Épisode #80

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Thibaut

Temps d’écoute : 25’36 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent au gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis presque dans l’eau, je suis tout près de la vague, non ! Je suis dans la Vague. Je suis avec Thibaut. Bonjour Thibaut.
– Salut Stéphanie, salut tout le monde.
– Thibault, je vais te demander de te présenter à ceux qui vont écouter ce podcast.
– Alors donc, je m’appelle Thibaut, j’ai trente deux ans. Je suis donc agent RTE, donc dans une grosse entreprise qui gère le réseau électrique français. Je suis président du club du Puy-en-Velay Triathlon, je suis aussi membre du comité d’organisation de la Foulée des Vignerons, un trail qui se fait fin août, et aussi, je suis athlète, dont je fais un petit peu, enfin, un petit peu, beaucoup de sport quand il me reste un peu de temps dans la semaine.
– Oui, si on avait donné ton nom tout de suite… Vas-y, dis-le.
– Donc, c’est Thibaut Imbert pour ceux qui me, qui me connaissent peut-être, qui m’ont vu dans l’éveil quelquefois ou sur les réseaux sociaux.
– Tu as une petite anecdote sur le Puy ou la Haute-Loire ?
– J’en aurait même deux, c’est un peu sur le même sujet, mais en fait, c’est sur la perception qu’ont les gens extérieurs au département. Donc, dans ma vie, j’ai vécu à Clermont-Ferrand, j’ai vécu aussi en région lyonnaise, et les deux fois on m’a fait la remarque quand je disais que je venais du Puy-en-Velay, c’est vraiment une image de ville, enfin, entre guillemets, de paysans, je les cite. Ils pensaient limite qu’on est encore en calèche, etc. Ils me chambraient là-dessus. Donc, on est vraiment une perception de ville un peu reculée, ce qui est pas du tout le cas. Et la deuxième anecdote, c’est apparemment les gens du Puy-en-Velay, on a un accent, ce que j’ai jamais, jamais compris, mais que ça soit à Clermont-Ferrand ou en région lyonnaise, on me disait toujours vous les gars du Puy, vous avez un accent.
– Alors c’est vrai que ça, quand je suis arrivée, il me semble que je notais que vous aviez un accent, mais maintenant je l’entends plus.
– Parce qu’y en a pas.
– Y’en n’a pas, t’es sûr ? Non en fait, il faut dire aux gens non, vous n’êtes pas en calèche, mais à dos de vaches. Voilà comme ça on remet les choses au point. Et toi, tu pédales pour faire l’électricité.
– Exactement, et c’est comme ça que ça marche.
– C’est comme ça que t’es devenu athlète de haut niveau, on va dire.
– Tout à fait, c’est ce qui m’a permis de rentrer chez RTE.
– Faut venir en Haute-Loire, vous avez tout à y gagner. Merci pour ça. Je vais te demander de faire le premier jingle.
– C’est parti, donc la petite boite à rythme.

Musique jingle

– Nice, court et efficace. Voilà ! On va commencer par le confessionnal, te te pose des questions, je te fais des propositions. Attention, tu me réponds ce que tu veux d’accord , Tu peux appeler un ami. Voilà, alors ça risque de sonner, me disait Thibaut, parce qu’il est de garde. Donc, vous affolez pas, on le suivra en courant. Tu serais plutôt un espadon voilier, un loup, une baleine à bosse ou un guépard ?
– Un loup. Un loup parce que déjà c’est plus local que le guépard. Ça court vite, ça vie en meute, et ça, ça me plaît un petit peu cet état d’esprit, il chasse aussi. Donc, j’aime bien, j’aime le loup, ça me plaît l’idée.
– Ouais, c’est très endurant, donc ça te correspond peut-être un petit peu plus aussi par rapport… Non ?
– Complètement puisque c’est dans la nature, dans les bois, ça, ça me va bien.
– T’es plutôt xl ou xs ?
– Bonne question. Je dirais xs.
– Duo ou trio ?
– Duo.
– Mass start ou rolling start ?
– Mass start vraiment, que ce soit en tant que participant ou même pour regarder des épreuves sportives à la télé. J’adore la mass start, c’est plutôt, c’est vraiment excitant de partir en groupe tous ensemble et ça donne de l’enjeu donc c’est, c’est ce que je préfère.
– Rolling start, c’est des départs par groupe, c’est ça dans l’eau pour quand tu commences à faire le triathlon.
