Temps d’écoute : 45’27 minutes
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– Salut les Ponots !, le podcast itinérant et léger qui donne la parole aux personnes qui habitent ou gravitent autour du Puy. Aujourd’hui, je suis avec, devinez qui ? Et ben c’est Elsa et Anaïs. Bonjour les filles. Elsa va commencé à présenter Anaïs. Allez Elsa, on t’écoute.
E – Anaïs, c’est ma grande sœur. Elle a vingt deux ans. Je me trompe pas. Vingt-et-un ans.
A – Bientôt vingt deux et elle est athlète de force athlétique.
– A ton tour Anaïs, présente nous Elsa.
A – Ben du coup, je présente ma sœur Elsa qui a dix-neuf ans et qui est artiste illustratrice. Voilà, voilà.
– Deux jeunes sœurs, voilà dix-neuf et vingt-et-un ans. Vous êtes du Puy-en-Velay ou pas du tout tout ?
E – Non, moi je suis pas du Puy-en-Velay, je suis du côté du Chambon-sur-Lignon. Mais je viens souvent au pays parce que Anaïs y habite.
A – Et moi, du coup, j’habite au Puy depuis un an.
– Ouah t’es toute jeune au Puy, ça va, tu t’y fais ? C’est bien, ça change du Chambon.
A – Ah oui, c’est sûr que ça change du Chambon, mais ça reste une petite ville donc ça va.
– Quelles sont vos habitudes au Puy ? Bon, toi, tu y vis Anaïs, tu y travailles, tu fais quoi au Puy ?
A – Ben moi, je vis surtout au Puy. Je travaille, je suis à mon compte. Donc, je travaille chez moi, et sinon je vais m’entraîner, et voilà, c’est un peu tout.
– Donc t’as une toute nouvelle activité professionnelle de coach. C’est ça ?
A – Oui, c’est ça. Je suis coach en prépa physique du cavalier et bientôt coach en force athlétique. Elle nous dira un petit peu plus tout à l’heure, et toi tu viens, ou puis Elsa dans quelles conditions ? Pour voir ta sœur et puis, il y a d’autres choses qui t’intéressent au Puy ou pas du tout ?
E – Alors oui, je viens pour voir ma sœur, effectivement, et je viens aussi pour flâner dans les rues. Il y a beaucoup de boutiques que j’aime bien.
– Dis-moi Anaïs, je crois que tu as une petite anecdote par rapport à ton arrivée au Puy, tu peux nous expliquer tout ça ?
A – Ah oui, effectivement. Du coup, je suis arrivée au Puy, il y a un an. Au début, j’avais trouvé un travail, c’était dans la rue Porte Aiguière et donc, à l’arrivée du Roi de l’Oiseau, je voyais beaucoup, le premier jour, les gens costumés qui passaient dans la rue, et c’est vrai que ça m’a fait beaucoup rire.
– Y’a pas ça au Chambon-sur-Lignon.
A – Ah non, ça c’est sûr, c’est certain.
– Bah, ouais parce que t’étais pas trop au courant du Roi de l’Oiseau, au Chambon-sur-Lignon on n’en parle pas trop, ou on n’y va pas trop. Vous êtes jeunes aussi.
E – Si si, en fait, Clarisse notre petite sœur. Elle y allait avec l’école. Donc, on avait déjà entendu parler du Roi de l’Oiseau.
– T’y étais jamais allé avant ?
A – Non, non, non, on n’a jamais fait, mais c’est vrai que moi, je pensais pas que tout le monde jouait le jeu, quoi, et ça, ça nous a un peu choqué, quoi, parce que…
E – Ça l’a surprise.
A – Non, ben… Je pensais vraiment qu’il y avait quelque chose sur la place du Breuil, des joutes et des trucs comme ça. Mais c’est vrai que je ne pensais pas que tout le monde jouait le jeu comme ça. – C’est impressionnant quand tu débarques au milieu d’une foule costumée. Ça se comprend. Qui est-ce qui veut faire le premier jingle ? Il faut tourner la petite boîte ici. Anaïs, allez.
A – Allez !
Musique jingle
– Ah ben c’était court mais efficace. Merci beaucoup. On va faire le confessionnal, je vous pose des questions. On va commencer par Elsa, la plus jeune, et on continuera avec Anaïs. Je vais alterner d’accord, une fois l’une, une fois l’autre. Elsa rapproche toi de moi. Érable ou cerisier ?
