénom maintenant, on te retrouvera. Dis-moi qu’est-ce que tu penses que ton livre, tes livres, apporte à tes lectrices ou qu’est-ce que tu espères qu’il leur apporte ?
– Alors, justement, quand j’écris, j’ai vraiment cette envie de partager ce qui me fait du bien. Déjà l’idée de prendre du plaisir à lire, de rentrer dans l’histoire et de vivre un moment avec mes personnages. J’espère que ça leur fait du bien. Il y a un livre que j’ai un peu plus écrit, particulièrement pour les gens qui traversent des passages un peu à vide, comme ça peut tous nous arriver dans la vie. Moi, ça m’est arrivé. Et ce livre, le déclenchement, ça a été un peu une copine qui allait pas bien à ce moment-là. J’ai dit aux autres copines ça serait bien que chaque jour, on lui envoie un petit défi à faire là, avant noël, qu’elle prenne pas trop le bourdon à rester toute seule à la maison. Et finalement, je me suis dit pourquoi je n’en ferais pas une histoire. Donc mes défis de noël, ma romance de noël est parti d’un truc vrai, en fait, et j’espère que j’ai distillé, au fur et à mesure de l’histoire, des petites choses qui, moi, m’aide quand je vais pas bien à aller mieux, et qui peuvent aider aussi d’autres personnes, voilà.
– Allez, on va reprendre tous tes livres, le premier donc avec la couverture, avec l’homme, avec les beaux abdos.
– Oui, alors là, j’ai demandé à ce que la couverture soit refaite, mais plus au goût du jour. Et puis, je trouvais que ces couvertures, qui se vendaient très bien en deux mille vingt et un, qui étaient un peu suggestives, ça collait pas forcément, moi, avec ce que j’écrivais. Bon pour la maison d’édition, c’est ce qui se vendait à l’époque. Donc, on n’avait pas vraiment le choix, on prenait la couverture, au moins la moins pire qu’on trouvait. Et là, elle est très douce, avec des fleurs violettes, un puzzle, la balance de la justice, parce que lui, il est avocat. Donc, c’est Juste collocs, et ça, c’est mon premier.
– Et ça, c’était en deux mille vingt et un.
– Deux mille vingt et un oui.
– Aux éditions Addictives.
– Exactement.
– Deuxième livre.
– Deuxième livre, dévoile toi qui se passe à Brives d’ailleurs, j’ai posé l’histoire pas loin de là où j’habite. C’était avec la maison d’édition Butterfly.
– C’était en quelle année celui-ci ?
– Deux mille vingt trois, je crois ouais, oui, oui.
– Et ensuite ?
– Mes défis de noël. Celui-ci aussi avec la maison d’édition Addictive. Et celui-là alors, vraiment, je me suis éclaté à l’écrire. J’espère que les gens s’éclatent à le lire, parce que l’héroïne, chaque jour, elle a un défi de ses copines à faire, et ça la met dans des situations un peu rigolotes ou des fois un peu malmenantes quoi, pour qu’elle dépasse ses peurs, ou des choses comme ça. C’était le défi pour moi aussi de trouver quand même vingt cinq défis à lui faire faire jusqu’à noël, parce que les dix premiers, ça coulait de source. Et puis, au bout d’un moment, tu vois…
– C’est bien, parce qu’en plus, donc, c’est un livre, mais ça a été testé en réel, quoi du coup.
– C’est ça.
– Et après, tu as eu donc le, le dernier, le dernier livre, Alors on danse ?
– Oui, Alors on danse, et c’est le spin-off de Dévoile toi, parce qu’à la fin… Dévoile toi, j’étais très attachée à mes personnages Emma et Nico. Nico, qui est le motard tourmenté, enfin voilà. Je pense que dans dévoile toi, j’y ai mis beaucoup, beaucoup de moi. L’univers de la moto parce que je suivais mon frère sur des courses d’enduro, enfin, beaucoup de mes peurs aussi, c’est deux protagonistes qui essaient de dépasser leurs blessures, en fait pour être ensemble, leurs traumatismes même pour être ensemble. Et à la fin de ce livre, il y a deux autres personnages, qui me sont apparus dans leur groupe d’amis. Je m’attache très vite à mes personnages, comme je m’attache très vite aux gens dans la vie, et là, du coup, j’avais vraiment envie de leur faire leur histoire à eux. Donc, c’est Tony et Lina. Lina qui est danseuse, Tony qui est pompier volontaire, barman est un peu gros dragueur qui cache beaucoup de choses derrière l’humour, voilà. C’est Alors on danse, j’avais envie de leur faire leur histoire à eux aussi.