– Ouais exactement, c’est quand il y a des grosses des fois, des très grosses épreuves où il y a beaucoup de monde, ils font des départs par petites vagues. Donc, c’est plus facile à organiser, mais pour la visibilité, la mass start, y’a rien de mieux.
– C’est assez impressionnant. Tu es plutôt culbute ou sortie à l’australienne ?
– Tu t’es renseigné dis donc sur le triathlon. Sortie à l’australienne.
– Ouais mais j’avais pris que les mots marrant tu vois, sinon… Tu peux nous dire la différence entre les deux ?
– Alors, la culbute, ça se fait en piscine, généralement, donc, c’est la pirouette que les nageurs font au mur. Et la sortie à l’australienne, ça se fait sur les triathlons. Souvent, on fait une boucle dans l’eau, on sort sur la plage, en cours quelques mètres et on replonge ça, c’est assez spectaculaire. Ils en font une au triathlon du lac du Bouchet d’ailleurs, sur la passerelle vers l’auberge, et c’est assez, c’est sympa à faire et à voir aussi.
– Vous le faites chaque année, le triathlon du lac du Bouchet, ou pas ?
– Oui, chaque année, on est nombreux du club du Puy-en-Velay Triathlon a y participer. Alors, on n’organise pas ce triathlon, on l’a eu organisé par le passé, mais du coup, on est, on est très nombreux à y participer et moi, j’adore y aller. Le site est magnifique, le lac du bouchet, c’est un des plus beaux spots de Haute-Loire pour nager, pour tout ce qui est autour. Donc, on est, on est souvent nombreux à y aller.
– Un petit clin d’œil à Solène qui nous avait parlé dans un podcast il y a quelques temps de ça. Valence ou Kourou ?
– Kourou.
– Vous renseignerez si vous voulez savoir pourquoi j’ai posé ces questions. Scratch ou pas scratch ? – Scratch.
– Tu peux expliquer ?
– Oui donc c’est le classement général d’une épreuve. Et du coup, ben, quand je prends le départ d’une épreuve, j’ai vraiment envie d’être le mieux placé possible. Donc, je vise généralement…
– Toutes catégories confondues, tous sexes confondus.
– Exactement c’est ça ouais.
– Donc toi t’es du genre, comme on avait eu Pierre Lavernhe, à vouloir être devant les filles à tout prix, c’est ça ?
– Ah oui, du coup, si je veux, si je veux gagner la course, il faut être devant les gars et les filles, exactement.
– Tu es plutôt stratégie mentale ou stratégie nutritionnelle ?
– Plutôt mentale. J’avoue que la nutrition, je commence à m’y intéresse un petit peu, mais c’est encore très complexe. Stratégie mentale, ça fait quelques années que je bosse plutôt ça dans mon coin. Moi, ça me va bien. Un peu de préparation mentale et du coup, stratégie mentale. Ouais, je, je vote pour.
– Ouais, t’as un petit tips, genre un petit truc, une petite rengaine, quelque chose.
– Ben simplement avant les courses, j’essaye de prendre dix, quinze minutes, me mettre dans ma bulle, faire des exercices de respiration pour me poser un petit peu et puis, après une fois que je suis bien, essayer de visualiser un petit peu ma course pour vraiment être à fond au moment du départ. – D’accord, t’écoute pas de musique toi ?
– Si. J’aime bien, mais ouais, justement pour essayer de me poser, je me mets un petit, une petite musique de fond et ça peut me motiver.
– Je crois que t’aime bien faire du vélo, aussi, normal quand on fait du triathlon. Tu vas me classer par ordre d’importance pour toi, les différents termes que je vais te citer, cintre, cadre, pédale ou pneus ?
– Par ordre d’importance. Alors c’est vrai que tous sont importants parce que s’il en manque un sur le vélo, ça peut être compliqué.
– Ça va être dur.
– Mais je dirais en premier pneu, parce que bon, c’est l’adhérence, faut pas tomber. Le cintre aussi, il est important parce qu’il permet de prendre les virages et le cadre en dernier, mais pour moi, les trois sont très, très importants.
– J’avais les pédales.
– Et les pédales, j’ai zapper.
– Sinon ça fait de la draisienne quoi.
– Alors les pédales, ben les pédales en quatrième s’il fallait choisir.
– Ok, ça marche. Alors, il t’est plus souvent arrivé de prendre la vague ou un coup de bambou ?
– Prendre la vague, des coups de bambou, j’en ai eu quelques-uns, mais en majorité, c’est prendre la vague.