E – Ah, c’est pas une question évidente. Non, j’aurais tendance à dire cerisier, mais j’adore l’automne, donc les érables en automne quand même, mais je vais dire cerisier.
– Alors j’ai pris un peu ceci en référence aux chroniques de l’érable et du cerisier de Monceau Camille, qui est une autrice que tu aimes beaucoup, je crois.
E – Oui, j’aime assez bien cette autrice, j’aime surtout les chroniques de l’érable et du cerisier, qui se passe au Japon, et… J’aime bien la question.
– Une idée de lecture. Pour toi Anaïs cheval ou chat ?
A – Cheval.
– Ouais, t’es catégorique là.
A – Non, oui, il n’y a pas débat.
– Tu es cavalière ?
A – Oui, je suis cavalière depuis que je suis toute petite.
– Ok et toi, tu fais aussi du cheval ?
E – Alors, j’en ai fait petite parce que ma maman a toujours monter à cheval et c’était dans la famille depuis très longtemps, mais j’ai vite arrêté parce que ce n’est pas quelque chose… J’aime bien monter encore à cheval de temps en temps, mais ce n’est pas ma passion et… Mais j’adore être avec les chevaux quand même, j’aime bien les chevaux.
– Tu fais de la compétition Anaïs ? A cheval ?
A – A cheval, non, pas du tout. Je monte enfin, en fait, je me considère comme cavalière, mais je monte plus vraiment à cheval. J’aimerais m’y remettre, mais plus comme avant, j’ai pas mal évoluer, disons, sur ma manière de voir l’équitation, et voilà, voilà.
– Et voilà, c’est pas mal. Elsa, sociable ou solitaire ?
E – Solitaire. Vraiment solitaire. J’ai du mal à aller vers les gens en général, donc…
– T’es là au micro de Salut les Ponots !, donc, merci beaucoup d’avoir accepté. C’est trop bien. Anaïs, physique ou mentale ? La question qui tue !
A – Purée, ben mental hein. Bah, moi, dans mon milieu, c’est bien beau d’avoir le physique, mais si t’as pas le mental, je suis bien placé pour le savoir.
– Ça passe pas, c’est clair. Elsa, des questions de masques que l’on voit dans Demon Slayer souvent. Le masque kitsune qui est le renard blanc qui signifie la ruse et la protection divine, le masque tengu, avec le gros nez rouge là, qui est plutôt, ça concerne plutôt le gardien de montagne sacrée, ou le masque hyottoko, qui signifie la joie, l’humour et la chance, lequel préfères-tu ?
E – Alors, esthétiquement, j’adore le masque du kitsune, mais je pense que je vais dire le hyottoko parce que j’aime bien la signification.
– Ah ben voilà, je prononce très mal t’as vu ! Et paf, voilà Steph. Kitsune. Oui, le renard blanc, il est très beau. Anaïs, alors deux chansons, je sais pas si tu les connais. Corps d’Yseult ou Kongolese sous BBL de Théodora ?
A – Alors. Non, pour moi il y a zéro débat, c’est Théodora, parce que j’adore… J’adore Théodora, en fait. A la base, moi, j’écoute beaucoup, beaucoup de rap, mais pas du rap qu’on va retrouver maintenant, du rap… J’ai plus le terme, là, maintenant, tout de suite, mais vu rappeler une tâche de mon époque. Tu veux dire, pas que j’écoute, j’écoute du rap maintenant, mais…
– Du rap vintage de mon époque ? Tu veux dire ?
A – Pas que ! J’écoute du rap maintenant mais plus Scylla ou Hugo TSR ou des rappeurs comme ça. Mais c’est vrai que Théodora, je trouve qu’elle est vraiment une graine d’artiste et elle est vraiment au-dessus de ce qui se trouve maintenant, quoi. Donc, c’est vrai que je suis pas hyper fan de Kongo lese sous BBL, mais…
– C’est pour la signification, c’est ça ?
A – Mais… Ouais. J’adore Théodora, donc je peux pas dire, je ne veux pas dire l’autre quoi.
– J’aurais pu mettre d’autres chansons, mais ch’ai pas, je voulais voir celle-ci quand même. Je me demandais… Voilà ça me plait ta réponse, parce que je me demandais, voilà, sous BBL, bon voilà, on sait ce que c’est, c’est se mettre, voilà s’injecter pour avoir les fesses enfin bon bref. Donc, je m’attendais un petit peu à ta réponse. Pour Elsa, studio Fortiche qui ont participé, donc à Arcane ou les studios Ghibli ?