– Et donc, le dernier, il sort quand ?
– Déjà, il faudrait que je pose le mot fin. Parce que ce n’était pas facile à poser ce mot fin, pour être sûr d’avoir rien oublié. J’ai envie de laisser une petite porte ouverte quand même, en me disant si, pourquoi pas un tome deux des fois, ou en tout cas une petite porte ouverte. Mais j’espère le terminer d’ici juin et l’envoyer aux maisons d’édition. Après, les retours, c’est souvent trois, quatre, voire six mois, donc ça peut être encore que pour l’année prochaine, a voir.
– Comment tu choisis tes maison d’édition ? Est-ce que tu gardes toujours les mêmes ou tu fais des demandes à plusieurs maisons d’édition ou tu restes sur Addictive et Butterfly ?
– Alors clairement, la première maison d’édition., j’ai regardé sur internet plein de maisons d’édition. J’ai envoyé un peu comme ça, sans forcément me dire que quelqu’un allait me répondre tu vois. Et puis Addictive m’a répondu très rapidement. Donc très chouette. Du coup, j’étais en contrat avec eux. Ils ont une clause de préférence, c’est-à-dire que les prochains manuscrits que j’envoie, c’est à eux en priorité, sauf si je leur ai rien envoyé au bout de trois ans. Là, je peux envoyer à qui j’ai envie. Et puis, quand addictive m’a refusé Dévoile-toi, ça correspondait pas à ce moment-là, à leur ligne éditoriale. Je l’ai envoyé à Butterfly et là, elle m’a pris aussi tout de suite.
– T’attends pas trop toi là, c’est bien. Donc vous voyez, ça veut dire que c’est de la qualité. – Maintenant, l’attente est plus longue. Le pire, ça a été mes Défis noël. Je pense que je l’ai envoyé au bon moment quand ils devaient avoir un creux. Enfin, tout dépend en fait, on sait jamais, mais il devait y avoir un creux à ce moment-là et elle m’a répondu sous trois jours et elle m’a envoyé les corrections. Ça a été fait en cinq jours.
– C’est des éditions spécialisées romance.
– Oui, oui, oui, peut être quand même vigilant, parce qu’il y a des maisons d’édition à compte d’éditeur. Donc, là, c’est l’éditeur qui va acheter le manuscrit et il y a des maisons d’édition à compte d’auteur, là c’est l’auteur qui va payer pour que son manuscrit soit publié, et donc, là je me dis autant de presque passer par l’auto-édition.
– J’ai vu qu’il y avait des librairies spécialisées en livres de romance. Ça, je savais pas.
– Alors les librairies romance là, c’est en pleine explosion, ça ouvre de partout dans toutes les grandes villes. Très chouette, j’ai fait à Lyon au Grimoire romantique chez Marion, très sympa. Il y a plein de librairies spécialisées dans la romance qui ouvrent, des salons aussi maintenant, spécialisés romance. Il y a vraiment le lectorat romance.
– Est-ce que tu as un conseil à donner aux personnes qui veulent se lancer pour écrire ? Parce que toi, la première fois, quand, quand, quand tu t’es lancé, ça s’est passé comment, comment tu es arrivé à poser ta première phrase ?
– Ça date. Alors, je pense que j’écris depuis que je suis toute petite. Je pense que voilà fin de CE1, CE2, je commençais à écrire sur des carnets des petites histoires qui finissaient pas forcément. Et à l’âge adulte, j’ai eu envie de écrire une histoire et de vraiment aller jusqu’au bout, de poser le mot fin. Donc, j’avais écrit à l’époque, c’était pour ma belle-fille une histoire d’adolescent, d’amour entre adolescents, pour qu’elles lisent un peu. C’est le but au départ et, en même temps, c’était pour moi le but d’aller jusqu’au point final. Et j’ai réussi. Donc, là, je me suis dit bon, j’arrive à aller jusqu’au bout de mon histoire. Pourquoi pas essayer maintenant d’écrire une histoire pour adulte. C »est là où je l’ai fait lire à mes collègues et qui, au bout du deuxième chapitre, elles m’ont dit mais non, on veut la suite, vite, vite !
– Ah ben c’est génial. Donc le déclenchement en fait, il n’y a pas eu un truc vraiment déclencheur. Ça n’a pas été par exemple la naissance de tes enfants, est-ce que tu as commencé à écrire avant après ?