– Donc, quand tu prends la vague, c’est que tu suis un petit peu l’aspiration de la personne qui est devant toi. C’est ça ?
– Exactement. C’est comment à vélo. En fait, c’est le même principe, sauf que c’est dans l’eau, le nageur devant toi crée une sorte de vague et on peut profiter de cette aspiration et c’est assez impressionnant le gain qu’on a en fait entre la vague et pas la vague.
– Ça marche aussi en voiture, parce que moi, j’avais entendu dire pour les voitures.
– Exactement, plus on va vite, plus l’effet d’aspiration est important.
– Pour toi qu’est ce qui est plus important ? C’est d’accomplir un objectif personnel ou rechercher la reconnaissance de ses pairs ?
– Moi, c’est plutôt pour le l’aspect perso.
– Peut-être qu’à des âges différents, on a peut-être un objectif différent. Peut-être au début, quand on commence, on a envie d’être reconnu par ses pairs non ?
– Je pense, moi, quand j’étais plus jeune, j’ai attaqué le sport, j’avais dix-sept ans, ça fait quelques années maintenant et à l’époque, je pensais plus par reconnaissance des autres. J’avais envie de m’affirmer. J’étais un peu timide, un garçon un peu introverti. Ça m’a permis de m’affirmer, de prendre confiance en moi. Et maintenant, la compète, c’est vraiment pour mes objectifs perso et je suis pas là pour être reconnu par qui que ce soit.
– Tu veux prendre du plaisir ?
– Exactement.
– Alors, j’ai plusieurs slogans ou, dictons à fond la forme, slogan de Decathlon depuis mille neuf cent quatre vingt deux, la perf passe par le plaisir et le plaisir passe par le groupe, dixit Raphaël Bénézit dans Borne podcast de décembre deux mille vingt cinq, ou la force, elle vient de l’intérieur, pas des circonstances, Thierry Marx pour la pub Côte-d’Or, deux mille vingt six ?
– Il y a des belles citations. Moi, j’aime bien à fond la forme, ça me, ça me plaît, et puis aussi, petit penchant pour les mots de mon coach Raphaël Bénézit aussi, qui sont assez fort et qui sont bien dans l’état d’esprit de ce que j’aime, c’est-à-dire le groupe.
– Il n’a pas osé choisir le chocolat. Moi, j’ai envie de dire triathlon, ça rime avec mon dieu, que c’est bon. Et toi, quelle serait ta rime pour triathlon ?
– Triathlon. Haha ! Déjà c’est bien trouvé.
– Ah oui, j’ai pris ma meilleure.
– Moi, j’ai pas eu le temps d’y réfléchir, tu vois donc. Alors là, je sèche, tu vois, tu m’as…
– Je t’ai séché ! C’est bon. Ouais ! J’ai gagné, un point. Une question qu’on t’a certainement posé, qu’on te reposera encore, à quand un Iron Man ?
– Alors j’aimerais bien en faire un avant mes quarante ans. Donc, il me reste huit ans. Ça me laisse quelques années. Donc, ouais je me laisse quelques années, cinq, entre cinq et huit ans. Avant les quarante ans, ça serait pas mal, parce que je pense être encore en forme avant quarante, avant que la forme décline petit à petit. Et donc ouais, je pense que le timing entre cinq et huit ans, c’est pas mal. – Il me dit ça en me regardant dans les yeux alors que j’ai plus de quarante ans. Je vais peut être y aller, je vais aller dans la piscine là au fond.
– Tu peux toujours partir sur un Iron Man, même après quarante ans.

– Ouioui ouioui, on va y penser. Je vais te poser des questions sur des adresses coup de cœur que tu pourrais avoir au Puy ou en Haute-Loire. Est-ce qu’il y a un commerçant, une adresse d’un commerçant que tu aimes bien ?
– Oui, il y a un commerçant que j’aime bien, bon y’en a plusieurs, mais il y a la boucherie Mathilde Bourasset, qui est rue Vibert. C’est la soeur d’un pote d’enfance. Je la connais depuis tout, ben depuis qu’elle est toute petite, et elle a une super boutique. Ben déjà c’est une des rares féminines à avoir une boucherie. Elle fait du super boulot. Sa boutique, ben c’est raffiné, c’est des produits de qualité et j’adore aller chez elle, donc je conseille Boucherie Mathilde.

– Est-ce que tu as le temps de faire le marché ou est-ce que tu as un producteur sinon ?