E – C’est là-dessus le débat que j’ai eu avec Anaïs là récemment. Ah… C’est vraiment vraiment dure, je trouve que Fortifie ils ont… Enfin c’est une prouesse d’animation surtout sur Arcane, c’était incroyable.
– Et puis ils sont français.
E – Et puis ouais, ils sont français et vraiment le style artistique fffff, enfin toute la série Arcane est incroyable.
– C’est un peu art nouveau, les décors.
E – Alors, ouais, je ne saurais pas dire le style, mais oui, il y a du style art nouveau, steampunk, enfin, c’est un mélange de plein de choses. Sinon Ghibli… Ghibli, c’est mon enfance un peu, et puis le style est très doux et puis Miyasaki est, selon moi, un grand génie.
– Je pense, pour beaucoup de personnes, j’avoue.
E – Pour beaucoup de personnes, donc c’est vraiment très difficile de choisir. Par nostalgie, je dirai les studios Ghibli. Mais esthétiquement, enfin d’un point de vue artistique, Fortiche…
– Ça change beaucoup Fortiche en fait.
E – En fait c’est très différent et c’est très difficile de choisir.
– Tu peux dire les deux, écoute, on t’accorde les deux. Anaïs, bras de fer ou rodéo ?
A – Ou rodéo ? Ah, purée !
– Je ne savais pas que les personnes qui faisaient des bras de fer, on les appelez les ferristes. J’ai appris ça.
A – Et ouais et il y a un club à Clermont d’ailleurs qui s’appelle les ferristes auvergnats je crois. Et c’est vrai que le bras de fer, ça m’intéresse quand même, mais le rodéo ah purée, ah non, c’est trop dur comme question.
– Je ne pensais pas que ça serait difficile. J’ai vu qu’elle suivait des cowboys. Il y en a un qui est pas mal d’ailleurs là. Il se prend en photo avec son buffle, là.
A – Ouaiiis.
– Tu vois de qui je parle. Les autres ben vous vous débrouiller, nous, on sait de quoi on parle.
A – Euh, ah… Ben dans tous les cas, c’est vrai que j’ai des projets et je sais que je veux inclure les deux, mais c’est vrai que le rodéo, on se rend pas forcément compte, on pense que c’est un truc de barbare mais en fait pas du tout. C’est un truc hyper intelligent et vraiment, la dernière fois qu’on a vu c’était, c’était au Mazet. Il y avait un petit rodéo et en fait, avant chaque rodéo, ils disent les taureaux, ils sont contents d’être là et puis, enfin, comment dire… Ils ont choisi d’être là quoi. C’est-à-dire qu’il y a plusieurs taureaux, plus que de gars qui vont faire du rodéo. Je n’ai pas le nom, mais voilà. Et donc, si le taureau ne veut pas, bah, il ira pas. Donc, en fait ça, il y a cette notion de consentement qu’on a pas forcément, en équitation. Et, mais rien que d’avoir la notion de consentement, je trouve ça génial. Et puis même il y a la prière du cowboy aussi, que je trouve ça juste, je trouve génial et franchement, je pense que je dirais le rodéo quand même.
– J’ai loupé cet été parce que j’ai vu qu’il y en avait je sais plus où, là en Haute-Loire, et j’ai loupé.
E – Il y a le festival d’Equiblues à Saint-Agrève. C’est un gros festival avec… Il y a beaucoup de monde qui vient pour ce festival, et puis il y a un gros rodéo. Il y a des gens du monde entier qui viennent.
A – Ben c’est un des plus gros festival cowboy européen, je crois. Et oui, sinon bah, du coup, il y a eu rodéo au Mazet-Saint-Voy, c’était organisé par les J.A., Jeunes agriculteurs de Tence. Voilà, et ils ont fait un concours de labour. Enfin, un truc d’agriculteurs, quoi.
– Ouais, mais ça avait l’air d’être très sympa. Je crois que j’ai vu des petites photos sur… C’est trop bien. Bon, j’irai l’année prochaine. Ils vont le refaire, j’espère. On verra.
E – Ils ont fait un bon bénéfice.