– Non après, j’ai plus écrit plus pour un exutoire, pour m’échapper de situations qui me convenaient pas, et je retrouvais un peu ma bulle dans l’écriture.
– Qu’est-ce que tu as envie de dire à tes lectrices ou lecteurs ?
– J’ai envie de dire faites-vous plaisir à lire. Faut pas s’obliger à lire un livre en particulier, faut vraiment trouver celui qui vous correspond en fait.
– Oui, on peut être étonné des fois. C’est vrai que moi je lis beaucoup de thriller. Tu vois, c’est pas mon genre, la romance, mais là, du coup, comme tu me l’a expliqué, je pense que je vais me laisser tenter quand même.
– Ce que j’aime bien travailler aussi, c’est la profondeur des personnages, ce qu’ils ont vécu, pourquoi ils sont là, à travers leurs histoires d’amour ben ce qui vivent aussi entre eux, mais aussi comment chacun se développe dans cette histoire et chacun trouve quelque chose de bien dans leur histoire commune quoi.
– Donc c’est très travaillé, comme comme style littéraire. Voilà, c’est pas juste une histoire d’amour comme ça. Il y a un travail de recherche énormément important. On voit d’ailleurs tes fiches, persona hein sur ton insta. Tu façonnes ton livre, il y a des couches, quoi ? On lit l’histoire. Mais derrière il y a un travail phénoménal.
– Ben, y’a beaucoup de travail de recherche. Par exemple celui dans mon premier livre, il est avocat. J’ai jamais été avocate, donc j’ai quand même beaucoup lu des livres où le personnage est avocat. Je me suis renseignée. J’aime bien, vraiment me plonger dans l’univers du personnage pour mieux le comprendre et mieux retranscrire ce que il peut ressentir, est-ce qu’il peut vivre.
– Oui, que ce soit crédible.
– Exactement, que ce soit crédible, tout à fait.
– Merci Laure. Est-ce que tu veux ajouter quelque chose par rapport à ce travail énorme d’autrice, par rapport à tes livres, ton dernier mot par rapport à tout ça ?
– Alors moi, je ne le vois pas comme un travail, je le vois vraiment comme un plaisir. Et ce que j’adore en complément de l’écriture, c’est ce partage avec les lectrices justement, ce retour que parfois, elles me font par un petit message, par, pas forcément une chronique, mais parfois, pendant la lecture, quelqu’un m’envoie un petit message ou un petit vocal pour me dire ah j’en suis là, c’est horrible ce qu’ils traversent, ou c’est génial, ils viennent de se retrouver, et j’adore, j’adore.
– Mais ça, c’est chouette parce que c’est vivant et ça montre que ça plaît, voilà, que tu as des réactions sur le live et c’est chouette. Maintenant, dis moi, comment peut-on se procurer tes livres, comment on fait, on va où, on demande à qui ?
– Et ben tu peux demander au libraire en donnant mon nom, le titre du livre. Normalement, ils doivent pouvoir commander les livres. Alors si ils ne les mettent pas forcément en rayon, mais sur commande, je pense qu’il y a pas de souci. Sinon j’ai aussi des lectrices qui me contactent directement sur insta ou sur tiktok ou facebook. Alors Facebook, je ne le consulte pas très souvent, mais en tout cas insta et tiktok oui, pour avoir une dédicace parfois. On me demande de l’envoyer, on peut faire çà aussi.
– Ben écoute, c’est génial. Et puis on suivra en plus les événements, que tu vas… Voilà, où, tu vas être sur ton insta, par exemple, parce que bon, Salut les Ponots !, on est sur insta particulièrement et comme ça on viendra te voir directement, ce sera encore plus sympa.
– Là, j’ai eu une séance de dédicace prévue à l’Écume des sucs à yssingeaux, à la librairie. Je crois que c’est le vingt cinq avril, il me semble que c’est un samedi. Et je sais qu’elles font un salon, un salon en fin d’année, il me semble, au mois de novembre. Je n’ai pas la date encore. Je vais leur demander éventuellement…
– Bon on mettra de toute façon, on aura tes coordonnées, ton insta et on pourra suivre tout ça. Merci Laure, c’est génial. Alors on a un slogan à Salut les Ponots !, c’est Crache ta lentille. Je vais te demander si il y a un événement que tu trouves remarquable au Puy ou en Haute-Loire, ou alors si il se passe ailleurs, que tu aimerais voir ici.