– Alors le marché, pourtant, je me considère très chauvin, très très chauvin, du Puy, mais je fais quasiment jamais le marché. Déjà le samedi matin, on a piscine avec le club. Et puis, si je vais au marché, j’adore y aller, par contre, mais pour aller flâner un peu dans les allées. Mais je ne m’arrête pas spécialement chez les commerçants, si si j’y vais, c’est pour boire un petit coup, l’ambiance. Et ceux qui viennent au marché avec moi par contre, ils subissent un petit peu, parce que ben j’adore discuter du coup maintenant et beaucoup de gens me disent bonjour, et du coup ceux qui me suivent au marché, ils subissent un petit peu parce que je m’arrête toutes les cinq minutes. Mais bon, c’est ça qui, c’est ça qui est bon, comme on dit. Mais sinon, je sais qu’au marché, il y a une copine à moi, Amélie Borie, que tu as podcaster il y a pas très longtemps, la savonnerie la Rose Trémière. Je sais qu’elle fait du super boulot donc, j’ai déjà acheté des choses chez elle, mais directement à sa boutique. Donc, si il y a un étal du marché que je peux conseiller, c’est chez Amélie.

– Un restaurant ou bar ou les deux ?
– Les deux, parce que du coup je suis aussi bon vivant. Je connais bien les bars du Puy.
– Tu l’as dit que la stratégie nutritionnelle, pour l’instant, c’était pas ton truc.
– Exactement, donc en restaurant, j’adore le Grand Bowl d’Air. L’ambiance est géniale. J’y suis allé avec des collègues de boulot, avec des copains, avec… Ben en couple aussi, et on est toujours très bien accueilli par Sibil, toujours très accueillant. Puis si on n’est pas pressé, on peut avoir la tournée de digo à la fin, et on passe un bon moment avec le patron.
– Faut réserver le dernier créneau, alors c’est ça !
– Faut partir dans les derniers ouais. Non mais vraiment, très bonne ambiance. Et après côté bar, moi, j’ai un… On va dire mon fief, c’est le Bobar. J’y vais depuis des années et du coup, c’est un bar… Le midi, je vais y manger des fois avec les collègues en mode resto, puis le soir, c’est complètement une autre ambiance et c’est un peu le bar the place to be du Puy. Donc, on y passe des très bons moments.
– À noter, on va savoir où il traîne, partout, vous pourrez le pister. C’est bon. On va parler d’un artiste, peut-être, du Puy, de la Haute-Loire  ?

– Alors, c’est vrai que j’ai très peu d’artistes dans mon entourage.
– C’est toujours comme ça, les athlètes ont très peu d’artistes et les artistes très peu d’athlètes, je te rassure.
– Mais par contre, j’ai en tête Degé graffeur, alias Camille, que je connais depuis des années aussi. On va dire, je suis pas insensible à l’art mais il y a très peu de… J’ai du mal à capter certaines choses dans l’art. Et par contre ses grafs, moi, ils m’ont toujours, toujours attirés et en plus, je le connais personnellement et le taf qu’il fait, je trouve c’est vraiment vraiment fort. Donc ça serait Degé graffeur, mon artiste ponot.
– Il revient en force, on l’avait la semaine dernière et cette semaine, impeccable. Et on va parler d’association du Puy, et donc, à moins que tu veuilles parler d’une autre association, mais on va parler du Puy-en-Velay Triathlon.

– Oui, je vais prêcher pour ma paroisse. Je sais que tu demandes un peu à chaque fois dans le podcast, une association. Celle que je vais parler, c’est le Puy-en-Velay Triathlon, celle dont je suis co-président. Donc, on est deux président, donc le club, pour la petite anecdote, va avoir quarante ans cette année, le quatorze février, donc le jour de la Saint-Valentin.
– Vous faites une grosse fête ou pas ?
– On fait une bringue ouais, on a réservé une salle, dg traiteur, et c’est, ce qui est marrant, c’est que le club a été déposé en préfecture le quatorze février mille neuf cent quatre vingt six, donc, on sera quarante ans jour pour jour, pile poil pour fêter ça. Donc, c’est une bonne chose. Et c’est un samedi.
– Et t’étais pas né.
– Et non, j’étais pas né en quatre vingt six non.
– Ok, je vouais justement te demander un peu l’histoire voilà de ce club. Toi, tu y es depuis quand ?