– Ça a bien marché ? Bon ben super. Allez, on continue avec Elsa, deux expressions, deux dictons, on va dire deux citations Cueille le jour sans te soucier du lendemain. Donc le fameux Carpe Diem d’Horace ou Faites que le rêve dévore votre vie avant que la vie ne dévore votre rêve de Philippe Chastel.
E – Alors j’aurais tendance à répondre le Carpe Diem, quand même. Parce que ça fait référence, ça me fait penser, moi, au Cercle des poètes disparus, qui est l’un de mes films préférés, et j’adore toute l’esthétique de ce film autour de Carpe Diem, donc, je pense que je vais choisir ça.
– C’est un vieux film. Pour toi Anaïs, pareil deux expressions, deux dictons, la première de Antoine de Saint-Exupéry Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé, ou la deuxième de La Fontaine Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
Chien qui aboie – ouaf !
Ah, y’a le chien qui est pas d’accord.
A – La deuxième de La Fontaine, du coup, c’est, c’était ?
– C’était alors donc, Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
A – Voilà bah, exactement ça. Ça, ça représente bien ce que je pense.
– Ça reflète bien les activités que vous faites toutes les deux, les filles. C’est vrai que je… On en parlait en off tout à l’heure, mais faut beaucoup de persévérence, beaucoup de travail et une continuité, une régularité, sinon… Voilà… Elsa, mythologie grecque ou mythologie égyptienne ?
E – Égyptienne, il y a vraiment pas débat. J’adore la mythologie grecque, mais j’ai l’impression que c’est… Selon les autres, c’est la seule mythologie qui existe et on voit que ça, et j’en ai marre. Et alors que la mythologie égyptienne est hyper intéressante, elle a…
– Elle est plein de symboles.
E – Ouais qui est plein de symboles et puis elle est associée, donc, à la civilisation égyptienne, qui est absolument incroyable. Donc je choisis égyptienne.
– Donc, on restera avec Cléopâtre. Pour toi le squat, le bench ou le développé couché ou le deadlift, le soulevé de terre ?
A – Alors déjà, je peux dire, je peux assurer que c’est pas le bench parce que j’aime pas spécialement ça, et puis je suis un peu nulle. Donc voilà…
– Tu soulèves combien dis nous en développé-couché ? Non, parce qu’on se rende compte à quel point c’est la nullité quoi…
A – Alors ma coach me gronderai si elle m’entendais dire ça, d’ailleurs elle va m’écouter.
– Ludivine. Oui, elle aurait raison.
A – Et du coup, j’ai quatre vingt sept.cinq kilos au bench. Au squat, j’ai cent-soixante-dix et au soulevé de terre, j’ai cent-quatre-vingt-dix.
– Donc si on calcule ça fait de l’ordre de quatre cent quarante kilos, c’est ça en tout ou un peu plus…
A – Quatre-cent-quarante-sept. Normalement, je crois. Je crois que c’est à peu près ça, mais du coup, pour revenir à la question, alors mon mouvement favori de base, c’est le squat. Mais c’est vrai que le soulevé de terre, c’est le plus intéressant en compétition. C’est le dernier mouvement. Selon tout le monde, c’est le mouvement le plus intéressant à voir. C’est là où les gens vont le plus crier. Donc c’est vrai que à la maison, on va dire que c’est le squat est en compétition, ça va plus être le deadlift.
– Qui fait intervenir peut-être plus de muscles aussi. Mais c’est vrai que moi, je, quand je faisais la musculation, c’est le squat que j’adorais. J’adorais le squat et j’étais voir un petit peu une compétition il y a un petit moment, à Guitard, il y a quelques, il y a deux ans peut-être, plus de force athlétique, et c’est vrai que moi, quand même, le squat remporte quand même mon adhésion. Donc tu vois, bon c’est peut être parce que j’ai fait de la muscu. Tu vois, c’est peut-être pour ça. On parlera de vous un peu plus tout à l’heure. Elsa, si tu étais un livre, lequel serais-tu ?
E – Waouh, c’est une question très difficile. Je dirais Steam Sailors de E.S. Green. C’est mon livre préféré et ve livre, je pense, restera dans mon cœur à jamais, parce que tous les personnages, ils ont tous une identité bien particulière et ils sont tous hyper soudés entre eux. Et puis, il y a de la piraterie de la magie, et moi, j’adore.
– Pour toi, si tu est un objet, lequel serais-tu ?