– Alors, je trouve qu’on a déjà beaucoup d’événements remarquables et très intéressants au niveau de la Haute-Loire. J’adore le Roi de l’Oiseau. À chaque fois que je fais des connaissances ailleurs, j’essaie de ramener du monde et de leur dire venez pour le Roi l’Oiseau, c’est génial. Donc, non, pas particulièrement. En plus, je pense que je ne connais pas tous les événements non plus qu’il y a. Il y a déjà pas mal de choses très riches, dont tu parles dans tes podcasts d’ailleurs, et qui sont chouettes à découvrir.
– Et encore, je ne les connais pas tous. Et est-ce que tu changerais quelque chose à la Haute-Loire ?
– Plus au niveau du Puy peut-être des pistes cyclables, enfin, ouais, plus général à la Haute-Loire. J’aime bien faire du vélo, du vélo route, mais alors j’ai peur des voitures.
– Mais c’est vrai qu’elles vont un peu vite parfois ici. On fait pas attention, et on se dit, ouh le champ est libre, on peut y aller et du coup, attention aux vélos et aux piétons.
– Mes enfants se mettent bien au vélo là et du coup ouais des pistes cyclables… Vraiment assurer la sécurité des cyclistes, ça serait vraiment chouette.
– On va faire un autre petit jingle s’il te plaît, le dernier de cet épisode.
Musique jingle
Impeccable, merci beaucoup. Je te pose des questions sur la Haute-Loire, que tu connais bien. Non, c’est facile, c’est facile. Tu connais bien la Haute-Loire ?
– Ha j’espère.
– Alors le château de Chavaniac Lafayette ou le château du Maréchal Fayolle ?
– Chavaniac Lafayette. J’avais fait une visite théâtralisée du château de Lafayette et c’était génial.
– Ça doit être beau ça. La dentelle ou les lentilles ? Il y en a une qui se mange, pas l’autre.
– Vu que j’aime bien manger, je vais dire la lentille.
– L’autre était plus romantique mais bon…
– La dentelle, c’est vrai, sous-vêtements en dentelle, enfin, même les vêtements avec un petit peu de dentelle.
– Écoute, tu manges des lentilles en portant des sous-vêtement en dentelle.
– Exactement, on prend les deux.
– Allez, on prend les deux. Tu ferais plutôt un voyage en montgolfière ou un voyage au bord du Velay Express ?
– La montgolfière. J’attends juste que mon dernier fils soit assez grand pour dépasser, tu sais, la hauteur de la selle. Et là, vraiment, on veut faire un vol en montgolfière. Ouais, je trouve ça magnifique.
– Et je ne savais pas que le Velay Express était le train le plus haut d’Europe il paraît, tu vois !
– Mais je ne savais pas non plus.
– T’as vu, là ça amène un truc en plus, là t’hésites.
– On peut prendre les deux encore ? Allez !
– T’attéris, tu sais, tu fais le vol en montgolfière et puis tu atterris sur le Velay Express. Festival Nuits de Rêve ou Festival du Rire à Yssingeaux ?
– Alors, cette année, j’ai dit je veux faire le Festival du Rire à Yssingeaux. J’aime beaucoup rire.
– Et on oublie trop souvent de le faire faudrait au moins une fois par jour, je pense.
– C’est vrai.
– C’est l’équivalent d’un steak.
– Peut-être.
– Et ça fait faire les abdos.
– En plus.
– Donc voilà, on va tous se mettre au Festival du Rire ou faire du yoga du rire. Je crois que ça existe aussi ça, j’ai vu ça quelque part. Je donnerai l’adresse. Tu préfères la vue au sommet du pic du Lizieux ou au sommet du mont Denise ? Alors, soit t’as vu sur le Meygal avec le pic du Lizieux, soit tu as vu sur le Velay avec le mont Denise.
– J’aime bien faire des sommets en général, peut-être lizieux.
– En tant qu’autrice, forcément, je vais te poser des questions sur les deux écrivains, on va dire de Haute-Loire, qui ne sont plus là, mais immensément connu Jules Vallès ou Jules Romain ?
– ….
– Ok. Next !
– Jules.
– Et c’est ça, quel Jules voudrais-tu avoir ?
– Je ne sais pas. J’aurais dit instinctivement Jules Romain. Mais alors pourquoi, je ne sais pas.
– Quel est l’endroit que tu trouves le plus romantique en Haute-Loire ?
– J’aime beaucoup la cascade de la Beaume. D’ailleurs, dans Dévoile toi, ils vont s’y promener. J’aime beaucoup la cascade, enfin j’aime beaucoup la nature en général, le lac du Bouchet aussi, à l’automne. Tu fais le tour du lac du Bouchet à l’automne, c’est magnifique. Tu fais une balade avec ton chéri, là, c’est, c’est très romantique, quoi.