– Alors, moi, je fais pas partie des meubles, mais presque, euh, je suis jeune, mais je fais partie des anciens du club. J’y ai attaqué en deux mille six à l’école de triathlon. C’était au moment où ils ont, ils ont monté l’école de triathlon. Donc, j’étais, je faisais partie des premiers jeunes du club. On était à l’époque une trentaine de licenciés. Je l’ai vu grandir, en fait, et j’ai grandi aussi, moi, en tant que sportif et en tant qu’homme, avec le club. Parce que, du coup, ça m’a fait évoluer. J’en suis arrivé à être président, au bout d’une vingtaine d’années. Ce n’était pas spécialement un but, mais ça s’est présenté comme ça. Et puis, vu que je connais un petit peu tous les rouages de l’association aussi, ça s’est fait naturellement. Et maintenant on est deux cent quatorze licenciés. Donc c’est énorme. Et du coup, on a même dû arrêter de prendre des licenciés cette année. C’est la première fois qu’on fait ça pour garantir en fait des entraînements de qualité et que les gens ne soient pas trop nombreux, notamment en natation.
– Ouais parce qu’il y en a pas mal, pratiquement tous les jours, sauf le vendredi je crois.
– Ouais, t’es bien renseignée.
– Ouais j’ai vu ça.
– On peut nager du lundi au samedi, dimanche donc, il y a pas entraînement, mais vendredi et dimanche c’est les jours off de la semaine. Du coup, on a de la chance d’avoir beaucoup d’entraînement avec un entraîneur salarié qui coache le club.
– Après j’ai vu qu’il y avait deux entraînements pour la course et un pour le vélo le samedi. C’est ça ? – C’est exactement ça oui tout à fait. Et puis, après, les licenciés se proposent des entraînements entre eux, et les jeunes aussi, ils ont trois jours d’entraînement dans la semaine, le lundi, le mercredi et le samedi. Donc, c’est assez éclectique, il y en a vraiment pour tout le monde et l’ambiance est très bonne en club, malgré le nombre de personnes qu’on est. Ça pourrait vite être impersonnel et là, on a réussi à garder l’ambiance en fait, que j’ai connu il y a une vingtaine d’années, assez familiale, et il n’y a pas de stars, personne ne se prend la tête et c’est ça qui est génial.
– C’est ce les échos que j’avais, on m’en avait parlé un petit peu. Est-ce qu’il y a des prérequis pour s’inscrire ?
– Non, pas du tout. Alors, ce qu’on demande c’est juste. d’être capable d’aligner un aller-retour dans la piscine, donc cinquante mètres.
– Donc de savoir nager.
– Savoir nager un petit peu, on part pas de zéro, mais être capable de faire cinquante mètres sans s’arrêter. Mais chaque année, il y a des gens qui partent de très loin au club, grâce aux entraînements, grâce au groupe, ils progressent et au bout d’un an, certains sont motivés à faire un triathlon tu vois donc, c’est… C’est génial.
– C’est cinquante mètres, genre crawl, tu peux pas faire si tu fais de la brasse, avec la tête hors de l’eau ?
– On en a eu pris qui était quasiment ce niveau-là donc…
– Ah c’est bon, j’ai mes chances alors.
– Pas de complexe à avoir.
– Très bien. On va parler peut-être de l’événement qui nous amène ici aujourd’hui, le… Ben vas-y, je te laisse présenter le premier triathlon indoor.
– C’est ça donc, triathlon indoor, donc, euh, c’est un triathlon cent pour cent en intérieur. Pour la petite histoire, on est le seul dans la région Auvergne-Rhône-Alpes à proposer ça, et en France, je crois qu’il y en a que trois ou quatre. Donc, c’est assez atypique. Donc, natation dans la piscine, ça, jusque là, tout va bien. Après, vélos, c’est sur des vélos de, ce qu’on appelle les ergocycles, donc des vélos de crossfit. Et ensuite la course à pied sur les tapis de course à pied, tapis motorisés, donc, ça fait un triathlon cent pour cent à l’intérieur. Ça va être assez sympa et les distances sont très courtes. Six cent soixante quinze mètres de natation, deux km cinq de vélo, d’ergocycle et un km de course à pied. Et en fait, on va faire un système de qualification le matin, début d’après-midi, il y aura poule haute, poule basse et en fonction… Donc, tout le monde fera déjà un décathlon, la qualif, la poule haute, la poule basse, et les meilleurs des deux poules se qualifieront pour une finale, finale haute, final basse, on va dire. Ça fait entre deux et trois triathlon sur la journée. Donc faut prévoir sa journée pour être ici, au chaud à la Vague, mais l’hiver, je pense qu’on est mieux qu’au lac du Bouchet pour le moment pour faire un triathlon.