A – Drôle de question. Olala, je ne sais pas du tout. Là, je pense à une bouteille d’eau.
– Ben, c’est pas mal déjà.
A – J’adore l’eau donc…
– C’est très bien, on garde la bouteille d’eau. Allez, c’est génial. On va parler maintenant un petit peu des commerçants, des restaurateurs, etc. Du puy, de la Haute-Loire. Donc, on va commencer peut-être par un commerçant, qui veut me parler d’une petite boutique qu’elle aime bien.
E – À Tence, sur le plateau du Haut Lignon, il y a la boutique de l’hôtel, qui est une boutique de décoration, de vêtements, qui est absolument magique, avec des commerçants adorables. Donc, j’aime beaucoup cette boutique. On y va souvent.
– Donc, tu connais le nom de la rue ou pas?
E – Non, enfin, c’était anciennement l’Hôtel Placide. Je sais pas si c’est actuellement le cas.
A – Ben oui, ça doit être ça.
E – Ça doit être ça à peu près, ou peut-être rue de la gare vers l’ancienne gare.
– De toute façon, je mettrai les coordonnées. Ok, ça marche. Une autre boutique pour toi peut-être, Elsa, qui te concerne un peu plus directement ici, au Puy.
E – C’est Interlude, la boutique de mangas BD, comme je lis énormément de mangas, ben du coup, il est évident que j’adore cet endroit. J’y trouve toujours le manga que je souhaite et puis y’en a pas beaucoup en Haute-Loire hein finalement des boutiques, des librairies comme ça. Donc, je suis très contente qu’elle existe.
– Elle existe depuis un moment. Tu as un manga préféré ou pas, ou que tu conseilles ou ton premier manga ?
E – Il y a deux mangas qui me viennent. Spy x family, qui a été le premier manga que j’ai lu, et il y a l’atelier des sorciers, qui est absolument magique et.. Et les dessins sont incroyables.
– Tu dis un peu des manga toi Anaïs ?
A – Je dirais pas que je lis des mangas, mais…
E – Tu feuillettes.
A – Non non si, j’ai commença One Peace, mais c’est vrai que c’est tout. J’aimerais bien.
E – Vinland Saga tu m’avais dit.
A – Ouais, j’aimerais bien lire Vinland Saga, mais après, non, j’avoue que c’est pas. Ouais,c’est très long à chaque fois. Puis je suis du genre à mettre une plombe pour lire un livre donc…
– Tu as une boutique par compte que tu voudrais nous nous présenter, je crois à Saint-Genêt-près-Paulien.
A – C’est la boutique de Romain Bertrand Décoration. Donc, il y a le salon thé, puis le petit magasin avec les décorations. C’est, c’est vraiment magique.
– Quand j’y étais allée, il y avait des gros nounours, tout ça. Ils y sont toujours ou pas ?
A – Oui, je crois qu’il y reste quasi toute l’année, enfin au moins pendant les périodes de noël et après à Pâques. Alors là, je crois qu’ils vont rester ouverts toute l’année.
E – Ouais, au moins le salon de thé je crois.
A – Mais ça doit rester assez longtemps dans l’année. Donc…
– Ça, c’est marrant, dans un petit village, on arrive, on voit toutes ces grosses peluches et tout, ça donne de la vie tout de suite au village. Après, on va parler peut-être un petit peu de ben de bar ou de restaurant. On y va avec Elsa.
E – Alors, ben du coup, au Puy, il y a évidemment Bôba là qui est sur la place du Breuil, c’est ça. Où ils vendent des boissons matcha, des poissons extraordinaires à chaque fois, c’est vraiment délicieux et… Voilà, j’ai rien de plus à dire, c’est incroyable, j’adore y aller quand je vais au Puy, j’adore me faire mon petit Bôba Là.
– Oui, ils ont ouvert maintenant l’Agora je crois, pour les cafés. Donc, c’est un couple super sympa qu’on a hâte d’entendre bientôt à Salut les ponots ! Voilà, c’est un petit appel. Et pour toi, dis-moi, Anaïs, je crois qu’il y a un endroit où tu aimes bien aller manger.
A – Moi, j’aime bien la crêperie l’Adélaïde. J’aime bien autant le salé que le sucré, autant pour y manger que pour faire le goûter. C’est bien.
– Ouais qu’ils ont des jus de fruits frais, tout ça…
A – Les jus de fruits à l’extracteur. C’est bien.