– Et dans ton livre, tu dis que c’est la cascade de la Beaume ou pas ? Tu donnes le nom ou pas ?
– Bien sûr, ouais ouais. Dans Dévoile toi, j’essaie aussi de montrer les lieux que j’aime bien être et traverser. Donc, en même temps, si je peux attirer quelques touristes.
– Ben c’est ça. En fait, on peut découvrir la Haute-Loire avec la romance.
– Exactement.
– C’est chouette, je n’y avais jamais pensé.
– Y’a pas besoin que ça se passe toujours à Paris ou je ne sais trop où. On a des coins très sympas où on peut créer des belles histoires aussi.
– Exactement. On va finir par un dicton, une expression. T’en as peut-être plusieurs ?
– Oui, j’en ai plusieurs. Alors déjà, c’est avec les copines, on dit toujours: le positif attire le positif. Voilà, j’aime bien essayer de voir toujours le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, et d’ailleurs je crois que je l’ai mis le positif attire le positif. Je ne saurais plus te dire dans lequel de mes romans, mais…
– Du coup on les achète tous les quatre et puis on verra si… Le défi du jour, c’est d’acheter les quatre romans et de nous dire où est cette expression, dans lequel.
– Exactement. Donc, ça permet de faire un petit coup aux copines.
– Sinon j’aime beaucoup aussi de Oscar Wilde. Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris.
– Elle est excellente celle-ci, c’est vrai.
– Et j’en ai une dernière que là sur ma romantasy justement, je pense que je vais essayer un peu de montrer ça à travers l’histoire. C’est d’utiliser ses faiblesses pour en faire une force.
– Tip-top, écoute, on finit la journée tu vois, elle était pluvieuse et je crois que… Elle est toujours pluvieuse. Mais non, y’a du soleil. Regarde là bas ! Y’a une pointe de soleil. Hop ! Merci, c’est grâce à toi, Laure. Je te remercie beaucoup d’être venue au micro de Salut les Ponots, et j’ai hâte de lire, déjà de commencer à lire…. Je commence par lequel de tes livres ?
– Ah ben commence par le premier Juste collocs.
– Allez, Juste collocs, voilà.
– Pour te motiver, tous mes livres ont des chapitres courts. Donc c’est pas trop long. Et en plus, j’alterne les points de vue souvent entre le personnage féminin et masculin, donc ça permet d’avoir le point de vue des deux personnages. C’est un peu varié.
– C’est chouette comme ça je peux m’énerver sur l’un ou sur l’autre.
– Ça peut changer de tes thrillers.
– Ok merci beaucoup. Je te dis à très bientôt, à bientôt !
– Merci à toi Stéphanie.
– Ciao, ciao !
Temps d’écoute : 38’30 minutes
Télécharger la transcription
fr .pdf 101ko
Coups de coeur de notre invité
- commerçants :
calzedonia le Puy
Rue Saint-Gilles 25,
04 71 04 02 56
https://www.facebook.com/CalzedoniaLePuyEnVelayRueSaintGilles/
Madame Institut 43
51 Rue des Cités, 43770 Chadrac
06 18 57 12 88
https://madameinstitut43.fr/
https://www.facebook.com/profile.php?id=100086503456232
https://www.instagram.com/madame_institut_43/ - bars / restaurants :
Brasserie la Trifolle
6 Pl. du Breuil,
06 44 80 85 19
https://www.facebook.com/p/brasserie-la-trifolle-100052318853518/
Le Michelet
5 place Michelet, 04 15 98 21 55
https://www.instagram.com/lemicheletpub/
Le Chamarlenc
19 rue Raphaël, 06 59 01 64 04
https://www.restaurantlechamarlenc.com/
https://www.facebook.com/p/LE-CHAMARLENC-100076251921046/
https://www.instagram.com/lechamarlenc/ - associations :
Association Hiri’s
https://www.hiris-association.fr/
https://www.facebook.com/profile.php?id=100068894777618
https://www.instagram.com/hiri__s/
une rose un espoir
2 rue Le Rose Labauche
43320 VERGEZAC
https://www.uneroseunespoir.com/secteur/43-secteur-velay/
https://www.facebook.com/profile.php?id=100068107685703
Aikikai du Velay
Maison des loisirs, 23 avenue de la mairie, 43000 Espaly St Marcel
https://www.mjcespaly.com/aikido