– Ah ben là, il fait super chaud en tous les cas. Ca commence à neuf heures, je crois ?
– Oui, début à neuf heures. Et puis après ben ça va s’enchaîner sur la journée. Pour le moment, on n’a pas caler toutes les heures des départs parce que ça va être des départs par…
– par vagues ?
– De dix oui. Par vagues de dix personnes, vu qu’il y a dix lignes d’eau. On a dix vélos et dix tapis, ça va être le matin ben dix courses de dix personnes, et ensuite on continue comme ça sur les, sur l’après-midi. Et toute la journée pour ceux qui veulent venir encourager, n’hésitez pas. Il y a des tribunes dans la piscine, il y aura un grand écran avec les classements en direct, il y aura de la musique, il y aura un speaker et il y a bien sûr une buvette pour se désaltérer et manger un petit bout.
– J’avais une question super importante, qui est-ce qui fait les crêpes ? Breton, bretonne ?
– Alors, on a une spécialité des crêpes dans le club qui s’appelle Anne-Solène, qui est kiné de profession, mais qui est vraiment spécialiste des crêpes bretonnes justement, et dès qu’on fait un événement, généralement c’est elle qui gère les crêpes. Donc, cette année, je ne sais pas si c’est calé encore, mais j’espère pouvoir compter sur elle.
– Ah ben là de toute façon, elle n’aura pas le choix je pense hein. C’est foutu.
– On avait mis 100 dossard en vente. Ils sont tous partis. On est vraiment content du succès donc merci à ceux qui se sont inscrits. Du coup, ben, ça crée des frustrations, mais venez voir, et puis, l’an prochain, on essaiera d’avoir un peu plus de dossards.
– Donc là, on a cent participants.
– Exactement, ouais. On est full pour la première édition donc on peut être fier de nous, déjà sur le fait d’avoir rempli la course pour une première.
– Oui ça été rapide, parce que c’était fin novembre que les places étaient mises à dispo. Je crois ça a commencé fin novembre.
– Oui, il me semble qu’on a ouvert fin novembre, donc en un mois et demi, c’était réglé. Donc c’est top.
– Bon ben génial. Bientôt, il va falloir le faire, je sais pas, peut-être il va falloir faire une bulle au-dessus du lac du Bouchet pour pouvoir faire après un autre indoor encore plus, encore plus grand. Il y aura d’autres manifestations qui seront organisées par le Puy Triathlon ?
– Oui, exactement, on en fait une du coup, qui sera début octobre, le quatre octobre. Donc, ça laisse le temps de se préparer, c’est un cross duathlon. Donc là c’est course à pied, donc plutôt trail, VTT course à pied. Donc. Là, il y a plusieurs distances. Il y a des distances enfants, des distances adultes. Et ça se fait sur Malpas. On a un beau site là-bas à Malpas. On part du Mille Club pour ceux qui connaissent, et ça tourne un peu dans les chemins à proximité de Malpas. Donc, prenez, prenez rendez-vous pour le quatre octobre.
– Alors déjà, deux dates, le premier février, on vous attend nombreux, c’est un dimanche, donc vous n’avez pas d’excuses, et puis, et puis voilà, pour le quatre octobre, ça marche. Deux mille vingt six hein. C’est vrai qu’on a changé d’année bonne année.
– Merci.

– Bonne année à toi. A Salut les Ponots ! On a un slogan, c’est crache ta lentille ! Voilà, on aime bien demander aux personnes qu’on invite si il y a un événement qu’elles aiment bien ici en Haute-Loire, ou s’il existe ailleurs qu’elles aimeraient bien voir en Haute-Loire. Toi, est-ce que c’est le cas ou pas ?
– Alors, moi, c’est… Peut être que tu l’as eu beaucoup de fois, mais le Roi de l’Oiseau. Je pense que c’est un grand classique du Puy-en-Velay, moi, je suis ponot, on n’en a pas parlé, mais je suis né au Puy, donc, du coup, tout petit, ma maman, qui est fan du Roi de l’Oiseau, elle me faisait des costumes, déjà, elle les faisait elle-même. Pareil pour mes frères aussi et du coup, elle m’a amené tout petit au Roi de l’Oiseau. J’ai toujours vraiment aimé et je continue à le faire maintenant. C’est un événement, c’est exceptionnel on va dire tout simplement. On a la chance d’avoir ça. Et j’ai vu en plus tout à l’heure sur les réseaux, ça m’y fait penser, ce soir, je fais un petit peu de pub pour Stéphane Bern.