– Est-ce que tu as une crêpe ou une galette préférée ?
A – Je n’ai pas les noms, mais j’aime bien celle au poulet pesto, pignons de pin et des trucs comme ça.
– Tu y manges avec ta sœur ou non ?
A – Ça arrive, mais souvent j’y vais avec mes grands-parents.
E – T’es une veinarde toi.
– Attention, ça va créer des jalousies. On va passer aux artistes. Je vais demander à Anaïs si tu as une artiste en tête.
A – Bah, du coup, je vais parlé de ma sœur. Forcément. Puis, je te laisserai parler de notre grand-mère du coup.
– Tu l’as vu évoluer, ta sœur.
A – Ah oui, je l’ai vu évoluer. Je l’ai vu faire des bonhommes, des bonhommes bâtons au début, des petites maisons…
E – Avec le soleil au coin de la feuille.
A – Voilà, les petits nuages tout bizarre, la maison sans relief, voilà.
– Et là, ça a bien changé. Donc, elle est plus esprit manga, fantaisie maintenant, ou… Comment tu décrirais son style ?
A – Elle illustre un peu tout quand même, mais elle aime beaucoup la fantaisie.
– Tu veux parler un peu de toi, nous en dire un petit peu plus sur ton style ? Comment es-tu arrivée là ? Tu veux peut-être parlé de ta grand-mère, de votre grand-mère ?
E – Alors moi déjà pour moi, je dessine depuis toujours avec ma grand-mère, qui m’y a encouragé. Pour parler de mon style, j’ai un style que je qualifierais plutôt de semi-réaliste, pas vraiment réaliste, c’est vraiment entre les deux. J’aime bien quand même prendre des libertés, parce que le réalisme, je trouve ça un peu ennuyeux et un peu facile, c’est selon moi hein. Et oui, effectivement, Anaïs a raison, je fais de la fantaisie, mais après, j’aime bien toucher à tout. Donc, après, je fais un peu moins de paysage, parce que… Je sais pas pourquoi, en fait, je fais moins de paysage, mais j’en fais moins.
– T’es plus sur les personnages toi.
E – Oui, je préfère illustrer les personnages ouais.
– Et tu t’inspires toujours des mangas… Quelles sont tes inspirations ? Tu peux avoir des inspirations totalement différentes. Je ne sais pas, ça peut être ta famille, ça peut être des amis ?
E – Alors, évidemment, je m’inspire des mangas. Dans mon style artistique, je suis très influencé par Arcane du coup, et sinon je m’inspire des livres que j’ai lus. Je fais beaucoup de fan’art de la passeuse de mots qui est un livre extraordinaire de deux auteurs que j’adore, qui sont adorables. Et sinon après, j’aime bien toucher aux périodes des temps modernes, peut-être moyen-âge, et je n’en ai pas trop fait récemment, mais j’adorais illustrer des trucs un peu plus celtiques ou avec un côté très mystique. Voilà.
– Les deux sœurs ont l’air assez calé, quand même, en histoire. Là, elles partent bientôt pour le plateau de Gergovie, pour voir un peu le musée, tout ça. Donc, c’est assez chouette. Ça fait toujours plaisir de voir des personnes aussi jeunes s’intéresser à l’histoire et puis l’utiliser dans… Voila, s’en inspirer dans leur travail. Euh, tu fais l’Inktober, c’est super dur ça, c’est tous les jours ?
E – Et oui, ça me prend beaucoup, beaucoup de temps. En plus, je suis pas du tout en avance sur le challenge là. Heureusement, j’ai commencé mon dessin du jour. Mais oui, ben du coup l’Inktober c’est un challenge de dessin qui a lieu tous les ans en octobre. C’est vraiment une institution un peu, chez les artistes. Soit choisi de le faire, soit on ne le fait pas, ou il y a des dérivés, des personnes qui font leur propre Inktober avec moins de mots, parce que là c’est vraiment tous les jours, du un au trente et un, donc c’est vraiment beaucoup de travail.
– On peut te retrouver sur les réseaux sociaux. Tu es pas encore professionnelle mais bientôt, on espère donc, voilà, on attend vos commandes. En attendant, on peut te trouver sous le nom de ?
E – Studio Ilsa.
– Donc, on mettra les coordonnées, pareil. Vous allez voir son travail formidable. En plus, j’aime bien parce que tu fais des petites vidéos où on voit, on voit le processus de création. Donc, c’est chouette. Tu as un logiciel particulier ?
E – Alors, moi, j’utilise Artrage. C’est pas très connu, mais c’est un logiciel qui ressemble vachement au traditionnel. En fait, j’utilise un logiciel très simple qui reproduit les textures du traditionnel. Après, j’aimerais commencer à étudier avec le studio Paint pour d’autres projets, parce que pour les envois professionnels, etc. Il y a des modes de colorimétrie, qui… Et des types de dossiers qu’il faut avoir. Donc, je vais essayer de me lancer là-dedans, mais pour l’instant je suis sur Artrage.
– Donc là, tu as été un peu jusqu’à maintenant autodicdate, jusqu’à faire une formation récemment. Donc quelle était cette formation ?
E – Alors, c’était l’EDAA, l’École des Arts Appliqués, qui est une formation à distance. Je l’ai fait sur trois ans et c’était une formation spécialisée dans l’illustration. Mais ils font plein de choses : graphistes, vidéastes, designers, décorateurs d’intérieur, enfin ils font plein, plein, plein, plein de formations. Mais moi, je j’étais sur l’illustration.
– Alors c’est vrai que tu as un caractère plutôt solitaire, mais il faut quand même beaucoup de persévérance, surtout pendant trois ans, pour faire une formation. Donc bravo. Et la persévérance, ta sœur en a aussi. Mais on va parler de ta grand-mère, votre grand-mère, pardon.
E – Elle n’a pas de nom de scène particulier. Elle utilise son prénom Catherine Gagnaire. Elle est assez connue sur le plateau et elle expose souvent au TEC. Je ne sais plus le…
A – Tence Espace Culturel je crois, donc c’est à Tence du coup.
E – Je crois que c’est ça. Elle expose souvent là-bas, elle fait de la peinture, elle est peintre. – Persévérant. Donc, dans la famille, tout le monde s’y met. Tout le monde est persévérant et pour toi, Anaïs, ton histoire… Donc comment t’as démarré la force athlétique ?
A – Alors, c’est assez long quand même comme histoire, parce que j’ai commencé disons en troisième, je voulais perdre un peu de poids. Je pense que c’est un peu l’histoire de tout le monde. Donc, j’ai commencé dans ma chambre avec les vidéos de Sissy Mua.
– Ah je la connais, c’est dur des fois. Moi des fois, je saute pas.
A – Ouais alors bon, j’aimais bien avant. C’est vrai que maintenant, j’ai des trucs à redire sur son fonctionnement, mais bon voilà. Toujours est-il que je me suis mis à la musculation il y a environ trois, quatre ans et j’aimais bien le concept toujours à la maison et ensuite, ben par les réseaux, j’ai connu la force athlétique et vu que j’aimais bien porter lourd, bah, du coup, j’ai commencé il y a deux ans, ouais, deux ans et demi.
– J’aime bien ton accroche sur instagram, là, tu peux nous la dire ?
A – C’est…
– A mes heures perdues…
A – J’aime bien soulever des camions à mes heures perdues. Un truc comme ça.
– Oui, c’est ça. Voilà, tout à fait. C’est vrai que la musculation, c’est aussi quelque chose quand on commence, on devient très vite addict. Moi, je l’ai expérimenté aussi. Et puis ce qui est très frustrant des fois, en musculation, c’est que t’arrête une semaine, il faut deux semaines pour reprendre là où tu t’étais arrêter, ça t’arrive ou pas.
A – Alors, moi, ça fait longtemps que j’ai pas pris de pause, enfin longtemps… Si j’en ai pris une il n’y a pas très longtemps finalement. Ah ouais, j’ai pris une pause post compétition, du coup, une semaine, et c’est vrai que la reprise était compliquée. Mais c’est vrai que mentalement ça fait du bien. Surtout que ben là, après la compétition que j’ai fait, j’entamais une prépa comp pour la qualif France et là, j’entame ma prépa pour les championnats de France. Donc, ça a fait du bien quand même, une semaine de pause, c’était pas mal.
– T’as été qualifiée récemment là pour les championnats de France.
A – Ouais, j’ai été qualifié en fin septembre, le vingt-six, je crois, vingt-six, septembre. Et voilà, ouais.