– Sauf que nous, on sera passé après, mais il y aura Stéphane Bern, ce soir, c’est ça ?
– Ouais, c’est ça. Je suis tombé dessus sur les réseaux, ça me fait vraiment envie de regarder ça. Donc, vraiment, on a la chance d’avoir cet événement. Donc, pour moi, c’est le Roi de l’Oiseau, la fierté de du Puy.
– On est le quatorze janvier, comme le podcast passera la semaine d’après. Donc, là, quand vous allé écouté le podcast, vous serez à la semaine d’après donc, faudra regarder le replay de la semaine d’avant pour voir Stéphane Bern parler de notre cité. Très bien, est-ce qu’il y a quelque chose que tu changerais au Puy ou à la Haute-Loire ?
– Non, je pense qu’on est très bien, on a une belle douceur de vivre. Une chose qui manquerait peut-être, mais c’est vraiment pour chercher, pour dire un truc. Pour avoir connu la vie clermontoise et lyonnaise. Clermont, tu veux boire un coup en ville le lundi, le mardi soir, t’as toujours de la vie, et tout et le Puy, ça bouge à partir du jeudi, vendredi. Alors, on a une très belle vie nocturne jeudi, vendredi, samedi. Mais c’est vrai qu’en semaine, les gens du Puy, pourtant, ils sont tous sortis à Clermont, à Lyon pour le début de leur carrière et en semaine, et quand ils reviennent au Puy, ils restent plus casaniers. Ça attaque le jeudi. Donc il manquerait des fois un peu de vie au Puy-en-Velay en semaine.
– Ok, va peut être falloir créer un événement spécial, ch’ai pas, les lundi tu vois, au lieu de faire les after le jeudi soir, faut le faire le lundi. On va continuer. Je vais te demander de faire le dernier jingle.
– Allez, c’est parti.

Musique jingle

Ça c’est bien, tout le monde nous regarde dans la Vague du coup…
– C’est vrai, attends, je me retourne. Ah ben oui, ils rigolent tous. Là ils se moquent de toi. Je m’en fou, moi je suis de dos. Petites questions sur la Haute-Loire, tu la connais par cœur ?
– Je pense.
– Vallée de la Sumène ou vallée du Dolaizon ?
– Vallée du Dolaizon, c’est à la maison, à Vals-près-le-Puy.
– J’en étais sûr. Lentille, artisou, verveine ?
– Dur, dur choix et verveine du coup, c’est la plante ou la liqueur, ou…
– Ce que tu préfères. On le dira pas. Tu me le diras dans le creux de l’oreille si tu veux.
– Non, je vais pencher pour le fromage aux artisous.
– Je pensais que t’allais dire lentille toi, en tant que sportif. Genre, je mange des lentilles tous les dimanches soir. Non ?
– Alors, je mange des lentilles, j’en ai mangé dans la semaine d’ailleurs. Mais fromage aux artisous aussi, c’est tellement atypique et ça, j’adore en plus le fromage, donc, c’est bon pour le sport aussi.
– Tu monterais plutôt les marches du rocher Saint-Michel à cloche-pied ou tu les descendrais plutôt à cloche-pied ?
– Pour une question de sécurité, plutôt les monter.
– Ouais parce que je crois là, les genoux vont pas trop aimer. Tu es plutôt église contemporaine comme celle du Val Vert ou église style roman comme celle de Saint Paulien ?
– Plutôt roman, j’aime bien ce qui est un peu historique, ça me plaît bien.
– Alors, Laurie Maleysson ou Aurélien Rivet ?
– C’est dur ces questions.
– Oui, mais ils font pas comme toi eux, ils font de la route, du demi-fond.
– Je dirai Aurel, parce que c’est un copain en fait. On se voit… Laurie c’est aussi une copine. Mais Aurélien, on se voit quasiment deux fois par semaine. Donc Aurel, mais c’est vraiment cornélien comme choix.
– Mais c’est pas grave moi j’aime bien Laurie, tu vois. Alors tu t’entraînerais plutôt le long de la Borne où tu risquerais de croiser Laurie Maleysson qui te mettrait dans la Borne parce que tu as choisi plutôt Aurélien, sur la voie verte ou sur le chemin de Compostelle ?
– Chemin de Saint-Jacques, je m’y entraîne beaucoup déjà parce que pareil, c’est pas très loin de la maison et j’adore, c’est du chemin, c’est technique par endroit, des moments plus roulants et à la période des pèlerinages, on croise beaucoup de pèlerins et c’est super sympa parce que c’est bonne ambiance, on se dit bonjour. Donc j’adore.