– T’es contente, t’avais quoi, enfin, t’as fait combien, tes résultats ? C’est ceux que tu nous a donné tout à l’heure, pour les trois, pour le bench, pour le développer, non ?
A – En compétition, j’ai fait quatre-cent-quarante kilos, sachant que je pense que je pouvais faire plus. Même sur le squat, qui était assez compliqué sur le jour j, bon j’ai eu un petit couac sur le deuxième essai qui m’a fait perdre un peu d’énergie pour le troisième, mais c’est vrai que j’étais en forme sur les trois mouvements et j’aurais pu aller chercher plus, mais on a préféré privilégier la qualif France. Donc, quatre-cent-quarante kilos de total. Puis, comme ça, après, on s’amusera pour les France, et voilà.
– C’est ceux qui se passe à Marseille ou pas, non, fin décembre ou pas du tout ?
A – Si c’est ça, ils sont à Marseille.
– Donc fin décembre, on saura. Voilà, on aura les résultats, on pourra te suivre sur les réseaux. Moi, je voulais demander à ta sœur, qui te suit dans les compétitions un petit peu, t’avais jamais eu quelqu’un de ta famille qui faisait la force athlétique, quand t’as vu ta sœur faire de la force athlétique qu’est-ce que tu t’es dit ?
E – Je me suis dit c’est génial parce qu’elle fait quelque chose qu’elle aime. Et puis la première fois qu’on l’a suivi en compet, on a découvert une toute autre ambiance avec ma famille et j’ai trouvé que, comparé à d’autres sports où c’est plus sérieux, un peu plus austère, je trouvais que là, c’était vraiment un sport avec des gens qui sont très soudés parce que même s’ils font leur compet individuellement, tout le monde s’encourage les uns, les autres, je trouve ça super beau. Et puis l’ambiance est géniale. Ils sont tous très gentils, donc c’est très agréable.
– Oui et puis il faut un mental quand même assez, assez fort en force athlétique justement comme tu disais. Tu as toujours des rituels. J’ai regardé un petit peu les vidéos, où on te voit. Bon tu écoutes de la musique. T’écoutes quoi ? Du Nirvana, ou tu écoutes plutôt du Théodora du coup ? Il y a peut-être une musique que t’écoutes avant, une musique que t’écoutes après ?
A – Ouais, alors, j’ai vraiment oui, j’ai vraiment mon rituel avec les musiques. C’est vrai que j’ai tendance à écouter une musique pour mon premier squat, une musique pour mon deuxième squat et une autre musique pour mon troisième, et etc. Pareil pour le bench et le deadlift. Après, c’est vrai que ça peut changer de temps en temps.
– En général, c’est la même musique que t’écoutes à chaque fois. C’est le même rituel pour les musiques ?
A – Ouais, souvent. Après, par contre, je vais vraiment avoir mon style de musique pour chaque mouvement. Au squat, ça va vraiment être du rap que je ne vais pas du tout écouter autrement, dans dans la rue ou chez moi. Ça va être du rap… Ouais, assez trash où ils disent des mots que j’aime pas forcément habituellement. Au bench, ça va être très, très calme et j’ai tendance à pas écouter beaucoup de musique, juste avant, avant mon passage, ça va être des musiques de dessins animés style Foot 2 rue, Goldorak ou SamSam, des trucs comme ça. Ça fait rire tout le monde à chaque fois mais…
– Ben c’est vrai parce que quand on te voit, on n’imagine pas du tout ça.
A – Ah c’est sûr que ça peut choquer. Et après pour le soulevé de terre ça va être plutôt la techno, mais ça fait boum boum quoi, on appelle ça des bruits de travaux.
– J’aime bien cette expression-là des bruits de travaux. Il y a aussi, j’ai vu que tu avais des gestes particuliers, notamment avant le deadlift, avec tes tes mains là. Hop, bon tu remets souvent ta ceinture et après, c’est pareil. C’est juste des petits, des petits trucs pour te motiver ?
A – Ouais, c’est vraiment des petits tocs que je répète à chaque fois, avant chaque mouvement. Et ça me permet de me dire on y va en fait. Et… Bon ça, finalement, c’est un peu de la prépa mentale. Puis pareil, je vais me répéter des choses dans ma tête, ça va toujours être les-mêmes. Et voilà, ça me permet vraiment de me dire allez, c’est bon, on y va.
…
Temps d’écoute : 45’27 minutes
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