– Toi t’es plus montagne, donc ça te correspond peut-être plus aussi que la Borne ou..
– Alors je varie un petit peu, mais je préfère, je prends plus de plaisir en trail montagne, mais quoi que ces dernières années, j’ai plutôt fait du plat, de la route, mais là où je prends plus de plaisir, c’est vraiment dans les chemins.
– La Margeride, vous le Devès ?
– La Margeride. Tu vois, j’y étais pour le boulot tout à l’heure.
– C’est vrai ?
– J’étais à Saint-Chély-d’Apcher pour la petite histoire, pas très loin. Du coup, je connais bien ce plateau, je ne connaissais pas avant de bosser chez eux, et je le trouve magnifique et ça me donne envie d’y aller en vélo un de ces quatres. Plutôt cet été du coup, parce que l’hiver c’est un peu compliqué, mais c’est très beau la Margeride.
– Tu parles un peu occitan ou patois ?
– Pas du tout.
– Non parce que j’ai appris que Devès, là tout à l’heure, ça veut dire forêt interdite en occitan. Voilà donc, je voulais ramener ma petite fraise, tu sais ma petite science, comme j’aime bien faire de temps en temps. Alors, à choisir, 15 kms du puy, trail des chibottes, la grimpée du Mézenc ou le cross de la loire sauvage ?
– C’est difficile comme choix aussi, mais la grimpée du Mézenc. Je… Mézenc pour moi, c’est le plus beau spot de Haute-Loire qu’on a. C’est notre petit bout de montagne en Haute-Loire.
– C’est bizarre qu’un altiligérien me dise ça.
– On n’est pas chauvin du tout, mais vraiment la grimpée du Mézenc pour l’avoir fait plusieurs fois, c’est mythique, et quand t’arrives en haut, la vue est géniale et ouais, grimpée du Mézenc.
– Tu sais, j’aime bien taquiner les personnes de la Haute-Loire, hein. Tu sais quand même que le coin le plus haut est en Ardèche et pas en Haute-Loire, du Mézenc.
– J’ai rien entendu.

– Ok d’accord, il est devenu sourd. Est-ce qu’il y a un athlète ou un jeune athlète à suivre en Haute-Loire pour toi, dans n’importe quelle discipline ?
– J’en ai un en tête, un jeune, c’est Matthieu Le Fur qui fait aussi pas mal de courses en montagne. On s’est connus grâce à ça et c’est un jeune qui a un potentiel énorme et là il l’a prouvé cet été en faisant une sélection en équipe nationale. Donc, c’est énorme. Donc Matthieu Le Fur, c’est une valeur sûre, il n’est pas très connu en Haute-Loire parce qu’il s’entraîne, il vit dans les Alpes, il s’entraîne là-bas, mais c’est le, voire, un des meilleurs coureurs du département. Donc Matthieu Le Fur.
– Est-ce qu’il y a un endroit pour toi pour te ressourcer en Haute-Loire, ton endroit à toi ?
– Je dirais le lac du Bouchet. C’est un endroit, j’y monte toute l’année, enfin l’hiver, l’été, le printemps, l’automne. J’y monte souvent en vélo, quand il fait beau, je m’y pose cinq, dix minutes au bord du lac tout seul et c’est vraiment ressourçant je trouve. Ce lac est apaisant. Et puis, c’est pas très loin de chez moi aussi. Donc, c’est pratique.
– C’est pratique. Et pour finir, est-ce que tu as un dicton, une expression, à toi, empruntée comme tu veux, volée ? Ce que tu veux.
– Oui, il y en a une que j’aime bien dire. Alors c’est du patois.
– A fond la forme ! Non ?
– Non. Ça, ça va. Non, c’est Faï pas cau !
– Ah ben oui !
– Ça t’as dû l’entendre, surtout l’hiver, surtout la semaine dernière. Je le dis, avec les collègues, la famille, j’adore Faï pas cau ! c’est le seul mot patois que je connais, enfin la seule expression, mais je l’aime bien celle-ci.
– Ok d’accord, ben je vais essayer de la retranscrire, je crois que je l’ai quelque part cette fois-ci. Merci beaucoup, je te souhaite un bon, un bon triathlon. De toute façon, je serais là pour, pour venir encourager les athlètes le 1er février à la piscine de la Vague. Merci beaucoup Thibaut.
– Merci à toi.
– Ciao, ciao !
– A plus.

Coups de coeur de notre invité